La place à rénover qui devra accueillir le RER

Orbe: les priorités 2016-2021

La Municipalité d’Orbe a présenté son programme de législature pour les cinq années à venir. Ce document a été confectionné après que l’Exécutif, les responsables de l’administration communale, mais aussi les partis aient fait valoir leurs points de vue avec une vision à dix ans. Il s’agissait de définir les grands axes pour cette période telle que nous tentons de les résumer ci-dessous.

Préférences, RER et déchets

Sur le plan des finances, il s’agira de veiller à l’équilibre budgétaire dans la situation délicate que traverse la commune. Les investissements dépendront des ressources disponibles comme il sera nécessaire de stabiliser la dette à long terme. Au domaine des infrastructures, l’accent sera mis sur l’arrivée du RER, sur le développement routier en favorisant la mobilité multimodale et dans l’accueil de nouvelles entreprises quand bien même les terrains manquent. A ce propos, la préférence sera donnée aux firmes de l’agro-alimentaire. Les partis ont insisté pour une meilleure gestion des déchets. A ce propos, on évoque aussi la construction d’une nouvelle déchetterie.

La participation citoyenne va être lancée avec une démarche auprès des habitants qui seront invités à s’exprimer et à donner leur opinion sur leur commune. La Municipalité entend aussi renforcer les liens avec les communes environnantes pour une harmonisation régionale. En matière d’urbanisme, il faudra développer la localité, rendre le commerce attractif de même que l’on souhaite offrir des espaces publics de qualité.

EMS et chauffage à distance

En ce qui concerne le tourisme, il s’agira de favoriser la mise en valeur du site des mosaïques dans la régionalisation qui devrait voir bientôt le jour au détriment des associations locales, pour une meilleure visibilité. On souhaite faire mieux connaître le travail de la sécurité publique et de la police PNV dont l’avenir devra être repensé. On n’oubliera pas l’entretien du patrimoine communal et d’introduire le chauffage à distance pour le futur EMS et les écoles du haut de la ville. En matière de construction, la commune tentera d’éviter l’inflation du coût des loyers.

Il serait bon aussi qu’Orbe soit plus présente sur la carte du sport et de la culture avec des événements régionaux, voire cantonaux. A l’interne, une meilleure coordination des services communaux deviendra indispensable afin que chacun soit concerné par tous les projets envisagés, en tenant compte des soucis énergétiques actuels. La commune entend améliorer sa communication puisqu’une commission spécifique a été créée et le rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville pourra accueillir des expositions qui permettront d’améliorer la cohésion sociale.

Ce programme, qui est disponible dès aujourd’hui sur le site internet de la commune, marque un changement de cap par rapport au passé. Une plus grande ouverture est visée ce dont on doit se réjouir pour autant que le trop-plein d’intervenants ne vienne pas freiner les projets!

La vitrine d’Harmonia et le plan du calendrier.

Orbe: calendrier de l’Avent géant

Cette année, L’Ecole de danse Harmonia a proposé aux commerces de la ville de participer à des fenêtres de l’Avent originales.

Même principe que l’année passée, lorsqu’elle avait confectionné dans sa vitrine de la place du Marché des saynètes dans des boîtes qui se découvraient au fur et à mesure.

Sauf que cette fois, chaque commerçant a reçu une boîte avec un numéro inscrit sur un petit rideau qu’il a dû installer dans sa vitrine, et qu’il ouvrira le jour dit.

Chez Harmonia, sur la place du Marché, on peut trouver un plan et la liste des commerçants participants. Une excellente manière de (re)découvrir la ville et ses commerces.

Nuria Gorrite coupe le ruban sous les yeux de Henri Germond , Eliane Naepfli (resp. UAPE) et Claude Borgeaud (directeur Ajoval).

Orbe: UAPE de Sainte-Claire inaugurée en grande pompe

C’est en présence de la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, du président de la FAJE (Fondation de l’Accueil de Jour des enfants, Gérald Crétegny et de la secrétaire générale du mouvement, Sylvie Lacoste, que le syndic Henri Germond a inauguré cette UAPE au centre-ville.

