A l’entrée du village, les travaux de la première étape s’achèvent.

Orny: travaux en route pour la deuxième étape

Le Conseil général d’Orny s’est réuni lundi soir 7 mai pour sa première séance de l’année. Soumis à l’examen et au vote, le préavis de demande de crédit pour la seconde étape des travaux de réfection de la traversée du village a facilement passé la rampe. Pourtant, l’investissement demandé était important puisqu’il se monte à Fr. 579 000.–.

Mais, ainsi que l’ont précisé le municipal responsable Manuel Martins et le syndic Martial Messeiller, c’est la suite logique des premiers travaux effectués l’an dernier sur le tronçon Sud qui sont par ailleurs encore en phase terminale à la sortie du village côté La Sarraz, avec une circulation alternée par une signalisation lumineuse.

Au tour du secteur Nord

Le préavis concerne donc le secteur nord, qui va depuis la place de l’église jusqu’à l’entrée nord, en direction d’Orbe. Le but est de poursuivre l’aménagement routier de manière cohérente et similaire sur l’ensemble de la traversée de la localité. Les objectifs de ces aménagements sont le maintien d’une vitesse modérée des véhicules sur une largeur de chaussée volontairement réduite à 5,50 m et la réalisation d’un large trottoir continu et sécurisé. Orny sera dès lors très en avance avec son arrêt de bus adapté aux personnes à mobilité réduite et à son éclairage public LED de dernière génération.
L’avantage d’enchaîner directement ces deux étapes de travaux permet des économies avec des prix avantageux de la même entreprise et d’éviter aussi les frais d’installation d’un nouveau chantier. De plus, la pose finale du tapis bitumeux, après tassement naturel du sol, pourra se faire en une fois en ne fermant la route qu’une journée seulement.

L’ordre du jour ayant été court, on en a profité pour procéder, avec un peu d’avance, aux élections statutaires qui doivent se faire pour le mois de juin. Le bureau du Conseil a donc été reconduit sans changement vu que tous ont accepté de poursuivre leur mandat.

Croy: une communauté accueillante

Croy: une communauté accueillante

A Croy, la convivialité n’est pas un vain mot, chaque lundi soir la tradition veut que le bar des pompiers soit ouvert à tous. C’est là l’une des informations qui ont été données lors de la réception offerte aux nouveaux habitants et aux nouveaux jeunes citoyens du village. Vendredi dernier, au cours de cette séance d’accueil, les cinq municipaux, avec à leur tête le syndic Thierry Candaux, ainsi que les responsables des principales activités villageoises, ont eu l’occasion de se présenter et d’expliquer rapidement leur rôle dans la commune. Les nouveaux citoyens ont aussi appris que, comme tous les deux ans, une grande fête dans la rue aura lieu le vendredi 24 août.

Une forte poussée de population

2017 a vu le départ de 33 citoyens alors que 62 nouveaux sont arrivés. Avec 29 nouveaux habitants, c’est une croissance importante pour une commune qui compte à ce jour 380 résidents. La cause principale de cette augmentation réside dans la construction de nouvelles habitations. Pour 2018 il est encore attendu une belle progression. Par la suite, les nouvelles règles imposées par la LAT ne permettront pas une future extension importante du bâti local et par conséquent la croissance de la population s’en verra naturellement freinée.
Une sympathique fin de soirée

Après l’apéritif offert par la commune, les invités et les autorités se sont retrouvés pour partager un repas.

Le nouveau Conseil d’administration : Philippe Conus, André Guillet, David Käser, Geneviève Gassmann, Fabian Pellaux, Gilles Deriaz le nouveau président, Jacky Cretegny et Corinne Martin.

Région, Agriculture: changement de président

Lors de la 8e assemblée générale de Landi Nord Vaudois Venoge SA, le bilan de l’année a montré une coopérative en progression. Dans le chiffre d’affaires 2017, de KCHF 44 112, 42% vient du commerce de détail, 26% du commerce agricole et 25% des céréales. Ce chiffre d’affaires est en hausse de 8% par rapport à 2016.

