Orbe : le cap des six mille habitants franchi

Le syndic Claude Recordon, Steve Martignier avec son amie Dumbia Da Venda.

Le syndic Claude Recordon, Steve Martignier avec son amie Dumbia Da Venda.

Ils étaient près de huitante habitants à avoir répondu à l’invitation de la Municipalité pour faire connaissance avec leur nouveau lieu d’habitation. Le syndic a présenté la localité dans ses grandes lignes avant de transmettre la parole aux municipaux qui ont évoqué leur dicastère.

Les nouveaux venus ont pu se rendre compte que les autorités étaient tournées vers l’avenir. Plusieurs projets sont en passe de réalisation comme la Garderie Saint-Claude, qui accueillera 66 petits enfants dans le premier semestre de 2011, la caserne des pompiers dont le projet de construction prend forme et s’implantera, à proximité de l’entreprise Nestlé et au bord de la route de contournement.

Sur le plan scolaire, l’extension du site de Montchoisi est au programme tout comme l’ouverture d’une UAPE, sans oublier le projet Pôle Sud qui devrait permettre l’implantation d’une zone d’habitation d’envergure.

Un geste salvateur

Au terme de la partie officielle, le syndic a remis quelques présents à la 6000e habitante urbigène, en la personne de Mlle Dumia Da Venda (encadré).

Il a aussi remis un cadeau à la famille de Valérie et Patrick Malignon, qui avait non seulement donné l’alerte lors de l’incendie des immeubles des Terreaux mais qui avait prévenu les locataires du sinistre, évitant ainsi des drames humains.

Mieux que Montreux !

Dans le cadre des conversations avec ces nouveaux Urbigènes, il s’est avéré qu’il est toujours difficile de trouver des logements à Orbe. D’une manière quasi unanime, les familles sont heureuses d’avoir choisi notre petite ville pour y vivre.

Un ancien Montreusien a même confié que la cité était mieux achalandée que son ancien fief, car il trouvait ce qui lui était nécessaire alors que la cité du bord du lac Léman n’a plus de boucherie artisanale, ni de Coop.

Au cours de la verrée qui a suivi la manifestation officielle, plusieurs personnes ont pu faire connaissance et certains se sont même trouvés des liens de parenté ignorés.

Tout cela dans une ambiance agréable au cours de laquelle les conversations allaient bon train. L’occasion aussi pour l’Omnibus de souhaiter la bienvenue  aux nouveaux habitants d’Orbe.

Elle est la 6000e

Le 16 octobre dernier, Dumia Da Venda venait déposer ses papiers au contrôle des habitants, devenant du même coup la 6000e habitante de la localité. C’est en faisant la connaissance de son ami, Steve Martignier de Vaulion, que cette jeune Portugaise de Santarem (centre du pays) a tranquillement envisagé de quitter Nyon où elle résidait.

Comme son compagnon travaille dans l’horlogerie à la Vallée de Joux et elle à Genève dans le domaine bancaire, il a fallu trouver un appartement à mi-distance pour que le couple puisse développer sa relation et c’est à Orbe qu’ils ont finalement jeté l’ancre.

Fine cuisinière

Contrairement à Steve qui a vécu les premiers mois de sa vie à Orbe, Dumia ne connaissait pas la localité. C’est pourquoi elle est venue se rendre compte de l’endroit et a apprécié le centre de ville où tous les commerces sont réunis sur un petit périmètre comme les différentes administrations.

Les jeunes gens ont trouvé refuge aux Covets. La présence de la rivière a été aussi déterminante dans le choix, dans la mesure où Dumia apprécie l’eau et les poissons. Elle est du reste bonne cuisinière.

Mais, pour que Steve apprécie pleinement les talents culinaires de sa compagne, elle espère trouver un emploi ailleurs qu’à Genève car les trajets sont longs et ne lui permettent pas de «gâter» l’horloger de l’Orient!

Texte : Jean-Jacques Dupuis, photo Pierre Mercier

Ballaigues : des jeunes à l’EMS du Jura

Et déjà quelques lots ont été distribués

Et déjà quelques lots ont été distribués

Samedi dernier, les occupants de l’EMS de Ballaigues reçurent une visite un peu spéciale…

En effet les membres de la jeunesse du village se réunirent à l’EMS afin d’y organiser un loto pour les plus anciens. Chaque jeune du village apporta deux lots qui furent gagnés aux cris des «quines», «double-quines» ou «cartons».

