Prévention : pas de baguette magique

Les intervenants : Rose-Marie Notz, Fondation Vaudoise contre l’alcoolisme, Patrick Tharin, doyen de l’établissement scolaire de Baulmes, Karine Nidecker de l’Espace Ressources, Sarah Duflon de l’équipe Depart, et Anne-Michelle Demierre de l’Association Parents Jeunes Cannabis.

Les intervenants : Rose-Marie Notz, Fondation Vaudoise contre l’alcoolisme, Patrick Tharin, doyen de l’établissement scolaire de Baulmes, Karine Nidecker de l’Espace Ressources, Sarah Duflon de l’équipe Depart, et Anne-Michelle Demierre de l’Association Parents Jeunes Cannabis.

«La prévention c’est l’affaire de tous» Les jeunes et la consommation de substances, c’était le thème choisi par le groupe, lors du dernier café-rencontre de la semaine dernière.

Le mercredi 4 novembre, au restaurant de la Balance à Corcelles-sur-Chavornay, quelques personnes se sont déplacées afin de débattre d’un sujet qui devrait être plutôt préoccupant.

Mais comment parler de l’abus d’alcool à nos jeunes sans les saouler ?

Il est assez rassurant ou inquiétant, pour des parents en détresse, de voir le nombre toujours croissant de ces diverses associations, fondations, enseignants et autres personnes qui mettent leurs expériences et leurs conseils à leur disposition.

Certes, la baguette magique n’existe, hélas, pas encore afin de trouver des solutions pour nos jeunes et leurs familles en détresse. Mais justement, ces cafés-rencontres permettent de donner quelques pistes aux personnes présentes.

Alcool, cannabis et autressubstances, un rite de passage de l’enfance à l’adulte ?

C’est la question que l’on se pose souvent. Même si l’on doit parfois dédramatiser certaines situations, il faut rester bien vigilant. L’adolescence n’est pas un passage facile, et nombre de parents se trouvent désarmés face à leurs jeunes adultes en crise. Il est plaisant d’apprendre que dans certaines sociétés de jeunesse, les «anciens» surveillent les plus jeunes lors de sorties afin d’éviter que la fête ne se termine trop mal.

Un papa interpelle l’assemblée: «de quelle manière, des jeunes de treize ans, peuvent-ils se rendre dans les bals et se retrouver vers les trois heures du matin, complètement saouls et dans un état préoccupant ?». Est-ce aux sociétés de jeunesse de faire «la police» aux entrées des bals ? Alors que l’on sait avec quelle facilité certains jeunes gens se procurent de fausses cartes d’identité.

Serait-ce le rôle de la police de faire des rondes afin de confisquer les bouteilles d’alcool fort à des jeunes de moins de dix-huit ans qui font du «binge drinking» (consommation rapide d’alcool) afin d’être plus vite en «état de s’éclater» ?

Comment ne pas être inquiet quand on apprend avec quelle facilité les jeunes peuvent se procurer n’importe quelles substances, y compris de la cocaïne.

Mais alors que faire ?

Et si on tirait tous à la même corde plutôt que perdre son temps à chercher les coupables. Parents, enseignants, autorités, polices et autres membres de la société, reprenons les choses en mains afin de rassurer nos adolescents en leur posant ce qui les aide, tout compte fait le plus, des limites…

Un petit coup de gueule…
Permettez-moi de juste rajouter un petit mot d’humeur.
Quand on voit avec quelle passion et patience le groupe de «la prévention c’est l’affaire de tous» s’investit dans notre région, il est vraiment regrettable de constater le peu de parents qui se sentent concernés par les débats proposés.

Peut-être que si le sujet était «adolescents et parents, c’est l’accord parfait» il y aurait plus de public ?

Là, je l’avoue, en qualité de maman et membre d’une autorité communale, je m’interroge…

Photo Sylvie Troyon

La Praz : Laurent Bortolotti et Jean-Yves Poupin

Jean-Yves Poupin au piano et Laurent Bortolotti  aux claquettes et pantomime

Jean-Yves Poupin au piano et Laurent Bortolotti aux claquettes et pantomime

La S’OcCuPraz  nous a fait découvrir le monde théâtral et musical de Laurent Bortolotti et Jean-Yves Poupin

La première partie se déroula sous les sons «jazzy» du pianiste Jean-Yves Poupin, où compositions personnelles se lièrent à des morceaux connus tels que des pièces de Thelonius Monk et d’Erik Satie. Un doigté impressionnant, qui très vite  déclencha une atmosphère mélodieuse dans toute la salle.