Christophe Grand, directeur, s’est montré heureux de la décision de l’entreprise Zweifel de choisir dorénavant de l’huile de colza HOLL suisse pour ses chips. Le temps sec a accéléré la maturité des céréales et les moissons ont débuté vers le 21 juin avec l’orge. Olivier Agassis, responsable silos et sécurité, et son équipe, ont reçu 22 380 t. de céréales. Il n’y a heureusement pas eu de blé germé.
Trois personnes ont quitté le Conseil d’administration, MM. Henri Vallotton, président, Didier Kunkler et Patrick Grin. Les trois personnes proposées par le CA ont été acceptées avec des applaudissements chaleureux. Il s’agit de Corinne Martin, David Käser et Fabian Pellaux. Le nouveau président élu est Gilles Deriaz de Baulmes.

Un regroupement des centres collecteurs est mis sur pied sous le nom de Vaud Céréales SA. L’Omnibus y reviendra ultérieurement.
L’assemblée s’est terminée sur quelques bémols avec les Conseillers nationaux qui luttent pour faire entendre la voix des agriculteurs à Berne.

Merci président
C’est avec une émotion certaine que le directeur, Christophe Grand, a remercié Henri Vallotton, qui quitte le Conseil d’administration après 19 ans de présidence. Ce dernier était vice-président et a repris ce rôle au pied levé, lors d’une assemblée générale de la Société d’Agriculture d’Orbe et Environs, qui l’a ensuite élu président. Puis il a géré la création de la Société d’Agriculture Jura Nord vaudois. En 2010, cette entité s’est regroupée avec la Sté d’agriculture de Baulmes et celle de la Venoge pour devenir Landi Nord vaudois Venoge SA.

Henri Vallotton a participé à la création du nouveau magasin d’Orbe, puis celui d’Yverdon et enfin celui de Cossonay, qui remplace Penthalaz. Il a accompagné l’achat, par fenaco, des silos André à Chavornay et de leur transformation en centre collecteur.

L’année dernière la maison mère fenaco a également racheté le site des Grands Moulins de Cossonay et exploité le site des Moulins Rod à Orbe. Il a également fait partie du comité régional de fenaco pendant 10 ans et été délégué à l’Union Suisse des Paysans. Il quitte la présidence sereinement sachant que le nouveau Conseil d’administration va poursuivre la mission pour le futur des agriculteurs.

Chalet des Cernys.

Ballaigues: de l’eau potable pour les chalets d’alpage

Le délibérant ballaigui s’est réuni lundi sous l’autorité de son vice-président Jean-Luc Leresche. La mise en place d’un dispositif d’adduction d’eau potable aux deux chalets propriété de la commune – «Les Cernys et la Poyette» a été décidée sans discussion. Ces deux chalets sont globalement en déficit d’eau potable de plus de 600 m3 par année, que ce soit pour abreuver des génisses ou pour la fabrication du fromage. Les «Cernys» seront raccordés au réseau, non sans la création d’un réservoir et la pose de pompes actionnées par des panneaux solaires. La Poyette de son côté sera raccordée à une source qui est proche du chalet et verra ses alentours ornés d’un étang bâché destiné à retenir l’eau de pluie à l’usage des bovins assoiffés. A moitié couvert par des subventions, l’investissement décidé s’élève à Fr. 150 000 environ.

Du côté des investissements routiers, l’entrée est du village vers l’Entreprise Dentsply sera entièrement revue et corrigée, selon une décision prise en 2017, mais dont les incidences financières n’avaient pas été entérinées. C’est désormais chose faite pour un total de l’ordre de 1,285 million de francs. Les travaux effectifs ne devraient pas intervenir avant 2019, pour ne pas coïncider avec ceux qui touchent encore cette année l’autoroute A 9 b et la route des Grands Bois.

Rififi à la PCI

Les incidents et tensions actuels qui entachent l’image de la nouvelle ORPC régionale ont à nouveau fait l’objet de remarques du municipal en charge du dossier Christian Nyffenegger, qui a lui-même qualifié la situation de «rififi». «Si cet organisme continue à être géré comme il l’est actuellement, les coûts de la PC ne vont pas tarder à grimper» a-t-il affirmé tout en dénonçant une nouvelle fois une gestion autocratique «qui en trois mois a réussi la performance de casser tout ce que 25 ans de gestion préalable intelligente avaient mis en place sous la houlette de l’ancien commandant actuellement écarté». Une assemblée générale extraordinaire aura lieu prochainement, qui devrait offrir la possibilité aux communes de réagir de la manière appropriée. A relever aussi que du côté des jeunes astreints à la PC, les critiques fusent aussi, notamment sur des convocations mammouth à la Vallée de Joux destinées à apprendre à casser des cailloux au marteau-piqueur dans une gravière toute une journée, une formation «utile» dans le domaine concerné.

