Continuation dans leur fonction… Dominique Valet, secrétaire, Josette Guignard, vice-présidente et Denis Candaux, président

Premier: une bonne gestion financière

Le syndic Etienne Candaux a présenté les comptes communaux avec sérénité devant le Conseil général réuni jeudi soir 1er juin à la salle du Tirage. En effet, avec des charges se montant à Fr. 924 045.– contre des produits affichant Fr. 931 068.–, il apparaît un excédent positif de Fr. 7023.–. Ce bon résultat financier s’explique par l’octroi d’un don de Fr. 1500.– et une rentrée d’impôts en augmentation. Par contre, le poste «Forêts» affiche un déficit de Fr. 50 000.–.

Le municipal responsable a commenté cette situation en disant que certains travaux forestiers sont déjà payés alors que le bois produit n’est pas encore vendu ou encaissé. Autre bonne nouvelle, les 6 appartements rénovés du collège apportent un revenu locatif en augmentation, ceci malgré des travaux importants consentis. Enfin, l’année 2016 boucle avec un cash-flow suffisant qui a permis de procéder à des amortissements. Approuvés par la commission de gestion, ces comptes ont été acceptés à l’unanimité.

Premier est le dernier!

Deux autres préavis municipaux ont également été approuvés. Le premier concernait la vente de 14 actions de Sucre Suisse SA (ex «Sucreries d’Aarberg et Frauendfeld»). Ce lot d’actions avait été acquis il y a plus de cinquante ans et ne rapporte plus aucun dividende. D’où la décision de les vendre à deux organisations de cultivateurs alémaniques (Bülach et Ins) qui sont intéressées. Cette vente rapportera Fr. 280.– pour la caisse communale.

Le second concernait la réorganisation territoriale de la Protection civile avec une seule entité pour le district du Jura-Nord Vaudois, dont le siège sera à Orbe et regroupera les 73 communes.

Ce processus est en cours depuis longtemps dans le canton, mais il se trouve que notre district est particulièrement en retard dans cette procédure. Du coup, Premier est l’une des dernières communes à le ratifier!

Vie associative dynamisée

Un autre signe dynamique de la vie associative a été communiqué. Une nouvelle équipe de citoyens et citoyennes reprend le flambeau pour faire revivre l’ADIP (Association des intérêts de Premier). Cette démarche est voulue pour créer de nouvelles activités villageoises et la promotion d’équipements communautaires (exemple: place de jeux). Il s’agit aussi de réveiller la mémoire du village et notamment les noms des lieux-dits.

Après l’acceptation des comptes, le bureau du Conseil et la commission de gestion ont été renouvelés. C’est ainsi que le président Denis Candaux et la vice-présidente Josette Guignard ont été réélus, faisant ainsi équipe avec le secrétaire Dominique Valet récemment entré en fonction. La COGES a subi également une légère mutation de membres par un tournus habituel, favorisant ainsi l’entrée de deux dames.

Quel avenir pour l’agriculture régionale ?

Région: Agriculteur, un entrepreneur à l’avant-garde

Il faut faire toujours plus en moins de temps. L’agriculture doit toujours être en avance sur l’évolution. Comme l’a si bien dit Gregory Devaud, président du Grand Conseil, les agriculteurs ne sont pas en rade. Dans les innovations, la société se targue d’avoir inventé des nouveaux badges pour calculer la présence des collaborateurs ou pour ouvrir des portes. Depuis quelques années, les vaches ont un collier qui leur permet de passer au travers des robots de traite ou de contrôler l’aliment qui leur est distribué. Fitness et sports sont à la mode ainsi que planification de l’alimentation. L’agriculture s’est dotée de plans d’affouragement très performants pour garantir un rendement optimal au niveau laitier ou de la viande. On prépare des drones pour une distribution performante, l’agriculteur l’utilise déjà pour la distribution de trichogrammes ou pour repérer les faons avant de faucher un champ. La paysannerie a toujours fait preuve d’innovation.

