La journée des vendanges de l’amitié chez Valérie Marendaz.

Mathod : les déclinaisons du partage aux vendages chez Valérie Marendaz

En cette période de vendanges, j’ai eu l’occasion d’en avoir un petit aperçu en les vivant de l’intérieur: une matinée de taille de pinot blanc au Domaine du Moulin de la famille Gass et la cuvée de l’amitié à la Cave de la Combe chez Valérie Marendaz.

Même si la taille est un effort physique pénible, il règne au sein des rangs une ambiance conviviale où les discussions fusent et survolent des sujets divers, de la vie du village à la destination des prochaines vacances. Du reste, les habitués se réservent des disponibilités pour revenir. Mais c’est aussi et avant tout le partage d’une passion, de faire découvrir des produits, des savoir-faire, d’ouvrir généreusement les portes de la cave et d’offrir un aperçu du travail de la vigne en mettant la main à la pâte.

Autant au Moulin qu’à la Combe, les avis sont unanimes : la météo a été clémente du début à la fin de la récolte et la cuvée 2017 sera une bonne année, même si la grêle a fait plus de dégâts sur les terrains de Valérie Marendaz.

Cette dernière garde le sourire et sa motivation quand son chasselas affiche 85 degrés oechslés, entre autres.

Dorénavant, les dégustations, qui sont le sommet de l’iceberg, auront une autre saveur, avec le respect qu’il se doit pour tout le labeur qui se trame en amont.

Le groupe Cor des Alpes du Nord vaudois, Marceline Guidoux et Patrick Villemin, entouré de la Municipalité, de gauche à droite: Dominique Meier, Philippe Veuve, Eliane Piguet, syndique, Pascal Marendaz, manque Janique Tissot-Dit-Sanfin.

Mathod: conforme aux exigences actuelles et futures

C’est avec beaucoup de fierté, d’émotion et avec un soupçon de soulagement aussi, qu’elle a coupé le cordon afin de réunifier la vie villageoise. Reste à savoir si les commerces, qui ont tiré et tirent la langue retrouveront une fréquentation plus abondante afin d’éviter des fermetures définitives.
Défi relevé
En treize ans, la circulation a presque doublé. En conséquence, les objectifs de la rénovation étaient de sécuriser le chemin piétonnier, modérer les vitesses et assainir le bruit routier. Le «nouveau» pont du Mujon requerra peu d’entretien et son revêtement phonoabsorbant réduit de moitié les nuisances sonores liées au trafic. En étant plus large que long, il facilite le croisement des véhicules et les piétons bénéficieront de trottoirs généreux de part et d’autre. Dorénavant, il pourra supporter le passage du trafic actuel, des camions de 40 tonnes ainsi que de convois exceptionnels de 240 tonnes.

Avec une semaine d’avance sur les prévisions, le pont du Mujon est à nouveau ouvert à la circulation depuis samedi dernier. Après quatre mois de travaux, les autorités ont invité la population à l’inauguration afin de récompenser leur patience. L’ouverture des festivités s’est faite au son des cors des Alpes, Marceline Guidoux et Patrick Villemin, représentant le groupe Nord vaudois. Les discours des autorités et des différents partenaires, RS Ingénieurs et le bureau d’architecte Jaquier-Pointet, ont surtout été axés sur les remerciements envers les ouvriers de l’entreprise Ernest Gabella qui ont travaillé d’arrache-pied pour que la construction soit menée à terme et dans les temps. Eliane Piguet, syndique, ainsi que ses collègues municipaux, ont dû faire face, tout au long de la fermeture de la route, à une multitude de questions, réflexions et remarques aussi régulières que l’eau qui coule sous le pont, selon leurs dires. Pour certaines personnes, la déviation leur a offert une belle découverte régionale.

Daniel Marendaz, faisant déguster son Impérial Brut primé.

Mathod: les bulles en or de Daniel Marendaz

Depuis plus de trente ans, Daniel Marendaz plante, soigne, récolte, vinifie, invente et se passionne pour les bulles. Après une formation assez rapide acquise dans les terres de la Champagne, il a décidé que le Nord vaudois serait une terre propice à l’élaboration de vins mousseux. À cet effet, il a choisi et planté plusieurs cépages spécifiques, dont le chardonnay pour les bruts.

