Vue de Romainmotier

Balade au départ de Romainmôtier

A la découverte de votre région: Balade au départ de Romainmôtier

Pour cette première rubrique dédiée à la découverte de notre région et ses alentours, nous vous proposons de parcourir les sentiers du Bois-de-Forel, puis de traverser les villages de Bretonnières et de Premier, tout en ayant comme point de départ et d’arrivée le bourg médiéval de Romainmôtier. Cette randonnée accessible à tous, quelle que soit la saison, est longue d’un peu moins de 10 km et d’une durée située entre 2 h. 30 et 3 h.
Le Bois-de-Forel, une forêt riche
en histoire
Une première courte montée emmène les randonneurs dans le Bois-de-Forel, où l’on peut découvrir une forêt composée majoritairement de chênes, même si plusieurs autres essences indigènes y ont été introduites. Des panneaux explicatifs «Naturando» mis en place par l’association des propriétaires forestiers de l’ouest vaudois permettent de comprendre l’ancienne utilisation des ressources de ce bois riche en histoire.
Panorama sur le massif des Alpes
Après un bref passage dans le village de Bretonnières, connu pour son église et son clocher en forme de bulbe, mais également pour sa culture de lentilles, un chemin bétonné grimpant à travers champs conduit les promeneurs à la hauteur du village de Premier, situé à 870 m d’altitude. Les bancs à disposition le long de l’itinéraire et la vue panoramique récompensent l’effort réalisé pour y monter: Lac de Neuchâtel, Lac Léman, Mont-Blanc et autres célèbres sommets alpins sont facilement reconnaissables si la météo le veut bien. Le chemin descendant du retour rejoint le Bois-de-Forel. Une plateforme construite à 100 m au-dessus de Romainmôtier encourage alors à un dernier arrêt avant de parcourir le dernier kilomètre de cette balade.

Romainmôtier : Vallon du Nozon, drôles de découvertes

Ces dernières semaines, le garde forestier de Juriens a découvert avec stupéfaction qu’une centaine d’arbres ont été marqués à la peinture orange fluo, dans les bois entre Nidau et Pompaples. Selon Bastien Siggen, le mal n’est pas irréversible. Seuls les arbres à la fine couche d’écorce pourraient subir quelques conséquences. Il n’empêche qu’il faudra effacer ces traces qui donnent le sentiment que l’on a fléché un parcours à travers les bois sans se rendre compte de l’impact que cela peut avoir. Ainsi, des promeneurs parisiens se sont perdus ne sachant plus à qui faire confiance entre la signalisation officielle et les tags. Il faut dire que ces lieux sont assez fréquentés par des promeneurs qui aiment la nature et le calme. C’est la raison pour laquelle les forestiers entendent bien effacer ces traces inconvenantes.

Organisateurs montrés du doigt

Le «tweet» de Bastien Siggen est parvenu jusqu’à la conseillère d’Etat Jacqueline De Quattro qui s’est offusquée du mépris pour la forêt. Toutefois, aucune enquête n’est en cours et les forestiers vont tenter de découvrir les auteurs de ces méfaits, imaginant que cela puisse provenir d’organisateurs de manifestations équestres ou de courses à pied. Ce n’est du reste pas la première fois que de tels méfaits sont constatés dans le Vallon du Nozon puisque la falaise de Romainmôtier avait notamment fait l’objet d’un coloriage. Cela donne le sentiment que l’on ne respecte plus la nature ou du moins que l’on ne mesure pas les conséquences d’actes inadéquats.

Le comité de pilotage peut être fier du travail accompli.

Romainmôtier : un engagement commun pour les familles

Samedi 4 février, les portes ouvertes de la nouvelle unité d’accueil pour écoliers Le Môtier étaient l’occasion de finaliser une longue démarche intercommunale qui a abouti à ce magnifique projet réalisé en un temps record. C’est ce qu’a tenu à expliquer, lors de la partie officielle, le président du comité de pilotage, Roger Dupertuis, et aussi municipal à La Praz.

