Le couronnement des rois

Orbe: Abbaye, les jeux sont faits !

C’est le thème des jeux qui a été choisi pour cette abbaye 2016. Le soleil était là, la bonne humeur aussi, tout était prêt pour que la fête soit belle.
Malheureusement, les participants au cortège et les spectateurs ont préféré la piscine ou la chaleur tempérée de la montagne… Cette édition a été marquée par une nouvelle tenue du banneret, Alain Magnenat et des chemises assorties pour le comité.

Sur les 198 membres, dont 4 admis lors de l’assemblée du matin, 71 se sont rendus au stand de Valeyres pour une lutte acharnée. Certains voulaient l’avoir, le résultat qui les ferait rois ou leur donnerait une channe, d’autres ont tiré pour le sport. Mais tout ceci s’est passé dans la bonne humeur et la franche camaraderie au son de la fanfare L’Espérance de Vaulion. Au stand du petit calibre, ce sont MM. Monnier et Eschmann qui ont aimablement conseillé les dames et les enfants pour leurs tirs.

Le dimanche, Adeline, Alessia, Fanny, Gaïane, Laura, Mélanie et Molly se sont transformées en reines pour accompagner les meilleurs tireurs, couronnés, après la célébration œcuménique, sur l’esplanade du château. Un cortège a amené cette royauté au Puisoir pour un magnifique banquet, avec la traditionnelle langue. Lors de la partie officielle, orchestrée par Christian Maire qui n’a pas manqué de jouer avec les mots, les différents orateurs se sont succédé sur l’échiquier de la bonne humeur. Le syndic, Henri Germond, a rappelé que les bénévoles sont indispensables à la vie de la cité et a remercié le Conseil de l’Abbaye et ses aides pour tout le travail accompli à la préparation de cette fête.

Le cortège n’était malheureusement pas grand, mais très beau avec les élèves de 4P déguisés en dés, les cyclistes aux jeux de cartes, l’école de judo Dégailler Orbe ou les Ondins à la pêche aux notes et à la pêche miraculeuse. A cause de la chaleur, le parcours a été raccourci, mais s’est bien terminé sur l’esplanade du château. L’abbé-président, Jean-Michel Magnenat, avec l’aide rapide de la Fanfare d’Yvonand, a orchestré la reddition du drapeau suivie de l’apéritif offert par la commune.

Samedi et lundi après-midi, les enfants ont pu profiter de tarifs réduits pour les jetons de l’abbaye afin de monter sur les autos tamponneuses ou le carrousel, sans manquer la pêche ou les boîtes à déguiller. Les rois ont offert une verrée lundi soir avant de terminer cette fête par les buffets magnifiques préparés par le cantinier Pierre-Alain Porchet.
Le jambon pesant 7,445 kg a été gagné par Alain Magnenat et la Lanterne rouge a été offerte à Louis Ganty. Que la fête fut belle!

Les rois

A la cible abbaye, Daniel Kündig est 1er avec 403 pts suivi de Philippe Meirim au coup centré de 98 pts, puis vient Frédéric Richard avec 396 pts et Yves Ansermet avec un coup centré de 97 pts.
A la cible du 150e, le 1er est Paul Dessaux avec 466 pts, le 2e Daniel Kündig 444 pts le 3e Luc Pasquier avec 438 pts.
A la cible de la Garde d’honneur, 1er Jean-Michel Magnenat avec 803 pts, 2e Luc Pasquier avec 792 pts et 3e Paul Dessaux avec 783 pts.
A la cible surprise, 1er Jacques Grivat 46 pts, 2e Yves Ansermet 45 pts (dont 4 x 10 pts) et 3e Frédéric Richard 45 pts.
Chez les dames, 1ère avec 91 pts, Myri Béguelin suivie de Julie Tortoriello 90 pts et Adeline Haeberli 87 pts.
Chez les filles, 1ère Justine Maire avec 69 pts suivie de Angie Duplan 67 pts et Chloé Fucinos 66 pts.
Tir des garçons 14-16 ans, 1er Loïc Fucinos 71 pts, 2e Quentin Palomba 66 pts et 3e Jeremy Troyon 50 pts.
Tir des garçons 10-13 ans, 1er Gabriel Maire 77 pts, 2e Julien Maire 67 pts et 3e Bazil Grivat 44 pts.

