Ambiance dans la Grand-Rue

Orbe: Marché de Noël bien fréquenté

Si les effluves de vin chaud, d’épices, de sucreries et de bonne humeur étaient bien présents au marché de Noël d’Orbe, le temps aussi était au rendez-vous: le soleil a montré sa frimousse et s’il faisait un peu froid, la bise était tombée, ce dimanche 3 décembre.

Les badauds pouvaient ainsi se promener entre les stands de marrons chauds, de décorations, de céramiques, de tricots, de charcuterie et de produits du terroir, et acheter presque tout ce qu’il fallait pour une fête de Noël réussie. Il était possible aussi de s’arrêter pour boire un verre, se rencontrer et papoter ou manger une raclette. Ils pouvaient également admirer autant un sculpteur de bois à la tronçonneuse, qu’un taureau qui présentait la bière artisanale de son patron.

Les associations et autres sociétés locales n’étaient pas en reste puisqu’un certain nombre avait un emplacement proposant notamment des gâteaux et autres sucreries. Les artisans également proposaient leur savoir-faire et démontraient de la sorte que quelques fois la proximité a du bon.

Les enfants avaient aussi leurs endroits réservés puisqu’on leur a proposé des carrousels et des activités ludiques.
Cette belle version du marché de Noël avec un public qui s’est amusé, s’est révélé une réussite.

Marché de Noël

Orbe: le Marché de Noël c’est dimanche

Il ne devrait pas pleuvoir, mais la température devrait s’avérer froide, selon la météo nationale. Quoi de mieux pour pénétrer dans la période de Noël, à défaut de neige ? Toutefois comme le Père Noël ne sera pas au rendez-vous, peu importe puisque 111 exposants seront là pour vous proposer différents articles qu’ils auront préparés soigneusement. Vingt nouveaux forains seront de la fête, dont une artisane qui confectionne des bijoux avec des capsules de café Nespresso. Toujours dans ce domaine, un commerçant proposera des déchets recyclés avec goût. Parmi les nouveautés, on trouvera un stand d’habits pour enfants de 0 à 5 ans. Les tricoteuses font un retour en force sur les marchés de ce type. Des sociétés viendront présenter leur projet comme le Ski-Club ou les Yodleurs qui évoqueront la prochaine fête romande qui se déroulera à Yverdon, l’an prochain. Si un gros tiers des exposants sont de la région, les autres viennent des cinq autres cantons romands.

Parkings gratuits

Il est entendu que vous pourrez goûter à plusieurs préparations culinaires particulières ou habituelles, concoctées par des commerçants ou des sociétés de la place. Par contre, pas de «food truck», car le marché serait envahi par ces camions de nourriture qu’il a fallu refuser pour garder un certain esprit au marché. Ni d’ambiance musicale particulière afin d’éviter la collision des sons sauf devant le local de l’Armée du Salut où la fanfare vous rappellera que Noël arrive au grand galop. Précision utile, les parkings de la ville seront gratuits ce jour-là, mais la police prie les automobilistes de permettre aux véhicules de circuler sans problème dans la localité, sauf dans les rues du centre (rues Centrale et Saint-Claire, place du Marché et Grand-Rue).

Premier remerciement !

Enfin, apprenez que le comité d’organisation se réunit chaque année au mois d’août pour décider de la date de la manifestation et avant d’envoyer des invitations à tous les exposants de l’année précédente pour un délai d’inscription qui se termine au début novembre. On relèvera enfin que la Municipalité a remercié pour la première fois le trio d’organisateurs (Linda et Marcel Bossel ainsi que Cornel Roulin), ce qui n’était jamais arrivé lors des 21 éditions précédentes !

Les orateurs du jour: André Corthay, Alexandre Traber, Narcisse Niclass, Jean-Philippe Petitpierre, Olivier Honsperger.

Orbe: les inventeurs se retrouvent au TecOrbe

Pas facile d’être un inventeur aujourd’hui... Il ne suffit pas de trouver un truc ou une idée de génie et de s’en glorifier. Le projet doit être mûri, réalisé, fabriqué puis, idéalement, commercialisé. Mais tout cela est un long chemin à parcourir, semé d’embûches.

