Les enfants chantant entourés à droite par Anne-Lise Richard et à gauche par Séverine Hurni, monitrices.

Rances : Noël des familles à l’église

Les enfants chantant entourés à droite par Anne-Lise Richard et à gauche par Séverine Hurni, monitrices.

Les enfants chantant entourés à droite par Anne-Lise Richard et à gauche par Séverine Hurni, monitrices.

C’est dans une église illuminée et comble…

…que s’est déroulé, ce dernier dimanche de l’Avent, le traditionnel Noël des familles de la Paroisse de Baulmes-Rances. Le pasteur, Valdo Richard, nous accueillit, décrivant ce moment de partage comme un «temps d’illumination , une heure à part pour se ressourcer, quels que soient les soucis de chacun».

Les enfants…

…étaient le thème central : ces enfants qui nous stimulent, nous encouragent et nous apportent leur lumière. L’enfant Jésus, en particulier, Sauveur de tous les peuples.

Quelque 27 gosses du culte de l’enfance occupaient les 4 premiers rangs et participaient activement à la partie chantée du culte, le tout sous la houlette ferme et cadrante d’Anne-Lise Richard et Séverine Hurni. Les jeunes avaient confectionné eux-mêmes leurs instruments (avec l’aide des monitrices, bien s’entend): clochettes, flûtes, tambours et maracas. Ils nous surprirent avec un air en hébreu «shalom» qu’ils chantèrent avec joie et entrain.
Instant touchant, une petite Valentine nous interpréta, seule, à la flûte «Vive le vent» repris en coeur par tous les enfants.

Le conte : l’essentiel est simple

Autre moment fort et intense, fut l’histoire du professeur Nicodem de Jérusalem contée par Anne-Lise Richard, et ce en dépit d’une bronchite récalcitrante; «un miracle!» commentera le Pasteur, son mari. Quel bonheur d’écouter, de regarder et de se laisser emmener par Mme Richard nous narrant la naissance de Jésus. «C’est parce que je n’avais rien, (car il a donné tous ses biens à des nécessiteux) que j’ai reconnu le Sauveur» dit le Professeur Nicodem. Message de simplicité et d’authenticité, l’important étant au-delà de l’apparence. A méditer, peut-être, en ce temps de festivités de Noël.

L’heure, que nous n’avions pas vu s’écouler, touchait à sa fin et nous chantâmes tous ensemble, petits et grands, «Voici Noël» Le Pasteur nous annonça la veillée du 24 décembre à 19 h. 30 à Vuiteboeuf ainsi que celle du 25 décembre à 9 h. 30 à Valeyres-sous-Rances, puis il convia toute l’assemblée à une collation à la salle de municipalité de Rances, gracieusement prêtée, la cure étant en travaux.

Photo Catherine Fiaux

La boursière Germaine Zéni s’en va après 20 ans de service.

Rances : conseil général, belle fréquentation

La boursière Germaine Zéni s’en va après 20 ans de service.

La boursière Germaine Zéni s’en va après 20 ans de service.

Il y avait foule lors de ce dernier rendez-vous communal. 46 conseillers étaient présents et si l’on ajoute le bureau et la municipalité, une grosse cinquantaine de personnes ont répondu à la convocation, ce qui est remarquable pour un village qui compte 434 citoyens.

Pourtant, l’ordre du jour n’était pas particulièrement alléchant, des points qui ont été acceptés sans autre. On notera que le budget se monte à 1,8 millions pour un déficit présumé deFr. 108 000.–.

On s’attendait à un débat sur le projet Biogaz-Mangeguille mais comme la commission ne possédait pas d’éléments nouveaux, elle a préféré reporter son rapport au conseil du 28 juin 2011.

Du bois qui rapporte

Les municipaux ont donné quelques informations au sujet de leur dicastère. Rémy Cand a parlé des soucis de l’horloge de l’église qui a de la peine à trouver la bonne heure. Le nouveau local des archives a fait l’objet d’une analyse des services cantonaux qui ont donné quelques recommandations. Par contre, la sonorisation du temple n’est plus fonctionnelle et cela handicape quelques fidèles à l’ouïe moins sensible.

