Rances : 31 ans d’estivage au chalet de la Sagne

Jean et Raymonde Beauverd sur le perron du chalet

Jean et Raymonde Beauverd sur le perron du chalet

Raymonde et Jean Beauverd mettent pour la dernière fois en hivernage le chalet de la Sagne après 31 saisons d’estivage. C’est en 1979 qu’ils prennent en main l’ouvrage à effectuer au chalet de la Sagne, lorsque les pâturages sont verts et offrent une herbe appétissante aux pensionnaires ruminants.

Situé sur la commune de Rances et loué à cette dernière, le chalet de la Sagne permet à Jean et Raymonde d’entretenir et de traire 27 vaches et l’élever plus d’une dizaine de cochons aussi roses et propres que sur les dessins pour enfants.

Un bien beau chalet s’il en est, de chaque côté de l’escalier d’accès une façade rouge de géraniums, blotti  dans la combe derrière les parois rocheuses du Suchet, séparé de la frontière française par les pâturages des «Veilars» qui eux se trouvent être sur la commune de l’Abergement.

Pendant 19 ans, Jean a fromagé chaque jour de la saison, une à deux pièces de fromage de plus de 30 kilos à l’aide d’une chaudière à vapeur de 800 litres, et, pour faciliter cette fabrication, un apport de lait organisé de convenance entre les chalets de proximité du Rez et de la Poyette.

Actuellement, c’est leur petit-fils Frédéric qui tient les rênes du chalet, et pour Raymonde et Jean de retrouver leur chez-soi à Rances, afin de bénéficier d’un repos bien mérité.

Photo Alain Michaud

L’Abergement : arrivée à pied et rayonnante

Roger Roch, Syndic, Evelyne Voutaz, Préfète, Patrick Jordan, Eva Magnin, Marie-France Grasset, Luc Lambert et Monique Salvi

Roger Roch, Syndic, Evelyne Voutaz, Préfète, Patrick Jordan, Eva Magnin, Marie-France Grasset, Luc Lambert et Monique Salvi

Journée d’automne remplie de soleil

Pour cette cérémonie, préparée par la Municipalité in corpore avec la présence Madame Evelyne Voutaz, Préfète de la région et représentant le Conseil d’Etat vaudois, le caveau s’était habillé de couleurs et de fleurs.

Madame Eva Magnin-Flaction, une alerte centenaire était venue à pied au rendez-vous, entourée par une partie de sa famille. Après les présentations, salutations et retrouvailles, on passait aux choses sérieuses et elle s’installait en bonne place autour de la grande table.

C’était avec un jour d’avance, pour ne pas surcharger leur doyenne, que la commune lui présentait félicitations et meilleurs vœux pour son 100e anniversaire.

Une enfance entre Lignerolle et Ballaigues

La vie de leur doyenne, retracée par Roger Roch, syndic de L’Abergement, était entrecoupée par l’humour percutant d’Eva Magnin, qui frappait par sa netteté et son caractère imprévu! Ainsi, après la lecture de la troisième page, elle glissait au syndic: «Tu vas nous faire ça jusqu’à Nouvel-An?»

Née le 4 octobre 1909, à Lignerolle, Eva Flaction avait six frères et sœurs, et très vite elle commençait à travailler chez les paysans. Ses journées étaient bien remplies: elle travaillait à la ferme, allait vite porter le repas à son papa en forêt, revenait vite pour dîner, pour vite repartir à l’école, chez le régent Nicod.

Mais à cette époque, la situation socio-économique faisait qu’elle manquait souvent l’école pour travailler. Les années passèrent. Eva enfourchait ensuite son vélo pour aller gagner sa vie à Ballaigues ; d’abord comme blanchisseuse, plus tard  elle travaillera dans l’usine Pignons.

Sa vie de famille à l’Abergement

En 1932, elle se mariait avec Francis Magnin, et venait s’installer à L’Abergement. Ils firent leur voyage de noces à Paris pour visiter leurs familles émigrées. Ils auront deux enfants, Arlette et Jean-Jacques.

Ils étaient agriculteurs et cesseront cette activité en 1962. Francis postulera comme employé à l’Etat de Vaud pour l’entretien des routes, tandis qu’Eva courait toujours, vite, entre la maison, le jardin, la lessive faite à la fontaine de la place du village, la boucherie de campagne et les petits-enfants, au nombre de quatre. Le syndic se rappelait Eva et son éternel foulard, bien ficelé sur sa chevelure.

Jean-Jacques avait organisé, pour ses parents en 1972, un voyage en Espagne, à Majorque. Un bon souvenir pour Eva Magnin. Son mari décédait en 1981, trop tôt.

