Le Municipal Paolo Troilo a défendu les pare-bruit de la route de Corcelles.

Chavornay: dépenses à prévoir

Face à un ordre du jour imposant avec cinq préavis, les 57 conseillers se sont penchés en particulier sur deux rapports. Le premier concernait l’assainissement contre le bruit routier sur la route de Corcelles qui permet d’accéder à l’autoroute depuis le centre du village. La Municipalité demandait l’octroi d’une somme de Fr. 230 000.– pour une estimation des coûts pour l’ensemble des prestations à effectuer qui s’élèveraient à près de 4 millions. Plusieurs membres du conseil se sont demandé si l’on ne pouvait pas partiellement se référer à un premier projet qui date de quelques années. Comme les données étaient peu précises à l’époque, le syndic a justifié cette étude qui sera confiée à un bureau d’ingénieurs qui ne pourra pas participer au marché public.

Scission du village en question

On s’est ensuite demandé s’il n’y avait pas une autre solution. Christian Künze a précisé qu’il y en avait d’autres, bien plus onéreuses comme la route de contournement devisée à 60 millions ou un tunnel depuis l’entrée du village jusqu’à proximité de l’autoroute d’un coût probablement semblable. Il a ensuite été question des remparts contre le bruit. Olivier Thibaud a dit sa crainte de voir le village encore plus scindé qu’il ne l’est avec ces pare-bruit. Enfin, un conseiller avait cru comprendre que l’implantation de feux le long de cette artère suffirait à atténuer le bruit. Après ces palabres, le conseil a accepté d’accorder la somme nécessaire pour cette étude.

UAPE et classes d’école

Le second sujet concernait la construction d’une unité d’accueil pour écoliers (UAPE) pour une centaine d’élèves et un réfectoire pour deux cents enfants en deux services. Si les rapporteurs ont souhaité une construction en un seul bloc (14 classes en 2 phases) pour l’UAPE (100 places) et pour les classes qui devraient prendre place aux étages supérieurs du bâtiment, cette proposition a été rejetée par le conseil. Si cette construction comme l’assainissement du bruit sur la RC 293 sont devenus indispensables, la commission des finances pense qu’une première étape, avec dix classes, pour un montant de 8 millions sera admissible dans le cadre des finances communales qui s’approcheraient du plafond d’endettement si l’on ajoute les 6 millions investis pour la STEP. Une fois encore, le conseil a suivi son Exécutif pour cette étude qui s’élèvera à Fr. 390 000.–.

Nouvelle cloche

Les préavis concernant les règlements du conseil communal et de l’association scolaire (ESPCE) comme pour l’alimentation d’eau pour le chemin de Miville à Corcelles ont passé aisément la rampe. Olivier Briand a fait adopter une motion pour protéger de la circulation les habitants de la Cité et du nouveau locatif d’appartements protégés. Il a été dit aussi qu’une enquête pour l’arrivée d’un magasin de la Coop du côté de la gare était en cours. Monika Commissione-Schwab s‘est étonnée que Chavornay ne transmette pas sa liste de nonagénaires à l’Omnibus, ce qui désole certaines personnes concernées. Enfin, on notera que le président du Conseil Communal, Yvan Thiéry bénéficiera désormais pour ramener l’ordre durant les séances de la cloche qui permettait au crieur public d’antan de prévenir la population sur les faits de la commune!

Les containers utilisés actuellement pour l’entrée provisoire du CEP.

Vallorbe : non à un Centre de départ à Vallorbe

La modification de la loi sur l’asile acceptée par la population en votation populaire le 5 juin 2016 comporte des mesures d’accélération des procédures. Afin de mettre en œuvre ces dispositions, la Confédération a lancé un processus d’approbation des constructions et installations qu’elle utilise dans ce domaine. En parallèle, le Plan Sectoriel d’Asile permet au Secrétariat d’Etat aux migrations de planifier et de définir les centres fédéraux pour requérants d’asile. Une large consultation se déroule dès lors du 4 avril au 4 juillet 2017 – pour les cantons et les communes et jusqu’au 5 mai 2017 pour les particuliers. S’agissant de la Suisse romande, les communes touchées sont Le Grand-Saconnex, Giffers, Boudry, Tourtemagne, Dailly, Martigny, Moudon et Vallorbe.