«Huit communes qui s’unissent pour créer une UAPE, c’est une première et c’est unique ! Il s’agit d’un engagement fort pour les familles dans le but de créer une solution utile à tous! De plus c’est en pleine actualité au moment où le Grand Conseil vient de peaufiner sa loi sur l’accueil parascolaire, ceci après huit ans de démarches difficiles.»

Réalisation rapide
Car tout a dû aller très vite dans la réalisation... Le syndic Fabrice de Icco a rappelé qu’avec un budget de 1,5 million, la commune de Romainmôtier a racheté ce bâtiment du Môtier, alors en mains privées, et l’a transformé. Ce nouvel usage, destiné aux enfants de 4 à 6 ans, prolonge une destinée riche de ces lieux qui ont servi, tour à tour, d’église, de tea-room et de logement. Tout a commencé en mai 2016 pour que l’ouverture officielle puisse se faire à la rentrée scolaire d’août.

Un véritable défi pour Yves Mouquin, municipal des travaux, qui a démontré que les difficultés n’ont pas manqué pour affiner les détails et surtout les exigences de l’Etablissement cantonal d’assurance incendie (ECA). Il a donc fallu obligatoirement loger la cuisine dans une armoire antifeu, car elle ne pouvait pas faire partie intégrante du grand local principal complètement ouvert. Mais après bien des casse-tête, les solutions trouvées sont très originales. L’environnement ainsi créé est fonctionnel et très ludique pour les jeunes usagers. Tout en facilitant le travail des responsables, y a plein d’endroits pour se cacher.

Les portes ouvertes ont permis de constater que le nouveau Môtier est vraiment prêt pour son nouveau rôle. Il a une capacité totale d’accueil de 24 places dont 12 sont déjà utilisées avec un taux d’occupation de 60%. Rappelons que les communes de Croy et de Juriens ne rejoindront effectivement l’association que lors de la rentrée scolaire d’août 2017. «C’est la plus belle UAPE du canton !», a lancé sans hésitation Yves Mouquin, en conclusion de la partie officielle.

Mélanie Lachaise-Wenger avec des jeunes lecteurs.

Romainmôtier: des livres pour tout le monde!

La Bibliothèque du Vallon du Nozon est à découvrir... Voire à redécouvrir! Elle est située au deuxième étage de la Maison de Commune, sur la place du Bourg à Romainmôtier. Depuis plus de vingt ans, elle est là, au service des habitants de toute la région du groupement scolaire. L’établissement a été créé en 1993 sur l’initiative de parents et d’habitants du bourg et constitué en association.

Sa présidente actuelle, Mélanie Lachaise-Wenger, de Vaulion, explique qu’un comité de cinq personnes, et une équipe chargée des prêts, formée d’une dizaine de bénévoles, en assurent le fonctionnement et l’ouverture les mercredis de 14 h. à 15 h. 30 et les samedis matin de 10 h. à 11 h. 30.

Trois mille bouquins !

«Au départ, c’était la «Bibliothèque Jeunesse» avec la mission ambitieuse de promouvoir la lecture auprès des enfants. Par la suite, nous avons voulu une ouverture plus générale à tous. Maintenant, plus de 60 usagers sont des clients réguliers qui viennent choisir parmi plus de 3000 ouvrages ou DVD mis à disposition», a précisé la responsable. A l’heure de l’informatisation de la bibliothèque, Mélanie souhaite cependant redonner un nouveau souffle en dynamisant les activités. Louer des livres actuels à une plus grande organisation, créer des animations sur différents thèmes, des lectures de contes, des rencontres avec des auteurs, sont des interventions souhaitées, mais hélas limitées par un tout petit budget.

C’est pourquoi le comité lance un appel: «Nous avons besoin de vous! Toute personne qui a des idées, des envies, des suggestions est la bienvenue. Rejoignez notre équipe et soutenez-nous en devenant membre de notre association!»

Tous renseignements sur www.eps-vabano.ch
ou au tél. 021 843 06 05.

Romainmôtier: des hommes, des vaches, désalpent !

Derrière la désalpe que l’on a pu admirer samedi matin lors de la Foire aux Sonnailles de Romainmôtier, il y a des heures de travail ! Nous avons suivi les préparatifs du troupeau de Roger Roy sur l’alpage des Places, à l’entrée de La Vallée de Joux.