Elle restera toujours très active, au jardin et dans sa maison. Les années ont passé et elle compte à ce jour huit arrière-petits-enfants, dont un qui s’est marié cette année! Une dernière anecdote, qui en dit long sur sa vitalité, c’était en 2007, elle rencontrait le syndic aux abords de sa maison: «Jean-Jacques est parti, je profite de vite aller au jardin…!» avec un large sourire.

Une «Neuchâteloise»

Évelyne Voutaz apportait les félicitations de l’Etat de Vaud puis rappelait quelques faits marquants, depuis la naissance de Madame Magnin: «Première traversée de la Manche en avion par Blériot en 1909, «Tintin» voyait le jour en 1929 dans le journal le «Petit vingtième», deux guerres et la mob en 39, une période difficile.

1949, naissance de la télévision, puis en 1979, c’est autour du Jura de devenir le 23ème canton de la Suisse. Le tour du monde en ballon, sans escale, de Bertrand Piccard c’était en 1999».

Madame la Préfète lui fit part des félicitations et vœux de Philippe Leuba, Conseiller d’Etat, en lui remettant le cadeau du Canton de Vaud pour ses 100 ans. Une pendule «Neuchâteloise» qui fit briller de bonheur le regard de Madame Magnin.

Ses péchés mignons… des chips au lard qu’une de ses petites-filles lui fit découvrir lors d’une boum chez sa grand-maman, et le Porto !

Encore nos félicitations et meilleurs vœux pour ces années prochaines.

Photo Marlène Rézenne

Bofflens : une médaille d’or pour la confiturière

Une médaille d’or pour Roselyne Risse

Une médaille d’or pour Roselyne Risse

Concours suisse de Courtemelon

Pour la 3e fois, dans le cadre de la Fondation Rurale Interjurassienne, environ 900 produits ont été appréciés, dégustés et critiqués. Les meilleurs ont reçu une médaille d’or, d’argent ou de bronze.

Dans notre région, des médailles d’or ont été décernées à Roselyne Risse pour sa confiture de framboises et à Barbara Demont de Vuillerens pour ses coquettes. Cette dernière a également reçu une médaille d’argent pour ses flûtes au sucre.

Des médailles de bronze ont été attribuées aux fromageries: Conod à Baulmes, pour son vacherin Mont d’Or AOC, Chuard Jean-Pierre à Ballaigues également pour son vacherin Mont d’Or et Tyrode Vincent à l’Auberson pour son Gruyère AOC de montagne mi-salé.

Le président du jury a rappelé que le concours a sa raison d’être, car les produits présentés sont, d’année en année, de meilleure qualité, ce qui a fait que l’appréciation a été d’un très haut niveau.

Bravo à tous ces artisans qui créent des produits du terroir qui viennent réjouir nos papilles.

Photo Marianne Kurth

Orbe : nouvelle bibliothécaire scolaire à 100%

Isabelle Vaudroz

Isabelle Vaudroz

La bibliothèque scolaire du cercle scolaire Orbe, Baulmes, Chavornay avait été inaugurée en janvier 2006. Tania Dutoit a commencé alors avec un poste à 40 %. Il s’est vite avéré que c’était parfaitement insuffisant.

Elle n’arrivait pas à voir toutes les classes chaque année, ni à faire tout le travail de préparation. Après avoir soigneusement établi un cahier des charges, le poste a été estimé à 120%. Dès la rentrée d’août,  Isabelle Vaudroz a pris un poste à plein temps comme bibliothécaire scolaire. Tania Dutoit continuera à l’épauler jusqu’à la fin de l’année à 20%.

Avant d’être engagée à Orbe, Isabelle Vaudroz travaillait à la bibliothèque municipale de Lausanne, à la section jeunesse. Elle avait envie de changer d’horizon et d’explorer de nouvelles pistes dans sa profession et en plus comme elle habite Bretonnières, c’était idéal.

L’engagement d’une bibliothécaire scolaire est assez complexe, car elle est payée par le Canton mais est engagée par la commune, qui elle décide en accord avec les directeurs scolaires du besoin et du pourcentage à  fixer.

Pour les 20% qui seront inoccupés depuis janvier, le comité de la bibliothèque aimerait que la commune engage une bibliothécaire pour la partie publique qui pourrait aussi fonctionner partiellement pour le scolaire, il en a fait la demande à la Municipalité. Il y a trois jours, la Municipalité a mis au budget 2010 un poste de bibliothécaire pour la partie publique à 60%,  la décision définitive sera prise lors du Conseil communal du 10 décembre.