Prométerre est l’association qui réunit tous les agriculteurs vaudois pour défendre leurs intérêts. Une assemblée des délégués s’est tenue le 18 mai à Ballaigues. Cette association n’a pu que constater que produire n’est pas rentable en Suisse face à une concurrence européenne débridée. Le producteur de lait est sous-rémunéré et des entreprises de transformation florissantes engrangent des bénéfices en constante augmentation. On exige de l’agriculteur suisse une production de qualité. Lors de l’assemblée, David Zimmermann a été élu en remplacement de Michel Richardet à la commission de gestion. Les forums seront dès l’an prochain remplacés par des assemblées thématiques.

Un grand brouillard

L’association a des difficultés à se faire entendre par les politiques. Prométerre est l’une des rares entités qui est montée au créneau, pour lutter contre la décision du TF sur la fiscalité des immeubles agricoles. Elle tente dès à présent de réduire les répercussions de cette nouvelle situation. L’agriculture a de la chance de compter sur le soutien du Grand Conseil et du Conseil d’Etat et des réflexions sont en cours pour diminuer l’impact de cette jurisprudence. Pour l’impôt fédéral direct et l’AVS, les agriculteurs passeront à la caisse, cependant, les dossiers en attente seront repris individuellement au niveau cantonal. Philippe Leuba a saisi le Conseil d’Etat de la décision prise à Berne; il en est déçu et continuera à se battre pour l’agriculture. Concernant la Politique Agricole 2022+ (PA 22+), le conseiller a déjà participé à des séminaires afin de mieux préparer l’avenir des jeunes et de l’agriculture.

Cependant, il est essentiel, pour l’avenir de l’agriculture, que les paysans se tiennent les coudes et discutent ensemble.

Les bénévoles avec Barbara Baudat, Christina Lüthi, Frédéric Goedecke, Christine Sanchez et Nanou Lennert.

Orbe: 20 ans déjà pour les Cartons du coeur !

C’est à l’initiative de Jacques Michaud que cette institution a vu le jour à Orbe. A l’heure où cette personnalité remettait sa droguerie qu’il a tenue pendant 40 ans, il prenait l’initiative d’occuper ses jours en donnant un coup de main aux Cartons d’Yverdon.

A l’époque, il s’agissait de livrer des vivres aux gens qui le demandaient. Se rendant compte que de nombreuses personnes de notre région sollicitaient ce service, il décida de créer une antenne à Orbe. En compagnie de feu Jean-Jacques Beauverd, le service à domicile perdurait quand bien même les personnes se voyaient offrir la possibilité de venir choisir les produits nécessaires dans un hangar à la Grand-Rue. Tout cela sous la présidence de Monique Geromini. Ensuite, les Cartons trouvaient un local à la rue Sainte-Claire avant d’être déplacés plus tard dans les anciens bureaux des Moulins Rod où ils se situent actuellement.

Merci à tous

L’antenne d’Orbe dessert 19 communes du haut de l’ancien district d’Orbe. Elle est ouverte le mardi de 16 h. 30 à 18 h. et la clientèle, recommandée par différentes institutions sociales, peut venir se servir gratuitement toutes les quatre semaines. L’association bénéficie de suffisamment de dons de groupements ou de privés pour faire ses achats, notamment dans les locaux de la Fédération vaudoise installés également à Orbe.

On relèvera aussi l’apport des «Tables Suisses» qui alimentent les antennes de légumes et de fruits comme il faut mettre en exergue la récolte de produits alimentaires des écoliers de la région.

Au terme de ces 20 ans d’activité, le comité tient à remercier toutes les personnes qui se sont dévouées pour le fonctionnement de l’antenne et celles qui ont ou qui donnent de quoi faire vivre cette association exemplaire.

Jean-Marc Ducotterd, René Amstutz, Jacqueline De Quattro, Myriam Schertenleib, Henri Germond et Christian Mojonnier.

