la halle de la parcelle 322

Orbe: la commune va créer une structure foncière régionale

Même si la décision finale appartiendra au Conseil communal, l’Exécutif urbigène est sur le point de mettre en oeuvre un projet qui était à l’étude depuis le début de la législature. Il s’agit de créer une entité juridique nouvelle sous forme d’une société anonyme destinée à porter différents projets d’investissements immobiliers exclusivement dans le domaine industriel ou artisanal. Cette décision est l’aboutissement d’une réflexion à laquelle ont été associés l’ADNV ainsi que le canton, notamment au travers du Speco (Service de la promotion économique et du commerce). Selon les spécialistes de l’aménagement du territoire, le canton devrait connaître d’ici 2030 une pénurie de zones d’activités, industrielles ou artisanales. Une politique proactive et audacieuse dans ce domaine permettra donc de remédier à cette carence planifiée.

Indispensable maîtrise du foncier

Certaines localités, comme Vallorbe, s’y appliquent depuis longtemps: la maîtrise du foncier par les collectivités locales permet en effet à ces dernières d’optimiser leur croissance et de choisir les entreprises qui peuvent être amenées à s’installer sur leur sol, créant ce faisant des emplois et des retombées fiscales, tout en améliorant les possibilités de densification voulues par la loi. A noter que cette maîtrise calque avec certains des objectifs principaux de législature présentés par l’Exécutif urbigène en début de mandature. Sans compter le fait que la future existence concrète d’une telle structure pourra aussi exercer un effet attractif sur des entreprises qui n’exercent pas encore leur activité dans la région.

Ouverture à d’autres communes

La future SA portera sans doute le nom (encore provisoire) de «La Foncière du Nord SA». Au début, elle sera entièrement détenue par la commune d’Orbe, l’ADNV et le Speco. Après avoir réalisé sa première opération décrite plus loin (Friderici Spécial), la SA pourra aussi servir les intérêts similaires d’autres communes, ceci sans trop péjorer leur situation financière. Elle est conçue comme une structure régionale et non pas exclusivement urbigène. Si d’autres communes venaient à rejoindre la nouvelle SA pour d’autres projets, elles en deviendraient actionnaires et participeraient donc à sa gestion et à son contrôle.

Diminuer l’endettement potentiel

Dans le cas précis décrit plus loin (Friderici Spécial), la commune devra certes s’engager, mais sans devoir mettre en pièces son plafond d’endettement pour une seule opération, en conservant ainsi une marge de manœuvre pour pouvoir investir dans d’autres projets nécessaires à la collectivité. En effet, le montant total de l’investissement brut envisagé comme première opération aurait été de l’ordre de 15 millions de francs sans l’utilisation de la structure de financement et de portage et si la commune n’avait pas trouvé un partenaire privé intéressé à partager le fardeau du financement.

Le groupe Friderici va s’établir à Orbe

Ce partenaire est l’entreprise Friderici Spécial SA – transports spécialisés – qui va devoir dans un avenir proche quitter sa base historique de Tolochenaz pour venir s’établir à Orbe. Créée en 1880, l’entreprise emploie aujourd’hui environ 130 personnes à Tolochenaz et à Vernier et réalise un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 20 millions de francs dont 20% proviennent de ses 10 plus gros clients. Il ne s’agit pas d’une entreprise de transports conventionnelle: ses mouvements anticipés moyens sont de 22 sorties par jour, ce qui ne devrait pas péjorer les flux de circulation.