Edgar Cottens a profité de la hausse du prix du bois pour procéder à quelques coupes qui rapporteront  Fr. 10 000.– de plus à la commune.

Départ de Germaine Zéni

Le syndic a pris congé de la boursière après vingt ans de service. Georges Jaquier a souligné la précision du travail de sa collaboratrice, qui a permis d’informatiser la comptabilité de la commune malgré l’aversion du patron à l’ordinateur. Germaine Zéni se réjouissait de mettre un terme à son mandat tant les problèmes de la péréquation et les exigences cantonales ont fini par la lasser.

Marianne Finger lui succédera à la bourse. A propos, trois membres de l’Exécutif ne se représenteront pas aux élections prochaines soit Chantal Perret ainsi que MM. Cottens et Jaquier.

Si bien que ce dernier a demandé au conseil de donner son avis, à titre indicatif, sur une éventuelle fusion, en précisant qu’un ralliement à une autre petite commune ne servirait à rien, sans autre précision. Prise à froid, l’assemblée s’est montrée timide mais il a été demandé d’inscrire ce point au prochain ordre du jour pour un vrai débat.

La Step en question

Enfin, le président du conseil, Jacques Randin, a terminé la séance en invitant ses concitoyens au verre de l’amitié, non sans avoir répondu aux soucis de quelques-uns à propos de l’association de communes qui pourrait voir le jour autour de la Step d’Orbe qui devrait accueillir les boues de l’Association intercommunale du Vallon du Mujon.

Photo Pierre Mercier

Ribana, montée par Hélène Aubert de La Praz.

Rances : réussite pour le 1er cross

Ribana, montée par Hélène Aubert de La Praz.

Ribana, montée par Hélène Aubert de La Praz.

Samedi dernier 25 septembre, Les Ecuries du Nozon et Les Amis du Cheval de Rances, ont organisés, sous la présidence d’Alcide Pisler et du vice-président Gilbert Brocard, la toute première édition du concours hippique de Rances.

Concours ouvert  à toutes catégories

Une trentaine de chevaux, dont une majorité de débutants, ont pris le départ pour le cross sur une distance de un kilomètre et demi, jalonné de seize obstacles naturels.

«Heureusement, nous avons pu compter sur la mise à disposition de plusieurs propriétaires de terrains pour le parcours, de l’appui de la Municipalité de Rances ainsi que les nombreux bénévoles qui ont fait de cette première édition une très belle réussite» précise Alcide Pisler.

«Nous sommes donc motivés et certains que l’année prochaine, à Rances, il y aura un concours officiel, à la grande satisfaction de tous.»

Photo Sylvie Troyon

Rances

Rances : de l’eau dans le biogaz

Rances

Rances

Le Conseil général de Rances avait rendez-vous mardi soir 29 juin pour sa traditionnelle séance d’avant les vacances sous la présidence efficace de Jacques Randin, par ailleurs brillamment réélu pour une année supplémentaire à son poste. Un menu copieux l’attend, puisque à part les comptes 2009, la problématique d’une installation  de production de biogaz était soumise au souverain communal.

Chiffres 2009

Concernant le service intercommunal d’adduction d’eau potable, les comptes ont été approuvés sans discussion. Ils sont strictement conformes au budget, et l’eau de source nettement plus abondante que l’an passé, puisque ce ne sont pas moins de 180 – 400  litres/minutes qui sont disponibles.

S’agissant des comptes de la commune, ils ont été clôturés avec un  excédent de dépenses de l’ordre de Fr. 80 000.– sur un total de recettes-dépenses avoisinant les 1.7 millions de francs. Conséquences des intempéries de 2008 sur les forêts communales et sur leur exploitation, rénovation inattendue d’un appartement dans le collège suite à un départ,  et facture sociale en augmentation de Fr. 63 000.– sont parmi les principales causes de ce résultat.