Les quelques 55 génisses ont passé l’été avec les vaches laitières au Petit Cernicolet, un alpage français à quelques encablures de La Vallée.

Cette désalpe clôture un estivage aux conditions climatiques difficiles. Entre sécheresse et chaleur, il a fallu jongler avec la gestion des réserves d’eau et la repousse de l’herbe dans les pâturages.

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Romainmôtier: le labyrinthe sauvé !

L'Omnibus a appris aujourd'hui que le labyrinthe contesté par les services administratifs cantonaux pourra perdurer et permettre à ses propriétaires et utilisateurs d'en jouir à leur guise.

C'est en tous cas dans ce sens que la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal vaudois a jugé, après avoir tenu une audience assez particulière sur place, à laquelle l'Omnibus a eu le plaisir d'assister - pour la relater.

Certes le SDT peut encore recourir dans ce qu'il semblait considérer comme un cas de principe. Mais les voies juridiques qui sont à sa disposition sont désormais plutôt maigres.

© photo: les propriétaires. Par ailleurs ravis d'accueillir des voisins paisibles ... sur la "construction"

Le président et sa Cour se penchant sur le centre tellurique du labyrinthe.

Romainmôtier: la justice tourne en rond dans le labyrinthe

«Once upon a time» ou plutôt, en français, il était une fois un labyrinthe. Le centre de ce labyrinthe dessiné il y a 8 ou 9 ans par Alison et Michael Nobile, les propriétaires du Domaine En Praël à Romainmôtier, serait tellurique. Il figure d’ailleurs au répertoire des lieux sacrés de Suisse romande et dans plusieurs répertoires internationaux de labyrinthes. Cet endroit, situé formellement en zone agricole, mais sur le terrain privé du couple et à 30 mètres de son habitation, a mis le Service du développement territorial SDT en émoi il y a quelques années déjà.

Il s’agirait, aux yeux des gardiens du temple des zones foncières en Pays de Vaud, d’une construction qui n’a pas sa place sur cette zone. Elle ne saurait subsister, «sans que les limites soient dépassées et le mauvais exemple soit ainsi donné à d’autres amateurs éventuels». Ordre a donc été donné aux époux Nobile de supprimer ce labyrinthe, à leurs frais, gourmands émoluments administratifs du SDT en sus. Ainsi qu’on peut le voir sur l’image ci-contre, la «construction» est faite essentiellement de brins d’herbe de 30 cm environ de haut (dans une clairière à la fin de l’été) et de traces de pas qui marquent des petits sentiers circulaires. La neige recouvre le tout en hiver… et l’herbe est fauchée une fois par an par un agriculteur voisin, rendant à nouveau mieux visible le dessin des cercles concentriques.

Construction ou pas construction?

Utilisant ce labyrinthe pour méditer eux-mêmes et laisser méditer librement les passants ou pèlerins de la «Via Francigena», qui jouxte le terrain, les époux Nobile ne l’ont pas entendu de cette oreille et se sont donc opposés à la décision du SDT. De fil en aiguille, ce sont les magistrats du siège de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal vaudois qui se sont «transportés sur place» jeudi passé, pour y tenir une audience pour une fois debout et à l’abri de parapluies indispensables sous les premières pluies automnales sévères. Les parties se sont exprimées, les époux Nobile par leur conseil, le SDT courageux, mais pas présent lui-même, par son avocat et le Tribunal, au travers des questions qu’il a jugé nécessaire de poser.

Après avoir parcouru la «construction», juges et président se sont rabattus sur un hall intérieur abrité mis à disposition par les propriétaires. La commune était représentée par la municipale des constructions Agata Jaxa, qui a confirmé ès qualités qu’elle ne voyait rien à redire dans cette «installation». Se retirant, la Cour a annoncé qu’elle rendrait son verdict ultérieurement. Affaire à suivre donc, en notant au passage que le SDT ne semble pas se préoccuper des labyrinthes érigés dans les champs de maïs ou d’autres céréales, vu leur «fugacité», ni des «Crop Circles» d’origine possiblement martienne.