Les nouveaux locaux de la rue Sainte-Claire succèdent à ceux qui étaient provisoires à Chantemerle. 48 enfants pourront être accueillis, entre les heures d’école, en ce lieu que l’équipe d’éducatrices et éducateurs qualifie de très fonctionnel.

Quand bien même cette structure n'a été opérationnelle qu’au début du mois de novembre, elle est déjà bien fréquentée, ce qui tend à prouver qu’elle était très attendue par les familles.

Du reste, de très nombreux parents, comme les Autorités des localités affiliées à l’Ajoval, sont venus se rendre compte de l’état des lieux lors de cette journée portes ouvertes.

Les derniers migrants et une partie de l’équipe du Gamo.

Orbe: l’abri se vide

A la fin de ce mois de novembre, l’abri PC urbigène n’accueillera plus de migrants. Pour marquer cette fermeture, une petite cérémonie a réuni les personnes qui se sont occupées de nos hôtes durant cette période de cinq ans.

Elles ont été remerciées par Carine Foretia de l’Evam ainsi que par Denis Barclay, président du GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe).

A leur tour, quelques migrants ont adressé une lettre pour dire à leur tour combien ils avaient apprécié le dévouement de ces personnes alors qu’ils étaient désemparés à leur arrivée en Suisse.

Mal à l’aise

La réunion s’est déroulée dans les locaux de l’accueil de jour. Le lieu était un havre de paix pour ces demandeurs d’asile. Ils aimaient s’y retrouver sans aucune contrainte tout en respectant la structure et le personnel. Au début, ils ont eu de la peine à admettre qu’une femme puisse gérer le centre. Envers et contre tout, Il n’y a pas eu de bagarre, parfois des tensions, notamment entre gens du Maghreb et des Africains de l’Ouest (Nigeria).

Mais tout se calmait lorsqu’ils confectionnaient un repas de midi qui permettait de réunir tout le monde. Ils profitaient des ordinateurs pour prendre contact avec des amis ou des parents (une heure par jour et par migrant). Ils ont aussi fait des efforts pour apprendre le français, car ils avaient tous pour but de travailler un jour en Suisse. Lorsque le permis leur était refusé, l’idée de retourner au pays leur était insupportable.

C’est la raison pour laquelle plusieurs d’entre eux ont subitement disparu. Il faut savoir enfin qu’ils redoutaient le regard des gens d’ici, se sentant mal à l’aise dans leur situation et sans pouvoir travailler.

Merci du coeur

Aujourd’hui, il ne reste essentiellement que des Afghans qui redoublent d’efforts pour obtenir le sésame pour demeurer ici, mais dont l’avenir est très incertain. Au terme de cette petite cérémonie, les responsables ont souligné le travail des assistantes du centre comme des membres du GAMO qui ont fait preuve d’un grand cœur pour épauler ces gens dans la détresse. Beaucoup d’entre eux leur ont donné des cours de français comme l’infatigable Pierre Roemer, Denis Barclay démêlait leurs soucis et avait créé le Ciné-Club de 4 à 7 alors que Willy Reverchon leur proposait des balades dominicales.

A tous ceux qui ont fait en sorte qu’Orbe et ses environs soit accueillant, nous leur disons merci!

Robert Hurter entouré de deux de ses minibus : celui de droite a participé à l’émission Couleurs Locales de la RTS.

Orbe: Robert Hurter redonne vie aux mythiques VW Combi

La passion est venue à lui alors qu’il n’était qu’un petit garçon. Enfant, Robert Hurter, aujourd’hui âgé de 38 ans, passait ses vacances à bord d’un minibus Volkswagen avec sa mère. Lorsqu’il est à son tour devenu papa, il a renouvelé l’expérience en achetant un bus VW pour partir en virée avec ses trois marmots et son épouse. Tenancier du magasin de chanvre d’Orbe jusqu’au printemps 2016, il a remis son commerce et décidé de vivre de sa passion en retapant et en louant des bus portant le surnom de «VW combi».

