De gauche à droite: Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe; Etienne Candaux, syndic de Premier; Martine Favre, directrice générale VOénergies; Claude Languetin, syndic de Vaulion; Claude Recordon, président VOénergies.

Vallorbe: Sur Grati, Mamma mia… elles arrivent !

C’est dimanche en fin de matinée qu’est tombé le résultat tant attendu de la votation communale de Vallorbe sur le projet du parc éolien «Sur Grati».

Avec 770 de oui, contre 569 non, 12 blancs et 4 nuls, les Vallorbiers ont accepté le plan partiel d’affectation de ce futur parc. Le taux de participation enregistré de 52,83% semble relativement faible par rapport à son importance.

Victoire importante pour les partisans du «oui» et principalement pour les syndics de Premier, Etienne Candaux; de Vallorbe, Stéphane Costantini; de Vaulion, Claude Languetin associés à VOénergies et Martine Favre, directrice générale, qui se réjouissent de poursuivre ensemble le développement d’une production d’énergies renouvelables diversifiées dans la région.

Cette acceptation permet l’avancement du projet, qui comporte cependant, encore plusieurs étapes importantes à passer avant la délivrance des permis de construire et l’arrivée des éoliennes.

Il est bon de relever que ces éoliennes, pourtant pas encore installées, en ont fait tourner des têtes dans la Cité du fer, certains ont même réussi à la perdre!

L'artiste et ses bois

Premier: l’homme aux bois qui chantent

Hans-Martin Bader confesse au moins deux passions: la lutherie, le métier qu’il exerce depuis 45 ans, et la paysannerie à l’ancienne. Après un apprentissage en Allemagne, le maître-luthier a exercé son art à Zurich, puis à Allaman. Depuis 1982, il est installé à Premier. Entre les odeurs de vernis, de colle, d’essences de bois et les crépitements d’un fourneau métallique qui trône dans son atelier, Hans-Martin Bader a les yeux qui brillent lorsqu’il parle de son métier.

Des archets baroques (année 1700 environ) au col de cygne différent des archets classiques (100 ans plus tard) aux quatre instruments majeurs du «quatuor à cordes du luthier», le violon, l’alto, le violoncelle et la contrebasse, il pourrait évoquer son art des heures durant. Œuvrant pour des clients fidèles depuis des décennies, tant dans la fabrication que dans la réparation et l’entretien des instruments, l’artisan artiste de Premier est intarissable sur la colle ancestrale qu’il utilise – la même que celle que les Indiens «peaux rouges» utilisaient pour coller les plumes aux flèches, et qui permet de faire naître un instrument «pour mille ans».

Centaines d’heures de travail

«Nos instruments ont une durée de vie aussi longue, c’est donc raisonnable de penser qu’il faut 400 heures pour fabriquer un violoncelle et 200 pour un violon» explique l’artiste. Pour les archets, il utilise les crins de ses propres chevaux, une race à part reconnue pour cette qualité. Quant aux bois principaux des instruments, ils proviennent des forêts alentour, riches en bois de résonance, épicéas et érables en particulier. L’intérieur d’un instrument est l’extérieur d’un tronc, et l’extérieur de l’instrument est le cœur du tronc. C’est là que les veines sont les plus souples et les plus belles.

Elles ressortent d’ailleurs grâce à la coupe longitudinale et au placement symétrique des pièces taillées. Un luthier respecte des règles de l’art séculaires qui le conduisent à travailler avec une précision au dixième de millimètre. «Chaque luthier possède ses secrets, notamment sur ses vernis, explique encore l’artiste. Mon vernis a évolué au long de ma carrière, mais reste en effet un mélange personnel et qui évolue encore». Hans Martin Bader a reçu plus de 100 personnes le weekend passé, par petits groupes. Après leur visite, les yeux des visiteurs ressemblaient à ceux de l’artiste.

