Les jeunes à l’écoute des spécailistes.

Orbe: la pollution expliquée aux écoliers

Informations pas inutiles

Lors des semaines qui ont précédé les vacances scolaires d’automne, plusieurs classes du Collège de Montchoisi se sont rendues au parking de l’avenue de Thienne afin d’être informées sur les méfaits de la pollution. L’intérêt était divers parmi les élèves. Les garçons étaient sensibles aux gaz qui s’échappent des voitures et se disaient prêts à emprunter le plus souvent possible les transports publics.

Le problème de l’ozone a davantage préoccupé les filles. Toutefois, ces jeunes gens de 10 à 12 ans ne semblaient pas tous concernés par le sujet. N’empêche que cette heure passée auprès des responsables du service cantonal aura au moins eu l’avantage d’attirer leur attention sur un sujet qui est toujours plus l’objet de préoccupations diverses.

Dylan, Madlen et Daniel membres du collectif du Joran, dans leurs cultures maraîchères. Ici, diverses variétés de choux côtoient la ciboulette.

Orbe: La ferme collective du Joran récompensée

Tous les 2 ans, les Retraites Populaires décernent un prix à un projet touchant à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine. Cette année, le thème était les produits du terroir vaudois de demain. La ferme du Joran à Orbe ainsi que deux autres structures ailleurs dans le canton ont été les heureux lauréats. Ils se partagent donc les Fr. 150’000.– du prix.

Collectif fonctionnant horizontalement

Une dizaine de personnes sont actives dans ce collectif qui existe depuis environ 3 ans. L’idée étant bien antérieure. Ce n’est qu’en décembre 2016, grâce aux économies de chacun, à une manne financière sous forme d’héritages, que le projet se concrétise avec l’achat, au sein d’une PPE, de bâtiments aux Philosophes 15 et de terrains situés à la limite Orbe-Agiez. 2017 est donc l’année de toutes les mises en place! Pour ce groupe de passionnés, l’idée maîtresse est de restaurer le lien entre le consommateur et le producteur, par la vente directe à la ferme ou les abonnements (paniers bio des 3 Vallons et soja transformé en tofu). Il s’agit aussi de cultiver dans le respect de la structure du sol, travail superficiel plutôt que labour, sarclage remplaçant les herbicides et rotation des cultures. Passer à demain dans la durabilité et l’écologie.

Leurs cultures, leurs projets

Actuellement, sur le plat dominant Orbe, en plein vent, le collectif cultive une ancienne variété de maïs à polenta (d’un splendide jaune éclatant!), du soja qu’il transforme en un goûteux tofu et une trentaine de légumes de saison. Six tunnels, montés au printemps, abritent aussi une partie du maraîchage.

Bien sûr des projets, ils en ont! Avec ce prix, les agriculteurs financeront un local de transformation ainsi qu’un four à pain. Ils envisagent d’autres cultures comme par exemple les petits fruits, la moutarde ou le pavot.

Pour l’heure, dans un contexte légal où malheureusement l’accès à la terre agricole est rendu très difficile, le collectif est à la recherche d’un hectare supplémentaire de terrain pour assurer une bonne rotation des cultures. Le terroir de demain a de l’avenir !

Marlyse Pilloud, présidente du Comité d’organisation, entourée des maîtres de cuisson.

Orbe: Fête où la saucisse est reine et le «papet» est roi

3 jours de festivités gustatives
à tendance vaudoise
et consonance urbigène

Un millésime de qualité exceptionnelle accompagné d’un temps automnal des plus cléments, ont permis une explosion de participation et par là une vente de boucles de saucisses aux choux sans précédent. C’est par centaines que l’assiette de «papet» vaudois a été servie tant sous la cantine de la Place du Marché que dans les neuf restaurants qui participaient à la fête. Une occasion de découvrir dix façons d’affiner avec subtilité cette préparation de poireaux et pommes de terre. Uniquement sous la cantine, pas moins de 500 boucles de saucisses aux choux ont été servies.

Une cité des deux poissons en effervescence avec, entre autres, animations musicales, démonstration de fabrication de la fameuse saucisse, maquillage des visages d’enfants et, samedi, un apéritif aimablement offert par la commune. La réussite de cette douzième édition n’est pas étrangère à l’ouvrage de tout le staff des bénévoles sous la direction avisée de la présidente Marlyse Pilloud. Sans oublier les maîtres de fabrication, les Boucheries urbigènes Roch et Bühlmann, qui ont démontré de manière évidente leur savoir-faire.

Une chose est certaine, Orbe est bien la capitale de la saucisse aux choux.

