Le chemin de la Magnenette.

Orbe : travaux publics et politiques

Séance du délibérant urbigène expédiée rapidement jeudi soir passé sous l’autorité du président Philippe Cochard. C’est en effet sans discussion ni opposition qu’il a accepté les crédits demandés par l’Exécutif. Le premier, à hauteur de Fr. 75’000.–, concerne le gainage d’un collecteur d’eaux usées à la rue des Terreaux, sur un tronçon allant de la poste au passage-piétons conduisant à la Maison des Jeunes. Le collecteur en question est très endommagé et sera gainé de l’intérieur sans qu’une intervention lourde nécessitant une fouille sur tout le tronçon induise des problèmes majeurs de circulation.

Le second crédit concerne la réfection du chemin de la Magnenette, étudié depuis plus de 5 ans, mais qui n’avait pas pu être mis au programme des travaux de la législature précédente. D’un montant brut de 1,718 million de francs, cet investissement se concrétisera dès le printemps de cette année, ceci sur une durée de 9 mois. À noter que la délégation de la commission des finances considère que ce dernier crédit – qui excède la barre symbolique de Fr. 100’000.– «aura des conséquences supportables pour les finances communales» a précisé son président Stéphane Collet.

Pourquoi des bus?

Deux membres du groupe des Verts – Corinne Authouart-Piguet et Renaud Kern – ont déposé une interpellation demandant des explications complémentaires à l’Exécutif au sujet du remplacement des trains du matin sur la ligne Orbe-Chavornay par des bus, dont le total des rotations s’élève à 36. Autant de passages dangereux pour les piétons, notamment à la halte nouvelle  «Les Moulins» et des temps d’attente à Chavornay, de 40 à 50 minutes selon la direction choisie par l’usager pour la suite de son parcours. Toujours du côté des Verts, on a appris la démission de Nicolas Frey, pour des raisons professionnelles. La responsable du groupe Natacha Mahaim-Sidorenko a précisé que le groupe présenterait un candidat lors d’un prochain Conseil, comme il le fera pour remplacer Nicolas Frey au sein de la commission des finances.

Rapprochement pragmatique

Du côté de l’Exécutif, le syndic Henri Germond a informé le Conseil de la décision de l’Exécutif de tenter de raviver un dialogue constructif avec les autorités de Chavornay. Dans ce cadre, il a rencontré le syndic Christian Kunze et convenu avec ce dernier que les deux Exécutifs se rencontreraient prochainement «in corpore» pour aborder les dossiers actuels. Par ailleurs, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (CDAP) a rejeté fin janvier le recours de Chavornay contre le PPA Gruvatiez. Le dossier urbigène était complet et non critiquable, selon les juges lausannois. Chavornay ne portera pas l’affaire au Tribunal fédéral.

A gauche: le futur EMS et à droite: la centrale de chauffe.

Orbe: augmenter la part des énergies renouvelables

Orbe est labellisée «Cité de l’énergie» depuis 2013. Cette année la ville a vu son statut renouvelé avec une amélioration de ses résultats de 9%. Lors de la séance consacrée à la présentation du projet de chauffage à distance, le syndic Henri Germond l’a rappelé, un des objectifs de la législature 2016-2021 est: «le remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables». Le projet de chauffage à distance, lancé il y a pratiquement une année, destiné prioritairement au chauffage de l’EMS projeté à Montchoisi, s’inscrit dans cette perspective.

Un projet utile, efficace et même beau

Les trois partenaires à la tête du projet, VO Energies, la Fondation Saphir, et le triage du Suchet ont confié le projet de chauffage à distance au bureau Ackermann, celui même qui a emporté le concours pour la construction de l’EMS.

Selon Martine Favre, directrice de VO Energies, les principaux objectifs du programme résident dans la possibilité non seulement de chauffer l’EMS mais aussi de remplacer, au fur et à mesure des opportunités, les chaufferies à mazout des bâtiments avoisinants selon le programme d’implantation visible sur le plan du quartier de Monchoisi. Avec sa chaudière à bois de 1200 Kw, il va donner la possibilité au triage du Suchet de valoriser localement, et de façon permanente, les bois en provenance des forêts d’Orbe et des communes rattachées au triage.