C’est pour cela qu’il existe le Iro-Mentor Club Invention romande dont la mission est de regrouper les inventeurs en leur proposant un centre de compétences en commun. Et tout naturellement aussi, ce club avait choisi le TecOrbe, situé dans la zone industrielle des Ducats pour tenir son séminaire, mercredi 8 novembre en fin d’après-midi.

Connaître

En préambule, le président Narcisse Niclass a passé la parole à Jean-Philippe Petitpierre, responsable du TecOrbe, qui a présenté ce technopôle orienté sur les techniques de l’environnement et le rôle joué par cet espace incubateur avec plus de 7000 m2 de locaux, laboratoires, halles, ateliers et bureaux mis à disposition d’une quinzaine d’entreprises actives dans des développements de projets.

Entreprendre

Les inventeurs ont parlé de leurs expériences. Ainsi, André Corthay de Bavois qui, retraité, a fondé avec son fils Sébastien l’entreprise Avalgo par l’invention d’un dispositif pour éliminer et revaloriser les algues et plantes aquatiques qui encombrent les ports lacustres sous forme de granulés. L’entreprise a d’abord mis au point des installations mobiles sur remorques, puis un petit canot de 4 m de long couplé à un big-bag flottant pour la récolte des algues. Il s’agit d’une extraction innovante avec traitement direct des déchets. Le développement se poursuit et l’invention sera opérationnelle en 2018.

Apprendre

E-crush est un compacteur de déchets mécanique et tout simple qui réduit 60 litres de déchets de toutes sortes mis dans un sac de 17 litres! Alexandre Traber et Jean-Christophe Jaques, ingénieur EPFL, ont conduit ce projet qui a donné naissance à une géniale presse actionnée simplement par deux leviers. Financé grâce à un crowdfunding (financement participatif), ce projet de 2015 est maintenant en phase de commercialisation.

Imaginer

Enfin, Olivier Honsperger, thérapeute, a parlé du coaching quantique: «Faites aujourd’hui la journée la plus importante de votre vie grâce aux 52 lois magiques», dont il est l’auteur. Il a ainsi prouvé à l’assemblée que «Impossible, ce n’est pas possible!». Un apéritif final a encore permis de philosopher dans un bon moment de convivialité.

L’hôtel de Ville d’Orbe.

Orbe: petit survol du budget 2018

Juste en dessous du seuil des 40 millions de charges, avec un excédent de charges de 1 million, le budget 2018 de la Cité aux Deux Poissons constitue un sujet de satisfaction pour l’exécutif, ainsi que l’a rappelé le syndic Henri Germond lors de la dernière séance du conseil communal. Sujet de satisfaction non pas en raison du déficit escompté lui-même, mais de sa hauteur qui se réduit. Charges et produits sont sous un contrôle permanent.

Baisse globale des charges

Le budget reflète une baisse des charges de 1% par rapport à celui de l’année 2017. Le mouvement à la baisse se remarque aussi par rapport à la hausse de 5% sur ce poste général qui avait caractérisé les budgets des années 2015 et 2016. Il faut se souvenir que l’exécutif avait décidé de geler les engagements pour toute l’année civile 2017, ce qui est passé des intentions aux actes effectifs. Certains services auront en revanche besoin en 2018 d’un effectif un peu plus important pour pouvoir faire face aux tâches toujours plus nombreuses et complexes qui leur sont confiées. On pense en particulier à l’administration générale et au greffe municipal qui sera doté d’un temps partiel supplémentaire qui s’avère indispensable.

Des produits évalués prudemment

Du côté des produits, on nage dans les incertitudes résultant de la mise en œuvre de la RIE III cantonale prévue dès 2019. Mais comme le projet de RIE II fédérale n’a pas passé le couperet du vote populaire, les incidences cantonales de sa non-entrée en application qui elles aussi ne devraient se manifester qu’en 2019, l’exécutif urbigène a décidé d’être prudent pour le budget 2018 en anticipant le choc à venir de la baisse de revenus de l’impôt sur les sociétés. Pour ce faire, il a donc diminué volontairement ces recettes.