L’opération planifiée

Sans entrer dans tous les détails techniques de la première opération envisagée, en voici quelques aspects principaux. La parcelle no 322 que la commune veut acquérir à travers la nouvelle SA est celle qui se situe aux Taborneires derrière le siège du groupe Alvazzi et l’entreprise Hilcona. Il s’agit d’une parcelle d’une surface de l’ordre de 30 000 m2, construite sur environ 10 000 m2 de halles de diverses surfaces. Ce bien immobilier qui est actuellement à vendre appartient à la société Camion Transport SA à Wil (SG), une société en main familiale créée en 1925. La valeur estimée par les experts pour la totalité de l’objet immobilier construit est de 15 millions de francs. Les activités encore récemment menées sur cette parcelle ont été déplacées à Yverdon-les-Bains. L’idée est donc que la commune – à travers la nouvelle SA – et la société Friderici Spécial SA se partagent l’achat: la nouvelle SA acquiert le terrain pour 7.5 millions de francs alors que Friderici Spécial SA acquiert les bâtiments pour 7.5 millions de francs. La nouvelle SA se constitue immédiatement après l’achat un DDP (droit distinct et permanent de superficie) en faveur de la société Friderici Spécial SA d’une durée de 60 ans. Non seulement le terrain reste donc contrôlé par la nouvelle SA, mais lui revient en pleine propriété après l’écoulement du DDP (droit de superficie) de 60 ans. Durant toute la durée de ce dernier, une redevance annuelle de 4% est due par Friderici Spécial SA à la nouvelle SA, ce qui lui permet d’assumer ses charges financières. La commune conserve de son côté pendant toute la durée du DDP un droit de regard contractuel sur la typologie des futures activités qui pourront être exercées sur la zone. En effet, Friderici Spécial SA entend non seulement jouir des bâtiments et du terrain pour son propre usage, mais aussi en réserver environ un tiers de la surface à certains de ses clients actuels comme Matisa SA ou Bobst SA, ou TRS.

Avantages d’une première cantonale

Avec cette opération, la commune d’Orbe conforte sa place de centre économique régional et concourt au développement économique du Nord vaudois. Plus de cent personnes travaillant pour les entreprises concernées- y compris pour les clients de Friderici Spécial SA – viendront potentiellement s’établir dans la région. L’actuelle liaison ferroviaire de la parcelle sera bien entendu maintenue opérationnelle. Des synergies profitables peuvent se concevoir entre Friderici Spécial SA tel le pôle Rail-Route de Terco à Chavornay. D’autres entreprises renommées s’installeront aussi dans la zone. Une bonne nouvelle en prévision de l’arrivée du RER. A relever qu’un tel projet n’a encore jamais été développé dans le canton.

Financièrement parlant
La commune devra investir Fr. 777 000.– immédiatement dans la nouvelle SA ce qui ne péjore pas à l’excès son plafond d’endettement. En plus, elle entend compenser rapidement le coût de cet investissement par une cession de patrimoine ailleurs. La nouvelle SA devra de son côté emprunter un peu plus de 6.2 millions de francs, au travers d’un prêt cantonal LADE (loi sur l’appui au développement économique) sans intérêt – voire à fonds perdu et auprès d’un établissement bancaire contre des garanties hypothécaires usuelles. A relever enfin que cette opération est rendue possible par la mise à disposition par le canton d’une partie d’un crédit-cadre de 9 millions de francs sur 4 ans voté le 6 septembre 2016 avec entrée en vigueur le 1.1.2017 et destiné justement «à permettre une meilleure maîtrise du foncier industriel par les collectivités publiques».

Municipalité confiante

Le syndic Henri Germond se félicite au nom de l’Exécutif urbigène de pouvoir mettre en œuvre un tel projet. Il relève que «beaucoup de personnes se sont déjà penchées sur sa conception. Il s’agit pour lui d’un cas d’école, tant économiquement que techniquement. L’ADNV a non seulement participé à sa conception, mais elle en a formellement validé le contenu, qu’elle entend soumettre plus tard aux communes membres qui pourraient s’y intéresser. Et le syndic de compléter: «J’espère aussi que le Conseil communal réservera un accueil favorable à ce projet qui non seulement ménage les finances communales mais qui constitue une première novatrice à vocation régionale».

La vitrine faite de rose, de bleu et de douceurs a séduit les deux experts.