Le TF veut-il faire fabriquer des pizzas en Tchéquie?

La semaine passée, le Tribunal fédéral a annulé les feux verts cantonaux vaudois – Conseil d’Etat et Tribunal cantonal – donnés à l’extension d’une zone industrielle. A ses yeux, le projet d’extension – sur des terres agricoles – de l’usine Hilcona à la périphérie d’Orbe ne permet pas de justifier une exception au moratoire de cinq ansinstauré en mai 2014, soit depuis l’entrée en vigueur de la dernière révision de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT) approuvée en 2013 par le peuple en votation populaire.

Notamment pas en raison d’une urgence invoquée par la commune et soutenue par le canton, mais qui aux yeux des juges n’existe pas dans le cas Hilcona. «La nouvelle affectation en zone à bâtir des terrains litigieux d’Orbe pourra être approuvée lorsque des déclassements correspondants, à Orbe ou dans d’autres communes vaudoises, seront entrés en force», a indiqué le Tribunal fédéral. Cet argumentaire revient à dire que l’on peut sans autre repousser à 2020 au moins tout projet reposant sur des bases juridiques solides. Le nouveau plan directeur cantonal (4e adaptation) est censé entrer en vigueur au 1er janvier 2017, si le Grand Conseil l’accepte. Quant au PGA attendu – dans sa nouvelle livrée –, certains le voient prêt pour 2020 environ, sans compter les recours et oppositions qui ne manqueront pas de fleurir à son sujet.

Hilcona muet et syndic inquiet

Pour le syndic d’Orbe Claude Recordon, «l’affaire de cette extension refusée est symptomatique de l’attitude de juges déconnectés de la réalité économique». Il aura fallu 4 ans pour que ces derniers décident que l’extension ne présentait… pas de caractère urgent. Facile à dire avec le recul et le temps pris pour la procédure. Malgré l’insistance pressante de l’Omnibus, Hilcona n‘a pas souhaité s’exprimer sur cette question. Elle s’est contentée d’un courriel laconique adressé mardi soir à la rédaction dans lequel son directeur Fortunat Dillier précise: «Nous ne souhaitons pas commenter cette décision du TF». Même sans réaction de sa part, on peut toutefois imaginer que ce qui était pour Hilcona un plan de développement urgent en 2012 ne l’est plus forcément à mi 2016. A fortiori si ce n’est pas avant 2020 au plus vite qu’une nouvelle extension pourrait être envisagée. Non seulement les centaines d’emplois à créer avec l’extension prévue se feront attendre, mais il n’est pas impensable d’imaginer que le personnel actuel risque, à terme, de payer le prix d’une délocalisation, dans un pays plus accueillant administrativement et où les salaires sont plus avantageux.

«Je ne serai plus en charge de ces questions, précise encore Claude Recordon, mais je suis inquiet pour l’avenir du développement économique de la région, du canton et de la Suisse». A l’aide d’une vision très entomologiste de la loi et d’ordonnances concoctées par des fonctionnaires fédéraux politisés, on coupe la dynamique et l’imagination des autorités locales. Pourtant, Orbe est considérée comme un centre stratégique de développement économique par le canton. «Ce qui justifiait précisément, à notre sens, une dérogation et une urgence qui désormais n’en est plus une. Mais bref, il y a une décision judiciaire, on en prend donc acte, ce qui ne nous empêche toutefois pas d’être surpris et choqués».

Les EPO

L’affaire Légeret: un nouveau livre remet en cause les procès

L’affaire Légeret, bien que remontant à plus de dix ans, est encore dans toutes les mémoires. François, un des fils, a été condamné pour le meurtre de sa mère adoptive et l’assassinat de l’amie de cette dernière, ainsi que pour celui de sa sœur, Marie-José, disparue. Il purge actuellement sa peine aux Établissements pénitentiaires d’Orbe. François n’a jamais cessé de clamer son innocence et continue à se battre dans ce sens.

