La porcherie de Juriens © Valérie SIggen

Région: Porcheries en question

Dans le téléjournal de la RTSR de jeudi dernier, Darius Rochebin a évoqué le souci que provoquent certaines porcheries, en particulier à Pompaples et à Juriens, à la suite de dénonciations portées par MART (Mouvement pour les Animaux et le Respect de la Terre) sur la base de vidéos tournées au mois de septembre passé. Pour en savoir plus, l’Omnibus a mené l’enquête auprès des autorités locales pour commencer. A Pompaples, c’est le syndic Georges Barré qui a répondu à nos questions.

«Ce que l’on sait, au village, c’est que de la porcherie émanent souvent de très mauvaises odeurs, surtout en été, lorsque l’on travaille la vigne communale et d’où l’on sent ce «nectar» qui n’a rien à voir avec l’harmonie du vin. Selon les rumeurs, certaines choses auraient déjà été corrigées et, visiblement, il y aurait trop d’animaux par rapport à la surface. A la Municipalité, nous n’avons jamais reçu de plaintes officielles, mais seulement des remarques ou des commentaires. En plus, le propriétaire n’est pas un habitant du village».

Prêt à intervenir s’il le faut

«A Juriens, on sait bien que cette porcherie n’est plus aux normes depuis longtemps, nous dit la syndique Rosemay Christen. Il y a trop de porcs dans ces locaux et on doute des contrôles puisque rien ne bouge. En tant qu’autorité communale, il me semble qu’on aurait le droit de poser des questions aux instances officielles, mais on ne nous en offre pas la possibilité. De fait, nous ne pouvons pas donner des renseignements à la population, qui nous demande si cela va durer encore longtemps. Le propriétaire paie des amendes, mais poursuit son activité. Dans un milieu rural comme le nôtre, je déplore que ces porcheries soient associées au monde agricole dans lequel les paysans sont obligés d’obéir à des normes très strictes en matière de détention de bétail, alors que ce n’est pas le cas dans ce domaine. S’il le faut, je suis prête à intervenir auprès du vétérinaire cantonal si l’état de cette porcherie devait encore perdurer.»

Intensification des contrôles

Au service de la consommation et des affaires vétérinaires, le porte-parole Philippe Racine nous précise que six contrôles ont été effectués dans ces porcheries depuis septembre 2016. Des mesures ont été prises et des infractions ont fait l’objet de dénonciations pour caillebotis usés, soins aux animaux déficients et intensité lumineuse insuffisante. Les derniers contrôles datent de ces derniers jours et des mesures plus strictes ont été prises pour 2017. Il faut savoir que ces porcheries sont souvent gérées par une seule personne qui n’effectue souvent qu’un passage journalier d’où ce laisser-aller qu’il était temps de freiner !

Du côté du service de l’agriculture, on précise qu’en 2018 les règles exigeront de la paille dans l’étable et moins de cochons au mètre carré (l m2 au lieu 0,6 actuellement). La plupart des porcs vaudois passent par les abattoirs de Micarna (Migros) ou Bell (Coop) et dans une moindre mesure par ceux d’Orbe ou d’Avenches. Frédéric Brand nous indique que les consommateurs peuvent sans autre exiger de savoir dans quelles conditions a été élevée la bête qu’ils achètent au détail. En se montrant exigeants, ils contribueront à l’amélioration des conditions d’élevage du porc.

Marc Formosa à la barre, dans la timonerie.

Pompaples: beau destin pour arriver à destination!

Babord, tribord, proue, poupe, tangage, roulis... Ces mots font partie intégrante du vocabulaire employé au quotidien par Marc Formosa, et cela depuis son enfance ! Et ce n’est pas grâce au capitaine Haddock ou à Tintin qu’il a appris cela, mais bien par la vraie vie... Car le destin du nouveau capitaine de la CGN, Marc Formosa, habitant de Pompaples, tout fraîchement assermenté le 10 mars, n’est pas commun ! C’est l’histoire d’un Basque pur souche, au caractère bien trempé, que nous allons vous conter.

