Orbe: une Verte au perchoir

Dernière séance avant la pause estivale pour le Conseil communal d’Orbe jeudi passé. Avec un ordre du jour relativement chargé qui a occupé les membres du délibérant durant plus de deux heures sous la présidence ultime pour cette année de Philippe Cochard. Plusieurs préavis ont été déposés par l’exécutif, qui concernent, entre autres, une demande de crédit pour des travaux de remplacement de tableaux électriques des stations de relevage, ainsi qu’un diagnostic du réseau des eaux claires et des eaux usées restant à effectuer, ou encore des travaux de sécurisation du Temple et un changement de chaudière doublé de l’aménagement de w.c. publics. Une transformation des locaux pour le personnel PPLS est aussi à l’ordre du jour au Collège du Grand-Pont et à Montchoisi. Les commissaires devront sans doute œuvrer pendant les vacances scolaires pour se déterminer sur tous ces sujets. De même qu’en ce qui concerne les statuts et l’organisation de la nouvelle association scolaire intercommunale ASIOR, dont on a appris que l’élaboration était pratiquement terminée. Le plat de résistance concernait les comptes et la gestion de l’exécutif pour l’année 2016. Ces derniers points n’ont pas donné lieu à de longues discussions.

Comptes 2016

Pour mémoire on rappelle que l’exercice 2016 s’est révélé nettement meilleur que prévu, faisant apparaitre un déficit de Fr. 998 000.– en lieu et place des 1.7 million de francs escomptés, ceci après enregistrement de certaines reprises de provisions comptables qui concernaient des exercices précédents, dans le but d’offrir une vision assainie et plus facilement lisible du bilan de la commune. C’est à l’unanimité que les comptes et la gestion communale pour 2016 ont été acceptés.
Contrôle des associations intercommunales
Au niveau du contrôle de la gestion, la question s’est posée – comme dans d’autres localités – de l’accès d’une commission de gestion ou des finances aux comptes d’une association intercommunale dont fait partie la commune et qu’elle finance régulièrement. Après avoir consulté la préfecture, le syndic Henri Germond a expliqué que ces associations, financées par les deniers publics étaient en principe toutes des personnes morales de droit public. Et qu’à ce titre, les détails de leur résultat et de leur fonctionnement sont publics de principe et d’intérêt public. Dans ces conditions, les comptes seront désormais communiqués aux commissions compétentes du Conseil qui en feraient la demande.

Un crédit de Fr. 244 000.– a été accepté à l’unanimité pour le réaménagement de la chaussée aux Remparts Sud. Une participation de VO Énergies devant encore être décomptée de ce total.

Protection civile

L’adhésion à la nouvelle ORPC du Jura Nord vaudois n’a soulevé aucune objection, de même que la dissolution de l’organisation existante et le transfert de ses actifs à la nouvelle organisation. En fin de séance, Regula de Souza (Les Verts) est intervenue au nom de la CISEROC pour rappeler à quel point, grâce aux nouveaux locaux de la rue de la Tournelle, l’association rencontrait un succès toujours croissant, notamment avec ses ateliers CV, ses cours de langue française pour étrangers ou encore ses cours de naturalisation et ses contacts du jeudi matin, qui rassemblent de plus en plus de monde.

Nouvelle présidente

En vertu des nouvelles dispositions légales, l’élection de la présidente du Conseil pour l’année à venir a pu se dérouler de façon tacite : puisque seule une candidate a été présentée à cette charge par son groupe, la conseillère des Verts Natacha Mahaim Sidorenko. C’est donc à l’applaudimètre et non plus au nombre de bulletins recueillis que cette dernière aura pu mesurer la popularité de sa candidature. Le traditionnel passage de la clé de la cité a eu lieu après la séance devant l’Hôtel de Ville.

L’arrière de la «boutique» Guignard sur la rue des Remparts.

Orbe: faillite Guignard, offres insuffisantes

La vente aux enchères des propriétés de la masse en faillite du groupe Guignard n’a pas satisfait la Banque Cantonale Vaudoise, qui passe désormais de créancière à propriétaire des lieux.

A l’ouverture de la séance, la présidente de l’Office des faillites, Sabine Jamois, a fait savoir que l’on n’allait pas scinder les trois parcelles en vente (à la Grand-Rue et la rue des Remparts), mais que le tout ferait l’objet d’un seul lot d’une valeur de 1,67 million de francs.