Travaux routiers en vue

Du côté des bâtiments et domaines, l’engagement d’une nouvelle personne est prévu pour venir en appui au service du cadastre et de l’urbanisme. Des mesures de réorganisation sont aussi à venir au niveau de la conciergerie.

Concernant les travaux, la charge qui augmente le plus concerne les routes, pour lesquelles plusieurs préavis vont se réaliser, soit qu’ils soient déjà approuvés ou encore à présenter. On pense en particulier aux zones 30 km/h, au carrefour de la route du Signal et de la route de Valeyres, ou au réaménagement de la route de Granges Saint-Martin.

Charge scolaire en légère diminution

Du côté des écoles, que ce soit au primaire ou au secondaire, la part aux frais des établissements scolaires diminue globalement d’environ Fr. 130 000.–, en raison entre autres de l’abandon de locations à la commune des Clées, à celle de l’Abergement ou encore à une réadaptation des charges relatives aux Portakabins de Montchoisi.

Guy Baudat entouré de sa femme et de son neveu.

Orbe: un pigeon voyageur

Emigré en Australie depuis plusieurs années, cet Urbigène a aimé découvrir des horizons nouveaux dans sa profession de cuisinier. A 21 ans déjà, il partait pour un court séjour au Vénézuéla avant de revenir par Corfou et Eilat (Israël), puis de s’envoler pour New York pour travailler dans des grands hôtels. De là, il s’en ira à Séoul (Corée du Sud) avant de vivre une première escale à Darwin. S’en suivront des stages au Japon et au Maroc pour choisir finalement le nord de l’Australie. La mort de son papa, le fameux facteur d’Orbe Didi Baudat, le rapatrie en Suisse auprès de sa maman. Ayant de la peine à trouver une place convenable dans son pays, il s’engage à la poste à Daillens, domaine dans lequel il restera puisqu’il occupe un emploi à la poste australienne à Darwin. Le fait que son épouse provienne de Singapour a joué également un rôle dans le choix de son pied-à-terre, mais pas seulement.

La santé à bon prix

«J’aime ce pays, car les gens sont moins stressés qu’ici. La circulation automobile dans cette ville multiculturelle de 130 000 habitants est fluide et les conditions de travail sont foncièrement différentes de celles que l’on connaît en Suisse. J’ose dire que les Australiens sont un peu fainéants. Ils travaillent 35 heures par semaine et peuvent cumuler 2 ou 3 emplois. Il leur arrive souvent de manquer un jour sans trop s’en soucier puisque la loi le permet. Sur le plan de l’emploi, tous les dix ans, les entreprises octroient un congé de trois mois à leur personnel, qui peut choisir de recevoir une somme équivalente. Tout cela en plus des cinq semaines annuelles de vacances. Pour ce qui est de la maladie ou de l’accident, l’acquisition d’une carte, équivalente à 5 francs, vous permet de vous faire soigner comme hospitaliser gratuitement. C’est dire qu’on peut vivre aisément avec un gain mensuel de Fr. 2 000.– suisses qui sont nets puisque les impôts sont prélevés à la source (25% environ). Là-bas, on se préoccupe peu du reste du monde. Seul ce qui passe aux Etats-Unis, dont ils sont très dépendants, les intéresse. Ainsi, le différend entre les USA et la Corée du Nord, pas si éloignée, ne les a pas alarmés. C’est dire qu’ils profitent de la vie avant toute chose»

Pas se baigner à la mer

«Le barbecue est une espèce de sport national. On reçoit ou l’on se fait inviter par des amis pour des grillades. On aime boire et le week-end est consacré aux visites de pubs qui se terminent parfois en bagarres, car on règle les conflits de cette manière, l’alcool faisant. A Darwin, la vie est plus chère que dans le reste du pays, car il y a peu d’agriculture et la nourriture vient du sud de la nation. Je relève en passant qu’un paquet de cigarettes coûte Fr. 20.– et une bière Fr. 7.50 au pub. On élève des vaches, mais aussi des chameaux que l’on exporte en Arabie. On pêche un poisson qui est très prisé, le barramundi, qui pèse en moyenne 4 kilos pour une longueur de 60 cm, que l’on capte dans les rivières ou dans la mer de Bali puisque nous ne sommes qu’à une heure et demie de vol de la ville indonésienne, alors que Sydney ou Melbourne sont à cinq heures.