Le Temple d'Orbe

Orbe: Foncière du Nord SA plébiscitée

Placé pour la première fois sous l’autorité de la présidente Natacha Mahaim Sidorenko, qui a été vivement applaudie pour cette première en fin de séance, le délibérant urbigène a pris le temps d’examiner en détail la proposition municipale de création d’une nouvelle société anonyme de détention foncière avant de l’accepter à une très large majorité. La commission des finances avait conclu en faveur de la proposition municipale et de l’octroi du crédit correspondant de Fr. 777 000.–.

Exigences supplémentaires du Conseil

Comme il s’agit d’un processus de réalisation qui va encore s’étendre sur plusieurs semaines, dans son rapport, la commission a demandé à l’exécutif de se conformer à une série de demandes précises quant à la gouvernance de cette future SA, ainsi qu’au contenu définitif de ses statuts. Par exemple, la présidence du conseil d’administration sera réservée au syndic d’Orbe, alors que le siège social de la SA sera aussi fixé à Orbe. Le futur conseil d‘administration de cette SA, dont la commune d’Orbe sera l’actionnaire très majoritaire, dans une première phase, comprendra aussi le syndic de Sainte-Croix Franklin Thévenaz ainsi qu’un représentant de l’ADNV qui a été très active dans le processus de mise en place. Pour les épauler, un deuxième municipal d’Orbe sera nommé, ainsi qu’un juriste ou un avocat de la région pour ses compétences techniques. Le Conseil a suivi aussi les propositions de la commission visant à ce que tous les règlements internes futurs ainsi que le «Business plan» complet de l’opération soient soumis à l’aval de la commission des finances. Bien entendu, les futurs rapports et comptes annuels de la SA devront aussi lui être produits.

Plus d’une centaine d’emplois

Par la voix du conseiller Didier Zumbach, le PS a déposé un amendement visant à faire nommer des membres du Conseil comme délégués à l’assemblée générale de cette future SA. Cet amendement n’a pas été accepté. Le syndic Henri Germond a précisé à l’attention du Conseil que le but de la société était de détenir du foncier industriel, et non pas du foncier destiné à la construction de logements. Il a aussi remercié le Conseil de ce vote historique couronnant une idée novatrice, une première sur le plan cantonal, réalisable dans des conditions financières intéressantes grâce à l’appui du canton (prêt partiellement à fonds perdu). Il a également mentionné la création à Orbe de plus d’une centaine d’emplois liés à cette opération.

D’autres communes potentiellement intéressées

Conçue comme un véhicule régional d’investissements fonciers, la nouvelle SA pourrait intéresser à moyen terme au moins deux autres communes, a précisé le syndic, soit Sainte-Croix et Grandson. Il a également rappelé qu’il s’agissait d’un véhicule de détention foncière à long terme et donc pas destiné à agir régulièrement sur le marché immobilier. Si une autre commune était intéressée, elle devrait alors se présenter avec un projet concret impliquant détention foncière industrielle et revenus provenant d’un droit de superficie.

Phase finale de mise en oeuvre

Les différents intervenants vont désormais se consacrer à la phase finale de mise en œuvre de la société, et des opérations immobilières et financières prévues avec les vendeurs, et la société Friderici Spécial SA, dont l’un des animateurs a assisté à la séance dans l’espace réservé au public.

Divers autres crédits votés sans discussion

Le Conseil a accepté le crédit de Fr. 176 000.– destiné au remplacement des installations électrotechniques des stations de relevage. Il a fait de même avec le crédit de Fr. 152 000.– destiné à la mise en œuvre d’un diagnostic des réseaux d’eaux claires et usées.
Fr. 58 000.– ont aussi été votés en faveur de l’étude de la sécurisation du Temple, pour la création de WC publics et le changement de chaudière.

Transformation du Collège du Grand-Pont

Le crédit de Fr. 337 000.– pour créer des places aux spécialistes PPLS dans le collège a aussi été octroyé. Le rapport de la commission a été amendé, la plus grosse partie de ce crédit soit Fr. 280 000.– n’étant pas subordonnée à une présentation supplémentaire en fonction des besoins de l’ASIOR et des sociétés locales. Par la voix de Myriam Schertenleib, l’exécutif s’opposait à cette partie du rapport qui a finalement été retirée. «Ça fait plus de deux ans que tous les intervenants étudient la question, ce qui est suffisant a précisé la municipale. Laquelle a indiqué qu’en plus sur la forme, le Conseil ne pouvait pas poser ainsi des conditions suspensives à l’octroi d’un crédit.»