Après avoir décliné la procédure de la mise, les enchères débutaient avec deux offres. Une personne privée d’Oron offrait Fr. 700 000.– puis une gérance immobilière urbigène proposait Fr. 900 000.– avant que la représentante de la Banque Cantonale Vaudoise n’intervienne et fasse valoir la valeur de base (1,670 Mio). Comme personne n’a renchéri, la BCV est devenue propriétaire du lot. Selon sa représentante, la banque n’a pas l’intention d’exploiter le lieu, mais mettra le lot à nouveau en vente, en bloc ou en séparant les parcelles.

En état lamentable

L’issue de cette vente aux enchères n’a pas surpris la déléguée de la société urbigène présente qui pouvait comprendre que la BCV tente de perdre le moins possible d’argent sur cette opération. Elle n’a pas caché non plus qu’elle pourrait entrer en matière selon les prétentions prochaines de la Banque Cantonale.
A propos de la visite des locaux, plusieurs personnes ont déploré l’état catastrophique dans lequel ils ont découvert le site, au milieu du mois de mai dernier. «Les laboratoires et le magasin ainsi que le restaurant étaient dans un tel état qu’ils n’incitaient pas à l’achat.

En effet, des flaques d’eau jonchaient le sol, comme de la sciure qui était sensée masquer les infiltrations diverses. Le reste comme le matériel et les vestiaires étaient laissés à l’abandon. C’est dommage, car la visite du bâtiment principal aurait permis d’imaginer un commerce en son rez et plusieurs appartements dans les étages pour autant que le futur propriétaire concède des aménagements», nous disait un intéressé.

Face à cette réflexion, la présidente de l’Office des faillites admettait volontiers ces remarques, mais ajoutait que son bureau n’avait pas les Fr. 20 000.– qu’il était nécessaire de dépenser pour rendre les locaux plus attrayants! C’est dire que la vente est reportée et cela est dommageable pour le centre-ville d’Orbe qui a besoin d’être dynamisé par un commerce attractif. Il s’agira donc d’être patient!

Les bénévoles avec Barbara Baudat, Christina Lüthi, Frédéric Goedecke, Christine Sanchez et Nanou Lennert.

Orbe: 20 ans déjà pour les Cartons du coeur !

C’est à l’initiative de Jacques Michaud que cette institution a vu le jour à Orbe. A l’heure où cette personnalité remettait sa droguerie qu’il a tenue pendant 40 ans, il prenait l’initiative d’occuper ses jours en donnant un coup de main aux Cartons d’Yverdon.

A l’époque, il s’agissait de livrer des vivres aux gens qui le demandaient. Se rendant compte que de nombreuses personnes de notre région sollicitaient ce service, il décida de créer une antenne à Orbe. En compagnie de feu Jean-Jacques Beauverd, le service à domicile perdurait quand bien même les personnes se voyaient offrir la possibilité de venir choisir les produits nécessaires dans un hangar à la Grand-Rue. Tout cela sous la présidence de Monique Geromini. Ensuite, les Cartons trouvaient un local à la rue Sainte-Claire avant d’être déplacés plus tard dans les anciens bureaux des Moulins Rod où ils se situent actuellement.

Merci à tous

L’antenne d’Orbe dessert 19 communes du haut de l’ancien district d’Orbe. Elle est ouverte le mardi de 16 h. 30 à 18 h. et la clientèle, recommandée par différentes institutions sociales, peut venir se servir gratuitement toutes les quatre semaines. L’association bénéficie de suffisamment de dons de groupements ou de privés pour faire ses achats, notamment dans les locaux de la Fédération vaudoise installés également à Orbe.

On relèvera aussi l’apport des «Tables Suisses» qui alimentent les antennes de légumes et de fruits comme il faut mettre en exergue la récolte de produits alimentaires des écoliers de la région.

Au terme de ces 20 ans d’activité, le comité tient à remercier toutes les personnes qui se sont dévouées pour le fonctionnement de l’antenne et celles qui ont ou qui donnent de quoi faire vivre cette association exemplaire.

Jean-Marc Ducotterd, René Amstutz, Jacqueline De Quattro, Myriam Schertenleib, Henri Germond et Christian Mojonnier.