Isabelle Vaudroz commencera les visites de classes dès le mois de novembre, elle est en train de prendre contact avec les enseignants. Il y a déjà eu une réunion avec les deux directeurs du primaire et du secondaire et elle est très contente de cette première prise de contact très prometteuse.

D’un autre côté, elle aimerait également mettre sur pied diverses animations, pour tous les âges, toujours dans le but de faire découvrir et aimer la lecture à tout âge.

Prix Chronos

Comme chaque année, Anne-Claude Cochand organise le prix Chronos. Des grands-mamans et des enfants (de 4e, 5e, 6e année) lisent les mêmes livres, au nombre de cinq, et se retrouvent ensuite comme un jury de lecteurs pour en discuter et voter pour leur préféré, vers le mois de mars.

Les livres traitent tous de sujets inter-générationnels, de la relation entre les enfants et les aînés La première prise de contact a eu lieu ce mercredi à la bibliothèque, mais les enfants intéressés peuvent encore s’inscrire auprès d’Anne-Claude Cochand (024 441 91 67). En Suisse c’est Pro Senectute qui organise ce prix.

Isabelle Vaudroz va essayer, par ses contacts directs avec les classes, d’augmenter le nombre de participants qui est relativement bas.

Parmi les autres activités déjà programmées à la bibliothèque, il faut mentionner la journée «Portes Ouvertes» du 14 novembre, de 9 h. à 17 h. pendant laquelle se tiendra, comme d’habitude, une vente de livres d’occasion, et l’heure du conte le 9 décembre qui se tiendra au théâtre de la Tournelle.

Photo Natacha Mahaim

Vaulion : un nouveau municipal

François Moffrand devant le tableau de Vaulion de Casimir Reymond, peint en 1913

François Moffrand devant le tableau de Vaulion de Casimir Reymond, peint en 1913

La place laissée vacante en juin par la démission de Jean-Pierre Schoch à la Municipalité devait être repourvue par une votation agendée au 27 septembre.  Les électeurs vaulienis n’auront toutefois pas dû se rendre aux urnes,  du moins pour cet objet communal: en effet, une seule candidature avait été déposée dans les délais réglementaires, celle de François Moffrand.

Et nul n’a songé un instant à contester la candidature de l’ancien secrétaire municipal du village qui a fonctionné en cette qualité pendant 19 ans, et qui somme toute était un peu comme un 6e municipal, suivant notamment de très près tout ce qui touche à la police des constructions. De plus, il avait également fait partie du Conseil communal durant une législature.

Elu donc tacitement, François Moffrand, enfant du pays, est âgé de 53 ans. Marié et père de trois enfants, il a aussi un premier petit-fils. A part une petite incursion pas très loin de Lausanne il y a déjà fort longtemps et pour un temps limité, le nouveau Municipal  a toujours habité sa commune qu’il connaît jusque dans ses moindres recoins, sources et points d’eau compris.

A la suite d’une nouvelle répartition des dicastères au sein de la Municipalité, les eaux usées et les eaux potables lui reviennent, de même que l’épuration, le gaz, les constructions et l’urbanisme. Cette répartition a été d’autant plus facile que François Moffrand n’a en fait jamais vraiment cessé de traiter des problèmes toujours plus complexes relatifs au droit de la construction pour sa commune.

Ce vers quoi son métier de base de technicien-architecte au service d’un grand groupe d’assurance international le menait d’ailleurs tout naturellement.

Sortant juste d’une opération chirurgicale qui l’oblige actuellement à se déplacer avec des cannes, le nouvel élu a reçu l’Omnibus dans la salle de la Municipalité flambant neuve.

Sur l’un des murs de cette salle, il aime à rappeler que la commune possède un tableau fameux du village, de Casimir Reymond, sculpteur et peintre né à Vaulion en 1893, à qui l’on doit les statues monumentales qui ornent l’entrée du palais de Beaulieu à Lausanne, entre autres, ainsi qu’une œuvre picturale injustement peu connue. Il fut aussi un ami de Ramuz et vouait une admiration sans bornes à Cézanne.

Nul doute qu’ainsi reconstituée, la Municipalité de Vaulion pourra aller de l’avant, notamment dans ses projets de révision de la zone village et du réseau des eaux claires, qui date de la fin du 19e siècle et de celle des égouts, qui eux sont encore dans leur version des années 1930.

Photo Olivier Gfeller

Bofflens : la roulotte, l’âne et la pasteure

Barou, Hetty et Speedy dans les bois au-dessus de Bofflens

Barou, Hetty et Speedy dans les bois au-dessus de Bofflens

Bofflens possède une caractéristique assez rare et qui fait visiblement la fierté de son syndic François Cuneo: son temple est situé sur une magnifique place herbeuse en plein centre du village, comme si au fil du temps on avait voulu laisser les âmes respirer aux côtés des jeux des enfants et des noyers vénérables.