Oui, mais pas chez moi

La semaine passée, l’exécutif de Moudon a immédiatement fait savoir qu’il s’opposait à tout nouveau projet dans ce domaine (480 requérants prévus vers… l’an 2029).
La ville de Martigny a déploré le manque de sens de la communication du SEM et a fait savoir qu’elle s’opposait aussi à tout développement sur son territoire.
Le conseiller d’Etat Philippe Leuba a exprimé son soutien à Moudon: «C’est non!» a-t-il déclaré à nos confrères de «La Broye» en ajoutant : «la position du Conseil d’Etat est claire. Si la commune concernée refuse l’implantation, nous la soutenons.»

La situation à Vallorbe

Actuellement, en raison de la diminution des arrivées par la mer en hiver, le CEP n’est pas entièrement occupé. 120 requérants environ y logent. La Confédération terminera bientôt des travaux de plus d’un million de francs pour réaménager, entre autres, la loge de réception. Contrairement à certaines communes concernées, «Vallorbe a développé, depuis de nombreuses années, un mode opératoire efficace avec les différents intervenants de l’asile, si bien que même si tout n’est pas toujours rose, ça ne se passe pas si mal», confirme le syndic Stéphane Costantini. «Sous réserve d’une étude du dossier, que nous venons de recevoir, nous sommes prêts à continuer de collaborer dans ce domaine, confirme le syndic, mais à la condition expresse que le CEP ne se transforme pas en Centre de départ. Si tel devait être le cas, nous nous y opposerions avec plus grande fermeté».

Position inchangée

Une position qui n’a pas changé depuis une année au moins, année durant laquelle le silence assourdissant du SEM n’a pas permis de se faire une idée sur ses intentions réelles. Le dossier complet accompagnant la procédure est volumineux et truffé de jargon administratif confédéral pas toujours d’une limpidité cristalline. On peut cependant en extraire l’information que «dès 2019 le CEP de Vallorbe deviendra un CFA (Centre fédéral pour requérants d’asile)» et que ce type de centre «sert à héberger les requérants d’asile durant la première phase de leur séjour en Suisse pendant au maximum 140 jours» – page 11/68 du PSA. De quoi imaginer que les souhaits du syndic pourraient donc être exaucés.

Vue en direction du Musée

Vallorbe : un souffle de nouveautés au Musée du fer!

C’est dans le cadre du Mont d’Orzeires que se sont déroulées en soirée, le jeudi 30 mars, l’une derrière l’autre, les assemblées générales de la Fondation des Grandes Forges et de l’Association des Amis du Musée de Vallorbe.

Sylviane Tharin, présidente de la Fondation des Grandes Forges, a félicité chaleureusement Simon Leresche, chef d’exploitation du Musée et conservateur du Musée du chemin de fer, pour son engagement au quotidien dans l’organisation des nombreuses animations qui ont remporté un franc succès. Les nombreux bénévoles qui se dépensent sans compter au service du Musée et sans qui tous les événements ne pourraient être proposés ont été dignement remerciés, dans les deux assemblées.

Comme l’a relevé Simon Leresche, l’année 2016 a été une fois de plus bouillonnante au Musée du fer et du chemin de fer! Et ce même si, avec 9 869 visiteurs, la fréquentation du site a enregistré une baisse sensible de – 4,8%. Les points forts ont été placés sur l’offre événementielle et la visibilité du Musée avec notamment: le Festival des Couteliers, la première édition des Vulcanales, la représentation lors de différents événements, tels que le concours international de bûcheronnage, Val’Expo, le Comptoir Suisse ou encore la Labellisation du couteau Corse, à Bastia en décembre dernier.

Le rendez-vous vous est donc donné pour le festival des couteliers qui se déroulera les 15, 16 et 17 avril prochains, et qui vous permettra de découvrir les magnifiques créations des artistes du métal!