Poupin nous donna également un aperçu de quelques pièces de son CD «rythm n’ dream vol. 3», où piano, accordéon, contrebasse, batterie et percussion se mélangent, toujours dans un style jazzy, entraînant.

C’est après une petite pause café/dessert que le spectacle continua. Cette fois-ci, le piano allait former le cadre dans lequel Laurent Bortolotti nous raconta une histoire, tout en suivant le rythme de la musique, avec ses claquettes.

Beaucoup d’expressions faciales, de mimes, de gestes théâtraux, accompagnés d’un talentueux jeu de claquettes. L’histoire illustrait un jeune homme, Pierre, plein d’espoir, débarquant à Broadway, le symbole de la réussite pour tous les artistes du monde entier voulant faire carrière. Pierre était accompagné de son fidèle compagnon: l’oiseau.

Puis le conte laissa la place à l’imagination de chacun. Beaucoup diront que le succès de Pierre l’a rendu aveugle, oubliant l’essentiel : l’amitié, en chassant l’oiseau. D’autres parleront de tragédie, puisque une fois l’oiseau décédé, Pierre se trouva bien seul et abandonna sa carrière…

J’en ai déjà trop dit! Une chose est sûre, c’est que nous avons tous pu voir et entendre le talent de Laurent Bortolotti, autant dans son rôle de comédien que de danseur, ainsi que la complicité entre la musique, la danse et le théâtre.

De la soupe à la courge entre autre, une soirée à la lueur des bougies frémissantes, de la musique entraînante, une histoire touchante, tout pour transformer monstres et démons d’Halloween en douceur poétique!

Photo Emma Willis

Montcherand : à toute vapeur

Une infime partie de la collection

Une infime partie de la collection

Son père en possédait une, une machine à vapeur miniature acquise en 1936 chez Matthey jouets à Vallorbe, un objet technique qui, dans les jeunes années de François Viret divertissait père et fils.

Par la suite, le jouet fut relégué au galetas parmi bien d’autres objets hétéroclites.  Puis un jour le souvenir de ces moments ludiques refait surface, et la machine à vapeur sort de l’oubli pour amuser et stimuler les prémices d’intérêt de François Viret et son fils Benoît.

C’est dans la période des années 80, qu’il découvre chez un antiquaire une vieille machine à vapeur très mal en point, et de décider de l’acquérir afin de tenter de la remettre en état de fonctionner.

Après cette expérience passionnante et réussie, l’envie d’acquisition de machines à vapeur anciennes se fait jour, particulièrement à ses débuts pour pratiquer la restauration de ces engins rugissants, afin de leur redonner vie.

De fil en aiguille, la passion se fait plus forte, et débouche sur la recherche de trouvailles opportunes, et l’achat de nouvelles pièces découvertes de brocantes en marché «internet» permet de compléter au cours du temps une collection  étonnante. Un nombre de machines à vapeur qui avoisine actuellement une huitantaine de pièces, qui va de la locomotive au rouleau compresseur et une quantité de machines à vapeur de toutes sortes, réparties de manière exubérante dans toute la maisonnée.

Les premières machines à vapeur miniaturisées n’étaient pas des jouets, mais utilisées pour faire la démonstration de l’utilisation de la force vapeur chez les industriels. Très rapidement  la branche du jouet a trouvé un créneau, qui a permis de développer les trains miniatures, voir des rouleaux compresseurs, et, naturellement les machines à vapeur pour faire fonctionner toutes sortes d’objets techniques.

Les marques principales sont : Doll, Falk, Mecano, Märklin et Plank. Les premières machines à vapeur fabriquées étaient à chaudière verticale, ensuite, vers 1920, la formule de chaudière horizontale est venue plus à la mode.

François Viret avoue qu’il est toujours plus difficile de trouver de nouvelles pièces de qualité qui sortent de l’ordinaire, avec la quantité d’objets déjà recueillis ; il se retrouve fréquemment avec des découvertes qui représentent des «doublons», de plus les prix du marché dans le domaine ont pris l’ascenseur.

A cet effet, il a pris l’option de se lancer dans la création et fabrication de machines à vapeur pour étoffer sa collection (photo), certaines créations lui ont demandé plus de cent heures de travail. Dans cet engouement, il a, avec son fils Benoît, acquis et mis en fonction une locomotive à vapeur autrichienne de 1900 «Krauss» qui paraît petite, mais  avec une force de traction pour un convoi de six enfants.

Actuellement, le duo père et fils se lance dans la construction d’une nouvelle locomotive deux fois plus conséquente, et François Viret de dire d’un air malicieux, l’avenir est assuré pour bien quelques heures d’occupation captivante.

