Nouveaux petits immeubles à Vallorbe situés derrière la patinoire

Région: location d’appartements, pas de cadeau dans le Nord

Ces derniers temps, les gérances immobilières lémaniques se montrent généreuses à l’égard de futurs locataires. Vu la pléthore d’appartements, elles sont prêtes à revoir le tarif de location initialement prévu, voire même à offrir des mois gratuits afin d’occuper des immeubles partiellement vides. L’Omnibus a mené l’enquête pour savoir si une pratique identique était en vigueur dans notre région.

Peu d’appartements vides

Du côté des régies urbigènes, ce n’est pas le cas du tout. Certes, l’offre est moins large. Chez «Rêve Immob» comme chez «Emma», on considère que les prix sont totalement adaptés au marché et rares sont les clients à solliciter la gratuité pour quelques mois, comme ce fut le cas il y a quelques années à Yvonand. De même, ils ne sont pas plus nombreux à réclamer des baisses de loyer. Du côté de chez Richard Promotion, on admet qu’il y a un certain va-et-vient dans les immeubles du chemin du Suchet, mais les appartements ne demeurent jamais longtemps vides. Et comme le calcul du loyer n’est pas basé sur le taux hypothécaire, aucune baisse n’est accordée. Dans un immeuble en réfection au chemin Venel, la gérance TGB, établie au Mont-Pèlerin, relève que 3 appartements sur 14 n’ont pas encore trouvé preneur. Elle considère aussi que les loyers sont raisonnables puisqu’elle a fait un effort dans un quartier populaire, qui accueille des familles qui peuvent dépendre de l’AI ou des services sociaux.

Nouvelles opportunités en vue

A Vallorbe, les quelques professionnels locaux de l’immobilier et de la location constatent que les pratiques lémaniques des cadeaux ne trouvent pas leur place dans la Cité du fer. Les loyers pratiqués sont nettement inférieurs à ceux de la capitale ou des cités des bords du Léman. Les propriétaires de Vallorbe semblent trouver assez facilement à mettre à bail leurs appartements. Il y a une émigration assez nette de nouveaux habitants du canton qui sont précisément attirés par des loyers moins chers, ou par la proximité nouvelle d’un travail dont ils ont changé. Le marché de la location à Vallorbe est assez diversifié, entre anciens et nouveaux logements. A moyen terme, pas de loyer gratuit en vue donc, mais sans doute de nouvelles opportunités de se loger à un prix encore raisonnable.

Sylvie Bula, cheffe du service pénitentiaire, et Béatrice Métraux, Conseillère d’Etat.

Orbe: un agrandissement aux Grands Marais

C’est sur une parcelle qui se situe entre le magasin des EPO et le bâtiment de Bochuz que l’Etat de Vaud construira, en deux temps, une nouvelle prison. Si le projet passe sans encombre les différents caps de procédure, avec notamment l’accord de la Commune d’Orbe, sa construction commencera en 2021 pour se terminer quatre ans plus tard. Ce bâtiment aura la forme d’un peigne, avec un corps principal qui accueillera des ateliers, une cuisine et notamment des lieux de rencontre et qui sera relié à trois «dents» où se trouveront les cellules. En précisant qu’il n’y aura pas de jonction avec le quartier sécuritaire de Bochuz.

Objectif N° 1 : la réinsertion

Au terme de cette première phase, le bâtiment accueillera 210 détenus dont un tiers sera en attente de jugement. Les 140 autres pensionnaires seront en anticipation de peine avant jugement ou en exécution, puisqu’actuellement bon nombre de prisonniers de courte durée purgent leur privation de liberté dans des établissements régionaux. Un accent sera mis sur la réinsertion afin de permettre à ces gens de sortir avec une sorte de bagage professionnel pour mieux se réinsérer dans la vie, notamment les étrangers qui devront retourner dans leur patrie d’origine. D’autre part, on désire que les détenus gardent un bon contact avec leur famille. Ils pourront l’accueillir sur place ou auront la possibilité de communiquer par vidéo-conférence. Il en va de même pour la justice qui pourra aussi utiliser ce moyen pour les contacter, évitant des déplacements inutiles.

