Barcelone de nuit

Orbe – Attentat de Barcelone: je me suis vu mourir

Le voyage de l’Urbigène Savanah Vallone>avait mal commencé puisqu’elle avait raté son avion pour Barcelone, avant de trouver place dans le suivant. «Enfin sur place, nous occupions un appartement près de La Rambla avec des amies de Nyon et il était dans nos intentions de faire du shopping dans la cité catalane. C’est la raison pour laquelle, le lendemain, nous avons arpenté la rue la plus célèbre de la ville aux côtés de milliers de touristes. Jusqu’au moment où des bruits sourds et inquiétants sont parvenus à nos oreilles. J’ai de suite pensé à un attentat et nous avons couru jusqu’à une rue perpendiculaire où j’avais vu un pull dans une vitrine. Dans la panique, nous nous sommes engouffrées dans une galerie d’art dans laquelle plusieurs personnes sont venues se réfugier. Les stores d’acier ont été descendus et nous avons pu nous rendre compte de ce qui se passait dans la rue d’à côté grâce aux réseaux sociaux qui se contredisaient sur le déroulement des opérations. J’ai alors pris contact avec mon fiancé Michael pour l’informer, le priant de contacter mes parents, car j’étais persuadée que j’allais mourir. Au cours des 2 heures et demie pendant lesquelles nous avons patienté à l’abri des regards, j’ai téléphoné ensuite à tous ceux que j’aimais pour leur dire au revoir».

Prise en charge

Par chance, les parents de l’une de mes amies connaissaient un Barcelonais, agent de sécurité de l’ONU, qui est venu nous chercher après que la situation se fut un peu calmée. Avec sa femme, ils nous ont emmenés en dehors de la zone dangereuse pour aller manger, nous balader et nous rendre sur une butte qui surplombe Barcelone, afin d’occuper nos esprits et avant de nous ramener à notre appartement. Auparavant, il avait pris la précaution de nous dire de reprendre qu’un minimum d’objets avec nous, car les vols sont fréquents dans ces moments de panique. Au terme de cette soirée durant laquelle je me suis sentie protégée, j’ai bien dormi, refusant tout de même de voir les scènes du massacre à la télévision. Le vendredi, La Rambla était relativement déserte et il y avait des policiers partout. Malgré tout, nous ne sommes pas retournées sur le lieu de l’attentat ce qui ne m’a pas empêchée d’avoir des bouffées d’angoisse, mais je suis allée tout de même m’acheter le pull qui avait retenu mon attention la veille!».

Solidarité dans le malheur

Quelques jours après avoir côtoyé la mort, Savanah se souvenait qu’elle avait couru, pour aller se mettre à l’abri, sans se retourner de peur d’être rattrapée. Elle a jeté ses effets superflus (lunettes, chapeau, etc.) sauf le sac qui contenait ses courses. Dans la galerie, elle s’est retrouvée avec deux Italiens et notamment des Russes qui hurlaient au point de faire craindre d’être repéré. «Aujourd’hui encore, j’ai des contacts avec ces deux garçons et mes amies, car j’ai besoin de les sentir près de moi. Cela ne m’empêchera pas d’aller à Londres ou ailleurs, même si au fond je ne serai pas rassurée. Je sais désormais que le danger est à tous les coins de rue et qu’il faudra malheureusement faire avec, nous dit cette jeune fille de 19 ans qui va entrer prochainement à l’université de Fribourg en faculté pédagogique curative et qui est aussi l’une des chanteuses du groupe Abbavoice. Courage, Savanah.