Jamais travaillé sur terre

«En fait, je n’ai jamais travaillé sur terre !», affirme avec humour celui qui nous reçoit dans la timonerie du bateau Général-Guisan, amarré au port d’Ouchy. Pendant la traversée du lac vers Thonon, nous avons tout le loisir de converser. Marc Formosa est né au printemps 1971. Il est marié à Danielle et père de deux garçons ados, Toni et Diego. Du haut de ses 45 ans et avec son accent basque qu’il ne peut renier, il explique qu’il dispose d’une expérience de 11 ans en tant que patron marin-pêcheur, passée au large sur l’Atlantique, entre Saint-Jean-de-Luz, Biarritz, Hossegor et Arcachon. «J’ai ça dans le sang... Je dois bouger sur l’eau!», dit-il. Et si ce matelot est devenu batelier, passant du «marin» au «lacustre», il l’a fait par amour, en suivant son épouse suissesse qui désirait revenir au pays.

«Je ne connaissais pas du tout le Léman. Mais quand j’ai vu cette immense étendue d’eau intérieure et sa merveilleuse flottille d’anciens bateaux à vapeur, je suis également devenu amoureux de ce lac. Mais encore fallait-il pouvoir entrer à la CGN. C’est l’Expo 02, où j’ai été batelier, qui m’a ouvert les portes de la compagnie en 2003», explique-t-il. Mais très motivé à l’idée de devenir capitaine d’une de ces merveilles, il suit alors tout le long processus de formation de la CGN avec ses nombreuses étapes, tout en devenant également citoyen suisse.

De matelot à capitaine

La formation à la CGN est très poussée. C’est une véritable pyramide à grimper pour arriver au sommet. Marc Formosa suit alors patiemment le cursus et passe successivement de «matelot léger» à «capitaine». Il a donc été engagé comme batelier-contrôleur (2003) puis il a été nommé batelier (2004), contrôleur II (2005), contrôleur I (2006), sous-timonier (2008), timonier (2009) et enfin timonier-pilote HGA (2013). Ce printemps, il est devenu capitaine (2016). A ce stade, il a passé les examens théoriques et pratiques de l’Offce fédéral des transports. Les capitaines sont habilités à dresser procès-verbal des infractions qui seraient commises à bord de leur bateau, soit un aspect juridique que leur confère leur assermentation.
Mais il n’en a pas encore fini pour atteindre son but. Une ultime formation doit être encore passée pour avoir le droit de commander les fameux vapeurs historiques. Un rêve qui est maintenant à portée de main et qui lui permettra enfin de coudre ses trois galons sur son épaulette.

Malgré les contraintes des horaires irréguliers, du travail du week-end, et d’effectuer de longues journées à bord, Marc Formosa est heureux comme un poisson dans l’eau... «C’est un métier de passion et j’ai eu une véritable chance professionnelle de pouvoir suivre ce cap. Surtout aussi que j’ai la chance de vivre «au Milieu du Monde», ce qui n’est pas rien!»

Pas beaucoup de poissons dans le Nozon ce soir-là.

Pompaples: on cherche idées d’investissements

Les Pompapolitains membres du Conseil général se sont réunis pour la dernière fois de la législature sous la présidence de Stéphane Schneider, qui continuera à s'imposer un silence obligé en exerçant non sans humour la même charge dès le 1er juillet. Première étape d’une soirée ordinaire: l’assermentation du nouveau conseiller municipal Olivier Waber, qui pourra ainsi s’atteler à sa nouvelle tâche dans quelques jours. Passage obligé ces temps, l’examen des comptes 2015 de la commune et de sa gestion. «Une bonne année 2015, relèvera le Municipal des finances Alain Bonzon, qui s’est réjoui d’un excédent de recettes de l’ordre de Fr. 60 000.– sur un total de 2.65 millions de francs de produits et charges – ceci après des dotations extraordinaires, à des amortissements et à des provisions. Même si elle est en diminution, la marge d’autofinancement du village est de l’ordre de Fr. 300 000.– ce qui lui permet d’exécuter la plupart des tâches courantes sans recours à l’emprunt».