Le bureau Ackermann a choisi une formule qui se veut pratique, belle et didactique. Première mesure, éloigner la chaufferie des bâtiments de l’EMS évitant ainsi à ses habitants les désagréments des livraisons de bois, environ 120 camions par année. Compte tenu de l’environnement boisé et de la proximité du château de Montchoisi les architectes se sont clairement éloignés du simple cube de béton flanqué de deux cheminées. Pour diminuer l’impact visuel, le volume visible a été réduit au maximum, le silo à bois a été enterré. Comme le montre l’image virtuelle du futur bâtiment, afin de rester en harmonie avec l’architecture du château, les cheminées ont été intégrées dans une toiture. Quant à l’enveloppe du bâtiment, c’est le bois qui a été choisi, en rappel du paysage environnant. La proximité des collèges a incité les concepteurs à mettre en valeur de manière didactique les installations techniques de la chaufferie, elles seront rendues visibles par une baie vitrée.

La prochaine étape est la mise à l’enquête de la chaufferie ainsi que de l’EMS. Si tout se passe bien, le début du chantier est prévu à l’automne pour une mise en service à l’hiver 2018.

Adeline Lachat vient d’accoucher de son deuxième enfant. Pendant qu’une autre maman la remplace, c’est donc à son tour de se faire bichonner.

Orbe : les Supermamans bichonnent les jeunes mamans

L’arrivée d’un nouveau-né chamboule une vie. La Lausannoise Elisa Kerrache, sage-femme de métier, en a fait l’expérience à la naissance de son premier enfant. Elle a alors eu l’idée de créer un groupe de Supermamans. Le principe? Des mères, appelées «MamanCadeau», volent au secours de jeunes mamans et leur apportent un repas équilibré pour toute la famille.

Créée en octobre 2015, l’association active dans toute la Suisse romande connaît un succès grandissant. Plus de 400 femmes ont déjà bénéficié des prestations proposées. «Sur Orbe et les villages alentours, je compte 35 «MamansCadeau» et 25 bénéficiaires», explique l’Urbigène Adeline Lachat, 29 ans, qui gère la région du Nord vaudois depuis bientôt un an.

Des repas sur mesure

Une dizaine de jours sont nécessaires pour mettre sur pied un «bichonnage», comme l’appellent les habituées de l’association. Il faut dénicher des mamans disponibles et organiser un planning précis. «On demande aux mères de décrire les repas qu’elles apportent afin d’éviter les doublons, on prend aussi en compte les allergies, les intolérances et les goûts», explique Adeline Lachat. «En général, on intervient durant les deux premiers mois de vie du bébé et on essaie d’organiser entre trois et six passages».

Si des soutiens de plus longue durée sont prévus, pour les mamans en dépression post partum par exemple, Adeline Lachat confie que dans les autres situations il faut être strict: «On a tellement de demandes que si l’on fait trop d’exceptions on ne pourra plus satisfaire tout le monde».

Un service gratuit

Supermamans fonctionne uniquement grâce à des bénévoles et les prestations sont, par conséquent, entièrement offertes. «En temps normal, je compte entre dix et quinze heures par semaine», explique Adeline Lachat qui travaille également à temps partiel comme éducatrice. Pour assurer des «bichonnages» de qualité, l’association est toujours à la recherche de mamans ou de papas cadeaux, même pour des prestations occasionnelles. Tous les renseignements sont disponibles sur le site supermamans.ch

Marcel Bossel.

Orbe: on passe la main

Après 32 ans d’activité, la famille Bossel va céder sa quincaillerie de la rue Pierre-Viret. Au cours de ces années, Marcel et Sieglinde ont vu l’évolution de leur commerce qui est toujours viable. «Au cours du temps, les entreprises de génie civil ont progressivement disparu de la localité. Il n’y a plus que deux petites enseignes dans le domaine de la maçonnerie, par exemple.