Photo Alain Michaud

Valeyres-sous-Rances : hausse d’impôt votée dans la sagesse

Raphaël Berthoud, président du Conseil et Sandrine Viale, secrétaire

Raphaël Berthoud, président du Conseil et Sandrine Viale, secrétaire

Hausse d’impôt votée dans la sagesse

La session automnale du Conseil général de Valeyres-sous-Rances s’est tenue mercredi 28 octobre dernier à la grande salle sous la présidence de Raphaël Berthoud, avec, comme principal point à l’ordre du jour, l’arrêté d’imposition pour l’année 2010.

L’assermentation d’une nouvelle conseillère et un nouveau conseiller, Irène Gallizioli et Olivier Francfort, porte l’effectif du Conseil général à 49 membres.

Jouant la carte du réalisme, la municipalité, par la présentation de Thierry Vidmer,  à proposé  une hausse de cinq points d’impôt pour l’année 2010, qui permettrait à la commune d’encaisser environ Fr. 50 000.–.

Une des causes principales de cette décision, l’augmentation constante de la facture sociale qui de 2004 à la projection pour 2010, aura explosé de 373% à plus de Fr. 450 000.–!

Sans négliger l’augmentation des coûts d’accueil de la petite enfance Orbe – la Vallée qui passe de Fr. 42.– à Fr. 92.– par habitant pour 2010, ce qui correspond à Fr. 25 000.–, et dans un futur proche, penser aux coûts à charge des communes pour l’école à journée continue acceptée dernièrement en votation.

Il y a aussi quelques gros travaux d’entretien prévus, avec le toit du collège ainsi que la réfection de la route de la Robellaz, et, un budget 2009 laissant paraître un excédent de charge d’environ Fr. 200 000.– celui pour 2010 en cours d’élaboration, ne devrait pas présenter une meilleure situation.

Après lecture du rapport de la commission des finances par Olivier Piguet, qui abonde dans le sens de la municipalité, l’assemblée accepte par 21 voix pour, 4 contre et 4 abstentions l’augmentation du taux de l’impôt communal de 75% à 80% pour l’exercice 2010.

Parmi les diverses informations transmises par la municipalité, la mise de bois en date du 21 novembre prochain, l’annonce d’une évolution positive dans la construction d’habitations ainsi que quelques précisions sur les travaux exécutés aux abords du Mujon.

Dans les divers, curiosité sur les conséquences de la réforme de la péréquation intercommunale, quelques inquiétudes et remarques émotionnelles sur l’évolution galopante des frais incontrôlables à charge de la commune, jusqu’à quand s’interrogent certains conseillers, ces augmentations exubérantes de la facture cantonale pourront-elles encore être supportées par les habitants du village ?

Photo Alain Michaud

Vuiteboeuf Peney : règlements nouveaux

Vuiteboeuf

Vuiteboeuf

Deux règlements nouveaux et un taux d’impôt inchangé pour 2010

Un règlement fondateur

«Si  vous adoptez le nouveau règlement du Conseil général ce soir, Vuiteboeuf sera sans doute la commune de Suisse à posséder le règlement du Conseil le plus précis», en particulier sur la présence physique nécessaire d’un candidat à une charge lors de la première séance d’une législature, a rappelé Serge Juriens, le syndic de Vuiteboeuf lors de la séance du Conseil général du 28 octobre.

Il faut dire que ce règlement qui datait des années 1960 nécessitait un toilettage radical, si l’on ose dire, ne serait-ce que pour s’adapter aux dispositions de la nouvelle Constitution vaudoise.

Et ce toilettage a pris du temps : un premier projet avait été présenté en 2008, et sur l’insistance du Conseil deux articles (100 et 101) y ont été ajoutés, après consultation d’un juriste de l’administration cantonale «qui n’a strictement servi à rien, n’ayant qu’une connaissance purement livresque de son art et n’ayant sans doute jamais assisté à une séance de Conseil général de son existence» aux dires du syndic, qui s’est finalement tourné vers le préfet de référence Albert Banderet, qui a confirmé le bien-fondé d’une partie de la solution trouvée par la Municipalité et proposé la deuxième partie, «bien que sa formation de base à lui soit éloignée du droit», pour reprendre une nouvelle fois l’historique fait par Serge Juriens.

Comme quoi, dans ce domaine l’expérience précède manifestement la science. C’est à l’unanimité que le nouveau règlement a été approuvé, étant précisé qu’il n’entrera en vigueur qu’après l’écoulement d’un délai réglementaire de vingt jours d’affichage au pilier public, délai dans lequel différents recours sont encore ouverts auprès des instances judiciaires cantonales compétentes.

