Orbe: fermeture de l’abri PC

L’annonce est tombée à la fin de la semaine dernière. L’abri PC du Puisoir sera fermé à la fin de ce mois de novembre. Prévu pour accueillir une cinquantaine d’hommes, il n’héberge actuellement qu’une vingtaine de personnes (23). Selon Carine Foretia de l’EVAM, l’arrivée de requérants a fortement baissé en 2016 alors que l’affluence avait été exponentielle en 2015. Près de 200 places d’accueil se sont libérées dans le canton. C’est la raison pour laquelle nous fermons les structures dans les abris PC qui étaient prévus pour des séjours courts, ce qui n’était plus le cas avec l’afflux de 2015. En plus, des projets de constructions en dur sont sur le point d’être concrétisés comme à Ecublens (200 places). Ballaigues accueillera aussi 80 personnes dans le bâtiment de Jura-Rosaly .

Orbe prête à rouvrir en 24 heures

La Commune d’Orbe avait été informée par l’Etablissement Vaudois de l’Accueil des Migrants (EVAM) de la fermeture prochaine de ces locaux. Elle s’est toutefois engagée à ouvrir rapidement l’abri PC si l’afflux de migrants devait reprendre. La négociation prévoit qu’elle reçoive une compensation financière, même si elle sera autorisée à accueillir des hôtes divers pour un week end en cas de non-occupation. Par contre, les locaux de l’accueil de jour de la rue Ste-Claire ne seront pas réutilisés et la commune n’envisage pas d’occuper le lieu qui ne lui appartient pas. Si des migrants devaient revenir au Puisoir dans le futur, ils iront passer leur journée ailleurs, très probablement à Lausanne. Après avoir permis pendant cinq ans l’installation de ces demandeurs d’asile à Orbe, le syndic Henri Germond tire un bilan positif de leur présence. « Nous n’avons quasiment pas eu de soucis avec ces gens et je considère que tout s’est bien passé, même si parfois des citoyens nous ont dit leur désapprobation ».

Activités maintenues

Ce départ n’inquiète pas outre-mesure le GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe). Son président, Denis Barclay, a d’ores et déjà réuni son comité pour envisager la poursuite du mouvement. Une cinquantaine de demandeurs d’asile occupent des appartements dans la localité et aux environs. Nous allons les suivre dans leur intégration et l’aide sera plus individualisée qu’auparavant. Nous maintiendrons l’activité du ciné 4 à 7 à la Tournelle et nous tirerons un bilan à la fin de la saison. Il en va de même pour les repas que nous organisons mensuellement de manière à maintenir le dialogue avec les Urbigènes. Enfin, nous allons prendre contact avec la Ciseroc pour éviter une action en parallèle, mais cette dernière s’occupe des gens ayant un permis B alors que nous nous préoccupons de ceux qui n’ont pas encore obtenu ce sésame.

Orbe: le frai des poissons fait arrêter le barrage !

Alerté sur les réseaux sociaux par une photo de poissons morts, l’Omnibus a commencé une enquête, mais le sujet a vite pris de l’ampleur, suite à un communiqué du WWF, Pro Natura, Orbe Vivante et La Société des Pêcheurs Vaudois en Rivière. Il a déjà fait le tour des médias du canton.

Dommages collatéraux selon les uns, un massacre selon les autres.

Suite à l’ampleur de la polémique, Pierre Rigoli, responsable de la production chez Vo énergies, a décidé d’arrêter les turbines, an attendant de trouver une solution.
Il explique que Vo énergies est sensible au problème; c’est la configuration des lieux, ajoutée au pont du Moulinet classé monument historique, qui ont décidé de cet ascenseur qui était en fait la seule solution. Il n’y a pas de données précises quant aux poissons tués, il y a par contre les comptages des poissons qui ont passé par l’ascenseur. Un entreprise de conseil en environnement va se saisir du problème et proposer des solutions.

Mesure drastique mais provisoire

Dans un premier temps, les turbines ont été arrêtées, le temps de calculer le débit optimal pour empêcher les poissons de prendre la route des turbines. Ensuite, elles seront remises en route et des mesures à plus long terme vont être étudiées comme des barrières comportementales, mais il paraît que les poissons ne sont pas très coopératifs.
L’association «Orbe-Vivante» dénonce depuis fort longtemps la mauvaise gestion de l’Orbe par la Romande énergie et Vo énergies; surtout, elle leur reproche de ne pas restituer assez d’eau dans la rivière. Le co-président de l’association, Christophe Estermann, est assez remonté contre les services de l’Etat de Vaud qu’il trouve peu collaboratifs. Il trouve très dommageable à long terme que la valeur biologique de la rivière ne soit pas prise en compte. Les nombreuses lettres et notifications de la part de l’association n’ont toujours pas eu de réponses. Depuis 1993, elle se bat contre Romande énergie pour qu’elle respecte les débits de restitution.