950 détenus en 2030  !

Dans la deuxième phase, on hébergera 200 détenus supplémentaires pour un total de 410 dans ce nouvel établissement qui est censé remplacer la prison des hauts de Lausanne (Bois-Mermet) à l’horizon 2030. Ce qui montera les effectifs incarcérés dans la Plaine de l’Orbe à près de 950 personnes, puisque 540 y résident déjà (Bochuz, Colonie et Croisée) ! Il est entendu qu’il sera nécessaire d’engager passablement de personnel pour garantir la sécurité et la formation de ces hommes. Selon Mme Bula, cheffe du service péniten-tiaire, il n’y aura heureusement pas de quartier pour les cas psychiatriques dans le nouvel établissement.

Enfin, cette décision de principe concrétise la volonté du Conseil d’Etat vaudois de se munir de structures pénitentiaires suffisantes sur le canton qui est sous-doté. A titre d’exemple, Bois-Mermet dénombre 170 détenus, alors qu’elle ne devrait pas en compter plus de 120.

De gauche à droite, Christian Tinguely, nouveau directeur général de VO Energies, Richard Maire, spécialiste des contrôles officiels, Claude Recordon, président du Conseil d’administration de VO Energies et Fabrice Guinnard, fondateur de Ampelec Sàrl.

Région: VO Energies s’étend à Eclépens

Vendredi passé, les locaux de la société Ampelec Sàrl à Eclépens étaient bondés et bruyants. Le maître sortant des lieux, Fabrice Guinnard recevait, en compagnie d’une part importante des administrateurs du groupe VO Energies accompagnés de nombreux cadres de l’entreprise, plusieurs dizaines de clients, officiels, partenaires et invités.
Cette manifestation marquait la reprise de Ampelec Sàrl par le groupe VO Énergies. «C’est une continuation naturelle de notre croissance tant en volume que géographiquement et en types de prestations offertes» expliquait Claude Recordon, le président du conseil d’administration de VO Énergies. Ampelec Sàrl existe depuis une douzaine d’années et offre toute la gamme des services de l’installateur-électricien.

Contrôles officiels et installations sous le même toit

Cette activité va être intégrée au groupe VO par la création, à Eclépens, d’une succursale de VO Energies Installations SA. À côté de cette activité, Ampelec devient propriété du groupe VO Energies et va se consacrer – comme unité spécialisée du groupe VO Energies – exclusivement aux contrôles périodiques OIBT. Les propriétaires doivent en effet faire contrôler régulièrement la conformité des installations électriques de leur bâtiment, en vertu de L’Ordonnance sur les installations basse tension (OIBT). De plus, lors de l’achat d’un bien immobilier, s’il n’a pas été contrôlé depuis 5 ans, un contrôle officiel doit aussi être exécuté.

Pour le cédant Fabrice Guinnard, cette opération «permettra de venir renforcer le groupe des installateurs de VO Énergies avec deux collaborateurs, dont il aura la supervision comme responsable de succursale. Une façon supplémentaire pour le groupe de disposer de souplesse dans l’affectation des professionnels sur les différents chantiers ».

Tirage au sort de gauche à droite : Jean Bally, huissier, Christine Vuagniaux, secrétaire du Conseil communal, Natacha Mahaim Sidorenko, présidente du Conseil communal, Cora Pasteur, membre du bureau du Conseil communal.

Orbe: Election municipale, record d’abstention

Comme beaucoup l’imaginaient, on ne connaîtra le successeur de Guido Roelfstra qu’au terme d’un deuxième tour. La présence de trois prétendants semblait conduire à ce scénario quand bien même on pouvait penser que la forte affluence (plus de 54% de l’électorat) allait être déterminante. Il est vrai que 2252 bulletins ont été déposés dans l’urne, mais 481 citoyens ont renoncé à voter sur le plan communal. Si l’on ajoute que 33 électeurs ont voté blanc, ce ne sont pas moins de 514 personnes qui ne se sont pas prononcées, soit près du 23% des votants, ce qui tendrait à confirmer un sondage récent qui démontrait le désintérêt pour la politique locale. Le deuxième événement de ce vote est le bon score obtenu par le candidat d’Urba Fidélis, Stéphane Pilloud, qui a raflé 201 suffrages.