On en parle aussi depuis passablement de mois, mais le spectre d’une augmentation d’impôt impérative continue de planer sur le grand argentier de Rances. Des études fines sont en cours pour déterminer dans un pré-budget quelles seraient les conséquences d’une augmentation du taux communal, en regard de la péréquation nouvelle formule.

Pont du Mujon à réparer en urgence

Un pont sur le Mujon a vu ses fondations se dégrader très rapidement. Il a dû être fermé à la circulation et des travaux de l’ordre de Fr. 40 000.– vont devoir être entrepris immédiatement, pour des raisons de sécurité. Seules les fondations sont en cause, notamment en raison d’une très forte érosion.

Le biogaz devra aller plus loin pour convaincre

Le Conseil était saisi d’une demande de la Municipalité pour l’octroi d’un droit de superficie à une installation privée de production de Biogaz, au lieu dit Mangeguille. Cette installation fait partie d’un projet privé qui souhaite pouvoir disposer d’un terrain de 3 000 m2 pour s’y installer pour cinquante ans. La commission a proposé de refuser le préavis municipal en l’état, essentiellement pour deux raisons : l’emplacement du bâtiment projeté ne convenant pas et surtout les conditions du droit de superficie que la Municipalité n’avait pas précisées, notamment sur le plan financier. Une discussion s’en est suivie et finalement le projet a été renvoyé à la Municipalité, ordre lui étant par ailleurs donné de suivre ce projet en compagnie de la commission du Conseil ayant rapporté sur cet objet et reconduite pour l’occasion.

Boursière, horloge et élections statutaires

A relever enfin que la boursière Germaine Zeni a présenté sa démission pour la fin de l’année, après vingt ans de bons et loyaux services. Le syndic Georges Jaquier a indiqué qu’elle serait remerciée en bonne et due forme en temps utile et que son poste serait prochainement mis au concours. Quant à l’horloge du clocher du village, le municipal Rémy Cand a insisté pour que les habitués ne s’y fient pas trop au mois de juillet, le mécanisme devant être complètement nettoyé et quelques pièces des aiguilles changées.

La séance s’est traditionnellement terminée par les élections statutaires, les président, vice-président et scrutateurs étant brillamment réélus à l’unanimité.

Biogaz à Rances

Quelques investisseurs privés de la région souhaitent développer à Rances une unité de production de biogaz. C’est le projet Biogaz-Mangeguille, pour lequel le Conseil a refusé en l’état que la Municipalité octroie un droit de superficie. Il semble toutefois que ce refus ne porte pas sur le principe même, mais sur certaines de ses modalités actuelles. Le projet est piloté par la société Liderconcept à Yverdon-les-Bains. Si nos amies les vaches peuvent parfois flatuler en renforçant la couche d’ozone, au dire de spécialistes, les déchets qu’elles produisent permettent en revanche par un système de méthanisation anaérobie (sans air ou oxygène) de préserver l’environnement. Et dans ce processus, qui inclut entre autres une phase de digestion et de méthanisation, deux énergies sont produites et réutilisables : de l’eau chaude et de l’électricité, en plus du digestat qui est stocké. La région serait un endroit idéal selon les promoteurs de cette unité, et permettrait à la fois de concilier traitement de déchets-production de puissance à des coûts intéressants. A suivre maintenant, selon la direction que la Municipalité donnera à cet avant-projet.

Photo Olivier Gfeller

Rances : modération de trafic plébiscitée

Un Conseil général souriant

Un Conseil général souriant

Réuni mardi 10 novembre dernier à l’annexe de la grande salle, sous la présidence de Jacques Randin, le Conseil général de Rances après avoir assermenté deux nouveaux membres, Nicole et Fabrice Rouiller, se focalise sur le point principal de l’ordre du jour : la sécurité routière dans le village.

Comme entrée en matière, J.-B. Pfander,  rapporteur de la commission d’étude, a donné lecture d’un préavis favorable, et Alvaro Gonçalves a projeté une présentation très explicite des zones concernées.