Du côté de la vaisselle, des magasins comme Ikea ou Jumbo offrent des produits communs que l’on remplace aisément sans grands débours, alors que les clients ne s’intéressent plus à la porcelaine de luxe. Il en va de même pour les casseroles ou les outils électriques (perceuses, etc.). C’est la raison pour laquelle nous nous sommes progressivement spécialisés dans la sécurité, car aujourd’hui les propriétaires tiennent à ce que leur maison ou leur appartement soient solidement fermés pour faire face aux cambrioleurs», nous dit Marcel.

La zone artisanale a donc diminué dans la localité, mais nous sommes encore utiles pour les petites bricoles (clous, vis, petits outils, etc.). Les quincailleries comme les drogueries voient leur potentiel diminuer, car on a de moins en moins besoin du conseil du spécialiste. Il n’y a du reste plus de quincaillerie à Yverdon, mais il en subsiste une à Pompaples ou Vallorbe.

Le rouleau de treillis

Des quelques bons moments passés dans son commerce, Marcel Bossel relève que sa plus belle commande est venue de Nestlé qui lui avait confié le plan de fermeture de l’entreprise ainsi que de la nouvelle usine Nespresso. Sur le plan anecdotique, il se souvient qu’une entreprise de la place avait chargé l’un de ses apprentis, qui semblait tout savoir, d’aller chercher une machine à faire le vide dans les tubes TV.

D’abord expédié au magasin d’électricité Eiselé (à la Croix) il a été renvoyé par ces derniers avec son bérot chez Bossel (au bas de la rue Pierre-Viret) pour prendre livraison d’un colis qui pesait près de 50 kilos et qui n’était autre qu’un rouleau de treillis qu’il a fallu hisser, non sans peine, sur la Place du Marché, pour une farce qui a remis le jeune homme sur la voie de l’humilité. On ne terminera pas ce papier sans rappeler que Marcel a présidé, pendant de nombreuses années la société des commerçants d’Orbe, la Sicup.

En dernier lieu, on signalera que la boutique Citronnelle fermera elle définitivement ses portes puisqu’il n’a pas été possible de trouver un repreneur. Ce qui démontre bien que les petites boutiques ont de la peine à vivre à Orbe où la nouvelle population n’a malheureusement plus ses habitudes d’achats en ville.

La place à rénover qui devra accueillir le RER

Orbe: les priorités 2016-2021

La Municipalité d’Orbe a présenté son programme de législature pour les cinq années à venir. Ce document a été confectionné après que l’Exécutif, les responsables de l’administration communale, mais aussi les partis aient fait valoir leurs points de vue avec une vision à dix ans. Il s’agissait de définir les grands axes pour cette période telle que nous tentons de les résumer ci-dessous.

Préférences, RER et déchets

Sur le plan des finances, il s’agira de veiller à l’équilibre budgétaire dans la situation délicate que traverse la commune. Les investissements dépendront des ressources disponibles comme il sera nécessaire de stabiliser la dette à long terme. Au domaine des infrastructures, l’accent sera mis sur l’arrivée du RER, sur le développement routier en favorisant la mobilité multimodale et dans l’accueil de nouvelles entreprises quand bien même les terrains manquent. A ce propos, la préférence sera donnée aux firmes de l’agro-alimentaire. Les partis ont insisté pour une meilleure gestion des déchets. A ce propos, on évoque aussi la construction d’une nouvelle déchetterie.

La participation citoyenne va être lancée avec une démarche auprès des habitants qui seront invités à s’exprimer et à donner leur opinion sur leur commune. La Municipalité entend aussi renforcer les liens avec les communes environnantes pour une harmonisation régionale. En matière d’urbanisme, il faudra développer la localité, rendre le commerce attractif de même que l’on souhaite offrir des espaces publics de qualité.

