Olivier Petermann, syndic, et Yvan Bourgeois, président du Conseil, entourent Béatrice Petermann, secrétaire du Conseil.

Lignerolle: promenons-nous dans les bois…

A pied, à cheval ou à VTT, mais promenons-nous sans véhicule à moteur. Pascal Croisier, inspecteur forestier, est venu expliquer aux conseillers le plan de fermeture des chemins forestiers. La législation forestière fédérale de 1991 interdit la circulation des véhicules à moteur en forêt, mais prévoit quelques exceptions pour divers usagers. Les bûcherons, les bordiers et quelques autres exceptions sont autorisés à les emprunter. Pas de problème non plus pour l’accès aux buvettes et refuges, il ne sera pas nécessaire de rejoindre la Thiolle à pied... La mise en place des panneaux d’interdiction est prévue pour le premier semestre 2017.

Un ordre du jour riche

Le Conseil a tranché favorablement pour l’autorisation générale de statuer sur les aliénations et acquisitions immobilières et pour l’autorisation générale d’engager des dépenses imprévisibles. Il est entré en matière sur la proposition de la Commission de gestion en ce qui concerne l’autorisation générale de plaider, mais la Municipalité devra informer la Commission de gestion lorsque les montants en jeu seront élevés.

Les déchets carnés et autres dépouilles animales seront déposées au centre de collecte d’Yverdon-les-Bains en parfaite légalité, Lignerolle devient officiellement membre de l’Association intercommunale du Centre de collecte de sous-produits animaux d’Yverdon.

Le bois de service du Triage du Suchet, dont fait partie Lignerolle, a trouvé un acquéreur de proximité. L’installation d’un chauffage à distance à Orbe permettra d’y vendre la production de plaquettes de bois. Profitant du montant de Fr. 40’000.- à recevoir dans le cadre de la création de la Réserve naturelle des Gorges de l’Orbe, les conseillers ont voté le financement de Fr. 58’000.- en faveur de la construction d’un hangar à plaquettes.

Propositions des conseillers

Jean-Pierre Blaser suggère qu’un panneau explicatif figure à proximité du majestueux sapin-président de la Commune. D’autre part, le Conseil prendra sa plus belle plume pour demander à l’Office fédéral des routes la remise en place des parois anti-bruit longeant l’autoroute.

Deuxième depuis la gauche, Steve Berger pensif devant le tableau électronique de commande.

Lignerolle: la fromagerie Berger « au top » de la technologie !

Après trois mois et demi de travaux importants qui ont nécessité l’arrêt complet de la production, la fromagerie Berger de Lignerolle a recommencé la semaine passée à produire des meules de Gruyère AOP. Le tout dans un environnement technologique complètement revu et corrigé. «Cela fait environ une année que nous avons commencé à imaginer le positionnement et l’ordonnancement des nouvelles installations, car nous avions une condition de base restrictive: la surface existante, qui ne pouvait être étendue» explique Steve Berger.
Il s’est donc agi de faire tenir dans ce même espace un réseau compliqué de nouvelles installations, cuves, tuyauteries et machines diverses complètement informatisées, et devant permettre à la fromagerie de faire face à la transformation de lait, en augmentation très importante. Avant les transformations, nous produisions 126 tonnes de Gruyère par an, et depuis la semaine passée, nous en produirons 227 tonnes, ceci avec une marge importante pour absorber une production supplémentaire. C’est dire si la modernisation s’imposait, d’autant que les anciennes installations avaient un peu plus d’une vingtaine d’années, durée normale de vie dans le métier. Élément important, alors que l’équipe «ancienne» se composait de 4 personnes, dont une apprentie et moi-même, la production nouvelle pourra être assumée par la même équipe de quatre professionnels».

Réglages fins encore nécessaires

Lors du passage de l’Omnibus sur place, tout n’était pas encore parfait, les mécanismes et les nouvelles installations nécessitant des réglages fins «en situation de production». En plus des réglages fins, il s’agit aussi pour les fromagers de s’habituer à de nouvelles commandes et à de nouveaux processus offerts par l’impressionnante tuyauterie qui circule autant en sous-sol qu’au plafond des locaux. Si l’on ajoute à cela que les fournisseurs des systèmes viennent du canton de Saint-Gall, avec les problèmes de compréhension réciproque que ceci peut engendrer, les premiers jours de production n’ont pas été de tout repos. À relever enfin que la laiterie reçoit toute l’année le lait de 6 «couleurs», alors que durant l’hiver ce nombre passe à 5.