Orbe: une vitrine récompensée

Une belle surprise attendait Nadica Gjorgjieva lors de la remise des CFC de gestionnaire du commerce de détail le 3 juillet dernier. La jeune femme de 21 ans, apprentie à la boulangerie Court d’Orbe, s’est vue attribuer le prix de la plus belle vitrine. Etal qui faisait partie intégrante des examens en vue de l’obtention de son certificat.

Un thème qui sort du lot

Appliquée, Nadica a imaginé la décoration de A à Z et a collaboré avec les boulangers-pâtissiers pour la réalisation de son travail. «Ça fait depuis le mois de janvier que j’y réfléchis. J’ai finalement choisi le thème de la «baby shower» car j’aime beaucoup cette célébration qui nous vient des Etats-Unis», explique la jeune femme. «Baby Shower?» Une fête organisée par les copines d’une future maman pour célébrer l’arrivée imminente d’un nouveau-né. Un thème qui a visiblement plu au deux experts qui ont jugé son travail le 18 mai dernier. «J’étais stressée et je n’aurais jamais pensé gagner un seul prix», se remémore l’habitante de Chavornay.

La difficile langue française

Il faut dire que l’apprentissage entrepris par Nadica n’a pas été un long fleuve tranquille. «Je suis arrivée de Macédoine il y a cinq ans, j’ai dû faire beaucoup d’efforts pour apprendre le français et suivre les cours. Toute l’équipe de la boulangerie m’a beaucoup soutenue et je leur en suis très reconnaissante», confie-t-elle. La jeune femme ne va pas s’arrêter en si bon chemin. À la rentrée d’août, elle entame une maturité santé-sociale d’une durée d’un an, dans le but de se former dans le domaine médical. «Depuis toute petite, je souhaite travailler dans ce domaine, car mon père est infirmier, mais à mon arrivée en Suisse je n’avais pas un assez bon niveau de français». On lui souhaite

Urba byrinthe, un rendez-vous désormais incontournable

Orbe: Maïs féérique

Depuis le 1er juillet et jusqu’au 1er octobre, les visiteurs peuvent à nouveau se perdre dans les méandres du labyrinthe de maïs d’Urbakids. Pour cette quatrième édition, Isabelle Chapuis et Didier Schlaefli, initiateurs du projet, ont conçu et préparé deux nouveaux parcours en collaboration avec le propriétaire du terrain. Et pour que la balade soit motivante, les chemins sont parsemés d’énigmes, de petits pièges, d’animations comme le sentier pieds nus, le carrousel fait maison, la cabane de Léo Regazzoni et d’autres à venir découvrir sur place. Mais en poussant la porte verte ou la bleue, la magie opère aussi en découvrant le monde fantastique des Calengwiriths imaginé et conçu par «Sara.H & DeLaPerouze». De plus, en participant au concours, les plus jeunes pourront gagner des porte-clés et les plus grands un «œuf», œuvres des artistes sculpteurs de Mathod. Tous les vendredis de juillet et août, les lumières guideront les pas des aventuriers en nocturne jusqu’à 23 h., avec possibilité de déguster une fondue au jus de pommes.

Un sac à malices rempli d’idées

En cinq ans d’existence, Urbakids n’a cessé de grandir en notoriété et en innovation, comme la conception du labyrinthe qui se renouvelle chaque année. Et comme Isabelle Chapuis et Didier Schlaefli sont soucieux de rendre l’endroit attractif et ont des idées à profusion, ils ont même mis sur pied les balades à bicyclette depuis l’automne dernier. Ils proposent la location des vélos pour les familles et les plans des quatre parcours balisés (trois plus petits de trente minutes et le plus grand d’une heure).