Âgés d’une cinquantaine d’années, ces minibus s’arrachent à prix d’or. «Aujourd’hui il faut compter entre trente et cinquante mille francs pour un bus. Par conséquent, beaucoup de passionnés ne peuvent plus s’en offrir un», explique Robert, attristé de voir ces mythiques véhicules enfermés dans les garages des collectionneurs. Car d’après lui, ces bus doivent encore être utilisés: «Les gens aiment nous voir passer, ça leur rappelle des souvenirs. L’autre jour, j’ai traversé Chavornay, tout le monde me faisait des signes !».

La RTS s’est offert un tour en Combi

Preuve que ces petits bijoux sont à nouveau au goût du jour: la RTS a loué un «combi» pour tourner les éditions d’été de l’émission Couleurs locales. «Un journaliste m’a appelé alors que je venais d’ouvrir, il avait besoin d’un bus pour dix semaines!», s’exclame Robert. Un bon coup de pouce pour ce passionné qui a depuis reçu plusieurs demandes pour mettre en scène ses véhicules dans des publicités.

Mais pour l’instant, ses jolis bus se sont mis à l’heure d’hiver et vont rester au garage durant la saison froide. «Ils rouillent vite et ne sont pas franchement fiables sur la neige», confie-t-il. Rendez-vous donc au printemps pour une virée à l’ancienne.

Police du Nord vaudois: pas de remise en question pour l’instant

Ces derniers mois, les conseillers communaux d’Yverdon se sont étonnés du peu d’emprise que leur commune possède sur la marche de la Police du Nord vaudois. A l’origine, les statuts de cette association décrivaient très clairement les responsabilités de chacun des partenaires, actuellement au nombre de 11, avant la disparition de Corcelles/Chavornay et d’Essert Pittet qui fusionneront avec Chavornay au 1er janvier 2017. Ainsi, le comité directeur comprend un représentant de chaque commune et siège une dizaine de fois par année. Quant à l’assemblée générale, elle réunit des conseillers et des municipaux de chacun des partenaires qui possèdent un certain nombre de voix en fonction de l’ampleur de leur localité. Afin d’éviter qu’Yverdon soit seul maître à bord, les statuts précisent qu’il est nécessaire que les deux tiers des voix soient réunis pour modifier les statuts ou la répartition financière qui se fait aussi en fonction des localités, les plus petites ne payant que les deux points d’impôts ristournés par le canton pour la sécurité.

Statuts inchangés

Contrairement aux informations parues récemment dans la presse, les Yverdonnois ne demanderont pas un changement de statuts, qu’ils ne pourraient obtenir qu’avec l’adhésion de deux autres communes, mais vont revoir leur délégation qui sera représentative du Conseil communal et non plus de la Municipalité, comme c’était le cas jusque-là. Donc, le principe fondamental n’est pas remis en question. Toutefois à Orbe, la motion Wieland suggérait de quitter la PNV pour adhérer à la Gendarmerie. Des contacts ont été pris avec cette dernière et la Commune attend une proposition ferme de la police cantonale pour envisager l’avenir. Il faut préciser qu’une sortie de la PNV ne se fera pas sans compensation financière qui pourrait être lourde puisque la localité est liée avec la Police du Nord Vaudois jusqu’à juin 2022.

Iniquité de traitement

On peut rajouter que si le coût de la PNV est assez conséquent pour les Urbigènes, cela est dû au Canton qui a éludé le résultat de la votation de 2009 en faveur d’une police coordonnée et qui repoussait l’idée d’un corps unique comme le préconisait l’initiative d’Artagnan. Du reste, la Cour des comptes s’est étonnée récemment de l’absence d’une réforme financière qui permet à des localités comme Payerne, Echallens, Gland ou Vallorbe de ne payer que 2 points d’impôts pour leur sécurité alors que les communes affiliées à des polices municipales ou intercommunales paient bien davantage.