Toutefois, on ne se baigne pas dans ses eaux, car elles sont infestées de crocodiles, de requins parfois, mais aussi de méduses dont la piqûre peut être mortelle. Presque chaque maison, (compter Fr. 400 000.– pour l’achat), est munie d’une piscine appréciée parce que le climat se maintient à 35 degrés l’année durant, même s’il pleut entre octobre et mars. A défaut d’être passionnés par la TV, les Australiens sont très joueurs. Ils parient sur tout. Dans ces conditions, vous comprendrez que l’on puisse se plaire dans les territoires du Nord, même si les montagnes me manquent, comme la fondue et la raclette. Alors j’en profite quand je suis de retour en Helvétie, tous les deux ans».

Les jeunes à l’écoute des spécailistes.

Orbe: la pollution expliquée aux écoliers

Informations pas inutiles

Lors des semaines qui ont précédé les vacances scolaires d’automne, plusieurs classes du Collège de Montchoisi se sont rendues au parking de l’avenue de Thienne afin d’être informées sur les méfaits de la pollution. L’intérêt était divers parmi les élèves. Les garçons étaient sensibles aux gaz qui s’échappent des voitures et se disaient prêts à emprunter le plus souvent possible les transports publics.

Le problème de l’ozone a davantage préoccupé les filles. Toutefois, ces jeunes gens de 10 à 12 ans ne semblaient pas tous concernés par le sujet. N’empêche que cette heure passée auprès des responsables du service cantonal aura au moins eu l’avantage d’attirer leur attention sur un sujet qui est toujours plus l’objet de préoccupations diverses.

Dylan, Madlen et Daniel membres du collectif du Joran, dans leurs cultures maraîchères. Ici, diverses variétés de choux côtoient la ciboulette.

Orbe: La ferme collective du Joran récompensée

Tous les 2 ans, les Retraites Populaires décernent un prix à un projet touchant à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine. Cette année, le thème était les produits du terroir vaudois de demain. La ferme du Joran à Orbe ainsi que deux autres structures ailleurs dans le canton ont été les heureux lauréats. Ils se partagent donc les Fr. 150’000.– du prix.

Collectif fonctionnant horizontalement

Une dizaine de personnes sont actives dans ce collectif qui existe depuis environ 3 ans. L’idée étant bien antérieure. Ce n’est qu’en décembre 2016, grâce aux économies de chacun, à une manne financière sous forme d’héritages, que le projet se concrétise avec l’achat, au sein d’une PPE, de bâtiments aux Philosophes 15 et de terrains situés à la limite Orbe-Agiez. 2017 est donc l’année de toutes les mises en place! Pour ce groupe de passionnés, l’idée maîtresse est de restaurer le lien entre le consommateur et le producteur, par la vente directe à la ferme ou les abonnements (paniers bio des 3 Vallons et soja transformé en tofu). Il s’agit aussi de cultiver dans le respect de la structure du sol, travail superficiel plutôt que labour, sarclage remplaçant les herbicides et rotation des cultures. Passer à demain dans la durabilité et l’écologie.

Leurs cultures, leurs projets

Actuellement, sur le plat dominant Orbe, en plein vent, le collectif cultive une ancienne variété de maïs à polenta (d’un splendide jaune éclatant!), du soja qu’il transforme en un goûteux tofu et une trentaine de légumes de saison. Six tunnels, montés au printemps, abritent aussi une partie du maraîchage.

