L’Abergement : tir des Municipalités

Les gentils moniteurs Ourloups

Les gentils moniteurs Ourloups

Une bonne cuvée 2009

Comme c’est le cas depuis une bonne quinzaine d’années, la société de tir Les Ourloups (L’Abergement-Sergey) organisait à nouveau en ce début d’été le désormais fameux Tir des Municipalités du district Jura-Nord vaudois. Un tir qui se déroule sur plusieurs dates pour permettre à chacun d’y participer, mais qui se terminait samedi dernier par quelques dernières salves et surtout par un repas pris en commun au cours duquel il est de coutume de refaire le monde municipal, politique et régional. L’an passé, la préfète Pierrette Roulet-Grin avait pris part aux festivités, et, cette année, c’est  Albert Banderet, ancien syndic lui-même et actuel préfet du district qui avait chaussé ses doubles tampons auriculaires, sa veste en cuir façon motard et ses lunettes de tir professionnelles pour participer à la compétition, en s’y distinguant d’ailleurs.

Une compétition mixte

délèguent pas des représentants à cette compétition. Cette année, 16 équipes  se sont finalement affrontées, deux de moins qu’en 2008. Pour pouvoir prétendre tirer lors de cette compétition, il faut être ou avoir été, municipal, syndic, boursier ou secrétaire municipal, ou encore faire partie du bureau du Conseil communal ou général d’une localité du district. La compétition est mixte et on trouve de fines gâchettes dans les représentantes féminines. Le classement Dames a vu la victoire de Sophie Weber, municipale à Montcherand (391), Marinette Benoît, syndique des Clées, être sa dauphine (378) et Marie-France Grasset, municipale à l’Abergement  (365) se classer au troisième rang, juste devant Sylvie Troyon, municipale de Valeyres.

Une compétition sportive et conviviale qui n’a rien à envier aux grandes réunions d’apparence très sérieuse des associations des communes vaudoises. Le temps d’un weekend-end le stand de tirs de l’Abergement devient une capitale politique régionale, surtout le samedi en fin de matinée.

Classement des Municipalités

1 Villars s/Champvent     2003
2 Vaulion                                1949
3 Suchy                                   1880

Individuel médaille

1 Cyril Urfer, Villars-s.- Champvent        57
2 Cédric Pittet, Suchy                                    55
3 Roger Roch, l’Abergement                      54

Photo Olivier Gfeller

Vallorbe : une cérémonie rondement menée

Hip Hop aux promotions

Hip Hop aux promotions

Etablissement scolaire Vallorbe, Ballaigues, Vallon du Nozon

C’est vendredi matin 3 juillet que parents, amis, élèves, professeurs et autorités se sont réunis au Casino de Vallorbe pour la traditionnelle cérémonie annuelle des promotions. Un programme rondement mené par Dominique Valet, le nouveau directeur, et soutenu par de nombreuses animations musicales ou chorégraphiques préparées par les élèves, dont deux d’entre eux avaient même préparé un numéro de jonglerie acrobatique qui a été vivement applaudi.

Salsa, Hip Hop, allocution du directeur revenant sur les vertus de l’école de 2009 qui n’est plus celle de hier ni ne ressemblera à celle de demain, le déroulement de la cérémonie n’a souffert d’aucune pause inutile.

Soutien et présence d’autorités

En présence des autorités locales, et notamment de Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe et de sa collègue municipale Nicole Bourgeois, qui a apporté le salut des autorités, nombre de diplômes, prix et certificats ont été remis à leurs titulaires, visiblement ravis pour beaucoup de terminer une première phase importante de leur vie, et même jalousés par certains participants plus jeunes que l’école ne semble pas particulièrement passionner.

Pourtant, quelle belle période de vie ils traversent, sans forcément s’en rendre compte. L’herbe semble toujours plus verte ailleurs, et pourtant la période d’acquisition des connaissances sans tous les soucis du quotidien devrait rester dans l’esprit de chacun comme un souvenir lumineux.

De belles promotions en somme, pleines d’émotions et de sourires. Bravo aux jeunes promus !

Photo Olivier Gfeller

Chavornay : un bourg qui veut garder une identité villageoise

La fameuse maison bernoise au centre du village

La fameuse maison bernoise au centre du village

Quand on lui demande de parler de son «village», le syndic Pierre-André Leuenberger ne peut tout simplement plus s’arrêter. Il évoque avec sympathie les inquiétudes et les espoirs qui font de Chavornay un village qui se permet d’allier ses agriculteurs, ses artisans, mais aussi ses commerces et sa zone industrielle.

Des projets pour la plupart déjà en route

Des grands projets de la commune presque tous sont déjà en cours, la salle polyvalente est sur la bonne voie et sera la fierté des Corbeaux, la zone industrielle se développe notamment grâce au projet Chavornay Parc SA qui avancera dès le printemps 2010.  Tout va se gérer prochainement, y compris les problèmes dus à la circulation des poids lourds. De plus, un projet de repenser l’aménagement du site sportif du Verneret renforcera l’attrait du lieu pour les sportifs de plusieurs disciplines.