Magnenette: travaux un peu en retard

Le Municipal Guido Roelfstra a précisé que les travaux de la Magnenette devraient en principe s’étendre jusqu’au printemps 2018, le retard pris étant à mettre à la charge des roches dans lesquelles il a fallu creuser. Il a aussi indiqué que le site internet de la commune renseignait désormais le public en détail sur l’avancement de tous les chantiers ouverts.

Au nom de tous les groupes du Conseil, la présidente tient à rappeler que les partis sont tous en permanence à la recherche d’adhérents. La bonne marche des institutions nécessite en effet un renouvellement constant des effectifs, notamment pour pouvoir constituer les nombreuses commissions existantes.

Orbe: Lancement de Gruvatiez

Le syndic Henri Germond s’est réjoui d’abord d’accueillir autant de monde pour la présentation du projet OPL (One Planet Living, traduire par «une planète pour vivre») prévu à Gruvatiez. En accord avec le WWF Suisse et l’entreprise Orllati, la Municipalité d’Orbe a pris le pari d’être la première commune de Suisse à accepter un quartier OPL. Pour obtenir ce label, les constructeurs ont adhéré à un code en dix points pour un total de 170 mesures en matière d’écologie. A titre d’exemple, il s’agira de construire des immeubles avec des matériaux de qualité, en produisant une partie de l’énergie nécessaire grâce à des panneaux solaires posés sur les toits plats et de diminuer considérablement les nuisances des effets de serre (pas de voiture en surface et parking en sous-sol), tout cela dans un écrin de nature.

En associant des citoyens sceptiques aux différentes commissions qui ont étudié le projet, elle s’est assurée de l’adhésion de l’essentiel de la population. Le plan se découpera en quatre étapes dont la première vient d’être mise à l’enquête pour la construction de six immeubles, à une quinzaine de mètres du bord de la route de Saint-Martin. 226 logements de 2,5, 3,5 et 4,5 pièces (de 50 à 85 m2) avec loggia se loueront pour les 2/3 d’entre eux alors que le solde sera vendu. En principe, les premiers travaux devraient commencer en 2018 pour se terminer deux ans plus tard.

Plaidoyers convaincants

Le projet a été présenté par Mme Martinson (WWF), MM. Rebetez (ingénieur GEA) et Ischer (Orllati Real Estate) qui ont su convaincre et répondre aux différentes questions. Il n’est pas de doute que la disposition des bâtiments et des allées a démontré que la convivialité sera un argument de poids dans le projet puisque des salles communes permettront aux habitants de se rencontrer.

Des locataires qui auront aussi pour tâches d’entretenir le parc dans lequel ils se trouveront, en ayant aussi le loisir d’entretenir des jardins communautaires. Des commerces prendront place comme la Migros, qui maintiendra une antenne en ville, Denner, une pharmacie et probablement quelques petits commerces dont un café-restaurant. Par contre pour le moment, plus mention de la permanence médicale qui devrait quitter l’ancien hôpital à moyen terme et qui pourrait trouver place dans Pôle Sud ou ailleurs dans la localité.

Pas de grenouilles

A l’heure des questions, aucune n’a concerné la hauteur ou la grandeur des immeubles. On s’est inquiété de savoir ce qu’il en coûterait à la commune qui a précisé que le promoteur Orllati s’est engagé à débourser 6 millions pour les infrastructures. Les 2,5% de logements sociaux, dans un premier temps, ont paru bien peu pour quelques personnes. Comme le WWF fera des contrôles permanents pour garder le label OPL, on s’est demandé si les locataires devront s’engager à respecter une charte.

D’autres se sont inquiétés de la rupture entre les différents quartiers de la ville avec un secteur qui pourrait avoir tendance à vivre en autarcie. Un problème que la commune n’a pas nié et sur lequel elle planche pour garder le lien entre les Urbigènes (Urbabus, passerelle sur l’Orbe, etc.). À propos, le RER a fait l’objet de quelques questions afin de savoir quand cette liaison avec Lausanne et Yverdon aboutira dans la cité aux deux poissons. Enfin, concernant le biotope qui devrait prendre place à l’arrière de la parcelle, une personne a recommandé de ne pas introduire de grenouilles qui font énormément de bruit en certaines périodes de l’année!

Jour de rentrée

Orbe: au service des besoins de l’enfant

Les établissements scolaires d’Orbe ont accueilli lundi dernier un peu moins de mille quatre cents élèves. En primaire (1 à 8 P), cinquante-quatre classes sont ouvertes sur plusieurs sites dans la cité urbigène (les collèges du Grand-Pont, Sainte-Claire, le Pré Genevois et Chantemerle) ainsi que dans des villages avoisinants (Lignerolle, Montcherand, Rances, Valeyres-sous-Rances et Arnex-sur-Orbe). En revanche tout le secondaire est réuni à Montchoisi afin de répondre aux directives et objectifs de la nouvelle loi scolaire de l’école obligatoire (LEO).

