Orbe: jubilaire à la commune

Christine Vuagniaux, fidèle à son poste depuis trente années

Christine Vuagniaux, fidèle à son poste depuis trente années

L’adjointe au greffe municipal d’Orbe, Christine Vuagniaux, a fêté ses trente années de service. Vous pourrez me dire que ce n’est pas complètement inhabituel, mais ce qui est peut-être moins commun, c’est de célébrer cet événement à seulement quarante-six ans.

Et comme elle aime la gastronomie et les bons vins, la Municipalité d’Orbe in-corpore l’a, avec plaisir, invitée et accompagnée le 2 octobre passé, dans un restaurant réputé de la région pour fêter l’événement.

C’est à l’âge de seize ans, le 1er août 1979, que Christine commence son apprentissage comme employée de commerce, sous la direction du greffier municipal de l’époque, Louis Ducraux.

Les lendemains de séance d’alors, le mercredi matin, étaient plutôt bruyants par rapport à aujourd’hui. Les Hermès Ambassador de l’époque faisant un boucan d’enfer lorsqu’il fallait dactylographier les divers rapports, courriers et autres procès-verbaux.

Depuis, même si Christine continue à prendre toutes ses notes en sténo, il faut reconnaître que l’évolution des outils de bureautique ont rendu les choses plus faciles et surtout plus silencieuses.

La super-secrétaire

Depuis toutes ces années au service de la commune d’Orbe, elle en a vu passer des dossiers. «Et parfois c’est un peu plus facile pour les divers services communaux de m’appeler en me demandant «mais où donc peut bien se trouver tel document, tu dois sûrement t’en souvenir?»….

«C’est un véritable plaisir d’aller au travail chaque jour, tant l’entente est bonne et agréable avec mon chef direct, le secrétaire municipal Paul Gremion, ainsi qu’avec toute la Municipalité», ajoute-elle.

Pour les anecdotes aussi, il y en aurait à raconter, vous pensez bien. Mais le secret de fonction est un principe pour cette collaboratrice.

En outre, il est pratiquement incontournable de faire appel à ses compétences lorsqu’une fête cantonale (pompiers, chants et autres) est organisée dans la commune.

Il faut souligner que, même si sa modestie va en prendre un coup, c’est un peu la Wonder-Woman des secrétaires.

Mais il n’y a pas que le secrétariat dans la vie de Christine

Malgré le cumul de tous ses postes : secrétaire-adjointe au greffe, secrétaire du Conseil communal, secrétaire du Comité de l’ASIBCO (Association scolaire intercommunale Baulmes-Chavornay-Orbe) poste qu’elle apprécie particulièrement en regard des divers contacts intercommunaux qui ont lieu lors des séances, pendant vingt-cinq ans elle a aussi assuré le secrétariat du Comité de la bibliothèque. Christine a aussi quelques passions culturelles.

Elle apprécie volontiers la musique baroque, Mozart, Haendel et Vivaldi et elle n’hésite pas à se rendre à Zurich, Paris et autre festival de Beaune pour apprécier un spectacle d’opéra. Afin de se ressourcer et se reposer, elle chausse aussi volontiers des souliers de marche pour des randonnées en montagne.

Un personnage attachant

Malgré son côté réservé et timide, il n’est pas rare qu’elle «pedze» volontiers après certaines séances, et c’est aussi avec beaucoup de joie qu’elle accompagne la Municipalité lors de ses rares sorties dites «récréatives». Alors bon vent Christine, et en avant pour les vingt prochaines années…

Photo Sylvie Troyon

Vaulion : la Dent orpheline de Pierre

Pierre Bachelard

Pierre Bachelard

Tout est tranquille

Il est cinq heures de l’après-midi, la cuisine s’éveille Eric Robitaillie, un ami de longue date de Pierre, prépare une fondue pour un couple d’habitués, venus une dernière fois déguster la fondue de Pierre Bachelard, à la Dent.

Aurore et sa collègue ont dressé les tables réservées, les clients ne vont pas tarder. Le jour décline doucement, laissant voir le panorama qui s’invite entre nuage et soleil, avec les Dents du Midi et un peu des Alpes savoyardes.

Le Mont-Blanc, lui, reste caché au regard, dommage. Par contre, le lac de Neuchâtel  et la ville d’Yverdon s’offrent sous un large rayon de soleil.Les clients ne vont pas tarder à arriver.