Appel inhabituel aux idées

Dans la foulée, Alain Bonzon a lancé un appel aux membres du Conseil et à la population: «La commune n’a plus de grands travaux à exécuter durant la prochaine législature et toute idée ou envie d’intérêt général qui se révélerait bonne et maîtrisable pourrait intéresser le futur exécutif, qui, sans en promettre l’exécution, pourrait l’inscrire dans son plan d’investissements. Les idées sont à transmettre avant la fin de l’été». Pour surplus, les comptes et la gestion ont été adoptés à l’unanimité. On notera aussi que, pour exercer son mandat efficacement, la commission de gestion s’est réunie à 4 reprises, et non simplement quelques heures, comme on a souvent tendance à le voir. Dans un autre domaine, Pompaples est aussi devenue sociétaire de la société régionale des abattoirs d’Orbe dont elle a souscrit quelques parts sociales, pour des raisons de proximité géographique et d’économie de transports.

UAPE en vue

Une première UAPE de 12 places ouvrira à la Sarraz à la rentrée d’août, avec… deux places en principe réservées à Pompaples. Cette nouvelle institution est gérée par l’AJERCO, pendant local de l’AJOVAL, qui englobe 28 communes pour un total de l’ordre de 23 000 habitants. À noter enfin la «standing ovation» chaleureuse faite par le Conseil au syndic sortant Roland Studer, après son dernier message officiel, qu’il a eu de la peine à terminer sans que sa voix tremble.

L’Hôpital de Saint-Loup.

Saint-Loup – EHNV: une nouvelle école

Fidèle à ses habitudes, la direction des Etablissements hospitaliers du Nord vaudois a récemment réuni ses partenaires institutionnels représentés par les exécutifs communaux du périmètre et les députés.

La réunion tenue sur le site de Saint-Loup à Pompaples a tout d’abord permis à Jean-François Cardis de donner quelques nouvelles concernant ce site dont les activités en soins aigus sont en augmentation grâce notamment à la neurochirurgie et à l’orthopédie. L’hébergement déployé sur les deux unités Germond et Nozon est stable.

La communication principale a été consacrée à la nouvelle implantation de l’Ecole de soins et santé communautaire (ESSC) déjà partiellement présente sur le plateau de Saint-Loup. Le projet consiste à regrouper à Pompaples les sites de Morges et Vevey. L’importance de cette formation a été rappelée : des assistants en soins et santé communautaires (ASSC) certifiés au terme de 3 ans de formation assurent le bien-être physique, social et psychique des malades, appliquent certains traitements et effectuent des actes médico-techniques sous la responsabilité du personnel infirmier. Parallèlement, une formation d’aide en soins et accompagnement (ASA) débouchant sur une attestation de formation professionnelle est aussi proposée.

En 2015, l’ESSC comptait 663 élèves, ce qui est insuffisant pour répondre à la demande. Les possibilités d’agrandissement des sites de Morges et Vevey étant inexistantes, c’est assez naturellement qu’une étude a mis en avant Saint-Loup, site au bénéfice d’un plan partiel d’affectation de 2009 permettant un développement rendu possible par le soutien de l’Institution des diaconesses de Saint-Loup qui accorde un droit de superficie gratuit pour le projet.

Belle utilisation du potentiel de Saint-Loup dans la diversification et le renforcement du secteur formation avec le maintien en parallèle d’activités médicales importantes. Si le site pose toujours quelques difficultés d’accès en transports publics, cela ne semble plus insurmontable; le renforcement de la ligne ferroviaire Aigle – La Sarraz, ainsi que le déploiement de bus permettront une bonne accessibilité avec des temps de transport pas supérieurs à ce que l’on peut trouver dans les villes.

En troisième partie de séance, la rénovation complète des cuisines de l’hôpital a été présentée. Ces nouvelles installations permettront de faire face – en plus des missions de base – à l’arrivée de l’EESC et de délivrer également des repas pour le CSR de Cossonay et pour les écoliers.

A gauche Alain Bonzon, municipal des finances présente les cartes catastrophes naturelles. Oui, partie de Pompaples est dans le rouge!

Pompaples: le milieu du monde en zone inondable?