Vue de Romainmotier

Balade au départ de Romainmôtier

A la découverte de votre région: Balade au départ de Romainmôtier

Pour cette première rubrique dédiée à la découverte de notre région et ses alentours, nous vous proposons de parcourir les sentiers du Bois-de-Forel, puis de traverser les villages de Bretonnières et de Premier, tout en ayant comme point de départ et d’arrivée le bourg médiéval de Romainmôtier. Cette randonnée accessible à tous, quelle que soit la saison, est longue d’un peu moins de 10 km et d’une durée située entre 2 h. 30 et 3 h.
Le Bois-de-Forel, une forêt riche
en histoire
Une première courte montée emmène les randonneurs dans le Bois-de-Forel, où l’on peut découvrir une forêt composée majoritairement de chênes, même si plusieurs autres essences indigènes y ont été introduites. Des panneaux explicatifs «Naturando» mis en place par l’association des propriétaires forestiers de l’ouest vaudois permettent de comprendre l’ancienne utilisation des ressources de ce bois riche en histoire.
Panorama sur le massif des Alpes
Après un bref passage dans le village de Bretonnières, connu pour son église et son clocher en forme de bulbe, mais également pour sa culture de lentilles, un chemin bétonné grimpant à travers champs conduit les promeneurs à la hauteur du village de Premier, situé à 870 m d’altitude. Les bancs à disposition le long de l’itinéraire et la vue panoramique récompensent l’effort réalisé pour y monter: Lac de Neuchâtel, Lac Léman, Mont-Blanc et autres célèbres sommets alpins sont facilement reconnaissables si la météo le veut bien. Le chemin descendant du retour rejoint le Bois-de-Forel. Une plateforme construite à 100 m au-dessus de Romainmôtier encourage alors à un dernier arrêt avant de parcourir le dernier kilomètre de cette balade.

la halle de la parcelle 322

Orbe: la commune va créer une structure foncière régionale

Même si la décision finale appartiendra au Conseil communal, l’Exécutif urbigène est sur le point de mettre en oeuvre un projet qui était à l’étude depuis le début de la législature. Il s’agit de créer une entité juridique nouvelle sous forme d’une société anonyme destinée à porter différents projets d’investissements immobiliers exclusivement dans le domaine industriel ou artisanal. Cette décision est l’aboutissement d’une réflexion à laquelle ont été associés l’ADNV ainsi que le canton, notamment au travers du Speco (Service de la promotion économique et du commerce). Selon les spécialistes de l’aménagement du territoire, le canton devrait connaître d’ici 2030 une pénurie de zones d’activités, industrielles ou artisanales. Une politique proactive et audacieuse dans ce domaine permettra donc de remédier à cette carence planifiée.

Indispensable maîtrise du foncier

Certaines localités, comme Vallorbe, s’y appliquent depuis longtemps: la maîtrise du foncier par les collectivités locales permet en effet à ces dernières d’optimiser leur croissance et de choisir les entreprises qui peuvent être amenées à s’installer sur leur sol, créant ce faisant des emplois et des retombées fiscales, tout en améliorant les possibilités de densification voulues par la loi. A noter que cette maîtrise calque avec certains des objectifs principaux de législature présentés par l’Exécutif urbigène en début de mandature. Sans compter le fait que la future existence concrète d’une telle structure pourra aussi exercer un effet attractif sur des entreprises qui n’exercent pas encore leur activité dans la région.

Ouverture à d’autres communes

La future SA portera sans doute le nom (encore provisoire) de «La Foncière du Nord SA». Au début, elle sera entièrement détenue par la commune d’Orbe, l’ADNV et le Speco. Après avoir réalisé sa première opération décrite plus loin (Friderici Spécial), la SA pourra aussi servir les intérêts similaires d’autres communes, ceci sans trop péjorer leur situation financière. Elle est conçue comme une structure régionale et non pas exclusivement urbigène. Si d’autres communes venaient à rejoindre la nouvelle SA pour d’autres projets, elles en deviendraient actionnaires et participeraient donc à sa gestion et à son contrôle.

Diminuer l’endettement potentiel

Dans le cas précis décrit plus loin (Friderici Spécial), la commune devra certes s’engager, mais sans devoir mettre en pièces son plafond d’endettement pour une seule opération, en conservant ainsi une marge de manœuvre pour pouvoir investir dans d’autres projets nécessaires à la collectivité. En effet, le montant total de l’investissement brut envisagé comme première opération aurait été de l’ordre de 15 millions de francs sans l’utilisation de la structure de financement et de portage et si la commune n’avait pas trouvé un partenaire privé intéressé à partager le fardeau du financement.