Pierre Bachelard remonte de Vaulion avec du ravitaillement. Il allume les chaufferettes à gaz, fait le tour des tables, salue le couple, puis autour d’un petit café serré, il égrène quelques souvenirs, des anecdotes aussi.

De Genève à La Dent de Vaulion

Il en avait un peu marre de la ville (Genève, pour son travail d’installateur sanitaire) et un jour en 1978, avec sa femme Dorinda, qui était de Vaulion, ils décidèrent de postuler pour prendre la gérance du chalet de la Dent de Vaulion.

Et c’est ainsi qu’une aventure passionnante de plus de trente années débutait! Pour six mois sur l’année, de mai à octobre. Quand ils entrèrent en activité, au mois de mai 1978, c’était à la lueur de lampes à pétrole qu’ils servirent les clients.

Pas d’eau courante à l’intérieur de l’habitation et très peu de confort. Mais année après année, ils  réussirent à transformer le vieux chalet d’alpage en un site touristique renommé et très fréquenté. C'est l'endroit parfait pour une location de chalet.Trois décennies au service des amateurs de fondue

Il allait chercher un livre des livres d’Or, avec de très vieilles cartes postales dont une de 1902, montrant le corps d’un chalet d’alpage, bas avec une écurie attenante.

En 1932 le bâtiment fut rehaussé et une salle fut créée  ainsi qu’une galerie, ouverte. Puis il décrivait ses 32 ans de montagne avec sa femme Dorinda (jusqu’en 2005, année de son décès), les transformations et les améliorations du chalet: l’agrandissement de la terrasse couverte et fermée, en deux fois, pour pouvoir installer des tablées de 12 personnes et la mise à niveau de la grande en plein air. Jusqu’en 1946 c’était l’emplacement d’un jeu de quilles.

Il a tout construit de ses mains et amélioré la vie de tous les jours; aménagé une cave à fromage et installé une banque de froid, l’isolation et la pose de vitrage pour la terrasse et la galerie, l’installation d’une génératrice et tiré des dizaines de mètres de tubes et de fils électriques. Un confort qui paraît tout naturel de nos jours!

Sans oublier le décor fait d’une quantité de cloches, de toupins et de photos. La dernière cloche, il l’a reçue de la commune de Vaulion, pour ses trente années d’activité à la Dent. Il glisse dans la conversation, qu’il va bien trouver une solution et un endroit pour les mettre dans sa maison.

Cette  année, je ne rempile pas

À Guy Reymond municipal, responsable des alpages à Vaulion, venu lui demander ce qui appartenait à ladite commune, Pierre lui répondit avec un large sourire: «Les murs et le toit, tout le reste c’est moi qui en ai réalisé les améliorations intérieures et extérieures.»
Sa dernière touche, pour les fumeurs: la transformation du petit chalet près de sa volière en carnotzet, rien que pour eux. Une belle réalisation!

La décision de ne pas «rempiler» pour un contrat de 6 ans, il l’avait prise ce printemps, déjà, à Pâques plus précisément. Et il partagera cette décision avec Eric, en avril, lors d’un séjour dans Le Pas-de-Calais où vit son ami. Eric Robitaillie, un ami de plus de 40 ans, qui est venu le dépanner cette année, lorsqu’il fut atteint dans sa santé. Il sera son second jusqu’au 25 octobre.

Pierre Bachelard ajoutait: «J‘ai 66 ans  cette année, et j’en aurai eu 72, à la fin du mandat… J’ai décidé de passer la main, c’est le moment, pour moi, de vivre plus tranquillement, avec des soucis en moins.»

Il pourra reprendre, avec  ses amis, les randonnées à cheval dans le sud de la France, une passion qui n’était plus de mise ces dernières années.

Son futur, pas de souci pour lui, il est déjà très occupé avec son métier d’installateur sanitaire, et il n’est jamais à cours d’idées pour transformer et améliorer son quotidien. Alors, nous lui souhaitons bon vent.