Orbe: enfin des gouilles pour les grenouilles

Pour reprendre la phrase de René Amstutz de Pro Natura, un des partenaires du projet de renaturation du ruisseau des Vouattes à Orbe, dans son discours.
A l’occasion de la Fête de la Nature samedi passé et en présence de Jacqueline de Quattro, la ministre vaudoise de l’environnement, le retour à la nature de ce ruisseau au nord-est d’Orbe a été inauguré après 3 ans d’études et quelques mois de travaux. Il y a une volonté cantonale de redonner un meilleur équilibre écologique partout où cela est possible. Le syndic, Henri Germond a souligné l’engagement de la commune urbigène pour ces projets. Deux cent mille francs payés à 95% par le Canton ont été nécessaires.

Retour du petit sonneur

Pro Natura, et son groupe «batraciens» ont amené leur expertise pour améliorer l’habitat du petit sonneur à ventre jaune qui a besoin de gouilles. Ces nouvelles gouilles sont déjà pleines de têtards; le caloptérix (une libellule) et le bruant ne devraient pas tarder. Des truites ont été aperçues dans le ruisseau. Des tas de cailloux ou de branchages, même si cela ne fait pas propre pour certains, sont indispensables pour certaines espèces. Plusieurs panneaux didactiques expliquent les différentes caractéristiques de ce ruisseau.
Jacqueline de Quattro a pour sa part expliqué l’importance de préserver les espaces naturels pour conserver l’attractivité du canton. Il y a actuellement plusieurs projets importants de renaturation, le delta de la Broye, la Thièle. La suite du ruisseau des Vouattes a été mise à l’enquête, cela créera un couloir naturel pour la faune, entre la Plaine de l’Orbe et le massif du Jura.

La cérémonie d’inauguration, entrecoupée d’averses, s’est déroulée avec les différents responsables du projet et une grande partie du service de la voirie qui y a beaucoup travaillé.

La Croix d'Or qui va être rénovée

Ballaigues: «La Croix d’Or» dans de nouveaux atours

Réunis sous la présidence de Samuel Maillefer lundi, les membres du délibérant ballaigui avaient un ordre du jour chargé à parcourir. Dans un premier temps, les statuts de la nouvelle ORPC, dans sa version réunifiée pour tout le district Jura Nord vaudois, ont été adoptés, non sans quelques remarques à l’endroit du processus de mise au point des statuts et surtout en relation avec les réelles motivations de cette «modernisation et adaptation nécessaire» voulue par le canton. Encore une fusion d’une intercommunalité par thème qui ne devrait au final pas coûter moins cher que les trois organisations territoriales actuelles. Le syndic Raphaël Darbellay a rappelé qu’il s’était agi de mettre d’accord 73 communes et que Ballaigues avait réussi à obtenir que la répartition des coûts ne repose pas, pour partie du moins, sur la valeur du point d’impôt, ce qui aurait tout simplement doublé la facture pour la commune.

Fermeture minimale exigée

Le crédit de 2,5 millions de francs demandé par l’exécutif pour transformer et rénover l’immeuble de la Croix d’Or, qui abrite la seule auberge du village, a été accepté à l’unanimité. L’exécutif va maintenant devoir mettre les bouchées doubles pour que la fermeture ne dure que le temps minimal, soit de septembre 2017 à juillet 2018, un délai qui devra être garanti par les futurs intervenants. Il est possible que la finalisation des 8 chambres situées aux étages prenne un peu plus de temps et puisse se terminer alors que l’exploitation du café-restaurant aura déjà débuté. Un projet que les commissaires s’accordent par ailleurs à trouver équilibré et intelligent. L’une des questions qu’il s’agira de résoudre est la rentabilisation – impossible aux yeux de la Municipalité, du moins entièrement – des travaux entrepris, au travers d’un loyer adapté à ce futur bijou tout neuf qui sera confié à un exploitant qui reste à trouver.