Enfin, ainsi que l’a précisé à l’Omnibus Jacques Nicolet, le président de la Société coopérative de laiterie de Lignerolle – fondée en 1884 et propriétaire des locaux et installations!, «cette dernière a investi 3 millions de francs sur deux ans, aussi bien pour la création et l’équipement de la nouvelle cave d’affinage que pour les travaux de modernisation des locaux et des équipements de la fromagerie elle-même. Des nouveautés que chacun pourra admirer lors d’une inauguration qui est prévue à l’automne».

Jacques NIcolet

Jacques Nicolet à Berne

Pas de très grosses surprises en ce qui concerne la répartition politique vaudoise, avec néanmoins une députation qui sera à majorité de droite au Conseil national : 5 PLR, 4 UDC, pour 5 PS, 2 Verts et deux centristes.

Notre canton, s’il confirme le redressement du PLR, n’illustre pas la forte progression de l’UDC sur l’ensemble du territoire. La délégation UDC à la chambre basse reste composée de quatre conseillers.

La surprise, ce sont les personnes!

Si l’on attendait les sortants, Parmelin et Grin, ainsi qu’éventuellement Buffat, le municipal de Lignerolle, ex-président du Grand Conseil, ne figurait que parmi les outsiders possibles.

En effet, sur la liste UDC, figuraient la présidente vaudoise Fabienne Despot, ainsi que le vice-président national Claude-Alain Voiblet. Ces deux représentants de l’aile dure du parti ont dû s’incliner face à un Jacques Nicolet resté en retrait durant les affaires de cet été et présentant un profil plus agrarien.
Après une bonne présidence du Grand Conseil et un réel engagement en faveur du monde agricole, Jacques se prépare de nouveaux défis qui ne seront pas simples : garder une ligne agrarienne dans un parti dont les élites urbaines promeuvent des positions isolationnistes et anti-migratoires actuellement très virulentes, défendre les intérêts d’une région dont l’économie fonctionne essentiellement grâce aux immigrés et aux frontaliers, défendre la situation difficile d’une agriculture soumise aux lois du marché européen… Il faudra vous retrousser les manches, Monsieur le conseiller national!

A relever la jolie performance d’Alice Glauser de Champvent, peu soutenue à l’interne de son parti et qui termine en 5e position, échouant de peu dans son projet de retour à Berne. Les autres candidats nord-vaudois, que ce soit au PS, au PLR et chez les Verts ont réalisé des scores honorables, mais insuffisants.
Pour ce qui est du Conseil des Etats, les congrès PLR et UDC vont être tout à fait intéressants, puisque l’espoir de reprendre un siège aux roses-verts passe par la nécessité absolue de conclure des alliances, aussi douloureuses qu’elles puissent se révéler…

La réaction de Jacques Nicolet

Au début de cette campagne, Jacques Nicolet se serait contenté d’une sixième place sur la liste de l’UDC. Au fil du temps, certains collègues de parti lui ont permis de penser que, peut-être, il parviendrait à décrocher le graal. Ce qui est fait et il sera le représentant de notre région à Berne. Grâce à un Nord vaudois qui l’a bien soutenu puisqu’il a fait le plus de voix à Orbe, Vallorbe, Ballaigues et forcément Lignerolle.
« En ce qui me concerne, les choses sont allées très vite. Je ne pensais pas que ma première tentative d’entrer au National, serait la bonne. Récolter plus de 37’000 voix est une belle surprise. J’en déduis que mon année à la présidence du Grand Conseil vaudois m’a bien aidé. J’ai connu beaucoup de personnes dans le canton et le monde agricole m’a beaucoup suivi. Donc, je me réjouis de relever ce nouveau challenge et je vais fêter dignement mon élection samedi, jour où je fêterai mes 50 ans ! ».
Bravo et bon anniversaire !

Avec Steve Berger, le fromager de Lignerolle, on sort le caillé d’un Gruyère.