Orbe: une Verte au perchoir

Dernière séance avant la pause estivale pour le Conseil communal d’Orbe jeudi passé. Avec un ordre du jour relativement chargé qui a occupé les membres du délibérant durant plus de deux heures sous la présidence ultime pour cette année de Philippe Cochard. Plusieurs préavis ont été déposés par l’exécutif, qui concernent, entre autres, une demande de crédit pour des travaux de remplacement de tableaux électriques des stations de relevage, ainsi qu’un diagnostic du réseau des eaux claires et des eaux usées restant à effectuer, ou encore des travaux de sécurisation du Temple et un changement de chaudière doublé de l’aménagement de w.c. publics. Une transformation des locaux pour le personnel PPLS est aussi à l’ordre du jour au Collège du Grand-Pont et à Montchoisi. Les commissaires devront sans doute œuvrer pendant les vacances scolaires pour se déterminer sur tous ces sujets. De même qu’en ce qui concerne les statuts et l’organisation de la nouvelle association scolaire intercommunale ASIOR, dont on a appris que l’élaboration était pratiquement terminée. Le plat de résistance concernait les comptes et la gestion de l’exécutif pour l’année 2016. Ces derniers points n’ont pas donné lieu à de longues discussions.

Comptes 2016

Pour mémoire on rappelle que l’exercice 2016 s’est révélé nettement meilleur que prévu, faisant apparaitre un déficit de Fr. 998 000.– en lieu et place des 1.7 million de francs escomptés, ceci après enregistrement de certaines reprises de provisions comptables qui concernaient des exercices précédents, dans le but d’offrir une vision assainie et plus facilement lisible du bilan de la commune. C’est à l’unanimité que les comptes et la gestion communale pour 2016 ont été acceptés.
Contrôle des associations intercommunales
Au niveau du contrôle de la gestion, la question s’est posée – comme dans d’autres localités – de l’accès d’une commission de gestion ou des finances aux comptes d’une association intercommunale dont fait partie la commune et qu’elle finance régulièrement. Après avoir consulté la préfecture, le syndic Henri Germond a expliqué que ces associations, financées par les deniers publics étaient en principe toutes des personnes morales de droit public. Et qu’à ce titre, les détails de leur résultat et de leur fonctionnement sont publics de principe et d’intérêt public. Dans ces conditions, les comptes seront désormais communiqués aux commissions compétentes du Conseil qui en feraient la demande.

Un crédit de Fr. 244 000.– a été accepté à l’unanimité pour le réaménagement de la chaussée aux Remparts Sud. Une participation de VO Énergies devant encore être décomptée de ce total.

Protection civile

L’adhésion à la nouvelle ORPC du Jura Nord vaudois n’a soulevé aucune objection, de même que la dissolution de l’organisation existante et le transfert de ses actifs à la nouvelle organisation. En fin de séance, Regula de Souza (Les Verts) est intervenue au nom de la CISEROC pour rappeler à quel point, grâce aux nouveaux locaux de la rue de la Tournelle, l’association rencontrait un succès toujours croissant, notamment avec ses ateliers CV, ses cours de langue française pour étrangers ou encore ses cours de naturalisation et ses contacts du jeudi matin, qui rassemblent de plus en plus de monde.

Nouvelle présidente

En vertu des nouvelles dispositions légales, l’élection de la présidente du Conseil pour l’année à venir a pu se dérouler de façon tacite : puisque seule une candidate a été présentée à cette charge par son groupe, la conseillère des Verts Natacha Mahaim Sidorenko. C’est donc à l’applaudimètre et non plus au nombre de bulletins recueillis que cette dernière aura pu mesurer la popularité de sa candidature. Le traditionnel passage de la clé de la cité a eu lieu après la séance devant l’Hôtel de Ville.

L’arrière de la «boutique» Guignard sur la rue des Remparts.

Orbe: faillite Guignard, offres insuffisantes

La vente aux enchères des propriétés de la masse en faillite du groupe Guignard n’a pas satisfait la Banque Cantonale Vaudoise, qui passe désormais de créancière à propriétaire des lieux.

A l’ouverture de la séance, la présidente de l’Office des faillites, Sabine Jamois, a fait savoir que l’on n’allait pas scinder les trois parcelles en vente (à la Grand-Rue et la rue des Remparts), mais que le tout ferait l’objet d’un seul lot d’une valeur de 1,67 million de francs.