Pour le reste, on dira que le corps électoral a voulu confirmer le vote du début de législature, en mars 2016, qui permettait au PLR de conserver ses deux sièges. L’écart entre son représentant Serge Berthoud et Fanny Naville (PS) est de 80 voix. C’est passablement, mais qui se remobilisera dans trois semaines dans la mesure où il n’y aura pas de votations fédérale ou cantonale ? C’est dire que les deux partis devront solliciter leurs troupes pour enlever la victoire.

Réactions
A l’heure des réactions, Serge Berthoud était content de son score. «J’étais assez confiant et le vote a confirmé les bons résultats récents de mon parti. Le ballotage ne me surprend pas dans la mesure où nous étions trois en course. Je suis optimiste pour la suite et j’espère que l’électorat de droite se rendra aux urnes dans deux semaines. Il faudra se battre jusqu’au bout pour conserver notre siège». Fanny Naville veut croire que l’écart n’est pas insurmontable.

«Il est sûr que j’aurais apprécié d’être élue au premier tour. Ce d’autant que de nombreuses personnes m’avaient dit que ma campagne et ma prestation, lors du débat, avaient été bonnes. A première vue, cela n’a pas suffi et je me demande si la perspective de voir une troisième femme à l’Exécutif a retenu quelques citoyens de me soutenir. Cela dit j’espère bien renverser la tendance d’ici le 25 mars». Pour sa part, Stéphane Pilloud se réjouissait de son score. «Il faut croire que des Urbigènes m’apprécient car je ne pensais pas dépasser les cent voix. Ce résultat est étonnant dans la mesure où je n’ai pas fait campagne comme mes deux rivaux. Ce qui me laisse à penser que j’aurais pu obtenir 50 à 80 suffrages de plus. C’est dire que ma présence n’était pas inutile dans cette élection».
Résultats
2252 Votants – 1738 bulletins valables – Majorité absolue: 870 voix.
Serge Berthoud (PLR) 800 voix – Fanny Naville (PS) 720 voix – Stéphane Pilloud (Urba) 201 voix – 17 voix éparses.

Couleurs et bonne humeur

Orbe: Magnificence et ambiance sonore entre centre-ville et Puisoir

Coups de canon pour l’ouverture de la 35e édition carnavalesque pleine de fraîcheur et d’animation qui a réjoui un public chaudement vêtu ou costumé.

C’est tout un programme festif qui s’est déroulé sur trois jours de liesse bruyante et colorée. Les points forts des animations sur le thème de la fête de la bière se situent pour samedi, avec l’arrivée en matinée des Guggenmusik sur la place du Marché. Puis, perché sur la fontaine, la remise de la clé du bourg par Guido Roelfstra municipal, à la reine du carnaval Laura Richoz et au roi Mickael Vauthey. Après la présentation de l’équipe organisatrice, accompagnée des sons du groupe des Krepiuls, l’assistance a apprécié l’offre apéritive de la commune. Dans l’après-midi, l’ensemble des Guggenmusik a proposé à travers la localité, une gourmandise sonore dégustée sans retenue.

Puis les festivités se sont déplacées vers la cantine et son Luna-Park, occasion de mettre le feu à un hiver encore bien présent.

Le cortège du dimanche a défilé sur fond de bise, mais avec un soleil bienvenu, un clin d’oeil de «Jean Rosset» qui a favorisé une belle affluence. La foule présente a pu apprécier un cortège de bonne facture et haut en couleur. Toute cette sarabande a abouti à la cantine du Puisoir de manière à clôturer ce bon millésime carnavalesque.