Les immeubles projetés

Orbe: une résidence pour les seniors Rive droite

Dans un communiqué, la commune d’Orbe envisage la création d’un projet « rive droite », qui va permettre de développer une soixantaine d’appartements protégés de 2,5 à 3,5 pièces pour les gens âgés. Devant le vieillissement de la population, la commune veut augmenter son offre dans un canton qui est en retard par rapport au reste de la Suisse. Vaud ne pointe qu’en 20e position (sur 26 cantons) dans la mise à disposition de lits d’EMS.

Au bas de la ville, mais proche du futur centre commercial de Gruvatiez, ce complexe de trois immeubles sera assez peu éloigné du centre-ville grâce à une passerelle qui enjambera l’Orbe. Un quartier qui sera aussi desservi par l’Urbabus. En outre, la future permanence médicale pourrait prendre place au rez de l’un de ces immeubles qui seront aménagés de façon à faciliter leur accès et d’utilisation aisée pour les seniors. En outre, une surveillance médicale 24 heures sur 24 est assurée dans les appartements protégés.

Mercredi 12 avril

Ce projet constitue une nouvelle pièce du puzzle urbanistique visant à assurer le développement pérenne de la commune pour ces prochaines décennies. Propriétaire du terrain, la ville devra cependant obtenir du canton le droit de construire ces appartements en zone industrielle, comme cela s’est fait ailleurs dans le Pays de Vaud. Pour en savoir davantage sur ce projet, il s’agira de vous rendre le mercredi 12 avril à 19 heures à l’Hôtel de Ville où des panneaux explicatifs et différents intervenants répondront à vos questions.

Image 3 D du projet.

Arnex: un plan architectural convaincant

Le sujet ne laisse pas indifférent et ils étaient nombreux à s’être déplacés jeudi 23 mars pour prendre connaissance du projet de réhabilitation de la zone de Bulande. En préambule à la séance du Conseil général, la Municipalité avait invité la population pour la présentation par l’architecte Normann Piller du plan de rénovation de la cantine de l’Abbaye et des nouvelles constructions attenantes.

Les travaux prévoient la création de vestiaires pour les footballeurs et arbitres, des sanitaires, une buvette ainsi qu’une cuisine, en lieu et place du stand de tir appelé à disparaître. La cuisine pourra également desservir une salle pouvant être chauffée située dans la première partie de l’actuelle cantine, la partie centrale de celle-ci gardera son affectation actuelle et des locaux destinés à la voirie seront aménagés en bout du bâtiment rénové. Des places de parc et un espace de jeu complèteront la proposition qui semble avoir convaincu l’auditoire.

Un plan financier à réétudier

A l’issue de la séance d’information, le Conseil était convoqué pour débattre du préavis d’octroi d’un crédit de Fr. 1 900 000.– pour un coût estimé à Fr. 2 380 000.–. Débat animé, d’autant plus que la commission chargée d’étudier le préavis proposait un refus pur et simple, le plan de financement des travaux et d’exploitation des bâtiments n’étant à ses yeux pas clair. Finalement, sur proposition de C.-L. Morel, la Municipalité a décidé de retirer le préavis et de revenir rapidement avec un plan financier mieux étayé.

Le préavis pour l’achat d’un nouveau tracteur au service de la voirie n’a, lui, pas posé de problème.

La Douane du Creux

Vallorbe: Fillon au Creux

Devant les difficultés qu’il rencontre lors de sa campagne à l’élection de la présidence de la République française, le candidat de la droite, François Fillon, fera un arrêt à la douane du Creux, entre 11 heures et midi ce samedi.
Il en profitera pour rencontrer quelques-uns de ses compatriotes qui travaillent en Suisse.
Un baroud d’honneur qui mérite le déplacement !

Le commandant Turin, entouré des présidents Goldenschue et Vidmer.

SDISPO: pas de souci d’effectif

C’est devant une assistance nombreuse que le commandant du SDISPO, Pascal Turin (Chavornay), a présenté le rapport d’activité 2016 de son corps. Ce Service de Défense Incendie et Secours de la Plaine de l’Orbe réunit 17 communes ou villages, de La Praz à Vuiteboeuf et de Baulmes à Corcelles-s.-Chavornay. Le département DPS (Détachement de Premier Secours) est cantonné à Orbe et dispose de 7 DAP (Détachement d’appui) qui se trouvent à Baulmes, Bavois, Bofflens, Chavornay, Croy, Orbe et Rances. 252 sapeurs et 22 recrues composent le bataillon qui est intervenu à 96 reprises, l’an passé. On notera que le village d’Essert-Pittet a intégré le centre, suite à sa fusion avec Chavornay. On notera que le budget du SDISPO est proche du demi-million de francs.