Une des préoccupations de la Municipalité et du Conseil communal sera le problème de la prise en charge des écoliers et des petits enfants en pré-scolarité. En effet, la prise en charge en dehors des heures d’école et de garderie ne peut se faire qu’avec une organisation impeccable et des implications financière qui, non planifiées dans les règles de l’art, prétériteraient le budget de la commune.

C’est qu’il faut concilier l’aspect du point de vue nécessité et l’aspect possible financièrement et organisationnel, ajoute Pierre-André Leuenberger. Il ne faut pas non plus en effet charger les parents ou les familles au delà d’une participation correcte, et tout cela demande une réflexion approfondie qui prend du temps. Il faut ainsi trouver un bon compromis.
Une autre inquiétude des autorités communales  se traduit par le fait que Chavornay doit rester un village qui associe agriculture, artisanat, industrie et commerces et il est primordial de défendre cette image campagnarde.

C’est pourquoi, même si pour l’instant, au niveau démographique le village a dépassé une ville comme Vallorbe, il n’est pas question de devenir ne serait-ce qu’une ébauche de ville. Chavornay est un village et le restera, il doit garder son identité villageoise.

A l’écoute de ses concitoyens

Une autre chose à laquelle tient le syndic est l’écoute des habitants. En effet, il existe au sein du village un parlement des jeunes qui réunit des élèves des collèges de la commune et les autorités. Il a été formé au sein des ces jeunes un groupe de réflexion qui suit les travaux de construction de la salle polyvalente afin d’y apporter des idées et surtout de les intéresser à ce qui se passe dans leur commune.

Chavornay est en effet habité par de nombreux jeunes et il faut les écouter afin de leur offrir les infrastructures adéquates. Comme nous dit encore Pierre-André Leunberger, si on ne peut pas dire qu’il y a beaucoup de dérapages de la jeunesse dans le village, il faut être attentif et ainsi éviter au maximum l’apparition de problèmes.
Ce qui est très important, c’est de garder les pieds sur terre et faire confiance aux autres pour faire avancer les choses, travailler en commun c’est une priorité des autorités de Chavornay. Des idées, ce n’est pas ce qui manque, c’est aussi les possibilités de les réaliser autant au niveau des ressources qu’au niveau des finances, ajoute le syndic.

Et pour finir

Peut-être que l’on peut faire mieux c’est vrai, mais il faut toujours du temps et le principal c’est d’avoir des projets afin que Chavornay reste un village où il fait bon vivre, termine le syndic.

Photo Pierre Pellaton

Orbe : droguiste, un métier varié…

Catherine Guex

Catherine Guex

Je suis allée à la droguerie d’Orbe car ce métier m’intéresserait. J’ai rencontré Catherine Guex qui remplaçait M. Engdahl, pendant ses vacances. J’ai profité de lui poser quelques questions : Pourquoi avez-vous choisi ce métier?
J’ai été attirée par les plantes, les préparations pharmaceutiques (pommades, formules, huiles de massages …), la naturopathie et le contact avec les clients.  Que signifie le mot «droguerie»? Drogue veut dire plantes mais dans une droguerie il y a aussi des produits d’hygiène, des soins de beauté, soins de confort, matériaux de bricolage, produits de ménages…

Quels centres d’intérêt doit-on avoir pour devenir droguiste ? Il faut aimer avoir un contact avec les gens, leur donner des conseils sur les produits et des explications.  En quoi consiste le métier de droguiste ? On peut partir de toutes les voies de scolarité (VSB, VSG, VSO) ensuite faire quatre ans d’études, un an de matu, un an de pratique avant de clore cette formation par deux années d’école de droguerie de Neuchâtel.

A partir de l’apprentissage de droguiste, on peut devenir délégué médical ou se spécialiser en laboratoire.
Conseillerez-vous ce métier aux jeunes? Oui, mais il faut trouver un apprentissage dans une bonne droguerie où l’on touche à tout.

Dans ce métier, on apprend à vinifier et à développer des photos, par exemple. Il faut être prêt aussi à travailler le samedi, mais on a congé par contre en semaine. Le contact avec la clientèle est essentiel.

Photo Kathy Porret

Durant cette semaine du Passeport-vacances, l’Omnibus a reçu deux jeunes filles, Virginie Antonietti et Kathy Porret, qui se sont initiées au métier de journaliste, en choisissant d’écrire deux sujets de leur choix.

Orbe : la VSO mène à tout !

Isabelle Schmidely

Isabelle Schmidely

Isabelle Schmidely vient de terminer son apprentissage d’employée de commerce et a fini 5e du canton. Elle travaille au contrôle des habitants de la commune d’Orbe. Elle reçoit les gens qui arrivent et qui partent de la localité. Elle doit savoir parler plusieurs langues comme l’anglais et l’allemand, car certains habitants viennent du monde entier comme récemment des citoyens du Népal, de Thaïlande ou de Chine.

