Conakry

Orbe: Mohamed Bangoura renvoyé hier soir à Conakry

Malgré de nombreuses démarches de dernière minute de la part de ses soutiens urbigènes, on a appris que Mohammed Bangoura avait été renvoyé mercredi soir 26 avril, en début de soirée à Conakry, par vol spécial (détails et réactions dans notre édition du 5 mai)

Les immeubles projetés

Orbe: une résidence pour les seniors Rive droite

Dans un communiqué, la commune d’Orbe envisage la création d’un projet « rive droite », qui va permettre de développer une soixantaine d’appartements protégés de 2,5 à 3,5 pièces pour les gens âgés. Devant le vieillissement de la population, la commune veut augmenter son offre dans un canton qui est en retard par rapport au reste de la Suisse. Vaud ne pointe qu’en 20e position (sur 26 cantons) dans la mise à disposition de lits d’EMS.

Au bas de la ville, mais proche du futur centre commercial de Gruvatiez, ce complexe de trois immeubles sera assez peu éloigné du centre-ville grâce à une passerelle qui enjambera l’Orbe. Un quartier qui sera aussi desservi par l’Urbabus. En outre, la future permanence médicale pourrait prendre place au rez de l’un de ces immeubles qui seront aménagés de façon à faciliter leur accès et d’utilisation aisée pour les seniors. En outre, une surveillance médicale 24 heures sur 24 est assurée dans les appartements protégés.

Mercredi 12 avril

Ce projet constitue une nouvelle pièce du puzzle urbanistique visant à assurer le développement pérenne de la commune pour ces prochaines décennies. Propriétaire du terrain, la ville devra cependant obtenir du canton le droit de construire ces appartements en zone industrielle, comme cela s’est fait ailleurs dans le Pays de Vaud. Pour en savoir davantage sur ce projet, il s’agira de vous rendre le mercredi 12 avril à 19 heures à l’Hôtel de Ville où des panneaux explicatifs et différents intervenants répondront à vos questions.

Le commandant Turin, entouré des présidents Goldenschue et Vidmer.

SDISPO: pas de souci d’effectif

C’est devant une assistance nombreuse que le commandant du SDISPO, Pascal Turin (Chavornay), a présenté le rapport d’activité 2016 de son corps. Ce Service de Défense Incendie et Secours de la Plaine de l’Orbe réunit 17 communes ou villages, de La Praz à Vuiteboeuf et de Baulmes à Corcelles-s.-Chavornay. Le département DPS (Détachement de Premier Secours) est cantonné à Orbe et dispose de 7 DAP (Détachement d’appui) qui se trouvent à Baulmes, Bavois, Bofflens, Chavornay, Croy, Orbe et Rances. 252 sapeurs et 22 recrues composent le bataillon qui est intervenu à 96 reprises, l’an passé. On notera que le village d’Essert-Pittet a intégré le centre, suite à sa fusion avec Chavornay. On notera que le budget du SDISPO est proche du demi-million de francs.

Corps de jeunes sapeurs en vue

Au niveau de l’Etat-Major, un seul changement est intervenu. Après 20 ans de service, Antonio Sanchez (Montcherand) a démissionné de son poste de quartier-maître qui a été repris par Olivier Agassis (Bavois). Le comité directeur est présidé par Philippe Goldenschue (Corcelles) alors que Thierry Vidmer (Valeyres) est en charge du bureau du conseil intercommunal. Le Major Turin a souligné l’engagement sans faille de ses troupes et se réjouissait de constater que cette région ne souffrait pas d’un manque de personnel, contrairement à ce que l’on observe dans d’autres parties du  canton. Si l’objectif de cette année est de ne pas connaître d’accident dans l’activité, il faut relever qu’un corps des jeunes sapeurs-pompiers (enfants) verra le jour en juillet prochain.

Des nuits à observer

Pour sa part, Alexandre Cavalli a présenté l’ASPO (Association des Sapeurs-Pompiers d’Orbe), en précisant qu’elle est désormais ouverte à tous les pompiers, actuels ou anciens, du SDISPO. Son activité vise à suivre l’évolution du métier, à préserver les véhicules historiques ou à faire preuve de solidarité avec les équipes actuelles. Enfin, le conseiller national Jacques Nicolet s’est réjoui de savoir le SDISPO en pleine forme.