Au barrage du Moulinet à Orbe, le problème est également que les turbines font un appel sur le côté et les poissons y sont rabattus et finissent la tête hachée. Pour Orbe-Vivante, l’ascenseur ne donne pas assez d’eau. Des poissons rares et protégés se font ainsi tuer.

Un groupe de pêcheurs sans appartenance particulière a aussi écrit une lettre à Jacqueline de Quattro début octobre, dénonçant les dégâts aux poissons. Ils trouvent notamment inacceptable que des énergies renouvelables portent atteinte d’une telle manière à l’environnement. Le problème est connu depuis la mise en service des installations (2012), mais rien n’a été entrepris jusqu’à ce jour.

Peut-être que maintenant, les uns et les autres seront entendus. Pierre Rigoli aimerait que le Canton organise prochainement une séance, qui permettrait enfin d’avancer et de trouver des solutions. A suivre donc

Orbe et Chavornay: ouvrir la voie au RER Vaud

Deux soirées publiques d’information largement fréquentées ont été organisées successivement à Chavornay et à Orbe, avec pour objectif de présenter les projets d’amélioration de la mobilité entre et au sein des deux localités, ainsi que les modifications de tracé de l’OC actuellement à l’enquête avec la construction d’un pont routier dans la plaine pour enjamber le futur tracé corrigé de l’OC.

A Chavornay comme à Orbe, les syndics respectifs Christian Kunze et Henri Germond étaient à la manœuvre en compagnie du directeur de Travys SA, Daniel Reymond, et du responsable de la planification à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) du Canton, Frederico Molina.

Si les projets qui ont été présentés dans les deux localités sont identiques, les attentes et interrogations des populations sont légèrement différentes. Les projets impactent en effet différemment les territoires des deux communes.

Boucle ferroviaire et pont routier

Pour l’essentiel, le projet actuellement à l’enquête publique concerne le tracé de l’Orbe-Chavornay. Il comprend la construction d’un pont dans la plaine un peu en dessous de PESA et la correction importante de l’entrée du train à Chavornay grâce à la création d’une boucle traversant la zone agricole. Elle permettra aux rames de s’insérer dans l’axe du trafic Lausanne — Yverdon-les-Bains en gare de Chavornay. Cette boucle, située entre un quartier de villas et la réserve du Creux-de-Terre, aura un rayon d’environ 185 mètres, le minimum nécessaire pour permettre aux compositions modernes du RER comme aux locomotives et wagons-marchandises d’y circuler sans restriction. Le système d’électrification doit aussi être changé, pour passer de l’alimentation historique à courant continu de l’OC à un raccordement complet avec l’électrification CFF, homogénéité des matériels oblige.

Autres mesures

Ce projet s’accompagne de mesures propres à chaque localité. A Chavornay, dans un double souci de sécuriser la route de Corcelles et de freiner les envies des pendulaires d’y circuler, des traversées piétonnières avec feux lumineux ont été réalisées en 2016. Du côté d’Orbe, ce sont les carrefours des Ducats et de Taborneires qui devront subir des modifications. Ces dernières ayant pour but aussi d’inciter fortement les pendulaires urbigènes à utiliser la sortie d’autoroute des Mosaïques en empruntant la route de contournement d’Orbe et non pas celle de Chavornay. Cet objectif sera recherché en ralentissant, aussi grâce à des feux et des systèmes de présélections-triage, le trafic entre les deux localités, pour augmenter la cadence de passage des usagers qui choisiront le « bon parcours et ralentir les usagers purement locaux ».

Gare de Chavornay

La gare de Chavornay sera revisitée avec création de quais à hauteur, de passages sous voie, en pente douce, d’un ascenseur côté place de la Gare et d’un aménagement de quai plus long pour accueillir les rames du RER-Orbe. Dans un premier temps, les usagers devront changer de train, mais sur le même quai, pour se rendre à Lausanne ou à Yverdon-les-Bains. Dans un second temps, le trajet complet pourra être effectué sans changer de train. Cette seconde phase est fonction de l’avancement de travaux entre Bussigny et Lausanne — doublement des voies existantes — à l’horizon 2023. La première phase du projet présenté devrait pouvoir être réalisée en 2018-2019 avec entrée en fonction à l’horaire d’hiver 2019, si les oppositions, recours et procédures ne le retardent pas trop.

pont-chavo

Gare et haltes d’Orbe

A Orbe, la halte de Saint-Eloi sera déplacée sur un tronçon plus rectiligne situé en aval, qui permettra de construire des quais de 120 mètres de long environ et la gare des Granges verra son quai allongé et déplacé en face du complexe de Nestlé. La Gare du centre-ville ne verra dans un premier temps que ses quais adaptés et prolongés. D’autres modifications pourraient survenir ultérieurement, mais elles font partie d’un autre projet de réaménagement complet de cette place sur lequel les autorités communales travaillent de concert avec Travys SA et les propriétaires privés des terrains concernés.