Le groupe Friderici va s’établir à Orbe

Ce partenaire est l’entreprise Friderici Spécial SA – transports spécialisés – qui va devoir dans un avenir proche quitter sa base historique de Tolochenaz pour venir s’établir à Orbe. Créée en 1880, l’entreprise emploie aujourd’hui environ 130 personnes à Tolochenaz et à Vernier et réalise un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 20 millions de francs dont 20% proviennent de ses 10 plus gros clients. Il ne s’agit pas d’une entreprise de transports conventionnelle: ses mouvements anticipés moyens sont de 22 sorties par jour, ce qui ne devrait pas péjorer les flux de circulation.

L’opération planifiée

Sans entrer dans tous les détails techniques de la première opération envisagée, en voici quelques aspects principaux. La parcelle no 322 que la commune veut acquérir à travers la nouvelle SA est celle qui se situe aux Taborneires derrière le siège du groupe Alvazzi et l’entreprise Hilcona. Il s’agit d’une parcelle d’une surface de l’ordre de 30 000 m2, construite sur environ 10 000 m2 de halles de diverses surfaces. Ce bien immobilier qui est actuellement à vendre appartient à la société Camion Transport SA à Wil (SG), une société en main familiale créée en 1925. La valeur estimée par les experts pour la totalité de l’objet immobilier construit est de 15 millions de francs. Les activités encore récemment menées sur cette parcelle ont été déplacées à Yverdon-les-Bains. L’idée est donc que la commune – à travers la nouvelle SA – et la société Friderici Spécial SA se partagent l’achat: la nouvelle SA acquiert le terrain pour 7.5 millions de francs alors que Friderici Spécial SA acquiert les bâtiments pour 7.5 millions de francs. La nouvelle SA se constitue immédiatement après l’achat un DDP (droit distinct et permanent de superficie) en faveur de la société Friderici Spécial SA d’une durée de 60 ans. Non seulement le terrain reste donc contrôlé par la nouvelle SA, mais lui revient en pleine propriété après l’écoulement du DDP (droit de superficie) de 60 ans. Durant toute la durée de ce dernier, une redevance annuelle de 4% est due par Friderici Spécial SA à la nouvelle SA, ce qui lui permet d’assumer ses charges financières. La commune conserve de son côté pendant toute la durée du DDP un droit de regard contractuel sur la typologie des futures activités qui pourront être exercées sur la zone. En effet, Friderici Spécial SA entend non seulement jouir des bâtiments et du terrain pour son propre usage, mais aussi en réserver environ un tiers de la surface à certains de ses clients actuels comme Matisa SA ou Bobst SA, ou TRS.

Avantages d’une première cantonale

Avec cette opération, la commune d’Orbe conforte sa place de centre économique régional et concourt au développement économique du Nord vaudois. Plus de cent personnes travaillant pour les entreprises concernées- y compris pour les clients de Friderici Spécial SA – viendront potentiellement s’établir dans la région. L’actuelle liaison ferroviaire de la parcelle sera bien entendu maintenue opérationnelle. Des synergies profitables peuvent se concevoir entre Friderici Spécial SA tel le pôle Rail-Route de Terco à Chavornay. D’autres entreprises renommées s’installeront aussi dans la zone. Une bonne nouvelle en prévision de l’arrivée du RER. A relever qu’un tel projet n’a encore jamais été développé dans le canton.

Financièrement parlant
La commune devra investir Fr. 777 000.– immédiatement dans la nouvelle SA ce qui ne péjore pas à l’excès son plafond d’endettement. En plus, elle entend compenser rapidement le coût de cet investissement par une cession de patrimoine ailleurs. La nouvelle SA devra de son côté emprunter un peu plus de 6.2 millions de francs, au travers d’un prêt cantonal LADE (loi sur l’appui au développement économique) sans intérêt – voire à fonds perdu et auprès d’un établissement bancaire contre des garanties hypothécaires usuelles. A relever enfin que cette opération est rendue possible par la mise à disposition par le canton d’une partie d’un crédit-cadre de 9 millions de francs sur 4 ans voté le 6 septembre 2016 avec entrée en vigueur le 1.1.2017 et destiné justement «à permettre une meilleure maîtrise du foncier industriel par les collectivités publiques».