Stéphane Schneider a présidé avec énergie et humour ce dernier conseil de l’année. Acceptation à l’unanimité d’un prudent budget 2016 prévoyant un déficit de Fr. 127 129.50, pour des charges se montant à Fr. 2 461 255.50 et des revenus à Fr 2 334 126.– ainsi que des modifications des statuts de l’«Association Régionale Action Sociale Morges-Aubonne-Cossonay».

La nomination de membres de commissions est l’occasion pour le président du conseil de rappeler que, s’il est réélu en 2016, il profitera de donner un coup de sac afin que les tâches communales soient plus équitablement partagées!

Le danger vient-il de l’eau ou des associations?

Les frais futurs engendrés par les projets intercommunaux de réhabilitation de la piscine et de construction d’un nouveau collège à la Sarraz inquiètent la municipalité. De plus, les délais avancés semblent utopiques.

Par ailleurs, Alain Bonzon, municipal des Finances, met à disposition les cartes des dangers liés aux inondations et éboulements reçus du canton, mais il rassure le conseil, les crues du Nozon n’ont jamais été mortelles. Mot d’ordre: se munir de sac de sable, ne paniquer en aucun cas et surtout passer de bonnes fêtes!

Forestiers d’un jour….

Pompaples: une journée pour la forêt

Forestiers d’un jour….

Forestiers d’un jour….

Il fait bon remonter le Nozon depuis Pompaples, spécialement à l’annonce du printemps, en quête d’un parterre de nivéoles. Samedi dernier aux aurores, sous la houlette du syndic Roland Studer et du garde- forestier, Harry Kleiner, une bonne vingtaine de villageois, y compris les enfants, prennent le chemin de la Cressonnière pour une journée conviviale consacrée au nettoyage d’une portion de forêt.

C’est une tradition désormais, initiée il y a bien vingt ans sur l’initiative du garde forestier: chaque année, on prend le chemin des bois pour prendre soin de ce paysage unique. Il s’agit de débarrasser les arbres des clématites envahissantes, d’ôter les broussailles et les branches mortes et de les entasser pour un grand feu (exceptionnellement autorisé par les autorités et supervisé par le garde).

Cette fois, l’on travaille dans une ancienne clairière au bord de l’eau. De mémoire de Pompaplois, l’endroit hébergeait il y a bien des années un paddock et des superbes chevaux de course. Un territoire qui, même s’il appartient à Pompaples, est déjà situé sur la commune d’Arnex, par le jeu de donations et d’accords déjà anciens; reboisé depuis, en compensation obligatoire des arbres arrachés sur le chantier d’Holcim; c’est un joli sous-bois tapissé de nivéoles un peu flétries par les moins six degrés qui règnent. On se réchauffe en travaillant, les tables et les bancs sont déjà dressés pour les grillades de midi et chacun met la main à la pâte. En préparant le terrain, les forestiers ont découvert un ancien chemin caché par la végétation: peut-être pourra-t-on le réhabiliter…

«Chacun a ainsi l’occasion d’apprécier ce patrimoine paysager et de se l’approprier; le jour où l’on aborde la question de la forêt au Conseil communal, ce n’est pas une abstraction», souligne Harry Kleiner qui chaque automne fait une tournée des 40 hectares de forêt avec le syndic pour préparer, cette journée. Parmi les bénévoles, un futur professionnel: Kevin Chassay qui va commencer cet automne son apprentissage de forestier bûcheron.
Le grand feu de branchages est aussi une façon originale de brûler le bonhomme hiver et de saluer l’arrivée des beaux jours: une initiative qui fait le bonheur de tous.

Photo Sébastien Krauer

Le syndic Roland Studer, les municipaux Juan Barca, Irène Waber, Pascal Chassay et Alain Bonzon ; Stéphane Schneider, président du Conseil et Charly Clerc, secrétaire.

Pompaples: la pince, le marteau et la plume

Le syndic Roland Studer, les municipaux Juan Barca, Irène Waber, Pascal Chassay et Alain Bonzon ; Stéphane Schneider, président du Conseil et Charly Clerc, secrétaire.

Le syndic Roland Studer, les municipaux Juan Barca, Irène Waber, Pascal Chassay et Alain Bonzon ; Stéphane Schneider, président du Conseil et Charly Clerc, secrétaire.