Et cette place recevait depuis vendredi passé d’étranges visiteurs: un tipi beige ultramoderne, une petite roulotte, un âne pas très rapide mais bien sympathique portant le nom prédestiné de Speedy, Barou, un chien pur bâtard SPA au poil long et aux yeux de velours et une pasteure atypique,  Hetty Overeem, qui  faisait halte à cet endroit pour un long week-end de partage avec les habitants du lieu.

Bofflens est l’une des nombreuses haltes que Hetty Overeem a placées sur son long itinéraire de trois années. Elle qui fut longtemps pasteure de l’EERV, notamment à Fiez, s’est tout à coup sentie un peu à l’étroit dans une paroisse «fixe»: sans doute un peu d’envie d’ouverture, de besoin de rencontrer l’autre plutôt que de l’attendre dans un temple parfois considéré comme trop institutionnel, mais aussi une rencontre fortuite en France avec un nomade qui parcourait l’Europe avec son cheval et une roulotte.

La conjonction de ses envies a donné  lieu au projet «Evangile en Chemin» qui a germé dans sa tête. Et c’est ainsi que l’EERV a accepté de la détacher de toute paroisse fixe pour une durée de trois ans et pour effectuer un véritable chemin de Compostelle à l’envers partout dans le pays de Vaud: non pas gagner après des souffrances l’ultime étape quasi rédemptrice, mais pour offrir une forme nouvelle de rencontre à chaque étape où chacune et chacun peut venir parler, écouter, entendre, au gré de ses envies, voire de ses curiosités.

Hetty Overeem est persuadée que la foi est quelque chose de joyeux, que croire doit apporter une joie de vivre et non une résignation. C’est un peu dans ce sens qu’elle a conçu son périple commencé au mois de mai 2009, et au cours duquel lors de chaque étape les bonnes volontés se manifestent comme par enchantement.

Le tipi est monté, Speedy reçoit du foin, elle est invitée chez l’habitant pour partager un repas, et elle peut célébrer ses offices dans son tipi-église plusieurs fois par week-end. Mais le voyage réserve aussi parfois des surprises : quand Speedy décide de filer à l’anglaise durant la nuit pour rejoindre des femelles aperçues la veille ou lorsque finalement personne ne se présente pour un office.

C’est rare, mais c’est arrivé, et Hetty le célèbre alors malgré tout, car elle dit en avoir besoin pour elle-même aussi. Une étonnante et bien sympathique  façon de concevoir la transmission du contenu des Ecritures.

Prochaine étape du voyage, le premier week-end d’octobre à Mathod.

Photo Olivier Gfeller

Chavornay : assemblée régionale de l’ORPC

Louis-Claude Bally

Louis-Claude Bally

Subtilités comptables pour entrer dans le moule cantonal

C’est sous la présidence de Bernard Ballif que l’ORPC (Organisation Régionale de la Protection Civile) du district d’Orbe a tenu mardi soir 22 septembre, à la grande salle de Chavornay, son assemblée régionale usuelle de début d’automne. Le quorum qualifié était atteint et les participants se sont tout d’abord penchés sur le budget de l’organisme intercommunal pour l’année 2010.

Un budget détaillé par le commandant et major Claude Rutishauser qui a surtout expliqué les très faibles variations dans la présentation entre les années, dues à l’adoption un an avant l’heure (2011) d’un nouveau plan comptable compatible sur le plan cantonal et qui est calqué sur celui des communes.

C’est ainsi que certaines dépenses changent de nom, mais pas vraiment de montants. Et que les recettes ne sont plus maintenant de «vulgaires» recettes mais des «Revenus de Fonctionnement». Il faut savoir gré au commandant Rutishauser de s’être penché sur une matière comptable qui n’est sans doute pas son premier intérêt dans la vie et qui prend du temps sans rendre les comptes plus clairs qu’ils ne l’étaient déjà.

Charge par habitant évoluant faiblement

Selon le budget 2010 adopté par l’assemblée, la charge par habitant diminue un peu mais pas de façon très significative : elle était de Fr. 16.72 au budget 2009, et sera, si le budget 2010 est tenu, de Fr. 15.89.

Le budget comprend  en effet une provision de Fr 50 000.— destinée à prévoir le paiement de cotisations  AVS en retard à l’OFAS, suite à un contrôle et surtout à un litige avec cet office qui dure depuis longtemps. A supposer que l’ORPC d’Orbe obtienne finalement gain de cause, ce paiement ne grèvera alors pas les comptes 2010 et ramènera la charge par habitant à un montant inférieur.