L’après-midi de l’EMS fut ainsi bien animé et les organisateurs apprécièrent tout autant ce moment que les occupants! Une idée à refaire…

Photo Simon Leresche

Vallorbe : soirée annuelle de la Patriote

Deux des jubilaires:  Marcel Anex et Josiane Teuscher.

Deux des jubilaires: Marcel Anex et Josiane Teuscher.

La Patriote est le chœur mixte vallorbier dont le répertoire préféré est la musique populaire et actuelle. Elle peut se targuer de société conviviale et festive. Il paraît que les répétitions ne sont pas tristes.

Chaque année elle propose une partie chantée et une théâtrale. Le costume traditionnel vaudois est habituel, mais pas obligatoire pour les nouveaux membres. Comme bon nombre de sociétés traditionnelles elle recrute volontiers de nouveaux membres pour étoffer le contingent.

Yvonne Cochet, la présidente invite les spectateurs les 4, 5 et 6 juin 2010 au Giron du Pied-du-Jura qui aura lieu à Vallorbe. Du travail en vue  Dix sociétés, 400 chanteurs se sont inscrits. Concerts programmés, improvisés, bals, cortèges, bref,  il y aura de l’animation. Les jubilaires Eliane et Marcel Anex ainsi que Josiane et Fritz Teuscher ont été récompensés pour 60 ans de chant chaque couple.

Le 31 janvier le traditionnel thé-théâtre aura lieu au Casino. Elle remercie les comédiens pour leur engagement personnel, il paraît que les rôles n’ont jamais étés si bien appris. Il est à noter le courage du nouveau directeur J.-J. Bardet d’avoir relevé le défi de reprendre la direction du chœur un mois seulement avant cette soirée. Après la partie chantée, deux pièces de théâtre ont été interprétées.

L’Académie des sous-doués puis Régis, comédie  en deux actes. Ce n’est pas le genre de la maison de faire dans la tragédie. C’est de la bonne humeur et des gags du début à la fin. Les 350 spectateurs présents en ont encore les larmes aux yeux, de rire bien entendu.

Un bal conduit par Jump a entraîné les danseurs de bonne heure le matin, paraît-il. Une soirée pareille demande beaucoup de sacrifices, mais il est réjouissant que dans notre commune, la population joue le jeu et remplisse régulièrement la salle du Casino.

Il faut aussi remercier les bénévoles qui ont préparé le buffet de pâtisseries et autres amuse-bouches. Les répétitions ont lieu tous les jeudis au Casino.

Photo Jean-Louis Löffel

Vallorbe : une aide bienvenue pour la patinoire

Jean Fleurimont, rapporteur

Jean Fleurimont, rapporteur

La patinoire des trois vallons a connu passablement de problèmes ces derniers temps, ainsi le conseil communal a autorisé la Municipalité à verser, en 2009, une aide unique de Fr. 75’000.- Puis à l’avenir de verser une subvention annuelle de Fr. 75’000.-, soit Fr. 25’000.- supplémentaires.

L’équipement de parcelles au lieu-dit «Les Grands Marais» a été avalisé. La dépense sera amortie par la vente de la parcelle N°735. Un élargissement de la route, un trottoir, ainsi que l’éclairage public est prévu. Les travaux se feront après l’hiver.

La Municipalité informe le conseil que les choses bougent pour l’accueil de jour des réfugiés. Hasard?

En effet les CFF ont donné l’autorisation de mettre à l’enquête publique les modules prévus  à l’ancienne gare marchandise qui recevront les locaux de l’Aravoh.

Un concept de nettoyage et de sécurité de la gare est prévu Jean-Philippe Dépraz, président du Musée du Fer a déposé une motion dont le but est d’éloigner les «indésirables» sur l’esplanade de L’Isle.

En effet, cet endroit, prévu pour les piques-niques familliaux et les visiteurs du musée sont «squattés» par les réfugiés du CEP, voire des dealers. Les Vallorbiers ont déserté ce magnifique endroit.

C’est pourquoi, il propose après avoir consulté la Municipalité, d’inclure cette surface dans le périmètre du musée. Qui voudra utiliser ces installations devra passer par la caisse du musée du fer. L’entrée gratuite pour les habitants est prévue, afin de ne pas les pénaliser.

Ce projet a été bien accueilli par le conseil, la motion a été immédiatement prise en considération.