Photo Marlène Rézenne

Romainmôtier : point de vue fiscal

De g.à dr.Pierre Genier, secrétaire, Marc Benoît et Fabrice de Icco

De g.à dr.Pierre Genier, secrétaire, Marc Benoît et Fabrice de Icco

Limite de crédit augmentée

Marc Benoît déclarait ouvert le Conseil général à 20 h. 10. Après la lecture et l’approbation du rapport du procès-verbal du 2 juillet 2009, on passait au point 4 de l’ordre du jour: l’augmentation de la limite de crédit du compte courant. Le syndic, Fabrice de Icco, présentait les arguments en faveur de cette demande, la commune ne pouvant plus honorer une grande partie de ses paiements courants.

Les factures imprévues, dues  d’une part aux intempéries du 31 décembre 2008 (près de Fr. 100 000.–) payées intégralement par la Commune, en attendant la part subventionnée qui serait versée fin 2009. D’autre part les factures cantonales dont un supplément pour la facture sociale de Fr. 60 000.–  plus un supplément non budgété de plus de Fr 12 000.–, tout cela à payer dans les trente jours !

Le rapport de la commission des finances soutenait la demande de la Municipalité. L’objet était accepté par la majorité du Conseil.

Taux d’imposition

Après la lecture du préavis municipal, puis celle du rapport de la commission des finances, le débat était ouvert. La demande d’une augmentation de 5 points du taux d’imposition, permettrait de couvrir une partie des nouvelles charges reportées sur les communes et de bénéficier des retours de la péréquation cantonale.

Cela concerne surtout les mesures socio-éducatives acceptées par le peuple: la loi sur l’Accueil de jour des enfants, l’accueil parascolaire, le financement des écoles de musique et l’alourdissement de la facture sociale, incontrôlable, par les communes.

Une question était posée par un membre du conseil: «Si toutes les communes tiennent le même raisonnement et augmentent leur taux d’imposition de 5 points, comment pouvez-vous penser que la nouvelle péréquation nous serait favorable?»

Le syndic répondait «C’est une projection établie par l’Etat de Vaud susceptible de varier en fonction de la situation économique».  Le nouveau modèle de péréquation, s’il est accepté, entrera en vigueur en 2011. L’UCV (Union des communes vaudoises) a mis une liste sur son site internet en prenant pour référence les chiffres de l’exercice 2008.

Les effets restent obscurs (réf. article de Daniel Audédat, 24H du 16 octobre).

La hausse d’imposition à 80 points était acceptée par 12 oui, 8 non et 2 abstentions.

La parole n’étant plus demandée, Marc Benoît levait la séance à 21 h. 20.

Photo Marlène Rézenne

Ballaigues : on y construit même des orgues

De gauche à droite, au moment des félicitations : Théo Heiniger, Quentin Maillefer, Arnaud Collomb et Charles Pillevuit

De gauche à droite, au moment des félicitations : Théo Heiniger, Quentin Maillefer, Arnaud Collomb et Charles Pillevuit

C’est au foyer de l’entreprise Dentsply Maillefer à Ballaigues qu’une trentaine d’invités avaient pris place vendredi passé à l’occasion de la présentation publique d’un orgue de Barbarie entièrement né en 2009 et cousu main entre la Suisse centrale, là où Guillaume Tell terrassa autrefois son adversaire Gessler et les terres actives du Jura Nord-Vaudois.

L’instrument est issu de la collaboration harmonieuse du maître en la matière Théo Heiniger, de Küssnacht am Rigi, l’un des seuls facteurs d’orgue de barbarie en Suisse, et de deux apprentis de la région, Arnaud Collomb, de Bretonnières, apprenti mécanicien chez Dentsply Maillefer et Quentin Maillefer, le régional de l’étape,  apprenti menuisier chez  Jean-Luc Leresche à Ballaigues.

Il y a déjà longtemps qu’a germé dans l’esprit de Théo Heiniger l’idée de faire partager son savoir à de jeunes artisans, et c’est ainsi un peu par le jeu du hasard que cet objet a vu le jour dans ces circonstances.

Le partage des tâches

Ainsi que le rappelait Charles Pillevuit lors de la courte partie officielle, lui qui se présente comme un vieux joueur d’orgue de Barbarie, «il est d’usage dans les métiers de l’art de réaliser ce qu’on appelle un chef-d’œuvre, pour couronner la période d’études par une création utile et belle, si possible».