Un autre règlement protecteur

Pour rester dans le processus législatif communal, le Conseil a ensuite adopté, avec deux abstentions et deux voix contraires, le nouveau règlement communal sur la protection des arbres.

Un texte lui aussi destiné à reprendre les normes de la loi cantonale vaudoise sur la protection de la nature, des monuments et des sites du 10 décembre 1969 (LPNMS) : pour rester accessible et  concis, on passe de la protection par inventaire à la protection par jauge: sont désormais protégés tous les arbres dont le diamètre excède 30 centimètres avec une mesure effectuée à 1.3 mètre de hauteur.

Tout abattage requiert désormais une autorisation municipale, donnée normalement contre compensation de plantation d’un autre arbre de même type, en principe sur le même fonds, ou alors contre le prélèvement d’une taxe spéciale compensatrice.

Il y eut quelques hochements de la tête durant la lecture article par article de ce morceau de technique législative censé simplifier la protection de nos amis les arbres … mais qui risque de se révéler un peu paperassier dans sa mise en œuvre.

Un taux d’imposition inchangé

Le Conseil a par ailleurs décidé sans discussion de suivre la Municipalité dans sa proposition de maintien du taux d’imposition communal pour 2010 à 75% du taux cantonal de référence.  Ce taux devrait permettre selon les estimations aux Vuitebolards de passer le cap 2010 sans tomber dans un déficit des comptes de fonctionnement excessif.

Pour ensuite aborder une nouvelle période qui devrait être plus verte, en raison des effets probablement très bénéfiques des dispositions de la nouvelle péréquation intercommunale sur l’année 2011, date de son entrée en vigueur.

A noter enfin que le travail de nomination et de numérotation des rues avance: il devra être contrôlé préalablement par des sages cantonaux et pour l’instant, sauf pour le géant jaune qui les a adoptés, les numéros de rue peuvent encore être choisis par les propriétaires, sans que pour cela un règlement soit enfreint.

Photo Olivier Gfeller

Montcherand : imposante stabulation libre

Stabulation à l’état d’ossature

Stabulation à l’état d’ossature

C’est grâce à l’association de deux jeunes paysans progressistes de Montcherand, qui ont la volonté de vouloir vivre de leur beau métier, et de lutter dans un marché laitier toujours plus rude, que Claude Martin et Bertrand Gaillard ont pris l’option de bâtir   ensemble une stabulation libre, une construction dernier cri.

Une quarantaine de personnes représentées par une délégation des autorités locales, Jean-Michel Reguin syndic et Patricia Hiertzeler municipale, des maîtres d’état qui ont œuvré dans la construction, des connaissances du monde paysan ainsi que des familles concernées, ont participé à la verrée inaugurale de cet imposant bâtiment.

A titre technique, une construction de 39 mètres de longueur, 33 de largeur et d’une hauteur de 9 mètres au faîte. Une salle de traite semi-automatique qui réceptionne douze vaches en même temps, avec la possibilité d’augmenter la réception de traite à 16 places.

La stabulation peut recevoir 64 vaches et une vingtaine de veaux, et des surfaces complémentaires prévues pour recevoir les bêtes qui mettent bas, ainsi que pour neutraliser celles qui seraient malades.

Une assistance automatique sur ordinateur pour la nutrition et le suivi sanitaire de chaque bovin. Un magnifique outil de travail qui va permettre une véritable rationalisation dans l’ouvrage de l’élevage.

Photo Alain Michaud

Orbe : naturellement vôtre

Pascale Thommen au Centre AromaVôtre

Pascale Thommen au Centre AromaVôtre

Les 6 et 7 novembre prochain, le Centre d’Enseignement et de Bien-Être «AromaVôtre» ouvre ses portes pour vous faire découvrir la Naturopathie.

Les locaux de cours sont situés à Montchoisi ; c’est également le lieu où Mme Thommen pratique des thérapies en médecine parallèle. Elle se déplace aussi volontiers à domicile. Le Centre occupe également une salle à Essert-Pittet lorsque les cours se font pour un plus grand nombre de personnes.

Elle propose diverses méthodes de thérapies naturelles qui sont complémentaires à la médecine allopathique : la Naturopathie et l’Aromathérapie, ont surtout une grande efficacité préventive, mais également thérapeutique en apportant un mieux être en équilibrant le terrain.

Inspirée de la médecine chinoise, les thérapies naturelles considèrent l’individu comme un tout, corps et esprit étant liés. L’accent est également porté sur le contact humain puisque la relation entre le patient et le thérapeute, de même que l’environnement de vie, sont considérés comme ayant une influence sur le résultat de la thérapie.