Lignerolle: une année très remplie

À peine redescendu du perchoir de 1er citoyen du canton, Jacques Nicolet a bien voulu recevoir l’Omnibus pour dresser une sorte de bilan de son année passée à la présidence du Grand Conseil vaudois. «Une année passionnante et qui m’a marqué à des titres les plus divers» confesse-t-il d’entrée de jeu. «Oui, c’est une charge de travail énorme. Il faut compter environ 65 % de taux d’occupation, ce qui n’est pas sans causer des difficultés d’agenda. En plus, moi j’avais la chance d’avoir un fils qui dirige l’entreprise agricole familiale de laquelle je pouvais m’échapper plus facilement que d’un emploi salarié auprès d’une entreprise moins proche de moi. Exercer cette fonction requiert presque de prendre un congé sabbatique de ses occupations professionnelles personnelles». Avec plus de 300 manifestations auxquelles il a participé toujours avec plaisir et intérêt, Jacques Nicolet a délivré plus de 90 discours, quasiment tous écrits de sa main. Une touche personnelle à laquelle il a tenu tout au long de son mandat. Sans prétention à l’exhaustivité, l’ancien président du législatif cantonal retiendra quelques rencontres marquantes, avec François Hollande à Ouchy, par exemple, ou avec Adolf Ogi, Alain Berset, un type très intéressant, simple et sympathique ou avec Simonetta Sommaruga. Parmi les moments difficiles, il cite la disparition de Jean-Marc Chollet ou la procédure de nomination du nouveau secrétaire général du Grand Conseil qui a vu la cohésion du bureau quelque peu chamboulée, avec des retombées sur le plénum.

Une fonction exigeante

Sur le plan politique, Jacques Nicolet estime que, sur de nombreuses thématiques, les députés réagissent plus en fonction de l’intérêt de leur région qu’en application de la doxa de leurs partis respectifs. «Dans un parlement, on… parlemente, on cause, on doit s’entendre pour faire avancer les projets concrets», précise-t-il. À la question de savoir ce qu’il changerait s’il en avait le pouvoir seul, Jacques Nicolet répond que les institutions fonctionnent bien. La Constituante a prévu des systèmes qui répondent aux besoins et aux impératifs de la vie moderne. La séance régulière du mardi lui semble plus pratique que les anciennes sessions à la sauce fédérale. Pour le surplus, les députés sont faciles à «présider» aime-t-il à préciser. S’il déplore un peu l’inflation constante de textes législatifs et réglementaires, il estime qu’il ne s’agit pas d’une particularité vaudoise, mais du résultat d’un véritable changement de société. «Il ne faut toutefois surtout pas perdre son bon sens», précise l’élu. À relever qu’il existe à son avis un lobbying très actif sur toute une série de sujets, ce qui rend les discussions plus techniques et plus délicates. S’il regrette de ne pas avoir pu traiter durant son année de présidence le fameux projet Imago dont il est l’initiateur à travers un postulat déposé il y a déjà quelques années – une analyse des «Perspectives et de l’avenir de la formation agricole dans le canton de Vaud» — il relève qu’un gros travail est fait par un Comité de pilotage et un groupe ad hoc depuis mai 2012. Sur la question des relations entre les différents pouvoirs, Jacques Nicolet estime par exemple que le Conseil d’État, ou certains de ses membres ont parfois tendance à oublier un peu que le 1er pouvoir du canton est le Grand Conseil.

Direction Berne?

Jacques Nicolet figure sur la liste des candidats UDC vaudois au Conseil national pour les élections de cet automne. Il explique qu’étant en pleine force de l’âge, passionné et engagé depuis toujours dans la chose publique et doté de solides expériences tant au niveau communal qu’au niveau cantonal, le moment est idéal pour se présenter au niveau fédéral. Il estime avoir ses chances d’être élu et pense disposer de bons atouts pour représenter la population de son canton à Berne. Et quand on lui demande s’il préfère le législatif à l’exécutif, il répond avec un sourire que les deux fonctions sont différentes, mais lui conviennent. «Je suis un homme de compromis constructif, pas un dogmatique» précise-t-il. Et revenant sur son année présidentielle, il souligne encore une fois les aides précieuses et indispensables apportées tant pas sa compagne que par son fils, sans lesquels tout aurait été beaucoup plus difficile.