Après avoir décliné la procédure de la mise, les enchères débutaient avec deux offres. Une personne privée d’Oron offrait Fr. 700 000.– puis une gérance immobilière urbigène proposait Fr. 900 000.– avant que la représentante de la Banque Cantonale Vaudoise n’intervienne et fasse valoir la valeur de base (1,670 Mio). Comme personne n’a renchéri, la BCV est devenue propriétaire du lot. Selon sa représentante, la banque n’a pas l’intention d’exploiter le lieu, mais mettra le lot à nouveau en vente, en bloc ou en séparant les parcelles.

En état lamentable

L’issue de cette vente aux enchères n’a pas surpris la déléguée de la société urbigène présente qui pouvait comprendre que la BCV tente de perdre le moins possible d’argent sur cette opération. Elle n’a pas caché non plus qu’elle pourrait entrer en matière selon les prétentions prochaines de la Banque Cantonale.
A propos de la visite des locaux, plusieurs personnes ont déploré l’état catastrophique dans lequel ils ont découvert le site, au milieu du mois de mai dernier. «Les laboratoires et le magasin ainsi que le restaurant étaient dans un tel état qu’ils n’incitaient pas à l’achat.

En effet, des flaques d’eau jonchaient le sol, comme de la sciure qui était sensée masquer les infiltrations diverses. Le reste comme le matériel et les vestiaires étaient laissés à l’abandon. C’est dommage, car la visite du bâtiment principal aurait permis d’imaginer un commerce en son rez et plusieurs appartements dans les étages pour autant que le futur propriétaire concède des aménagements», nous disait un intéressé.

Face à cette réflexion, la présidente de l’Office des faillites admettait volontiers ces remarques, mais ajoutait que son bureau n’avait pas les Fr. 20 000.– qu’il était nécessaire de dépenser pour rendre les locaux plus attrayants! C’est dire que la vente est reportée et cela est dommageable pour le centre-ville d’Orbe qui a besoin d’être dynamisé par un commerce attractif. Il s’agira donc d’être patient!

Les bénévoles avec Barbara Baudat, Christina Lüthi, Frédéric Goedecke, Christine Sanchez et Nanou Lennert.

Orbe: 20 ans déjà pour les Cartons du coeur !

C’est à l’initiative de Jacques Michaud que cette institution a vu le jour à Orbe. A l’heure où cette personnalité remettait sa droguerie qu’il a tenue pendant 40 ans, il prenait l’initiative d’occuper ses jours en donnant un coup de main aux Cartons d’Yverdon.

A l’époque, il s’agissait de livrer des vivres aux gens qui le demandaient. Se rendant compte que de nombreuses personnes de notre région sollicitaient ce service, il décida de créer une antenne à Orbe. En compagnie de feu Jean-Jacques Beauverd, le service à domicile perdurait quand bien même les personnes se voyaient offrir la possibilité de venir choisir les produits nécessaires dans un hangar à la Grand-Rue. Tout cela sous la présidence de Monique Geromini. Ensuite, les Cartons trouvaient un local à la rue Sainte-Claire avant d’être déplacés plus tard dans les anciens bureaux des Moulins Rod où ils se situent actuellement.

Merci à tous

L’antenne d’Orbe dessert 19 communes du haut de l’ancien district d’Orbe. Elle est ouverte le mardi de 16 h. 30 à 18 h. et la clientèle, recommandée par différentes institutions sociales, peut venir se servir gratuitement toutes les quatre semaines. L’association bénéficie de suffisamment de dons de groupements ou de privés pour faire ses achats, notamment dans les locaux de la Fédération vaudoise installés également à Orbe.

On relèvera aussi l’apport des «Tables Suisses» qui alimentent les antennes de légumes et de fruits comme il faut mettre en exergue la récolte de produits alimentaires des écoliers de la région.