Ne pas rater le bon wagon

Aussi bien à Chavornay qu’à Orbe, les syndics ont insisté sur le fait que ce projet était essentiel pour les localités, qui y travaillent depuis 8 ou 9 ans, notamment au travers de l’ADEOC. Les deux localités sont considérées par la canton comme des centres régionaux. A ce titre, leur développement est favorisé. Mais pour rester des centres régionaux, la présence d’un raccordement au chemin de fer est impérative. A l’horizon 2030, Orbe devrait voir les emplois locaux augmenter de 2 200 unités pendant que Chavornay devrait voir ce même chiffre augmenter de 1 300 environ. Les emplois de proximité sont l’avenir, ont dit en cœur Christian Kunze et Henri Germond, comme sera aussi offerte, dans un avenir pas très éloigné, la possibilité de prendre son train à Orbe pour se rendre directement et rapidement à Genève ou à Montreux. L’un comme l’autre ont aussi insisté sur le fait que, quand le char des subventions passe, il faut le héler de suite, car en général il ne repasse pas de sitôt. Surtout pas garni de plus de 70 millions de francs que la Confédération et le Canton sont prêts à investir dans le projet global.

Réactions

A Chavornay, l’essentiel des questions et réactions est venu d’un groupe d’habitants du quartier En Forez qui sera « encerclé » par la future boucle. Emplacement de celle-ci, sécurité des enfants, environnement, faune, proximité de la réserve du Creux-de-Terre, bruit nocturne des wagons de marchandises à la manœuvre et dévalorisation des immeubles ont été autant de sujets évoqués. A Orbe, la question du déplacement de la halte de Saint-Eloi a préoccupé plusieurs riverains, pour des raisons de bruit, de vibrations et surtout d’apport sur des chemins actuellement privés de circulations automobile et piétonnière supplémentaires. Le bien-fondé global du projet n’a pas été contesté lors de l’une ou l’autre des soirées.

Procédure

Les promoteurs du projet ont rappelé que la procédure d’enquête publique court jusqu’au 24 octobre. Ils ont incité les opposants ou les résidents qui auraient des questions à se manifester jusque-là, y compris s’agissant de compensations financières. En matière de chemins de fer, la procédure est particulière. Elle a été rappelée par Frederico Molina, qui a souligné que les oppositions ou remarques seraient traitées par l’Office fédéral des transports (OFT), seul compétent en la matière. Le permis de construire sera délivré par cet Office, le cas échéant avec des charges qui s’imposeront aux promoteurs. Divers recours existent, au Tribunal administratif fédéral, puis le cas échéant au Tribunal fédéral lui-même. Les délais sont longs, les procédures coûteuses, et Frederico Molina a suggéré au public concerné directement de privilégier les voies des discussions et des négociations, hors cadre judiciaire, car elles se révèlent en principe préférables et moins onéreuses que le passage chez les juges.

Position ambiguë de Chavornay

Il y a quelques jours, le Conseil communal de Chavornay a adopté une motion enjoignant la Municipalité de s’opposer au projet global dans les délais. « Nous ne sommes pas opposés au développement d’un concept de transports publics desservant la commune d’Orbe, mais nous souhaitons que certains points de ce projet d’importance soient étudiés, approfondis et précisés » laissent entendre les motionnaires. L’Exécutif actuel ne semble pas non plus très conséquent dans ses démarches, car tout en promouvant le projet en public, il en déplore certains aspects. « La Municipalité n’est pas enchantée par ce projet, a tenu à préciser Christian Kunze, le syndic, notant que la Confédération a écarté pour des raisons financières, mais aussi à cause de la proximité de la nappe phréatique, l’idée de créer un tunnel à la place d’un pont ». Interrogé spécifiquement sur cette question par un participant à la réunion de Chavornay, le syndic est resté laconique et n’a pas commenté. Reste que la nouvelle Municipalité élue ne partagera peut-être pas ces interrogations et leur aspect contradictoire. Affaire à suivre sur ce plan aussi.

Pour en savoir plus

www.adeoc.ch : carte interactive

www.travys.ch : modernisation de la ligne Orbe- Chavornay, images et vues aériennes détaillées.

© Illustrations: Travys SA

Léane et Lucy font un bateau avec Arlette Belat.