Nul doute que le dernier livre de Jacques Secrétan l’aidera à remettre sa condamnation en cause. L’auteur, journaliste indépendant, s’est fait une solide réputation - en Suisse et aux États-Unis notamment – dans la reprise et l’analyse d’affaires judiciaires ayant conduit à des condamnations sans preuve matérielle et reposant sur des faisceaux d’indices extrêmement ténus.

Il a notamment contribué à innocenter une condamnée à mort aux États-Unis, Debra Milke. Notre journaliste d’investigation a consacré près d’une année à l’affaire Légeret, il a consulté l’entier des dossiers, s’est entretenu avec de nombreuses personnes liées à l’affaire, dont un témoin capital qui remet en cause toute l’accusation. Entre autres angles d’approche, Jacques Secrétan remet en question les conclusions de la médecine légale, s’interroge sur la fiabilité de certaines photos de l’instruction qui ne sont pas exemptes de contradiction et démontre que Mme Ruth Légeret et son amie ont été vues bien vivantes dans un commerce de Vevey à l’heure où l’accusation les a considérées décédées.

Ce patient travail laisse le lecteur interloqué: la justice vaudoise, notamment les services du procureur, ne joue-t-elle pas avec le feu dans ce genre d’affaires: pas d’aveux, pas de preuves, pas d’arme, un corps jamais retrouvé...?

Dans de telles circonstances Voltaire n’affirmait-il pas qu’il « vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent»?

Vous aurez la possibilité de vous faire votre propre opinion, «Un assassin imaginaire» (publié aux Editions Mon Village et vendu au prix de Fr. 15.–) est à disposition en librairie, ainsi qu’aux bureaux du Journal de Sainte-Croix et à celui L’Omnibus.

Denis-Olivier Maillefer

L’Ensemble Cristofori entoure son chef.

Orbe CCLO: escapade au paradis musical

Elle a bien fait, Constance, de conserver précieusement une pile de manuscrits des concerti pour piano de Mozart dans une armoire, et surtout de les en extraire 10 ans après la mort de son illustre époux pour les faire éditer. La CCLO, de son côté, a terriblement bien fait aussi de convier l’Ensemble Cristofori et son chef Arthur Schoonderwoerd, le spécialiste européen du piano-forte, pour qu’ils consacrent un de leurs concerts du 11e Festival «Musiques en Mosaïques» de Besançon-Montfaucon au public urbigène. Dimanche après-midi au temple, tout concourait pour engendrer un moment de rêve. Un rêve qui s’est réalisé.

Un soliste majeur entouré d’une petite dizaine d’instrumentistes triés sur le volet pour délivrer à un public ébahi une interprétation envoûtante de trois concerti de Mozart pour piano, interprétés sur le piano-forte ancien d’Arthur Schoonderwoerd. Le «Jeunehomme KV 271» tout d’abord, suivi du KV 413 et du KV 414. «Les cordes du piano-forte sont longitudinales et non croisées, contrairement à celles de son descendant le piano moderne dont les cordes sont croisées et obliques.

Cette position permet aux registres de mieux se détacher dans les harmonies d’ensemble» expliquait Arthur Schoonderwoerd dans sa présentation du concert. 90 minutes après, force était de constater que d’une part, son instrument ressortait parfaitement d’un mélange savant de sonorités chaudes et travaillées, et qu’en effet, l’expressivité offerte par le piano-forte sous les doigts du maître dépassait en finesse celle du piano moderne. Un grand moment de béatitude musicale offert par un groupe d’artistes que le public a très chaleureusement remercié par des applaudissements nourris et enthousiastes.

Échanges transfrontaliers

A cette occasion, la commune d’Orbe a reçu les autorités de Montfaucon, avec lesquelles elle partage les mêmes armoiries qui remontent à l’époque où la cité urbigène était sous domination bourguignonne. C’est avec plaisir et chaleur que des échanges ont eu lieu qui pourraient déboucher sur d’autres manifestations communes. En relevant enfin que la cinquantaine d’hôtes d’outre-Jura ont apprécié grandement la localité et ses mosaïques romaines et imaginent revenir dans une région dont ils découvraient le charme.