Au cours de sa présidence du Grand Conseil, il a pu apprécier le travail des gens qui veillent à notre sécurité, en passant plusieurs nuits aux côtés des gardiens de prison (EPO), des gendarmes, du corps médical au CHUV, du service des routes ainsi qu’auprès des pompiers professionnels de Lausanne et d’ambulanciers. Il a remercié toutes ces personnes pour le dévouement au service de la population qui n’apprécie pas toujours à sa juste de valeur le travail fourni par ces femmes et ces hommes.

Luiz de Souza, le municipal en charge a débuté les discours.

Orbe: nouveaux locaux pour la Ciseroc

L’inauguration officielle des nouveaux locaux du Café et Créa-contact mis sur pied par la Ciseroc (Commission Intercommunale d’Intégration suisses et étrangers Orbe-Chavornay) a eu lieu la semaine passée à la rue de la Tournelle 7-9.

Ces locaux étaient déjà en fonction depuis l’automne 2016, mais des travaux de rénovation étaient encore nécessaires. Les services de la commune et les bénévoles ont travaillé d’arrache-pied pour pouvoir terminer à temps. C’est donc dans des locaux pimpants que s’est déroulée cette manifestation. Des municipaux, le personnel de l’administration et les services concernés étaient là.
Luiz de Souza, le municipal en charge de la cohésion sociale, a été le premier orateur.

Il a parlé de l’importance de l’intégration. Grâce au travail de la Ciseroc depuis 2008, ces locaux dynamiques, conviviaux et colorés ont pu voir le jour et contribuer à un meilleur contact entre communautés. La représentante du Centre Social Protestant, Bastienne Joerchel, de son côté, a expliqué le travail de la permanence juridique ouverte par le CSP, présente deux fois par mois dans ces locaux.

«C’est où qu’on rencontre des gens à Orbe?»

Regula de Souza-Kolhbrenner, une des chevilles ouvrières de la Ciseroc, a rappelé que ces locaux sont nés juste d’une question d’une migrante qui lui avait demandé «C’est où qu’on rencontre des gens à Orbe?». Ces locaux étaient vraiment une nécessité, car jusqu’à l’année dernière, les cafés-contact se tenaient à la Maison des Jeunes, mais cela limitait les activités et les disponibilités. Maintenant, il peut y avoir des cours de français deux matinées par semaine, des ateliers de tricot, des cours pour l’examen de la naturalisation. Le café-contact a rapidement pris de l’ampleur, il y a jusqu’à vingt personnes qui viennent boire le café et discuter le jeudi matin; sans oublier le créa-contact, le vendredi tous les quinze jours.

Déjeuner avec l’administration

Les projets ne manquent pas : Regula de Souza aimerait organiser des repas une fois par mois avec l’administration communale, ce qui permettrait de prendre contact d’une manière plus informelle. La cheffe du Bureau de l’Intégration du canton de Vaud, Amina Benkais-Benbrahim, a terminé en relevant l’excellent travail de la Ciseroc et soulignant que les relais sur le terrain étaient primordiaux pour pouvoir répondre aux besoins réels.

Les nombreux convives ont pu ensuite se régaler des mets qu’avaient concoctés les bénévoles et les participant-e-s aux activités, et déguster un verre offert par la commune.

LUne cinquantaine de personnes avaient fait le déplacement à l’Hôtel de Ville.

Orbe: la commune se préoccupe du petit commerce

Le syndic Henri Germond avait convoqué les commerçants de la ville afin qu’ils entendent l’avis de deux spécialistes, Nicolas Servageon (aménagement urbain) et Christophe Lukundula (vente en ligne) sur le commerce en ville. Le premier a dressé un bilan du parcage pour constater que les places ne manquaient pas soit 300 dans le cœur de la localité dont 150 couvertes, occupées à 40% l’essentiel du temps, et 600 dans le grand périmètre. Il n’y a pas moins de 150 enseignes dont la plupart se trouvent dans l’axe Grand-Rue et rue Centrale.