Un nouveau livre illustré vient de paraître au sujet de Hans-Martin Bader: «De la charrue au pain, de l’arbre au violon», poèmes de Esther Ekezie et photographies de Patrick Dutoit, 72 pages et plus de 50 photographies, ISBN N° 978-2-8399-1882-4, à commander chez lui ou sur www.poemesetimages.jimdo.com

Vue depuis la dent de Vaulion

«Sur Grati» a reçu le feu vert du canton

L’Omnibus a été le premier à publier cette information sur son site internet vendredi passé: le parc éolien «Sur Grati», et singulièrement son PPA, a reçu l’approbation préalable du canton, après des années de travail et d’études et quelques allers et retours entre services compétents. «C’est une étape importante pour le projet» rappelait le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini en ajoutant que «ce projet de parc éolien, initié en 2008, résulte de la volonté populaire exprimée des trois communes de Premier, Vaulion et Vallorbe, avec le support du producteur d’électricité régional VO Énergies». Le projet va maintenant traverser une nouvelle ère, au cours de laquelle un référendum annoncé par les opposants pourrait être déposé, voire soumis à la population. De même, certains recours judiciaires sont possibles. Ils peuvent prendre temps et argent à ceux qui les déposeraient et qui ont, de principe, la faculté de les mener jusqu’au Tribunal fédéral. Une fois cette phase terminée, les communes pourront délivrer définitivement les permis de construire concernés et passer à la construction.

Population avantagée directement

Depuis sa dernière présentation publique, le projet a subi des améliorations, en particulier au niveau du bruit et des pales des éoliennes qui seront munies de peignes spéciaux d’atténuation des émissions sonores. Des mesures supplémentaires de protection de l’avifaune, et notamment un contrôle automatique par radar des flux migratoires, permettront de stopper les machines en cas de passages. Enfin, «Sur Grati» satisfait à toutes les exigences posées récemment par un arrêt du Tribunal cantonal concernant le parc de Sainte-Croix. A part les retombées directes et indirectes pour les communes et pour l’économie régionale, chiffrées à plus de 11 millions de francs, les promoteurs du parc ont aussi innové. Ils sont en effet les premiers en Suisse à offrir aux résidents des 3 communes concernées une ristourne annuelle correspondant au remboursement de la taxe fédérale sur le développement des énergies renouvelables. Cette ristourne n’est pas que symbolique, puisqu’elle doit atteindre la somme d’environ 50 francs par ménage: une façon claire de montrer à la population que sa vision ouverte du futur a des retombées concrètes. On rappelle enfin que le projet, entièrement en mains régionales, comprend 6 machines produisant l’électricité consommée par 11’000 ménages de 4 personnes en moyenne.

Combattre la désinformation
Les anti éoliens prétendent souvent que la RPC – prix d’achat du courant garanti durant 20 ans par la Confédération — dont bénéficie «Sur Grati» n’est qu’une promesse que Berne peut reprendre quand elle le veut. «Cet argument est sans fondement, a indiqué Martine Favre, directrice générale de VO Énergies lors du point presse. La Confédération s’est engagée par contrat avec VO Énergies en 2008 déjà et ce contrat n’est pas modifiable. Ce qui est vrai en revanche, c’est que pour les nouvelles installations qui n’ont pas encore obtenu le feu vert de Berne actuellement, un calcul de la RPC différent de celui de Grati pourrait être effectué en fin de compte. Mais ceci ne concerne définitivement pas «Sur Grati» qui bénéficie d’un contrat signé depuis plusieurs années déjà».

Des délais courts

Un référendum peut être déposé à Vallorbe et Vaulion seulement, car ces deux communes comportent un Conseil communal élu. Pour Premier, son Conseil général «est» la population elle-même puisque ses membres ne sont pas élus. Le délai pour déposer une demande de référendum est de 10 jours à compter du 27 février 2016. Une fois la demande validée, la récolte des signatures doit être effectuée dans un délai de 30 jours, auquel il faut rajouter 5 jours pour les éventuels jours fériés tombant durant cette période. Le référendum aboutit si 15% au moins des électeurs de la commune concernée le confirment par leur signature. Après les vérifications d’usage, la votation communale a lieu ordinairement dans un délai de 3 mois. Sur le plan des recours judiciaires, les délais peuvent varier selon les parties en présence, mais sont ordinairement de 30 jours.

Premier: ce sera la taxe au sac

Budget et élimination des déchets urbains

Après l’acceptation du dernier PV, Jean Hauner, président du Conseil passait au point 3: révision et adoption du nouveau règlement pour la taxation des déchets urbains.