Au terme de ces 20 ans d’activité, le comité tient à remercier toutes les personnes qui se sont dévouées pour le fonctionnement de l’antenne et celles qui ont ou qui donnent de quoi faire vivre cette association exemplaire.

Jean-Marc Ducotterd, René Amstutz, Jacqueline De Quattro, Myriam Schertenleib, Henri Germond et Christian Mojonnier.

Orbe: enfin des gouilles pour les grenouilles

Pour reprendre la phrase de René Amstutz de Pro Natura, un des partenaires du projet de renaturation du ruisseau des Vouattes à Orbe, dans son discours.
A l’occasion de la Fête de la Nature samedi passé et en présence de Jacqueline de Quattro, la ministre vaudoise de l’environnement, le retour à la nature de ce ruisseau au nord-est d’Orbe a été inauguré après 3 ans d’études et quelques mois de travaux. Il y a une volonté cantonale de redonner un meilleur équilibre écologique partout où cela est possible. Le syndic, Henri Germond a souligné l’engagement de la commune urbigène pour ces projets. Deux cent mille francs payés à 95% par le Canton ont été nécessaires.

Retour du petit sonneur

Pro Natura, et son groupe «batraciens» ont amené leur expertise pour améliorer l’habitat du petit sonneur à ventre jaune qui a besoin de gouilles. Ces nouvelles gouilles sont déjà pleines de têtards; le caloptérix (une libellule) et le bruant ne devraient pas tarder. Des truites ont été aperçues dans le ruisseau. Des tas de cailloux ou de branchages, même si cela ne fait pas propre pour certains, sont indispensables pour certaines espèces. Plusieurs panneaux didactiques expliquent les différentes caractéristiques de ce ruisseau.
Jacqueline de Quattro a pour sa part expliqué l’importance de préserver les espaces naturels pour conserver l’attractivité du canton. Il y a actuellement plusieurs projets importants de renaturation, le delta de la Broye, la Thièle. La suite du ruisseau des Vouattes a été mise à l’enquête, cela créera un couloir naturel pour la faune, entre la Plaine de l’Orbe et le massif du Jura.

La cérémonie d’inauguration, entrecoupée d’averses, s’est déroulée avec les différents responsables du projet et une grande partie du service de la voirie qui y a beaucoup travaillé.

Les dix nouvelles résidences des Jardins de la Poudrière.

Orbe: les Jardins de la Poudrière, un nouveau quartier qui a des idées

Le projet, issu d’une collaboration entre les sociétés DVSN, Valgérance et le bureau RDT54, est aussi décrit comme une PPE à ciel ouvert. Le nouveau petit lotissement des Jardins de la Poudrière affiche des idées novatrices; outre un chauffage à distance à pellets et des panneaux photovoltaïques intégrés aux tuiles, l’électricité produite in situ sera achetée par les propriétaires et alimentera le pot commun de la PPE. Les habitats seront dotés d’un système intelligent permettant de gérer les différents domaines de la maison: sécurité, communication, confort. Des tableaux de bord interactifs et connectés permettront à chacun de surveiller ses consommations énergétiques, par exemple.

Atypique à Orbe

Qualifié d’atypique par le concepteur du projet, Johann Lachat, le nouveau quartier se distingue par un réseau de sentiers desservant les logements. L’absence de voitures à proximité immédiate des maisons et les espaces extérieurs libres de clôtures permettront une perméabilité des circulations. Un concept qui favorisera les rencontres entre habitants tout comme les jardins potagers pensés eux aussi dans le but de rassembler les familles.

De nouveaux Urbigènes

Le site accueillera autant les familles de la région que d’autres, plus citadines. Celle contactée par l’Omnibus se réjouit d’emménager à Orbe, dont elle est «tombée en amour»: «on aime cette ville charmante avec tout à proximité et tout à pied». Elle ajoute avoir eu un vrai coup de coeur pour le concept du quartier: «sans voiture, une petite communauté dans la verdure».