Et c’est précisément avec son «Brut Marendaz Impérial Méthode Traditionnelle» que l’artiste de Mathod vient de remporter une médaille d’Or au Grand Prix du Vin Suisse, se classant en plus de cela 2e de la catégorie des vins mousseux. Une consécration supplémentaire pour le «manipulateur» de mousseux, puisque c’est ainsi que l’on nomme les tourneurs de bouteilles spécialisés. «En méthode traditionnelle, nous sommes une petite poignée en Suisse à produire des mousseux, dont, en fait, deux en Suisse romande» explique Daniel Marendaz, qui consent volontiers à rappeler les étapes de la vinification traditionnelle.

La méthode traditionnelle

Après un pressage sévère, duquel on retranche la tête et les queues de vendanges, le vin passe plusieurs mois en barriques pour qu’il puisse respirer. Ensuite, il est mis en flacon et capsulé, puis il dort sur lattes pendant quatre ans. Pendant cette période, il va développer ses arômes. Au terme de ce processus, on renverse les bouteilles sur la tête pour les faire dégorger et pour que le reste des levures soit bloqué en position basse en bas. On élimine alors toutes les impuretés, puis on insère la fameuse «liqueur d’expédition ou de dosage», un extrait de vins qui va donner au mousseux ses caractéristiques finales.

Après le bouchonnage final, le cru est prêt à la commercialisation. «Même si on peut garder du mousseux longtemps, il faut en principe le boire assez rapidement», précise Daniel Marendaz. Et pas de doute que, lorsqu’on admire ses bulles, on n’a guère envie de patienter pour les goûter.

Une sorte d’AOC?

Sous l’impulsion de Daniel Marendaz, en accord avec l’OVV et avec le soutien financier de Swiss Wine, une Charte des producteurs de mousseux méthode traditionnelle est en cours d’élaboration. Elle conduira, en 2015, à une nouvelle appellation originale réservée aux producteurs en question et qui les différenciera clairement des autres. Le terme de Champagne est prestigieux, mais protégé. Le terme actuel de Mousseux recouvre de façon trop large des productions très dissemblables. On pourra lever un peu plus du voile prochainement sur ce premier pas vers une reconnaissance institutionnelle.

Les trois premiers rois et leurs reines, de gauche à droite Brice Marendaz, François Vidmer et Léonard Thonney.

Mathod: les Laboureurs couronnent leurs rois

Les trois premiers rois et leurs reines, de gauche à droite Brice Marendaz, François Vidmer et Léonard Thonney.

Les trois premiers rois et leurs reines, de gauche à droite Brice Marendaz, François Vidmer et Léonard Thonney.

L’Abbaye des Laboureurs de Mathod figure parmi les abbayes vaudoises dites «récentes». Fondée en 1805 sur les vestiges de l’ancienne et noble Abbaye des Mousquetaires datant de 1769, elle suivait de peu l’entrée du canton de Vaud moderne dans la Confédération et la nécessité, pour ses habitants ayant retrouvé liberté et confiance, de redynamiser la vigilance armée chez les jeunes.

Plus de deux cents ans plus tard, la tradition perdure chez les Casse-poux: on n’y change pas le rite bisannuel d’une virgule. Lors du couronnement des rois de l’édition 2013 qui a eu lieu samedi soir, l’abbé-président Jean-Philippe Décoppet s’est réjoui du nombre important de tireurs et du suspense qui aura été total jusqu’à la dernière minute.

Il a laissé la parole au responsable des tirs David Caillet, qui a proclamé les rois suivants: à la cible Société, 1er Grand Roi Brice Marendaz, 2e roi François Vidmer, 3e roi Léonard Thonney; à la cible Rosset, 4e roi, Germain Favre et à la cible Tournante, 5e roi, Thierry Thonney. Près de 110 cartes de tirs sont revenues au contrôle, une belle affluence pour une fête réussie qui a commencé sous les nuages, mais s’est poursuivie sous le soleil.

Photo Olivier Gfeller

Sylvain Ehinger et Pascal Girod, les maîtres des lieux.

Mathod: professionnalisme et convivialité

Sylvain Ehinger et Pascal Girod, les maîtres des lieux.