Et dans le cas de l’orgue de Barbarie en question, il ne fait guère de doute qu’il s’agit bel et bien d’un chef-d’œuvre. La haute direction des travaux,  la conception générale et la coordination ont été prises en charge par Théo Heiniger, qui s’est lui-même chargé de la partie musicale proprement dite de l’instrument (tuyaux et ensemble des éléments de l’orchestrion, l’âme musicale de l’instrument), pendant que Quentin Maillefer soignait tout particulièrement la menuiserie, et singulièrement la partie visible de qui donne son visage à l’instrument.

Simultanément, Arnaud Collomb s’attelait à la mécanique interne, celle qui permet notamment aux deux soufflets en peau de …lapin actionnés par la traditionnelle manivelle de diriger un souffle contrôlé dans la tuyauterie musicale et de faire avancer les partitions musicales trouées.

Un inventeur de génie

A part la fabrication proprement dite  des orgues, Théo Heiniger transcrit lui-même la musique sur les rouleaux de papier troués qui, lorsqu’ils passent sur un axe de contrôle, permettent à l’air de passer ou non par un trou pour actionner le mécanisme musical.

Et si ces transcriptions se faisaient il n’y a pas très longtemps encore à travers le détournement d’une ancienne machine à écrire mécanique d’avant la deuxième guerre mondiale, le maître facteur d’orgues a lui-même inventé un dispositif électromécanique moderne qui permet actuellement de transcrire presque automatiquement n’importe quelle partition musicale sur un rouleau à trous destiné à l’instrument en question.

Une réussite collective

L’instrument présenté à Ballaigues est en bois clair, et il a pour la première fois permis officiellement aux sons de s’échapper de ses tuyaux, puisque tour à tour chacun des trois constructeurs a interprété un morceau classique retranscrit pour l’occasion sur rouleaux.

L’aboutissement d’une aventure collective de plus d’une année conduite dans les temps sous le dénominateur commun de la précision absolue et de la maîtrise nécessaire des différentes  techniques requises pour ce genre de constructions. Une belle aventure intergénérationnelle aussi.

Premier morceau officiel sur l’orgue.

Premier morceau officiel sur l’orgue.

Photos Olivier Gfeller

Romainmôtier : 2009, la douzième déjà !

Du monde...il y en avait!

Du monde...il y en avait!

Foire d’automne & Bourse aux Sonnailles

La fête fut d’une grande qualité, la fréquentation abondante, et la majorité des exposants, au nombre de nonante pour cette édition, étaient heureux du résultat des ventes ou des contacts établis. Pour les organisateurs, O. Grandjean, J. Paradela, N. Corbaz, P. Rochat, A. Grandjean, Chr. Germann et L’Echo du Nozon, J. Cuvit, sans oublier les bénévoles, tout s’est bien passé, aucun incident ne s’est invité durant la foire. Et la fréquentation est en hausse.

Les collectionneurs de cloches et sonnailles se sont retrouvés avec bonheur, au milieu de cette forêt colorée qui entoure la maison de Champbaillard, et qui faisait dire à Olivier Grandjean, que pour rien au monde il ne changerait de lieu pour organiser cette foire d’Automne.

La cloche des moissons

Une nouveauté: la première cloche colorisée, avec des motifs originaux : des épis de blé, de seigle, d’orge et d’avoine, le faucheur, le bouquet de la fin des récoltes et les hirondelles. Une série met en valeur le travail des sculpteurs et fondeur, par un émaillage du bouquet de fleurs réalisé par Pierre-André Tschanz.

Le résultat est d’une finesse incroyable. (à voir sur : swissisland.ch/Moisson)

Olivier n’étant jamais à court d’idées, donnait la parole aux paysans BIO de la région. Ainsi, Cédric Cheseaux de Juriens et Etienne Clerc de Mont-la-Ville invitèrent le public, soucieux du futur, à faire l’expérience d’ensemencer un champs de blé à la main et de découvrir les motivations de ces jeunes paysans attachés à la terre.

Une manifestation appréciée par les politiques

Près du bar de la Jeunesse, samedi dès 11 heures, le président de la foire avait invité nombre de personnes politiques du district du Jura Nord Vaudois pour l’apéro, et ils avaient répondu présent.

Des députés vaudois, le président du Grand Conseil, syndics, les représentants du tourisme régional et amis ont devisé autour d’un bon verre de vin. On n’est pas vaudois pour rien !