Faudra-t-il barricader tous les sites de loisir ?

En effet cela va donner des idées à la société de la piscine, la patinoire, les bords de l’Orbe. Comme certains conseillers l’ont relevé, ces mesures sont la conséquence du laxisme et de l’impunité qui ont saturé la patience des responsables des sites touristiques et des habitants.  

Photo Jean-Louis Löffel

Cartons du Cœur : on recherche président(e)

Il n’est plus besoin de vous dire l’utilité des Cartons du Cœur. Près de cent familles ont recours à cette  institution qui délivre des colis de nourriture pour permettre à chacun de manger correctement.

Une équipe d’une petite dizaine de personnes anime l’antenne d’Orbe qui est présidée par Mme Monique Geromini. Après dix ans d’activité et  après avoir repris un travail, cette dernière souhaite passer la main.

Dans son comité, personne ne désire reprendre la  tâche même si elle n’est pas trop ardue. Les gens en place se concentrent sur la recherche de nourriture et la tenue du  magasin qui est ouvert deux soirs par semaine (mardi et vendredi) pendant une heure (17 h. à 18 h.).

Ils n’ont plus cependant la responsabilité de livrer des cartons à domicile, comme c’était le cas par le passé.  La présidente a le souci du bon fonctionnement de cette petite entreprise qui a la chance de bénéficier de la générosité de plusieurs donateurs et de ne pas connaître de problèmes financiers.

Le groupe se réunit une fois tous les deux mois pour résoudre les problèmes et se verra pour son assemblée générale le 18 janvier 2010.

Ce job conviendrait bien à une personne qui a un peu de temps, à l’esprit forcément généreux et solidaire. Il serait étonnant que l’on ne trouve pas cet être humain, prêt à  soutenir les familles nécessiteuses et si vous avez cet esprit et l’envie d’aider, vous pouvez téléphoner au (024) 441 49 91 (en soirée) pour tout renseignement supplémentaire.

Merci Monique

Elle a connu les débuts de l’antenne urbigène, mise sur pied par Jacky Michaud, qui avait mis son arrière boutique au service des Cartons du Cœur pour lesquels il s’était mis à disposition à Yverdon avant de sentir la nécessité d’ouvrir un magasin à Orbe.

Puis, ce fut un premier déménagement à la rue Sainte-Claire où le dépôt est demeuré ouvert pendant six ans avant de se déplacer dans les anciens bureaux des Moulins Rod où il se trouve actuellement, car il a fallu agrandir en fonction de la précarité grandissante de la population. Monique Geromini a vécu toute cette évolution.

Elle a aimé  les moments de partage avec ses clients qui avaient aussi besoin de converser et partager leurs difficultés. Elle se  souvient aussi de cette maman de jumeaux, qui avait été abandonnée par son mari, et qu’elle avait accompagnée afin que les enfants puissent bénéficier de la nourriture et des soins indispensables.

Si il a fallu régir un peu la  distribution, elle ne manque pas de dire qu’il lui est arrivé de recevoir un téléphone, un samedi soir, d’une personne qui n’avait plus rien à manger et qu’il a fallu dépanner le lendemain.

Mais ce n’était qu’un cas isolé car les gens  dans le besoin ont pris l’habitude de venir se ravitailler au local. Pour tout ce dévouement, la communauté de l’ancien  district d’Orbe (Bavois et Chavornay exceptés) peut lui dire chaleureusement merci !

Rances : modération de trafic plébiscitée

Un Conseil général souriant

Un Conseil général souriant

Réuni mardi 10 novembre dernier à l’annexe de la grande salle, sous la présidence de Jacques Randin, le Conseil général de Rances après avoir assermenté deux nouveaux membres, Nicole et Fabrice Rouiller, se focalise sur le point principal de l’ordre du jour : la sécurité routière dans le village.

Comme entrée en matière, J.-B. Pfander,  rapporteur de la commission d’étude, a donné lecture d’un préavis favorable, et Alvaro Gonçalves a projeté une présentation très explicite des zones concernées.

L’essai de modération du trafic et de priorité de droite concernant la route cantonale traversant le village, en pratique depuis début mai 2009, doit être régularisé avant l’hiver. La restitution des éléments provisoires ( trafic-blocs), au service des routes pour la fin de l’année, amène le Conseil général à une prise de décision formelle.