Orbe: à la découverte des Ducats

Samedi passé, Articom, pour la première fois, avait décidé de faire découvrir par une journée «Portes Ouvertes» les artisans et commerçants des Ducats.
Les différents artisans avaient soigné l’accueil, organisé des concours et offraient le café ou l’apéro selon l’heure. Malheureusement, ce ne fut pas la grande foule, peut-être les odeurs de saucisses aux choux retenaient les Urbigènes en ville.

Les utilisateurs des transports publics recevaient un bon pour une petite collation, il y a eu des petits couacs au niveau des horaires, mais Travys promet que la prochaine fois les bugs de communications seront éliminés.

Parmi la quinzaine de membres d’Articom de cette zone de la ville, on peut relever que Sapival, Mood, Rubbish, D-Stock, Kurth-Volet et Urbakids proposaient des animations et faisaient des démonstrations et des visites de leurs ateliers. Par exemple, chez Rubbish, une toute jeune société qui fabrique des sacs en toile de kitsurf, on pouvait fabriquer des porte-clés ou des bateaux aux enfants. Leurs articles sont surtout vendus sur le net, mais ils ont un showroom aux Ducats.

Chez Kurth-Volet, l’apprenti montrait comment construire une maquette de charpente; leur concours n’était pas si facile qu’à première vue : planter un gros clou dans du bois en moins de 10 coups.

Sapival, de son côté, faisait des démonstrations d’usinage numérique. Le comité d’Articom est un peu déçu de la fréquentation, mais vous donne rendez-vous l’année prochaine.

Le comité avec Miss Saucisse 2016, assis: Michèle Germond, Daniel Grivet et Marlyse Pilloud. Debout: Claude Lambercy, Fanny Naville, Armand Roch, Nathalie Poot et Françoise Delafontaine.

Orbe: franc succès pour le papet et la saucisse

Comment trouvez-vous la fête?

La majorité a répondu à cette question par:
– C’est sympa!
– Il y a une bonne ambiance et la saucisse est très bonne.
– C’est bon, et puis il fait beau!

Avec un menu succulent et des façons de faire bien différentes chez les tenanciers, chacun a pu se satisfaire de la saucisse réputée loin à la ronde. Il y a même eu un Urbigène qui a servi ce menu à Cugy (FR) dans son établissement.

La fête a débuté vendredi soir avec le souper-concert de jazz avec Jumpin’Seven. Jazz et blues traditionnels qui ont été fort applaudis dans la cantine pleine de monde. Le samedi, après la partie officielle, le jury a dégusté différents papets et a attribué le 1er prix du concours à Jean-Daniel Agassis, 2e Marylise Pidoux et 3e Claude Favre. Les enfants étaient de la fête avec des animations et le dimanche des maquillages.
Dimanche, le Chœur d’Hommes d’Orbe-Montcherand-Arnex a chanté par trois fois, malgré les discussions animées, et le clown Macaroni, skieur égaré, en a fait rire plus d’un avec ses ballons.

Miss Saucisse

Elle a été élue par le comité et préparée par Armand Roch. Ce mannequin, paré d’un bustier de feuille de chou et une jupe de saucisses, a tout de même souri tout au long de la fête sous la cantine. Les deux restaurateurs, et les dames du service, de la Grand-Rue ont arboré des t-shirts, pour l’un vert et pour l’autre rose, lors du service.
Le service et la préparation des menus sont dus à la participation des 20 bénévoles. Il faut 3 ½ heures pour cuire le papet dans le chaudron et un peu moins pour chauffer les saucisses aux choux de deux bouchers d’Orbe, mais que c’est bon…

La piscine, le dimanche 11 septembre 2016

Orbe: coûteuse tuyauterie en question

Première soirée au perchoir pour le président Philippe Cochard, qui inaugurait ainsi la nouvelle législature à la tête du délibérant urbigène. Ceci avec un ordre du jour qui s’est révélé au final relativement court. Après avoir procédé à l’assermentation de trois conseillers communaux, le délibérant urbigène s’est penché sur le traditionnel rapport concernant l’autorisation générale de statuer.

Une délégation générale octroyée à l’exécutif pour la durée de la législature lui permettant, entre autres, de bénéficier de plus de souplesse et de réactivité dans l’accomplissement de ses différents mandats, que ce soit l’acquisition ou l’aliénation d’immeubles, de parts de société, la nécessité de plaider ou l’acceptation de legs et de donations. Le rapport présenté par Stéphane Collet différait légèrement du préavis déposé par la Municipalité, en spécifiant plus précisément les contours de l’acceptation des donations et héritages. Un amendement qui a été accepté par l’Exécutif et voté à l’unanimité par le Conseil.