Le 1er citoyen vaudois entouré des huissiers

Lignerolle: une réception historique

Mardi après-midi s’est déroulée à Lignerolle la cérémonie de réception, dans son village, du premier citoyen vaudois Jacques Nicolet, élu début juillet à la présidence du Grand Conseil. Le soleil et la bise étaient au rendez-vous et les participants très nombreux, offrant un spectacle haut en couleur. La présence en particulier des Milices vaudoises, à pied et à cheval ou encore des Brigands du Jorat, dans leur bleu de travail typique et affublés de leur couvre-chef particulier ajoutait encore une note bien vaudoise à une manifestation qui ne s’est plus déroulée dans l’ancien district d’Orbe depuis 60 ans.

La surprise du syndic

Avec un ordonnancement réglé comme du papier à musique, mais dans la plus parfaite convivialité officielle vaudoise, les participants ont reçu la première surprise du syndic Olivier Petermann en voyant surgir de derrière la colline sur le coup de 15 h. 30 rien moins que la Patrouille de Suisse venue tout exprès de Payerne saluer de quelques coups d’aile et d’un bruit d’enfer le nouvel élu.

Longue partie officielle

Dans un battoir communal comble comptant pas moins de 530 places assises, tous les officiels et les convives ont pris place pour une longue partie officielle au cours de laquelle non moins de 9 discours ont été prononcés. On a bien sûr beaucoup évoqué le parcours politique et le caractère volontaire de l’élu. Du président du Conseil d’État Pierre-Yves Maillard à l’ancien président du Grand Conseil Laurent Wehrli en passant par le président du comité d’organisation Jean-Claude Nicod, tous ont loué les qualités de Jacques Nicolet, visiblement touché par un flot ininterrompu de compliments et de voeux.

Un premier citoyen ému

Au moment de prendre la parole, le nouveau 1er citoyen vaudois, visiblement très ému, a notamment parlé du Battoir de Lignerolle, ce bâtiment racheté il y  a longtemps pour un franc symbolique par la collectivité, une opération qui lui a faire dire «qu’à Lignerolle votre franc est encore plus gros que dans une grande chaîne de magasins bien connue». Après un moment de détente juste derrière le battoir, tous les corps constitués et les invités ont formé un cortège qui a parcouru le village avant de se diriger vers le lieu de la partie gustative, le nouveau hangar à poules non encore utilisé appartenant à l’élu et à son fils. Un grand coup de chapeau aux organisateurs et notamment au major Rutishauser et à ses hommes de la PC qui ont efficacement dirigé les visiteurs et veillé sur l’ordre durant la fête: une fête qui fut belle et qui restera dans les mémoires.

Jacques Nicolet

Lignerolle: Jacques Nicolet préside le Grand Conseil

C’est mardi 1er juillet que Jacques Nicolet a été élu à la présidence du Grand Conseil à cette occasion. Il a bien voulu consacrer un moment à l’Omnibus, malgré un emploi du temps déjà très chargé.

Jacques Nicolet est le premier élu de la région porté à la présidence du Grand Conseil depuis la création du district Jura Nord vaudois. Avant lui, dans l’ancien district d’Orbe, on évoque un président dans les années 1960 et pour l’ancien district d’Yverdon un autre dans les années 1990. C’est dire si une telle élection au perchoir du législatif cantonal comme premier citoyen vaudois est rare dans la région. Jacques Nicolet, 49 ans, est originaire de Lignerolle et y vit depuis toujours. Séparé, il a 4 enfants, 3 filles et un garçon. Ce dernier exploite le domaine familial avec son père et probablement plutôt en solo, durant l’année à venir, compte tenu de l’emploi du temps d’un président du Grand Conseil. L’une des ses filles a elle-même 3 filles.

Virus politique ou goût de servir

«J’ai très tôt ressenti le devoir et l’envie de me mettre au service de la population de cette région et singulièrement de ma commune, explique Jacques Nicolet. À 20 ans, je suis entré au Conseil communal, puis à la Municipalité à 28 ans. J’y siège toujours, avec le dicastère des forêts et domaines depuis 2010, après une pause de 5 ans. Quant au Grand Conseil, j’y ai fait mon entrée en 2008, remplaçant Jean-Pierre Gaudard qui avait démissionné pour raisons de santé.» Un parcours rapide pour un homme décidé qui sait ce qu’il se veut. Quand on lui fait remarquer que, comme président, il va devoir ne pas prendre parti durant un an, il sourit et admet que mettre un peu la sourdine ne lui sera pas désagréable. Ne pas «faire de politique» pendant un an ne le préoccupe pas, car il considère la charge à laquelle il vient d’accéder non pas comme une fonction politicienne, mais comme la responsabilité de faire fonctionner un tout, en particulier un bureau qui est une sorte de «mini exécutif du législatif».