Sourire, écoute et chaleur humaine sont donc à votre service chez «AromaVôtre».

Les portes ouvertes seront l’occasion de découvrir sur place la Naturopathie dans son ensemble, de poser des questions et de tester gratuitement des thérapies. Profitant d’un moment de convivialité, vous pourrez comparer et vous familiariser avec ces thérapies, afin de voir en quoi elles peuvent vous être utiles.

L’occasion est donc donnée de se faire sa propre idée de ce que sont les médecines complémentaires puisque Pascale Thommen sera accompagnée de collègues pratiquant d’autres formes de thérapies naturelles.

Tél.: 024 441 31 27
Pascale Thommen
Rue de Montchoisi 3
1350 ORBE
info@aromavotre.com
www.aromavotre.com

Photo Frédéric Richard

Orbe: jubilaire à la commune

Christine Vuagniaux, fidèle à son poste depuis trente années

Christine Vuagniaux, fidèle à son poste depuis trente années

L’adjointe au greffe municipal d’Orbe, Christine Vuagniaux, a fêté ses trente années de service. Vous pourrez me dire que ce n’est pas complètement inhabituel, mais ce qui est peut-être moins commun, c’est de célébrer cet événement à seulement quarante-six ans.

Et comme elle aime la gastronomie et les bons vins, la Municipalité d’Orbe in-corpore l’a, avec plaisir, invitée et accompagnée le 2 octobre passé, dans un restaurant réputé de la région pour fêter l’événement.

C’est à l’âge de seize ans, le 1er août 1979, que Christine commence son apprentissage comme employée de commerce, sous la direction du greffier municipal de l’époque, Louis Ducraux.

Les lendemains de séance d’alors, le mercredi matin, étaient plutôt bruyants par rapport à aujourd’hui. Les Hermès Ambassador de l’époque faisant un boucan d’enfer lorsqu’il fallait dactylographier les divers rapports, courriers et autres procès-verbaux.

Depuis, même si Christine continue à prendre toutes ses notes en sténo, il faut reconnaître que l’évolution des outils de bureautique ont rendu les choses plus faciles et surtout plus silencieuses.

La super-secrétaire

Depuis toutes ces années au service de la commune d’Orbe, elle en a vu passer des dossiers. «Et parfois c’est un peu plus facile pour les divers services communaux de m’appeler en me demandant «mais où donc peut bien se trouver tel document, tu dois sûrement t’en souvenir?»….

«C’est un véritable plaisir d’aller au travail chaque jour, tant l’entente est bonne et agréable avec mon chef direct, le secrétaire municipal Paul Gremion, ainsi qu’avec toute la Municipalité», ajoute-elle.

Pour les anecdotes aussi, il y en aurait à raconter, vous pensez bien. Mais le secret de fonction est un principe pour cette collaboratrice.

En outre, il est pratiquement incontournable de faire appel à ses compétences lorsqu’une fête cantonale (pompiers, chants et autres) est organisée dans la commune.

Il faut souligner que, même si sa modestie va en prendre un coup, c’est un peu la Wonder-Woman des secrétaires.

Mais il n’y a pas que le secrétariat dans la vie de Christine

Malgré le cumul de tous ses postes : secrétaire-adjointe au greffe, secrétaire du Conseil communal, secrétaire du Comité de l’ASIBCO (Association scolaire intercommunale Baulmes-Chavornay-Orbe) poste qu’elle apprécie particulièrement en regard des divers contacts intercommunaux qui ont lieu lors des séances, pendant vingt-cinq ans elle a aussi assuré le secrétariat du Comité de la bibliothèque. Christine a aussi quelques passions culturelles.

Elle apprécie volontiers la musique baroque, Mozart, Haendel et Vivaldi et elle n’hésite pas à se rendre à Zurich, Paris et autre festival de Beaune pour apprécier un spectacle d’opéra. Afin de se ressourcer et se reposer, elle chausse aussi volontiers des souliers de marche pour des randonnées en montagne.

Un personnage attachant

Malgré son côté réservé et timide, il n’est pas rare qu’elle «pedze» volontiers après certaines séances, et c’est aussi avec beaucoup de joie qu’elle accompagne la Municipalité lors de ses rares sorties dites «récréatives». Alors bon vent Christine, et en avant pour les vingt prochaines années…

Photo Sylvie Troyon

Vaulion : la Dent orpheline de Pierre

Pierre Bachelard

Pierre Bachelard

Tout est tranquille

Il est cinq heures de l’après-midi, la cuisine s’éveille Eric Robitaillie, un ami de longue date de Pierre, prépare une fondue pour un couple d’habitués, venus une dernière fois déguster la fondue de Pierre Bachelard, à la Dent.