Un PPA sans opposition

Le PPA «La Fin» qui comprend pour l’essentiel les terrains de la zone dans laquelle l’entreprise Dentsply Sirona opère a été adopté lui aussi sans discussion et à l’unanimité. À relever que ce PPA n’a fait l’objet d’aucune opposition durant sa mise à l’enquête et qu’il permettra, en 2018, de réaliser des travaux de correction des voiries et carrefours à l’entrée est du village. Un PPA qui, pour la première fois à Ballaigues, range en zone réservée – zone bloquée pendant 5 ans au moins – plusieurs parcelles préalablement constructibles.

Des comptes 2016 en positif

Les comptes 2016 ont été déposés à l’examen de la commission des finances. Sur un total de charges et produits de l’ordre de 9 millions de francs, ils font apparaître un excédent de recettes de plus de Fr. 200 000.–, avec une marge d’autofinancement de 1,5 million de francs.

Un food-truck pour le repas de midi.

Chavornay: va et découvre ta commune

C’est l’invitation qui était faite aux conseillers communaux de Chavornay ce dernier samedi. A plusieurs titres, la traditionnelle visite quinquennale des propriétés communales a revêtu un caractère nouveau et original. Nouveau en raison de la fusion des trois villages de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et Essert-Pittet et original puisque les conseillers étaient appelés à se déplacer dans un petit train touristique à l’intérieur de Chavornay ou en minibus pour les deux plus petits villages.

Des lieux ciblés

Au total, neuf lieux étaient proposés à la découverte; ils ont été choisis en fonction de leur nouveauté dans le paysage local ou en fonction de gros projets d’évolution planifiés. Les conseillers ont pour la plupart d’entre eux privilégié la visite des propriétés des villages voisins ainsi que celle des points qui donneront bientôt matière à discussion.

Une fin qui a mis fin à la faim

Les visites ont pris fin dans la bonne humeur et dans les locaux de la voirie où un food-truck attendait les estomacs creusés

A droite: une construction qui marque le début supérieur du terrain qui devait comporter les 6 villas jumelles.

L’Abergement: pas de villas au «Petit-Vailloud»

La semaine passée, on a appris que le Tribunal fédéral avait définitivement donné tort à la commune de l’Abergement et à un promoteur. Ce dernier voulait ériger 6 villas jumelles et 6 garages, doublés de 13 places de parc extérieures au «Petit-Vailloud», ce hameau de quelques fermes et demeures anciennes situé sur les hauts de l’Abergement, à environ un kilomètre à vol d’oiseau du centre du village.

Longue marche judiciaire

L’enquête publique a eu lieu en mars-avril 2014. La Municipalité a reçu à l’époque 3 oppositions dont l’une émanait de «Pro Natura Vaud». Ces oppositions ont été levées par l’Exécutif, mais «Pro Natura Vaud» a recouru contre cette levée. C’est en mars 2016 que la Cour de droit administratif et publique du canton de Vaud s’est prononcée sur ce recours.

L’argumentation de l’association protectrice de la nature a été reçue. Elle relevait en particulier que «le principe fondamental est qu’il ne faut pas classer en zone à bâtir des biens-fonds peu ou pas construits, dès lors que le périmètre comprend les terrains déjà largement bâtis suffisant aux besoins probables dans les quinze prochaines années».

Le Tribunal a considéré, en résumé, que la demande de construction, qui date de plus de trente ans après la mise en œuvre du PGA, reposait sur des bases qui ont changé depuis lors, notamment quant aux nécessités de construction dans une zone à bâtir particulière comme l’est celle d’un hameau.

Des limites au développement nécessaire

L’Omnibus a recueilli la position de Monique Salvi, syndique, au sujet de cette issue judiciaire négative. «Nous prenons acte de cette décision, précise-t-elle, en la trouvant cependant quelque peu choquante. En effet, depuis 1981, l’Abergement disposait d’un plan général d’affectation en vigueur, dûment voté et avalisé par le canton».