La commission témoigne, par quelques exemples que les contrôles de vitesse effectués pendant l’essai démontrent l’effet positif des modérateurs mis en place.

A la hauteur de l’épicerie «Chez Renard», le 6 % des véhicules qui dépassaient alors le 50 km./h  a passé à 1%. Effet identique à la hauteur du garage «Les Damiers» pour les véhicules qui dépassaient le 70 km./h.

Afin de rester dans les limites du budget, la formule préconisée en alternative aux «trafic-blocs» engage à la pose de bacs à fleurs, de rondins de bois, marquages au sol en deux composants, aménagement d’un tronçon de trottoir sur la route de Mathod, et une signalisation verticale qui annonce les croisées.

Lignes jaunes et miroir aux alouettes !

Dans les prises de position et propositions, la création d’un passage pour piétons à la jonction route de Mathod route cantonale,  et un autre à la hauteur du café, ainsi que le maintien des miroirs existants, n’ont pas trouvé assentiment.

Vincent Yanef, représentant cantonal, explique le paradoxe sécuritaire que représentent ces attributs en regard d’une nouvelle philosophie de la sécurité routière.

Passages pour piétons et miroirs diminuent une réelle attention, particulièrement celle des enfants.

A ce titre, le canton est spécifiquement contre le maintien des miroirs, incompatibles avec une priorité de  droite, position que rejoignent commission et Municipalité.

La mise en œuvre d’un aménagement définitif n’est pas réalisable dans l’immédiat, à ce titre, certains seront provisoires et d’autres pourront s’avérer définitifs selon la situation.

Toutefois, les critiques et remarques n’ont pas empêché le préavis municipal qui demandait un droit d’emprunt de 40’000 francs pour effectuer ces aménagements sécuritaires, d’être accepté largement par 38 bulletins pour, 6 contre et un blanc.

En conclusion, Georges Jaquier syndic, rappelle à l’assemblée, que la réalisation globale de modération du trafic s’effectuera par étapes et en fonction des finances communales.

Photo Alain Michaud

Premier : label «Parc naturel régional»

M.-L. Poget et F. Bandieri

M.-L. Poget et F. Bandieri

Premier, ultime commune à la frontière du Parc Jurassien Vaudois.

Une séance d’information bienvenue et bien reçue

Marie-Louise Poget, municipale et initiatrice de cette présentation aux habitants de Premier, a permis de comprendre ce que pouvait signifier pour eux, de participer à cette démarche.

F. Bandieri, présidente du Parc jurassien Vaudois depuis quatre ans, était là pour informer et répondre aux diverses questions des citoyens qui seront bientôt appelés à se prononcer sur cet objet.

Un diaporama brossait un portrait de la faune et de la flore riche et variée, présente sur tout l’arc jurassien Vaudois, puis une présentation de l’économie pastorale, sylvicole et artisanale, de la conservation du patrimoine bâti, du tourisme, des fêtes régionales et des produits du terroir.

Le périmètre du Parc couvre aujourd’hui 532 km2 et regroupe 31 communes qui ont choisi de participer à cette démarche de création (2009-2010) puis, de passer à la phase de gestion (dès 2011) pour une durée de dix ans.

Le document constitutif, qui sera soumis en votation, d’un Parc régional est une Charte, approuvée pour 10 ans par les législatifs des communes. Il s’agit d’une forme d’engagement réciproque entre Commune, Canton et Confédération, autour d’objectifs et d’un programme d’actions communs.

Cadre officiel

Les Parcs sont un outil développé par l’Office fédéral de l’Environnement dans le cadre de la Loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage et de l’Ordonnance sur les Parcs.

L’outil Parc ne remplace ni les instruments de politique régionale (SECO) mis en œuvre par le Canton et les régions, ni les outils de politique agricole (OFAG) et forestière, mais se veut complémentaire.

On rappelle que cette association n’a aucun pouvoir législatif, donc pas de contrainte financière ou autre sur les communes (ou propriétaires), et qu’un Parc naturel régional est avant tout une opportunité offerte à la région pour travailler ensemble à des objectifs communs et que la décision des communes sera toujours déterminante.

La reconnaissance du label Parc permettra d’obtenir les financements tant fédéraux que cantonaux.