Sylvain Ehinger et Pascal Girod, les maîtres des lieux.

La passion de la musique, un bon partenariat et des savoir-faire complémentaires sont à l’origine de Pixelsound. Le studio d’enregistrement, situé au centre de Mathod, est ouvert à tous, tant aux professionnels qu’aux amateurs désireux de fêter un événement en chansons.

Sylvain Ehinger, informaticien, et Pascal Girod, électronicien, se sont associés avec Patrick Matthey pour concrétiser leur projet. Ces trois passionnés de musique ont mixé leurs expériences, leurs connaissances afin d’offrir un service optimal. Depuis novembre dernier, ils se sont familiarisés avec leur matériel et les locaux pour pallier les imprévus techniques.

C’est donc avec une certaine confiance qu’ils ont assuré l’inauguration des lieux le week-end dernier en proposant au public une visite guidée et des showcases variés : Thierry Romanens, auteur-compositeur-interprète, de la musique classique avec Duo Nova ou encore Coralie Ehinger et son thérémine, un des plus anciens instruments de musique électronique. Et si l’artiste souhaite faire une pause entre deux prises, tout est prévu pour son confort : petit salon de repos, cuisine et même quelques parties de jeux vidéo.

Photo Mary Lucchino

Raphaël Vindayer, son épouse et ses parents.

Mathod: la fabuleuse histoire de «Bouba douceurs»

Raphaël Vindayer, son épouse et ses parents.

Raphaël Vindayer, son épouse et ses parents.

Raphaël Vindayer «Bouba Douceurs» et sa famille dans la nouvelle boulangerie-pâtisserie-confiserie au centre du village de Mathod avec leur pain «La Mathod» et les appétissants macarons chocolat (noir, au lait et blanc).

Dans l’ancien bâtiment communal qui abritait l’abattoir et le congélateur ainsi qu’un appartement et comble rénové est née la magnifique boulangerie avec son laboratoire de 70 m2 et tout un matériel neuf: four à 4 étages, une étuve pour faire lever 32 kg de pâte; une façonneuse à baguettes; une bouleuse à petits pains et un pétrin pour fabriquer 80 kg de pain en une seule fois.

Sept sortes de pain (farine complète, noir, blanc, mi-blanc, baguette). Préparation de sandwichs à la viande séchée, au jambon ou au salami et croissants, pain au chocolat, gros pain au sucre… voici une partie de la vitrine.

Le projet d’ouvrir sa boulangerie et l’envie de rester au village germent depuis quelques années, mais il n’y a pas de local à disposition. Finalement la commune propose l’aventure à Raphaël Vindayer qui a déjà 12 ans d’activité à son compte. Maintenant c’est l’affaire de toute une famille, et tous sont à l’ouvrage avec la collaboration de deux boulangers qui oeuvrent de 2 h. à 10 h. du matin.

Le rêve devient réalité

Regardez un pain: c’est l’histoire de l’humanité que vous contemplez. A la base de notre alimentation depuis des millénaires, il est le témoin privilégié de l’histoire des civilisations. Symbole spirituel, il accompagne les fêtes et les rites religieux.
Si l’on s’en tient à la définition du Petit Robert, voilà ce qu’est un PAIN : aliment fait de farine, d’eau, de sel et de levain, pétri, fermenté et cuit au four.
Un commerce bienvenu

Un condensé de simplicité, de sourires, de plaisir, de partage et d’encouragements pour en faire un lieu de rencontre. C’est une belle réussite pour tous les habitants de Mathod qui se réjouissent de cette nouvelle destinée.

Actuellement, bien des villages alentour perdent leurs commerces, leurs bistrots et leur Poste, alors, il faut avouer que cela fait plaisir d’avancer autrement.

L’envie d’évoluer est toujours présente et l’aventure n’est pas près de s’arrêter!

Horaires d’ouverture
7 / 7 jours de 6 h. à 12 h. 30 et de 15 h. 30 à 18 h. 30.
Fermé le dimanche après-midi et le lundi après-midi.
Pour vos commandes et livraisons: 024 459 10 00.