À relever qu’il s’agit de la position de la syndique, l’Exécutif du village n’ayant pas encore pu débattre de cette affaire. Toujours selon la syndique, aucun autre projet de construction ne lui est connu actuellement sur cette même parcelle de terrain.

De gauche à droite: Jean Fleurimont, président, Sarah Clot, trésorière, Florence Jeanmonod membre et Line Rithner, secrétaire.

Ballaigues: une année 2016 en demi-teinte pour la SIC Vallorbe, Ballaigues, Vaulion

Une quinzaine de membres de la SIC Vallorbe, Ballaigues et Vaulion se sont réunis jeudi soir passé au Centre villageois de Ballaigues à l’occasion de leur traditionnelle assemblée générale annuelle. Même si la charge de président reste vacante, Jean Fleurimont estimant nécessaire de passer la main depuis plus d’une année sans trouver de successeur, c’est bien lui qui a dirigé les débats et qui continuera de fonctionner comme tel avec les remerciements appuyés des syndics de Vallorbe et de Ballaigues, présents parmi l’assistance.

De la partie statutaire, on retiendra surtout les résumés des rapports sectoriels présentés par Jean Fleurimont, dont il ressort notamment, que l’année 2016 a été contrastée pour l’industrie, avec un ralentissement fort en début d’année et une reprise en fin de dernier trimestre. Cette même année n’a pas été très positive pour les commerçants de détail, toujours attaqués de front par la concurrence française et le commerce électronique, à l’image des cafetiers-restaurateurs.

Fréquentation touristique en baisse

Plus inattendu et sans explication réelle, le tourisme a vécu une année de baisse de fréquentation pour tous les sites vallorbiers, à l’instar de l’activité de service au public de l’Office du tourisme local, elle aussi en diminution. Les communes de Vallorbe et Ballaigues sont en développement constant, notamment sur le plan démographique et dans le domaine du développement de l’offre de logements. On a appris que quelques projets sont en cours de conceptualisation avant que les rapports soient votés comme les comptes annuels qui présentent une légère perte. L’élément phare de cette année sera l’organisation du Marché de Noël, dont la fréquentation augmente. En seconde partie, le directeur de Travys SA Daniel Reymond a présenté un exposé sur la mobilité en général apportant des éléments passionnants dans un domaine que chacun vit au quotidien, sans nécessairement en appréhender les mutations profondes, courantes et à venir.

Balcons à fleurir

La SIC entend organiser encore cette année un concours de balcons fleuris, notamment pour décorer la Grand-Rue. Une idée qui tient au cœur de Jean Fleurimont qui affectionne particulièrement les rues fleuries en Suisse alémanique. «Pourquoi ne le fait-on pas aussi, c’est vraiment accueillant» a-t-il déclaré lors de la séance.

Les dix nouvelles résidences des Jardins de la Poudrière.

Orbe: les Jardins de la Poudrière, un nouveau quartier qui a des idées

Le projet, issu d’une collaboration entre les sociétés DVSN, Valgérance et le bureau RDT54, est aussi décrit comme une PPE à ciel ouvert. Le nouveau petit lotissement des Jardins de la Poudrière affiche des idées novatrices; outre un chauffage à distance à pellets et des panneaux photovoltaïques intégrés aux tuiles, l’électricité produite in situ sera achetée par les propriétaires et alimentera le pot commun de la PPE. Les habitats seront dotés d’un système intelligent permettant de gérer les différents domaines de la maison: sécurité, communication, confort. Des tableaux de bord interactifs et connectés permettront à chacun de surveiller ses consommations énergétiques, par exemple.

Atypique à Orbe

Qualifié d’atypique par le concepteur du projet, Johann Lachat, le nouveau quartier se distingue par un réseau de sentiers desservant les logements. L’absence de voitures à proximité immédiate des maisons et les espaces extérieurs libres de clôtures permettront une perméabilité des circulations. Un concept qui favorisera les rencontres entre habitants tout comme les jardins potagers pensés eux aussi dans le but de rassembler les familles.