Aurore et sa collègue ont dressé les tables réservées, les clients ne vont pas tarder. Le jour décline doucement, laissant voir le panorama qui s’invite entre nuage et soleil, avec les Dents du Midi et un peu des Alpes savoyardes.

Le Mont-Blanc, lui, reste caché au regard, dommage. Par contre, le lac de Neuchâtel  et la ville d’Yverdon s’offrent sous un large rayon de soleil.Les clients ne vont pas tarder à arriver.

Pierre Bachelard remonte de Vaulion avec du ravitaillement. Il allume les chaufferettes à gaz, fait le tour des tables, salue le couple, puis autour d’un petit café serré, il égrène quelques souvenirs, des anecdotes aussi.

De Genève à La Dent de Vaulion

Il en avait un peu marre de la ville (Genève, pour son travail d’installateur sanitaire) et un jour en 1978, avec sa femme Dorinda, qui était de Vaulion, ils décidèrent de postuler pour prendre la gérance du chalet de la Dent de Vaulion.

Et c’est ainsi qu’une aventure passionnante de plus de trente années débutait! Pour six mois sur l’année, de mai à octobre. Quand ils entrèrent en activité, au mois de mai 1978, c’était à la lueur de lampes à pétrole qu’ils servirent les clients.

Pas d’eau courante à l’intérieur de l’habitation et très peu de confort. Mais année après année, ils  réussirent à transformer le vieux chalet d’alpage en un site touristique renommé et très fréquenté. C'est l'endroit parfait pour une location de chalet.Trois décennies au service des amateurs de fondue

Il allait chercher un livre des livres d’Or, avec de très vieilles cartes postales dont une de 1902, montrant le corps d’un chalet d’alpage, bas avec une écurie attenante.

En 1932 le bâtiment fut rehaussé et une salle fut créée  ainsi qu’une galerie, ouverte. Puis il décrivait ses 32 ans de montagne avec sa femme Dorinda (jusqu’en 2005, année de son décès), les transformations et les améliorations du chalet: l’agrandissement de la terrasse couverte et fermée, en deux fois, pour pouvoir installer des tablées de 12 personnes et la mise à niveau de la grande en plein air. Jusqu’en 1946 c’était l’emplacement d’un jeu de quilles.

Il a tout construit de ses mains et amélioré la vie de tous les jours; aménagé une cave à fromage et installé une banque de froid, l’isolation et la pose de vitrage pour la terrasse et la galerie, l’installation d’une génératrice et tiré des dizaines de mètres de tubes et de fils électriques. Un confort qui paraît tout naturel de nos jours!

Sans oublier le décor fait d’une quantité de cloches, de toupins et de photos. La dernière cloche, il l’a reçue de la commune de Vaulion, pour ses trente années d’activité à la Dent. Il glisse dans la conversation, qu’il va bien trouver une solution et un endroit pour les mettre dans sa maison.

Cette  année, je ne rempile pas

À Guy Reymond municipal, responsable des alpages à Vaulion, venu lui demander ce qui appartenait à ladite commune, Pierre lui répondit avec un large sourire: «Les murs et le toit, tout le reste c’est moi qui en ai réalisé les améliorations intérieures et extérieures.»
Sa dernière touche, pour les fumeurs: la transformation du petit chalet près de sa volière en carnotzet, rien que pour eux. Une belle réalisation!

La décision de ne pas «rempiler» pour un contrat de 6 ans, il l’avait prise ce printemps, déjà, à Pâques plus précisément. Et il partagera cette décision avec Eric, en avril, lors d’un séjour dans Le Pas-de-Calais où vit son ami. Eric Robitaillie, un ami de plus de 40 ans, qui est venu le dépanner cette année, lorsqu’il fut atteint dans sa santé. Il sera son second jusqu’au 25 octobre.

Pierre Bachelard ajoutait: «J‘ai 66 ans  cette année, et j’en aurai eu 72, à la fin du mandat… J’ai décidé de passer la main, c’est le moment, pour moi, de vivre plus tranquillement, avec des soucis en moins.»

Il pourra reprendre, avec  ses amis, les randonnées à cheval dans le sud de la France, une passion qui n’était plus de mise ces dernières années.

Son futur, pas de souci pour lui, il est déjà très occupé avec son métier d’installateur sanitaire, et il n’est jamais à cours d’idées pour transformer et améliorer son quotidien. Alors, nous lui souhaitons bon vent.