Orbe: enfin des gouilles pour les grenouilles

Pour reprendre la phrase de René Amstutz de Pro Natura, un des partenaires du projet de renaturation du ruisseau des Vouattes à Orbe, dans son discours.
A l’occasion de la Fête de la Nature samedi passé et en présence de Jacqueline de Quattro, la ministre vaudoise de l’environnement, le retour à la nature de ce ruisseau au nord-est d’Orbe a été inauguré après 3 ans d’études et quelques mois de travaux. Il y a une volonté cantonale de redonner un meilleur équilibre écologique partout où cela est possible. Le syndic, Henri Germond a souligné l’engagement de la commune urbigène pour ces projets. Deux cent mille francs payés à 95% par le Canton ont été nécessaires.

Retour du petit sonneur

Pro Natura, et son groupe «batraciens» ont amené leur expertise pour améliorer l’habitat du petit sonneur à ventre jaune qui a besoin de gouilles. Ces nouvelles gouilles sont déjà pleines de têtards; le caloptérix (une libellule) et le bruant ne devraient pas tarder. Des truites ont été aperçues dans le ruisseau. Des tas de cailloux ou de branchages, même si cela ne fait pas propre pour certains, sont indispensables pour certaines espèces. Plusieurs panneaux didactiques expliquent les différentes caractéristiques de ce ruisseau.
Jacqueline de Quattro a pour sa part expliqué l’importance de préserver les espaces naturels pour conserver l’attractivité du canton. Il y a actuellement plusieurs projets importants de renaturation, le delta de la Broye, la Thièle. La suite du ruisseau des Vouattes a été mise à l’enquête, cela créera un couloir naturel pour la faune, entre la Plaine de l’Orbe et le massif du Jura.

La cérémonie d’inauguration, entrecoupée d’averses, s’est déroulée avec les différents responsables du projet et une grande partie du service de la voirie qui y a beaucoup travaillé.

Les dix nouvelles résidences des Jardins de la Poudrière.

Orbe: les Jardins de la Poudrière, un nouveau quartier qui a des idées

Le projet, issu d’une collaboration entre les sociétés DVSN, Valgérance et le bureau RDT54, est aussi décrit comme une PPE à ciel ouvert. Le nouveau petit lotissement des Jardins de la Poudrière affiche des idées novatrices; outre un chauffage à distance à pellets et des panneaux photovoltaïques intégrés aux tuiles, l’électricité produite in situ sera achetée par les propriétaires et alimentera le pot commun de la PPE. Les habitats seront dotés d’un système intelligent permettant de gérer les différents domaines de la maison: sécurité, communication, confort. Des tableaux de bord interactifs et connectés permettront à chacun de surveiller ses consommations énergétiques, par exemple.

Atypique à Orbe

Qualifié d’atypique par le concepteur du projet, Johann Lachat, le nouveau quartier se distingue par un réseau de sentiers desservant les logements. L’absence de voitures à proximité immédiate des maisons et les espaces extérieurs libres de clôtures permettront une perméabilité des circulations. Un concept qui favorisera les rencontres entre habitants tout comme les jardins potagers pensés eux aussi dans le but de rassembler les familles.

De nouveaux Urbigènes

Le site accueillera autant les familles de la région que d’autres, plus citadines. Celle contactée par l’Omnibus se réjouit d’emménager à Orbe, dont elle est «tombée en amour»: «on aime cette ville charmante avec tout à proximité et tout à pied». Elle ajoute avoir eu un vrai coup de coeur pour le concept du quartier: «sans voiture, une petite communauté dans la verdure».

Presque un écoquartier…

Attentif à sa consommation énergétique, propice à la création de lien social avec une PPE envisagée comme une communauté solidaire, le lotissement a des arguments en faveur de la durabilité. La biodiversité ne sera pas en reste, car l’abattage des vieux fruitiers sera compensé par la plantation d’un nouveau verger et d’arbustes indigènes. Une prairie fleurie permettra aux nouveaux et nombreux bambins d’apprécier les joies de la campagne en ville…

Climat plus triste que les comptes!