De nouveaux Urbigènes

Le site accueillera autant les familles de la région que d’autres, plus citadines. Celle contactée par l’Omnibus se réjouit d’emménager à Orbe, dont elle est «tombée en amour»: «on aime cette ville charmante avec tout à proximité et tout à pied». Elle ajoute avoir eu un vrai coup de coeur pour le concept du quartier: «sans voiture, une petite communauté dans la verdure».

Presque un écoquartier…

Attentif à sa consommation énergétique, propice à la création de lien social avec une PPE envisagée comme une communauté solidaire, le lotissement a des arguments en faveur de la durabilité. La biodiversité ne sera pas en reste, car l’abattage des vieux fruitiers sera compensé par la plantation d’un nouveau verger et d’arbustes indigènes. Une prairie fleurie permettra aux nouveaux et nombreux bambins d’apprécier les joies de la campagne en ville…

Venus d’Espagne les Sanfelix avec leur fils aîné Sergi et leurs jumeaux Carles et Salvador nés en Suisse.

Chavornay: 150 habitants de plus en 2016 et 9 municipaux pour leur souhaiter la bienvenue

Tous les membres de la Municipalité étaient là le jeudi 27 avril, ils se sont présentés et ils ont dévoilé les tâches de chacun de leur dicastère. Plus particulièrement, ils ont tenu à souhaiter la bienvenue aux nouveaux habitants, qui en 2016 ont élu domicile dans l’un des trois villages qui forment désormais ce qu’il est convenu d’appeler le grand Chavornay. Cette année-là, ce sont près de 400 habitants qui ont quitté l’un ou l’autre des trois villages, mais plus de 500 nouveaux hôtes les ont remplacés. La commune atteint aujourd’hui 4 800 habitants et, dans peu de mois, fêtera son 5 000e citoyen.

La convivialité au rendez-vous

Ils ont été plus de 160 à répondre à l’invitation de la commune. En prélude à la partie officielle, la société du Twirling-bâton a proposé une démonstration de ses jeunes membres. Cette partie récréative a d’emblée créé la bonne humeur. Elle a montré une des sympathiques facettes de la vie associative du village. Les multiples sociétés de la commune sont une vraie chance offerte à l’intégration. La présidente de l’Union des Sociétés locales les a présentées aux convives et leur a proposé de venir découvrir l’une ou l’autre des 21 sociétés actives dans la communauté.

L’agape offerte a permis aux uns et aux autres de faire connaissance. Parmi les derniers arrivés de l’année 2016 à Chavornay, sept des nouveaux locataires des appartements protégés de la Résidence du Talent, tous heureux de leur nouvel habitat, en témoignaient réunis en une joyeuse tablée. A l’image des Sanfelix avec leurs trois enfants, une jeune famille venue directement d’Espagne, ils sont nombreux les jeunes, souvent pour des raisons pratiques, à s’être établis dans la cité des Corbeaux.

Climat plus triste que les comptes!

Orbe: un exercice 2016 meilleur que prévu

En déposant les comptes 2016 à l’examen de la commission des finances lors de la séance du Conseil de la semaine passée, le syndic Henri Germond a relevé que «la commune a enregistré en 2016 un résultat financier meilleur que prévu. Alors que le budget prévisionnel comportait un déficit de Fr. 1 700 000.–, ce dernier se monte finalement à Fr. 232 000.–. Un résultat qui s’explique principalement par des investissements moins importants que prévus, des taux d’intérêt toujours particulièrement bas, des dépenses bien maîtrisées dans le ménage communal en général et des charges moins importantes que prévues dans des secteurs comme ceux de la Petite enfance (Fr. 450 000.– de moins), la Police Nord vaudois (Fr. 50 000.– ) et des Ecoles primaires et secondaires (Fr. 160 000.–).