Une fête populaire au vrai sens du mot, avec des échanges, des dégustations, des découvertes, de l’artisanat, des collectionneurs de cloches fidèles au rendez-vous, les balades avec les ânes des Oches (La Praz), tous, petits et grands ont trouvé du bonheur lors de leur venue sur cette place qui domine le bourg médiéval de Romainmôtier.

Photo Marlène Rézenne

Vallorbe : une section UDC

Alexandre Maillard

Alexandre Maillard

La ligne politique suisse de l’UDC est d’implanter des  sections  régionales et communales sur tout le territoire suisse. Forts de leur 30% de suffrages au niveau suisse, ils espèrent améliorer leurs scores en Romandie et au Tessin.

Ainsi sur le terreau à priori fertile de Vallorbe, une nouvelle section a vu le jour sous la présidence de M. Alexandre Maillard, non engagé en politique jusqu’à ce jour car n’ayant pas rencontré un parti correspondant à ses idées.

Les buts à court terme sont de rassembler des membres afin de présenter un candidat aux prochaines élections communales. Ils estiment en effet que la loi et les engagements entre commune et confédération ne sont pas appliqués.

La loi doit être la même pour chacun y compris les complices de soi -disant ONG, dixit.

Au niveau cantonal et fédéral, il s’agira à moyen terme de délégiférer   afin d’alléger les coûts de production ainsi que les impôts dans le but de baisser les coûts de production et d’augmenter le pouvoir d’achat.

L’emprise de l’état dans tous les secteurs de l’économie se traduit par des surcoûts administratifs au-dessus de nos moyens. Il s’agira à l’avenir de récompenser la performance et d’augmenter les responsabilités individuelles.

Les réactions chez les partis en place sont contrastées. La droite libérale ainsi que le centre droit estiment que chacun, dans une démocratie, a le droit de faire connaître ses idées politiques à condition qu’elles n’outrepassent pas le respect d’autres sensibilités.

La municipale Sylviane Tharin, PS, estime que la tendance actuelle au niveau communal est à la paix politique et la coexistence pacifique, donc un nouveau parti superflu.

Hervé Foretay, PS, estime être à l’opposé de l’UDC donc se retiendra de faire un commentaire sincère.

Photo Jean-Louis Löffel

Vallorbe : journée coup de balai

Nettoyage des rues (photo prise de dos, discrétion de rigueur au CEP)

Nettoyage des rues (photo prise de dos, discrétion de rigueur au CEP)

La municipalité de Vallorbe représentée par Hervé Foretay, municipal, et Sylviane Tharin, en collaboration avec les responsables du CEP (Centre d’Enregistrement et de Procédure) collaborent depuis plusieurs mois  en vue de motiver et d’occuper les requérants du Centre.

Des travaux d’entretien forestiers ainsi que de nettoyages des chemins et des zones de détente sont désormais opérationnels. Les requérants sont dirigés par les fonctionnaires fédéraux d’ORS service ag, service d’encadrement des requérants d’asile et des réfugiés, et orientés par les services techniques communaux.

Une journée d’information s’est donc tenue pour informer la population sur ces travaux d’utilité publique. Aucun accident ni incident n’est à déplorer à ce jour.

Le déplacement de l’ONG ARAVOH, sise dans les locaux de la gare CFF et qui dispense chaleur humaine et aide juridique aux requérants est en voie de concrétisation selon les organisateurs de cette journée.

Photo Jean-Louis Löffel

Pompaples : place de jeux acceptée

Aurore Meige, municipale, lors de la présentation de la place de jeux

Aurore Meige, municipale, lors de la présentation de la place de jeux

Le Conseil général de Pompaples a entériné le projet d’importance qui offrira aux enfants de toutes tranches d’âge la possibilité de donner libre cours à leur créativité.

Débats rondement menés jeudi 8 octobre, au Conseil général de Pompaples présidé par Michel Besson. La séance a été marquée par une démission et six admissions, portant à 58 l’effectif de l’organe délibérant, pour une population de 770 habitants.

Le Conseil général a suivi sa Municipalité qui proposait le maintien du taux d’imposition à 72%, vu la bonne situation financière et une marge d’autofinancement pour l’instant suffisante.