A noter que l’ensemble des communes concernées représentent une population globale de 21 000 habitants.

Nouveau membre du Comité Directeur et regroupements

La commune de Vaulion était représentée au comité directeur par Jean-Pierre Schoch, municipal démissionnaire au 31 août 2009. Il s’agissait donc de repourvoir ce siège laissé vacant. C’est un autre municipal vaulieni qui a été élu à l’unanimité à cette charge : Louis-Claude Bally.

Personne n’a d’ailleurs contesté cette candidature en lui opposant une autre alternative et dans la foulée le Président du Comité directeur, Patrick Jordan, a communiqué rapidement sur les projets de regroupements d’ORPC qui ont été discutés dans les mois qui viennent de s’écouler. Le projet pourtant avancé avec Grandson et Yverdon-les-Bains a finalement avorté, cette dernière commune préférant en l’état faire cavalier seul, semble-t-il pour des raisons de partage des charges de personnel.

A noter, toujours selon Patrick Jordan un peu amer en l’occurrence car il espérait que ce projet aboutisse, que d’autres regroupements sont à l’étude, dans un esprit de simplification et de rationalisation des coûts. Tout ceci bien sûr avant l’entrée en vigueur de la grande réorganisation cantonale qui doit intervenir en 2011.

Un grand merci aux hommes  de l’ORPC Orbe

En marge de l’ordre du jour en raison de l’actualité, Pierre Mercier, municipal à Orbe a tenu à remercier sincèrement cette «fameuse PC que certains critiquent car elle coûte cher» pour être intervenue aux côtés des pompiers et des autres corps de métier lors du récent et impressionnant incendie de la rue des Terreaux à Orbe.

Le commandant Rutishauser a d’ailleurs précisé que ses hommes et lui-même avaient essentiellement eu pour mission de reloger les familles sinistrées et de préparer à manger pour les pompiers pendant leur longue intervention. Pierre Mercier de rappeler aux communes que la PC crée aussi des chemins sportifs ou d’autres installations de ce type et qu’il convient de l’utiliser.

Un thème que reprendra Claude Tilleu, municipal à Chavornay, dans sa courte présentation de la commune hôte de l’assemblée du jour, en rappelant que précisément, si le Tour de Romandie à la marche s’arrête maintenant régulièrement à Chavornay, c’est notamment en raison de la présence de chemins et sentiers sportifs précisément créés sur la commune par les hommes de la PC.

Photo Olivier Gfeller

Orbe : la SICUP se met sur les voies de son avenir

Logo de la SICUP

Logo de la SICUP

Le 22 septembre, la SICUP s’est réunie en assemblée générale extraordinaire pour que le nouveau comité puisse exposer ses différents projets.

Les deux tiers des membres étaient attendus lors de cette assemblée afin de pouvoir valider les modifications des statuts, discuter d’un nouveau système de cotisations et présenter un budget pour la création d’un site internet, d’une plaquette de présentation ainsi que pour les nocturnes.

Les statuts devront être adoptés lors d’une prochaine assemblée, puisque le quorum n’était pas atteint. Il en va de même pour le nouveau système de cotisation proposé, qui ne nécessitait pas le quorum pour être adopté mais qui fut rejeté par 11 voix contre 10, la classification des membres par catégories, plutôt que par nombre d’employés, n’ayant pas convaincu.

Un nouveau projet qui intégrera les remarques des membres sera présenté lors de la prochaine assemblée, sachant que l’objectif est de simplifier le système actuel.

Répartition des tâches

Plusieurs groupes de travail ont été formés afin de se partager les diverses tâches à accomplir pour que la SICUP continue sa mutation. Il s’agit du groupe contact, qui aura pour objectif d’entretenir une relation durable et constructive avec les autorités communales, les autres SIC et tout autre réseau économique comme l’ADNV ou l’ADEOC.

Un groupe membre aura quant à lui la tâche de resserrer les liens entre les membres de la SICUP, de présenter la société aux membres potentiels et nouveaux commerçants ou artisans s’installant à Orbe, ainsi que de fournir aux membres tous types de conseils pouvant leur être utile. Un groupe publicité aura pour tâche de concevoir une plaquette de présentation et de soumettre des propositions afin d’améliorer la communication de la SICUP et la promotion de ses membres.

Un groupe Site web s’attachera à mettre sur pied un site internet répondant aux attentes des membres et des habitants de la région d’Orbe. Enfin, un groupe manifestation se partagera l’organisation des manifestations telles que les nocturnes et autres manifestations urbigènes auxquelles la SICUP s’engagerait à participer.