EMS et chauffage à distance

En ce qui concerne le tourisme, il s’agira de favoriser la mise en valeur du site des mosaïques dans la régionalisation qui devrait voir bientôt le jour au détriment des associations locales, pour une meilleure visibilité. On souhaite faire mieux connaître le travail de la sécurité publique et de la police PNV dont l’avenir devra être repensé. On n’oubliera pas l’entretien du patrimoine communal et d’introduire le chauffage à distance pour le futur EMS et les écoles du haut de la ville. En matière de construction, la commune tentera d’éviter l’inflation du coût des loyers.

Il serait bon aussi qu’Orbe soit plus présente sur la carte du sport et de la culture avec des événements régionaux, voire cantonaux. A l’interne, une meilleure coordination des services communaux deviendra indispensable afin que chacun soit concerné par tous les projets envisagés, en tenant compte des soucis énergétiques actuels. La commune entend améliorer sa communication puisqu’une commission spécifique a été créée et le rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville pourra accueillir des expositions qui permettront d’améliorer la cohésion sociale.

Ce programme, qui est disponible dès aujourd’hui sur le site internet de la commune, marque un changement de cap par rapport au passé. Une plus grande ouverture est visée ce dont on doit se réjouir pour autant que le trop-plein d’intervenants ne vienne pas freiner les projets!

La vitrine d’Harmonia et le plan du calendrier.

Orbe: calendrier de l’Avent géant

Cette année, L’Ecole de danse Harmonia a proposé aux commerces de la ville de participer à des fenêtres de l’Avent originales.

Même principe que l’année passée, lorsqu’elle avait confectionné dans sa vitrine de la place du Marché des saynètes dans des boîtes qui se découvraient au fur et à mesure.

Sauf que cette fois, chaque commerçant a reçu une boîte avec un numéro inscrit sur un petit rideau qu’il a dû installer dans sa vitrine, et qu’il ouvrira le jour dit.

Chez Harmonia, sur la place du Marché, on peut trouver un plan et la liste des commerçants participants. Une excellente manière de (re)découvrir la ville et ses commerces.

Nuria Gorrite coupe le ruban sous les yeux de Henri Germond , Eliane Naepfli (resp. UAPE) et Claude Borgeaud (directeur Ajoval).

Orbe: UAPE de Sainte-Claire inaugurée en grande pompe

C’est en présence de la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, du président de la FAJE (Fondation de l’Accueil de Jour des enfants, Gérald Crétegny et de la secrétaire générale du mouvement, Sylvie Lacoste, que le syndic Henri Germond a inauguré cette UAPE au centre-ville.

Les nouveaux locaux de la rue Sainte-Claire succèdent à ceux qui étaient provisoires à Chantemerle. 48 enfants pourront être accueillis, entre les heures d’école, en ce lieu que l’équipe d’éducatrices et éducateurs qualifie de très fonctionnel.

Quand bien même cette structure n'a été opérationnelle qu’au début du mois de novembre, elle est déjà bien fréquentée, ce qui tend à prouver qu’elle était très attendue par les familles.

Du reste, de très nombreux parents, comme les Autorités des localités affiliées à l’Ajoval, sont venus se rendre compte de l’état des lieux lors de cette journée portes ouvertes.

Les derniers migrants et une partie de l’équipe du Gamo.

Orbe: l’abri se vide

A la fin de ce mois de novembre, l’abri PC urbigène n’accueillera plus de migrants. Pour marquer cette fermeture, une petite cérémonie a réuni les personnes qui se sont occupées de nos hôtes durant cette période de cinq ans.

Elles ont été remerciées par Carine Foretia de l’Evam ainsi que par Denis Barclay, président du GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe).

A leur tour, quelques migrants ont adressé une lettre pour dire à leur tour combien ils avaient apprécié le dévouement de ces personnes alors qu’ils étaient désemparés à leur arrivée en Suisse.

Mal à l’aise

La réunion s’est déroulée dans les locaux de l’accueil de jour. Le lieu était un havre de paix pour ces demandeurs d’asile. Ils aimaient s’y retrouver sans aucune contrainte tout en respectant la structure et le personnel. Au début, ils ont eu de la peine à admettre qu’une femme puisse gérer le centre. Envers et contre tout, Il n’y a pas eu de bagarre, parfois des tensions, notamment entre gens du Maghreb et des Africains de l’Ouest (Nigeria).