L’essai de modération du trafic et de priorité de droite concernant la route cantonale traversant le village, en pratique depuis début mai 2009, doit être régularisé avant l’hiver. La restitution des éléments provisoires ( trafic-blocs), au service des routes pour la fin de l’année, amène le Conseil général à une prise de décision formelle.

La commission témoigne, par quelques exemples que les contrôles de vitesse effectués pendant l’essai démontrent l’effet positif des modérateurs mis en place.

A la hauteur de l’épicerie «Chez Renard», le 6 % des véhicules qui dépassaient alors le 50 km./h  a passé à 1%. Effet identique à la hauteur du garage «Les Damiers» pour les véhicules qui dépassaient le 70 km./h.

Afin de rester dans les limites du budget, la formule préconisée en alternative aux «trafic-blocs» engage à la pose de bacs à fleurs, de rondins de bois, marquages au sol en deux composants, aménagement d’un tronçon de trottoir sur la route de Mathod, et une signalisation verticale qui annonce les croisées.

Lignes jaunes et miroir aux alouettes !

Dans les prises de position et propositions, la création d’un passage pour piétons à la jonction route de Mathod route cantonale,  et un autre à la hauteur du café, ainsi que le maintien des miroirs existants, n’ont pas trouvé assentiment.

Vincent Yanef, représentant cantonal, explique le paradoxe sécuritaire que représentent ces attributs en regard d’une nouvelle philosophie de la sécurité routière.

Passages pour piétons et miroirs diminuent une réelle attention, particulièrement celle des enfants.

A ce titre, le canton est spécifiquement contre le maintien des miroirs, incompatibles avec une priorité de  droite, position que rejoignent commission et Municipalité.

La mise en œuvre d’un aménagement définitif n’est pas réalisable dans l’immédiat, à ce titre, certains seront provisoires et d’autres pourront s’avérer définitifs selon la situation.

Toutefois, les critiques et remarques n’ont pas empêché le préavis municipal qui demandait un droit d’emprunt de 40’000 francs pour effectuer ces aménagements sécuritaires, d’être accepté largement par 38 bulletins pour, 6 contre et un blanc.

En conclusion, Georges Jaquier syndic, rappelle à l’assemblée, que la réalisation globale de modération du trafic s’effectuera par étapes et en fonction des finances communales.

Photo Alain Michaud

Rances : 31 ans d’estivage au chalet de la Sagne

Jean et Raymonde Beauverd sur le perron du chalet

Jean et Raymonde Beauverd sur le perron du chalet

Raymonde et Jean Beauverd mettent pour la dernière fois en hivernage le chalet de la Sagne après 31 saisons d’estivage. C’est en 1979 qu’ils prennent en main l’ouvrage à effectuer au chalet de la Sagne, lorsque les pâturages sont verts et offrent une herbe appétissante aux pensionnaires ruminants.

Situé sur la commune de Rances et loué à cette dernière, le chalet de la Sagne permet à Jean et Raymonde d’entretenir et de traire 27 vaches et l’élever plus d’une dizaine de cochons aussi roses et propres que sur les dessins pour enfants.

Un bien beau chalet s’il en est, de chaque côté de l’escalier d’accès une façade rouge de géraniums, blotti  dans la combe derrière les parois rocheuses du Suchet, séparé de la frontière française par les pâturages des «Veilars» qui eux se trouvent être sur la commune de l’Abergement.

Pendant 19 ans, Jean a fromagé chaque jour de la saison, une à deux pièces de fromage de plus de 30 kilos à l’aide d’une chaudière à vapeur de 800 litres, et, pour faciliter cette fabrication, un apport de lait organisé de convenance entre les chalets de proximité du Rez et de la Poyette.

Actuellement, c’est leur petit-fils Frédéric qui tient les rênes du chalet, et pour Raymonde et Jean de retrouver leur chez-soi à Rances, afin de bénéficier d’un repos bien mérité.

Photo Alain Michaud