Orbe: un exercice 2016 meilleur que prévu

En déposant les comptes 2016 à l’examen de la commission des finances lors de la séance du Conseil de la semaine passée, le syndic Henri Germond a relevé que «la commune a enregistré en 2016 un résultat financier meilleur que prévu. Alors que le budget prévisionnel comportait un déficit de Fr. 1 700 000.–, ce dernier se monte finalement à Fr. 232 000.–. Un résultat qui s’explique principalement par des investissements moins importants que prévus, des taux d’intérêt toujours particulièrement bas, des dépenses bien maîtrisées dans le ménage communal en général et des charges moins importantes que prévues dans des secteurs comme ceux de la Petite enfance (Fr. 450 000.– de moins), la Police Nord vaudois (Fr. 50 000.– ) et des Ecoles primaires et secondaires (Fr. 160 000.–).

De plus, lors du bouclement, une partie des réserves comptables existantes a été utilisée pour diminuer les pertes des années 2013 et 2014, soulageant d’autant la perte comptable reportée». À relever aussi que la dette a reculé pour la première fois en dix ans pour s’établir à 76 millions de francs. Ces comptes seront soumis au vote lors de la séance du 29 juin.

Rénovations urgentes

Le Conseil a également adopté deux crédits de Fr. 65 000.– et Fr. 330 000.– respectivement pour la remise à neuf d’un appartement locatif communal, qui n’a fait l’objet d’aucun travail d’entretien depuis 20 ans, et pour les locaux destinés au nouveau siège de l’ORPC du Jura Nord vaudois. S’agissant de l’appartement, Fanny Naville, au nom du groupe socialiste, a soutenu deux amendements de Jean-Marc Bezençon visant à ce qu’une rénovation complète soit entreprise – acceptée finalement par le Conseil et à ce que le loyer ne soit pas augmenté après la rénovation –refusé à une très large majorité par le Conseil.

Réponses municipales

Dans une réponse circonstanciée à l’interpellation Corinne Authouart-Piguet et Renaud Kern concernant les prestations des transports publics de la ligne Orbe-Chavornay, qui n’a fait l’objet d’aucune discussion, l’exécutif a encore précisé que le trafic marchandises ne s’est pas intensifié sur la ligne, que le report actuel du rail à la route durera encore «jusqu’en 2019 si tout va bien» et qu’un projet provisoire de sécurisation de la halte des Moulins est en préparation.

À relever enfin que les Verts ont complété leur groupe par l’entrée en fonction de Chloé Michoud, qui a prêté serment en début de séance.

Conakry

Orbe: Mohamed Bangoura renvoyé hier soir à Conakry

Malgré de nombreuses démarches de dernière minute de la part de ses soutiens urbigènes, on a appris que Mohammed Bangoura avait été renvoyé mercredi soir 26 avril, en début de soirée à Conakry, par vol spécial (détails et réactions dans notre édition du 5 mai)

Les immeubles projetés

Orbe: une résidence pour les seniors Rive droite

Dans un communiqué, la commune d’Orbe envisage la création d’un projet « rive droite », qui va permettre de développer une soixantaine d’appartements protégés de 2,5 à 3,5 pièces pour les gens âgés. Devant le vieillissement de la population, la commune veut augmenter son offre dans un canton qui est en retard par rapport au reste de la Suisse. Vaud ne pointe qu’en 20e position (sur 26 cantons) dans la mise à disposition de lits d’EMS.

Au bas de la ville, mais proche du futur centre commercial de Gruvatiez, ce complexe de trois immeubles sera assez peu éloigné du centre-ville grâce à une passerelle qui enjambera l’Orbe. Un quartier qui sera aussi desservi par l’Urbabus. En outre, la future permanence médicale pourrait prendre place au rez de l’un de ces immeubles qui seront aménagés de façon à faciliter leur accès et d’utilisation aisée pour les seniors. En outre, une surveillance médicale 24 heures sur 24 est assurée dans les appartements protégés.

Mercredi 12 avril

Ce projet constitue une nouvelle pièce du puzzle urbanistique visant à assurer le développement pérenne de la commune pour ces prochaines décennies. Propriétaire du terrain, la ville devra cependant obtenir du canton le droit de construire ces appartements en zone industrielle, comme cela s’est fait ailleurs dans le Pays de Vaud. Pour en savoir davantage sur ce projet, il s’agira de vous rendre le mercredi 12 avril à 19 heures à l’Hôtel de Ville où des panneaux explicatifs et différents intervenants répondront à vos questions.

Le commandant Turin, entouré des présidents Goldenschue et Vidmer.