Orbe: fermeture de l’abri PC

L’annonce est tombée à la fin de la semaine dernière. L’abri PC du Puisoir sera fermé à la fin de ce mois de novembre. Prévu pour accueillir une cinquantaine d’hommes, il n’héberge actuellement qu’une vingtaine de personnes (23). Selon Carine Foretia de l’EVAM, l’arrivée de requérants a fortement baissé en 2016 alors que l’affluence avait été exponentielle en 2015. Près de 200 places d’accueil se sont libérées dans le canton. C’est la raison pour laquelle nous fermons les structures dans les abris PC qui étaient prévus pour des séjours courts, ce qui n’était plus le cas avec l’afflux de 2015. En plus, des projets de constructions en dur sont sur le point d’être concrétisés comme à Ecublens (200 places). Ballaigues accueillera aussi 80 personnes dans le bâtiment de Jura-Rosaly .

Orbe prête à rouvrir en 24 heures

La Commune d’Orbe avait été informée par l’Etablissement Vaudois de l’Accueil des Migrants (EVAM) de la fermeture prochaine de ces locaux. Elle s’est toutefois engagée à ouvrir rapidement l’abri PC si l’afflux de migrants devait reprendre. La négociation prévoit qu’elle reçoive une compensation financière, même si elle sera autorisée à accueillir des hôtes divers pour un week end en cas de non-occupation. Par contre, les locaux de l’accueil de jour de la rue Ste-Claire ne seront pas réutilisés et la commune n’envisage pas d’occuper le lieu qui ne lui appartient pas. Si des migrants devaient revenir au Puisoir dans le futur, ils iront passer leur journée ailleurs, très probablement à Lausanne. Après avoir permis pendant cinq ans l’installation de ces demandeurs d’asile à Orbe, le syndic Henri Germond tire un bilan positif de leur présence. « Nous n’avons quasiment pas eu de soucis avec ces gens et je considère que tout s’est bien passé, même si parfois des citoyens nous ont dit leur désapprobation ».

Activités maintenues

Ce départ n’inquiète pas outre-mesure le GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe). Son président, Denis Barclay, a d’ores et déjà réuni son comité pour envisager la poursuite du mouvement. Une cinquantaine de demandeurs d’asile occupent des appartements dans la localité et aux environs. Nous allons les suivre dans leur intégration et l’aide sera plus individualisée qu’auparavant. Nous maintiendrons l’activité du ciné 4 à 7 à la Tournelle et nous tirerons un bilan à la fin de la saison. Il en va de même pour les repas que nous organisons mensuellement de manière à maintenir le dialogue avec les Urbigènes. Enfin, nous allons prendre contact avec la Ciseroc pour éviter une action en parallèle, mais cette dernière s’occupe des gens ayant un permis B alors que nous nous préoccupons de ceux qui n’ont pas encore obtenu ce sésame.

Orbe: le frai des poissons fait arrêter le barrage !

Alerté sur les réseaux sociaux par une photo de poissons morts, l’Omnibus a commencé une enquête, mais le sujet a vite pris de l’ampleur, suite à un communiqué du WWF, Pro Natura, Orbe Vivante et La Société des Pêcheurs Vaudois en Rivière. Il a déjà fait le tour des médias du canton.

Dommages collatéraux selon les uns, un massacre selon les autres.

Suite à l’ampleur de la polémique, Pierre Rigoli, responsable de la production chez Vo énergies, a décidé d’arrêter les turbines, an attendant de trouver une solution.
Il explique que Vo énergies est sensible au problème; c’est la configuration des lieux, ajoutée au pont du Moulinet classé monument historique, qui ont décidé de cet ascenseur qui était en fait la seule solution. Il n’y a pas de données précises quant aux poissons tués, il y a par contre les comptages des poissons qui ont passé par l’ascenseur. Un entreprise de conseil en environnement va se saisir du problème et proposer des solutions.