Petit air printanier en ce jeudi soir.

Orbe: et si l’Urbabus devenait gratuit

Le président Pierre-Alain Wieland a passé un jeudi soir plutôt printanier et calme à la tête du Conseil communal d’Orbe. L’exécutif avait fait mettre à l’ordre du jour le dépôt de nombreux préavis… qui au final n’ont pas été déposés. C’est ainsi que les membres nommés des commissions devront attendre un petit mois avant de savoir ce que la Municipalité leur propose concernant les coûts complémentaires du RIPO, le réseau d‘eau intercommunal, le projet de nouveau carrefour routier route de Valeyres-route du Signal, le nouveau règlement concernant la distribution d’eau ou encore les modifications à apporter au règlement communal sur la gestion des déchets, autant de préavis qui ne sont pas prêts pour reprendre les termes du municipal concerné Jacques-André Mayor.

La nouvelle convention concernant l’exploitation du bus urbain «Urbabus» a en revanche pu être acceptée à une très large majorité et sans discussion. À relever que désormais, le déficit annuel pouvant être mis à la charge de la commune ne devra pas dépasser Fr. 400 000.–. Morceau de résistance, le dépôt des comptes 2015, qui se soldent par un excédent de dépenses de Fr. 140 000.– en lieu et place du déficit de Fr. 400 000.– qui avait été budgété. De quoi réjouir le syndic Claude Recordon, qui a relevé que l’endettement brut par habitant à hauteur de Fr. 11 000.– devait être aussi analysé en tenant compte des investissements dans des actifs de rapport, en particulier dans le domaine associatif intercommunal. Un tel mode de calcul ramènerait l’endettement par habitant aux alentours de Fr. 6 700.–.

Urbagaz et Urbabus

La réponse municipale à l’interpellation de Nicolas Frey sur le calcul effectué lors de l’apport d’Urbagaz SA à VO Énergies SA a convaincu l’interpelant qui a déclaré que «pour lui l’affaire était close, tous les renseignements ayant été fournis par l’exécutif et les calculs présentés ayant donné le même genre de résultats que ceux auxquels il était personnellement parvenu, en usant d’une méthode différente». La motion Stéphane Collet et consorts a été acceptée à une large majorité. Elle demande à la Municipalité d’étudier l’hypothèse du passage à la gratuité de l’Urbabus, ce dernier ne rapportant finalement par année que très peu de rentrées par rapport aux coûts facturés.

Une idée, selon le motionnaire, pour augmenter la fréquentation du transport et inciter les usagers à venir au centre-ville pour effectuer leurs achats. Une façon aussi de se singulariser sur le plan de l’image de la cité. Une motion que Jacques-André Mayor a déclaré vouloir étudier avec intérêt, au nom de l’exécutif. Il en sera de même concernant la motion Zingg et consorts demandant que la commission communale de recours en matière d’impôts puisse, en cas de nécessité, consulter un avocat, vu la complexité des matières à traiter. À noter enfin que la nouvelle convention sur l’alimentation en eau potable des EPO à travers le RIPO a été acceptée sans discussion.

Dans un «champ» d’oiseaux

Orbe: l’AVIVO dans l’arche de Noé

A l’occasion de la course de printemps, huitante vadrouilleurs ont sillonné l’Arc jurassien.

Départ de deux cars de la plaine de l’Orbe par «une roille» de saison, mais déjà sur le contrefort du Mont-Aubert, la pluie ne devenait plus que souvenir. Il est vrai que le panorama à la vue des Alpes était limitée. Heureusement, l’arrêt prévu café croissant a bien arrangé la chose. Puis tout ce petit monde reprend la route par les Franches Montagnes, direction Saint-Ursanne. Une pittoresque petite ville médiévale sise au bord du Doubs, la perle du Jura. Après un temps de visite du site historique, les aînés vaudois se retrouvent au restaurant «Les Deux Clefs», reçus par un restaurateur accordéoniste convivial, accompagné d’ une cuisine mitonnée dans une ambiance familiale, il a offert à chacune et chacun un beau voyage gustatif.