Municipalité confiante

Le syndic Henri Germond se félicite au nom de l’Exécutif urbigène de pouvoir mettre en œuvre un tel projet. Il relève que «beaucoup de personnes se sont déjà penchées sur sa conception. Il s’agit pour lui d’un cas d’école, tant économiquement que techniquement. L’ADNV a non seulement participé à sa conception, mais elle en a formellement validé le contenu, qu’elle entend soumettre plus tard aux communes membres qui pourraient s’y intéresser. Et le syndic de compléter: «J’espère aussi que le Conseil communal réservera un accueil favorable à ce projet qui non seulement ménage les finances communales mais qui constitue une première novatrice à vocation régionale».

Depuis quelques années, le sentier des Gorges de l’Orbe cheminant à Vallorbe sur la rive droite de la rivière, des hauteurs du lac du Miroir au lieu-dit « la Prise d’Eau », était en très mauvais état, au point d’être devenu un passage dangereux, qui a dû être interdit au public. Une étape pourtant appréciée autant par les touristes que par les promeneurs de la région. Au début de l’année 2016, un préavis municipal demandant l’octroi d’un crédit de Fr. 104’000.– a été accepté par le Conseil communal de Vallorbe pour la remise en état du chemin. Cette remise en état a aussi bénéficié de l’aide substantielle de la Convention intercommunale des Gorges de l’Orbe qui regroupe les communes limitrophes du cours d’eau. Un chantier compliqué Le chantier a pris un peu plus de temps que prévu. Il a été confié aux soins de l’entreprise locale Hubert Bally qui a bénéficié de « l’aide de plusieurs bûcherons du service des forêts qui ont dû se transformer en alpinistes encordés pour effectuer des travaux acrobatiques d’abattage dans une zone particulièrement difficile et pentue », a expliqué le garde-forestier Dominique Favre. Durant une courte période il y a même fallu mettre en place plusieurs sentinelles qui devaient prévenir les passages intempestifs de promeneurs. Les guetteurs communiquaient entre eux et avec les bûcherons par radio. Le sentier a été recouvert d’une nouvelle couche de béton et les barrières ont été remplacées. Un peu d’histoire... Le lieu-dit « la Prise d’Eau » porte ce nom, car tout à la fin du 19e siècle, il constituait le départ du canal souterrain de plus de 3 kilomètres de long qui acheminait l’eau à l’ancien barrage des Clées : une installation hydroélectrique qui a permis d’alimenter les usagers d’Yverdon-les-Bains, de Grandson, de Sainte-Croix et de différents villages du Nord vaudois de 1896 à 1955. Depuis cette époque, c’est l’usine électrique de la CVE puis de la Romande Energie située sous Lignerolle qui a repris cette production électrique. A cette époque aussi, une petite parcelle de terrain située au lieu-dit l’Ile, sur la Commune de Ballaigues, a été acquise par cette dernière pour y ériger une station de pompage et de traitement d’eaux claires.

Vallorbe: sentier des Gorges à nouveau ouvert aux promeneurs

Depuis quelques années, le sentier des Gorges de l’Orbe cheminant à Vallorbe sur la rive droite de la rivière, des hauteurs du lac du Miroir au lieu-dit « la Prise d’Eau », était en très mauvais état, au point d’être devenu un passage dangereux, qui a dû être interdit au public. Une étape pourtant appréciée autant par les touristes que par les promeneurs de la région.

Au début de l’année 2016, un préavis municipal demandant l’octroi d’un crédit de Fr. 104’000.– a été accepté par le Conseil communal de Vallorbe pour la remise en état du chemin. Cette remise en état a aussi bénéficié de l’aide substantielle de la Convention intercommunale des Gorges de l’Orbe qui regroupe les communes limitrophes du cours d’eau.

Un chantier compliqué

Le chantier a pris un peu plus de temps que prévu. Il a été confié aux soins de l’entreprise locale Hubert Bally qui a bénéficié de « l’aide de plusieurs bûcherons du service des forêts qui ont dû se transformer en alpinistes encordés pour effectuer des travaux acrobatiques d’abattage dans une zone particulièrement difficile et pentue », a expliqué le garde-forestier Dominique Favre. Durant une courte période il y a même fallu mettre en place plusieurs sentinelles qui devaient prévenir les passages intempestifs de promeneurs. Les guetteurs communiquaient entre eux et avec les bûcherons par radio. Le sentier a été recouvert d’une nouvelle couche de béton et les barrières ont été remplacées.