Après les lectures, 1- du préavis municipal par Madame Verena Huber, municipale en charge du dossier et 2- du rapport de la Commission de gestion par Monsieur Gérard Mertenat, des membres du Conseil demandèrent des explications concernant le prix de l’élimination des déchets qui passe du simple au double si c’est la Strid (région yverdonnoise) ou Valorsa (pour certaines communes du Vallon du Nozon) qui viennent les enlever. Il n’y a pas d’autre réponse que: Valorsa détient le monopole dans cette région. Par contre une ristourne au tonnage serait faite aux communes!

Les points de ramassages restent les mêmes, mais si d’aventure des sacs noirs (ils seront tous blancs dorénavant) se retrouvent dans les containers du village, ces derniers seront supprimés et tous devront se rendre à la déchetterie intercommunale ( avec Bretonnières) pour y déposer leurs sacs à ordures. La taxe au sac était adoptée par 17 oui et 2 abstentions.

L’élaboration du budget donne lieu, chaque année, à un casse-tête pour les municipalités, attendu que le Canton ne donne jamais de chiffres corrects pour le faire, mais seulement des estimations, sauf pour les augmentations, qui elles sont déjà bien réelles. Malgré un déficit estimé à Fr. 76 966.–, les membres du Conseil ont adopté ce dernier à l’unanimité.

Pour le dernier Conseil général de l’année, une collation fort appréciée était servie, non loin du poêle à bois rougeoyant, par la communauté présente.

Photo Marlène Rézenne

Etienne Candaux.

Premier: il a vu Mme De Quattro

Etienne Candaux.

Etienne Candaux.

Lors de la dernière réunion des syndics du Jura Nord vaudois à Provence, Etienne Candaux (Premier) avait interpellé le conseiller d’Etat Pierre-Yves Maillard pour lui dire son mécontentement par rapport à une déclaration de sa collègue Jacqueline De Quattro et au sujet de l’attitude d’un fonctionnaire cantonal. Le président du Conseil d’Etat a fait la commission à Mme De Quattro qui a rencontré le syndic de Premier, quelques jours plus tard, lors de la remise du Label au Parc naturel régional à Romainmôtier.

Au cours de cette entrevue, M. Candaux a pu dire à son interlocutrice que les chiens de protection ne suffisent pas à garder les moutons vis-à-vis du loup, contrairement à ce qu’elle avait dit à la radio. Car les animaux ont besoin de liberté pour gambader et prospérer.

Le problème des cerfs

Un autre sujet a été évoqué, celui de la lutte environnementale entre faune et gibier. Les cerfs ont proliféré ces derniers temps, mangent la forêt en même temps qu’ils sèchent les arbres. En effet, du velours se fixe sur leurs cornes et les cervidés ont besoin de frotter leurs bois aux troncs pour s’en débarrasser. Une plantation d’érables a ainsi crevé sur la commune de Premier, où un troupeau de douze cerfs a été repéré.

Le syndic a soulevé le problème en fonction du plan sectoriel de la chasse qui détermine le gibier à abattre. Etienne Candaux a fait part de ces soucis au fonctionnaire cantonal en charge du dossier, qui n’a pas daigné répondre ou a esquissé des réponses inadéquates, en prétendant que cela dépend d’un décret fédéral.

Or, il devient souhaitable de rassembler forestiers, responsables de la faune, agriculteurs et politiques pour déterminer la situation et les mesures à prendre dans le canton. Si pour l’instant, il n’a pas réclamé la démission du fonctionnaire en question, la conférence de presse qui se tenait cette semaine à Le Vaud pourrait déboucher sur une détermination allant dans ce sens.

Photo Marlène Rézenne

Marie-Louise Poget, Municipale.

Premier: pas de ralentisseur

Marie-Louise Poget, Municipale.

Marie-Louise Poget, Municipale.

Il n’y aura pas de ralentisseur sur la route menant au Day.

Ouvrant la séance, Jean Hauner, président du Conseil, demandait à l’assemblée de se recueillir à la mémoire de Francis Chauvie, ancien municipal, décédé subitement au mois de septembre.