Des nouveautés

Pour la voie générale (9 à 11VG), le maître référent aura deux périodes supplémentaires avec ses élèves afin de créer un esprit de classe tout en travaillant selon le programme (PER: plan d’études romand). Dans certains cas exceptionnels, la dispense de l’allemand pourra être accordée au profit de plus de français et de mathématiques. Cette mesure se fera en collaboration entre les parents et le corps enseignant. Et du premier au troisième cycle, un carnet du suivi éthique dans le domaine des médias, images et technologies de l’information et de la communication (MITIC) accompagnera chaque enfant qui abordera deux fois chaque item dans sa scolarité.

Un climat serein

Serge Geiger, directeur du secondaire, constate que les actes d’incivilité sont en nette diminution depuis plusieurs années. Les mesures mises en place ont sûrement des effets positifs, comme l’individualisation d’un parcours scolaire de formation, un médiateur, diverses formules de soutien pour pallier aux difficultés rencontrées dans une branche, l’identification à l’établissement par le conseil des élèves ou encore par des activités extrascolaires, entre autres. L’objectif est que le collège soit un lieu de vie où l’on a du plaisir et donne envie de s’y rendre

Barcelone de nuit

Orbe – Attentat de Barcelone: je me suis vu mourir

Le voyage de l’Urbigène Savanah Vallone>avait mal commencé puisqu’elle avait raté son avion pour Barcelone, avant de trouver place dans le suivant. «Enfin sur place, nous occupions un appartement près de La Rambla avec des amies de Nyon et il était dans nos intentions de faire du shopping dans la cité catalane. C’est la raison pour laquelle, le lendemain, nous avons arpenté la rue la plus célèbre de la ville aux côtés de milliers de touristes. Jusqu’au moment où des bruits sourds et inquiétants sont parvenus à nos oreilles. J’ai de suite pensé à un attentat et nous avons couru jusqu’à une rue perpendiculaire où j’avais vu un pull dans une vitrine. Dans la panique, nous nous sommes engouffrées dans une galerie d’art dans laquelle plusieurs personnes sont venues se réfugier. Les stores d’acier ont été descendus et nous avons pu nous rendre compte de ce qui se passait dans la rue d’à côté grâce aux réseaux sociaux qui se contredisaient sur le déroulement des opérations. J’ai alors pris contact avec mon fiancé Michael pour l’informer, le priant de contacter mes parents, car j’étais persuadée que j’allais mourir. Au cours des 2 heures et demie pendant lesquelles nous avons patienté à l’abri des regards, j’ai téléphoné ensuite à tous ceux que j’aimais pour leur dire au revoir».

Prise en charge

Par chance, les parents de l’une de mes amies connaissaient un Barcelonais, agent de sécurité de l’ONU, qui est venu nous chercher après que la situation se fut un peu calmée. Avec sa femme, ils nous ont emmenés en dehors de la zone dangereuse pour aller manger, nous balader et nous rendre sur une butte qui surplombe Barcelone, afin d’occuper nos esprits et avant de nous ramener à notre appartement. Auparavant, il avait pris la précaution de nous dire de reprendre qu’un minimum d’objets avec nous, car les vols sont fréquents dans ces moments de panique. Au terme de cette soirée durant laquelle je me suis sentie protégée, j’ai bien dormi, refusant tout de même de voir les scènes du massacre à la télévision. Le vendredi, La Rambla était relativement déserte et il y avait des policiers partout. Malgré tout, nous ne sommes pas retournées sur le lieu de l’attentat ce qui ne m’a pas empêchée d’avoir des bouffées d’angoisse, mais je suis allée tout de même m’acheter le pull qui avait retenu mon attention la veille!».