Un peu d’histoire...

Le lieu-dit « la Prise d’Eau » porte ce nom, car tout à la fin du 19e siècle, il constituait le départ du canal souterrain de plus de 3 kilomètres de long qui acheminait l’eau à l’ancien barrage des Clées : une installation hydroélectrique qui a permis d’alimenter les usagers d’Yverdon-les-Bains, de Grandson, de Sainte-Croix et de différents villages du Nord vaudois de 1896 à 1955. Depuis cette époque, c’est l’usine électrique de la CVE puis de la Romande Energie située sous Lignerolle qui a repris cette production électrique. A cette époque aussi, une petite parcelle de terrain située au lieu-dit l’Ile, sur la Commune de Ballaigues, a été acquise par cette dernière pour y ériger une station de pompage et de traitement d’eaux claires.

l’Omnibus est en pause estivale

Durant les deux premières semaines d'août, comme à l'accoutumée, l'Omnibus ne paraitra pas, donc ni le 4 août ni le 11 août.

Merci de votre fidélité et au plaisir de vous retrouver le 18 août.

Le bureau est également fermé durant cette période. Vous pouvez toutefois nous atteindre en utilisant l'adresse mail administration@lomnibus.ch qui sera relevée quotidiennement.

Et bonnes vacances et à celles et ceux qui peuvent en prendre et/ou ne l'ont pas encore fait

Moissons-2017

Région: Moissons, tout en même temps !

Les orges ont été vite mûrs, puis un orage a stoppé le début des moissons. A suivi un temps sec, qui a donné l’impulsion aux céréales de mûrir. Et le bal des moissonneuses a commencé, de jour comme de nuit. Les centres collecteurs ont reçu tout en même temps: orge, blé, colza et même les pois. Ils ont dû jongler avec les trémies pour que tous les grains passent correctement.

Au début de cette semaine, soit avec 10 jours d’avance, la quasi-totalité des céréales, panifiables et fourragères, et des oléagineux ont été récoltés et la paille n’a pas traîné sur les champs. Il ne reste plus que quelques balles rondes qui ne risquent pas trop la pluie. Après de beaux foins, les agriculteurs ont fait une bonne récolte de céréales. L’année passée, il manquait environ 15 % de grains, mais cette année, on est au niveau espéré, soit environ 17% de plus qu’en 2016.

Belle récolte

Joint à Chavornay, Olivier Agassis, le responsable, a signalé à L’Omnibus que les centres collecteurs de Chavornay, Orbe et Péroset ont reçu 16’700 tonnes de céréales et oléagineux. Il y aura encore des tonnes à recevoir de ceux qui n’ont pas encore livré. Les blés sont de bonne qualité avec un poids à l’hectolitre bon à très bon. Le taux de protéine se situe entre 13.5 et 15, les meuniers seront contents. Quasi toutes les récoltes de blés sont arrivées sèches, par contre, elles ont été ensilées chaudes à + de 30°. Les centres collecteurs doivent donc refroidir le contenu des silos pour maintenir la qualité.
Les récoltes se font de plus en plus tôt à cause de la sécheresse qui stresse les grains, mais également à cause des nouvelles variétés plus précoces. Comme d’habitude, les récoltes contiennent bien assez de blé Top. Il faudrait davantage de classe 2, mais les céréaliers ont de la peine à changer leurs habitudes, pourtant ce dernier convient parfois mieux au terrain.

Bref, il n’y a que les moineaux qui sont mécontents. Ils arrivaient sur les champs en groupe d’une vingtaine, comme des étourneaux, et ravageaient les épis avant que la moissonneuse arrive.