Le quorum étant atteint, le Conseil général pouvait délibérer sur le seul préavis présenté, le taux d’imposition pour l’exercice, 2012-2013: celui-ci ne changeait pas, et les membres du Conseil acceptèrent le préavis à l’unanimité.

Communications diverses

Suite à la demande d’un habitant de la route menant à Vallorbe, Marie-Louise Poget, municipale, rendait public le rapport du TCS, après la pose d’un capteur de vitesse. Selon les analyses de bureau de prévention du TCS, il ne donne pas d’avis alarmant sur ce tronçon. Le prix à payer pour la pose d’un ralentisseur, environ Fr. 130’000.-, la Municipalité ne pourra entrer en matière, les finances de la commune ne le permettent pas.

Le syndic, Etienne Candaux, fit part d’une enquête demandée par le canton, sur les dégâts des cerfs dans nos forêts. Ceux-ci actuellement en trop grand nombre, ont détruit tous les érables derrière le Chalet de Premier, ils les ont pelés les faisant mourir.

Il annonçait la création officielle d’une Société Anonyme pour le parc éolien.

Le président levait la séance à 20h43.

Photo Marlène Rézenne

Suzanne Valet, Viviane Desmeules et Denis Candaux préparant l’élection du président du Conseil.

Premier: le futur de l’ancien collège est lancé.

Suzanne Valet, Viviane Desmeules et Denis Candaux préparant l’élection du président du Conseil.

Suzanne Valet, Viviane Desmeules et Denis Candaux préparant l’élection du président du Conseil.

Les comptes 2011 acceptés

Jean Hauner président du Conseil, avait quelques soucis de longévité pour cette séance. La lecture des comptes 2011, par le syndic Etienne Candaux, qui sont équilibrés, dégagent un léger bénéfice, mais laissent une marge de manœuvre restreinte. Le rapport de la commission de gestion soulignait la bonne tenue des comptes de la commune et demandait un éclaircissement sur la gestion de la forêt. Très peu de questions ou remarques émanèrent du Conseil et ceux-ci furent adoptés à l’unanimité.

Le collège sera enfin transformé

Le syndic présentait le projet de réaliser 2 appartements au rez, dans les anciennes classes, de refaire toute la distribution d’eau, l’électricité et inclure le chauffage à distance. La discussion fut très animée, sur les deux versions proposées, soit les appartements seuls, ou avec une terrasse. Sarah et Benoit Breton parlaient en connaissance de cause du manque de confort : la vétusté des installations sanitaires est vraiment limite: l’eau arrive péniblement au 2ème et il ne faut pas que les voisins de palier, prennent une douche en même temps!

La demande d’appartements est réelle. La Commission de gestion était partagée à ce sujet, et demandait de refuser ce projet. Plusieurs conseillers insistèrent pour qu’effectivement quelque chose soit fait, on a trop attendu. La Municipalité est unie pour que ce projet soit réalisé, en soulignant que la totalité du bâtiment était étudiée, ainsi les combles pourraient être transformés plus tard, les infrastructures seront déjà mises en place.

Après votation à main levée, 12 personnes soutenaient le projet avec terrasse; il y avait 2 abstentions.
Le président du Conseil, put avec soulagement, lever la séance, il était 22h18.

Photo Marlène Rézenne

Dernières mises au point pour le Conseil général.

Rénovation de la chaufferie du collège à Premier

Dernières mises au point pour le Conseil général.

Dernières mises au point pour le Conseil général.

Vers un raccordement sur un mini-chauffage à distance, à bois.

L’ancien collège commence son émancipation étatique
par le chauffage

Paul-Henri Maillard, en charge du dossier, présentait le préavis municipal concernant la chaufferie du vénérable établissement. La commune de Premier, avec un patrimoine forestier et agricole de base, se devait de valoriser ses propres cultures dans le cadre de ressources énergétiques. Ainsi la proposition de Denis Candaux de raccorder le bâtiment du collège à son projet de CAD (chauffage à distance) retenait l’attention de la Municipalité.

La demande de crédit extra-budgétaire, de Fr 40 000.–, concerne le remplacement et la mise aux normes de la chaufferie par une station secondaire réceptrice du mini-chauffage à distance depuis la ferme de D. Candaux. Génie civil, réaménagement des locaux, démontage et élimination des citernes.