La Tour ronde veille

Orbe: « Police Nord Vaudois », encore un certain temps…

Après avoir procédé à l’assermentation de trois nouveaux conseillers, la présidente Natacha Mahaim-Sidorenko a passé à l’adoption des crédits complémentaires au budget 2017, jugés justifiés par la commission des finances, pour un montant net d’environ Fr. 100’000.— Dans la foulée, le conseil a adopté sans discussion un nouveau concept de gestion de déchets, qui comprend le développement d’une nouvelle déchetterie et le réaménagement des 5 mini déchetteries existantes, ceci dans le but d’améliorer l’image de la ville et d’optimiser l’exploitation, tout en encourageant le tri et en améliorant sa qualité. Un crédit de Fr. 230’000.– a été accordé à l’exécutif pour mener à bien les études nécessaires dans ce cadre. Deux nouveautés innovantes à venir : une déchetterie mobile et une collecte de proximité.

Deux blocs opposés

On imaginait une longue discussion sur la question du maintien d’Orbe au sein de la Police Nord Vaudois (PNV). Tel ne fut pas le cas, les avis ayant sans doute été forgés avant la séance. La commission était partagée et a produit deux rapports, le 1er majoritaire, favorable au maintien au sein de la PNV, mais sous conditions. Le second, minoritaire, exigeant une déclaration de sortie unilatérale, à déposer avant le 30 juin 2018. Du côté des partisans du maintien, dont le porte-parole était Didier Zumbach (PS), on évoque une proximité qui serait appréciée et efficace, même si sur le plan des coûts cette position revient nettement plus cher. Pour les partisans du maintien, « la PNV fait un travail de police de proximité exemplaire, par la médiation et la conciliation en relation avec la Maison des Jeunes ». Enfin, la proximité avec les organes décisionnels constitue un plus.
On a aussi évoqué la situation des assistants de sécurité publique qui ne dépendent actuellement pas de la PNV et sont à la charge financière exclusive de la commune. Leurs tâches relèvent du fameux 5e processus (police administrative, police du commerce, suivi du paiement des amendes, etc.). Des domaines dans lesquels la commune rencontre « un grand problème » selon la commission, avec de nombreux retards, et des ASP n’arrivant pas à suivre les dossiers en perpétuelle croissance – en volume et en technicité requise. Un renfort doit donc être envisagé dans ce cadre.

Performances et coûts critiqués

Du côté des partisans minoritaires d’un départ anticipé, représentés par Pierre-André Wieland (PLR), on relève une insatisfaction populaire face aux prestations de la PNV. En plus, contrairement à certaines affirmations, « les incivilités ainsi que les vols par effraction ne diminuent pas à Orbe, alors que la maitrise de l’évolution ne peut être démontrée. Le contrat de départ de 2012 prévoyait 4 postes d’agents basés à Orbe alors que le compte n’y est pas. Le contrat n’est donc pas respecté ». Enfin, le budget de la PNV ne cesse de gonfler au niveau des dépenses, ce qui semble irréversible. Le conseiller Arnold Poot (UL) a également estimé que la différence de coûts était un critère de choix impératif. Il a précisé que les ASP actuels d’Orbe coûtaient en plus à la commune Fr. 430’000.– par an pour remplir des tâches qui ne relèvent que du 5e processus et donc sans rapport avec les missions directes de la PNV.
Même avec une aide future et hypothétique de la commune d’Yverdon-les-Bains dans le cadre des ASP, le compte n’y sera pas. Cette situation globale étant à mettre sur une négociation initiale qui ne tenait pas suffisamment compte des intérêts urbigènes.

Plus net qu’imaginé

Au vote, le rapport de majorité pour le maintien de la situation actuelle a recueilli 29 voix favorables, la solution minoritaire du départ de la PNV n’en comptant au final que 13. Une décision qui a réjoui l’exécutif et la Municipale de Police Mary Claude Chevalier, même si cette dernière sait que les conditions assortissant ce «Oui» final vont l’obliger à remettre plus d’une fois l’ouvrage sur le métier. Au moins une fois avant la fin de l’année courante.

Budget 2018

L’Omnibus avait relevé, dans son numéro 599 du 26 janvier 2018 en page 5, l’imprécision des conclusions de la commission des finances, lors de l’adoption du budget 2018 en décembre. Pour corriger ces lacunes, l’exécutif a préparé un détail d’une page entière des plus de 50 comptes touchés par le coup de rabot trop général décidé en décembre. Voir la communication 12/18 disponible sur le site internet de la commune.
En fin de séance, le Municipal Guido Roelfstra, sur le départ, a tenu à rendre hommage à ses collègues et au Conseil ainsi qu’aux chefs de service qui font un travail difficile et toujours apprécié.