L’esprit des forgerons règne à Pompaples, comme en témoignent le marteau et la pince de l’écusson: force et patience sont plus que jamais nécessaires à la gestion d’un village. Lors de la séance du Conseil général du 6 décembre dernier, le nouveau et dynamique président, Stéphane Schneider, remercie chaleureusement les conseillers, pour qui la vie politique reste une mission bénévole de service à la population.

Comme pour nombre de communes, plus de la moitié du budget échappe désormais au contrôle des autorités. Le développement des associations intercommunales et des groupements régionaux, les péréquations et répartitions cantonales, notamment pour la facture sociale et la réforme de la police, prennent une place grandissante... Pour ce qui reste et demande décision, la prudence s’impose donc. Le budget de 2,3 millions pour 2013, prévoyant un déficit de Fr. 150 000.– (soit 6.5%), est accepté à l’unanimité, comprenant Fr. 70 000.– d’amortissements obligatoires.

Plusieurs investissements sont reportés, mais le village se lance dans l’assainissement de la rue du Four suite à la construction de nouveaux bâtiments et à l’exigence de mise en séparatif des eaux claires et usées. Un caniveau central, une conduite incendie et de nouveaux collecteurs devisés à Fr. 600 000.– seront financés par des fonds existants et par un emprunt sur 30 ans. Un règlement sur la protection des arbres est également accepté, rendant plus simples les démarches des propriétaires tout en conservant le patrimoine forestier.

Le procès-verbal de l’assemblée, comme à l’accoutumée, sera calligraphié à la plume dans le grand livre de la commune par le secrétaire Charly Clerc, l’un des derniers à garder cette belle coutume dans le canton. Longue vie au Milieu du Monde!
Photo Sébastien Krauer

De g. à dr.: Stéphane Schneider président du Conseil et Charly Clerc secrétaire.

Pompaples: déchets et épuration à l’ordre du jour du conseil

De g. à dr.:  Stéphane Schneider président du Conseil  et Charly Clerc secrétaire.

De g. à dr.: Stéphane Schneider président du Conseil
et Charly Clerc secrétaire.

Un Conseil général réaliste et pragmatique

Pour sa première présidence du Conseil général, Stéphane Schneider salue la présence d’une trentaine de membres du législatif et les informe sur certaines convenances policières en regard de la nouvelle formule mise en place. Ce dernier donne ensuite la parole au municipal Juan Barca responsable du dicastère des déchets pour la présentation du préavis municipal relatif à la révision du règlement sur la gestion et taxation des déchets. L’exposé très fouillé et visuel de l’application de la législation en vigueur sur la taxe au sac, dans l’optique de réduire les coûts et de faciliter le contrôle et le ramassage des déchets ménagers a rendu la salle très attentive.

Sur la base de: une couleur, un prix, une région, explication et définition des différentes modalités, entre autres sur les points de récolte des sacs, le financement de l’élimination selon les éléments du concept régional, concept censé éliminer le tourisme des déchets. Comme dans les localités déjà organisées, on trouvera quatre grandeurs conventionnelles allant de 17 à 110 litres, pour une valeur de Fr. 1.– à Fr. 6.–, et la commune percevra la rétrocession sur la taxe en fonction du tonnage collecté sur le territoire.

Prix cassés

Une baisse de points d’impôt en fonction des résultats obtenus avec le nouveau système est envisagée, ainsi qu’un allègement de la taxe en cas de naissance avec l’offre de sacs afin d’adoucir les charges financières en regard des couches, et, les enfants jusqu’à 10 ans sont exemptés de la taxe forfaitaire annuelle supputée à 80 francs. Concernant les déchets valorisables et encombrants, la formule actuelle reste de rigueur.
Après lecture des rapports des commissions qui se rallient au préavis municipal, le Conseil a donné son accord à la taxe au sac à l’unanimité moins quatre abstentions.

Les boues ne vont plus dans les champs

Deuxième point d’importance à l’ordre du jour, une demande de crédit de Fr. 54 000.– en faveur de l’entente intercommunale relative à l’épuration des eaux usées des communes de Ferreyres, La Sarraz et Pompaples, pour la mise en place d’un équipement fixe de déshydratation des boues de la station d’épuration.
Depuis 2008, les boues ne peuvent plus être épandues par les agriculteurs sur les terrains agricoles, elles doivent être incinérées à la STEP de Vidy.
Après la présentation explicite du municipal Alain Bonzon, la pertinence du projet et les rapports positifs des commissions, c’est à l’unanimité que l’organe délibérant accepte le crédit demandé.