Des précisions, concernant le stockage des plaquettes, étaient demandées: «Un terrain sera mis à disposition, au Bois du Coq, pour la construction d’un hangar, avec un accès aisé.»

L’assemblée acceptait le préavis municipal à l’unanimité.

Mme Mertenat recueillant les votes pour le président du Conseil.

Premier: premier conseil de la nouvelle législature

Mme Mertenat recueillant les votes pour le président du Conseil.

Mme Mertenat recueillant les votes pour le président du Conseil.

Nominations et arrêté d’imposition, principaux points à l’ordre du jour.

Après l’appel nominal, élection du président du conseil

Madame Desmeules, secrétaire, procédait à l’appel des membres de l’assemblée. Quatorze membres sur les vingt élus étaient présents. Plusieurs personnes avaient demandé à être assermentées ce soir-là, dont Jean Hauner. Ainsi, Denis Candaux, vice-président du Conseil, après la lecture du serment, recueillait les promesses de 8 nouveaux conseillers.

Lors de l’assermentation générale pour l’exercice 2011-2016 des autorités et des conseillers par Madame Voutaz, préfète du district, Jean Hauner était absent. Il se présentait à sa propre succession comme président du Conseil général, lors de ce jeudi 6 octobre à la salle du Tirage. Etant seul candidat, celui-ci se retirait durant la votation. Sur 22 bulletins délivrés, il obtenait 20 suffrages. Il présidait la suite du conseil.

Arrêté d’imposition

Le syndic, Etienne Candaux présentant le nouveau report de 2 points d’impôts sur les communes (ndr: presque un jeu de yo-yo…) totalement indépendant de la volonté de celles-ci. La valeur du point d’impôt passerait de 79 à 81 points. Après lecture du rapport de la commission de gestion, par Bernard Panchaud, l’assemblée accepte à l’unanimité l’arrêté d’imposition pour 2012.

Informations sur le projet de chauffage à distance

Denis Candaux présentait, à la demande de la Municipalité, son projet d’extension de chauffage à bois à distance qui associe trois propriétaires proches de sa propriété. Différentes études concernant la distribution, les fouilles et la chaudière étaient présentées. Une extension pourrait relier l’ancien collège. La base d’une convention, afférents aux diverses démarches et coûts devra être présentée aux intéressés.

Enquête simplifiée

Une bonne nouvelle, émanant des autorités par la voix de son syndic, concernait les panneaux solaires: il s’agit maintenant d’une enquête simple et peu contraignante. Les évènements énergétiques internationaux ont certainement contribué à cet allégement de la part du canton, et au vu de la situation privilégiée du village, il serait dommage de ne pas en profiter.

Photo Marlène Rézenne

De g. à dr. Jean Hauner, Etienne Candaux et Vital Graber.

Premier : futur de la salle villageoise

De g. à dr. Jean Hauner, Etienne Candaux et Vital Graber.

De g. à dr. Jean Hauner, Etienne Candaux et Vital Graber.

Une histoire de feu

Ce soir-là, le président du Conseil général de Premier, Jean Hauner, était venu très tôt au rendez-vous, histoire de voir s’il fallait nourrir le chauffage de la Salle du Triage. Marie-Louise Poget, préparant la partie gustative pour ce dernier Conseil de l’année, avait paré à cette inquiétude.

Dehors, un vent  très froid qui ne venait pas du Nord, s’invitait à chaque entrée d’une conseillère ou d’un conseiller. Patricia Mertenat, fit office de chauffagiste agréée par l’assemblée.

Au cours des débats, le futur de la salle villageoise, isolation thermique, phonique et son chauffage à bois, était mis en avant par la Municipalité avec l’appui de plusieurs conseillers. Il sera important de garder le cachet boisé de celle-ci. Affaire à suivre.

Un budget cohérent

Le rapporteur de la Commission de gestion, Bernard Panchaud, relevait la parfaite cohérence du budget 2011, en regard de ceux de 2010 et 2009. La Commission souhaitait forcer les locations de la salle du Triage. Le budget, tel que présenté, était accepté à l’unanimité.