Castors sous les EPO au confluent de l’Orbe et du Talent.

Orbe : castors indigènes forcés de montrer leurs nez à cause de la crue

Deux familles de castors «urbigènes» installées sur les rives de l’Orbe ont dû montrer leurs nez dernièrement en raison des hautes eaux.
Mammifère rongeur, le castor est un animal industrieux qui exerce une inlassable activité au bord des cours d’eau, l’hiver excepté. Pour la petite histoire, le castor a disparu de Suisse depuis 1849 suite à une chasse intensive.

Puis, entre 1958 et 1977, 141 castors européens, dits «fibert», ont été réintroduits le long de nos rivières, et depuis 1962 il est totalement protégé en Suisse. L’association pour l’intérêt et le suivi du castor «Beaverwatch» fournit au service de la faune des données sur le recensement et autres activités liées aux rongeurs.
Deux familles de trois à cinq individus se sont installées dans la région proche, l’une en contrebas du pénitencier des EPO et l’autre dans la zone du Puisoir.

Il y a aussi un habitat dans la région de Vallorbe. On peut observer leur présence par les amas de branchages sur les sites.

Travail et nourriture

Le castor passe la majorité de son temps au labeur, abat avec ses deux incisives teintées ocre à croissance continue des arbres feuillus (saules – peupliers) afin de se nourrir, de protéger l’entrée de son terrier, de créer une digue où la rivière manque d’eau à son goût, afin de pouvoir nager dans la proximité de son habitat. A cette occasion, il favorise aussi la biodiversité, et les amas de branchages permettent de même aux poissons de s’abriter des oiseaux piscivores.
Les digues édifiées pendant l’été sont fixées à la rive par des pierres, des branchages, le tout solidifiée avec des feuilles et de l’argile. Il va même au champ pour grignoter maïs, betteraves et divers herbages. Mais l’écorce des arbres reste sa nourriture de base. Une fois ces copeaux ingurgités, il défèque un genre de boulettes de sciure qu’il consomme pour son équilibre vital.

Morphologie

Le castor reste le plus gros rongeur d’Europe. Il mesure environ 130 centimètres queue comprise et pèse de 20 à 30 kilos. Cet animal vit de 15 à 20 ans, et au printemps, après 4 mois de gestation naissent de 2 à 6 petits, qui, allaités pendant un mois, ne quittent leurs parents qu’à l’âge de deux ans. Le mâle marque son territoire à l’aide d’une sécrétion nauséabonde, le castoréum, produite par des glandes. Il est difficile de l’observer pendant la journée. Il reste à l’abri dans son terrier, pour se déplacer particulièrement à la tombée de la nuit.
Pour les personnes intéressées par le castor, l’association «Beaverwatch» sera présente fin mai à la fête de la nature à Orbe.

Photo © Benno Strimer

De gauche à droite: Serge Berthoud, Fanny Naville, Stéphane Pilloud.

Orbe: les trois candidats à la Municipalité s’affrontent en débat

Pour les plus de 80 citoyens qui ont fait le déplacement au Casino, le débat politique organisé par L’Omnibus et conduit par son rédacteur en chef Pierre Mercier, était une belle occasion de se forger une idée plus précise de ce que les trois candidats souhaitent apporter à Orbe au travers d’une candidature à la Municipalité. Mais, pour la plupart des auditeurs, membres des partis des candidats PLR et socialiste, ou amis du candidat hors parti, chacun était venu soutenir son prétendant au siège, dès lors leur opinion était déjà solidement forgée.

Des profils variés et des idées communes

Le meneur du débat avait au préalable soumis aux candidats les principales questions; il a aussi émaillé le débat de questions impromptues. Ce jeu-là a révélé des personnalités aussi solides que différentes.
La socialiste Fanny Naville s’est montrée particulièrement à l’aise dans cet exercice, mettant en avant autant sa pratique des associations que son envie de contribuer à faire d’Orbe un lieu convivial. Ses priorités ont pour axe la mobilité par l’accès aux transports, le droit au logement. Elle veut mettre au service de la Commune ses bonnes connaissances du système et s’annonce attentive au souci de l’équilibre financier.