Chacun de ces groupes de travail est formé de deux ou trois membres du comité, ainsi que de tous les membres de la société qui désirent s’engager plus activement dans la vie de leur société.

Forum économique régional à Orbe ?

Le comité a également proposé l’idée de créer sur notre commune un forum économique régional annuel. Reprenant l’idée du comptoir mais en la faisant évoluer vers le concept de forum économique, suivant ce qui se fait à Yverdon et à Lausanne, ce projet aura pour but de faire la promotion de l’économie régionale et surtout de ses acteurs de plus en plus variés.

La SICUP étant une société autant industrielle que commerciale, la mise en place de ce forum, avec la collaboration de partenaires éventuels, lui permettrait de rattraper son retard dans la promotion des PME, artisans et sociétés de services, alors qu’elle s’était surtout occupée de sa composante commerciale.

Ce projet cristalliserait la volonté de la SICUP de se positionner comme actrice du développement économique d’Orbe et de sa région, de même que de jouer son rôle de réseau tout en établissant des liens avec les autres réseaux existants, cela afin d’intensifier le maillage économique régional.

Ballaigues : 60 ans en diamant…

Janine et Pierre Maillefer

Janine et Pierre Maillefer

Famille Janine et Pierre Maillefer

60 ans de mariage…

On s’exclame, on félicite, mais sommes-nous réellement conscients de ce que cela représente ? Permettez-moi d’en douter aujourd’hui. Aujourd’hui,    où le nombre de couples se séparant devant le tribunal atteint 48 %.

Dans notre société d’immédiats, d’instants et d’émotions fugitifs, cette belle longévité fait du bien.

Ainsi Janine et Pierre Maillefer, habitants de Ballaigues, fêtèrent la semaine dernière leurs noces de diamant, leurs soixante ans de vie commune. Quatre enfants sont nés de cette union et aujourd’hui neuf petits-enfants les entourent.

Une pensée pour eux qui nous prouvent que les petites difficultés du quotidien peuvent être surmontées…

Photo Simon Leresche

Orbe : les gérants du camping en retraite

Les nouveaux gérants, à gauche Roland Russi et Claire-Lise  Roland, et, sur le départ, Willy et Michèle Brechbühl.

Les nouveaux gérants, à gauche Roland Russi et Claire-Lise Roland, et, sur le départ, Willy et Michèle Brechbühl.

Le camping du Signal en effervescence, dimanche dernier, plusieurs dizaines d’amis qui regroupaient des résidents du camping et des habitués d’Orbe et la région, sont venu remercier et fêter Michelle et Willy Brechbühl, qui prenaient officiellement une retraite bien méritée.

Avant de se tourner vers le domaine touristique, c’est au domaine de «Boscéaz» que Michèle et Willy oeuvraient dans l’agriculture, et, en 1992 ils quittent le travail de la terre pour celui de gérance du camping du Signal à Orbe. Un ouvrage saisonnier astreignant, avec 180 jours de labeur non-stop, lié a un horaire journalier dés plus flexible, une tâche d’importance qui demande à être exercée en couple.

Après quelques années de fonction,  vient se greffer en 1996, la gestion et l’entretient du mini golf, sans négliger le service du petit magasin, ainsi que le développement progressif de la buvette.

En 1997, Michelle et Willy deviennent «sédentaires», avec l’installation à l’entrée du site de leur habitation style chalet.

Une date importante dans la vie du camping, l’année 2002, qui voit la construction d’un nouveau bâtiment sanitaire, et, l’avantage de pouvoir maintenir les caravanes sur leur emplacement pendant la période hivernale, synonyme de survie du camping.

Dans son allocution, André Ginzery, directeur de la division camping TCS, après avoir exposé le parcours des deux futurs retraités, relève deux faits marquants; 1° le mauvais choix de la couleur du carrelage des nouveaux sanitaires fait en l’absence vacancière de Willy, qui n’a jamais pu accepter cette teinte trop claire favorisant les traces les plus futiles. 2e l’avantage du remplacement ces derniers jours du tracteur tondeuse, qui hélas, ne lui sera plus d’un grand secours.

Il pourra néanmoins, venir voir à l’oeuvre la nouvelle machine dans ses moments perdus de rentier !

Après ces anecdotes, le directeur remercie vivement le couple Brechbühl  pour leurs 18 ans de fonction avec fleurs et bouteilles.

A cette occasion, les nouveaux gérants ont été présentés à l’assistance, il s’agit des gérants actuels du camping de Morges «Le Petit Bois», Claire-Lise Roland et Roland Russi, qui souhaitaient à l’avenir, s’occuper d’un camping moins important.