Bien sûr des projets, ils en ont! Avec ce prix, les agriculteurs financeront un local de transformation ainsi qu’un four à pain. Ils envisagent d’autres cultures comme par exemple les petits fruits, la moutarde ou le pavot.

Pour l’heure, dans un contexte légal où malheureusement l’accès à la terre agricole est rendu très difficile, le collectif est à la recherche d’un hectare supplémentaire de terrain pour assurer une bonne rotation des cultures. Le terroir de demain a de l’avenir !

Marlyse Pilloud, présidente du Comité d’organisation, entourée des maîtres de cuisson.

Orbe: Fête où la saucisse est reine et le «papet» est roi

3 jours de festivités gustatives
à tendance vaudoise
et consonance urbigène

Un millésime de qualité exceptionnelle accompagné d’un temps automnal des plus cléments, ont permis une explosion de participation et par là une vente de boucles de saucisses aux choux sans précédent. C’est par centaines que l’assiette de «papet» vaudois a été servie tant sous la cantine de la Place du Marché que dans les neuf restaurants qui participaient à la fête. Une occasion de découvrir dix façons d’affiner avec subtilité cette préparation de poireaux et pommes de terre. Uniquement sous la cantine, pas moins de 500 boucles de saucisses aux choux ont été servies.

Une cité des deux poissons en effervescence avec, entre autres, animations musicales, démonstration de fabrication de la fameuse saucisse, maquillage des visages d’enfants et, samedi, un apéritif aimablement offert par la commune. La réussite de cette douzième édition n’est pas étrangère à l’ouvrage de tout le staff des bénévoles sous la direction avisée de la présidente Marlyse Pilloud. Sans oublier les maîtres de fabrication, les Boucheries urbigènes Roch et Bühlmann, qui ont démontré de manière évidente leur savoir-faire.

Une chose est certaine, Orbe est bien la capitale de la saucisse aux choux.

Le Temple d'Orbe

Orbe: Foncière du Nord SA plébiscitée

Placé pour la première fois sous l’autorité de la présidente Natacha Mahaim Sidorenko, qui a été vivement applaudie pour cette première en fin de séance, le délibérant urbigène a pris le temps d’examiner en détail la proposition municipale de création d’une nouvelle société anonyme de détention foncière avant de l’accepter à une très large majorité. La commission des finances avait conclu en faveur de la proposition municipale et de l’octroi du crédit correspondant de Fr. 777 000.–.

Exigences supplémentaires du Conseil

Comme il s’agit d’un processus de réalisation qui va encore s’étendre sur plusieurs semaines, dans son rapport, la commission a demandé à l’exécutif de se conformer à une série de demandes précises quant à la gouvernance de cette future SA, ainsi qu’au contenu définitif de ses statuts. Par exemple, la présidence du conseil d’administration sera réservée au syndic d’Orbe, alors que le siège social de la SA sera aussi fixé à Orbe. Le futur conseil d‘administration de cette SA, dont la commune d’Orbe sera l’actionnaire très majoritaire, dans une première phase, comprendra aussi le syndic de Sainte-Croix Franklin Thévenaz ainsi qu’un représentant de l’ADNV qui a été très active dans le processus de mise en place. Pour les épauler, un deuxième municipal d’Orbe sera nommé, ainsi qu’un juriste ou un avocat de la région pour ses compétences techniques. Le Conseil a suivi aussi les propositions de la commission visant à ce que tous les règlements internes futurs ainsi que le «Business plan» complet de l’opération soient soumis à l’aval de la commission des finances. Bien entendu, les futurs rapports et comptes annuels de la SA devront aussi lui être produits.

Plus d’une centaine d’emplois

Par la voix du conseiller Didier Zumbach, le PS a déposé un amendement visant à faire nommer des membres du Conseil comme délégués à l’assemblée générale de cette future SA. Cet amendement n’a pas été accepté. Le syndic Henri Germond a précisé à l’attention du Conseil que le but de la société était de détenir du foncier industriel, et non pas du foncier destiné à la construction de logements. Il a aussi remercié le Conseil de ce vote historique couronnant une idée novatrice, une première sur le plan cantonal, réalisable dans des conditions financières intéressantes grâce à l’appui du canton (prêt partiellement à fonds perdu). Il a également mentionné la création à Orbe de plus d’une centaine d’emplois liés à cette opération.