Mais tout se calmait lorsqu’ils confectionnaient un repas de midi qui permettait de réunir tout le monde. Ils profitaient des ordinateurs pour prendre contact avec des amis ou des parents (une heure par jour et par migrant). Ils ont aussi fait des efforts pour apprendre le français, car ils avaient tous pour but de travailler un jour en Suisse. Lorsque le permis leur était refusé, l’idée de retourner au pays leur était insupportable.

C’est la raison pour laquelle plusieurs d’entre eux ont subitement disparu. Il faut savoir enfin qu’ils redoutaient le regard des gens d’ici, se sentant mal à l’aise dans leur situation et sans pouvoir travailler.

Merci du coeur

Aujourd’hui, il ne reste essentiellement que des Afghans qui redoublent d’efforts pour obtenir le sésame pour demeurer ici, mais dont l’avenir est très incertain. Au terme de cette petite cérémonie, les responsables ont souligné le travail des assistantes du centre comme des membres du GAMO qui ont fait preuve d’un grand cœur pour épauler ces gens dans la détresse. Beaucoup d’entre eux leur ont donné des cours de français comme l’infatigable Pierre Roemer, Denis Barclay démêlait leurs soucis et avait créé le Ciné-Club de 4 à 7 alors que Willy Reverchon leur proposait des balades dominicales.

A tous ceux qui ont fait en sorte qu’Orbe et ses environs soit accueillant, nous leur disons merci!

Robert Hurter entouré de deux de ses minibus : celui de droite a participé à l’émission Couleurs Locales de la RTS.

Orbe: Robert Hurter redonne vie aux mythiques VW Combi

La passion est venue à lui alors qu’il n’était qu’un petit garçon. Enfant, Robert Hurter, aujourd’hui âgé de 38 ans, passait ses vacances à bord d’un minibus Volkswagen avec sa mère. Lorsqu’il est à son tour devenu papa, il a renouvelé l’expérience en achetant un bus VW pour partir en virée avec ses trois marmots et son épouse. Tenancier du magasin de chanvre d’Orbe jusqu’au printemps 2016, il a remis son commerce et décidé de vivre de sa passion en retapant et en louant des bus portant le surnom de «VW combi».

Âgés d’une cinquantaine d’années, ces minibus s’arrachent à prix d’or. «Aujourd’hui il faut compter entre trente et cinquante mille francs pour un bus. Par conséquent, beaucoup de passionnés ne peuvent plus s’en offrir un», explique Robert, attristé de voir ces mythiques véhicules enfermés dans les garages des collectionneurs. Car d’après lui, ces bus doivent encore être utilisés: «Les gens aiment nous voir passer, ça leur rappelle des souvenirs. L’autre jour, j’ai traversé Chavornay, tout le monde me faisait des signes !».

La RTS s’est offert un tour en Combi

Preuve que ces petits bijoux sont à nouveau au goût du jour: la RTS a loué un «combi» pour tourner les éditions d’été de l’émission Couleurs locales. «Un journaliste m’a appelé alors que je venais d’ouvrir, il avait besoin d’un bus pour dix semaines!», s’exclame Robert. Un bon coup de pouce pour ce passionné qui a depuis reçu plusieurs demandes pour mettre en scène ses véhicules dans des publicités.

Mais pour l’instant, ses jolis bus se sont mis à l’heure d’hiver et vont rester au garage durant la saison froide. «Ils rouillent vite et ne sont pas franchement fiables sur la neige», confie-t-il. Rendez-vous donc au printemps pour une virée à l’ancienne.