Au Casino, le Choeur d’hommes d’Obe-Moncherand-Arnex.

Orbe: Giron Choral, chauds les choeurs

Comme il était agréable, samedi 21 avril, de se promener dans le centre-ville. Du soleil, des chansons, des costumes et la bonne humeur des choristes qui les portaient ont fait de cette journée une réussite. Même si la foule n’était pas au rendez-vous dans les lieux extérieurs, le Casino a fait le plein d’un public féru du concert de choix qui s’y déroulait l’après-midi. Les 10 chorales ont tour à tour occupé la scène, le temps de 2 chants. Ceci a donné un concert varié, animé, une occasion parfaite pour choisir une chorale et l’approcher.

Le 83e, spontané

Après le trac et la concentration dus à la partie jugée, c’est décontractés que les chœurs se sont retrouvés sous la cantine à la place du Marché. À peine assis, ils se relevaient pour entonner, avec une joie contagieuse, un «Alléluia» et autres airs à partager. Au gré des rues, on pouvait tendre l’oreille et chercher le coin d’ombre d’où provenait l’appel musical.

Economie :Le Cleantech: une niche, une philosophie

Depuis quelques décennies, la notion de start-up ou jeune pousse est en vogue. Le terme est quelque peu diffus. Il est associé à des entreprises innovantes en nouvelles technologies. Les domaines d’activités sont entre autres le TIC (technologies de l’information et de communication), le medtech, le biotech ou encore le cleantech. En sus des procédés qu’elles développent, les start-ups ont introduit un esprit entrepreneurial novateur. La mémoire collective se réfère à la Silicon Valley en Californie. Or, les mutations vont plus loin. Elles engendrent des visions d’une ère économique naissante. TecOrbe, pôle spécialisé en cleantech, en est un exemple. La durabilité est la pierre angulaire des projets de recherche, mais aussi du développement. Comment un tel point de vue s’articule?

Projets et développements

Le pôle urbigène table sur des projets à potentiel industriel dans la niche du cleantech. Fondé en 1971, GRT-group a planté la graine. Dès le début, les yeux ont été rivés sur la création et l’industrialisation de technologies ayant des impacts positifs sur l’environnement. La diminution des émissions du CO2 est la thématique qui apparaît en filigrane des deux projets actuels de la firme: la réduction des déchets plastiques et le stockage d’énergie. Le premier, le plus ancien, illustre concrètement la vision à long terme. Il consiste en une transformation de plastiques jusqu’ici non recyclable en carburant. C’est une solution pour le volume d’ordures qui ne peut pas être intégré dans le réseau de l’économie circulaire déjà en place. D’un point de vue technique, le procédé complexe s’appuie sur le fractionnement. Pour simplifier, Dr Nordahl Autissier, chef de projet, explique: «Le plastique est une longue chaîne de polymère. Le diesel et l’essence sont des chaînes plus courtes. Le procédé transforme le plastique grosso modo en 70% de diesel, 20% d’essence et 10% de gaz». En collaboration avec l’EPFL, la phase de recherche et développement a été accélérée en 2004. Puis l’entreprise a créé un pilote. Actuellement l’industrialisation est éminente. GRT va débuter la construction d’une première usine en Italie. Les spécificités du marché ont été déterminantes dans le choix géographique. «Sans solution mise en place pour le traitement des déchets plastiques, l’Italie est un contexte particulièrement favorable à cette nouvelle industrie» affirme Nordahl Autissier.

Stockage d’hydrogène

À l’aurore de la construction du site de production, la stratégie du long terme prend corps. «Notre mission n’est pas de se cantonner à la recherche et au développement. On conçoit des solutions ainsi que leurs concrétisations» explique le CEO, Prof. Eng., Luca Dal Fabbro. Le deuxième projet, une technologie de stockage de l’hydrogène sous forme d’acide formique, s’inscrit dans la même philosophie. En phase pilote, la commercialisation de la technologie est une perspective d’avenir.
Cette approche est «la marque de fabrique» de TecOrbe. Avec fierté, Dr Jean-Philippe Petitpierre, directeur de l’incubateur, rappelle que WAS-E fait son entrée sur le marché. «Le compacteur manuel à déchets, Olifan, est dès lors disponible sur internet.»