Photo Serafina Tumminello

Depuis la gauche, Roger Augsburger, syndic et les municipaux, Amadio Santacroce, Janique Tissot, Eliane Piguet et Christian Rochat.

Mathod: un avant-goût d’eau au Conseil

Depuis la gauche, Roger Augsburger, syndic et les municipaux, Amadio Santacroce, Janique Tissot, Eliane Piguet  et Christian Rochat.

Depuis la gauche, Roger Augsburger, syndic et les municipaux, Amadio Santacroce, Janique Tissot, Eliane Piguet
et Christian Rochat.

Ce dernier lundi d’octobre, la population est venue nombreuse à la séance d’information publique concernant les nouveaux règlements des eaux. Roger Augsburger, syndic, a présenté la situation financière actuelle de l’eau, ainsi que le principe fédéral de causalité et d’auto-financement imposant que dorénavant les charges soient couvertes par les taxes (et non plus par les impôts comme jusqu’alors).

Monsieur Duarte, ingénieur civil de Mauler SA, ayant participé à l’élaboration de ces nouveaux règlements, fait alors un exposé très complet et vivant de cette nouvelle répartition plus équitable des charges. Ces règlements fourniront des critères objectifs de mesure. On payera ce que l’on consomme. Christian Hoenger du SESA rappellera à l’assemblée les points de droit.

Certes l’eau coûte cher, très cher et elle est indispensable. L’entretien des installation est onéreux. De plus, c’est le long terme qui doit être pris en compte. Actuellement, seule une petite part de la facture de l’eau est prise en charge par les taxes, un solde important est couvert par les impôts. Cela contrevient au droit fédéral actuel et ne peut durer. Des taxes fixes et forfaitaires sont prévues. Bien sûr, cela signifie une augmentation notable de ces dernières. Les impôts de leur côté ne diminueront pas, précise le syndic.

On patauge face aux nouveaux règlements des eaux!

La salle est déjà quelque peu houleuse suite à la présentation, le sujet de l’eau est délicat car il touche à la bourse du citoyen. Le nouveau président, Christophe Hunger, apprenti capitaine, dirigera le navire au mieux parmi la tempête et les écueils! En effet, il mènera les débats arborant un splendide L!
Le préavis municipal 13/12 était indéniablement le gros morceau de la soirée. Ce fut long et ardu ,voire même flou! En effet, un seul préavis portant sur plusieurs articles n’est pas chose aisée à faire voter.

Une certaine dilution de la matière se faisait ressentir. Finalement, la moitié du préavis municipal portant sur la distribution de l’eau potable est approuvée à la majorité. L’autre partie, concernant l’évacuation et l’épuration des eaux est renvoyée à la Municipalité pour complément. Celle-ci le représentera très probablement lors du dernier Conseil de l’année 2012. C’est une question de délais et finalement, cela donnera aux citoyens le temps d’assimiler ce qu’ils ont entendu ce soir-là et leur permettra de mieux se positionner.

Les deux autres préavis municipaux, l’un portant sur une demande de crédit de Fr. 65 000.– pour le remplacement d’une conduite d’eau, l’autre portant sur le taux d’imposition 2013 stable à 75%, sont acceptés à la majorité.

C’est à 22 h. 46, soit plus de 3 h. 15 après le début de la séance d’information que le Président lève la séance. Et, j’oubliais, Christophe Hunger a passé son permis de président!

Photo Catherine Fiaux

Patrick Girard devant l’entrée de son «magasin».

Mathod: après les fraises, les framboises, les fromages, voici… un self de viande

Patrick Girard devant l’entrée de son «magasin».

Patrick Girard devant l’entrée de son «magasin».

Le long de la route Orbe Mathod, à gauche en direction Yverdon, vous ne pouvez manquer de remarquer ce container jaune éclatant affichant «self-viandes grillades». Nous sommes chez Patrick Girard, exploitant agricole.

Justement cette route à grande circulation (plus de 6’000 voitures par jour) est à l’origine du projet. «Les inconvénients de la circulation ont toujours été présents pour la ferme, il s’agissait d’en tirer aussi un avantage!» nous confie-t-il. Profiter du trafic, l’idée du self est née!