Pour travailler dans ce service, il faut aimer avoir du contact avec la population. Les gens ont parfois du caractère et ne font pas forcément confiance aux jeunes, ils veulent souvent voir le chef, ce qui l’énerve parfois. Dans ce métier, il faut avoir de la patience pour bien expliquer la démarche aux nouveaux habitants, car ils ne savent pas comment ça marche en Suisse.

Le métier est sympa, varié et on apprend tous les jours. Il faut aussi aimer l’informatique, car il faut entrer les données des gens qui doivent être très précises parce qu’elles servent aussi bien à la commune qu’au canton. Isabelle Schmidely a fini sa scolarité en VSO elle a suivi le raccordement ce qui lui a permis de commencer un apprentissage d’employée de commerce, ce qui n’est pas évident à ce jour. En définitive, elle recommande ce métier aux jeunes.

Photo Virginie Antonietti

Durant cette semaine du Passeport-vacances, l’Omnibus a reçu deux jeunes filles, Virginie Antonietti et Kathy Porret, qui se sont initiées au métier de journaliste, en choisissant d’écrire deux sujets de leur choix.

Romainmôtier : équilibre financier

Dégâts constatés sur le mur de la Place des Marronniers. Inclinaison dangereuse de la barrière.

Dégâts constatés sur le mur de la Place des Marronniers. Inclinaison dangereuse de la barrière.

Il n’y avait pas l’Euro, mais l’heure d’été

Ca, ce n’est pas bon pour les conseils généraux ! Les natels ont chauffé pour que le quorum soit atteint et c’est avec un bon quart d’heure vaudois à la clé, que Marc Benoît, président du conseil, pouvait ouvrir la séance. Au menu, l’approbation des comptes 2008 et l’adhésion de la commune au Groupement forestier du Nozon. Durant la lecture du préavis municipal pour l’exercice 2008, le syndic Fabrice de Icco détaillait les comptes de fonctionnements et le peu de marge de manœuvre financier de la commune, (est-ce lié à la péréquation?).

De plus l’Etat de Vaud ne donne le total définitif de la facture sociale, qu’au début du mois de septembre…(les comptes de la commune doivent être bouclés au 30 juin!). Les comptes communaux étaient bouclés avec un équilibre précaire et rien de plus. Ceux-ci ne suscitaient aucune question, ni remarque de la part des membres du conseil.

Soutenu par un diaporama, la lecture du rapport de la commission de gestion, permettait de visionner les travaux prévus et imprévus gérés par la Municipalité. Durant l’année passée. Une nouvelle fois, le réseau d’eau potable s’est fissuré sur la route de Vaulion. Plus que centenaire, il résiste de moins en moins  à l’assaut des 40 tonnes qui traversent le village. Les comptes furent adoptés à l’unanimité.

L’adhésion de la commune au nouveau Groupement forestier du Nozon concernait en fait une mise en conformité légale de l’ancien Triage du Nozon et concernait sept communes du bas du vallon et la ville d’Yverdon. Des statuts étaient adoptés, donnant une légitimité au groupement face à l’Etat

Inquiétude et grogne grandissantes

La commission de gestion, dans son rapport, l’avait relevé photos à l’appui, et plusieurs personnes ont donné de la voix concernant le trafic grandissant des quarante tonnes sur la route de Vaulion et sur celle venant de Juriens. Un mur de soutènement voit les blocs de pierre bouger, se desceller et, au faîte, la «semelle», avec une barrière en métal, s’incliné dangereusement. Les maisons se lézardent et la route se fissure, provoquant de manière répétée des éclatements du réseau d’eau.

La Municipalité a répondu en citant le voyer de l’Etat:« c’est un  tracé de délestage (!?!) la route dans votre village est à votre charge, et nous (entendez l’Etat) nous faisons passer qui nous voulons!», donc les 40 tonnes, et pourquoi pas, pour bientôt, les 60 tonnes! Les maisons sont collées à la route, elles sont très anciennes (époque médiévale) et n’ont pas de fondation, sans oublier que les routes étaient conçues pour le passage des chars hippomobiles ou des diligences.

Jacques-Henri Bichsel demandait si on pouvait abaisser la vitesse à 30 km/h.? Cela aurait un peu moins d’impact sur les habitations. Il lui fut répondu, dixit l’Etat de Vaud : «que c’était un tracé cantonal, et qu’il n’était pas question de descendre la vitesse à 30 km/h. (actuellement c’est 40 km/h.) mais que, légalement, ce devrait être du 50 km/h.!».  Par conséquent, circulez, il n’y a rien à dire!

La Municipalité d’ajouter qu’elle s’adressera prochainement au conseiller d’Etat en charge du dossier des routes, pour demander des mesures restrictives quant au passage des trains routiers. Affaire à suivre.

La séance se terminait à 22 h. 30 et Marc Benoît invitait les membres présents à se rendre à l’Atelier pour partager un verre et déguster un plat de viande froide, pour clore ce Conseil général en bonne amitié.

Photo Marlène Rézenne