Mesure drastique mais provisoire

Dans un premier temps, les turbines ont été arrêtées, le temps de calculer le débit optimal pour empêcher les poissons de prendre la route des turbines. Ensuite, elles seront remises en route et des mesures à plus long terme vont être étudiées comme des barrières comportementales, mais il paraît que les poissons ne sont pas très coopératifs.
L’association «Orbe-Vivante» dénonce depuis fort longtemps la mauvaise gestion de l’Orbe par la Romande énergie et Vo énergies; surtout, elle leur reproche de ne pas restituer assez d’eau dans la rivière. Le co-président de l’association, Christophe Estermann, est assez remonté contre les services de l’Etat de Vaud qu’il trouve peu collaboratifs. Il trouve très dommageable à long terme que la valeur biologique de la rivière ne soit pas prise en compte. Les nombreuses lettres et notifications de la part de l’association n’ont toujours pas eu de réponses. Depuis 1993, elle se bat contre Romande énergie pour qu’elle respecte les débits de restitution.

Au barrage du Moulinet à Orbe, le problème est également que les turbines font un appel sur le côté et les poissons y sont rabattus et finissent la tête hachée. Pour Orbe-Vivante, l’ascenseur ne donne pas assez d’eau. Des poissons rares et protégés se font ainsi tuer.

Un groupe de pêcheurs sans appartenance particulière a aussi écrit une lettre à Jacqueline de Quattro début octobre, dénonçant les dégâts aux poissons. Ils trouvent notamment inacceptable que des énergies renouvelables portent atteinte d’une telle manière à l’environnement. Le problème est connu depuis la mise en service des installations (2012), mais rien n’a été entrepris jusqu’à ce jour.

Peut-être que maintenant, les uns et les autres seront entendus. Pierre Rigoli aimerait que le Canton organise prochainement une séance, qui permettrait enfin d’avancer et de trouver des solutions. A suivre donc

Orbe et Chavornay: ouvrir la voie au RER Vaud

Deux soirées publiques d’information largement fréquentées ont été organisées successivement à Chavornay et à Orbe, avec pour objectif de présenter les projets d’amélioration de la mobilité entre et au sein des deux localités, ainsi que les modifications de tracé de l’OC actuellement à l’enquête avec la construction d’un pont routier dans la plaine pour enjamber le futur tracé corrigé de l’OC.

A Chavornay comme à Orbe, les syndics respectifs Christian Kunze et Henri Germond étaient à la manœuvre en compagnie du directeur de Travys SA, Daniel Reymond, et du responsable de la planification à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) du Canton, Frederico Molina.

Si les projets qui ont été présentés dans les deux localités sont identiques, les attentes et interrogations des populations sont légèrement différentes. Les projets impactent en effet différemment les territoires des deux communes.

Boucle ferroviaire et pont routier

Pour l’essentiel, le projet actuellement à l’enquête publique concerne le tracé de l’Orbe-Chavornay. Il comprend la construction d’un pont dans la plaine un peu en dessous de PESA et la correction importante de l’entrée du train à Chavornay grâce à la création d’une boucle traversant la zone agricole. Elle permettra aux rames de s’insérer dans l’axe du trafic Lausanne — Yverdon-les-Bains en gare de Chavornay. Cette boucle, située entre un quartier de villas et la réserve du Creux-de-Terre, aura un rayon d’environ 185 mètres, le minimum nécessaire pour permettre aux compositions modernes du RER comme aux locomotives et wagons-marchandises d’y circuler sans restriction. Le système d’électrification doit aussi être changé, pour passer de l’alimentation historique à courant continu de l’OC à un raccordement complet avec l’électrification CFF, homogénéité des matériels oblige.

Autres mesures

Ce projet s’accompagne de mesures propres à chaque localité. A Chavornay, dans un double souci de sécuriser la route de Corcelles et de freiner les envies des pendulaires d’y circuler, des traversées piétonnières avec feux lumineux ont été réalisées en 2016. Du côté d’Orbe, ce sont les carrefours des Ducats et de Taborneires qui devront subir des modifications. Ces dernières ayant pour but aussi d’inciter fortement les pendulaires urbigènes à utiliser la sortie d’autoroute des Mosaïques en empruntant la route de contournement d’Orbe et non pas celle de Chavornay. Cet objectif sera recherché en ralentissant, aussi grâce à des feux et des systèmes de présélections-triage, le trafic entre les deux localités, pour augmenter la cadence de passage des usagers qui choisiront le « bon parcours et ralentir les usagers purement locaux ».

