Sophie Weber-Bovay

Montcherand : une dame s’en va

Sophie Weber-Bovay

Sophie Weber-Bovay

Sophie Weber-Bovay a fait part de sa démission de municipale, responsable des finances, des écoles et de l’informatique. A quarante ans avec trois petits enfants, sa charge était devenue trop conséquente.

En plus, elle a décidé de réorienter sa carrière professionnelle. A l’exécutif depuis 2003, lorsqu’elle avait succédé à Christian Oulevay, elle a également œuvré dans les domaines du social et des déchets.

De ses sept années passées à la Municipalité, elle gardera un bon souvenir même si elle quitte son poste avec un peu de tristesse. Elle concède avoir appris beaucoup de choses et fait de belles rencontres.

Sophie ajoute encore que le fait d’être deux femmes dans un exécutif est un avantage (Patricia Hiertzeler a succédé à Marianne Gaillard à la Municipalité de Montcherand) car les sensibilités sont différentes de celles des hommes et la solidarité féminine permet de mieux supporter les «malices masculines».

Sa démission prendra effet au 30 juin prochain et l’élection complémentaire est fixée le 13 du même mois.

Montcherand : à toute vapeur

Une infime partie de la collection

Une infime partie de la collection

Son père en possédait une, une machine à vapeur miniature acquise en 1936 chez Matthey jouets à Vallorbe, un objet technique qui, dans les jeunes années de François Viret divertissait père et fils.

Par la suite, le jouet fut relégué au galetas parmi bien d’autres objets hétéroclites.  Puis un jour le souvenir de ces moments ludiques refait surface, et la machine à vapeur sort de l’oubli pour amuser et stimuler les prémices d’intérêt de François Viret et son fils Benoît.

C’est dans la période des années 80, qu’il découvre chez un antiquaire une vieille machine à vapeur très mal en point, et de décider de l’acquérir afin de tenter de la remettre en état de fonctionner.

Après cette expérience passionnante et réussie, l’envie d’acquisition de machines à vapeur anciennes se fait jour, particulièrement à ses débuts pour pratiquer la restauration de ces engins rugissants, afin de leur redonner vie.

De fil en aiguille, la passion se fait plus forte, et débouche sur la recherche de trouvailles opportunes, et l’achat de nouvelles pièces découvertes de brocantes en marché «internet» permet de compléter au cours du temps une collection  étonnante. Un nombre de machines à vapeur qui avoisine actuellement une huitantaine de pièces, qui va de la locomotive au rouleau compresseur et une quantité de machines à vapeur de toutes sortes, réparties de manière exubérante dans toute la maisonnée.

Les premières machines à vapeur miniaturisées n’étaient pas des jouets, mais utilisées pour faire la démonstration de l’utilisation de la force vapeur chez les industriels. Très rapidement  la branche du jouet a trouvé un créneau, qui a permis de développer les trains miniatures, voir des rouleaux compresseurs, et, naturellement les machines à vapeur pour faire fonctionner toutes sortes d’objets techniques.

Les marques principales sont : Doll, Falk, Mecano, Märklin et Plank. Les premières machines à vapeur fabriquées étaient à chaudière verticale, ensuite, vers 1920, la formule de chaudière horizontale est venue plus à la mode.

François Viret avoue qu’il est toujours plus difficile de trouver de nouvelles pièces de qualité qui sortent de l’ordinaire, avec la quantité d’objets déjà recueillis ; il se retrouve fréquemment avec des découvertes qui représentent des «doublons», de plus les prix du marché dans le domaine ont pris l’ascenseur.

A cet effet, il a pris l’option de se lancer dans la création et fabrication de machines à vapeur pour étoffer sa collection (photo), certaines créations lui ont demandé plus de cent heures de travail. Dans cet engouement, il a, avec son fils Benoît, acquis et mis en fonction une locomotive à vapeur autrichienne de 1900 «Krauss» qui paraît petite, mais  avec une force de traction pour un convoi de six enfants.

Actuellement, le duo père et fils se lance dans la construction d’une nouvelle locomotive deux fois plus conséquente, et François Viret de dire d’un air malicieux, l’avenir est assuré pour bien quelques heures d’occupation captivante.

Photo Alain Michaud

Montcherand : imposante stabulation libre

Stabulation à l’état d’ossature

Stabulation à l’état d’ossature

C’est grâce à l’association de deux jeunes paysans progressistes de Montcherand, qui ont la volonté de vouloir vivre de leur beau métier, et de lutter dans un marché laitier toujours plus rude, que Claude Martin et Bertrand Gaillard ont pris l’option de bâtir   ensemble une stabulation libre, une construction dernier cri.

Une quarantaine de personnes représentées par une délégation des autorités locales, Jean-Michel Reguin syndic et Patricia Hiertzeler municipale, des maîtres d’état qui ont œuvré dans la construction, des connaissances du monde paysan ainsi que des familles concernées, ont participé à la verrée inaugurale de cet imposant bâtiment.

A titre technique, une construction de 39 mètres de longueur, 33 de largeur et d’une hauteur de 9 mètres au faîte. Une salle de traite semi-automatique qui réceptionne douze vaches en même temps, avec la possibilité d’augmenter la réception de traite à 16 places.

La stabulation peut recevoir 64 vaches et une vingtaine de veaux, et des surfaces complémentaires prévues pour recevoir les bêtes qui mettent bas, ainsi que pour neutraliser celles qui seraient malades.

Une assistance automatique sur ordinateur pour la nutrition et le suivi sanitaire de chaque bovin. Un magnifique outil de travail qui va permettre une véritable rationalisation dans l’ouvrage de l’élevage.

Photo Alain Michaud