Patrick Girard, un paysan entreprenant

Patrick Girard, né en 1980, est un enfant de Mathod. Il suit une formation agricole traditionnelle, CFC en 1999, brevet en 2000 et ira jusqu’à la maîtrise agricole en 2006. D’abord associé avec son père et son oncle, c’est en 2006 qu’il reprend l’exploitation et en 2010 qu’il en devient propriétaire.

Son domaine, ce sont les grandes cultures et le bétail. L’homme est entreprenant, il a des projets plein les yeux et se donne certainement les moyens de les réaliser. Il compte doubler son bétail. Il est également entrain de terminer une transformation des bâtiments de l’ancienne ferme. Dès novembre 2012, ce seront 5 nouveaux appartements en PPE qui verront le jour.

Le self pour grillades : viandes de la région

C’est en été 2011 que l’aventure a démarré, plus précisément de juillet à septembre. Cet été 2012 sera donc la deuxième saison et le moment de faire le point comparant investissements et profits. Comme le définit Patrick Girard «il s’agit d’un partenariat avec la boucherie Pérusset de Baulmes». Celle-ci abat les bêtes, prépare et emballe les morceaux. Le but est de promouvoir les produits de la région. Le self propose principalement du boeuf venant de chez M. Girard, spécialisé dans l’Aubrac et le Charolais, mais aussi de l’agneau, du porc, du poulet provenant tous des alentours et conditionnés par la boucherie Pérusset. Proximité et qualité prévalent donc!

Local sous étroite surveillance

Entrons! Ce qui me frappe instantanément c’est la domotique mise en place pour assurer une température constante et parer aux vols. Oui, car le vol reste bien l’écueil principal des selfs. Une autre manière de «payer» l’absence de vendeur sur place? Reste que chez P. Girard, tout, ou presque, a été prévu pour surveiller à distance. Caméra, système automatique d’ouverture des portes, sms annonçant quand quelqu’un pénètre dans le local. Ainsi organisé, P. Girard ne déplore que peu de vols, «rien de significatif» dit-il. Mais l’investissement est conséquent.

A l’intérieur, l’atmosphère est nette et fraîche. On trouve un frigo avec les viandes étiquetées sous vide (arrivage le vendredi) et un congélateur (pour dépanner!). Pour payer, une table, un chaise et une machine à calculer sont à disposition! Aux murs, que des photos de vaches appartenant à Patrick Girard.

Il est aussi possible de commander et, suivant les cas, M. Girard sera prêt à vous livrer. En effet, le contact social ainsi que le service sont parmi ses fers de lance.

www.pgirard.ch 079 306 29 43

Photo Catherine Fiaux

Le comité d’organisation. De gauche à droite : Jonathan Marendaz (Responsable infrastructures), Béatrice Gass (présidente de la Jeunesse de Mathod-Suscévaz), Reynald Gass (responsable sécurité), Nicolas Marendaz (caissier) et Romain Bertola (responsable sponsoring, pas présent sur la photo).

Mathod: les copeaux s’invitent à Mathod

Le comité d’organisation. De gauche à droite : Jonathan Marendaz (Responsable infrastructures), Béatrice Gass  (présidente de la Jeunesse de Mathod-Suscévaz),  Reynald Gass  (responsable sécurité), Nicolas Marendaz  (caissier) et Romain Bertola (responsable sponsoring,  pas présent sur la photo).

Le comité d’organisation. De gauche à droite : Jonathan Marendaz (Responsable infrastructures), Béatrice Gass
(présidente de la Jeunesse de Mathod-Suscévaz),
Reynald Gass (responsable sécurité), Nicolas Marendaz
(caissier) et Romain Bertola (responsable sponsoring,
pas présent sur la photo).

Tout le monde le sait, avec l’été, le soleil, la chaleur et les jours qui s’allongent arrivent les girons, ces grandes manifestations d’une semaine organisées par la communauté des jeunesses campagnardes. Et cette année c’est à Mathod que s’est installé le Giron du Nord, la semaine passée.