L’importance du bureau

«Chaque président donne une impulsion particulière au bureau du Grand Conseil, il y met sa patte. Je ne vais pas remplacer Laurent Wehrli, mais lui succéder dans la fonction, avec mon style, qui s’inspirera de ce que mes prédécesseurs ont fait, explique Jacques Nicolet. Le bureau est un rouage essentiel au bon fonctionnement du législatif cantonal. Nous disposons d’un excellent support professionnel avec le secrétariat général, mais la cohésion qui anime tous les membres du bureau est essentielle. On peut dire qu’on y fait presque abstraction de sa propre couleur politique pour se consacrer au concret», ajoute-t-il.

Une charge sur trois plans

Sur la fonction proprement dite, Jacques Nicolet nous répond: «La présidence se résume à une fonction qui s’exerce sur 3 plans: la conduite du bureau, car un bureau de qualité sera le gage d’un travail parlementaire de qualité; la présidence des débats, essentiellement axée sur la bonne tenue des débats et la rigueur dans l’application des règles qui les gouvernent et enfin, les tâches de représentation, qui sont aussi d’une grande importance. La présence du président du Grand Conseil en de nombreux lieux et manifestations auxquels il est invité témoigne de l’importance que le parlement accorde à chaque partie du canton, et à nombre de sociétés locales ou régionales ou d’organismes ou entités en tout genre. Cette présence est un moyen de maintenir un lien essentiel entre les populations et les organes supérieurs de décision du canton.

Au menu

Parmi les dossiers qui attendent Jacques Nicolet durant cette année figurent entre autres une révision de la loi sur les débits de boisson et l’apurement de près de 50 objets sur 170 anciennes interpellations ou autres qui n’ont jamais reçu de réponse formelle et qu’il convient de mettre à jour. La modification de la loi d’exécution pénale sera aussi à l’ordre du jour, comme suite à l’affaire Marie, ainsi qu’un rapport intermédiaire sur l’avenir de la formation agricole dans le canton, comme suite à un postulat qu’il a lui-même déposé en son temps. La législation sur la pédagogie spécialisée sera également revue, de même que de nombreux objets concernant les investissements routiers ou des réparations de tronçons de route. La RC 177 vers Aclens donnera sans doute lieu à des discussions. La mise en oeuvre de la LAT et d’une façon générale, l’aménagement du territoire, figureront aussi au programme.

Lignerolle en fête le 2 septembre

Jacques Nicolet se réjouit à l’idée de pouvoir fêter début septembre cette accession à la plus haute marche cantonale dans son village qui s’y prépare depuis longtemps. «Voir et rencontrer des gens est toujours un plaisir et un enrichissement pour moi», conclut-il.

Gabriel Zosso entouré de Mme et M. Etienne Gaillard.

Lignerolle: magnifique parcours d’apprentissage

Gabriel Zosso entouré de Mme et M. Etienne Gaillard.


Gabriel Zosso entouré de Mme et M. Etienne Gaillard.

Comme le montrent les statistiques, il y a pléthore d’apprentis dans la branche «Employé de commerce» ou le domaine «Informatique».

Heureusement, il se trouve une frange de jeunes qui portent leur choix sur un apprentissage manuel. Dans le domaine «Installateur sanitaire», Gabriel Zosso de Vallorbe s’est particulièrement illustré, en sortant premier de sa promotion sur une soixantaine de prétendants. Il a obtenu pas moins de trois prix, meilleure théorie, meilleure pratique et meilleure moyenne générale.

On ne peut que féliciter cet apprenti exemplaire, que son patron et maître d’apprentissage, Etienne Gaillard de Lignerolle, vante pour sa ponctualité et son travail consciencieux. Le lauréat avoue un parcours d’étude sans problématique et l’opportunité d’avoir pu toucher à l’essentiel sur sa place d’apprentissage.

Pour le futur, Gabriel Zosso va compléter son bagage professionnel avec un complément d’étude, afin d’obtenir un CFC de chauffagiste. L’Omnibus lui souhaite plein succès pour l’avenir.

Photo Alain Michaud

Benjamin Petermann a obtenu des réponses quant à ses interrogations sur la commune.