Marge qui s’élève à 545’961 francs grâce aux bénéfices sur la vente des titres Romande Energie, ce qui permet de couvrir les amortissements obligatoires.

La proposition municipale en matière de vacations de ses membres, de passer le tarif à l’heure de 25 à 30 francs, aux fins d’harmonisation avec celui généralement appliqué dans les communes voisines, a trouvé l’aval de la commission des finances et de l’assemblée.

Des jeux pour Fr. 180 000.–

Les autorités de Pompaples vont de l’avant pour moderniser leurs infrastructures ludiques. Un projet qui a débuté en 2006 par une série de devis pour simplement remplacer les anciens jeux.

Les montants se situaient alors entre Fr. 60 000.– et Fr. 80 000.–. En 2008, le quartier en Champ-Montanney s’est débloqué après dix ans de tractations. Le plan de quartier prévoyant une zone de verdure de 1000 m2, la Municipalité a souhaité lier à cette surface l’aménagement de la place de jeux.

Aurore Meige, municipale des parcs et promenades, a visualisé l’élaboration du projet et exposé avec conviction les motifs du besoin.

L’aménagement aux exigences de sécurité à la norme européenne s’organise en trois zones distinctes: au nord de l’ancienne place de jeux, celle des «petits, 1-5 ans» avec des puces et une balançoire, au sud, celle des «moyens, 5-10 ans» avec une tour «multi-activités», un toboggan et deux grandes balançoires.

Sur le nouveau terrain (zone de verdure), celle des «grands, 10 ans et plus» avec deux tables de ping-pong et deux boulodromes. Sans oublier des espaces libres avec des bancs et deux tables de pique-nique, le tout devisé à Fr. 180 000.–.

Avec une présentation persuasive, l’aval de la commission d’étude, et malgré un rapport de retenue de la commission des finances, l’assemblée à l’unanimité, moins deux oppositions et trois abstentions a accepté la réalisation des travaux pour une place de jeux plus belle et attractive qu’avant.

Photo Alain Michaud

Rances : 31 ans d’estivage au chalet de la Sagne

Jean et Raymonde Beauverd sur le perron du chalet

Jean et Raymonde Beauverd sur le perron du chalet

Raymonde et Jean Beauverd mettent pour la dernière fois en hivernage le chalet de la Sagne après 31 saisons d’estivage. C’est en 1979 qu’ils prennent en main l’ouvrage à effectuer au chalet de la Sagne, lorsque les pâturages sont verts et offrent une herbe appétissante aux pensionnaires ruminants.

Situé sur la commune de Rances et loué à cette dernière, le chalet de la Sagne permet à Jean et Raymonde d’entretenir et de traire 27 vaches et l’élever plus d’une dizaine de cochons aussi roses et propres que sur les dessins pour enfants.

Un bien beau chalet s’il en est, de chaque côté de l’escalier d’accès une façade rouge de géraniums, blotti  dans la combe derrière les parois rocheuses du Suchet, séparé de la frontière française par les pâturages des «Veilars» qui eux se trouvent être sur la commune de l’Abergement.

Pendant 19 ans, Jean a fromagé chaque jour de la saison, une à deux pièces de fromage de plus de 30 kilos à l’aide d’une chaudière à vapeur de 800 litres, et, pour faciliter cette fabrication, un apport de lait organisé de convenance entre les chalets de proximité du Rez et de la Poyette.

Actuellement, c’est leur petit-fils Frédéric qui tient les rênes du chalet, et pour Raymonde et Jean de retrouver leur chez-soi à Rances, afin de bénéficier d’un repos bien mérité.

Photo Alain Michaud

L’Abergement : arrivée à pied et rayonnante

Roger Roch, Syndic, Evelyne Voutaz, Préfète, Patrick Jordan, Eva Magnin, Marie-France Grasset, Luc Lambert et Monique Salvi

Roger Roch, Syndic, Evelyne Voutaz, Préfète, Patrick Jordan, Eva Magnin, Marie-France Grasset, Luc Lambert et Monique Salvi

Journée d’automne remplie de soleil

Pour cette cérémonie, préparée par la Municipalité in corpore avec la présence Madame Evelyne Voutaz, Préfète de la région et représentant le Conseil d’Etat vaudois, le caveau s’était habillé de couleurs et de fleurs.