Il a déploré cependant que la signalétique était lacunaire, notamment à la sortie des parkings comme en ville de manière à inciter les visiteurs à parcourir le bourg. Si l’offre est intéressante, en mettant en exergue les commerces qui vendent des produits régionaux, il a souhaité un plus grand dynamisme, que cela soit à titre individuel ou dans le cadre d’Articom qui fait des efforts dans ce sens.

Partout pareil

M. Servageon a souligné le manque de communication (publicité) pour séduire la clientèle. Au niveau des établissements publics, l’offre est moyenne et mériterait d’être améliorée avec, par exemple, un bar à vins pour promouvoir les terroirs des environs. Il a préconisé la mise sur pied de manifestations qui pourraient attirer les gens de l’extérieur, comme la fête de la saucisse aux choux le fait. Il a ajouté que le petit commerce passe partout par des moments difficiles. Ce d’autant plus qu’une statistique suisse indique que nos compatriotes achètent pour près de onze milliards de francs à l’étranger. D’où cet appel à un plus grand dynamisme dans un monde en constante évolution.

Une offre nouvelle

Christophe Lukundula, lui, a présenté sa plateforme qui permet aux commerçants de faire connaître leurs activités et leurs produits sur internet. Sa société a des contacts avec de nombreuses entreprises comme Nestlé dont les employés reçoivent régulièrement des propositions d’achats intéressantes sur un simple clic de leur ordinateur. L’offre doit représenter un intérêt supérieur ou original pour l’acheteur potentiel. Il faut dès lors convaincre pas seulement par le prix mais aussi sur la qualité d’un produit.

Ce service ne coûte rien si l’on passe par Articom qui fera le lien entre ses membres et le site. Il n’est pas de doute que cette proposition mérite réflexion pour certains commerçants. Si elle n’est pas LA solution, elle n’en représente pas moins une belle opportunité d’attirer une nouvelle clientèle. En faisant appel à ces spécialistes de la démarche commerciale, la Municipalité démontre qu’elle se soucie de l’avenir du petit commerce de manière à ce que la cité demeure vivante et attractive.

Orbe accueillera le siège de l’ORPC régionale Jura Nord vaudois

Hier soir, en raison notamment de sa position géographique centrale, c'est la Cité aux deux Poissons qui a été choisie pour accueillir le siège de la future ORPC du Jura Nord vaudois, regroupant toutes les communes du district, d'Yvonand à l'extrémité de la Vallée de Joux.

Par ailleurs, les charges de l'organisation seront réparties en fonction du nombre d'habitants des communes concernées et non pas au travers d'un calcul reposant sur le point d'impôt.

Plus de détails dans notre édition du 17 mars

Le chemin de la Magnenette.

Orbe : travaux publics et politiques

Séance du délibérant urbigène expédiée rapidement jeudi soir passé sous l’autorité du président Philippe Cochard. C’est en effet sans discussion ni opposition qu’il a accepté les crédits demandés par l’Exécutif. Le premier, à hauteur de Fr. 75’000.–, concerne le gainage d’un collecteur d’eaux usées à la rue des Terreaux, sur un tronçon allant de la poste au passage-piétons conduisant à la Maison des Jeunes. Le collecteur en question est très endommagé et sera gainé de l’intérieur sans qu’une intervention lourde nécessitant une fouille sur tout le tronçon induise des problèmes majeurs de circulation.

Le second crédit concerne la réfection du chemin de la Magnenette, étudié depuis plus de 5 ans, mais qui n’avait pas pu être mis au programme des travaux de la législature précédente. D’un montant brut de 1,718 million de francs, cet investissement se concrétisera dès le printemps de cette année, ceci sur une durée de 9 mois. À noter que la délégation de la commission des finances considère que ce dernier crédit – qui excède la barre symbolique de Fr. 100’000.– «aura des conséquences supportables pour les finances communales» a précisé son président Stéphane Collet.

Pourquoi des bus?