Pour sa part, le PLR Serge Berthoud a revendiqué sa pratique de la vie régionale et du commandement au travers de l’expérience acquise au SDISPO. Son intérêt est clairement marqué pour les sujets très concrets du dicastère des services techniques. A son regard, l’actuelle Municipalité travaille dans la bonne direction et il entend bien pouvoir venir en appui par ses connaissances techniques et son sens pratique.

L’outsider sans parti, Stéphane Pilloud, qui se revendique d’Urba Fidelis, est enthousiasmé à l’idée d’apporter sa motivation à dynamiser une ville qu’il envisage plus vivante. Son expérience de commerçant indépendant, sa formation d’artisan, sont les atouts qu’il a portés sur le devant de la scène. Il se montre conscient de la difficulté que représente une candidature solo, sans l’appui de l’infrastructure d’un parti.
Tous les trois se rejoignent sur plusieurs plans, ils souhaitent tous valoriser la communication et le contact avec la population urbigène, tout comme contribuer à faire vivre le centre-ville et ses commerces.

Vers un second tour

Chacun veut apporter à la ville son envie de la voir vivre avec plus de dynamisme, se dit prêt à reprendre le dicastère des services techniques laissé libre par le départ de Guido Roelfstra, mais se dit prêt aussi à conduire tout autre dicastère qui pourrait être proposé. L’échéance de l’élection du 4 mars devrait probablement aller vers un ballotage.

Ceux qui oeuvrent au service de la population : Pierre Barras et Jules Escobar.

Orbe: à votre service

L’assistant de sécurité publique est une profession relativement neuve dans la mesure où elle est apparue au début du siècle. Si dans les grandes communes, ces personnes, habillées de gris, se préoccupent essentiellement du parcage, ils ont des tâches bien plus larges dans les localités comme Orbe. S’il est nécessaire de suivre une formation de trois mois à Savatan, les assistants ne sont pas pour autant des policiers dont ils n’ont pas les devoirs, n’étant notamment pas armés et leur véhicule n’étant pas équipé du feu bleu qui distingue les véhicules d’urgence. Par contre, ils ont de nombreuses compétences dans la commune qui les emploie. Jules Escobar et Pierre Barras ont bien voulu nous parler de leur activité.

Tâches multiples

Ils sont donc des hommes de terrain comme le confirment les passants qui les saluent amicalement et qui profitent parfois de leur poser des questions. En dehors du contrôle du stationnement, de leur gestion, et du fonctionnement des horodateurs, ils participent aux séances des chantiers afin de garantir une circulation fluide dans la ville, en disposant la signalisation nécessaire. Ils délivrent aussi les macarons de parking et veillent à l’entretien de ces derniers. Sur le plan administratif, ils sont en charge de la police du commerce qui concerne la délivrance des permis pour les nouveaux commerces et de leur activité (horaires, etc.) comme pour les terrasses qui prennent place sur le domaine public. Il en va de même pour les stands sur le marché et ils collaborent avec l’autorité cantonale pour les manifestations d’envergure (cortèges, fêtes particulières, etc.).

A cela s’ajoute la distribution des commandements de payer lorsque la poste ne trouve pas le destinataire. Ils participent à la commission de police qui reçoit les personnes qui contestent une amende pour parcage illicite et aussi pour le dépôt illégal d’ordures sans oublier les frasques des jeunes. Tout cela engendre un certain travail administratif en collaboration avec la police dont ils partagent le local.

Au cours de la journée, ils doivent faire preuve de la plus grande souplesse puisqu’ils doivent être prêts à intervenir lorsqu’on les sollicite. C’est le cas lors d’un incendie, d’un accident, des ensevelissements ou d’un problème quelconque, notamment à proximité des écoles où le parcage laisse à désirer. Ils ont du reste la responsabilité des patrouilleurs scolaires. Il leur arrive de procéder à de petites enquêtes dans le cadre du contrôle des habitants. Il serait vain de décrire toutes les autres tâches qui leur sont dévolues. Mais il faut savoir que la commune envisage l’engagement d’une troisième personne pour les soulager dans leur mission. Car il ne faut pas avoir peur d’accomplir des horaires hors normes dans un métier en général agréable quand bien même il faut faire face à des citoyens pas toujours commodes et avec lesquels il faut savoir garder son calme. Enfin, on peut dire que par leur présence en ville et leur connaissance de la population, les ASP garantissent une certaine quiétude à Orbe.