Piscine à rénover et tuyaux très chers

Un crédit d’étude de Fr. 85 000.– a lui aussi été voté sans discussion. Il servira à financer une étude de rénovation de la piscine du Signal et de ses bâtiments. Si diverses pistes sont envisagées, le chauffage de la piscine n’entre pas en ligne de compte en raison des coûts élevés d’entretien qu’une telle modification engendrerait.

Revenant sur une affaire traitée par l’ancienne Municipalité, Arnold Poot a déposé une motion pour que toute la lumière soit faite au sujet des coûts effectifs liés au RIPO, ce système de distribution d’eau intercommunal qui a coûté environ Fr. 400 000.– de plus que prévu à la commune. Le groupe PS a invité le motionnaire à transformer sa demande en interpellation, «pour que son traitement en soit accéléré», a précisé Jean-Marc Bezencon. À une très large majorité, les Verts compris, le Conseil a repoussé cette proposition, jugeant la motion préférable. Il appartiendra donc à l’exécutif actuel de répondre à cette motion dans un délai d’une année au maximum.
Ordures ménagères et UAPE

Le Municipal Guido Roelfstra a expliqué que «les ménages et entreprises recevront sous peu les bordereaux de taxes pour l’élimination des déchets. Ces derniers seront accompagnés d’un flyer explicatif détaillé. Une hotline à disposition des contribuables sera mise en fonction à l’Hôtel de Ville durant la période de réception de ces bordereaux, ainsi que durant la période au cours de laquelle les rappels seront envoyés».

«L’UAPE d’Orbe sera ouverte dès la fin du mois d’octobre», a encore précisé le municipal Luiz de Souza en fin de séance.

Le couronnement des rois

Orbe: Abbaye, les jeux sont faits !

C’est le thème des jeux qui a été choisi pour cette abbaye 2016. Le soleil était là, la bonne humeur aussi, tout était prêt pour que la fête soit belle.
Malheureusement, les participants au cortège et les spectateurs ont préféré la piscine ou la chaleur tempérée de la montagne… Cette édition a été marquée par une nouvelle tenue du banneret, Alain Magnenat et des chemises assorties pour le comité.

Sur les 198 membres, dont 4 admis lors de l’assemblée du matin, 71 se sont rendus au stand de Valeyres pour une lutte acharnée. Certains voulaient l’avoir, le résultat qui les ferait rois ou leur donnerait une channe, d’autres ont tiré pour le sport. Mais tout ceci s’est passé dans la bonne humeur et la franche camaraderie au son de la fanfare L’Espérance de Vaulion. Au stand du petit calibre, ce sont MM. Monnier et Eschmann qui ont aimablement conseillé les dames et les enfants pour leurs tirs.

Le dimanche, Adeline, Alessia, Fanny, Gaïane, Laura, Mélanie et Molly se sont transformées en reines pour accompagner les meilleurs tireurs, couronnés, après la célébration œcuménique, sur l’esplanade du château. Un cortège a amené cette royauté au Puisoir pour un magnifique banquet, avec la traditionnelle langue. Lors de la partie officielle, orchestrée par Christian Maire qui n’a pas manqué de jouer avec les mots, les différents orateurs se sont succédé sur l’échiquier de la bonne humeur. Le syndic, Henri Germond, a rappelé que les bénévoles sont indispensables à la vie de la cité et a remercié le Conseil de l’Abbaye et ses aides pour tout le travail accompli à la préparation de cette fête.

Le cortège n’était malheureusement pas grand, mais très beau avec les élèves de 4P déguisés en dés, les cyclistes aux jeux de cartes, l’école de judo Dégailler Orbe ou les Ondins à la pêche aux notes et à la pêche miraculeuse. A cause de la chaleur, le parcours a été raccourci, mais s’est bien terminé sur l’esplanade du château. L’abbé-président, Jean-Michel Magnenat, avec l’aide rapide de la Fanfare d’Yvonand, a orchestré la reddition du drapeau suivie de l’apéritif offert par la commune.

Samedi et lundi après-midi, les enfants ont pu profiter de tarifs réduits pour les jetons de l’abbaye afin de monter sur les autos tamponneuses ou le carrousel, sans manquer la pêche ou les boîtes à déguiller. Les rois ont offert une verrée lundi soir avant de terminer cette fête par les buffets magnifiques préparés par le cantinier Pierre-Alain Porchet.
Le jambon pesant 7,445 kg a été gagné par Alain Magnenat et la Lanterne rouge a été offerte à Louis Ganty. Que la fête fut belle!