Conserver, entretenir et valoriser

Quelques objectifs du Parc: offrir une meilleure connaissance de la faune et flore dans la nature en développant un tourisme respectueux; soutenir le monde agricole et l’économie régionale axée sur le développement durable. L’entretien des chalets, avec le soutien financier du Fonds suisse pour le paysage. (FSP)

La restauration des murs en pierre sèches ( 60 km), soutenue  par le Canton et la Confédération à hauteur de 55% des frais. L’approvisionnement en eau, pour les hommes et le bétail, par la mise en valeur, et parfois la rénovation, des sources existantes. La coordination et la concrétisation des projets (ou objectifs) est réalisée par la direction du Parc, qui est aussi un maître d’œuvre au niveau des demandes de subventions et dans les démarches administratives.

Un soutien promotionnel à la commercialisation des produits du terroir au travers de l’association Les Saveurs du Jura vaudois et à l’économie de la région (commerce local, création d’emploi dans le tourisme et les services).

Les aides importantes du FSP ont permis de mettre en œuvre les premiers inventaires indispensables du patrimoine bâti (chalets d’alpage) dès 1995, et des travaux d’urgence furent entrepris.

Encourager l’éducation à l’environnement

Des campagnes «éducatives» dans les écoles sont déjà mises en place. Un projet-pilote et un concept de circulation des véhicules motorisés pour diminuer les impacts sur la faune, concernant l’application prochaine de la loi forestière, ont été imaginés et seront proposés aux communes.

Une autre préoccupation relevée par Mme Bandieri serait de «maîtriser» le tourisme pédestre et vététiste, en forêt et sur les alpages, qui sont liés à des débordements.

Informer et attirer l’attention d’un public, toujours plus nombreux sur les crêtes du Jura, afin qu’il ait de la retenue pour les habitats et milieux sensibles traversés en balades; que cela ne leur appartient pas, ce sont des biens privés. Les touristes ont des droits, certes, mais aussi des devoirs.

Cohabitation difficile avec les animaux de rente, vaches allaitantes ou vaches laitières avec le taureau sur les alpages, et ceux qui bouffent du bitume toute l’année et se croient libres de toutes contraintes dans la nature. Refermer les «clédars» (portails métalliques) après leur passage.

Le Vallon du Nozon concerné

Les villages de Juriens, La Praz, Premier, Romainmôtier et Vaulion soumettront à leurs concitoyens lors des prochaines votations, la demande d’adhésion pour le Parc naturel régional. Un projet qui rassemblera les énergies de toute une région et au niveau cantonal
A la question d’un participant sur la surface du futur Parc, pourquoi ne pas poursuivre sur tout le Jura ?

Mme Bandieri argumentait  «Il faut bien s’arrêter une fois, et surtout se donner les moyens de maîtriser  un territoire défini. Et puis d’autres demandes de Parc, concernant le Chasseral, et aussi dans le périmètre jurassien du canton de Bâle, ont été déposées. Du côté français, il existe le Parc naturel régional du Haut-Jura».

Ballaigues : AscoVaBaNo… ma lentano

Le restaurant de la Croix d'Or, au centre de Ballaigues

Le restaurant de la Croix d'Or, au centre de Ballaigues

Une adhésion difficile

Le président du Conseil communal de Ballaigues Nathanaël Bourgeois avait flairé que l’un des objets de l’ordre du jour allait donner lieu à une discussion nourrie. Il s’agit de l’adhésion, à l’AscoVaBaNo (Association scolaire intercommunale de Vallorbe, Ballaigues, Vallée du Nozon) qui effectivement a occupé une longue tranche de la séance de lundi soir dernier.

Il faut dire que ce genre d’adhésion, forcée et presque aveugle, à une association intercommunale dont on ne peut même pas changer les statuts, selon l’avis toujours livresque, théorique et très discutable du SECRI (Service des Communes et des Relations Institutionnelles), n’a pas soulevé l’enthousiasme.

Au point même que la commission proposait une modification des statuts et qu’une partie du Conseil, notamment représentée par Pierre-Luc Maillefer et Jean-Jacques Bourgeois, estimait inopportun de laisser à un pouvoir décentralisé le droit d’acquérir ou d’aliéner des immeubles, alors même que cette association ne disposera, du moins en début de vie, d’aucune assise financière propre et que les communes resteront … solidairement responsables du paiement de dettes qu’elles n’auraient pas contractées.

Il a fallu toute la capacité de persuasion du syndic Raphaël Darbellay, qui siègera au comité exécutif de l’Association et qui a assuré qu’il le fera en contrôlant très strictement sa gestion, pour que finalement l’adhésion soit votée.