Deux membres du groupe des Verts – Corinne Authouart-Piguet et Renaud Kern – ont déposé une interpellation demandant des explications complémentaires à l’Exécutif au sujet du remplacement des trains du matin sur la ligne Orbe-Chavornay par des bus, dont le total des rotations s’élève à 36. Autant de passages dangereux pour les piétons, notamment à la halte nouvelle  «Les Moulins» et des temps d’attente à Chavornay, de 40 à 50 minutes selon la direction choisie par l’usager pour la suite de son parcours. Toujours du côté des Verts, on a appris la démission de Nicolas Frey, pour des raisons professionnelles. La responsable du groupe Natacha Mahaim-Sidorenko a précisé que le groupe présenterait un candidat lors d’un prochain Conseil, comme il le fera pour remplacer Nicolas Frey au sein de la commission des finances.

Rapprochement pragmatique

Du côté de l’Exécutif, le syndic Henri Germond a informé le Conseil de la décision de l’Exécutif de tenter de raviver un dialogue constructif avec les autorités de Chavornay. Dans ce cadre, il a rencontré le syndic Christian Kunze et convenu avec ce dernier que les deux Exécutifs se rencontreraient prochainement «in corpore» pour aborder les dossiers actuels. Par ailleurs, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (CDAP) a rejeté fin janvier le recours de Chavornay contre le PPA Gruvatiez. Le dossier urbigène était complet et non critiquable, selon les juges lausannois. Chavornay ne portera pas l’affaire au Tribunal fédéral.

A gauche: le futur EMS et à droite: la centrale de chauffe.

Orbe: augmenter la part des énergies renouvelables

Orbe est labellisée «Cité de l’énergie» depuis 2013. Cette année la ville a vu son statut renouvelé avec une amélioration de ses résultats de 9%. Lors de la séance consacrée à la présentation du projet de chauffage à distance, le syndic Henri Germond l’a rappelé, un des objectifs de la législature 2016-2021 est: «le remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables». Le projet de chauffage à distance, lancé il y a pratiquement une année, destiné prioritairement au chauffage de l’EMS projeté à Montchoisi, s’inscrit dans cette perspective.

Un projet utile, efficace et même beau

Les trois partenaires à la tête du projet, VO Energies, la Fondation Saphir, et le triage du Suchet ont confié le projet de chauffage à distance au bureau Ackermann, celui même qui a emporté le concours pour la construction de l’EMS.

Selon Martine Favre, directrice de VO Energies, les principaux objectifs du programme résident dans la possibilité non seulement de chauffer l’EMS mais aussi de remplacer, au fur et à mesure des opportunités, les chaufferies à mazout des bâtiments avoisinants selon le programme d’implantation visible sur le plan du quartier de Monchoisi. Avec sa chaudière à bois de 1200 Kw, il va donner la possibilité au triage du Suchet de valoriser localement, et de façon permanente, les bois en provenance des forêts d’Orbe et des communes rattachées au triage.

Le bureau Ackermann a choisi une formule qui se veut pratique, belle et didactique. Première mesure, éloigner la chaufferie des bâtiments de l’EMS évitant ainsi à ses habitants les désagréments des livraisons de bois, environ 120 camions par année. Compte tenu de l’environnement boisé et de la proximité du château de Montchoisi les architectes se sont clairement éloignés du simple cube de béton flanqué de deux cheminées. Pour diminuer l’impact visuel, le volume visible a été réduit au maximum, le silo à bois a été enterré. Comme le montre l’image virtuelle du futur bâtiment, afin de rester en harmonie avec l’architecture du château, les cheminées ont été intégrées dans une toiture. Quant à l’enveloppe du bâtiment, c’est le bois qui a été choisi, en rappel du paysage environnant. La proximité des collèges a incité les concepteurs à mettre en valeur de manière didactique les installations techniques de la chaufferie, elles seront rendues visibles par une baie vitrée.

La prochaine étape est la mise à l’enquête de la chaufferie ainsi que de l’EMS. Si tout se passe bien, le début du chantier est prévu à l’automne pour une mise en service à l’hiver 2018.

Adeline Lachat vient d’accoucher de son deuxième enfant. Pendant qu’une autre maman la remplace, c’est donc à son tour de se faire bichonner.