Région: Crues et décrues

Comme vous avez pu le constater en différents endroits, notre région est gorgée d’eau comme c’est le cas dans bien des lieux en Helvétie. Pour parer à cet événement particulier, le voyer des eaux Marc Miéville a bien voulu nous renseigner sur les mesures qui ont été prises afin de limiter les dégâts.

«En accord avec la Romande Energie, nous avons tenté de retenir un maximum l’eau à la Vallée de Joux afin qu’elle ne se déverse pas en quantité sur Orbe, comme ce fut le cas en début de semaine. Cela a certes élevé le niveau du lac, mais cela paraissait tout à fait maîtrisable. En clair, la Société électrique turbine pour éviter cet afflux sur Orbe où le Puisoir a été inondé, mais il faut savoir que dans le plan cantonal ce secteur est inondable. Il en va de même pour le Nozon, qui est sorti de son lit sur sa rive gauche entre Orny et Orbe et qui se trouve dans le cadre de Gesorbe dans la même situation que le Puisoir. C’est-à-dire que ces deux endroits sont planifiés pour être des bassins de rétention dans lesquels on peut accumuler de l’eau en cas d’intempéries importantes.

Parkings fermés

A Orbe, toujours sur les abords immédiats de la rivière, des parkings ont été fermés. C’est bien entendu le cas du Puisoir et sur la rive droite à proximité de Nestlé. Nous avons eu encore quelques soucis avec le canal de Baulmes qui était proche du débordement. Au milieu de semaine, nous aurons droit à une accalmie météorologique qui devrait permettre aux cours d’eau de baisser d’intensité. Les pluies annoncées pour le week-end devraient être moins intenses et permettre la décrue des cours d’eau. Quand bien même la situation météorologique pourrait très vite changer. »

Pierre et Janine Römer devant la lithographie offerte en remerciements par la commune d’Orbe.

Orbe: une générosité sans pareille

C’est déjà la troisième fois que l’Omnibus vous parle des Römer, Janine et Pierre, ce charmant couple qui habite à Orbe depuis une dizaine d’années. Nous vous avions conté leur histoire, leur rencontre, leur épicerie et librairie à Montricher et Romainmôtier.

C’est leur parcours depuis leur arrivée à Orbe qui va plus nous intéresser aujourd’hui. Trouvant qu’Orbe était idéal pour couler de vieux jours tranquilles et de manière autonome, ils se sont installés à la rue des Terreaux. Tranquille, façon de parler, car Pierre Römer est resté longtemps très actif, en continuant d’aller régulièrement à Vallorbe pour s’occuper de requérants dans le cadre de l’ARAVOH (Association auprès des Requérants d’Asile à Vallorbe, Oecuménique et Humanitaire). Pendant cette période, il a réussi à réorganiser les dossiers de manière à ce que tous les intervenants s’y retrouvent. Il dit y avoir énormément appris grâce aux contacts. Janine, de son côté, s’occupait surtout du vestiaire, elle veillait à la bonne marche des distributions.

Le «papa» du GAMO

Ensuite, à Orbe, il a naturellement participé aux activités du GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants d’Orbe). Il a donné beaucoup de son temps, y allant tous les jours. Comme il y avait déjà des cours de français (très, voire trop formels pour lui), il a développé sa propre méthode, essentiellement basée sur les centres d’intérêts de chacun. Dans un premier temps, il discutait puis cherchait des images et a ainsi constitué un excellent matériel didactique; du vocabulaire, mais aussi des phrases utiles dans leur quotidien et des informations sur la région. En 2012, sa santé ne le lui permettant plus, il a dû abandonner ces activités. Ce fut un coup dur pour tous les requérants, qui s’étaient beaucoup attachés à leur «papa», comme ils le surnommaient. De son côté, il parle de toutes ses expériences comme d’un enrichissement perpétuel. Il a donné tout son matériel en partant. La commune d’Orbe pour le remercier, lui a remis une lithographie de Jacques Perrenoud.