Photo Alain Michaud

Ruth Kuffer avec son érable, avec Michel Besson, président du Conseil sortant et Stéphane Schneider nouveau président.

Pompaples: mené avec doigté

Ruth Kuffer avec son érable, avec Michel Besson, président du Conseil sortant et Stéphane Schneider nouveau président.

Ruth Kuffer avec son érable, avec Michel Besson, président du Conseil sortant et Stéphane Schneider nouveau président.

Des finances saines

Sous la présidence pour une dernière fois de Michel Besson, le Conseil général de Pompaples s’est réuni dernièrement à la salle communale de la Biolle. Après la lecture du préavis municipal par Juan Barca et du rapport de la commission de gestion par Gilles Pittet, les 31 conseillers présents ont adopté sans question et à l’unanimité les comptes de l’exercice 2011, qui présentent aux charges Fr. 2 811 651.– et aux recettes Fr. 2 819 720.–, soit un bénéfice de Fr. 8 068.–.

Protection civile en mutation

Dans le cadre du réaménagement cantonal de la Protection civile, la commune de Pompaples se voit «bousculée» avec le nouveau découpage qui doit ramener le nombre des régions de 21 à 10, cela en regard des nouveaux districts. A cet effet, Pompaples se doit de quitter l’ ORPC de Cossonay pour rejoindre l’ORPC de Morges, qui va compter pas moins de 62 communes dans sa zone. Après lecture du préavis municipal par Pascal Chassay et du rapport de la commission ad hoc par M. Bichsel, l’assemblée accepte unanimement cette nouvelle mouture.

Election du bureau du Conseil

Le président en place, Michel Besson, souhaite se retirer après quatre ans de fonction. A cet effet, il présente en la personne de Stéphane Schneider, établi au village depuis 1998, un membre du Conseil qui consent à le remplacer. Personne dans la salle ne portant intérêt à cette charge, l’organe délibérant a élu ce dernier par 23 voix sur 31 bulletins délivrés.

Dans l’élan, est élu à la vice-présidence, Jean-Claude Desarzens avec 30 voix, et par applaudissements, comme secrétaire, Charly Clerc, et comme scrutateurs, Dominique Leemann et Vincent Studer.

A l’heure des communications, le président fait part du nom des bénéficiaires du montant des jetons de présence des conseillers; ils seront versés pour 2011, au foyer pour enfants en difficulté «La Cigale» et, pour 2012, à l’Association «Les Chapiteaux du cœur», choix approuvé par l’assemblée.

Le syndic, Roland Studer, présente le nouvel employé communal qui va remplacer madame Ruth Kuffer laquelle a fonctionné 16 ans à la conciergerie des bâtiments communaux et qui prend une retraite méritée. Il se fait le devoir et le plaisir à l’occasion de ces départs, de remercier chaleureusement et de remettre le cadeau idoine à Michel Besson pour son entregent. Il remercie aussi Ruth Kuffer pour sa serviabilité et gentillesse, en lui offrant un magnifique plant d’érable du Japon.

Photo Alain Michaud

Une Municipalité heureuse : Roland Studer, Irène Waber, Juan Barca et Alain Bonzon (absent Pascal Chassay).

Pompaples: conseil général court mais bref

Une Municipalité heureuse : Roland Studer, Irène Waber, Juan Barca et Alain Bonzon (absent Pascal Chassay).

Une Municipalité heureuse : Roland Studer, Irène Waber, Juan Barca et Alain Bonzon (absent Pascal Chassay).

Tous les sujets ayant été traités lors du dernier conseil en octobre, il ne restait que le budget 2011 à adopter.

La météo a retardé quelque peu le municipal des finances, Juan Barca, et le président, Michel Besson, a donc un peu bousculé l’ordre du jour en l’attendant.