Les défis à surmonter

Lever des fonds auprès des investisseurs est un des soucis majeurs. Conduire un projet du début jusqu’à la commercialisation du produit ou du service s’avère un parcours du combattant, tant les montants des financements que le temps écoulé avant un retour sur investissement sont conséquents. À chaque étape clé, la présentation du projet doit être adaptée à l’audience. Qui plus est, les nouvelles technologies sortent souvent des sentiers battus. Pionniers, les entrepreneurs s’affrontent souvent à des zones grises, des législations non-adaptées. Dr Nordahl Autissier explique le cas de l’usine de transformation des déchets en carburant. «On fait le traitement de plastiques. On produit du carburant. Or on n’est ni à 100% un centre de tri, ni à 100% une raffinerie. Cette nouvelle catégorie pas encore définie par les législateurs, complexifie la tâche.»

La société et le cleantech

Des manifestations dédiées au changement climatique, ses conséquences et des solutions telles que les Conférences des Parties (COP) mettent le débat sur le devant de la scène. Elles poussent les gouvernements, industries et consommateurs à la réflexion. Certes lente, la prise de conscience à tout niveau a un effet accélérateur. Le développement de produits B2 B et B2 C sur le site urbigène démontrent que le Cleantech concerne bel et bien le quotidien de tous.

A lire! « Un rescapé de l’absolu » du Dr. Christian Danthe

Le docteur Christian Danthe a exercé la médecine durant près de quarante ans à Vallorbe. Seuls quelques privilégiés savaient qu’à côté de la pratique de son art, il ne pouvait s’empêcher de mettre en oeuvre régulièrement une maïeutique personnelle, qui lui a permis d’extraire une éthique vivante personnelle et d’apporter, avec brio et non sans un humour souvent féroce, ses propres réponses aux fameuses questions du Sphinx.

C’est ce parcours qu’il offre au lecteur dans un monumental ouvrage de plus de 450 pages au travers d’une quarantaine de chapitres de dimension et d’intensité variables. L’auteur conduit son lecteur du concept de silence éternel qui l’habitait, en raison de son appartenance enfantine et obéissante à ce qu’il nomme une religion minoritaire, aux bornes de l’astrophysique et des représentations de l’univers que certains de ses meilleurs spécialistes décrivent.

Sentier de sagesse ou quête vitale de sens?

Le propos est très riche, documenté et témoigne d’une érudition manifeste intégralement digérée. Sublime collision de la vie quotidienne et de la construction de l’œuvre, on y rencontre avec l’auteur l’existence incarnée de ses patients – de façon cryptée pour respecter le secret médical – et ses déambulations forestières dans sa petite voiture rouge, pour aller au chevet de ceux qu’il soignait, mais aussi pour tenter de comprendre le monde et ses mystères. Le tout dans un environnement jurassien qui mêle les chemins de crête du Mont Tendre aux blocs erratiques des bois de Moiry, l’aventure d’un passage éclairé de la foi à la raison. Ce chemin va demeurer pour l’auteur une partie de son art de vivre et de penser.

Ne précise-t-il pas à la page 434 que « le sentier des crêtes est une recherche d’équilibre entre le collectif et le personnel sans jamais sombrer ni dans l’un ni dans l’autre, mais sans non plus se mentir à soi-même ».

L’importance de l’art dans sa vie, en particulier de la poterie qu’il pratiquait encore
récemment, est omniprésente. Tout comme une analyse très personnelle et perspicace d’une société dans laquelle la foi en l’homme et en ses capacités d’exister tient une place prépondérante.

Un pavé lumineux à lire lentement et lorsque l’esprit peut se libérer un peu des contingences par trop quotidiennes.

Un rescapé de l’Absolu
Dr Christian Danthe – Collection PIGMA Editions Mon Village – Sainte-Croix
464 pages – Fr. 35.–.
En vente en librairie ou en ligne sur le site www.editionsmonvillage.ch
ISBN 9782881943461

Image fournie

Orbe: ancien garage du Signal, huit ans d’attente

La Municipalité d’Orbe a levé les oppositions et accordé le permis de construire pour les deux immeubles qui prendront place à l’endroit où se trouvait l’ancien garage du Signal, qui avait brûlé en 2009, en face du collège de Montchoisi. Il est trop tôt de savoir quand le premier coup de pioche sera donné, car la décision de l’Exécutif permet un droit de recours sur un délai de 30 jours.