Solidarité dans le malheur

Quelques jours après avoir côtoyé la mort, Savanah se souvenait qu’elle avait couru, pour aller se mettre à l’abri, sans se retourner de peur d’être rattrapée. Elle a jeté ses effets superflus (lunettes, chapeau, etc.) sauf le sac qui contenait ses courses. Dans la galerie, elle s’est retrouvée avec deux Italiens et notamment des Russes qui hurlaient au point de faire craindre d’être repéré. «Aujourd’hui encore, j’ai des contacts avec ces deux garçons et mes amies, car j’ai besoin de les sentir près de moi. Cela ne m’empêchera pas d’aller à Londres ou ailleurs, même si au fond je ne serai pas rassurée. Je sais désormais que le danger est à tous les coins de rue et qu’il faudra malheureusement faire avec, nous dit cette jeune fille de 19 ans qui va entrer prochainement à l’université de Fribourg en faculté pédagogique curative et qui est aussi l’une des chanteuses du groupe Abbavoice. Courage, Savanah.

la halle de la parcelle 322

Orbe: la commune va créer une structure foncière régionale

Même si la décision finale appartiendra au Conseil communal, l’Exécutif urbigène est sur le point de mettre en oeuvre un projet qui était à l’étude depuis le début de la législature. Il s’agit de créer une entité juridique nouvelle sous forme d’une société anonyme destinée à porter différents projets d’investissements immobiliers exclusivement dans le domaine industriel ou artisanal. Cette décision est l’aboutissement d’une réflexion à laquelle ont été associés l’ADNV ainsi que le canton, notamment au travers du Speco (Service de la promotion économique et du commerce). Selon les spécialistes de l’aménagement du territoire, le canton devrait connaître d’ici 2030 une pénurie de zones d’activités, industrielles ou artisanales. Une politique proactive et audacieuse dans ce domaine permettra donc de remédier à cette carence planifiée.

Indispensable maîtrise du foncier

Certaines localités, comme Vallorbe, s’y appliquent depuis longtemps: la maîtrise du foncier par les collectivités locales permet en effet à ces dernières d’optimiser leur croissance et de choisir les entreprises qui peuvent être amenées à s’installer sur leur sol, créant ce faisant des emplois et des retombées fiscales, tout en améliorant les possibilités de densification voulues par la loi. A noter que cette maîtrise calque avec certains des objectifs principaux de législature présentés par l’Exécutif urbigène en début de mandature. Sans compter le fait que la future existence concrète d’une telle structure pourra aussi exercer un effet attractif sur des entreprises qui n’exercent pas encore leur activité dans la région.

Ouverture à d’autres communes

La future SA portera sans doute le nom (encore provisoire) de «La Foncière du Nord SA». Au début, elle sera entièrement détenue par la commune d’Orbe, l’ADNV et le Speco. Après avoir réalisé sa première opération décrite plus loin (Friderici Spécial), la SA pourra aussi servir les intérêts similaires d’autres communes, ceci sans trop péjorer leur situation financière. Elle est conçue comme une structure régionale et non pas exclusivement urbigène. Si d’autres communes venaient à rejoindre la nouvelle SA pour d’autres projets, elles en deviendraient actionnaires et participeraient donc à sa gestion et à son contrôle.

Diminuer l’endettement potentiel

Dans le cas précis décrit plus loin (Friderici Spécial), la commune devra certes s’engager, mais sans devoir mettre en pièces son plafond d’endettement pour une seule opération, en conservant ainsi une marge de manœuvre pour pouvoir investir dans d’autres projets nécessaires à la collectivité. En effet, le montant total de l’investissement brut envisagé comme première opération aurait été de l’ordre de 15 millions de francs sans l’utilisation de la structure de financement et de portage et si la commune n’avait pas trouvé un partenaire privé intéressé à partager le fardeau du financement.

Le groupe Friderici va s’établir à Orbe

Ce partenaire est l’entreprise Friderici Spécial SA – transports spécialisés – qui va devoir dans un avenir proche quitter sa base historique de Tolochenaz pour venir s’établir à Orbe. Créée en 1880, l’entreprise emploie aujourd’hui environ 130 personnes à Tolochenaz et à Vernier et réalise un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 20 millions de francs dont 20% proviennent de ses 10 plus gros clients. Il ne s’agit pas d’une entreprise de transports conventionnelle: ses mouvements anticipés moyens sont de 22 sorties par jour, ce qui ne devrait pas péjorer les flux de circulation.