Sous le thème du Mexique, la place de fête ronronnait d’éclats de voix joyeux et de bonne humeur, agrémentée de fajitas et divers boissons et snacks (même des glaces cette année!) pour lutter contre les fortes chaleurs de l’après-midi et le froid, voire la pluie, en soirée. En effet, même si les journées rayonnaient sous le beau temps, les intempéries ont presque chaque soir pointé le bout de leur nez, rendant le parking dangereusement glissant, mais heureusement l’équipe de Mathod avait prévu un stock de copeaux de secours et aucune voiture n’a dû être remorquée. De plus, grâce à une bonne organisation, plusieurs tables ont été rapidement installées dans le karaoké afin de s’abriter et a ainsi assuré une ambiance encore plus «bon-enfant» et détendue.

Mercredi soir a eu lieu le souper mexicain préparé par une équipe de la jeunesse de Mathod-Suscévaz ainsi qu’une ancienne membre: Mireille, et qui a eu un énorme succès! Les sports aussi ont connu une augmentation d’inscriptions grâce à la proximité entre la place de fête et les terrains, comme par exemple pour le volley, avec les 208 équipes inscrites.

Malgré les grands froids de cet hiver (parfois -30° en février) les décors ont été fabriqués sans problèmes et le montage de la place s’est fait de manière parfaitement orchestrée et a donné un résultat agréable et convivial. Et avec plus de 1000 bénévoles, les quotas étaient atteints et aucun bras ne manquait pour mener à bien cette semaine de festivité.

Bilan donc très positif pour Béatrice Gass, présidente de la Jeunesse organisatrice, qui ajoute même qu’elle a été surprise en bien par le calme qui a régné tout au long de la manifestation. En effet, aucun événement majeur n’est venu troubler l’ambiance festive de ce giron, pour le plus grand plaisir des jeunesses et familles des environs.

Photo Katy Josi

Daniel Marendaz

Vins mousseux, des effervescents en pleine ébullition

Daniel Marendaz

Daniel Marendaz

Passionné par la Champagne, une région viticole prétéritée au même titre que celle du Nord Vaudois, région qui a fait le vin le plus connu de ce bas monde, Daniel Marendaz de Mathod, tâte de la bulle depuis quasi 25 ans.Ce qu’il reconnaît aux Champenois, c’est qu’ils extraient le meilleur de leurs raisins.

Pendant ce quart de siècle, le vigneron – encaveur de Mathod a travaillé dans ce coin du pied du Jura, manipulant pour son compte quelques milliers de bouteilles. L’année dernière, il a agrandi ses installations, dont les robots de remuage sis sous un grand auvent.

La «méthode traditionnelle», appellation qui évoque le champagne sans le mentionner, en raison de concurrence déloyale, consiste à faire prendre la mousse par une nouvelle fermentation du vin de base dans chaque bouteille individuellement. Pour que mousse se fasse, il est nécessaire de remuer les bouteilles. Dans le temps, c’était manuellement, une à une sur des pupitres. Actuellement, c’est par palettes entières et selon un cycle automatisé.

L’effervescence si furtive est signe de persévérance, car les bulles augmentent les qualités d’un vin, mais de même ses défauts!

Un vin devrait rester deux à trois ans sur lattes, mais plus il mûrit, plus les arômes se développent, et cette évolution ne plaît pas forcément à tout le monde.

Moins un vin de base sera généreux en alcool, plus il aura de chance de donner un effervescent équilibré, indique Daniel Marendaz. Aujourd’hui, ce dernier s’est équipé pour manipuler 60 000 bouteilles par année, et de ce fait, la clientèle idoine est en sensible augmentation.

Produit festif, le mousseux se sert avant tout à l’apéritif. Ici ou là, on peut conseiller les plus structurés avec des mets de poisson et les plus tendres avec du foie gras, idée de goûter «L’Impérial» blanc de blanc de Daniel Marendaz.

Photo Alain Michaud

Mathod: le congélateur fait chauffer la salle



Mercredi soir passé se tenait à la grande salle de Mathod la séance ordinaire de décembre du Conseil général local, placé sous la présidence d’Anne-Marie Planche. Avec un programme éclectique passant du budget à la mort annoncée du congélateur communal.

Budget 2012 un peu étranger au syndic

L’exécutif de Mathod a présenté au Conseil un budget 2012 équilibré. Mieux même, puisque faisant provisoirement apparaître un excédent de produits de l’ordre de Fr. 30 000.– sur un total d’environ Fr. 2.1 millions de recettes et dépenses. De quoi réjouir normalement n’importe quel membre d’un délibérant communal.