Gare de Chavornay

La gare de Chavornay sera revisitée avec création de quais à hauteur, de passages sous voie, en pente douce, d’un ascenseur côté place de la Gare et d’un aménagement de quai plus long pour accueillir les rames du RER-Orbe. Dans un premier temps, les usagers devront changer de train, mais sur le même quai, pour se rendre à Lausanne ou à Yverdon-les-Bains. Dans un second temps, le trajet complet pourra être effectué sans changer de train. Cette seconde phase est fonction de l’avancement de travaux entre Bussigny et Lausanne — doublement des voies existantes — à l’horizon 2023. La première phase du projet présenté devrait pouvoir être réalisée en 2018-2019 avec entrée en fonction à l’horaire d’hiver 2019, si les oppositions, recours et procédures ne le retardent pas trop.

pont-chavo

Gare et haltes d’Orbe

A Orbe, la halte de Saint-Eloi sera déplacée sur un tronçon plus rectiligne situé en aval, qui permettra de construire des quais de 120 mètres de long environ et la gare des Granges verra son quai allongé et déplacé en face du complexe de Nestlé. La Gare du centre-ville ne verra dans un premier temps que ses quais adaptés et prolongés. D’autres modifications pourraient survenir ultérieurement, mais elles font partie d’un autre projet de réaménagement complet de cette place sur lequel les autorités communales travaillent de concert avec Travys SA et les propriétaires privés des terrains concernés.

Ne pas rater le bon wagon

Aussi bien à Chavornay qu’à Orbe, les syndics ont insisté sur le fait que ce projet était essentiel pour les localités, qui y travaillent depuis 8 ou 9 ans, notamment au travers de l’ADEOC. Les deux localités sont considérées par la canton comme des centres régionaux. A ce titre, leur développement est favorisé. Mais pour rester des centres régionaux, la présence d’un raccordement au chemin de fer est impérative. A l’horizon 2030, Orbe devrait voir les emplois locaux augmenter de 2 200 unités pendant que Chavornay devrait voir ce même chiffre augmenter de 1 300 environ. Les emplois de proximité sont l’avenir, ont dit en cœur Christian Kunze et Henri Germond, comme sera aussi offerte, dans un avenir pas très éloigné, la possibilité de prendre son train à Orbe pour se rendre directement et rapidement à Genève ou à Montreux. L’un comme l’autre ont aussi insisté sur le fait que, quand le char des subventions passe, il faut le héler de suite, car en général il ne repasse pas de sitôt. Surtout pas garni de plus de 70 millions de francs que la Confédération et le Canton sont prêts à investir dans le projet global.

Réactions

A Chavornay, l’essentiel des questions et réactions est venu d’un groupe d’habitants du quartier En Forez qui sera « encerclé » par la future boucle. Emplacement de celle-ci, sécurité des enfants, environnement, faune, proximité de la réserve du Creux-de-Terre, bruit nocturne des wagons de marchandises à la manœuvre et dévalorisation des immeubles ont été autant de sujets évoqués. A Orbe, la question du déplacement de la halte de Saint-Eloi a préoccupé plusieurs riverains, pour des raisons de bruit, de vibrations et surtout d’apport sur des chemins actuellement privés de circulations automobile et piétonnière supplémentaires. Le bien-fondé global du projet n’a pas été contesté lors de l’une ou l’autre des soirées.

Procédure

Les promoteurs du projet ont rappelé que la procédure d’enquête publique court jusqu’au 24 octobre. Ils ont incité les opposants ou les résidents qui auraient des questions à se manifester jusque-là, y compris s’agissant de compensations financières. En matière de chemins de fer, la procédure est particulière. Elle a été rappelée par Frederico Molina, qui a souligné que les oppositions ou remarques seraient traitées par l’Office fédéral des transports (OFT), seul compétent en la matière. Le permis de construire sera délivré par cet Office, le cas échéant avec des charges qui s’imposeront aux promoteurs. Divers recours existent, au Tribunal administratif fédéral, puis le cas échéant au Tribunal fédéral lui-même. Les délais sont longs, les procédures coûteuses, et Frederico Molina a suggéré au public concerné directement de privilégier les voies des discussions et des négociations, hors cadre judiciaire, car elles se révèlent en principe préférables et moins onéreuses que le passage chez les juges.