L’opération planifiée

Sans entrer dans tous les détails techniques de la première opération envisagée, en voici quelques aspects principaux. La parcelle no 322 que la commune veut acquérir à travers la nouvelle SA est celle qui se situe aux Taborneires derrière le siège du groupe Alvazzi et l’entreprise Hilcona. Il s’agit d’une parcelle d’une surface de l’ordre de 30 000 m2, construite sur environ 10 000 m2 de halles de diverses surfaces. Ce bien immobilier qui est actuellement à vendre appartient à la société Camion Transport SA à Wil (SG), une société en main familiale créée en 1925. La valeur estimée par les experts pour la totalité de l’objet immobilier construit est de 15 millions de francs. Les activités encore récemment menées sur cette parcelle ont été déplacées à Yverdon-les-Bains. L’idée est donc que la commune – à travers la nouvelle SA – et la société Friderici Spécial SA se partagent l’achat: la nouvelle SA acquiert le terrain pour 7.5 millions de francs alors que Friderici Spécial SA acquiert les bâtiments pour 7.5 millions de francs. La nouvelle SA se constitue immédiatement après l’achat un DDP (droit distinct et permanent de superficie) en faveur de la société Friderici Spécial SA d’une durée de 60 ans. Non seulement le terrain reste donc contrôlé par la nouvelle SA, mais lui revient en pleine propriété après l’écoulement du DDP (droit de superficie) de 60 ans. Durant toute la durée de ce dernier, une redevance annuelle de 4% est due par Friderici Spécial SA à la nouvelle SA, ce qui lui permet d’assumer ses charges financières. La commune conserve de son côté pendant toute la durée du DDP un droit de regard contractuel sur la typologie des futures activités qui pourront être exercées sur la zone. En effet, Friderici Spécial SA entend non seulement jouir des bâtiments et du terrain pour son propre usage, mais aussi en réserver environ un tiers de la surface à certains de ses clients actuels comme Matisa SA ou Bobst SA, ou TRS.

Avantages d’une première cantonale

Avec cette opération, la commune d’Orbe conforte sa place de centre économique régional et concourt au développement économique du Nord vaudois. Plus de cent personnes travaillant pour les entreprises concernées- y compris pour les clients de Friderici Spécial SA – viendront potentiellement s’établir dans la région. L’actuelle liaison ferroviaire de la parcelle sera bien entendu maintenue opérationnelle. Des synergies profitables peuvent se concevoir entre Friderici Spécial SA tel le pôle Rail-Route de Terco à Chavornay. D’autres entreprises renommées s’installeront aussi dans la zone. Une bonne nouvelle en prévision de l’arrivée du RER. A relever qu’un tel projet n’a encore jamais été développé dans le canton.

Financièrement parlant
La commune devra investir Fr. 777 000.– immédiatement dans la nouvelle SA ce qui ne péjore pas à l’excès son plafond d’endettement. En plus, elle entend compenser rapidement le coût de cet investissement par une cession de patrimoine ailleurs. La nouvelle SA devra de son côté emprunter un peu plus de 6.2 millions de francs, au travers d’un prêt cantonal LADE (loi sur l’appui au développement économique) sans intérêt – voire à fonds perdu et auprès d’un établissement bancaire contre des garanties hypothécaires usuelles. A relever enfin que cette opération est rendue possible par la mise à disposition par le canton d’une partie d’un crédit-cadre de 9 millions de francs sur 4 ans voté le 6 septembre 2016 avec entrée en vigueur le 1.1.2017 et destiné justement «à permettre une meilleure maîtrise du foncier industriel par les collectivités publiques».

Municipalité confiante

Le syndic Henri Germond se félicite au nom de l’Exécutif urbigène de pouvoir mettre en œuvre un tel projet. Il relève que «beaucoup de personnes se sont déjà penchées sur sa conception. Il s’agit pour lui d’un cas d’école, tant économiquement que techniquement. L’ADNV a non seulement participé à sa conception, mais elle en a formellement validé le contenu, qu’elle entend soumettre plus tard aux communes membres qui pourraient s’y intéresser. Et le syndic de compléter: «J’espère aussi que le Conseil communal réservera un accueil favorable à ce projet qui non seulement ménage les finances communales mais qui constitue une première novatrice à vocation régionale».

La vitrine faite de rose, de bleu et de douceurs a séduit les deux experts.

Orbe: une vitrine récompensée

Une belle surprise attendait Nadica Gjorgjieva lors de la remise des CFC de gestionnaire du commerce de détail le 3 juillet dernier. La jeune femme de 21 ans, apprentie à la boulangerie Court d’Orbe, s’est vue attribuer le prix de la plus belle vitrine. Etal qui faisait partie intégrante des examens en vue de l’obtention de son certificat.

Un thème qui sort du lot

Appliquée, Nadica a imaginé la décoration de A à Z et a collaboré avec les boulangers-pâtissiers pour la réalisation de son travail. «Ça fait depuis le mois de janvier que j’y réfléchis. J’ai finalement choisi le thème de la «baby shower» car j’aime beaucoup cette célébration qui nous vient des Etats-Unis», explique la jeune femme. «Baby Shower?» Une fête organisée par les copines d’une future maman pour célébrer l’arrivée imminente d’un nouveau-né. Un thème qui a visiblement plu au deux experts qui ont jugé son travail le 18 mai dernier. «J’étais stressée et je n’aurais jamais pensé gagner un seul prix», se remémore l’habitante de Chavornay.