Romainmôtier : Vallon du Nozon, drôles de découvertes

Ces dernières semaines, le garde forestier de Juriens a découvert avec stupéfaction qu’une centaine d’arbres ont été marqués à la peinture orange fluo, dans les bois entre Nidau et Pompaples. Selon Bastien Siggen, le mal n’est pas irréversible. Seuls les arbres à la fine couche d’écorce pourraient subir quelques conséquences. Il n’empêche qu’il faudra effacer ces traces qui donnent le sentiment que l’on a fléché un parcours à travers les bois sans se rendre compte de l’impact que cela peut avoir. Ainsi, des promeneurs parisiens se sont perdus ne sachant plus à qui faire confiance entre la signalisation officielle et les tags. Il faut dire que ces lieux sont assez fréquentés par des promeneurs qui aiment la nature et le calme. C’est la raison pour laquelle les forestiers entendent bien effacer ces traces inconvenantes.

Organisateurs montrés du doigt

Le «tweet» de Bastien Siggen est parvenu jusqu’à la conseillère d’Etat Jacqueline De Quattro qui s’est offusquée du mépris pour la forêt. Toutefois, aucune enquête n’est en cours et les forestiers vont tenter de découvrir les auteurs de ces méfaits, imaginant que cela puisse provenir d’organisateurs de manifestations équestres ou de courses à pied. Ce n’est du reste pas la première fois que de tels méfaits sont constatés dans le Vallon du Nozon puisque la falaise de Romainmôtier avait notamment fait l’objet d’un coloriage. Cela donne le sentiment que l’on ne respecte plus la nature ou du moins que l’on ne mesure pas les conséquences d’actes inadéquats.

La vitrine faite de rose, de bleu et de douceurs a séduit les deux experts.

Orbe: une vitrine récompensée

Une belle surprise attendait Nadica Gjorgjieva lors de la remise des CFC de gestionnaire du commerce de détail le 3 juillet dernier. La jeune femme de 21 ans, apprentie à la boulangerie Court d’Orbe, s’est vue attribuer le prix de la plus belle vitrine. Etal qui faisait partie intégrante des examens en vue de l’obtention de son certificat.

Un thème qui sort du lot

Appliquée, Nadica a imaginé la décoration de A à Z et a collaboré avec les boulangers-pâtissiers pour la réalisation de son travail. «Ça fait depuis le mois de janvier que j’y réfléchis. J’ai finalement choisi le thème de la «baby shower» car j’aime beaucoup cette célébration qui nous vient des Etats-Unis», explique la jeune femme. «Baby Shower?» Une fête organisée par les copines d’une future maman pour célébrer l’arrivée imminente d’un nouveau-né. Un thème qui a visiblement plu au deux experts qui ont jugé son travail le 18 mai dernier. «J’étais stressée et je n’aurais jamais pensé gagner un seul prix», se remémore l’habitante de Chavornay.

La difficile langue française

Il faut dire que l’apprentissage entrepris par Nadica n’a pas été un long fleuve tranquille. «Je suis arrivée de Macédoine il y a cinq ans, j’ai dû faire beaucoup d’efforts pour apprendre le français et suivre les cours. Toute l’équipe de la boulangerie m’a beaucoup soutenue et je leur en suis très reconnaissante», confie-t-elle. La jeune femme ne va pas s’arrêter en si bon chemin. À la rentrée d’août, elle entame une maturité santé-sociale d’une durée d’un an, dans le but de se former dans le domaine médical. «Depuis toute petite, je souhaite travailler dans ce domaine, car mon père est infirmier, mais à mon arrivée en Suisse je n’avais pas un assez bon niveau de français». On lui souhaite

Urba byrinthe, un rendez-vous désormais incontournable

Orbe: Maïs féérique

Depuis le 1er juillet et jusqu’au 1er octobre, les visiteurs peuvent à nouveau se perdre dans les méandres du labyrinthe de maïs d’Urbakids. Pour cette quatrième édition, Isabelle Chapuis et Didier Schlaefli, initiateurs du projet, ont conçu et préparé deux nouveaux parcours en collaboration avec le propriétaire du terrain. Et pour que la balade soit motivante, les chemins sont parsemés d’énigmes, de petits pièges, d’animations comme le sentier pieds nus, le carrousel fait maison, la cabane de Léo Regazzoni et d’autres à venir découvrir sur place. Mais en poussant la porte verte ou la bleue, la magie opère aussi en découvrant le monde fantastique des Calengwiriths imaginé et conçu par «Sara.H & DeLaPerouze». De plus, en participant au concours, les plus jeunes pourront gagner des porte-clés et les plus grands un «œuf», œuvres des artistes sculpteurs de Mathod. Tous les vendredis de juillet et août, les lumières guideront les pas des aventuriers en nocturne jusqu’à 23 h., avec possibilité de déguster une fondue au jus de pommes.