Contacts nécessaires

Ils se sont abonnés aux repas à domicile, et le soir Janine cuisine encore un peu. Ils sont très soucieux l’un de l’autre et on sent une énorme tendresse. Janine aimerait qu’il apprenne à faire le café pour quand elle ne sera plus là ou ne pourra plus. Janine et Pierre Römer essaient de sortir tous les jours, histoire de bouger un peu, mais aussi pour garder le contact; Pierre aborde très facilement n’importe quel passant ou surtout passante avec humour et gentillesse. Les Urbigènes qui passent à la Grand-Rue l’ont sûrement déjà rencontré et fait sa connaissance… Ils sont toujours contents de leur sort et reconnaissants pour tout ce que la vie leur a apporté. C’est peut-être ça le secret de la longévité.

Véhicule de la PNV

Orbe: Rester au sein de la PNV ou pas ?

La commune d’Orbe sera-t-elle la première commune vaudoise à se retirer d’une association intercommunale de police ? Il y a quelque temps, la question aurait pu paraître farfelue. Elle l’est beaucoup moins au vu des derniers développements. Pour répondre à une motion critique de P.-A. Wieland de 2015 prise en compte par le Conseil communal il y déjà 18 mois, l’Exécutif propose, un peu sous conditions, de maintenir provisoirement du moins le lien avec la Police Nord Vaudois. Cette question sera au cœur des débats de la séance du 15 février du Conseil communal, puisque la détermination de l’Exécutif urbigène ressort d’un long préavis déposé le 12 décembre, qui sera mis en discussion en février. Sans refaire l’historique de la question, on relève que la Municipalité urbigène propose de rester au sein de l’association jusqu’au terme conventionnel de fin 2022.

Elle envisage de revenir devant le Conseil avec cette question «si les conditions du chapitre VI, dernier alinéa, page 11, ne sont pas réalisées», à savoir si la mise à disposition gratuite – proposée, mais pas encore actée par la commune d’Yverdon-les-Bains – d’un renfort sous la forme d’un ASP et d’un spécialiste de la police du commerce, placés sous la responsabilité des autorités d’Orbe, n’intervient pas. Selon les spécialistes de la question, la police de proximité travaille actuellement en sous-effectif de deux équivalents plein temps. La question de la révision du coefficient intercommunal de pondération de la dangerosité est également au chapitre des conditions de maintien.

Des chiffres éloquents

Du côté des chiffres, les comparaisons sont criantes. Le coût annuel de la PNV pour Orbe représente un total de Fr. 2,215 millions de francs (chiffres du budget 2018). Avec une délégation de mission à la Police cantonale, ces coûts s’élèveraient à Fr. 720 000.– soit une différence d’environ 1,5 million de francs en moins en faveur de la solution cantonale. Une solution cantonale qui verrait le poste d’Orbe être fusionné opérationnellement avec celui de Chavornay. La municipale de la Police, Mary-Claude Chevalier, se prononce pour une police de proximité au sein de la PNV dont l’efficacité est prouvée et connue. «Elle a de nombreux avantages: elle connaît les habitants et les autorités et ne fait pas payer ses missions de surveillance lors d’événements organisés par des sociétés locales. Ce ne serait pas le cas de la police cantonale. De plus, elle assure une présence permanente à Orbe. Là encore, ce ne serait pas le cas avec la gendarmerie.»

Un contrat à honorer.

En cas de rupture anticipée de la convention par la commune d’Orbe, cette dernière devrait payer les frais annuels jusqu’en 2022 – l’entier de la contribution annuelle multipliée par quatre – et sans doute des pénalités financières supplémentaires selon certaines sources juridiques. En revanche, pourraient éventuellement être déduits de ces sommes les montants qui seraient payés au canton pour la délégation de service public en matière de sécurité remplaçant la PNV. Gros dossier à suivre.