Communications

Le municipal en charge des dossiers (eau, routes, séparatif) Paul-Henri Maillard, parlait du budget des travaux qui avait été respecté. L’amélioration de la distribution de l’eau potable était convaincante.  Répondant à l’intervention d’un participant qui concernait l’achat d’eau : la conséquence des décisions du bureau des préventions et de la défense incendie, était que l’eau devait circuler de manière continue dans les tuyaux desservant la communauté. Les réserves arrivées à saturation, le surplus d’eau achetée à la Source Mercier, était rejetée dans la nature! Mais que ce n’était pas là, un grand problème financier.

Le syndic, Etienne Candaux,  parlait du collège, des soucis provenant de la toiture et de l’utilisation dans le futur des deux classes, réflexions et  travaux qu’il faudra entreprendre en 2011.

Jean Hauner levait la séance à 22 h. 10 et invitait l’assemblée à poursuivre les conversations autour des tables bien garnies et près du chauffage.

Photo Marlène Rézenne

Denis Candaux, vice-président, dirigeant les débats.

Premier : comptes 2009 et soucis

Denis Candaux,  vice-président, dirigeant les débats.

Denis Candaux, vice-président, dirigeant les débats.

L’approvisionnement en eau potable n’est plus assuré.

Le PNRJV et les comptes 2009

Le Conseil général devait se prononcer sur son adhésion au Parc Naturel Régional Jura Vaudois (PNRJV). Marie-Louise Poget, municipale en charge de ce dossier, rappelait en quelques mots les objectifs de cette association qui aide au maintien du paysage par des  restaurations (murs de pierres sèches, chalet d’alpages, etc.), la biodiversité, mais pas d’ingérence dans le choix politique des communes concernant la gestion du patrimoine forestier. L’adhésion était approuvée à une large majorité.

Après la lecture détaillée des comptes 2009 par le vice-président du Conseil général, Denis Candaux et le rapport de la Commission de gestion, ils étaient acceptés à l’unanimité par l’assemblée.

Pas de surveillance à distance

De graves dysfonctionnements ont été découverts concernant le pompage en eau potable et la réserve incendie pour le village. Des valves, défectueuses, restaient ouvertes et fonctionnaient jour et nuit. L’eau, qui était pompée pour rien, passait par le trop plein et la réserve à incendie était vide.

La centrale de commande, située sous la salle du Tirage, ne recevait aucun message d’alarme.
Cette perte énorme d’eau potable est due au dysfonctionnement des différentes valves entre la  station de pompage du Sappalet (Source Mercier) menant au réservoir (et captage) les Mouilles, qui monte l’eau jusqu’au réservoir principal du village de Combe de Chaux.

Un emprunt de Fr. 70 000.– pour la rénovation du système de surveillance (transmission des données 24 h. sur 24 par radio-modem) et changement de plusieurs conduites étaient acceptées sans discussion.

Vente de biens communaux

Le dernier préavis municipal inscrit dans le procès-verbal du Conseil, concernait l’autorisation de vendre la moutonnerie, le battoir ainsi que les annexes, soit trois parcelles, au plus offrant. Deux offres étaient en concurrence.

La parole est donnée au rapporteur de la commission de gestion, qui, dans les faits exposés par la municipalité, était favorable au préavis Municipal, et soulignait que l’acquéreur, offrant le montant de Fr. 231 252.–, reprendrait les baux en cours.
La parole était donnée au Conseil. Sylvia Girard montait leur offre deFr. 150 000.– à Fr. 200 000.—

La discussion était ouverte.

Le syndic, Etienne Candaux, donnait des éclaircissements concernant le prix de vente global des bâtiments, celui-ci relevait de l’estimation fiscale fournie par Jean-Daniel Bonzon de la Raiffeisen. Il parlait d’une dernière possibilité envisagée: vendre séparément les trois parcelles.

Après un débat démocratique resté très correct, le Conseil demandait à modifier le préavis municipal et faire noter: «…la vente des bâtiments sera faite en tenant compte des intérêts de la commune», à la place de, au plus offrant. Le vote à main levée donnait les résultats suivants : 19 oui, 2 non et 6 abstentions. À charge pour la Municipalité d’appliquer le serment sur lequel ils ont accepté le poste de municipal(e).