Un sac à malices rempli d’idées

En cinq ans d’existence, Urbakids n’a cessé de grandir en notoriété et en innovation, comme la conception du labyrinthe qui se renouvelle chaque année. Et comme Isabelle Chapuis et Didier Schlaefli sont soucieux de rendre l’endroit attractif et ont des idées à profusion, ils ont même mis sur pied les balades à bicyclette depuis l’automne dernier. Ils proposent la location des vélos pour les familles et les plans des quatre parcours balisés (trois plus petits de trente minutes et le plus grand d’une heure).

Depuis la gauche, 1er roi Michael Troyon et Estelle, 2e roi Michel Petermann et Lola, 3e roi Heinz Schürch et Aurore, 4e roi Karim Vidmer et Adeline.

Valeyres-sous-Rances: des tirs, des rois et de la bonne humeur

C’est dans un village joliment décoré que les membres de l’Abbaye des Carabiniers ont vécu leur 173e fête de cette belle tradition.
Un programme festif de trois jours a permis aux 106 membres inscrits de vivre les concours de tir, participer au banquet et diverses verrées, ainsi qu’aux cortèges. Comme toutes sociétés d’Abbaye, le rituel fait partie des convenances, avec la sonnerie de la diane à 5 h., prise du drapeau et montée au stand de tir afin de permettre aux fins guidons de rivaliser. A Valeyres-sous-Rances, les doués de la gâchette sont nombreux, les résultats obtenus le démontrent. 17 h., arrivée au stand des reines emmenées par la fanfare de Vaulion, et de Pierre-Alain Conrad Abbé-président qui annonce les résultats des tirs et couronne les meilleurs.

A la cible d’Abbaye, 1er roi avec 454 points Michael Troyon, 2e roi au coup centré avec un 100 appuyé d’un 90 Michel Petermann, 3e roi avec 429 points Heinz Schürch et 4e roi au coup centré avec un 100 appuyé d’un 89 Karim Vidmer. Le tir à 50 mètres à la carabine 22 long rifle des enfants a vu chez les filles Léonore Bornand couronnée reine et chez les garçons Arnaud Niklaus couronné roi.

Cible «Âge du comité», soit le cumul de l’âge des membres du comité (306) que le tireur doit approcher le plus possible. Dans cet exercice aléatoire, deux tireurs ont réussi le tour de force de faire 306 points, Arthur Jaton et Sébastien Tréhan. La munition nécessaire pour cette joute festive se monte à 2700 cartouches tirées sur les trois cibles du programme.

Dans le cadre de la partie officielle, se sont exprimés Jacques Nicolet, Conseiller national, puis avec un fond de terroir bien vaudois et plein d’humour Corinne Tallichet-Blanc, syndique du village, et Jean-Philippe Décoppet Abbé-président de la société d’Abbaye invitée de Mathod. En fin d’après-midi, rentrée du drapeau et participation au traditionnel «Picoulet» devant le collège. La journée du dimanche et celle des enfants du lundi se terminent par le non moins traditionnel cortège.

Chavornay : Très classe la fin des classes et départ pour l’avenir

Les élèves des trois classes de l’Etablissement primaire et secondaire de Chavornay et environs, qui sont arrivés cette année à la fin de leur scolarité obligatoire, étaient réunis ce dernier jeudi à la salle polyvalente pour recevoir leurs certificats et leurs prix.