Orbe : les Supermamans bichonnent les jeunes mamans

L’arrivée d’un nouveau-né chamboule une vie. La Lausannoise Elisa Kerrache, sage-femme de métier, en a fait l’expérience à la naissance de son premier enfant. Elle a alors eu l’idée de créer un groupe de Supermamans. Le principe? Des mères, appelées «MamanCadeau», volent au secours de jeunes mamans et leur apportent un repas équilibré pour toute la famille.

Créée en octobre 2015, l’association active dans toute la Suisse romande connaît un succès grandissant. Plus de 400 femmes ont déjà bénéficié des prestations proposées. «Sur Orbe et les villages alentours, je compte 35 «MamansCadeau» et 25 bénéficiaires», explique l’Urbigène Adeline Lachat, 29 ans, qui gère la région du Nord vaudois depuis bientôt un an.

Des repas sur mesure

Une dizaine de jours sont nécessaires pour mettre sur pied un «bichonnage», comme l’appellent les habituées de l’association. Il faut dénicher des mamans disponibles et organiser un planning précis. «On demande aux mères de décrire les repas qu’elles apportent afin d’éviter les doublons, on prend aussi en compte les allergies, les intolérances et les goûts», explique Adeline Lachat. «En général, on intervient durant les deux premiers mois de vie du bébé et on essaie d’organiser entre trois et six passages».

Si des soutiens de plus longue durée sont prévus, pour les mamans en dépression post partum par exemple, Adeline Lachat confie que dans les autres situations il faut être strict: «On a tellement de demandes que si l’on fait trop d’exceptions on ne pourra plus satisfaire tout le monde».

Un service gratuit

Supermamans fonctionne uniquement grâce à des bénévoles et les prestations sont, par conséquent, entièrement offertes. «En temps normal, je compte entre dix et quinze heures par semaine», explique Adeline Lachat qui travaille également à temps partiel comme éducatrice. Pour assurer des «bichonnages» de qualité, l’association est toujours à la recherche de mamans ou de papas cadeaux, même pour des prestations occasionnelles. Tous les renseignements sont disponibles sur le site supermamans.ch

Marcel Bossel.

Orbe: on passe la main

Après 32 ans d’activité, la famille Bossel va céder sa quincaillerie de la rue Pierre-Viret. Au cours de ces années, Marcel et Sieglinde ont vu l’évolution de leur commerce qui est toujours viable. «Au cours du temps, les entreprises de génie civil ont progressivement disparu de la localité. Il n’y a plus que deux petites enseignes dans le domaine de la maçonnerie, par exemple.

Du côté de la vaisselle, des magasins comme Ikea ou Jumbo offrent des produits communs que l’on remplace aisément sans grands débours, alors que les clients ne s’intéressent plus à la porcelaine de luxe. Il en va de même pour les casseroles ou les outils électriques (perceuses, etc.). C’est la raison pour laquelle nous nous sommes progressivement spécialisés dans la sécurité, car aujourd’hui les propriétaires tiennent à ce que leur maison ou leur appartement soient solidement fermés pour faire face aux cambrioleurs», nous dit Marcel.

La zone artisanale a donc diminué dans la localité, mais nous sommes encore utiles pour les petites bricoles (clous, vis, petits outils, etc.). Les quincailleries comme les drogueries voient leur potentiel diminuer, car on a de moins en moins besoin du conseil du spécialiste. Il n’y a du reste plus de quincaillerie à Yverdon, mais il en subsiste une à Pompaples ou Vallorbe.

Le rouleau de treillis

Des quelques bons moments passés dans son commerce, Marcel Bossel relève que sa plus belle commande est venue de Nestlé qui lui avait confié le plan de fermeture de l’entreprise ainsi que de la nouvelle usine Nespresso. Sur le plan anecdotique, il se souvient qu’une entreprise de la place avait chargé l’un de ses apprentis, qui semblait tout savoir, d’aller chercher une machine à faire le vide dans les tubes TV.

D’abord expédié au magasin d’électricité Eiselé (à la Croix) il a été renvoyé par ces derniers avec son bérot chez Bossel (au bas de la rue Pierre-Viret) pour prendre livraison d’un colis qui pesait près de 50 kilos et qui n’était autre qu’un rouleau de treillis qu’il a fallu hisser, non sans peine, sur la Place du Marché, pour une farce qui a remis le jeune homme sur la voie de l’humilité. On ne terminera pas ce papier sans rappeler que Marcel a présidé, pendant de nombreuses années la société des commerçants d’Orbe, la Sicup.