Police du Nord vaudois: pas de remise en question pour l’instant

Ces derniers mois, les conseillers communaux d’Yverdon se sont étonnés du peu d’emprise que leur commune possède sur la marche de la Police du Nord vaudois. A l’origine, les statuts de cette association décrivaient très clairement les responsabilités de chacun des partenaires, actuellement au nombre de 11, avant la disparition de Corcelles/Chavornay et d’Essert Pittet qui fusionneront avec Chavornay au 1er janvier 2017. Ainsi, le comité directeur comprend un représentant de chaque commune et siège une dizaine de fois par année. Quant à l’assemblée générale, elle réunit des conseillers et des municipaux de chacun des partenaires qui possèdent un certain nombre de voix en fonction de l’ampleur de leur localité. Afin d’éviter qu’Yverdon soit seul maître à bord, les statuts précisent qu’il est nécessaire que les deux tiers des voix soient réunis pour modifier les statuts ou la répartition financière qui se fait aussi en fonction des localités, les plus petites ne payant que les deux points d’impôts ristournés par le canton pour la sécurité.

Statuts inchangés

Contrairement aux informations parues récemment dans la presse, les Yverdonnois ne demanderont pas un changement de statuts, qu’ils ne pourraient obtenir qu’avec l’adhésion de deux autres communes, mais vont revoir leur délégation qui sera représentative du Conseil communal et non plus de la Municipalité, comme c’était le cas jusque-là. Donc, le principe fondamental n’est pas remis en question. Toutefois à Orbe, la motion Wieland suggérait de quitter la PNV pour adhérer à la Gendarmerie. Des contacts ont été pris avec cette dernière et la Commune attend une proposition ferme de la police cantonale pour envisager l’avenir. Il faut préciser qu’une sortie de la PNV ne se fera pas sans compensation financière qui pourrait être lourde puisque la localité est liée avec la Police du Nord Vaudois jusqu’à juin 2022.

Iniquité de traitement

On peut rajouter que si le coût de la PNV est assez conséquent pour les Urbigènes, cela est dû au Canton qui a éludé le résultat de la votation de 2009 en faveur d’une police coordonnée et qui repoussait l’idée d’un corps unique comme le préconisait l’initiative d’Artagnan. Du reste, la Cour des comptes s’est étonnée récemment de l’absence d’une réforme financière qui permet à des localités comme Payerne, Echallens, Gland ou Vallorbe de ne payer que 2 points d’impôts pour leur sécurité alors que les communes affiliées à des polices municipales ou intercommunales paient bien davantage.

Orbe: fermeture de l’abri PC

L’annonce est tombée à la fin de la semaine dernière. L’abri PC du Puisoir sera fermé à la fin de ce mois de novembre. Prévu pour accueillir une cinquantaine d’hommes, il n’héberge actuellement qu’une vingtaine de personnes (23). Selon Carine Foretia de l’EVAM, l’arrivée de requérants a fortement baissé en 2016 alors que l’affluence avait été exponentielle en 2015. Près de 200 places d’accueil se sont libérées dans le canton. C’est la raison pour laquelle nous fermons les structures dans les abris PC qui étaient prévus pour des séjours courts, ce qui n’était plus le cas avec l’afflux de 2015. En plus, des projets de constructions en dur sont sur le point d’être concrétisés comme à Ecublens (200 places). Ballaigues accueillera aussi 80 personnes dans le bâtiment de Jura-Rosaly .

Orbe prête à rouvrir en 24 heures

La Commune d’Orbe avait été informée par l’Etablissement Vaudois de l’Accueil des Migrants (EVAM) de la fermeture prochaine de ces locaux. Elle s’est toutefois engagée à ouvrir rapidement l’abri PC si l’afflux de migrants devait reprendre. La négociation prévoit qu’elle reçoive une compensation financière, même si elle sera autorisée à accueillir des hôtes divers pour un week end en cas de non-occupation. Par contre, les locaux de l’accueil de jour de la rue Ste-Claire ne seront pas réutilisés et la commune n’envisage pas d’occuper le lieu qui ne lui appartient pas. Si des migrants devaient revenir au Puisoir dans le futur, ils iront passer leur journée ailleurs, très probablement à Lausanne. Après avoir permis pendant cinq ans l’installation de ces demandeurs d’asile à Orbe, le syndic Henri Germond tire un bilan positif de leur présence. « Nous n’avons quasiment pas eu de soucis avec ces gens et je considère que tout s’est bien passé, même si parfois des citoyens nous ont dit leur désapprobation ».