Corps de jeunes sapeurs en vue

Au niveau de l’Etat-Major, un seul changement est intervenu. Après 20 ans de service, Antonio Sanchez (Montcherand) a démissionné de son poste de quartier-maître qui a été repris par Olivier Agassis (Bavois). Le comité directeur est présidé par Philippe Goldenschue (Corcelles) alors que Thierry Vidmer (Valeyres) est en charge du bureau du conseil intercommunal. Le Major Turin a souligné l’engagement sans faille de ses troupes et se réjouissait de constater que cette région ne souffrait pas d’un manque de personnel, contrairement à ce que l’on observe dans d’autres parties du  canton. Si l’objectif de cette année est de ne pas connaître d’accident dans l’activité, il faut relever qu’un corps des jeunes sapeurs-pompiers (enfants) verra le jour en juillet prochain.

Des nuits à observer

Pour sa part, Alexandre Cavalli a présenté l’ASPO (Association des Sapeurs-Pompiers d’Orbe), en précisant qu’elle est désormais ouverte à tous les pompiers, actuels ou anciens, du SDISPO. Son activité vise à suivre l’évolution du métier, à préserver les véhicules historiques ou à faire preuve de solidarité avec les équipes actuelles. Enfin, le conseiller national Jacques Nicolet s’est réjoui de savoir le SDISPO en pleine forme.

Au cours de sa présidence du Grand Conseil, il a pu apprécier le travail des gens qui veillent à notre sécurité, en passant plusieurs nuits aux côtés des gardiens de prison (EPO), des gendarmes, du corps médical au CHUV, du service des routes ainsi qu’auprès des pompiers professionnels de Lausanne et d’ambulanciers. Il a remercié toutes ces personnes pour le dévouement au service de la population qui n’apprécie pas toujours à sa juste de valeur le travail fourni par ces femmes et ces hommes.

Bâtiment des UMV sous le soleil printanier.

Vallorbe: nouvel exercice difficile pour les UMV SA

L’exercice 2016 aura à nouveau été une année compliquée pour les Usines Métallurgiques de Vallorbe. Le résultat d’exploitation est négatif à – 2,6 millions de francs alors que le chiffre d’affaires est lui aussi en contraction de 7,1%, passant de 38 millions de francs en 2015 à 35,5 millions en 2016. Autant de nouvelles intrinsèquement peu réjouissantes pour les actionnaires réunis en assemblée générale annuelle vendredi passé. Inutile de dire que ces résultats ont conduit la direction à proposer qu’aucun dividende ne soit distribué cette année aux actionnaires, «dans le but premier de garder intactes des liquidités» qui ont aussi baissé un peu de niveau par rapport à l’an passé, a précisé Claude Currat, administrateur délégué, dans sa revue annuelle.

Nuages d’interrogations

La situation politico-économique internationale est complexe et inédite. L’arrivée au pouvoir du nouveau président des USA ne permet pas de faire des prévisions solides sur l’évolution d’une économie américaine en bonne santé actuellement. Le Brexit et les futures élections françaises et allemandes sont aussi des points d’interrogation importants. Plus de 45 % des exportations des UMV SA se font en direction de l’Union Européenne.

L’évolution de la Chine n’est pas non plus facile à prévoir, alors qu’en 2014 ce pays était l’un des principaux marchés des UMV SA. Si l’on ajoute à ces conjonctions internationales la faiblesse de l’euro face au franc suisse, qui s’est encore accentuée récemment, l’on dispose d’une palette d’ingrédients qui obscurcissent la vue. «Nous continuons de nous concentrer sur une augmentation des marges et sur une diminution concomitante des coûts de production, le tout allié à une recherche de qualité qui continue de faire des UMV un leader mondial» précisait à l’Omnibus Claude Currat après la séance. Une telle politique ne peut que se révéler fructueuse à terme.