D’autres communes potentiellement intéressées

Conçue comme un véhicule régional d’investissements fonciers, la nouvelle SA pourrait intéresser à moyen terme au moins deux autres communes, a précisé le syndic, soit Sainte-Croix et Grandson. Il a également rappelé qu’il s’agissait d’un véhicule de détention foncière à long terme et donc pas destiné à agir régulièrement sur le marché immobilier. Si une autre commune était intéressée, elle devrait alors se présenter avec un projet concret impliquant détention foncière industrielle et revenus provenant d’un droit de superficie.

Phase finale de mise en oeuvre

Les différents intervenants vont désormais se consacrer à la phase finale de mise en œuvre de la société, et des opérations immobilières et financières prévues avec les vendeurs, et la société Friderici Spécial SA, dont l’un des animateurs a assisté à la séance dans l’espace réservé au public.

Divers autres crédits votés sans discussion

Le Conseil a accepté le crédit de Fr. 176 000.– destiné au remplacement des installations électrotechniques des stations de relevage. Il a fait de même avec le crédit de Fr. 152 000.– destiné à la mise en œuvre d’un diagnostic des réseaux d’eaux claires et usées.
Fr. 58 000.– ont aussi été votés en faveur de l’étude de la sécurisation du Temple, pour la création de WC publics et le changement de chaudière.

Transformation du Collège du Grand-Pont

Le crédit de Fr. 337 000.– pour créer des places aux spécialistes PPLS dans le collège a aussi été octroyé. Le rapport de la commission a été amendé, la plus grosse partie de ce crédit soit Fr. 280 000.– n’étant pas subordonnée à une présentation supplémentaire en fonction des besoins de l’ASIOR et des sociétés locales. Par la voix de Myriam Schertenleib, l’exécutif s’opposait à cette partie du rapport qui a finalement été retirée. «Ça fait plus de deux ans que tous les intervenants étudient la question, ce qui est suffisant a précisé la municipale. Laquelle a indiqué qu’en plus sur la forme, le Conseil ne pouvait pas poser ainsi des conditions suspensives à l’octroi d’un crédit.»

Magnenette: travaux un peu en retard

Le Municipal Guido Roelfstra a précisé que les travaux de la Magnenette devraient en principe s’étendre jusqu’au printemps 2018, le retard pris étant à mettre à la charge des roches dans lesquelles il a fallu creuser. Il a aussi indiqué que le site internet de la commune renseignait désormais le public en détail sur l’avancement de tous les chantiers ouverts.

Au nom de tous les groupes du Conseil, la présidente tient à rappeler que les partis sont tous en permanence à la recherche d’adhérents. La bonne marche des institutions nécessite en effet un renouvellement constant des effectifs, notamment pour pouvoir constituer les nombreuses commissions existantes.

Orbe: Lancement de Gruvatiez

Le syndic Henri Germond s’est réjoui d’abord d’accueillir autant de monde pour la présentation du projet OPL (One Planet Living, traduire par «une planète pour vivre») prévu à Gruvatiez. En accord avec le WWF Suisse et l’entreprise Orllati, la Municipalité d’Orbe a pris le pari d’être la première commune de Suisse à accepter un quartier OPL. Pour obtenir ce label, les constructeurs ont adhéré à un code en dix points pour un total de 170 mesures en matière d’écologie. A titre d’exemple, il s’agira de construire des immeubles avec des matériaux de qualité, en produisant une partie de l’énergie nécessaire grâce à des panneaux solaires posés sur les toits plats et de diminuer considérablement les nuisances des effets de serre (pas de voiture en surface et parking en sous-sol), tout cela dans un écrin de nature.