Une magnifique ambiance dans le cadre de cette journée d’adieu, un apéritif digne de l’occasion, la soupe aux oignons servie gracieusement, et, d’un habitué du camping de dire malicieusement, Willy a été 18 ans au rosé, et maintenant il va habiter aux Tilleuls!

Reste à leur souhaiter une longue et heureuse retraite.

Photo Alain Michaud

Ajoval entérinée

Patricia Hiertzeler, présidente du Comité exécutif et Jean-Michel Reguin, vice-président du Conseil intercommunal de l'AJOVAL

Patricia Hiertzeler, présidente du Comité exécutif et Jean-Michel Reguin, vice-président du Conseil intercommunal de l'AJOVAL

Vingt-cinq communes étaient réunies jeudi dernier au collège de Chantemerle à Orbe pour la mise en place des autorités de l’Ajoval et pour l’adoption de son règlement d’application. Jusqu’alors, un comité de pilotage avait été nommé pour appliquer la loi sur la petite enfance dans notre région qui comprend l’ancien district d’Orbe, à l’exception de Baulmes et Vuiteboeuf, et la Vallée de Joux.

Ce groupe, présidé par Christian Vuilloud (Le Chenit), a confié la gérance de notre réseau au Centre Social Régional, dirigé par Claude Borgeaud, qui bénéficiait des enseignements tirés de la création du réseau de Cossonay auquel il avait participé. Au cours de ces derniers mois, le groupe de travail s’est penché sur le règlement d’application et sur le développement futur de l’Ajoval, tout en se préoccupant du fonctionnement actuel des garderies dans leur nouvel environnement administratif.

Crainte de Chavornay levée

Le menu de l’assemblée semblait relativement chargé d’autant plus que la Commune de Chavornay  souhaitait un réaménagement de l’ordre du jour avec pour intention d’ajouter un article au règlement concernant le développement du réseau des garderies, tout en menaçant de quitter le réseau en cas de non-acceptation de l’assemblée.

A la suite d’une discussion nourrie, les Chavornaisans ont retiré leur proposition, en comprenant que les communes ne pouvaient plus agir individuellement dans une association intercommunale qui s’appuie sur la solidarité et après avoir entendu que leur commune serait sans doute l’une des premières à obtenir le droit de créer un nouvel espace pour les enfants.

Actuellement, les quatre garderies offrent 118 places d’accueil, fréquentées par près de 350 enfants et, en 2011, les futures constructions feront passer le chiffre à 238 places. A cela, il faut ajouter les mamans de jour qui gardent un peu plus de 300 gosses.

Des femmes dirigent

Sous la houlette de Nicole Bourgeois (Vallorbe), présidente de l’ARAS, l’assemblée a procédé à  l’élection des différents comités. Jeannine Reynaud (Le Chenit) dirigera l’assemblée interrégionale, épaulée par Jean-Michel Reguin (Montcherand) en tant que vice-président. Le comité exécutif comprendra neuf membres, présidé par Patricia Hiertzeler (Montcherand).

Il est composé de quatre représentants des communes qui possèdent des garderies soit Chavornay (P. Porret), Le Chenit (C. Vuilloud), Orbe (P. Mercier) et Vallorbe (N. Bourgeois). Les autres membres proviennent des villages soit Bavois (M. Pantet), Juriens (A.C. Grandjean), Lignerolle (P. Gachet) et Romainmôtier (Y. Mouquin).

Le souci financier

En ce qui concerne le développement du réseau, Claude Borgeaud a présenté les projets admis par le comité de pilotage. Des extensions sont prévues dans un proche avenir à Chavornay (32 places), Vallorbe (22 places) et Orbe (66 places).

Actuellement, les communes paient environ 50 francs par habitant pour remédier au déficit, car les parents contribuent entre 40 et 50 % des frais, canton et confédération s’impliquant pour une quinzaine de pour cent, le solde étant à la charge des collectivités publiques comme le prévoit la loi érigée par le Grand Conseil en 2007.

La création de nouvelles garderies, car la région en manque singulièrement, alourdira la facture qui passera à plus de cent francs en 2011. Un domaine financier auquel les petites communes sont particulièrement attentives. Le syndic José Paradela (Juriens) n’a pas manqué de faire remarquer que les communes plus importantes étaient les plus gourmandes en matière de fréquentation et qu’elles devraient contribuer davantage que d’autres au déficit.

Il lui a été répondu qu’à l’heure du démarrage, un choix avait été fait sur le plan de la répartition des frais, mais qu’après deux années d’expérience, des corrections seront apportées afin d’établir un équilibre plus judicieux entre les localités.