Madame Eva Magnin-Flaction, une alerte centenaire était venue à pied au rendez-vous, entourée par une partie de sa famille. Après les présentations, salutations et retrouvailles, on passait aux choses sérieuses et elle s’installait en bonne place autour de la grande table.

C’était avec un jour d’avance, pour ne pas surcharger leur doyenne, que la commune lui présentait félicitations et meilleurs vœux pour son 100e anniversaire.

Une enfance entre Lignerolle et Ballaigues

La vie de leur doyenne, retracée par Roger Roch, syndic de L’Abergement, était entrecoupée par l’humour percutant d’Eva Magnin, qui frappait par sa netteté et son caractère imprévu! Ainsi, après la lecture de la troisième page, elle glissait au syndic: «Tu vas nous faire ça jusqu’à Nouvel-An?»

Née le 4 octobre 1909, à Lignerolle, Eva Flaction avait six frères et sœurs, et très vite elle commençait à travailler chez les paysans. Ses journées étaient bien remplies: elle travaillait à la ferme, allait vite porter le repas à son papa en forêt, revenait vite pour dîner, pour vite repartir à l’école, chez le régent Nicod.

Mais à cette époque, la situation socio-économique faisait qu’elle manquait souvent l’école pour travailler. Les années passèrent. Eva enfourchait ensuite son vélo pour aller gagner sa vie à Ballaigues ; d’abord comme blanchisseuse, plus tard  elle travaillera dans l’usine Pignons.

Sa vie de famille à l’Abergement

En 1932, elle se mariait avec Francis Magnin, et venait s’installer à L’Abergement. Ils firent leur voyage de noces à Paris pour visiter leurs familles émigrées. Ils auront deux enfants, Arlette et Jean-Jacques.

Ils étaient agriculteurs et cesseront cette activité en 1962. Francis postulera comme employé à l’Etat de Vaud pour l’entretien des routes, tandis qu’Eva courait toujours, vite, entre la maison, le jardin, la lessive faite à la fontaine de la place du village, la boucherie de campagne et les petits-enfants, au nombre de quatre. Le syndic se rappelait Eva et son éternel foulard, bien ficelé sur sa chevelure.

Jean-Jacques avait organisé, pour ses parents en 1972, un voyage en Espagne, à Majorque. Un bon souvenir pour Eva Magnin. Son mari décédait en 1981, trop tôt.

Elle restera toujours très active, au jardin et dans sa maison. Les années ont passé et elle compte à ce jour huit arrière-petits-enfants, dont un qui s’est marié cette année! Une dernière anecdote, qui en dit long sur sa vitalité, c’était en 2007, elle rencontrait le syndic aux abords de sa maison: «Jean-Jacques est parti, je profite de vite aller au jardin…!» avec un large sourire.

Une «Neuchâteloise»

Évelyne Voutaz apportait les félicitations de l’Etat de Vaud puis rappelait quelques faits marquants, depuis la naissance de Madame Magnin: «Première traversée de la Manche en avion par Blériot en 1909, «Tintin» voyait le jour en 1929 dans le journal le «Petit vingtième», deux guerres et la mob en 39, une période difficile.

1949, naissance de la télévision, puis en 1979, c’est autour du Jura de devenir le 23ème canton de la Suisse. Le tour du monde en ballon, sans escale, de Bertrand Piccard c’était en 1999».

Madame la Préfète lui fit part des félicitations et vœux de Philippe Leuba, Conseiller d’Etat, en lui remettant le cadeau du Canton de Vaud pour ses 100 ans. Une pendule «Neuchâteloise» qui fit briller de bonheur le regard de Madame Magnin.

Ses péchés mignons… des chips au lard qu’une de ses petites-filles lui fit découvrir lors d’une boum chez sa grand-maman, et le Porto !

Encore nos félicitations et meilleurs vœux pour ces années prochaines.

Photo Marlène Rézenne

Bofflens : une médaille d’or pour la confiturière

Une médaille d’or pour Roselyne Risse

Une médaille d’or pour Roselyne Risse

Concours suisse de Courtemelon

Pour la 3e fois, dans le cadre de la Fondation Rurale Interjurassienne, environ 900 produits ont été appréciés, dégustés et critiqués. Les meilleurs ont reçu une médaille d’or, d’argent ou de bronze.