Photo Marlène Rézenne

Romainmôtier : point de vue fiscal

De g.à dr.Pierre Genier, secrétaire, Marc Benoît et Fabrice de Icco

De g.à dr.Pierre Genier, secrétaire, Marc Benoît et Fabrice de Icco

Limite de crédit augmentée

Marc Benoît déclarait ouvert le Conseil général à 20 h. 10. Après la lecture et l’approbation du rapport du procès-verbal du 2 juillet 2009, on passait au point 4 de l’ordre du jour: l’augmentation de la limite de crédit du compte courant. Le syndic, Fabrice de Icco, présentait les arguments en faveur de cette demande, la commune ne pouvant plus honorer une grande partie de ses paiements courants.

Les factures imprévues, dues  d’une part aux intempéries du 31 décembre 2008 (près de Fr. 100 000.–) payées intégralement par la Commune, en attendant la part subventionnée qui serait versée fin 2009. D’autre part les factures cantonales dont un supplément pour la facture sociale de Fr. 60 000.–  plus un supplément non budgété de plus de Fr 12 000.–, tout cela à payer dans les trente jours !

Le rapport de la commission des finances soutenait la demande de la Municipalité. L’objet était accepté par la majorité du Conseil.

Taux d’imposition

Après la lecture du préavis municipal, puis celle du rapport de la commission des finances, le débat était ouvert. La demande d’une augmentation de 5 points du taux d’imposition, permettrait de couvrir une partie des nouvelles charges reportées sur les communes et de bénéficier des retours de la péréquation cantonale.

Cela concerne surtout les mesures socio-éducatives acceptées par le peuple: la loi sur l’Accueil de jour des enfants, l’accueil parascolaire, le financement des écoles de musique et l’alourdissement de la facture sociale, incontrôlable, par les communes.

Une question était posée par un membre du conseil: «Si toutes les communes tiennent le même raisonnement et augmentent leur taux d’imposition de 5 points, comment pouvez-vous penser que la nouvelle péréquation nous serait favorable?»

Le syndic répondait «C’est une projection établie par l’Etat de Vaud susceptible de varier en fonction de la situation économique».  Le nouveau modèle de péréquation, s’il est accepté, entrera en vigueur en 2011. L’UCV (Union des communes vaudoises) a mis une liste sur son site internet en prenant pour référence les chiffres de l’exercice 2008.

Les effets restent obscurs (réf. article de Daniel Audédat, 24H du 16 octobre).

La hausse d’imposition à 80 points était acceptée par 12 oui, 8 non et 2 abstentions.

La parole n’étant plus demandée, Marc Benoît levait la séance à 21 h. 20.

Photo Marlène Rézenne

Ballaigues : on y construit même des orgues

De gauche à droite, au moment des félicitations : Théo Heiniger, Quentin Maillefer, Arnaud Collomb et Charles Pillevuit

De gauche à droite, au moment des félicitations : Théo Heiniger, Quentin Maillefer, Arnaud Collomb et Charles Pillevuit

C’est au foyer de l’entreprise Dentsply Maillefer à Ballaigues qu’une trentaine d’invités avaient pris place vendredi passé à l’occasion de la présentation publique d’un orgue de Barbarie entièrement né en 2009 et cousu main entre la Suisse centrale, là où Guillaume Tell terrassa autrefois son adversaire Gessler et les terres actives du Jura Nord-Vaudois.

L’instrument est issu de la collaboration harmonieuse du maître en la matière Théo Heiniger, de Küssnacht am Rigi, l’un des seuls facteurs d’orgue de barbarie en Suisse, et de deux apprentis de la région, Arnaud Collomb, de Bretonnières, apprenti mécanicien chez Dentsply Maillefer et Quentin Maillefer, le régional de l’étape,  apprenti menuisier chez  Jean-Luc Leresche à Ballaigues.

Il y a déjà longtemps qu’a germé dans l’esprit de Théo Heiniger l’idée de faire partager son savoir à de jeunes artisans, et c’est ainsi un peu par le jeu du hasard que cet objet a vu le jour dans ces circonstances.

Le partage des tâches

Ainsi que le rappelait Charles Pillevuit lors de la courte partie officielle, lui qui se présente comme un vieux joueur d’orgue de Barbarie, «il est d’usage dans les métiers de l’art de réaliser ce qu’on appelle un chef-d’œuvre, pour couronner la période d’études par une création utile et belle, si possible».