Dans le bâtiment principal, un parking couvert de 48 places prendra place au sous-sol. Le rez-de-chaussée sera occupé par une station essence avec un shop et un magasin. Au niveau de l’habitation, 27 logements sont prévus dont plusieurs de petite taille pour répondre à une demande croissante. 5 studios et des appartements de 2,5 pièces (13), de 3,5 pièces (7) ainsi que 2 logements de 4,5 pièces seront aménagés dans les trois étages du haut. L’accès à cet endroit se fera depuis la route de Valeyres, en passant devant la deuxième construction, pour éviter des embouteillages pour les usagers de la station-essence. Dans ce deuxième immeuble, qui sera construit sur le local d’exposition-vente toujours en place, des bureaux occuperont le premier étage alors que quatre appartements (2 x 2,5 et 2 x 3,5 pièces) se trouveront sur les deux étages supérieurs. Au rez-de-chaussée, un parking ouvert et couvert sera mis à la disposition des locataires.

Aménagement de la circulation

Le promoteur de Sous-le-Signal, Claude Schulz, attend depuis 2010 les autorisations nécessaires pour entamer ces constructions. Il faut préciser que de nombreux sondages ont retardé le projet afin de s’assurer que le terrain n’avait pas été souillé par des écoulements liés à l’activité du garage. En outre, ces constructions nécessiteront un nouvel aménagement du carrefour actuel puisque les habitants de la route du Signal et du chemin du Brêt accéderont à leur domicile à côté du signal «stop» qui permet l’accès à la route cantonale.

Ces dispositions de circulation ont été prises pour mieux protéger les élèves qui vont ou sortent de l’école sur un passage à piétons réaménagé lui aussi. Ces nouveaux immeubles amélioreront singulièrement un quartier sur le plan esthétique. Depuis plusieurs années, un «parking sauvage» accueillait des voitures usagées qui prenaient sporadiquement le chemin de l’étranger pour être revendues dans des pays friands de ce type de véhicules.

Le géologue du Canton, Renaud Marcelpoix, présente le projet.

Bretonnières: la Gravière du Sapelet va s’étendre

Non, la Gravière du Sapelet n’accueillera pas le fumeux parc aquacole projeté au début de la décennie par quelques illuminés. En revanche, le groupe Holcim Lafarge qui en assure l’exploitation depuis des décennies devrait pouvoir continuer à le faire, en compagnie de plusieurs entreprises de travaux publics dont Cand Landi. L’exploitation

d’environ 250’000 m3 supplémentaires de granulats naturels de la gravière du Sapelet – sous l’appellation Sapelet 6 –, ceci en extension du périmètre actuel, ainsi qu’à travers le comblement d’environ 4.6 Mio de m3 sur l’ensemble du site, avec des matériaux non pollués acheminés par le rail, est à l’enquête publique jusqu’au 17 avril.

Une séance publique d’information a eu lieu lundi à la grande salle du village, réunissant une cinquantaine d’habitants et de membres du Conseil général, les exploitants, le Canton – géologues et spécialistes du domaine issus de la Direction de l’environnement (DGE) – et la Commune.

Extraction et enfouissement

Cette gravière produit une part non négligeable des deux millions de m3 de matériaux pierreux concassés nécessaires à la construction en Pays de Vaud chaque année. Et qui dit extraire dit faire de la place, une place nécessaire à l’enfouissement de déchets de démolition de bâtiments, de routes ou de travaux publics. Ces déchets dits propres deviendront avec le temps, du moins pour une portion d’entre eux, de nouveaux matériaux concassables et exploitables comme tels par des générations futures. Ils seront enfouis sur le site en suivant un programme de 5 ans. Ce programme nécessitera le défrichement d’une part supplémentaire de forêt. Tout ce processus a été expliqué à l’assistance lundi. Avec les éléments de son suivi, tant techniques qu’écologiques notamment ceux de la remise en état complète après la nouvelle période d’exploitation.