Nouveaux produits et nouvelles alliances

Sans pour l’instant en dévoiler tous les contours précis, le management se concentre sur le développement de nouveaux produits dans les niches phares que sont la bijouterie ou le secteur forestier. Dans la bijouterie, 2017 verra naître la nouvelle scie de bijouterie entièrement fabriquée à Vallorbe. Dans le même ordre d’idées, de nouveaux partenariats avec des leaders mondiaux proches des UMV SA ont été noués, en Espagne et aux USA. Autant de démarches qui doivent déboucher sur une amélioration de la situation à terme. «Il faut être conscient que les UMV SA ne vivent pas simplement une petite adaptation, mais une véritable remise en cause profonde» a conclu le président du Conseil d’administration Jean-François Lours.

La fontaine ronde à Ballaigues.

Ballaigues : sujets en forme de kaléidoscope

Première séance de reprise 2017 lundi soir pour le délibérant ballaigui placé sous la présidence de Samuel Maillefer. Avec entre autres le retour des opposants usuels aux éoliennes, qui ont exigé la communication par le bureau du Conseil du dossier électronique de mise à l’enquête du PPA Bel-Coster… avant même que cette mise à l’enquête ne soit intervenue. Le Président leur répondra qu’il n’est pas compétent pour le faire. Quant à l’Exécutif, bombardé lui aussi de courriers sur le même sujet, en provenance en particulier d’un avocat mandaté par ces mêmes opposants, il refusera la communication du dossier électronique, mais communiquera une copie papier du dossier. On sent déjà qu’à Ballaigues comme ailleurs, le sujet sera chaud dans les mois à venir.

Val TV propose de couvrir Ballaigues… contre rémunération.

Sur un autre thème, le SEVJ a proposé que Val TV se mette à faire des reportages dans la commune. Il semble avoir fait la même proposition à Vallorbe. Bonne idée peut-être, sauf que cette dernière impliquerait un coût de Fr. 2.– par mois et par habitant, soit d’environ Fr. 25 000.– par an à charge du contribuable. L’Exécutif, pas franchement déterminé sur la question, a transmis le dossier à la commission culturelle pour recueillir son avis.

STEP et transports scolaires

Alors que les travaux sur l’autoroute A9B ont repris pour leur dernière tranche, prévue d’ici au mois d’octobre, avec leur lot de fermetures périodiques nocturnes et de trafic supplémentaire au village, la commune a appris par la DGMR que la route Bretonnières-Vallorbe par les Grands Bois serait fermée de mai à octobre 2018 pour rénovation. Encore du trafic supplémentaire en vue pour le village, mais pour l’an prochain.

S’agissant de la STEP, la solution de branchement avec celle de Vallorbe était devisée à plus de 7 millions de francs, alors qu’une réhabilitation de la STEP existante coûterait deux millions de francs de moins. Un motif suffisant pour conduire l’Exécutif à renoncer au branchement avec Vallorbe. Enfin, l’occupation des deux bus conduisant les élèves à Vallorbe a dû être réglementée par classe, le deuxième bus étant résolument vide ou presque sans cette mesure. Tandis qu’un élève usager arrogant, indiscipliné et désagréable avec les chauffeurs a dû être tout simplement interdit de transports scolaires.

David Varidel, du bureau de géomètres BR + de Vallorbe et le syndic Raphaël Darbellay expliquent le projet de PPA aux propriétaires concernés.

Ballaigues : première zone de réserve dans un PPA

Il y a quelques années, des projets concrets existaient pour créer, au-dessus de la route cantonale Lignerolle-Ballaigues à l’entrée est de la localité, une zone d’habitation supplémentaire dans le secteur de «La Fin des Rites». En décembre 2010, l’exécutif annonçait même que «la procédure d’extension de la zone à bâtir en question avait reçu un préavis favorable des services cantonaux concernés». Ce projet comprenait la création d’un rond-point modifiant l’accès à la zone industrielle dans laquelle se trouve l’entreprise Dentsply.

Ceci appartient toutefois à un passé révolu et bien rangé dans les tiroirs. En effet, de prescriptions cantonales supplémentaires en mise en application de la LAT controversée, une extension hors du périmètre proprement dit du village n’est plus possible. Le syndic Raphaël Darbellay prévoit «une augmentation de la population résidente à 1100-1200 habitants environ à l’horizon 2030, des chiffres raisonnables au-delà desquels d’autres questions se poseraient en matière d’infrastructures nécessaires».