Et dans le cas de l’orgue de Barbarie en question, il ne fait guère de doute qu’il s’agit bel et bien d’un chef-d’œuvre. La haute direction des travaux,  la conception générale et la coordination ont été prises en charge par Théo Heiniger, qui s’est lui-même chargé de la partie musicale proprement dite de l’instrument (tuyaux et ensemble des éléments de l’orchestrion, l’âme musicale de l’instrument), pendant que Quentin Maillefer soignait tout particulièrement la menuiserie, et singulièrement la partie visible de qui donne son visage à l’instrument.

Simultanément, Arnaud Collomb s’attelait à la mécanique interne, celle qui permet notamment aux deux soufflets en peau de …lapin actionnés par la traditionnelle manivelle de diriger un souffle contrôlé dans la tuyauterie musicale et de faire avancer les partitions musicales trouées.

Un inventeur de génie

A part la fabrication proprement dite  des orgues, Théo Heiniger transcrit lui-même la musique sur les rouleaux de papier troués qui, lorsqu’ils passent sur un axe de contrôle, permettent à l’air de passer ou non par un trou pour actionner le mécanisme musical.

Et si ces transcriptions se faisaient il n’y a pas très longtemps encore à travers le détournement d’une ancienne machine à écrire mécanique d’avant la deuxième guerre mondiale, le maître facteur d’orgues a lui-même inventé un dispositif électromécanique moderne qui permet actuellement de transcrire presque automatiquement n’importe quelle partition musicale sur un rouleau à trous destiné à l’instrument en question.

Une réussite collective

L’instrument présenté à Ballaigues est en bois clair, et il a pour la première fois permis officiellement aux sons de s’échapper de ses tuyaux, puisque tour à tour chacun des trois constructeurs a interprété un morceau classique retranscrit pour l’occasion sur rouleaux.

L’aboutissement d’une aventure collective de plus d’une année conduite dans les temps sous le dénominateur commun de la précision absolue et de la maîtrise nécessaire des différentes  techniques requises pour ce genre de constructions. Une belle aventure intergénérationnelle aussi.

Premier morceau officiel sur l’orgue.

Premier morceau officiel sur l’orgue.

Photos Olivier Gfeller

Romainmôtier : 2009, la douzième déjà !

Du monde...il y en avait!

Du monde...il y en avait!

Foire d’automne & Bourse aux Sonnailles

La fête fut d’une grande qualité, la fréquentation abondante, et la majorité des exposants, au nombre de nonante pour cette édition, étaient heureux du résultat des ventes ou des contacts établis. Pour les organisateurs, O. Grandjean, J. Paradela, N. Corbaz, P. Rochat, A. Grandjean, Chr. Germann et L’Echo du Nozon, J. Cuvit, sans oublier les bénévoles, tout s’est bien passé, aucun incident ne s’est invité durant la foire. Et la fréquentation est en hausse.

Les collectionneurs de cloches et sonnailles se sont retrouvés avec bonheur, au milieu de cette forêt colorée qui entoure la maison de Champbaillard, et qui faisait dire à Olivier Grandjean, que pour rien au monde il ne changerait de lieu pour organiser cette foire d’Automne.

La cloche des moissons

Une nouveauté: la première cloche colorisée, avec des motifs originaux : des épis de blé, de seigle, d’orge et d’avoine, le faucheur, le bouquet de la fin des récoltes et les hirondelles. Une série met en valeur le travail des sculpteurs et fondeur, par un émaillage du bouquet de fleurs réalisé par Pierre-André Tschanz.

Le résultat est d’une finesse incroyable. (à voir sur : swissisland.ch/Moisson)

Olivier n’étant jamais à court d’idées, donnait la parole aux paysans BIO de la région. Ainsi, Cédric Cheseaux de Juriens et Etienne Clerc de Mont-la-Ville invitèrent le public, soucieux du futur, à faire l’expérience d’ensemencer un champs de blé à la main et de découvrir les motivations de ces jeunes paysans attachés à la terre.

Une manifestation appréciée par les politiques

Près du bar de la Jeunesse, samedi dès 11 heures, le président de la foire avait invité nombre de personnes politiques du district du Jura Nord Vaudois pour l’apéro, et ils avaient répondu présent.

Des députés vaudois, le président du Grand Conseil, syndics, les représentants du tourisme régional et amis ont devisé autour d’un bon verre de vin. On n’est pas vaudois pour rien !

Une fête populaire au vrai sens du mot, avec des échanges, des dégustations, des découvertes, de l’artisanat, des collectionneurs de cloches fidèles au rendez-vous, les balades avec les ânes des Oches (La Praz), tous, petits et grands ont trouvé du bonheur lors de leur venue sur cette place qui domine le bourg médiéval de Romainmôtier.

Photo Marlène Rézenne