La foule des parents et des proches des élèves avait fait le plein de la salle.
Dans son allocution, Anne Fournand, la directrice de l’établissement pour qui c’était une première, a rappelé aux élèves qu’ils étaient les passagers du train de la vie et qu’ils venaient d’atteindre la destination «Ecole obligatoire». Pour l’avenir, ils allaient poursuivre leur voyage et chacun devrait désormais choisir sa voie et ses prochaines haltes.
Une belle et joyeuse cérémonie

La remise des certificats s’est faite dans un décor haut en couleur. La scène a accueilli les diplômés, mais aussi plusieurs prestations musicales produites par des élèves de l’établissement. En cadeau final, c’est Amandine qui est venue en solo offrir deux chansons, tout émue de se retrouver dans le milieu de son enfance

Orbe: une Verte au perchoir

Dernière séance avant la pause estivale pour le Conseil communal d’Orbe jeudi passé. Avec un ordre du jour relativement chargé qui a occupé les membres du délibérant durant plus de deux heures sous la présidence ultime pour cette année de Philippe Cochard. Plusieurs préavis ont été déposés par l’exécutif, qui concernent, entre autres, une demande de crédit pour des travaux de remplacement de tableaux électriques des stations de relevage, ainsi qu’un diagnostic du réseau des eaux claires et des eaux usées restant à effectuer, ou encore des travaux de sécurisation du Temple et un changement de chaudière doublé de l’aménagement de w.c. publics. Une transformation des locaux pour le personnel PPLS est aussi à l’ordre du jour au Collège du Grand-Pont et à Montchoisi. Les commissaires devront sans doute œuvrer pendant les vacances scolaires pour se déterminer sur tous ces sujets. De même qu’en ce qui concerne les statuts et l’organisation de la nouvelle association scolaire intercommunale ASIOR, dont on a appris que l’élaboration était pratiquement terminée. Le plat de résistance concernait les comptes et la gestion de l’exécutif pour l’année 2016. Ces derniers points n’ont pas donné lieu à de longues discussions.

Comptes 2016

Pour mémoire on rappelle que l’exercice 2016 s’est révélé nettement meilleur que prévu, faisant apparaitre un déficit de Fr. 998 000.– en lieu et place des 1.7 million de francs escomptés, ceci après enregistrement de certaines reprises de provisions comptables qui concernaient des exercices précédents, dans le but d’offrir une vision assainie et plus facilement lisible du bilan de la commune. C’est à l’unanimité que les comptes et la gestion communale pour 2016 ont été acceptés.
Contrôle des associations intercommunales
Au niveau du contrôle de la gestion, la question s’est posée – comme dans d’autres localités – de l’accès d’une commission de gestion ou des finances aux comptes d’une association intercommunale dont fait partie la commune et qu’elle finance régulièrement. Après avoir consulté la préfecture, le syndic Henri Germond a expliqué que ces associations, financées par les deniers publics étaient en principe toutes des personnes morales de droit public. Et qu’à ce titre, les détails de leur résultat et de leur fonctionnement sont publics de principe et d’intérêt public. Dans ces conditions, les comptes seront désormais communiqués aux commissions compétentes du Conseil qui en feraient la demande.

Un crédit de Fr. 244 000.– a été accepté à l’unanimité pour le réaménagement de la chaussée aux Remparts Sud. Une participation de VO Énergies devant encore être décomptée de ce total.

Protection civile

L’adhésion à la nouvelle ORPC du Jura Nord vaudois n’a soulevé aucune objection, de même que la dissolution de l’organisation existante et le transfert de ses actifs à la nouvelle organisation. En fin de séance, Regula de Souza (Les Verts) est intervenue au nom de la CISEROC pour rappeler à quel point, grâce aux nouveaux locaux de la rue de la Tournelle, l’association rencontrait un succès toujours croissant, notamment avec ses ateliers CV, ses cours de langue française pour étrangers ou encore ses cours de naturalisation et ses contacts du jeudi matin, qui rassemblent de plus en plus de monde.

Nouvelle présidente

En vertu des nouvelles dispositions légales, l’élection de la présidente du Conseil pour l’année à venir a pu se dérouler de façon tacite : puisque seule une candidate a été présentée à cette charge par son groupe, la conseillère des Verts Natacha Mahaim Sidorenko. C’est donc à l’applaudimètre et non plus au nombre de bulletins recueillis que cette dernière aura pu mesurer la popularité de sa candidature. Le traditionnel passage de la clé de la cité a eu lieu après la séance devant l’Hôtel de Ville.