En associant des citoyens sceptiques aux différentes commissions qui ont étudié le projet, elle s’est assurée de l’adhésion de l’essentiel de la population. Le plan se découpera en quatre étapes dont la première vient d’être mise à l’enquête pour la construction de six immeubles, à une quinzaine de mètres du bord de la route de Saint-Martin. 226 logements de 2,5, 3,5 et 4,5 pièces (de 50 à 85 m2) avec loggia se loueront pour les 2/3 d’entre eux alors que le solde sera vendu. En principe, les premiers travaux devraient commencer en 2018 pour se terminer deux ans plus tard.

Plaidoyers convaincants

Le projet a été présenté par Mme Martinson (WWF), MM. Rebetez (ingénieur GEA) et Ischer (Orllati Real Estate) qui ont su convaincre et répondre aux différentes questions. Il n’est pas de doute que la disposition des bâtiments et des allées a démontré que la convivialité sera un argument de poids dans le projet puisque des salles communes permettront aux habitants de se rencontrer.

Des locataires qui auront aussi pour tâches d’entretenir le parc dans lequel ils se trouveront, en ayant aussi le loisir d’entretenir des jardins communautaires. Des commerces prendront place comme la Migros, qui maintiendra une antenne en ville, Denner, une pharmacie et probablement quelques petits commerces dont un café-restaurant. Par contre pour le moment, plus mention de la permanence médicale qui devrait quitter l’ancien hôpital à moyen terme et qui pourrait trouver place dans Pôle Sud ou ailleurs dans la localité.

Pas de grenouilles

A l’heure des questions, aucune n’a concerné la hauteur ou la grandeur des immeubles. On s’est inquiété de savoir ce qu’il en coûterait à la commune qui a précisé que le promoteur Orllati s’est engagé à débourser 6 millions pour les infrastructures. Les 2,5% de logements sociaux, dans un premier temps, ont paru bien peu pour quelques personnes. Comme le WWF fera des contrôles permanents pour garder le label OPL, on s’est demandé si les locataires devront s’engager à respecter une charte.

D’autres se sont inquiétés de la rupture entre les différents quartiers de la ville avec un secteur qui pourrait avoir tendance à vivre en autarcie. Un problème que la commune n’a pas nié et sur lequel elle planche pour garder le lien entre les Urbigènes (Urbabus, passerelle sur l’Orbe, etc.). À propos, le RER a fait l’objet de quelques questions afin de savoir quand cette liaison avec Lausanne et Yverdon aboutira dans la cité aux deux poissons. Enfin, concernant le biotope qui devrait prendre place à l’arrière de la parcelle, une personne a recommandé de ne pas introduire de grenouilles qui font énormément de bruit en certaines périodes de l’année!

Jour de rentrée

Orbe: au service des besoins de l’enfant

Les établissements scolaires d’Orbe ont accueilli lundi dernier un peu moins de mille quatre cents élèves. En primaire (1 à 8 P), cinquante-quatre classes sont ouvertes sur plusieurs sites dans la cité urbigène (les collèges du Grand-Pont, Sainte-Claire, le Pré Genevois et Chantemerle) ainsi que dans des villages avoisinants (Lignerolle, Montcherand, Rances, Valeyres-sous-Rances et Arnex-sur-Orbe). En revanche tout le secondaire est réuni à Montchoisi afin de répondre aux directives et objectifs de la nouvelle loi scolaire de l’école obligatoire (LEO).

Des nouveautés

Pour la voie générale (9 à 11VG), le maître référent aura deux périodes supplémentaires avec ses élèves afin de créer un esprit de classe tout en travaillant selon le programme (PER: plan d’études romand). Dans certains cas exceptionnels, la dispense de l’allemand pourra être accordée au profit de plus de français et de mathématiques. Cette mesure se fera en collaboration entre les parents et le corps enseignant. Et du premier au troisième cycle, un carnet du suivi éthique dans le domaine des médias, images et technologies de l’information et de la communication (MITIC) accompagnera chaque enfant qui abordera deux fois chaque item dans sa scolarité.