Au milieu de l’arche

Après le repas, départ en direction de Vicques haut lieu de la taxidermie, avec la visite de la galerie de l’arche de Noé. Accueillie par Christian Schneiter taxidermiste et laudateur avisé, la petite troupe de l’AVIVO se disperse au milieu des vitrines et autres scènes dans leur décor naturel, afin de découvrir pas moins de 3000 animaux naturalisés. Grâce à cette diversité d’espèces, il nous semble voyager à travers tous les continents. Entre savane africaine, forêt tropicale, Pôle Nord et faune locale, les formes, les couleurs, les regards qui redonnent vie débouchent sur une visite impressionnante d’un monde animal qui semble encore vivant!

Comme toutes bonnes choses ont une fin, reste à la joyeuse troupe encore sous le charme de cette découverte, de s’en retourner pour rejoindre notre coin de pays sous une pluie revenue.

Henri Germond

Orbe: Henri Germond, premier syndic socialiste

C’est donc la première fois dans l’histoire qu’Orbe sera dirigée par un membre du parti socialiste. Jusque-là, les partis radical et libéral ont dominé le débat et ce n’est que dans le dernier quart du 20e siècle que la gauche a émergé. Pour entamer cet entretien, l’Omnibus a demandé à Henri Germond de quel courant de gauche il s’inspirait :
«A vrai dire, je n’ai pas baigné dans la politique dans ma jeunesse. C’est au contact de ma femme Michèle que je me suis intéressé à la chose. Le fait de concevoir l’avenir de la localité a provoqué mon intérêt. Si je devais me définir, je pense avoir une sensibilité sociale avec un souci du consensus. Je vous fais remarquer aussi que c’est la première fois qu’un syndic ne pourra pas se reposer sur une majorité que cela soit à la Municipalité ou au Conseil. Cela sous-entend un autre style de conduite et il me faudra faire en sorte de rallier l’ensemble à nos idées».

Comment envisagez-vous votre façon de travailler?

– Au début, il s’agira de faire connaissance. Je ne connais encore pas très bien certains de mes futurs partenaires et il me faudra les entendre pour établir en leur compagnie un programme de législature dans les 100 jours. Je vais rester fidèle à mes principes: Clarté, Confiance et Reconnaissance. C’est-à-dire qu’il sera nécessaire d’être précis dans notre démarche. Je désire que nos intentions soient bien comprises du Conseil et de la population comme je souhaite que nous soyons sensibles au travail effectué par l’administration communale. La communication me paraît un élément essentiel, à ce sujet les compétences de Xavier Duquaine seront mises à contribution. Nous ne pourrons pas avancer sans faire état de nos intentions. J’espère ainsi que nous aurons l’adhésion de l’essentiel des Urbigènes dont il faudra aussi être à l’écoute. Je veux installer un climat de confiance entre l’Exécutif et les gens de cette ville afin de réduire au maximum la contestation.

Allez-vous revoir les dicastères tels qu’ils sont actuellement?

– J’ai prévu que nous allions nous réunir durant tout un week-end (12 juin), à l’extérieur de la localité. Le samedi, les chefs de service nous rejoindront afin qu’ils portent à la connaissance de mes futurs collègues le courant des affaires et les projets de leur service. Le dimanche, nous débattrons alors de la répartition des dicastères. Au préalable, la nouvelle équipe aura assisté à la séance de l’Exécutif du 17 mai pour entendre ses prédécesseurs pour une première prise de contact. En premier lieu, je souhaite que chaque municipal bénéficie d’un chef de service, ce qui n’est pas le cas actuellement. En ce qui me concerne, je vais prendre en charge la stratégie de la commune et l’administration, ce qui sous-entend en principe les finances. Au chapitre de la refonte des dicastères, je pense par exemple que la police, les pompiers et la protection civile doivent être réunis sous un même toit. Pour le reste, notre discussion nous permettra de connaître les sensibilités des uns et des autres pour les différents domaines. Mon vœu est aussi de permettre à chacun d’entre nous d’être au courant de ce qui se passe dans les autres dicastères afin que le travail soit collectif.