Transport par le rail

S’agissant du transport des déchets de construction, un point de déchargement sur le rail sera construit à l’aval de la gravière actuelle. Ce point comprendra une fosse de déchargement qui permettra à des wagons-bennes spéciaux de stopper et de décharger directement leur contenu dans une fosse de réception qui sera, elle, relevée par des engins mécaniques. Sur le plan de la procédure, les opposants éventuels peuvent actuellement déposer leurs déterminations et observations. Ces dernières ne seront pas traitées par la commune, mais directement par les services du canton. Il s’agit en effet d’une procédure spéciale qui s’applique aux carrières et à leur exploitation. Après les oppositions qui pourront être levées le cas échéant. Il restera encore la voie judiciaire pour trancher si les parties ne sont toujours pas d’accord à l’issue du processus administratif et une décision du canton. Un processus qui risque de prendre encore passablement de temps.

Et si les habitants de la région redécouvraient les mosaïques d’Orbe, comme ce labyrinthe ?.

Orbe: ouvrir ou non les Mosaïques d’Orbe ?

Telle est la question que s’est posée la Fondation Pro Urba, lors de sa dernière assemblée générale. En 2017, ces magnifiques chefs-d’œuvre ont été vus lors des fins de semaine. En 47 jours d’ouverture, 1 850 visiteurs ont admiré les richesses de la villa romaine de Boscéaz, avec Lucius, le maître des lieux, qui fait découvrir virtuellement sa demeure.

La Fondation n’est pas dans les chiffres rouges mais les récoltes de dons sont difficiles. Les personnes qui s’occupent du gardiennage doivent être rémunérées correctement, le bâtiment d’accueil des mosaïques et la maison du Musée exigent de l’entretien. Tout ceci génère des frais, que la Fondation peine à couvrir. Un projet est actuellement en cours pour trouver des solutions de financement et attirer plus de touristes. Il est mené par un organe externe, en collaboration avec la Commune et Pro Urba.

Cette année, la Fondation va devoir puiser dans ses réserves, pour ouvrir les Mosaïques pendant 110 jours, soit de l’Ascension à fin septembre. Ceci de mercredi à dimanche et les jours fériés en ajoutant les mardis de juillet et août. Les prix d’entrée accusent une légère hausse et seront à Fr. 8.- (prix réduit Fr. 6.-) mais incluent désormais la visite de la Tour Ronde. Des billets familles et combinés avec consommation en ville seront également proposés, ceci afin de resserrer les liens entre la villa romaine et la ville médiévale.
Financement
La Fondation Pro Urba survit grâce au soutien financier de divers donateurs, dont la commune. Cependant elle ne saurait vivre sans l’Association des Amis de Pro Urba. Celle-ci la soutient largement grâce aux cotisations des membres, aux torréfactions de café, aux locations du caveau du musée et aux manifestations auxquelles elle participe. Cette année, elle a pu verser la somme de Fr. 5 000.-, ce qui permet de couvrir des frais.
Chacun peut rejoindre l’Association afin de soutenir la Fondation qui a pour but de mettre en valeur tant la villa romaine de Boscéaz que les richesses de la ville.

Site Internet : www.pro-urba.ch

Couteaux rustiques

Vallorbe: fines lames au rendez-vous

Pour l’édition 2018 du traditionnel rendez-vous des Couteliers au Musée du fer – 13e sous l’appellation de Festival – ce ne sont pas moins de 29 couteliers venus de Suisse, de France et d’Allemagne qui ont présenté leurs pièces à un public de plus en plus féru et coutumier de cette visite annuelle dans la Cité du fer. Les chiffres définitifs de la fréquentation ne sont pas encore connus à l’heure de la rédaction de ces lignes. Le conservateur Simon Leresche, rencontré sur place lundi matin, se réjouissait déjà du succès de cette édition. La météo n’a eu que peu d’influence sur l’affluence au festival expliquait-il, notant au passage que plus de 700 visiteurs par jour ont été attirés samedi et dimanche. Avec une fréquentation attendue identique le lundi, la manifestation devrait dépasser à nouveau sans difficulté le cap des 2000 visiteurs, ce qu’elle a déjà réalisé l’an passé.

A noter la présence cette année d’une délégation du très récent «Syndicat des couteliers corses» venue afin de présenter son nouveau label de qualité et le travail d’exception des couteliers fraîchement labellisés: Yves Andreani, Jean-François Agostini, Jean-Jacques Bernet, Benjamin Celle, Jean-Dominique Susini, Pierre-Yves Thomas.