La difficile langue française

Il faut dire que l’apprentissage entrepris par Nadica n’a pas été un long fleuve tranquille. «Je suis arrivée de Macédoine il y a cinq ans, j’ai dû faire beaucoup d’efforts pour apprendre le français et suivre les cours. Toute l’équipe de la boulangerie m’a beaucoup soutenue et je leur en suis très reconnaissante», confie-t-elle. La jeune femme ne va pas s’arrêter en si bon chemin. À la rentrée d’août, elle entame une maturité santé-sociale d’une durée d’un an, dans le but de se former dans le domaine médical. «Depuis toute petite, je souhaite travailler dans ce domaine, car mon père est infirmier, mais à mon arrivée en Suisse je n’avais pas un assez bon niveau de français». On lui souhaite

Urba byrinthe, un rendez-vous désormais incontournable

Orbe: Maïs féérique

Depuis le 1er juillet et jusqu’au 1er octobre, les visiteurs peuvent à nouveau se perdre dans les méandres du labyrinthe de maïs d’Urbakids. Pour cette quatrième édition, Isabelle Chapuis et Didier Schlaefli, initiateurs du projet, ont conçu et préparé deux nouveaux parcours en collaboration avec le propriétaire du terrain. Et pour que la balade soit motivante, les chemins sont parsemés d’énigmes, de petits pièges, d’animations comme le sentier pieds nus, le carrousel fait maison, la cabane de Léo Regazzoni et d’autres à venir découvrir sur place. Mais en poussant la porte verte ou la bleue, la magie opère aussi en découvrant le monde fantastique des Calengwiriths imaginé et conçu par «Sara.H & DeLaPerouze». De plus, en participant au concours, les plus jeunes pourront gagner des porte-clés et les plus grands un «œuf», œuvres des artistes sculpteurs de Mathod. Tous les vendredis de juillet et août, les lumières guideront les pas des aventuriers en nocturne jusqu’à 23 h., avec possibilité de déguster une fondue au jus de pommes.

Un sac à malices rempli d’idées

En cinq ans d’existence, Urbakids n’a cessé de grandir en notoriété et en innovation, comme la conception du labyrinthe qui se renouvelle chaque année. Et comme Isabelle Chapuis et Didier Schlaefli sont soucieux de rendre l’endroit attractif et ont des idées à profusion, ils ont même mis sur pied les balades à bicyclette depuis l’automne dernier. Ils proposent la location des vélos pour les familles et les plans des quatre parcours balisés (trois plus petits de trente minutes et le plus grand d’une heure).

Orbe: une Verte au perchoir

Dernière séance avant la pause estivale pour le Conseil communal d’Orbe jeudi passé. Avec un ordre du jour relativement chargé qui a occupé les membres du délibérant durant plus de deux heures sous la présidence ultime pour cette année de Philippe Cochard. Plusieurs préavis ont été déposés par l’exécutif, qui concernent, entre autres, une demande de crédit pour des travaux de remplacement de tableaux électriques des stations de relevage, ainsi qu’un diagnostic du réseau des eaux claires et des eaux usées restant à effectuer, ou encore des travaux de sécurisation du Temple et un changement de chaudière doublé de l’aménagement de w.c. publics. Une transformation des locaux pour le personnel PPLS est aussi à l’ordre du jour au Collège du Grand-Pont et à Montchoisi. Les commissaires devront sans doute œuvrer pendant les vacances scolaires pour se déterminer sur tous ces sujets. De même qu’en ce qui concerne les statuts et l’organisation de la nouvelle association scolaire intercommunale ASIOR, dont on a appris que l’élaboration était pratiquement terminée. Le plat de résistance concernait les comptes et la gestion de l’exécutif pour l’année 2016. Ces derniers points n’ont pas donné lieu à de longues discussions.

Comptes 2016

Pour mémoire on rappelle que l’exercice 2016 s’est révélé nettement meilleur que prévu, faisant apparaitre un déficit de Fr. 998 000.– en lieu et place des 1.7 million de francs escomptés, ceci après enregistrement de certaines reprises de provisions comptables qui concernaient des exercices précédents, dans le but d’offrir une vision assainie et plus facilement lisible du bilan de la commune. C’est à l’unanimité que les comptes et la gestion communale pour 2016 ont été acceptés.
Contrôle des associations intercommunales
Au niveau du contrôle de la gestion, la question s’est posée – comme dans d’autres localités – de l’accès d’une commission de gestion ou des finances aux comptes d’une association intercommunale dont fait partie la commune et qu’elle finance régulièrement. Après avoir consulté la préfecture, le syndic Henri Germond a expliqué que ces associations, financées par les deniers publics étaient en principe toutes des personnes morales de droit public. Et qu’à ce titre, les détails de leur résultat et de leur fonctionnement sont publics de principe et d’intérêt public. Dans ces conditions, les comptes seront désormais communiqués aux commissions compétentes du Conseil qui en feraient la demande.