Position ambiguë de Chavornay

Il y a quelques jours, le Conseil communal de Chavornay a adopté une motion enjoignant la Municipalité de s’opposer au projet global dans les délais. « Nous ne sommes pas opposés au développement d’un concept de transports publics desservant la commune d’Orbe, mais nous souhaitons que certains points de ce projet d’importance soient étudiés, approfondis et précisés » laissent entendre les motionnaires. L’Exécutif actuel ne semble pas non plus très conséquent dans ses démarches, car tout en promouvant le projet en public, il en déplore certains aspects. « La Municipalité n’est pas enchantée par ce projet, a tenu à préciser Christian Kunze, le syndic, notant que la Confédération a écarté pour des raisons financières, mais aussi à cause de la proximité de la nappe phréatique, l’idée de créer un tunnel à la place d’un pont ». Interrogé spécifiquement sur cette question par un participant à la réunion de Chavornay, le syndic est resté laconique et n’a pas commenté. Reste que la nouvelle Municipalité élue ne partagera peut-être pas ces interrogations et leur aspect contradictoire. Affaire à suivre sur ce plan aussi.

Pour en savoir plus

www.adeoc.ch : carte interactive

www.travys.ch : modernisation de la ligne Orbe- Chavornay, images et vues aériennes détaillées.

© Illustrations: Travys SA

Léane et Lucy font un bateau avec Arlette Belat.

Orbe: à la découverte des Ducats

Samedi passé, Articom, pour la première fois, avait décidé de faire découvrir par une journée «Portes Ouvertes» les artisans et commerçants des Ducats.
Les différents artisans avaient soigné l’accueil, organisé des concours et offraient le café ou l’apéro selon l’heure. Malheureusement, ce ne fut pas la grande foule, peut-être les odeurs de saucisses aux choux retenaient les Urbigènes en ville.

Les utilisateurs des transports publics recevaient un bon pour une petite collation, il y a eu des petits couacs au niveau des horaires, mais Travys promet que la prochaine fois les bugs de communications seront éliminés.

Parmi la quinzaine de membres d’Articom de cette zone de la ville, on peut relever que Sapival, Mood, Rubbish, D-Stock, Kurth-Volet et Urbakids proposaient des animations et faisaient des démonstrations et des visites de leurs ateliers. Par exemple, chez Rubbish, une toute jeune société qui fabrique des sacs en toile de kitsurf, on pouvait fabriquer des porte-clés ou des bateaux aux enfants. Leurs articles sont surtout vendus sur le net, mais ils ont un showroom aux Ducats.

Chez Kurth-Volet, l’apprenti montrait comment construire une maquette de charpente; leur concours n’était pas si facile qu’à première vue : planter un gros clou dans du bois en moins de 10 coups.

Sapival, de son côté, faisait des démonstrations d’usinage numérique. Le comité d’Articom est un peu déçu de la fréquentation, mais vous donne rendez-vous l’année prochaine.

Le comité avec Miss Saucisse 2016, assis: Michèle Germond, Daniel Grivet et Marlyse Pilloud. Debout: Claude Lambercy, Fanny Naville, Armand Roch, Nathalie Poot et Françoise Delafontaine.

Orbe: franc succès pour le papet et la saucisse

Comment trouvez-vous la fête?

La majorité a répondu à cette question par:
– C’est sympa!
– Il y a une bonne ambiance et la saucisse est très bonne.
– C’est bon, et puis il fait beau!

Avec un menu succulent et des façons de faire bien différentes chez les tenanciers, chacun a pu se satisfaire de la saucisse réputée loin à la ronde. Il y a même eu un Urbigène qui a servi ce menu à Cugy (FR) dans son établissement.