On se réjouit donc de connaître le verdict final, en relevant que le Pays de Vaud doit être heureux et riche pour pouvoir se préoccuper de causes aussi fondamentales et essentielles en ce début de 21e siècle troublé.

Marie Corgini, l’éducatrice, et un groupe d’enfants.

Romainmôtier: écoliers gâtés à tous points de vue

L’UAPE (Unité d’Accueil pour Écoliers) a ouvert dans les temps, le 22 août exactement, et ravi les enfants de 4 ans 1/2 à 8 ans qui y séjournent avant et après l’école.
Le Conseil général avait avalisé l’achat du bâtiment du Môtier en juin 2015 pour créer ce lieu d’accueil parascolaire, exigé par le Canton. L’intérieur a été réaménagé, avec beaucoup de structures en bois. L’espace a été bien rempli, il reste clair et aéré avec des coins différents pour les enfants.

Les enfants sont accueillis de 6 h. 30 à 18 h. 30 tous les jours. Ceux qui arrivent très tôt y reçoivent le petit déjeuner. Ensuite, l’éducatrice les amène à l’école ou au bus le matin et va les rechercher pour le repas de midi; même chose l’après-midi.

A noter, que le repas de midi est amené par le Gaulois et que personne ne semble s’en plaindre! Pour les quatre heures également: les moustaches en chocolat en étaient une preuve...

Actuellement il y a deux éducatrices, la capacité d’accueil est de douze enfants. Elle pourrait monter jusqu’à vingt-quatre avec l’engagement d’une troisième personne. Il reste encore de la place, sauf le jeudi. Comme elle vient d’ouvrir, c’est normal. La priorité est donnée aux enfants du groupement scolaire, puis aux autres s’il reste des places.

On attend maintenant celle d’Orbe, encore en travaux à la rue Sainte-Claire, dont l’ouverture a été annoncée au 31 octobre.

La gare porte bien son nom : elle est sur Romainmôtier, mais seulement à quelques pas de la limite de Croy.

Croy et Romainmôtier : unis, mais néanmoins divisés

Les limites communales entre Romainmôtier et Croy ont un tracé qui n’a rien d’évident. Même dans le centre du village de Croy, on peut se trouver sur la commune de Romainmôtier! Par exemple, la Rôtisserie du Gaulois a la bizzarerie d’être sur le territoire de Romainmôtier alors que son parking qui lui fait face est bien situé sur Croy! Plus on avance en direction de la Gare, et moins c’est clair. La «frontière» passe devant le Buffet de la Gare qui est sur Croy alors que la gare elle-même est sur Romainmôtier. De même que toute la zone industrielle et le quartier résidentiel du Fochau qui poussent ainsi un triangle pointé sur Bofflens.

La Terre de Romainmôtier

En 1970, les communes de Romainmôtier et Envy ont fusionné. Avec cette «annexion», Romainmôtier a agrandi son territoire d’une large bande en direction de Ferreyres, via le vallon des Bellaires. Ceci donne aux Romainmonastériens un territoire de 698 hectares pour une population de 530 habitants actuellement. Le syndic Fabrice de Icco ne peut pas expliquer le pourquoi de ces limites saugrenues.

«Il n’y a pas de raisons spécifiques connues. Tout cela s’est fait au cours des siècles, quand plusieurs communautés se sont succédées: les moines de l’Abbatiale, la Seigneurie, le Baillage bernois, la «Ville» puis la Commune. Aux XVIIe et XIXe siècles, différentes parcelles sont achetées. A l’époque, on privilégie les forêts, car elles représentent de la valeur. C’était l’enjeu, même avant le retrait des Bernois. L’avénement du canton en 1803 et la création des communes n’ont en fait rien changé (ou si peu) à ces limites déjà établies.»

Bonne entente

Ce qui a révélé ce découpage compliqué, c’est la contruction de la route Romainmôtier-Croy aux alentours de 1800, dans une zone encore non construite à l’exception de la Grange du Dîme (Auberge du Gaulois actuelle) qui était le seul bâtiment existant. L’ancien tracé suivait le cours du Nozon et traversait le village de Croy. Le préfet et ancien syndic de Croy, Etienne Roy, commente avec une pointe d’ironie: «Les moines et les baillis avaient su choisir le meilleur pour eux, laissant les bribes pour Croy qui a investi le bas du territoire. Malgré tout, les populations vivent en bonne intelligence en se partageant les infrastructures en commun: écoles, réseau d’eau, pompiers, déchetterie, STEP. Les sociétés locales ont un tarif commun pour l’utilisation des lieux de rencontre comme la cantine de Champbaillard ou la salle polyvalente de Croy.»