Les rois

A la cible abbaye, Daniel Kündig est 1er avec 403 pts suivi de Philippe Meirim au coup centré de 98 pts, puis vient Frédéric Richard avec 396 pts et Yves Ansermet avec un coup centré de 97 pts.
A la cible du 150e, le 1er est Paul Dessaux avec 466 pts, le 2e Daniel Kündig 444 pts le 3e Luc Pasquier avec 438 pts.
A la cible de la Garde d’honneur, 1er Jean-Michel Magnenat avec 803 pts, 2e Luc Pasquier avec 792 pts et 3e Paul Dessaux avec 783 pts.
A la cible surprise, 1er Jacques Grivat 46 pts, 2e Yves Ansermet 45 pts (dont 4 x 10 pts) et 3e Frédéric Richard 45 pts.
Chez les dames, 1ère avec 91 pts, Myri Béguelin suivie de Julie Tortoriello 90 pts et Adeline Haeberli 87 pts.
Chez les filles, 1ère Justine Maire avec 69 pts suivie de Angie Duplan 67 pts et Chloé Fucinos 66 pts.
Tir des garçons 14-16 ans, 1er Loïc Fucinos 71 pts, 2e Quentin Palomba 66 pts et 3e Jeremy Troyon 50 pts.
Tir des garçons 10-13 ans, 1er Gabriel Maire 77 pts, 2e Julien Maire 67 pts et 3e Bazil Grivat 44 pts.

Le TF veut-il faire fabriquer des pizzas en Tchéquie?

La semaine passée, le Tribunal fédéral a annulé les feux verts cantonaux vaudois – Conseil d’Etat et Tribunal cantonal – donnés à l’extension d’une zone industrielle. A ses yeux, le projet d’extension – sur des terres agricoles – de l’usine Hilcona à la périphérie d’Orbe ne permet pas de justifier une exception au moratoire de cinq ansinstauré en mai 2014, soit depuis l’entrée en vigueur de la dernière révision de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT) approuvée en 2013 par le peuple en votation populaire.

Notamment pas en raison d’une urgence invoquée par la commune et soutenue par le canton, mais qui aux yeux des juges n’existe pas dans le cas Hilcona. «La nouvelle affectation en zone à bâtir des terrains litigieux d’Orbe pourra être approuvée lorsque des déclassements correspondants, à Orbe ou dans d’autres communes vaudoises, seront entrés en force», a indiqué le Tribunal fédéral. Cet argumentaire revient à dire que l’on peut sans autre repousser à 2020 au moins tout projet reposant sur des bases juridiques solides. Le nouveau plan directeur cantonal (4e adaptation) est censé entrer en vigueur au 1er janvier 2017, si le Grand Conseil l’accepte. Quant au PGA attendu – dans sa nouvelle livrée –, certains le voient prêt pour 2020 environ, sans compter les recours et oppositions qui ne manqueront pas de fleurir à son sujet.

Hilcona muet et syndic inquiet

Pour le syndic d’Orbe Claude Recordon, «l’affaire de cette extension refusée est symptomatique de l’attitude de juges déconnectés de la réalité économique». Il aura fallu 4 ans pour que ces derniers décident que l’extension ne présentait… pas de caractère urgent. Facile à dire avec le recul et le temps pris pour la procédure. Malgré l’insistance pressante de l’Omnibus, Hilcona n‘a pas souhaité s’exprimer sur cette question. Elle s’est contentée d’un courriel laconique adressé mardi soir à la rédaction dans lequel son directeur Fortunat Dillier précise: «Nous ne souhaitons pas commenter cette décision du TF». Même sans réaction de sa part, on peut toutefois imaginer que ce qui était pour Hilcona un plan de développement urgent en 2012 ne l’est plus forcément à mi 2016. A fortiori si ce n’est pas avant 2020 au plus vite qu’une nouvelle extension pourrait être envisagée. Non seulement les centaines d’emplois à créer avec l’extension prévue se feront attendre, mais il n’est pas impensable d’imaginer que le personnel actuel risque, à terme, de payer le prix d’une délocalisation, dans un pays plus accueillant administrativement et où les salaires sont plus avantageux.

«Je ne serai plus en charge de ces questions, précise encore Claude Recordon, mais je suis inquiet pour l’avenir du développement économique de la région, du canton et de la Suisse». A l’aide d’une vision très entomologiste de la loi et d’ordonnances concoctées par des fonctionnaires fédéraux politisés, on coupe la dynamique et l’imagination des autorités locales. Pourtant, Orbe est considérée comme un centre stratégique de développement économique par le canton. «Ce qui justifiait précisément, à notre sens, une dérogation et une urgence qui désormais n’en est plus une. Mais bref, il y a une décision judiciaire, on en prend donc acte, ce qui ne nous empêche toutefois pas d’être surpris et choqués».