Presque un écoquartier…

Attentif à sa consommation énergétique, propice à la création de lien social avec une PPE envisagée comme une communauté solidaire, le lotissement a des arguments en faveur de la durabilité. La biodiversité ne sera pas en reste, car l’abattage des vieux fruitiers sera compensé par la plantation d’un nouveau verger et d’arbustes indigènes. Une prairie fleurie permettra aux nouveaux et nombreux bambins d’apprécier les joies de la campagne en ville…

Climat plus triste que les comptes!

Orbe: un exercice 2016 meilleur que prévu

En déposant les comptes 2016 à l’examen de la commission des finances lors de la séance du Conseil de la semaine passée, le syndic Henri Germond a relevé que «la commune a enregistré en 2016 un résultat financier meilleur que prévu. Alors que le budget prévisionnel comportait un déficit de Fr. 1 700 000.–, ce dernier se monte finalement à Fr. 232 000.–. Un résultat qui s’explique principalement par des investissements moins importants que prévus, des taux d’intérêt toujours particulièrement bas, des dépenses bien maîtrisées dans le ménage communal en général et des charges moins importantes que prévues dans des secteurs comme ceux de la Petite enfance (Fr. 450 000.– de moins), la Police Nord vaudois (Fr. 50 000.– ) et des Ecoles primaires et secondaires (Fr. 160 000.–).

De plus, lors du bouclement, une partie des réserves comptables existantes a été utilisée pour diminuer les pertes des années 2013 et 2014, soulageant d’autant la perte comptable reportée». À relever aussi que la dette a reculé pour la première fois en dix ans pour s’établir à 76 millions de francs. Ces comptes seront soumis au vote lors de la séance du 29 juin.

Rénovations urgentes

Le Conseil a également adopté deux crédits de Fr. 65 000.– et Fr. 330 000.– respectivement pour la remise à neuf d’un appartement locatif communal, qui n’a fait l’objet d’aucun travail d’entretien depuis 20 ans, et pour les locaux destinés au nouveau siège de l’ORPC du Jura Nord vaudois. S’agissant de l’appartement, Fanny Naville, au nom du groupe socialiste, a soutenu deux amendements de Jean-Marc Bezençon visant à ce qu’une rénovation complète soit entreprise – acceptée finalement par le Conseil et à ce que le loyer ne soit pas augmenté après la rénovation –refusé à une très large majorité par le Conseil.

Réponses municipales

Dans une réponse circonstanciée à l’interpellation Corinne Authouart-Piguet et Renaud Kern concernant les prestations des transports publics de la ligne Orbe-Chavornay, qui n’a fait l’objet d’aucune discussion, l’exécutif a encore précisé que le trafic marchandises ne s’est pas intensifié sur la ligne, que le report actuel du rail à la route durera encore «jusqu’en 2019 si tout va bien» et qu’un projet provisoire de sécurisation de la halte des Moulins est en préparation.

À relever enfin que les Verts ont complété leur groupe par l’entrée en fonction de Chloé Michoud, qui a prêté serment en début de séance.

Conakry

Orbe: Mohamed Bangoura renvoyé hier soir à Conakry

Malgré de nombreuses démarches de dernière minute de la part de ses soutiens urbigènes, on a appris que Mohammed Bangoura avait été renvoyé mercredi soir 26 avril, en début de soirée à Conakry, par vol spécial (détails et réactions dans notre édition du 5 mai)

Les immeubles projetés

Orbe: une résidence pour les seniors Rive droite

Dans un communiqué, la commune d’Orbe envisage la création d’un projet « rive droite », qui va permettre de développer une soixantaine d’appartements protégés de 2,5 à 3,5 pièces pour les gens âgés. Devant le vieillissement de la population, la commune veut augmenter son offre dans un canton qui est en retard par rapport au reste de la Suisse. Vaud ne pointe qu’en 20e position (sur 26 cantons) dans la mise à disposition de lits d’EMS.