Sauf que cette joie n’a pas été complètement partagée, puisque le jeune syndic Roger Augsburger est resté plutôt vague dans ses explications de certains postes salariaux en augmentation et qu’il a dû faire appel à la boursière communale pour qu’elle puisse détailler, à la demande d’un conseiller, les amortissements prévus que ce dernier croyait absents du budget.

De fait, ils étaient simplement répartis dans les actifs considérés et non pas comptés en bloc.

A cela s’ajoute la comptabilisation assurée comme normale par la Municipalité d’une nouvelle taxe d’épuration et d’eau potable pour 2012, avec effet rétroactif au premier janvier 2012, quand bien même le règlement communal idoine qui prévoira cette taxe n’est pas encore né, n’a pas encore été adopté par le Conseil et n’a donc pas encore reçu l’indispensable onction cantonale pour pouvoir entrer en vigueur. Malgré ces questions qui dépassaient la pure forme, le budget a été accepté à une grande majorité.

Plafond d’endettement critique

La commission de gestion et finances a tenu à remarquer que la proposition de la Municipalité concernant le plafond d’endettement de Fr. 4.3 millions pour la législature 2011-2016 conduisait l’endettement communal dans la zone notée comme «critique» par la classification cantonale. Elle a exprimé le vœu que toute la question de l’endettement communal soit mise un jour en discussion… mais a suivi sans autre amendement la proposition municipale. Il n’en fallait donc pas plus pour que le Conseil accepte ce plafond sans autre forme de procès.

Mort annoncée du congélateur communal à Fr. 1 million

Depuis 2008, la Municipalité a sous le coude un projet de réhabilitation du bâtiment communal abritant l’actuel congélateur. Sans vouloir jeter de froid, le municipal Amadio Santacroce a présenté ce projet dans sa version ultime : une transformation lourde à Fr. 1 million comprenant l’abandon du congélateur actuel vétuste et la création de deux appartements et d’un local commercial dans lequel viendra en principe s’installer une boulangerie.

Une idée qui n’a pas passé sans quelques haussements de sourcils au point que le vote à bulletin secret a été demandé sur le principe de cette transformation. C’est par 30 voix contre 15 que ce principe a finalement été admis. La Municipalité a annoncé avoir déjà trouvé le boulanger qui louera le local commercial et un appartement situé juste au dessus du commerce.

Il ne restera donc plus qu’un seul appartement à louer, ce qui devrait être très facile par les temps actuels. Avec en prime un coût de financement fixe probablement inférieur à 2% sur dix ans.

Photo Olivier Gfeller

Le 1er Grand roi et roi de l’Abbaye Mathieu Martignier et sa reine.

Abbaye de Mathod: la tradition

Le 1er Grand roi et roi de l’Abbaye Mathieu Martignier et sa reine.

Le 1er Grand roi et roi de l’Abbaye Mathieu Martignier et sa reine.

Si l’on en croit les précis d’histoire, le premier abbé-président de l’Abbaye de Mathod, en 1769, s’appelait Abram Marendaz. Et l’Abbaye elle-même Abbaye des Mousquetaires, ou simplement de Mathod.

Plus de deux siècles après, la confrérie de l’Abbaye des Laboureurs est toujours bien vivante, même si elle a changé de nom. Et à Mathod, on aime faire les choses bien, dans le respect des traditions auquel on adjoint des composantes plus modernes, mais qui restent particulièrement festives.

Samedi après-midi passé, à la fin du premier jour officiel de l’édition 2011, on procédait au traditionnel couronnement des rois, rue de la Forge. Une cérémonie qui a juste échappé à une averse violente et qui aura permis aux stars locales du tir d’être couronnées pour un temps.

Les lauréats de cette édition sont:

1er Grand Roi et Roi de l’Abbaye: Mathieu Martignier, 460
2e roi: Jacky Marendaz, 100/90
3e roi: Michel Brand, 447
4e roi: Germain Favre, 509, roi de la cible Rosset
5e roi: Gabriel Caillet, 100/97/97/95, roi de la Cible Tournante.
Encore bravo à ces tireurs émérites.