Dans notre région, des médailles d’or ont été décernées à Roselyne Risse pour sa confiture de framboises et à Barbara Demont de Vuillerens pour ses coquettes. Cette dernière a également reçu une médaille d’argent pour ses flûtes au sucre.

Des médailles de bronze ont été attribuées aux fromageries: Conod à Baulmes, pour son vacherin Mont d’Or AOC, Chuard Jean-Pierre à Ballaigues également pour son vacherin Mont d’Or et Tyrode Vincent à l’Auberson pour son Gruyère AOC de montagne mi-salé.

Le président du jury a rappelé que le concours a sa raison d’être, car les produits présentés sont, d’année en année, de meilleure qualité, ce qui a fait que l’appréciation a été d’un très haut niveau.

Bravo à tous ces artisans qui créent des produits du terroir qui viennent réjouir nos papilles.

Photo Marianne Kurth

Orbe : nouvelle bibliothécaire scolaire à 100%

Isabelle Vaudroz

Isabelle Vaudroz

La bibliothèque scolaire du cercle scolaire Orbe, Baulmes, Chavornay avait été inaugurée en janvier 2006. Tania Dutoit a commencé alors avec un poste à 40 %. Il s’est vite avéré que c’était parfaitement insuffisant.

Elle n’arrivait pas à voir toutes les classes chaque année, ni à faire tout le travail de préparation. Après avoir soigneusement établi un cahier des charges, le poste a été estimé à 120%. Dès la rentrée d’août,  Isabelle Vaudroz a pris un poste à plein temps comme bibliothécaire scolaire. Tania Dutoit continuera à l’épauler jusqu’à la fin de l’année à 20%.

Avant d’être engagée à Orbe, Isabelle Vaudroz travaillait à la bibliothèque municipale de Lausanne, à la section jeunesse. Elle avait envie de changer d’horizon et d’explorer de nouvelles pistes dans sa profession et en plus comme elle habite Bretonnières, c’était idéal.

L’engagement d’une bibliothécaire scolaire est assez complexe, car elle est payée par le Canton mais est engagée par la commune, qui elle décide en accord avec les directeurs scolaires du besoin et du pourcentage à  fixer.

Pour les 20% qui seront inoccupés depuis janvier, le comité de la bibliothèque aimerait que la commune engage une bibliothécaire pour la partie publique qui pourrait aussi fonctionner partiellement pour le scolaire, il en a fait la demande à la Municipalité. Il y a trois jours, la Municipalité a mis au budget 2010 un poste de bibliothécaire pour la partie publique à 60%,  la décision définitive sera prise lors du Conseil communal du 10 décembre.

Isabelle Vaudroz commencera les visites de classes dès le mois de novembre, elle est en train de prendre contact avec les enseignants. Il y a déjà eu une réunion avec les deux directeurs du primaire et du secondaire et elle est très contente de cette première prise de contact très prometteuse.

D’un autre côté, elle aimerait également mettre sur pied diverses animations, pour tous les âges, toujours dans le but de faire découvrir et aimer la lecture à tout âge.

Prix Chronos

Comme chaque année, Anne-Claude Cochand organise le prix Chronos. Des grands-mamans et des enfants (de 4e, 5e, 6e année) lisent les mêmes livres, au nombre de cinq, et se retrouvent ensuite comme un jury de lecteurs pour en discuter et voter pour leur préféré, vers le mois de mars.

Les livres traitent tous de sujets inter-générationnels, de la relation entre les enfants et les aînés La première prise de contact a eu lieu ce mercredi à la bibliothèque, mais les enfants intéressés peuvent encore s’inscrire auprès d’Anne-Claude Cochand (024 441 91 67). En Suisse c’est Pro Senectute qui organise ce prix.

Isabelle Vaudroz va essayer, par ses contacts directs avec les classes, d’augmenter le nombre de participants qui est relativement bas.

Parmi les autres activités déjà programmées à la bibliothèque, il faut mentionner la journée «Portes Ouvertes» du 14 novembre, de 9 h. à 17 h. pendant laquelle se tiendra, comme d’habitude, une vente de livres d’occasion, et l’heure du conte le 9 décembre qui se tiendra au théâtre de la Tournelle.

Photo Natacha Mahaim