En dernier lieu, on signalera que la boutique Citronnelle fermera elle définitivement ses portes puisqu’il n’a pas été possible de trouver un repreneur. Ce qui démontre bien que les petites boutiques ont de la peine à vivre à Orbe où la nouvelle population n’a malheureusement plus ses habitudes d’achats en ville.

La place à rénover qui devra accueillir le RER

Orbe: les priorités 2016-2021

La Municipalité d’Orbe a présenté son programme de législature pour les cinq années à venir. Ce document a été confectionné après que l’Exécutif, les responsables de l’administration communale, mais aussi les partis aient fait valoir leurs points de vue avec une vision à dix ans. Il s’agissait de définir les grands axes pour cette période telle que nous tentons de les résumer ci-dessous.

Préférences, RER et déchets

Sur le plan des finances, il s’agira de veiller à l’équilibre budgétaire dans la situation délicate que traverse la commune. Les investissements dépendront des ressources disponibles comme il sera nécessaire de stabiliser la dette à long terme. Au domaine des infrastructures, l’accent sera mis sur l’arrivée du RER, sur le développement routier en favorisant la mobilité multimodale et dans l’accueil de nouvelles entreprises quand bien même les terrains manquent. A ce propos, la préférence sera donnée aux firmes de l’agro-alimentaire. Les partis ont insisté pour une meilleure gestion des déchets. A ce propos, on évoque aussi la construction d’une nouvelle déchetterie.

La participation citoyenne va être lancée avec une démarche auprès des habitants qui seront invités à s’exprimer et à donner leur opinion sur leur commune. La Municipalité entend aussi renforcer les liens avec les communes environnantes pour une harmonisation régionale. En matière d’urbanisme, il faudra développer la localité, rendre le commerce attractif de même que l’on souhaite offrir des espaces publics de qualité.

EMS et chauffage à distance

En ce qui concerne le tourisme, il s’agira de favoriser la mise en valeur du site des mosaïques dans la régionalisation qui devrait voir bientôt le jour au détriment des associations locales, pour une meilleure visibilité. On souhaite faire mieux connaître le travail de la sécurité publique et de la police PNV dont l’avenir devra être repensé. On n’oubliera pas l’entretien du patrimoine communal et d’introduire le chauffage à distance pour le futur EMS et les écoles du haut de la ville. En matière de construction, la commune tentera d’éviter l’inflation du coût des loyers.

Il serait bon aussi qu’Orbe soit plus présente sur la carte du sport et de la culture avec des événements régionaux, voire cantonaux. A l’interne, une meilleure coordination des services communaux deviendra indispensable afin que chacun soit concerné par tous les projets envisagés, en tenant compte des soucis énergétiques actuels. La commune entend améliorer sa communication puisqu’une commission spécifique a été créée et le rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville pourra accueillir des expositions qui permettront d’améliorer la cohésion sociale.

Ce programme, qui est disponible dès aujourd’hui sur le site internet de la commune, marque un changement de cap par rapport au passé. Une plus grande ouverture est visée ce dont on doit se réjouir pour autant que le trop-plein d’intervenants ne vienne pas freiner les projets!

La vitrine d’Harmonia et le plan du calendrier.

Orbe: calendrier de l’Avent géant

Cette année, L’Ecole de danse Harmonia a proposé aux commerces de la ville de participer à des fenêtres de l’Avent originales.

Même principe que l’année passée, lorsqu’elle avait confectionné dans sa vitrine de la place du Marché des saynètes dans des boîtes qui se découvraient au fur et à mesure.

Sauf que cette fois, chaque commerçant a reçu une boîte avec un numéro inscrit sur un petit rideau qu’il a dû installer dans sa vitrine, et qu’il ouvrira le jour dit.

Chez Harmonia, sur la place du Marché, on peut trouver un plan et la liste des commerçants participants. Une excellente manière de (re)découvrir la ville et ses commerces.