Le syndic, Roland Studer a annoncé l’engagement de deux écoliers, Laurivia Freymond et Dylan Ferreira pour aider la population venant amener ses déchets. Ils ont eu une petite formation, ont visité d’autres déchetteries et seront présents le mercredi et le samedi pour donner un coup de main.

Déficit raisonnable

Le budget 2011, enfin présenté par le municipal en charge, Juan Barca, présente un déficit de Fr. 94 915.– sur un total de Fr. 2 021 508.–. La commission ad hoc a qualifié ce déficit de raisonnable et réaliste. Quelques points sont indépendants de la gestion communale, par exemple, la commune doit augmenter sa participation aux frais des transports régionaux selon un budget indiqué par l’Etat.

Juan Barca espère que la nouvelle formule de périquation n’apportera pas de mauvaises surprises, mais est assez confiant, car son but est justement d’empêcher les communes de moduler leur contribution.

Tous les municipaux se représenteront en 2011

Dans un bref discours, le syndic, Roland Studer, a annoncé, (une bonne ou mauvaise nouvelle selon le point de vue), que les cinq municipaux allaient se représenter aux élections communales, même si toute candidature serait la bienvenue. Il a enfin remercié le Conseil pour son travail.

Photo Natacha Mahaim

Aux petits soins d'un ruisseau

Matinée au chevet de Dame Nature

Aux petits soins d'un ruisseau

Aux petits soins d'un ruisseau

Fixée au 20 mars dernier, cette sortie «Forêt» a rassemblé 23 adultes et deux enfants. C’est donc sous la houlette de Roland Studer, syndic de Pompaples, que le groupe a pris la direction de Saint-Loup avant d’emprunter un raccourci, histoire d’arriver au plus vite à l’endroit choisi.

En l’occurrence, un ruisseau, provenant du surplus du captage d’eau de La Sarraz, qui a tendance à déborder et à filer dans le Nozon lorsqu’il n’est pas dégagé.

Atmosphère bucolique aidant, le syndic a souhaité la bienvenue à tous avant de répartir les tâches à effectuer et de conclure que les «9 heures auraient lieu à 10 heures!» Constituées spontanément, les équipes se sont éparpillées en aval et en amont du ruisseau.

L’occasion rêvée pour interviewer Roland Studer qui, après 10 ans à la Municipalité, a repris il y a 2 ans la syndicature de Pompaples suite au décès du regretté Jean-Michel Delafontaine. «En fait, explique Roland Studer, ces sorties «Forêt» sont organisées depuis une vingtaine d’années. Elles permettent à la fois aux villageois de se montrer utiles et de tisser des liens.

En automne, je fais le tour de la commune avec le garde-forestier et l’ingénieur-forestier. Je propose de nettoyer tel coin et ils me donnent leur avis et… leur aval!» Mieux encore, cette journée participative est source d’économie en temps, en argent et en énergie : «Le travail fourni par l’équipe d’aujourd’hui, poursuit Roland Studer, évitera ainsi à Patrick Favey, notre employé communal, de passer une semaine à libérer ce ruisseau.» En contrepartie, la commune se montre généreuse: «La pause de 10 heures comme le repas de midi sont offerts aux participants.»

Une demi-journée de bénévolat et basta !

Démarrée à huit heures sonnantes, cette sortie s’achève par un excellent repas de midi. «Il y a 4 ans, se souvient Roland Studer, nous avions choisi un endroit qui nécessitait de gros travaux d’où l’obligation de se remettre à la tâche l’après-midi. Les gens étaient plus que fatigués et certains ne sont pas revenus depuis à nos sorties. Raison pour laquelle, on se limite à demander une présence de huit heures à midi.

Et pour réunir un maximum de monde, on fixe la date de cette sortie en début d’année afin que les participants puissent s’organiser longtemps à l’avance.» Seul petit bémol: «C’est dommage que l’on retrouve presque toujours les mêmes personnes…» Ce qui ne semble guère déranger Adeline et Antoinette qui débroussaillent allègrement les taillis. Toutes deux installées depuis peu à Pompaples adorent cette sortie: «On part dans un coin et on papote entre femmes, gloussent-elles!»