Comment envisagez-vous vos rapports avec le Conseil qui ont été parfois difficiles lors de la législature qui se termine?

– J’espère que mon ambition d’être clair va se répercuter sur le Conseil que je souhaite proactif. A mes yeux, l’Hôtel de Ville doit être le lieu où l’on se renseigne, où l’on prend connaissance et où l’on s’informe. Un gros effort devra être fait par tous pour une clarté la plus totale possible. C’est grâce à cette confiance que nous devrions parvenir à aplanir les soucis d’antan. La présence de la plupart des partis à la Municipalité, à l’exception de l’UDC, nous permettra sans doute de mieux coopérer.
En quelques mots, quels seront les premiers sujets à traiter?

– A l’évidence, la planification financière sera un élément-clé de notre travail avec les conséquences de la nouvelle péréquation, le plafond d’endettement et les retombées du RIE III. L’arrivée du RER et le réaménagement de la gare sont d’autres sujets comme la mise en place des travaux pour Gruvatiez (avec normes WWF) avec la construction d’équipements communautaires et d’un CTR, ainsi que le projet «Orbe 1350 Sentiments» entre autres. La refonte de la place du Marché et du plan de circulation figurent également dans les projets immédiats dans un centre-ville qui devra faire place à plus de convivialité, un élément qui me semble important pour la ville tout entière, car Orbe doit rester attractive pour ses citoyens comme pour ses visiteurs.

Pour finir, sachez que Henri Germond quittera son poste de cadre chez Nestlé en tant que responsable de la sécurité et de la santé sur le site de Vers-Chez-Blanc, au début juillet prochain. Agé de 62 ans, le socialiste est marié et père de deux enfants qui ont eux-mêmes trois enfants. De quoi changer les idées de notre futur syndic lors des jours de tempête, s’il y en a!

La piscine d'Orbe

Orbe: une piscine aux teintes pimpantes

Le printemps a déjà fleuri notre environnement, le thermomètre est monté de quelques degrés, révélateurs de l’ouverture de la piscine communale.

Comme évoqué l’an dernier, lors de la période estivale caniculaire, le bassin urbigène avait subi la visite inopinée d’algues indésirables, mais inoffensives. La vétusté avérée du bassin et un léger affaissement occasionnant une mauvaise circulation de l’eau, était en partie la cause de ce désagrément. Suite au vécu de cette problématique, le comité de la piscine a œuvré fermement pour améliorer sensiblement la situation. Le fond du bassin et les parois ont été poncés et une nouvelle couche de peinture appliquée, ce qui va enchanter les yeux avec un ton bleu caraïbe. De plus, le traitement de l’eau sera amélioré sur la forme et le tempo.

Prévisions et ouverture de la saison 2016

La connaissance de vétusté du bassin et de son mécanisme amène à réflexion. Une lourde réfection s’avérera nécessaire, à ce titre, un projet d’étude de remise en état sous l’égide d’un comité de pilotage composé du comité de la piscine et des autorités communales est envisagé.

L’ouverture officielle de la saison 2016 est programmée pour le samedi 14 mai. A titre promotionnel, comme l’année dernière, l’offre préférentielle sur le prix de l’abonnement de saison 2016 sera offerte pour 80 francs en lieu et place de 100 francs. A cet effet pour bénéficier de l’action, la caisse sera ouverte le vendredi 13 mai dès 12 h. au dimanche 15 mai jusqu’à 19 h. Les autres prix d’entrées restent identiques.

En temps opportun, un programme d’animations sera publié par l’office du tourisme, et, le restaurant et sa terrasse seront à disposition de la clientèle idoine. Le comité de la piscine va être à coup sûr attentif au bon déroulement de la saison et à la satisfaction des usagers, reste à espérer un coup de pouce de Jean Rosset et tout sera parfait.