Vétéran en vedette

A leurs côtés le vétéran genevois Charles Roulin, de Lully, a célébré son 80e anniversaire durant le Festival. Lui qui réalise depuis de nombreuses années de véritables chefs-d’œuvre miniatures, dont les manches sont constitués de hauts reliefs représentant des scènes animalières ou champêtres. Parmi les artistes-artisans présents, on notera notamment les noms de Stéphane Anken, Morges, André Baudet, Lausanne, Anthony Brochier, La Roche de Glun (F), Robert Carciofo Arzier, Jean-Marie Corona, Montricher, Jean-Claude Geinoz, Poliez-le-Grand, Marc Grélat, Asuel, Urs Helbling, Portalban, Claude Holweger, Boudevilliers, Franck Johner, Montricher, Jan Krauter, Lalenforg (ALL), Emmanuel Lendenmann, Fribourg, Pascal Maillefer, Les Clées, Benjamin Mittay, Châtelneuf (F), Olivier Moretti, Levie (Corse), Lucie et Yves Moulin, Vollèges, Sylvain Parent, Passy (F), André Perret, Winterthur, Amélie, Emma et David Pietrzykowski, Les Clées, Christophe Raffaelli, Carpentras (F), Jean-Louis Remy, Les Verrières, Yuri Rindlisbacher, Valleiry (F), Hans Peter Ruegg, Losone, Joseph Sauthier, Bex, Franck Souville, Montgesoye (F), David Tellier (F).

Le sellier Julien Vuagniaux de Romainmôtier a aussi présenté ses créations de cuir, pendant que les visiteurs pouvaient s’exercer au lancer de haches, tout apprendre sur l’art de la forge ou même fabriquer des couteaux de façon artisanale. Plus de détails sur museedufer.ch

L’ovni vieillit bien dans la prairie de Saint-Loup.

Pompaples: Saint-Loup, du provisoire pour durer longtemps

A Saint-Loup, on se souvient d’une jolie histoire d’architecture... Il y a dix ans tout juste, la Communauté des diaconesses de Saint-Loup avait entrepris une profonde rénovation-transformation de la maison-mère qui devenait vétuste. Dans ce bâtiment, on trouve aussi la chapelle, pièce maîtresse de la méditation spirituelle en ces lieux. Pendant les travaux qui ont duré plus de 24 mois, entre l’automne 2007 jusqu’au printemps 2010, le bureau d’architectes mandaté devait aussi résoudre le problème de fournir une chapelle provisoire. On avait bien sûr pensé à des «Portakabin» ou une tente. Mais ce n’était pas trop dans l’esprit des lieux et le projet a été affiné par des recherches plus intensives sur les espaces sacrés.

En collaboration avec un laboratoire de l’EPFL qui effectuait justement des études sur la technique de «construction plissée» en bois inspirée par les principes de l’origami, l’art japonais du papier plié, la chapelle provisoire est alors devenue un véritable challenge architectural. Grâce à l’ordinateur, la conception et la réalisation de ce curieux «ovni», tout d’un coup posé sur la prairie de Saint-Loup, a été très rapide. Les soeurs, qui ne s’attendaient pas du tout à une réalisation aussi belle, ont finalement été fières de leur audace et séduites par la sérénité boisée et la luminosité de ce lieu de culte inédit.

Une référence mondiale

Cette chapelle a aussi «ébranlé» le monde architectural. C’était une grande première tellement originale que des spécialistes sont venus de partout pour la voir, suite à des publications d’articles dans des revues du monde entier. Et en dix ans d’utilisation, elle est toujours là ! «Elle a certes un peu grisonné avec le temps, mais elle est dans un merveilleux état. Nous l’entretenons régulièrement et les soeurs apprécient leur «chapelle d’été», ainsi qu’elles l’ont surnommée», explique Soeur Lucienne Wehrle, la responsable des lieux.

«C’est devenu un objet de visite supplémentaire pour notre communauté protestante qui a été fondée par le pasteur Louis Germond en 1842 à Echallens, puis transférée sur le site actuel dès 1852. Au départ, les diaconesses étaient toutes vouées aux soins et à l’intendance de l’hôpital qui n’a cessé de grandir. C’est une cellule de vie qui a généré une véritable vocation dans ce lieu qui est ouvert à toutes et à tous. On peut y prier et s’y ressourcer. A Saint-Loup, vous êtes chez vous!», conclut Soeur Lucienne.