Un climat serein

Serge Geiger, directeur du secondaire, constate que les actes d’incivilité sont en nette diminution depuis plusieurs années. Les mesures mises en place ont sûrement des effets positifs, comme l’individualisation d’un parcours scolaire de formation, un médiateur, diverses formules de soutien pour pallier aux difficultés rencontrées dans une branche, l’identification à l’établissement par le conseil des élèves ou encore par des activités extrascolaires, entre autres. L’objectif est que le collège soit un lieu de vie où l’on a du plaisir et donne envie de s’y rendre

Barcelone de nuit

Orbe – Attentat de Barcelone: je me suis vu mourir

Le voyage de l’Urbigène Savanah Vallone>avait mal commencé puisqu’elle avait raté son avion pour Barcelone, avant de trouver place dans le suivant. «Enfin sur place, nous occupions un appartement près de La Rambla avec des amies de Nyon et il était dans nos intentions de faire du shopping dans la cité catalane. C’est la raison pour laquelle, le lendemain, nous avons arpenté la rue la plus célèbre de la ville aux côtés de milliers de touristes. Jusqu’au moment où des bruits sourds et inquiétants sont parvenus à nos oreilles. J’ai de suite pensé à un attentat et nous avons couru jusqu’à une rue perpendiculaire où j’avais vu un pull dans une vitrine. Dans la panique, nous nous sommes engouffrées dans une galerie d’art dans laquelle plusieurs personnes sont venues se réfugier. Les stores d’acier ont été descendus et nous avons pu nous rendre compte de ce qui se passait dans la rue d’à côté grâce aux réseaux sociaux qui se contredisaient sur le déroulement des opérations. J’ai alors pris contact avec mon fiancé Michael pour l’informer, le priant de contacter mes parents, car j’étais persuadée que j’allais mourir. Au cours des 2 heures et demie pendant lesquelles nous avons patienté à l’abri des regards, j’ai téléphoné ensuite à tous ceux que j’aimais pour leur dire au revoir».

Prise en charge

Par chance, les parents de l’une de mes amies connaissaient un Barcelonais, agent de sécurité de l’ONU, qui est venu nous chercher après que la situation se fut un peu calmée. Avec sa femme, ils nous ont emmenés en dehors de la zone dangereuse pour aller manger, nous balader et nous rendre sur une butte qui surplombe Barcelone, afin d’occuper nos esprits et avant de nous ramener à notre appartement. Auparavant, il avait pris la précaution de nous dire de reprendre qu’un minimum d’objets avec nous, car les vols sont fréquents dans ces moments de panique. Au terme de cette soirée durant laquelle je me suis sentie protégée, j’ai bien dormi, refusant tout de même de voir les scènes du massacre à la télévision. Le vendredi, La Rambla était relativement déserte et il y avait des policiers partout. Malgré tout, nous ne sommes pas retournées sur le lieu de l’attentat ce qui ne m’a pas empêchée d’avoir des bouffées d’angoisse, mais je suis allée tout de même m’acheter le pull qui avait retenu mon attention la veille!».

Solidarité dans le malheur

Quelques jours après avoir côtoyé la mort, Savanah se souvenait qu’elle avait couru, pour aller se mettre à l’abri, sans se retourner de peur d’être rattrapée. Elle a jeté ses effets superflus (lunettes, chapeau, etc.) sauf le sac qui contenait ses courses. Dans la galerie, elle s’est retrouvée avec deux Italiens et notamment des Russes qui hurlaient au point de faire craindre d’être repéré. «Aujourd’hui encore, j’ai des contacts avec ces deux garçons et mes amies, car j’ai besoin de les sentir près de moi. Cela ne m’empêchera pas d’aller à Londres ou ailleurs, même si au fond je ne serai pas rassurée. Je sais désormais que le danger est à tous les coins de rue et qu’il faudra malheureusement faire avec, nous dit cette jeune fille de 19 ans qui va entrer prochainement à l’université de Fribourg en faculté pédagogique curative et qui est aussi l’une des chanteuses du groupe Abbavoice. Courage, Savanah.