L’ourse Mina et ses deux petits sont impatients de se baigner dans l’Orbe.

Orbe: des ours polaires au Puisoir !

Les habitués des promenades dans les gorges de l’Orbe risquent d’avoir des surprises ces prochains jours. Pascal Michaud, déjà propriétaire de plusieurs wallabies, a décidé d’accueillir une famille d’ours blancs dans la ferme située non loin de la station hydroélectrique d’Orbe.

Une action de la Société vaudoise de protection des animaux (SVPA) vise en effet à sauver l’espèce, en créant des espaces de vie protégés pour les ursidés. Étant un grand ami des animaux, Pascal Michaud a tenté sa chance en déposant un dossier de candidature auprès de ladite société et s’est vu octroyer l’autorisation d’accueillir une famille d’ours.

Un bassin de natation pour s’ébattre

« Le terrain dont je dispose est en pente, proche de la rivière et de la forêt, c’est l’idéal pour les ours !» s’exclame-t-il. Quelques aménagements devront toutefois être apportés pour que les animaux puissent disposer de tout le confort nécessaire. « Nous allons aménager un accès à la rivière », explique l’agriculteur. Il n’y a cependant pas d’inquiétudes à avoir car l’endroit sera extrêmement bien sécurisé.

En début de semaine, l’ourse prénommée Mina et ses deux petits étaient déjà sur place. Le mâle, en provenance d’un zoo danois, devrait arriver d’ici quelques jours. Dès la semaine prochaine, il sera possible de rendre visite aux ours et d’assister à leurs repas qui risquent d’être spectaculaires vu qu’un ours peut manger jusqu’à 40 kg de viande par jour. « Le mieux serait d’avoir quelques phoques pour les nourrir, mais ça c’est de la musique d’avenir », explique Pascal Michaud le sourire aux lèvres.

Mina et ses petits seront visibles dès ce dimanche 3 avril à 9 heures.

La future municipalité avec Luis De Souza, Myriam Schertenleib, Henri Germond, Mary-Claude Chevalier et Guido Roelfstra.

Orbe: le PS perd un siège au profit des Verts

Au terme de ces élections, la future Municipalité, qui siègera à partir du 1er juillet prochain, aura l’allure suivante: 2 PLR (Myriam Schertenleib et Guido Roelfstra), 1 socialiste (Henri Germond), 1 écologiste (Luis De Souza) et 1 Union Libre (Mary-Claude Chevalier). On retiendra que c’est la première fois que deux femmes siègeront à l’exécutif à Orbe et que les Verts font aussi leur première apparition à ce niveau.

Ce qui veut dire que ce deuxième tour n’a pas totalement confirmé les résultats enregistrés il y a trois semaines. A commencer par Fanny Naville (soc.)qui avait obtenu le troisième score en février. Malheureusement pour elle, l’électorat de gauche s’est moins manifesté. Alors qu’il y avait eu plusieurs sujets fédéraux de haute importance le 29 février, le RIE III a moins mobilisé les gens cette fois (44,32% au 1er tour contre 36,22% pour les communales). Ce qui n’a pas empêché les Urbigènes de longue date de se déplacer. Ces derniers ont privilégié les gens qu’ils connaissaient, raison pour laquelle la socialiste, comme Guy Duplan, ont échoué dans leur tentative. A défaut, les gens de gauche ont voulu donner une chance aux Verts d’intégrer la Municipalité après plusieurs essais qui avaient tourné à l’échec. C’est fait cette fois grâce à l’effet Gruvatiez qui a propulsé Luis De Souza sur la scène.

Représentation logique

Si l’on ne peut pas parler de grosse surprise, l’élection de Mary-Claude Chevalier a étonné, ce d’autant que Fanny Naville avait terminé le 1er tour avec un avantage substantiel sur la représentante d’Union Libre (plus de 120 voix). Toutefois, la population a considéré que chaque groupe avec 13 sièges au Conseil devait posséder un membre à l’exécutif et elle a tenu à ce que ce groupe UL continue à jouer l’équilibre entre les forces de gauche et de droite qu’il excerce depuis deux législatures. En conclusion, il faut avouer que les Urbigènes ont fait preuve de bon sens et d’une certaine logique même si ce n’est pas toujours le cas en politique.