Au bas de la ville, mais proche du futur centre commercial de Gruvatiez, ce complexe de trois immeubles sera assez peu éloigné du centre-ville grâce à une passerelle qui enjambera l’Orbe. Un quartier qui sera aussi desservi par l’Urbabus. En outre, la future permanence médicale pourrait prendre place au rez de l’un de ces immeubles qui seront aménagés de façon à faciliter leur accès et d’utilisation aisée pour les seniors. En outre, une surveillance médicale 24 heures sur 24 est assurée dans les appartements protégés.

Mercredi 12 avril

Ce projet constitue une nouvelle pièce du puzzle urbanistique visant à assurer le développement pérenne de la commune pour ces prochaines décennies. Propriétaire du terrain, la ville devra cependant obtenir du canton le droit de construire ces appartements en zone industrielle, comme cela s’est fait ailleurs dans le Pays de Vaud. Pour en savoir davantage sur ce projet, il s’agira de vous rendre le mercredi 12 avril à 19 heures à l’Hôtel de Ville où des panneaux explicatifs et différents intervenants répondront à vos questions.

Le commandant Turin, entouré des présidents Goldenschue et Vidmer.

SDISPO: pas de souci d’effectif

C’est devant une assistance nombreuse que le commandant du SDISPO, Pascal Turin (Chavornay), a présenté le rapport d’activité 2016 de son corps. Ce Service de Défense Incendie et Secours de la Plaine de l’Orbe réunit 17 communes ou villages, de La Praz à Vuiteboeuf et de Baulmes à Corcelles-s.-Chavornay. Le département DPS (Détachement de Premier Secours) est cantonné à Orbe et dispose de 7 DAP (Détachement d’appui) qui se trouvent à Baulmes, Bavois, Bofflens, Chavornay, Croy, Orbe et Rances. 252 sapeurs et 22 recrues composent le bataillon qui est intervenu à 96 reprises, l’an passé. On notera que le village d’Essert-Pittet a intégré le centre, suite à sa fusion avec Chavornay. On notera que le budget du SDISPO est proche du demi-million de francs.

Corps de jeunes sapeurs en vue

Au niveau de l’Etat-Major, un seul changement est intervenu. Après 20 ans de service, Antonio Sanchez (Montcherand) a démissionné de son poste de quartier-maître qui a été repris par Olivier Agassis (Bavois). Le comité directeur est présidé par Philippe Goldenschue (Corcelles) alors que Thierry Vidmer (Valeyres) est en charge du bureau du conseil intercommunal. Le Major Turin a souligné l’engagement sans faille de ses troupes et se réjouissait de constater que cette région ne souffrait pas d’un manque de personnel, contrairement à ce que l’on observe dans d’autres parties du  canton. Si l’objectif de cette année est de ne pas connaître d’accident dans l’activité, il faut relever qu’un corps des jeunes sapeurs-pompiers (enfants) verra le jour en juillet prochain.

Des nuits à observer

Pour sa part, Alexandre Cavalli a présenté l’ASPO (Association des Sapeurs-Pompiers d’Orbe), en précisant qu’elle est désormais ouverte à tous les pompiers, actuels ou anciens, du SDISPO. Son activité vise à suivre l’évolution du métier, à préserver les véhicules historiques ou à faire preuve de solidarité avec les équipes actuelles. Enfin, le conseiller national Jacques Nicolet s’est réjoui de savoir le SDISPO en pleine forme.

Au cours de sa présidence du Grand Conseil, il a pu apprécier le travail des gens qui veillent à notre sécurité, en passant plusieurs nuits aux côtés des gardiens de prison (EPO), des gendarmes, du corps médical au CHUV, du service des routes ainsi qu’auprès des pompiers professionnels de Lausanne et d’ambulanciers. Il a remercié toutes ces personnes pour le dévouement au service de la population qui n’apprécie pas toujours à sa juste de valeur le travail fourni par ces femmes et ces hommes.