Un crédit de Fr. 244 000.– a été accepté à l’unanimité pour le réaménagement de la chaussée aux Remparts Sud. Une participation de VO Énergies devant encore être décomptée de ce total.

Protection civile

L’adhésion à la nouvelle ORPC du Jura Nord vaudois n’a soulevé aucune objection, de même que la dissolution de l’organisation existante et le transfert de ses actifs à la nouvelle organisation. En fin de séance, Regula de Souza (Les Verts) est intervenue au nom de la CISEROC pour rappeler à quel point, grâce aux nouveaux locaux de la rue de la Tournelle, l’association rencontrait un succès toujours croissant, notamment avec ses ateliers CV, ses cours de langue française pour étrangers ou encore ses cours de naturalisation et ses contacts du jeudi matin, qui rassemblent de plus en plus de monde.

Nouvelle présidente

En vertu des nouvelles dispositions légales, l’élection de la présidente du Conseil pour l’année à venir a pu se dérouler de façon tacite : puisque seule une candidate a été présentée à cette charge par son groupe, la conseillère des Verts Natacha Mahaim Sidorenko. C’est donc à l’applaudimètre et non plus au nombre de bulletins recueillis que cette dernière aura pu mesurer la popularité de sa candidature. Le traditionnel passage de la clé de la cité a eu lieu après la séance devant l’Hôtel de Ville.

L’arrière de la «boutique» Guignard sur la rue des Remparts.

Orbe: faillite Guignard, offres insuffisantes

La vente aux enchères des propriétés de la masse en faillite du groupe Guignard n’a pas satisfait la Banque Cantonale Vaudoise, qui passe désormais de créancière à propriétaire des lieux.

A l’ouverture de la séance, la présidente de l’Office des faillites, Sabine Jamois, a fait savoir que l’on n’allait pas scinder les trois parcelles en vente (à la Grand-Rue et la rue des Remparts), mais que le tout ferait l’objet d’un seul lot d’une valeur de 1,67 million de francs.

Après avoir décliné la procédure de la mise, les enchères débutaient avec deux offres. Une personne privée d’Oron offrait Fr. 700 000.– puis une gérance immobilière urbigène proposait Fr. 900 000.– avant que la représentante de la Banque Cantonale Vaudoise n’intervienne et fasse valoir la valeur de base (1,670 Mio). Comme personne n’a renchéri, la BCV est devenue propriétaire du lot. Selon sa représentante, la banque n’a pas l’intention d’exploiter le lieu, mais mettra le lot à nouveau en vente, en bloc ou en séparant les parcelles.

En état lamentable

L’issue de cette vente aux enchères n’a pas surpris la déléguée de la société urbigène présente qui pouvait comprendre que la BCV tente de perdre le moins possible d’argent sur cette opération. Elle n’a pas caché non plus qu’elle pourrait entrer en matière selon les prétentions prochaines de la Banque Cantonale.
A propos de la visite des locaux, plusieurs personnes ont déploré l’état catastrophique dans lequel ils ont découvert le site, au milieu du mois de mai dernier. «Les laboratoires et le magasin ainsi que le restaurant étaient dans un tel état qu’ils n’incitaient pas à l’achat.

En effet, des flaques d’eau jonchaient le sol, comme de la sciure qui était sensée masquer les infiltrations diverses. Le reste comme le matériel et les vestiaires étaient laissés à l’abandon. C’est dommage, car la visite du bâtiment principal aurait permis d’imaginer un commerce en son rez et plusieurs appartements dans les étages pour autant que le futur propriétaire concède des aménagements», nous disait un intéressé.

Face à cette réflexion, la présidente de l’Office des faillites admettait volontiers ces remarques, mais ajoutait que son bureau n’avait pas les Fr. 20 000.– qu’il était nécessaire de dépenser pour rendre les locaux plus attrayants! C’est dire que la vente est reportée et cela est dommageable pour le centre-ville d’Orbe qui a besoin d’être dynamisé par un commerce attractif. Il s’agira donc d’être patient!