Activités maintenues

Ce départ n’inquiète pas outre-mesure le GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe). Son président, Denis Barclay, a d’ores et déjà réuni son comité pour envisager la poursuite du mouvement. Une cinquantaine de demandeurs d’asile occupent des appartements dans la localité et aux environs. Nous allons les suivre dans leur intégration et l’aide sera plus individualisée qu’auparavant. Nous maintiendrons l’activité du ciné 4 à 7 à la Tournelle et nous tirerons un bilan à la fin de la saison. Il en va de même pour les repas que nous organisons mensuellement de manière à maintenir le dialogue avec les Urbigènes. Enfin, nous allons prendre contact avec la Ciseroc pour éviter une action en parallèle, mais cette dernière s’occupe des gens ayant un permis B alors que nous nous préoccupons de ceux qui n’ont pas encore obtenu ce sésame.

Orbe: le frai des poissons fait arrêter le barrage !

Alerté sur les réseaux sociaux par une photo de poissons morts, l’Omnibus a commencé une enquête, mais le sujet a vite pris de l’ampleur, suite à un communiqué du WWF, Pro Natura, Orbe Vivante et La Société des Pêcheurs Vaudois en Rivière. Il a déjà fait le tour des médias du canton.

Dommages collatéraux selon les uns, un massacre selon les autres.

Suite à l’ampleur de la polémique, Pierre Rigoli, responsable de la production chez Vo énergies, a décidé d’arrêter les turbines, an attendant de trouver une solution.
Il explique que Vo énergies est sensible au problème; c’est la configuration des lieux, ajoutée au pont du Moulinet classé monument historique, qui ont décidé de cet ascenseur qui était en fait la seule solution. Il n’y a pas de données précises quant aux poissons tués, il y a par contre les comptages des poissons qui ont passé par l’ascenseur. Un entreprise de conseil en environnement va se saisir du problème et proposer des solutions.

Mesure drastique mais provisoire

Dans un premier temps, les turbines ont été arrêtées, le temps de calculer le débit optimal pour empêcher les poissons de prendre la route des turbines. Ensuite, elles seront remises en route et des mesures à plus long terme vont être étudiées comme des barrières comportementales, mais il paraît que les poissons ne sont pas très coopératifs.
L’association «Orbe-Vivante» dénonce depuis fort longtemps la mauvaise gestion de l’Orbe par la Romande énergie et Vo énergies; surtout, elle leur reproche de ne pas restituer assez d’eau dans la rivière. Le co-président de l’association, Christophe Estermann, est assez remonté contre les services de l’Etat de Vaud qu’il trouve peu collaboratifs. Il trouve très dommageable à long terme que la valeur biologique de la rivière ne soit pas prise en compte. Les nombreuses lettres et notifications de la part de l’association n’ont toujours pas eu de réponses. Depuis 1993, elle se bat contre Romande énergie pour qu’elle respecte les débits de restitution.

Au barrage du Moulinet à Orbe, le problème est également que les turbines font un appel sur le côté et les poissons y sont rabattus et finissent la tête hachée. Pour Orbe-Vivante, l’ascenseur ne donne pas assez d’eau. Des poissons rares et protégés se font ainsi tuer.

Un groupe de pêcheurs sans appartenance particulière a aussi écrit une lettre à Jacqueline de Quattro début octobre, dénonçant les dégâts aux poissons. Ils trouvent notamment inacceptable que des énergies renouvelables portent atteinte d’une telle manière à l’environnement. Le problème est connu depuis la mise en service des installations (2012), mais rien n’a été entrepris jusqu’à ce jour.

Peut-être que maintenant, les uns et les autres seront entendus. Pierre Rigoli aimerait que le Canton organise prochainement une séance, qui permettrait enfin d’avancer et de trouver des solutions. A suivre donc