SDISPO: pas de souci d’effectif

C’est devant une assistance nombreuse que le commandant du SDISPO, Pascal Turin (Chavornay), a présenté le rapport d’activité 2016 de son corps. Ce Service de Défense Incendie et Secours de la Plaine de l’Orbe réunit 17 communes ou villages, de La Praz à Vuiteboeuf et de Baulmes à Corcelles-s.-Chavornay. Le département DPS (Détachement de Premier Secours) est cantonné à Orbe et dispose de 7 DAP (Détachement d’appui) qui se trouvent à Baulmes, Bavois, Bofflens, Chavornay, Croy, Orbe et Rances. 252 sapeurs et 22 recrues composent le bataillon qui est intervenu à 96 reprises, l’an passé. On notera que le village d’Essert-Pittet a intégré le centre, suite à sa fusion avec Chavornay. On notera que le budget du SDISPO est proche du demi-million de francs.

Corps de jeunes sapeurs en vue

Au niveau de l’Etat-Major, un seul changement est intervenu. Après 20 ans de service, Antonio Sanchez (Montcherand) a démissionné de son poste de quartier-maître qui a été repris par Olivier Agassis (Bavois). Le comité directeur est présidé par Philippe Goldenschue (Corcelles) alors que Thierry Vidmer (Valeyres) est en charge du bureau du conseil intercommunal. Le Major Turin a souligné l’engagement sans faille de ses troupes et se réjouissait de constater que cette région ne souffrait pas d’un manque de personnel, contrairement à ce que l’on observe dans d’autres parties du  canton. Si l’objectif de cette année est de ne pas connaître d’accident dans l’activité, il faut relever qu’un corps des jeunes sapeurs-pompiers (enfants) verra le jour en juillet prochain.

Des nuits à observer

Pour sa part, Alexandre Cavalli a présenté l’ASPO (Association des Sapeurs-Pompiers d’Orbe), en précisant qu’elle est désormais ouverte à tous les pompiers, actuels ou anciens, du SDISPO. Son activité vise à suivre l’évolution du métier, à préserver les véhicules historiques ou à faire preuve de solidarité avec les équipes actuelles. Enfin, le conseiller national Jacques Nicolet s’est réjoui de savoir le SDISPO en pleine forme.

Au cours de sa présidence du Grand Conseil, il a pu apprécier le travail des gens qui veillent à notre sécurité, en passant plusieurs nuits aux côtés des gardiens de prison (EPO), des gendarmes, du corps médical au CHUV, du service des routes ainsi qu’auprès des pompiers professionnels de Lausanne et d’ambulanciers. Il a remercié toutes ces personnes pour le dévouement au service de la population qui n’apprécie pas toujours à sa juste de valeur le travail fourni par ces femmes et ces hommes.

Luiz de Souza, le municipal en charge a débuté les discours.

Orbe: nouveaux locaux pour la Ciseroc

L’inauguration officielle des nouveaux locaux du Café et Créa-contact mis sur pied par la Ciseroc (Commission Intercommunale d’Intégration suisses et étrangers Orbe-Chavornay) a eu lieu la semaine passée à la rue de la Tournelle 7-9.

Ces locaux étaient déjà en fonction depuis l’automne 2016, mais des travaux de rénovation étaient encore nécessaires. Les services de la commune et les bénévoles ont travaillé d’arrache-pied pour pouvoir terminer à temps. C’est donc dans des locaux pimpants que s’est déroulée cette manifestation. Des municipaux, le personnel de l’administration et les services concernés étaient là.
Luiz de Souza, le municipal en charge de la cohésion sociale, a été le premier orateur.

Il a parlé de l’importance de l’intégration. Grâce au travail de la Ciseroc depuis 2008, ces locaux dynamiques, conviviaux et colorés ont pu voir le jour et contribuer à un meilleur contact entre communautés. La représentante du Centre Social Protestant, Bastienne Joerchel, de son côté, a expliqué le travail de la permanence juridique ouverte par le CSP, présente deux fois par mois dans ces locaux.

«C’est où qu’on rencontre des gens à Orbe?»

Regula de Souza-Kolhbrenner, une des chevilles ouvrières de la Ciseroc, a rappelé que ces locaux sont nés juste d’une question d’une migrante qui lui avait demandé «C’est où qu’on rencontre des gens à Orbe?». Ces locaux étaient vraiment une nécessité, car jusqu’à l’année dernière, les cafés-contact se tenaient à la Maison des Jeunes, mais cela limitait les activités et les disponibilités. Maintenant, il peut y avoir des cours de français deux matinées par semaine, des ateliers de tricot, des cours pour l’examen de la naturalisation. Le café-contact a rapidement pris de l’ampleur, il y a jusqu’à vingt personnes qui viennent boire le café et discuter le jeudi matin; sans oublier le créa-contact, le vendredi tous les quinze jours.