En fin de séance, un représentant d’Amalthée, société spécialisée en la matière, a démontré que notre région était bel et bien sous-équipée et qu’elle devait faire le choix d’augmenter l’offre, notamment en matière de structures UAPE, domaine qui n’est pas encore intégré dans l’Ajoval.


Les Clées : un moment tant espéré

Daniel Bulloz et André Beney

Daniel Bulloz et André Beney

L’orgue reconstruit tiendrait-il ses promesses

Une construction qui ne prêtait pas à rire

La construction de l’orgue avait pris tout de même sept ans, de 1986 à 1993, pour ne montrer que de gros défauts dès sa mise en service: il chantait mal, il chantait faux. En 1994, des travaux, importants, étaient effectués par la maison Kuhn pour tenter d’atténuer les défauts de cornage, d’étanchéité des sommiers, de sifflements en tout genre, du ventilateur trop bruyant, entre autres.

Ils n’y allèrent pas par quatre chemins: le jeu d’anches du 2e clavier ne convenant pas à ce lieu de culte, (jamais utilisé) il ne sera pas révisé, mais simplement condamné au moyen d’une planche.

Les défauts de transmission du mécanisme entre le clavier restant et les soupapes, trop coûteux à réparer, étaient occultés ! Cependant le résultat n’était pas bon, des touches restaient coincées…

Pour les organistes, accompagner avec cet orgue les cérémonies traditionnelles aux Clées, cultes, mariages ou enterrements, devenait un cauchemar. Sifflements incontrôlables, des notes qui restaient coincées, le soufflet manquait de souffle, etc.

Irena Sokol, organiste titulaire de la paroisse Ballaigues-Lignerolle, expliquait: «Pour le culte, les gens s’étaient habitués aux caprices de l’orgue et  ils souriaient; mais durant les services funèbres… je n’étais jamais tranquille!»

Un article paru dans 24 Heures vient au secours des autorités

Après la lecture d’un article de Pierre Blanchard (24 Heures région), Daniel Bulloz, facteur d’orgue à Villars-le-Comte, proposait à la syndique, Marinette Benoît, d’examiner gratuitement l’instrument. Il découvrait que sur le papier l’orgue était bien conçu, mais que sa construction était catastrophique ; elle avait pourtant duré 7 ans !

Il proposait de remplacer le système de transmission mécanique par un procédé électrique, de supprimer un jeu d’anches (jamais utilisé), et de le remplacer par une modification des registres en ajoutant deux jeux,  un bourdon et une flûte, sur ce 2e clavier.

Depuis l’orgue sonne enfin juste. Plus une note ne reste bloquée au milieu d’un cantique!

Remerciements et concert pour l’inauguration

Marinette Benoît rappela le cheminement complexe et capricieux  de la vie de cet orgue, dès sa conception jusqu’à qu’il résonne enfin juste en ce jour d’inauguration; elle remercia le conseil de paroisse pour son soutien financier, puis Daniel Bulloz pour son engagement inconditionnel et son travail au chevet de l’orgue, André Beney, qui suivit dès 1986 toute l’histoire de l’instrument jusqu’à sa reconstruction, ainsi que l’aide précieuse de Jean-Pierre Candaux, organiste et président du Musée Suisse de l’Orgue (Roche/VD), qui était consultant et avait procédé, avec le conservateur dudit Musée Jean-Jacques Gramm, à une expertise du corps instrumental.

Monsieur Beney décrivit, avec une grande précision teintée d’humour, toutes les fonctions de l’orgue et son sauvetage qui avait pris seulement huit mois (!)

Il releva aussi que celui-ci, conçu avec cinq jeux dont quatre inutilisables… en possédait aujourd’hui six et que tous fonctionnaient, pour le plus grand bonheur de Madame Irena Sokol, organiste titulaire.

Concert et partie festive

I. Sokol et J.-P. Candaux permirent aux habitants des Clées et aux invités de découvrir toute la palette de couleur dont l’orgue était maintenant muni. Anne-Caroline Petermann, flûte traversière, accompagnée par I. Sokol, laissait entrevoir toute la douceur de l’harmonie retrouvée de l’instrument.

Une page blanche devant lui, Monsieur Candaux exécuta une improvisation magistrale sur la conversion du nom du lieu, C=Do, L=Ré, E=Mi, E=Mi et S=La.

Madame Sokol conclut le concert avec l’interprétation d’un ragtime époustouflant qui laissait un large sourire sur les visages à la sortie du concert.

Une partie festive, organisée sur la place de la petite ville, leur église  entière maintenant, ils pouvaient être fiers de cette reconstruction.

Photo Marlène Rézenne