Les deux magistrats sont unanimes: «La simplification serait la fusion! En cela, c’est une autre histoire, car il s’agirait alors de coordonner au moins tout le vallon du Nozon. Et là... On n’y est pas encore!»

Désalpe du troupeau de la Bréguettaz

Bourse aux Sonnailles : un succès incontestable

La 18e édition de la Foire d’automne et Bourse aux Sonnailles s’est déroulée le week-end passé à Romainmôtier. Dans un écrin automnal, le site de Champbaillard s’est animé de tintement de cloches et de bonnes odeurs de cuisine locale.

On doit cette manifestation à un passionné, Olivier Grandjean. L’habitant de Juriens, jovial et dynamique, est féru de tout ce qui tinte, cloches, sonnailles, toupins, grelots, chenailles, et j’en passe. Il avait envie de rencontrer des gens aussi passionnés que lui afin de pouvoir échanger et comparer son impressionnante collection que lui-même a de la peine à chiffrer. Il eut donc l’idée de créer une bourse aux sonnailles. Mais la générosité qui le caractérise, n’était pas satisfaite.

Il a donc décidé de convier des amis paysans qui faisaient déjà de la transformation et de la vente directe de leurs produits, de venir les vendre sur place. Se sont également joints à eux, les bûcherons et autres professionnels du bois des alentours. C’est de là qu’est née une manifestation qui n’a pas son pareil dans la région. Elle est probablement la plus grosse bourse aux sonnailles du pays et des environs. Les collectionneurs affluent de tous horizons et n’hésitent pas à faire de longs voyages depuis la Belgique ou le sud de la France pour retrouver ici les fondeurs, tanneurs et autres spécialistes du milieu. Au total une centaine d’exposants anime la Foire. Ils sont tous de la région, et proposent tout ce qui fait vibrer un épicurien, de la viande aux vins, de la tisane aux légumes bio.

Et le public ne s’y trompe pas ! Le parking est constamment plein à craquer, les nombreuses navettes peinent à absorber le flux de visiteurs, et Champbaillard croule sous le monde. Un succès qui ne faiblit pas d’une année à l’autre, probablement dû à la qualité et la diversité des stands, et nul doute que la gratuité de la fête en réjouit plus d’un.

Moment fort des festivités, la désalpe attire la foule. L’impressionnant troupeau de plus de 170 têtes de bétail fait briller les yeux des petits et des grands. Dans un bruit assourdissant de cloches, la famille Agassis quitte son estive de La Bréguettaz, sur la Commune de Vaulion, pour rejoindre ses quartiers d’hiver à Valeyres-sous-Rances. Le cheptel composé de génisses et de vaches taries était le dernier à quitter l’alpage, les vaches laitières étant déjà redescendues un mois plus tôt.

Malgré le côté festif, d’un bout à l’autre de la Foire, tous les agriculteurs et gens de la terre n’avaient qu’une préoccupation en tête en ce dimanche matin : le terrible incendie qui a ravagé la ferme et l’habitation des Vallotton à Agiez. Nul doute que les discussions auront amené des solutions et du soutien durable pour la famille sinistrée.

Romainmôtier: une course de dingues

Jonas Goy est un récidiviste. Après avoir parcouru une grande partie de l’Australie à vélo en 2012 durant 6 mois, le citoyen de Romainmôtier s’attaque aujourd’hui à un nouveau pari fou. Rallier Bruxelles à Istanbul soit plus de 4000 kilomètres en deux semaines. Pour être classé dans cette course qui réunira près de 250 concurrents, dont 6 Suisses, il s’agira de parcourir 380 km en moyenne par jour. Un exploit qui n’est pas à la portée de tous, raison pour laquelle Jonas a subi des examens au CHUV pour être certain que sa santé lui permettra d’aborder cette transcontinentale dont il nous parle.