Déjeuner avec l’administration

Les projets ne manquent pas : Regula de Souza aimerait organiser des repas une fois par mois avec l’administration communale, ce qui permettrait de prendre contact d’une manière plus informelle. La cheffe du Bureau de l’Intégration du canton de Vaud, Amina Benkais-Benbrahim, a terminé en relevant l’excellent travail de la Ciseroc et soulignant que les relais sur le terrain étaient primordiaux pour pouvoir répondre aux besoins réels.

Les nombreux convives ont pu ensuite se régaler des mets qu’avaient concoctés les bénévoles et les participant-e-s aux activités, et déguster un verre offert par la commune.

LUne cinquantaine de personnes avaient fait le déplacement à l’Hôtel de Ville.

Orbe: la commune se préoccupe du petit commerce

Le syndic Henri Germond avait convoqué les commerçants de la ville afin qu’ils entendent l’avis de deux spécialistes, Nicolas Servageon (aménagement urbain) et Christophe Lukundula (vente en ligne) sur le commerce en ville. Le premier a dressé un bilan du parcage pour constater que les places ne manquaient pas soit 300 dans le cœur de la localité dont 150 couvertes, occupées à 40% l’essentiel du temps, et 600 dans le grand périmètre. Il n’y a pas moins de 150 enseignes dont la plupart se trouvent dans l’axe Grand-Rue et rue Centrale.

Il a déploré cependant que la signalétique était lacunaire, notamment à la sortie des parkings comme en ville de manière à inciter les visiteurs à parcourir le bourg. Si l’offre est intéressante, en mettant en exergue les commerces qui vendent des produits régionaux, il a souhaité un plus grand dynamisme, que cela soit à titre individuel ou dans le cadre d’Articom qui fait des efforts dans ce sens.

Partout pareil

M. Servageon a souligné le manque de communication (publicité) pour séduire la clientèle. Au niveau des établissements publics, l’offre est moyenne et mériterait d’être améliorée avec, par exemple, un bar à vins pour promouvoir les terroirs des environs. Il a préconisé la mise sur pied de manifestations qui pourraient attirer les gens de l’extérieur, comme la fête de la saucisse aux choux le fait. Il a ajouté que le petit commerce passe partout par des moments difficiles. Ce d’autant plus qu’une statistique suisse indique que nos compatriotes achètent pour près de onze milliards de francs à l’étranger. D’où cet appel à un plus grand dynamisme dans un monde en constante évolution.

Une offre nouvelle

Christophe Lukundula, lui, a présenté sa plateforme qui permet aux commerçants de faire connaître leurs activités et leurs produits sur internet. Sa société a des contacts avec de nombreuses entreprises comme Nestlé dont les employés reçoivent régulièrement des propositions d’achats intéressantes sur un simple clic de leur ordinateur. L’offre doit représenter un intérêt supérieur ou original pour l’acheteur potentiel. Il faut dès lors convaincre pas seulement par le prix mais aussi sur la qualité d’un produit.

Ce service ne coûte rien si l’on passe par Articom qui fera le lien entre ses membres et le site. Il n’est pas de doute que cette proposition mérite réflexion pour certains commerçants. Si elle n’est pas LA solution, elle n’en représente pas moins une belle opportunité d’attirer une nouvelle clientèle. En faisant appel à ces spécialistes de la démarche commerciale, la Municipalité démontre qu’elle se soucie de l’avenir du petit commerce de manière à ce que la cité demeure vivante et attractive.

Orbe accueillera le siège de l’ORPC régionale Jura Nord vaudois

Hier soir, en raison notamment de sa position géographique centrale, c'est la Cité aux deux Poissons qui a été choisie pour accueillir le siège de la future ORPC du Jura Nord vaudois, regroupant toutes les communes du district, d'Yvonand à l'extrémité de la Vallée de Joux.

Par ailleurs, les charges de l'organisation seront réparties en fonction du nombre d'habitants des communes concernées et non pas au travers d'un calcul reposant sur le point d'impôt.

Plus de détails dans notre édition du 17 mars