De plus, lors du bouclement, une partie des réserves comptables existantes a été utilisée pour diminuer les pertes des années 2013 et 2014, soulageant d’autant la perte comptable reportée». À relever aussi que la dette a reculé pour la première fois en dix ans pour s’établir à 76 millions de francs. Ces comptes seront soumis au vote lors de la séance du 29 juin.

Rénovations urgentes

Le Conseil a également adopté deux crédits de Fr. 65 000.– et Fr. 330 000.– respectivement pour la remise à neuf d’un appartement locatif communal, qui n’a fait l’objet d’aucun travail d’entretien depuis 20 ans, et pour les locaux destinés au nouveau siège de l’ORPC du Jura Nord vaudois. S’agissant de l’appartement, Fanny Naville, au nom du groupe socialiste, a soutenu deux amendements de Jean-Marc Bezençon visant à ce qu’une rénovation complète soit entreprise – acceptée finalement par le Conseil et à ce que le loyer ne soit pas augmenté après la rénovation –refusé à une très large majorité par le Conseil.

Réponses municipales

Dans une réponse circonstanciée à l’interpellation Corinne Authouart-Piguet et Renaud Kern concernant les prestations des transports publics de la ligne Orbe-Chavornay, qui n’a fait l’objet d’aucune discussion, l’exécutif a encore précisé que le trafic marchandises ne s’est pas intensifié sur la ligne, que le report actuel du rail à la route durera encore «jusqu’en 2019 si tout va bien» et qu’un projet provisoire de sécurisation de la halte des Moulins est en préparation.

À relever enfin que les Verts ont complété leur groupe par l’entrée en fonction de Chloé Michoud, qui a prêté serment en début de séance.

Les chalets d’alpage de la Busine et de la Posogne nécessitent une rénovation.

Vaulion: des chalets d’alpage à rénover

Jeudi soir 20 avril, le président Danilo Perotti a conduit la première séance du Conseil communal de Vaulion de l’année en présence de 23 conseillers sur 28. Ce fut une séance calme et pratiquement sans discussions vu qu’il s’agissait du dépôt de trois préavis soumis à étude par une commission désignée.

Le premier préavis concerne la réorganisation à l’échelle du district de la Protection civile. De quatre entités actuelles, il s’agit de n’en faire plus qu’une, regroupant les 73 communes formant le district Jura-Nord vaudois, avec son siège à Orbe. Ce remaniement sera financièrement neutre. Le coût actuel, calculé par habitant et par année, ne sera pas dépassé et stabilisé à Fr. 17.–. Les instances dirigeantes ne seront également pas modifiées.

Un coût de Fr. 600 000.–

Les deux autres préavis étaient plus ou moins liés. Il s’agit de la réfection du patrimoine communal. Deux chalets d’alpage méritent en effet une rénovation et une modernisation plus ou moins urgentes. Sur les 9 chalets d’alpage que possède la commune, deux d’entre eux ont déjà été rénovés: Suchaud et la Sagnette. Ce processus va donc se poursuivre avec les chalets de la Busine et de la Posogne. Des demandes de crédit sont donc sollicitées: Fr. 305 000.– (Busine) et Fr. 290 000.– (Posogne).

Ces sommes peuvent paraître élevées, mais on peut compter sur des subventions du Service cantonal des améliorations foncières (AF) estimées à environ 35% du coût total pour chacun des deux sites. Le municipal Guy Reymond a assuré qu’il demanderait également des aides financières à d’autres organismes prévus pour cela. Dans le même ordre d’idée, ce dernier a aussi précisé que l’étude pour la transformation du chalet-restaurant de la Dent-de-Vaulion poursuit son cours.

Saine et prudente gestion

A la fin de la séance, un tour de table complet a été fait par les municipaux pour expliquer les affaires en cours. Il en ressort une saine et prudente gestion, notamment sur les importants travaux d’assainissement au haut du village dont le budget a été respecté. Les conseillers et conseillères se retrouveront en séance jeudi 8 juin avant leur sortie déjà agendée au samedi 17 juin.