Dans les divers

Le syndic remerciait John Poget, qui a été l’homme de la situation, en ce début d’année. Jouant du marteau-piqueur au chalet des Auges, et posant toutes les plaques des rues du village, qui ont une superbe allure.

Paul-Henri Maillard donnait des précisions et des détails concernant la finition et le suivi des travaux qui ont bouleversé le quotidien des habitants durant l’an passé.

Le vice-président du conseil levait la séance à 22 h 15.

Photo Marlène Rézenne

Premier : montée à l’alpage sans bouquet

De g. à dr. Maxime Candaux et Denis Candaux.

De g. à dr. Maxime Candaux et Denis Candaux.

Une société pour gérer les alpages

Suite à la fermeture de la laiterie du village de Premier, il y a une douzaine d’années, les paysans ont fondé la Société coopérative de Laiterie et d’Alpage. Ils ont repris en main les alpages qui appartiennent à la commune de Premier. Ils paient une location et ils gèrent les surfaces en herbe, réparties en plusieurs parcs.

Ils décident aussi de la date de la montée des génisses. Ils sont au nombre de cinq, dans l’ordre depuis le bas du village: Etienne et Maxime Candaux, Vital Graber, Denis Candaux, Maurice Clerc et Jacques Werren.

Les chemins de traverse,ça grimpe sec

Ce lundi, le temps était radieux et fort ensoleillé, la montée à l’alpage s’est faite dans les meilleures conditions. Le dénivelé de la montée à l’alpage des Auges est très impressionnant: ça grimpe sec depuis la ferme d’Etienne et Maxime pour parvenir à celle de Vital, puis il y a la montée pour arriver vers le collège et prendre le raccourci encore plus raide entre les fermes de Denis et Maurice pour rejoindre la ferme de Jacques tout en haut du village.

Après ils ont pris à travers la forêt. Maxime et Denis ouvraient la voie au cortège des génisses, près d’une centaine et en multicolore. Du rouge, du brun, du blanc, du gris et du noir sur un fond vert et jaune de pissenlits!

Y’a d’la joie

Trente-cinq génisses ont rejoint le troupeau en «voiture», et à peine arrivées sur le pâturage, elles sont parties dans des galopades audacieuses, la queue dressée tel un périscope, à la découverte de l’espace de leur villégiature! Les anciennes ont vite retrouvé leurs repères et d’un même mouvement, elles ont pris la direction de la buvette, enfin je veux dire de leur abreuvoir.

De l’eau… elles en auront tout l’été, la Commune et la Société d’Alpage ont fait que le chalet et les bêtes soient servis toute la saison en eau vive.

Il y a eu quelques prises de cornes, euh… elles n’en ont plus, disons, des prises de têtes afin que la hiérarchie s’installe, le temps de la cohabitation estivale. Après ces échanges, tout redevenait tranquille, seul le son des sonnailles rythmait le repas des bêtes. Dans trois semaines, elles reprendront le voyage, court celui-là, elles tiendront compagnie à la grande antenne, puis elles iront au Chalet de Premier, ensuite Sur Grati, à la limite de Vaulion. Après, la saison touchera à sa fin.

Une invitation commune

La commune et la Société avaient invité les habitants de Premier au Chalet des Auges, pour partager à midi, après la rude montée, une soupe bien copieuse. Près de cinquante personnes ont répondu à l’invitation. Etienne Candaux, syndic, puis Vital Graber, municipal, responsable des chalets et des alpages, évoquèrent les travaux et les soucis de l’an passé, puis le renouveau de la Buvette.

Vital parlait du nuage, suggérant aux futurs parents de s’en inspirer pour choisir un prénom. Il remerciait Annette Ferry pour son dynamisme mis au service du Chalet des Auges. Et, ne manquant pas d’humour, il terminait ainsi : «Pour les habitués des nuits libres aux Auges, ils ont vite compris que c’était fini. Annette a usé de son autorité pour préserver ses heures de sommeil: du 7 sur 7, ça a son prix!»

Ils sont redescendus au village, les laitières n’attendent pas. Sur place, les touristes trouvaient, en vrac, les cloches, la bonne cuisine, le soleil, les vaches et le panorama! Que demander de plus?

Photo Marlène Rézenne