Le PPA «La Fin »

Un autre PPA (Plan partiel d’affectation) est actuellement à l’enquête publique, celui de la zone industrielle de l’entreprise Dentsply et des parcelles la jouxtant. Cette portion du territoire de la commune d’environ 60 000 m2 est régie par un ancien PPA qui date de 1992, dont les détails ne correspondent plus à la réalité du terrain. En particulier à l’existence d’une zone destinée à du petit artisanat, créée à l’époque, mais qui n’a jamais trouvé preneur.

La modification actuellement à l’enquête, fruit d’un travail de 10 ans, vise à harmoniser les zones et les immeubles et à permettre la création d’un nouvel accès routier pour l’entreprise. Il se situera environ 100 mètres plus haut que l’accès actuel. Il devrait assurer une desserte pratique pour tous les types de véhicules. La modification entraîne aussi la mise en zone réservée de 3 parcelles sans rapport avec l’entreprise. Il s’agira de la première application formelle de ce type de zonage à Ballaigues, qui gèle pour 5 ans toute construction sur le territoire réservé. D’autres de mises en réserve de ce type, pourraient intervenir dans le futur.

Futur proche

Dès que possible, la modification du PPA sera soumise au Conseil communal. Ce dernier statuera sur les éventuelles oppositions avant que le dossier reparte en direction du canton. Si tout se passe bien, l’exécutif espère le retour du dossier pour la rentrée de septembre et les travaux qui accompagnent le PPA pour 2018, soit le nouvel accès à l’entreprise Dentsply et rénovation complète du carrefour d’entrée de la localité direction Lignerolle.

Luiz de Souza, le municipal en charge a débuté les discours.

Orbe: nouveaux locaux pour la Ciseroc

L’inauguration officielle des nouveaux locaux du Café et Créa-contact mis sur pied par la Ciseroc (Commission Intercommunale d’Intégration suisses et étrangers Orbe-Chavornay) a eu lieu la semaine passée à la rue de la Tournelle 7-9.

Ces locaux étaient déjà en fonction depuis l’automne 2016, mais des travaux de rénovation étaient encore nécessaires. Les services de la commune et les bénévoles ont travaillé d’arrache-pied pour pouvoir terminer à temps. C’est donc dans des locaux pimpants que s’est déroulée cette manifestation. Des municipaux, le personnel de l’administration et les services concernés étaient là.
Luiz de Souza, le municipal en charge de la cohésion sociale, a été le premier orateur.

Il a parlé de l’importance de l’intégration. Grâce au travail de la Ciseroc depuis 2008, ces locaux dynamiques, conviviaux et colorés ont pu voir le jour et contribuer à un meilleur contact entre communautés. La représentante du Centre Social Protestant, Bastienne Joerchel, de son côté, a expliqué le travail de la permanence juridique ouverte par le CSP, présente deux fois par mois dans ces locaux.

«C’est où qu’on rencontre des gens à Orbe?»

Regula de Souza-Kolhbrenner, une des chevilles ouvrières de la Ciseroc, a rappelé que ces locaux sont nés juste d’une question d’une migrante qui lui avait demandé «C’est où qu’on rencontre des gens à Orbe?». Ces locaux étaient vraiment une nécessité, car jusqu’à l’année dernière, les cafés-contact se tenaient à la Maison des Jeunes, mais cela limitait les activités et les disponibilités. Maintenant, il peut y avoir des cours de français deux matinées par semaine, des ateliers de tricot, des cours pour l’examen de la naturalisation. Le café-contact a rapidement pris de l’ampleur, il y a jusqu’à vingt personnes qui viennent boire le café et discuter le jeudi matin; sans oublier le créa-contact, le vendredi tous les quinze jours.

Déjeuner avec l’administration

Les projets ne manquent pas : Regula de Souza aimerait organiser des repas une fois par mois avec l’administration communale, ce qui permettrait de prendre contact d’une manière plus informelle. La cheffe du Bureau de l’Intégration du canton de Vaud, Amina Benkais-Benbrahim, a terminé en relevant l’excellent travail de la Ciseroc et soulignant que les relais sur le terrain étaient primordiaux pour pouvoir répondre aux besoins réels.