Avec il est vrai un nombre très important d’abstentions, signes manifestes de défiance à l’égard d’une construction juridique pas très prometteuse. A relever enfin que même du côté des  défenseurs de la nouvelle structure, des critiques assez vertes ont été faites à des statuts qui visiblement ne sont que le fruit du travail de juristes cantonaux bien au chaud dans leur bureau et peu au fait des réalités de la vie.

Un budget 2010 équilibré

La Municipalité a également déposé son projet de budget 2010. Etabli sur des bases conservatrices, mais avec quelques points d’interrogation sur le futur produit des impôts des personnes morales, le budget prévoit un léger excédent de recettes, qui prouve quelque part s’il le fallait encore que Ballaigues est une commune aisée.

Une commune qui normalement devrait bénéficier depuis 2011 de la nouvelle mouture de la péréquation intercommunale, si l’on en croit les chiffres provisoires annoncés par le syndic.

Véhicule pour la voirie

C’est sans discussion et sans doute un peu fatigués par la première partie animée de la séance que les conseillers ont enfin voté à l’unanimité un crédit de Fr. 81’000.—pour l’acquisition d’un nouveau véhicule multi-bennes pour la commune.

Photo Olivier Gfeller

Juriens : énergies renouvelables

Photo montage

Photo montage

Energies Naturelles Mollendruz SA

Dans le cadre des Journées de la Technique 2009 (du 5 au 15 novembre), le Service des Energies (Yverdon) organisait un point d’information publique, relatif au projet d’implantation d’un parc éolien dans la région du col du Mollendruz, et qui concerne plusieurs communes riveraines : Juriens, La Praz, Vaulion et Mont-la-Ville, dont trois sont propriétaires fonciers des terrains concernés par cette future implantation, ainsi que la ville d’Yverdon-les-Bains.

Les représentants des communes concernées étaient présents. Ils purent échanger des propos concernant leurs motivations, parler des résultats des études spécialisées concernant: le bruit, les sols, les milieux naturels, les oiseaux, sédentaires ou migrateurs, les chauves-souris et la forêt.

Certains élus ont clairement exprimé le fait que le risque zéro n’existe pas. Selon l’expertise des oiseaux (L. Maumary, ornithologue), dans l’ensemble les impacts prévisibles sur les oiseaux nicheurs peuvent globalement être considérés comme faibles. La nidification de l’Alouette lulu sur les affleurements rocheux était prise en compte pour l’emplacement des éoliennes.

Il faut rappeler, que les collisions contre les câbles aériens des lignes à haute tension et les vitrages sont une source de mortalité bien plus importante pour les oiseaux, car ce sont des structures peu visibles.

Présentation audio-visuelle

Cédric Pillonnel municipal (en charge du dossier pour Yverdon) présentait le travail audio-visuel réalisé par la Haute Ecole d’Ingénierie (heig-vd) et parlait des avancements du projet. La démarche de ce projet ne vient pas d’investisseurs (qui dit, actionnaires, et gros sous dans leurs poches!) Mais de plusieurs villes et communes.

C’est une approche collective pour une énergie verte. José Paradela, syndic de Juriens : «ce projet est une possibilité intéressante qui nous est offerte de démontrer que les petites communes, Juriens, La Praz, Vaulion et Mont-la-Ville, peuvent se positionner dans le développement du canton et dans des domaines qui ne trouveraient certainement pas leur place dans des endroits à forte densité de population.

C’est aussi un instrument de réflexion pour nos communes du pied du Jura, avec de grands territoires forestiers, qui pourraient voir un développement des énergies vertes, bénéfiques non seulement pour l’environnement, mais économiquement».

Photo Marlène Rézenne

NDLR : cette contribution concerne également les communes de Vaulion, La Praz, Yverdon-les-Bains et Mont-la-Ville

Prévention : pas de baguette magique

Les intervenants : Rose-Marie Notz, Fondation Vaudoise contre l’alcoolisme, Patrick Tharin, doyen de l’établissement scolaire de Baulmes, Karine Nidecker de l’Espace Ressources, Sarah Duflon de l’équipe Depart, et Anne-Michelle Demierre de l’Association Parents Jeunes Cannabis.