La fête a débuté vendredi soir avec le souper-concert de jazz avec Jumpin’Seven. Jazz et blues traditionnels qui ont été fort applaudis dans la cantine pleine de monde. Le samedi, après la partie officielle, le jury a dégusté différents papets et a attribué le 1er prix du concours à Jean-Daniel Agassis, 2e Marylise Pidoux et 3e Claude Favre. Les enfants étaient de la fête avec des animations et le dimanche des maquillages.
Dimanche, le Chœur d’Hommes d’Orbe-Montcherand-Arnex a chanté par trois fois, malgré les discussions animées, et le clown Macaroni, skieur égaré, en a fait rire plus d’un avec ses ballons.

Miss Saucisse

Elle a été élue par le comité et préparée par Armand Roch. Ce mannequin, paré d’un bustier de feuille de chou et une jupe de saucisses, a tout de même souri tout au long de la fête sous la cantine. Les deux restaurateurs, et les dames du service, de la Grand-Rue ont arboré des t-shirts, pour l’un vert et pour l’autre rose, lors du service.
Le service et la préparation des menus sont dus à la participation des 20 bénévoles. Il faut 3 ½ heures pour cuire le papet dans le chaudron et un peu moins pour chauffer les saucisses aux choux de deux bouchers d’Orbe, mais que c’est bon…

La piscine, le dimanche 11 septembre 2016

Orbe: coûteuse tuyauterie en question

Première soirée au perchoir pour le président Philippe Cochard, qui inaugurait ainsi la nouvelle législature à la tête du délibérant urbigène. Ceci avec un ordre du jour qui s’est révélé au final relativement court. Après avoir procédé à l’assermentation de trois conseillers communaux, le délibérant urbigène s’est penché sur le traditionnel rapport concernant l’autorisation générale de statuer.

Une délégation générale octroyée à l’exécutif pour la durée de la législature lui permettant, entre autres, de bénéficier de plus de souplesse et de réactivité dans l’accomplissement de ses différents mandats, que ce soit l’acquisition ou l’aliénation d’immeubles, de parts de société, la nécessité de plaider ou l’acceptation de legs et de donations. Le rapport présenté par Stéphane Collet différait légèrement du préavis déposé par la Municipalité, en spécifiant plus précisément les contours de l’acceptation des donations et héritages. Un amendement qui a été accepté par l’Exécutif et voté à l’unanimité par le Conseil.

Piscine à rénover et tuyaux très chers

Un crédit d’étude de Fr. 85 000.– a lui aussi été voté sans discussion. Il servira à financer une étude de rénovation de la piscine du Signal et de ses bâtiments. Si diverses pistes sont envisagées, le chauffage de la piscine n’entre pas en ligne de compte en raison des coûts élevés d’entretien qu’une telle modification engendrerait.

Revenant sur une affaire traitée par l’ancienne Municipalité, Arnold Poot a déposé une motion pour que toute la lumière soit faite au sujet des coûts effectifs liés au RIPO, ce système de distribution d’eau intercommunal qui a coûté environ Fr. 400 000.– de plus que prévu à la commune. Le groupe PS a invité le motionnaire à transformer sa demande en interpellation, «pour que son traitement en soit accéléré», a précisé Jean-Marc Bezencon. À une très large majorité, les Verts compris, le Conseil a repoussé cette proposition, jugeant la motion préférable. Il appartiendra donc à l’exécutif actuel de répondre à cette motion dans un délai d’une année au maximum.
Ordures ménagères et UAPE

Le Municipal Guido Roelfstra a expliqué que «les ménages et entreprises recevront sous peu les bordereaux de taxes pour l’élimination des déchets. Ces derniers seront accompagnés d’un flyer explicatif détaillé. Une hotline à disposition des contribuables sera mise en fonction à l’Hôtel de Ville durant la période de réception de ces bordereaux, ainsi que durant la période au cours de laquelle les rappels seront envoyés».

«L’UAPE d’Orbe sera ouverte dès la fin du mois d’octobre», a encore précisé le municipal Luiz de Souza en fin de séance.