Dormir au grand air

«J’envisage de m’attaquer au record du monde du tour de la Terre en 106 jours. Dès lors, il faut que je me teste. Je pars lundi pour rejoindre le lieu de départ de Gaumont (à 40 km de Bruxelles) après un parcours de 600 kilomètres. J’ai investi Fr. 10 000.– pour ce périple, en premier lieu pour équiper ma bicyclette (16 kilos) sur laquelle j’ai une grosse sacoche avec un minimum d’habits et sans tente. Si certains participants ont choisi de dormir dans des hôtels, je vais tenter de trouver des solutions sous des abris de fortune, en ville si possible. J’ai une seule crainte à propos des chiens errants dans certains pays de l’Est européen. Pour me nourrir, je vais recourir à des restaurants, car j’ai besoin de plats chauds à midi et le soir, ou si la chaleur nous accable, je passerai par des épiceries pour trouver des aliments froids. Pour le petit-déjeuner, des haltes dans des boulangeries combleront mon besoin en graisse, à côté de la brique de lait froid que j’ingurgite quotidiennement».

11 pays à franchir

Si le parcours n’est pas fixe, les cyclistes devront toutefois passer par quatre points de contrôle, au Mont Ventoux (France), Sestrières (Italie), Vukovar (Croatie) et Mont Lovcen (Monténégro). Il faudra donc traverser neuf pays entre la Belgique et la Turquie, soit la France, l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie, le Monténégro, l’Albanie, la Macédoine et la Grèce. Il n’y aura pas d’assistance de l’organisation en cours de route, mais son GPS spot-traqueur nous permettra de le suivre par le biais de son site internet (jonasgoy.ch) et il espère pouvoir se débrouiller en cas de petits pépins, car il ne parle que le français. Pour parcourir 380 km quotidiennement, Jonas imagine qu’il passera plus de 15 heures à rouler dans la journée. On souhaite bonne chance à notre menuisier de Romainmôtier dans cette folle aventure qu’il espère fermement conclure afin d’attirer des sponsors pour s’attaquer au record du monde, dans le futur.

Romainmôtier: une UAPE dans Le Môtier ?

A part les comptes 2014, le sujet important qui a été débattu fut l’achat par la commune de Romainmôtier-Envy du bâtiment du Môtier, pour en faire une Unité d’Accueil Parascolaire pour les Enfants (UAPE).
Le Conseil général a donné son aval pour Fr. 1’200’000.–, plus un crédit pour le début des travaux. Les communes doivent s’activer pour trouver des solutions avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi scolaire sur la journée continue. Les villages du Vallon du Nozon ont nommé un comité de pilotage pour étudier des propositions d’accueils parascolaires. Romainmôtier saisit la balle au bond avec la mise en vente de ce bâtiment qui, à ses yeux, ne présente que des avantages: il n’y aurait pas de lourds travaux, juste quelques aménagements. Il est proche des écoles, ce qui réduirait certains problèmes de transport et il y a un jardin. Avec trois classes enfantines, la commune est sûre de remplir ce lieu d’accueil, qui pourrait recevoir jusqu’à 24 élèves. Le rapport a été accepté à la presque unanimité (2 contre, 3 abstentions).
Comptes positifs
Alors que le budget prévoyait une perte de Fr. 21 529.– les comptes se soldent par un excédent de Fr. 5 607.–. Il n’y a pas qu’une cause à ce bon résultat, mais une addition de revenus un peu plus élevés que prévu. Bonne nouvelle: la déchetterie est financée à 100% par la taxe causale. Entre 2012 et 2014, le poids des déchets par habitant a passé de 174 kg à moins de 76 kg. Tout va bien donc, à l’exception de la facture sociale, gérée par l’Etat et donc incontrôlable, ce dont se plaignent toutes les petites communes.
Enfin dans les divers: Romainmôtier-Envy a été retenue par l’Illustré pour la finale du concours «le plus beau village de Suisse». En cas de victoire cela lui ferait une bonne pub.
Un trottoir, reliant Romainmôtier et la gare de Croy, est en cours d’étude, plusieurs options sont en discussion.