Les intervenants : Rose-Marie Notz, Fondation Vaudoise contre l’alcoolisme, Patrick Tharin, doyen de l’établissement scolaire de Baulmes, Karine Nidecker de l’Espace Ressources, Sarah Duflon de l’équipe Depart, et Anne-Michelle Demierre de l’Association Parents Jeunes Cannabis.

«La prévention c’est l’affaire de tous» Les jeunes et la consommation de substances, c’était le thème choisi par le groupe, lors du dernier café-rencontre de la semaine dernière.

Le mercredi 4 novembre, au restaurant de la Balance à Corcelles-sur-Chavornay, quelques personnes se sont déplacées afin de débattre d’un sujet qui devrait être plutôt préoccupant.

Mais comment parler de l’abus d’alcool à nos jeunes sans les saouler ?

Il est assez rassurant ou inquiétant, pour des parents en détresse, de voir le nombre toujours croissant de ces diverses associations, fondations, enseignants et autres personnes qui mettent leurs expériences et leurs conseils à leur disposition.

Certes, la baguette magique n’existe, hélas, pas encore afin de trouver des solutions pour nos jeunes et leurs familles en détresse. Mais justement, ces cafés-rencontres permettent de donner quelques pistes aux personnes présentes.

Alcool, cannabis et autressubstances, un rite de passage de l’enfance à l’adulte ?

C’est la question que l’on se pose souvent. Même si l’on doit parfois dédramatiser certaines situations, il faut rester bien vigilant. L’adolescence n’est pas un passage facile, et nombre de parents se trouvent désarmés face à leurs jeunes adultes en crise. Il est plaisant d’apprendre que dans certaines sociétés de jeunesse, les «anciens» surveillent les plus jeunes lors de sorties afin d’éviter que la fête ne se termine trop mal.

Un papa interpelle l’assemblée: «de quelle manière, des jeunes de treize ans, peuvent-ils se rendre dans les bals et se retrouver vers les trois heures du matin, complètement saouls et dans un état préoccupant ?». Est-ce aux sociétés de jeunesse de faire «la police» aux entrées des bals ? Alors que l’on sait avec quelle facilité certains jeunes gens se procurent de fausses cartes d’identité.

Serait-ce le rôle de la police de faire des rondes afin de confisquer les bouteilles d’alcool fort à des jeunes de moins de dix-huit ans qui font du «binge drinking» (consommation rapide d’alcool) afin d’être plus vite en «état de s’éclater» ?

Comment ne pas être inquiet quand on apprend avec quelle facilité les jeunes peuvent se procurer n’importe quelles substances, y compris de la cocaïne.

Mais alors que faire ?

Et si on tirait tous à la même corde plutôt que perdre son temps à chercher les coupables. Parents, enseignants, autorités, polices et autres membres de la société, reprenons les choses en mains afin de rassurer nos adolescents en leur posant ce qui les aide, tout compte fait le plus, des limites…

Un petit coup de gueule…
Permettez-moi de juste rajouter un petit mot d’humeur.
Quand on voit avec quelle passion et patience le groupe de «la prévention c’est l’affaire de tous» s’investit dans notre région, il est vraiment regrettable de constater le peu de parents qui se sentent concernés par les débats proposés.

Peut-être que si le sujet était «adolescents et parents, c’est l’accord parfait» il y aurait plus de public ?

Là, je l’avoue, en qualité de maman et membre d’une autorité communale, je m’interroge…

Photo Sylvie Troyon

La Praz : Laurent Bortolotti et Jean-Yves Poupin

Jean-Yves Poupin au piano et Laurent Bortolotti  aux claquettes et pantomime

Jean-Yves Poupin au piano et Laurent Bortolotti aux claquettes et pantomime

La S’OcCuPraz  nous a fait découvrir le monde théâtral et musical de Laurent Bortolotti et Jean-Yves Poupin

La première partie se déroula sous les sons «jazzy» du pianiste Jean-Yves Poupin, où compositions personnelles se lièrent à des morceaux connus tels que des pièces de Thelonius Monk et d’Erik Satie. Un doigté impressionnant, qui très vite  déclencha une atmosphère mélodieuse dans toute la salle.

Poupin nous donna également un aperçu de quelques pièces de son CD «rythm n’ dream vol. 3», où piano, accordéon, contrebasse, batterie et percussion se mélangent, toujours dans un style jazzy, entraînant.