Quant à René-Pierre Jobin, occupé à libérer le ruisseau, il apprécie de retrouver des amis. Membre du Conseil Général, il participe à ces sorties depuis leur création. «L’an dernier, la Jeunesse de Pompaples est venue nous aider. C’était très sympa d’avoir des jeunes.»

Les taillis à nouveau en vogue

De la forêt de Pompaples, Harry Kleiner, garde-forestier, en connaît les moindres recoins.
«Cette forêt se particularise par ses taillis. Les sols de la région étant très superficiels, il y a peu de terre et il est donc difficile d’avoir des arbres de première grandeur, explique-t-il.

Ces taillis ont été très précieux durant des siècles, notamment pour le bois de feu mais aussi pour les trois tanneries qui existaient alentour - la dernière sise à La Sarraz a fermé dans les années 60. Par la suite, ces taillis ont été laissés à l’abandon. Maintenant, ayant pris conscience de leur utilité, on y revient de manière plus scientifique.

On sait que le taillis croît durant 30 ans puis sature avant de pourrir autour de 50 ans. Pour préserver ce qui doit l’être tout en renouvelant des secteurs forestiers, une planification est élaborée dans laquelle se superposent plusieurs raisonnements : forestier, botaniste, protection de la nature, mycologue ainsi qu’un spécialiste des insectes afin de trouver un compromis.»

De quoi assurer une longue et belle vie aux bois de Pompaples.

Photo Josianne Rigoli

Pompaples : place de jeux acceptée

Aurore Meige, municipale, lors de la présentation de la place de jeux

Aurore Meige, municipale, lors de la présentation de la place de jeux

Le Conseil général de Pompaples a entériné le projet d’importance qui offrira aux enfants de toutes tranches d’âge la possibilité de donner libre cours à leur créativité.

Débats rondement menés jeudi 8 octobre, au Conseil général de Pompaples présidé par Michel Besson. La séance a été marquée par une démission et six admissions, portant à 58 l’effectif de l’organe délibérant, pour une population de 770 habitants.

Le Conseil général a suivi sa Municipalité qui proposait le maintien du taux d’imposition à 72%, vu la bonne situation financière et une marge d’autofinancement pour l’instant suffisante.

Marge qui s’élève à 545’961 francs grâce aux bénéfices sur la vente des titres Romande Energie, ce qui permet de couvrir les amortissements obligatoires.

La proposition municipale en matière de vacations de ses membres, de passer le tarif à l’heure de 25 à 30 francs, aux fins d’harmonisation avec celui généralement appliqué dans les communes voisines, a trouvé l’aval de la commission des finances et de l’assemblée.

Des jeux pour Fr. 180 000.–

Les autorités de Pompaples vont de l’avant pour moderniser leurs infrastructures ludiques. Un projet qui a débuté en 2006 par une série de devis pour simplement remplacer les anciens jeux.

Les montants se situaient alors entre Fr. 60 000.– et Fr. 80 000.–. En 2008, le quartier en Champ-Montanney s’est débloqué après dix ans de tractations. Le plan de quartier prévoyant une zone de verdure de 1000 m2, la Municipalité a souhaité lier à cette surface l’aménagement de la place de jeux.

Aurore Meige, municipale des parcs et promenades, a visualisé l’élaboration du projet et exposé avec conviction les motifs du besoin.

L’aménagement aux exigences de sécurité à la norme européenne s’organise en trois zones distinctes: au nord de l’ancienne place de jeux, celle des «petits, 1-5 ans» avec des puces et une balançoire, au sud, celle des «moyens, 5-10 ans» avec une tour «multi-activités», un toboggan et deux grandes balançoires.

Sur le nouveau terrain (zone de verdure), celle des «grands, 10 ans et plus» avec deux tables de ping-pong et deux boulodromes. Sans oublier des espaces libres avec des bancs et deux tables de pique-nique, le tout devisé à Fr. 180 000.–.

Avec une présentation persuasive, l’aval de la commission d’étude, et malgré un rapport de retenue de la commission des finances, l’assemblée à l’unanimité, moins deux oppositions et trois abstentions a accepté la réalisation des travaux pour une place de jeux plus belle et attractive qu’avant.

Photo Alain Michaud