Les EPO

L’affaire Légeret: un nouveau livre remet en cause les procès

L’affaire Légeret, bien que remontant à plus de dix ans, est encore dans toutes les mémoires. François, un des fils, a été condamné pour le meurtre de sa mère adoptive et l’assassinat de l’amie de cette dernière, ainsi que pour celui de sa sœur, Marie-José, disparue. Il purge actuellement sa peine aux Établissements pénitentiaires d’Orbe. François n’a jamais cessé de clamer son innocence et continue à se battre dans ce sens.

Nul doute que le dernier livre de Jacques Secrétan l’aidera à remettre sa condamnation en cause. L’auteur, journaliste indépendant, s’est fait une solide réputation - en Suisse et aux États-Unis notamment – dans la reprise et l’analyse d’affaires judiciaires ayant conduit à des condamnations sans preuve matérielle et reposant sur des faisceaux d’indices extrêmement ténus.

Il a notamment contribué à innocenter une condamnée à mort aux États-Unis, Debra Milke. Notre journaliste d’investigation a consacré près d’une année à l’affaire Légeret, il a consulté l’entier des dossiers, s’est entretenu avec de nombreuses personnes liées à l’affaire, dont un témoin capital qui remet en cause toute l’accusation. Entre autres angles d’approche, Jacques Secrétan remet en question les conclusions de la médecine légale, s’interroge sur la fiabilité de certaines photos de l’instruction qui ne sont pas exemptes de contradiction et démontre que Mme Ruth Légeret et son amie ont été vues bien vivantes dans un commerce de Vevey à l’heure où l’accusation les a considérées décédées.

Ce patient travail laisse le lecteur interloqué: la justice vaudoise, notamment les services du procureur, ne joue-t-elle pas avec le feu dans ce genre d’affaires: pas d’aveux, pas de preuves, pas d’arme, un corps jamais retrouvé...?

Dans de telles circonstances Voltaire n’affirmait-il pas qu’il « vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent»?

Vous aurez la possibilité de vous faire votre propre opinion, «Un assassin imaginaire» (publié aux Editions Mon Village et vendu au prix de Fr. 15.–) est à disposition en librairie, ainsi qu’aux bureaux du Journal de Sainte-Croix et à celui L’Omnibus.

Denis-Olivier Maillefer

L’Ensemble Cristofori entoure son chef.

Orbe CCLO: escapade au paradis musical

Elle a bien fait, Constance, de conserver précieusement une pile de manuscrits des concerti pour piano de Mozart dans une armoire, et surtout de les en extraire 10 ans après la mort de son illustre époux pour les faire éditer. La CCLO, de son côté, a terriblement bien fait aussi de convier l’Ensemble Cristofori et son chef Arthur Schoonderwoerd, le spécialiste européen du piano-forte, pour qu’ils consacrent un de leurs concerts du 11e Festival «Musiques en Mosaïques» de Besançon-Montfaucon au public urbigène. Dimanche après-midi au temple, tout concourait pour engendrer un moment de rêve. Un rêve qui s’est réalisé.

Un soliste majeur entouré d’une petite dizaine d’instrumentistes triés sur le volet pour délivrer à un public ébahi une interprétation envoûtante de trois concerti de Mozart pour piano, interprétés sur le piano-forte ancien d’Arthur Schoonderwoerd. Le «Jeunehomme KV 271» tout d’abord, suivi du KV 413 et du KV 414. «Les cordes du piano-forte sont longitudinales et non croisées, contrairement à celles de son descendant le piano moderne dont les cordes sont croisées et obliques.

Cette position permet aux registres de mieux se détacher dans les harmonies d’ensemble» expliquait Arthur Schoonderwoerd dans sa présentation du concert. 90 minutes après, force était de constater que d’une part, son instrument ressortait parfaitement d’un mélange savant de sonorités chaudes et travaillées, et qu’en effet, l’expressivité offerte par le piano-forte sous les doigts du maître dépassait en finesse celle du piano moderne. Un grand moment de béatitude musicale offert par un groupe d’artistes que le public a très chaleureusement remercié par des applaudissements nourris et enthousiastes.

Échanges transfrontaliers

A cette occasion, la commune d’Orbe a reçu les autorités de Montfaucon, avec lesquelles elle partage les mêmes armoiries qui remontent à l’époque où la cité urbigène était sous domination bourguignonne. C’est avec plaisir et chaleur que des échanges ont eu lieu qui pourraient déboucher sur d’autres manifestations communes. En relevant enfin que la cinquantaine d’hôtes d’outre-Jura ont apprécié grandement la localité et ses mosaïques romaines et imaginent revenir dans une région dont ils découvraient le charme.

Petit air printanier en ce jeudi soir.