C’est après une petite pause café/dessert que le spectacle continua. Cette fois-ci, le piano allait former le cadre dans lequel Laurent Bortolotti nous raconta une histoire, tout en suivant le rythme de la musique, avec ses claquettes.

Beaucoup d’expressions faciales, de mimes, de gestes théâtraux, accompagnés d’un talentueux jeu de claquettes. L’histoire illustrait un jeune homme, Pierre, plein d’espoir, débarquant à Broadway, le symbole de la réussite pour tous les artistes du monde entier voulant faire carrière. Pierre était accompagné de son fidèle compagnon: l’oiseau.

Puis le conte laissa la place à l’imagination de chacun. Beaucoup diront que le succès de Pierre l’a rendu aveugle, oubliant l’essentiel : l’amitié, en chassant l’oiseau. D’autres parleront de tragédie, puisque une fois l’oiseau décédé, Pierre se trouva bien seul et abandonna sa carrière…

J’en ai déjà trop dit! Une chose est sûre, c’est que nous avons tous pu voir et entendre le talent de Laurent Bortolotti, autant dans son rôle de comédien que de danseur, ainsi que la complicité entre la musique, la danse et le théâtre.

De la soupe à la courge entre autre, une soirée à la lueur des bougies frémissantes, de la musique entraînante, une histoire touchante, tout pour transformer monstres et démons d’Halloween en douceur poétique!

Photo Emma Willis

Montcherand : à toute vapeur

Une infime partie de la collection

Une infime partie de la collection

Son père en possédait une, une machine à vapeur miniature acquise en 1936 chez Matthey jouets à Vallorbe, un objet technique qui, dans les jeunes années de François Viret divertissait père et fils.

Par la suite, le jouet fut relégué au galetas parmi bien d’autres objets hétéroclites.  Puis un jour le souvenir de ces moments ludiques refait surface, et la machine à vapeur sort de l’oubli pour amuser et stimuler les prémices d’intérêt de François Viret et son fils Benoît.

C’est dans la période des années 80, qu’il découvre chez un antiquaire une vieille machine à vapeur très mal en point, et de décider de l’acquérir afin de tenter de la remettre en état de fonctionner.

Après cette expérience passionnante et réussie, l’envie d’acquisition de machines à vapeur anciennes se fait jour, particulièrement à ses débuts pour pratiquer la restauration de ces engins rugissants, afin de leur redonner vie.

De fil en aiguille, la passion se fait plus forte, et débouche sur la recherche de trouvailles opportunes, et l’achat de nouvelles pièces découvertes de brocantes en marché «internet» permet de compléter au cours du temps une collection  étonnante. Un nombre de machines à vapeur qui avoisine actuellement une huitantaine de pièces, qui va de la locomotive au rouleau compresseur et une quantité de machines à vapeur de toutes sortes, réparties de manière exubérante dans toute la maisonnée.

Les premières machines à vapeur miniaturisées n’étaient pas des jouets, mais utilisées pour faire la démonstration de l’utilisation de la force vapeur chez les industriels. Très rapidement  la branche du jouet a trouvé un créneau, qui a permis de développer les trains miniatures, voir des rouleaux compresseurs, et, naturellement les machines à vapeur pour faire fonctionner toutes sortes d’objets techniques.

Les marques principales sont : Doll, Falk, Mecano, Märklin et Plank. Les premières machines à vapeur fabriquées étaient à chaudière verticale, ensuite, vers 1920, la formule de chaudière horizontale est venue plus à la mode.

François Viret avoue qu’il est toujours plus difficile de trouver de nouvelles pièces de qualité qui sortent de l’ordinaire, avec la quantité d’objets déjà recueillis ; il se retrouve fréquemment avec des découvertes qui représentent des «doublons», de plus les prix du marché dans le domaine ont pris l’ascenseur.

A cet effet, il a pris l’option de se lancer dans la création et fabrication de machines à vapeur pour étoffer sa collection (photo), certaines créations lui ont demandé plus de cent heures de travail. Dans cet engouement, il a, avec son fils Benoît, acquis et mis en fonction une locomotive à vapeur autrichienne de 1900 «Krauss» qui paraît petite, mais  avec une force de traction pour un convoi de six enfants.

Actuellement, le duo père et fils se lance dans la construction d’une nouvelle locomotive deux fois plus conséquente, et François Viret de dire d’un air malicieux, l’avenir est assuré pour bien quelques heures d’occupation captivante.

Photo Alain Michaud