Les nombreux convives ont pu ensuite se régaler des mets qu’avaient concoctés les bénévoles et les participant-e-s aux activités, et déguster un verre offert par la commune.

L’Omnibus, un indispensable pour se divertir dans le Sahara!

Région: la Renault 4L a relié Marrakech

Durant quelques jours, les rues de Biarritz ont vu défiler plus d’un millier de 4L multicolores. Comme poussées par une envie irrépressible de rejoindre le Maroc, ces petites voitures se donnent chaque année rendez-vous pour une grande transhumance. À l’occasion de la 20e édition, une quinzaine d’équipages suisses sont au départ et nous sommes de la partie.

À côté des 4L à la carrosserie flambant neuve, la nôtre fait bien pâle figure, mais déjà l’on remarque que certains équipages ont privilégié l’esthétique à la mécanique. À moins de 300 mètres du départ, une voiture est en feu. Quelques kilomètres plus loin, les 4L arrêtées sur la bande d’arrêt d’urgence se comptent par dizaines. Nous sommes stressés, serons-nous les prochains à déplier notre triangle de panne? C’est finalement sans encombre que nous rallions Algésiras, le premier point de rendez-vous au sud de l’Espagne. Tous ceux arrivés jusque-là sont euphoriques et la première nuit sous tente s’annonce festive. Le lendemain, à bord du ferry rejoignant Tanger, les traits tirés trahissent une courte nuit.

La neige au rendez-vous

Les premiers jours au Maroc sont intenses. Nous avalons des centaines de kilomètres sur des routes tortueuses et truffées de nids-de-poule. En haut du premier col, la neige tombe en rafales. Ça n’empêche pas les moteurs de chauffer. Les mécaniciens de l’assistance ont du pain sur la planche et certains équipages attendent des heures avant d’être secourus. Notre 4L continue d’être exemplaire, nous commençons à prendre confiance. Nous passons la nuit à Boulajoul sur un plateau à 1 600 mètres d’altitude. Les températures sont négatives. «A Boulajoul, fous ta cagoule!», l’organisateur Jean-Jacques Rey nous avait prévenus.

70 000 euros récoltés pour construire des écoles

Les jours suivants, nous traversons d’énormes canyons emplis de palmeraies luxuriantes et attaquons enfin les pistes. Les premières pierres viennent taper contre les plaques de protection fixées sous la voiture. Nous manquons de nous ensabler à plusieurs reprises, mais la voiture tient le choc. Le bivouac du soir est installé au pied des dunes de sable orange de Merzouga. L’atmosphère s’est réchauffée et les premiers chameaux font leur apparition. La soirée est consacrée à la remise des fournitures scolaires apportées par les 1 450 équipages.

Laeticia Chevallier, la présidente de l’association Enfants du désert, nous annonce qu’en plus des 50 tonnes de matériel récolté, 70 000 euros ont été réunis. Grâce à cette somme, cinq nouvelles écoles seront construites en 2017. C’est un record.

La panne et l’ensablement pour la fin

Déjà bien avancés dans notre périple, nous avons conscience que le plus dur reste à venir. L’ultime étape, dite «Marathon», comporte 600 kilomètres, dont 200 de pistes suivies du col Tichka culminant à 2 260 mètres. Nous partons tôt dans l’espoir d’arriver à Marrakech de jour le surlendemain. L’étape est difficile, la voiture s’ensable puis nous perdons le fil de notre feuille de route. Près d’une heure s’écoule avant que l’on retrouve notre chemin. Le lendemain, à la sortie de la piste, la voiture a souffert.

À 200 kilomètres de Marrakech, non loin de Ouarzazate, nous tombons en panne. La tête d’allumage est déréglée. Secourus par un équipage helvète, nous pouvons reprendre la route une bonne demi-heure plus tard. À 20 h., nous passons enfin la ligne d’arrivée où nos familles nous attendent. L’émotion est palpable. Soulagés, des images plein la tête, nous filons prendre une douche bien méritée.