Orbe: et si l’Urbabus devenait gratuit

Le président Pierre-Alain Wieland a passé un jeudi soir plutôt printanier et calme à la tête du Conseil communal d’Orbe. L’exécutif avait fait mettre à l’ordre du jour le dépôt de nombreux préavis… qui au final n’ont pas été déposés. C’est ainsi que les membres nommés des commissions devront attendre un petit mois avant de savoir ce que la Municipalité leur propose concernant les coûts complémentaires du RIPO, le réseau d‘eau intercommunal, le projet de nouveau carrefour routier route de Valeyres-route du Signal, le nouveau règlement concernant la distribution d’eau ou encore les modifications à apporter au règlement communal sur la gestion des déchets, autant de préavis qui ne sont pas prêts pour reprendre les termes du municipal concerné Jacques-André Mayor.

La nouvelle convention concernant l’exploitation du bus urbain «Urbabus» a en revanche pu être acceptée à une très large majorité et sans discussion. À relever que désormais, le déficit annuel pouvant être mis à la charge de la commune ne devra pas dépasser Fr. 400 000.–. Morceau de résistance, le dépôt des comptes 2015, qui se soldent par un excédent de dépenses de Fr. 140 000.– en lieu et place du déficit de Fr. 400 000.– qui avait été budgété. De quoi réjouir le syndic Claude Recordon, qui a relevé que l’endettement brut par habitant à hauteur de Fr. 11 000.– devait être aussi analysé en tenant compte des investissements dans des actifs de rapport, en particulier dans le domaine associatif intercommunal. Un tel mode de calcul ramènerait l’endettement par habitant aux alentours de Fr. 6 700.–.

Urbagaz et Urbabus

La réponse municipale à l’interpellation de Nicolas Frey sur le calcul effectué lors de l’apport d’Urbagaz SA à VO Énergies SA a convaincu l’interpelant qui a déclaré que «pour lui l’affaire était close, tous les renseignements ayant été fournis par l’exécutif et les calculs présentés ayant donné le même genre de résultats que ceux auxquels il était personnellement parvenu, en usant d’une méthode différente». La motion Stéphane Collet et consorts a été acceptée à une large majorité. Elle demande à la Municipalité d’étudier l’hypothèse du passage à la gratuité de l’Urbabus, ce dernier ne rapportant finalement par année que très peu de rentrées par rapport aux coûts facturés.

Une idée, selon le motionnaire, pour augmenter la fréquentation du transport et inciter les usagers à venir au centre-ville pour effectuer leurs achats. Une façon aussi de se singulariser sur le plan de l’image de la cité. Une motion que Jacques-André Mayor a déclaré vouloir étudier avec intérêt, au nom de l’exécutif. Il en sera de même concernant la motion Zingg et consorts demandant que la commission communale de recours en matière d’impôts puisse, en cas de nécessité, consulter un avocat, vu la complexité des matières à traiter. À noter enfin que la nouvelle convention sur l’alimentation en eau potable des EPO à travers le RIPO a été acceptée sans discussion.

Dans un «champ» d’oiseaux

Orbe: l’AVIVO dans l’arche de Noé

A l’occasion de la course de printemps, huitante vadrouilleurs ont sillonné l’Arc jurassien.

Départ de deux cars de la plaine de l’Orbe par «une roille» de saison, mais déjà sur le contrefort du Mont-Aubert, la pluie ne devenait plus que souvenir. Il est vrai que le panorama à la vue des Alpes était limitée. Heureusement, l’arrêt prévu café croissant a bien arrangé la chose. Puis tout ce petit monde reprend la route par les Franches Montagnes, direction Saint-Ursanne. Une pittoresque petite ville médiévale sise au bord du Doubs, la perle du Jura. Après un temps de visite du site historique, les aînés vaudois se retrouvent au restaurant «Les Deux Clefs», reçus par un restaurateur accordéoniste convivial, accompagné d’ une cuisine mitonnée dans une ambiance familiale, il a offert à chacune et chacun un beau voyage gustatif.

Au milieu de l’arche

Après le repas, départ en direction de Vicques haut lieu de la taxidermie, avec la visite de la galerie de l’arche de Noé. Accueillie par Christian Schneiter taxidermiste et laudateur avisé, la petite troupe de l’AVIVO se disperse au milieu des vitrines et autres scènes dans leur décor naturel, afin de découvrir pas moins de 3000 animaux naturalisés. Grâce à cette diversité d’espèces, il nous semble voyager à travers tous les continents. Entre savane africaine, forêt tropicale, Pôle Nord et faune locale, les formes, les couleurs, les regards qui redonnent vie débouchent sur une visite impressionnante d’un monde animal qui semble encore vivant!

Comme toutes bonnes choses ont une fin, reste à la joyeuse troupe encore sous le charme de cette découverte, de s’en retourner pour rejoindre notre coin de pays sous une pluie revenue.