On notera enfin que les deux indépendants André Truffer et Loris Koenig n’ont pas vraiment eu droit au chapitre et que leurs candidatures n’ont pas eu d’effets négatifs auprès d’Union Libre et des Verts, comme on aurait pu le penser.

Orbe: résultats du 2e tour de l’élection à la Municipalité

Résultats du 2e tour à l'exécutif d'Orbe

SScanner-GR16032013240exécutif urbigène

 

 

Pierre Mercier

Orbe: Police régionale, des chiffres qui manquent

En février 2012, le Conseil communal d’Orbe a accepté à une voix près l’adhésion de la commune à la Police du Nord vaudois. Trois ans plus tard, la motion Pierre-Alain Wieland enjoint l’exécutif de réfléchir à cette adhésion avec le recul des années initiales et de comparer les coûts de cette association intercommunale avec ceux qui seraient engendrés par un service de police délégué à la Gendarmerie cantonale.

La Municipalité urbigène vient de déposer son préavis en réponse à la motion en question. En substance, elle y réaffirme sa préférence pour une poursuite de la collaboration avec la police régionale. L’Omnibus a rencontré le municipal de la police Pierre Mercier pour lui poser quelques questions en relation avec cette décision municipale, dont le prochain Conseil devra se saisir. La question du «timing» de la réponse se pose d’abord: ne faut-il pas laisser la future Municipalité prendre position sur cette question, dès lors que c’est elle qui devra composer avec les coûts?

Pour Pierre Mercier, il importait de donner réponse à la motion dans les temps et de terminer son mandat en apportant une réponse concrète à cette question ce d’autant qu’il est en train de travailler à la réduction des coûts avec la PNV. «Cela fait plusieurs mois que je demande à la Gendarmerie des chiffres qui puissent servir de comparaison. Notre première lettre date du 7 octobre 2015 et malgré plusieurs rappels, nous n’avons toujours pas une évaluation des coûts de la Gendarmerie que la commune rencontrera finalement le 26 avril seulement, soit deux jours avant la séance du Conseil communal qui étudiera ce préavis ! Sans chiffres précis de leur côté, une comparaison chiffrée complète n’est guère possible. En plus, nous n’avons pas de précision concernant l’ouverture du poste puisque nous devrions le partager avec Chavornay».

La Gendarmerie ne fait pas de police de proximité

Actuellement, les coûts associés à la PNV représentent pour Orbe un total brut annuel de l’ordre de 1,8 million de francs (budget 2016), mais une réduction est à l’ordre du jour, qui repose sur le degré rabaissé de la dangerosité dans la commune si bien qu’en finalité la charge de la commune serait de 1,1 million. A titre comparatif, les coûts bruts de 3 gendarmes à plein temps représentent Fr. 660 000.– (Fr. 220  000.– l’ETP), ceci sans les frais imputés lors de chaque intervention qui sont facturés à part, notamment lors des manifestations (actuellement gratuites). A côté des coûts récurrents, il faut aussi tenir compte d’une sortie prématurée d’Orbe de l’association intercommunale, c’est-à-dire avant le 30 juin 2022. Cette dédite pourrait s’élever à quelques millions de francs, à verser de suite.

A côté de ces aspects financiers, le Conseil devra dire surtout quel genre de sécurité il veut pour ses habitants. La commune est présentement satisfaite du fonctionnement de la PNV. Son comité directeur se rencontre régulièrement et peut exposer ses soucis qui sont répercutés, à une fréquence que la Gendarmerie ne garantit pas. Pour ce qui touche à la police de proximité, cet aspect est non négligeable. Les renseignements pris démontrent que la Gendarmerie n’a pas pour mission première de patrouiller le territoire à pied.

Enfin à Chavornay, le poste est ouvert deux fois 3 h. 30 par semaine en matinée et cela est peu concevable dans une cité qui pourrait contenir plus de 8 000 habitants en 2025