Lignerolle: des impôts qui changent tout

Benjamin Petermann a obtenu des réponses quant à ses interrogations sur la commune.

Benjamin Petermann a obtenu des réponses quant à ses interrogations sur la commune.

A l’heure de passer au crible les comptes de la commune, les conseillers ne pouvaient que se réjouir puisque c’est un bénéfice de Fr. 12 987.–qui a été réalisé en 2012 alors que le budget prévoyait un découvert de plus de Fr. 43 000.–. Un gain sur les impôts de Fr. 166 325.– est à l’origine de ce résultat, quand bien même la population a diminué de quatorze unités (371 hab.). Avec comme effet pervers la nécessité de constituer une réserve de Fr. 100 000.– pour faire face à la péréquation, selon Pierre-Alain Gachet. Malgré tout, l’assemblée a reconduit le taux d’imposition à 82% pour les deux années à venir.

Sécurité et déchets

Le conseil a ensuite accepté que la commune adhère au SDIS de Vallorbe. C’est au chapitre des questions individuelles que la Municipalité a été davantage sollicitée, notamment par Benjamin Petermann. Jacques Nicolet a concédé que la sécurité devait être reconsidérée à l’intérieur du village. Il a ajouté que la décharge CVE devait être plus pratique comme il est nécessaire d’aménager l’accès à la benne à papier que l’on ne pourra pas déplacer.

Questionné sur le sujet des fusions de communes, le syndic Olivier Petermann a indiqué que son exécutif n’éprouve pas le besoin d’entrer en matière. Au chapitre des éoliennes, Lignerolle attend depuis deux ans de connaître la position du canton et Frédéric Nicod a fait part des soucis que procurent les panneaux solaires du chalet de la Thiolle qui éprouvent des problèmes de batteries.

Enfin, le conseil sera toujours conduit par Alix Michel qui sera secondé désormais par Yvan Bourgeois.

Photo Pierre Mercier

Couronnement des rois et reines.

Lignerolle: l’Abbaye du Cerf en liesse

Couronnement des rois et reines.

Couronnement des rois et reines.

Lignerollois! Un nouveau jour se lève sur la fête d’Abbaye 2013, et cette fois je vous prie, sans besoin de mitaines.

Des festivités d’une durée de trois jours ont débuté avec la Diane du samedi matin jouée par la Lyre de Ballaigues, puis les tirs traditionnels, suivis du couronnement des rois, verrées de circonstance et bal avec Alexi Band.

Lors du couronnement, l’Abbé président Romain Nicole, a effectué le salut aux drapeaux sur une Place du village bondée à souhait. Les reines du jour ont couronné comme premier roi à l’addition des points avec 430, Jean-Claude Saugy. Deuxième roi au coup centré avec un 100 appuyé d’un 90, Jean-Bernard Leresche. Troisième roi (addition) Vincent Mosimann avec 428 et quatrième au coup centré avec un 100 appuyé d’un 80, Gianluca Abruzzi. Les enfants étaient aussi de la fête de tir, la petite reine couronnée avec 32 points, Emilie Guessaz. Le petit roi nommé avec 36 points, Théo Conod. Puis, après la danse des rois, place à la pesée de ces derniers sur le poids public du village. Cette sympathique coutume permet à tout un chacun de deviner et parier sur le poids total de ces maîtres de la gâchette, et ainsi, satisfaire le trésorier de l’honorable société.

Dimanche, culte et banquet, suivis avec émotion de la rentrée des drapeaux, et rebelote pour le bal avec Sonia Chevaux. Lundi dès 16 h. 30, cette belle fête se termine par un lâcher de ballons, apéro et repas, et de conclure avec un bal conduit par Brice.

Photo Alain Michaud

Depuis la gauche, Alix Michel président du Conseil, Olivier Petermann syndic, Pascal Broulis Conseiller d’Etat et Jacques Nicolet député et municipal.

Lignerolle: un Conseiller d’Etat proche de ses contribuables!

Depuis la gauche, Alix Michel président du Conseil, Olivier Petermann syndic, Pascal Broulis Conseiller d’Etat et Jacques Nicolet député et municipal.

Depuis la gauche, Alix Michel président du Conseil, Olivier Petermann syndic, Pascal Broulis Conseiller d’Etat et Jacques Nicolet député et municipal.

Entre canton et communes, même combat financier: la crise de la dette et des déficits structurels imposent des politiques d’austérité différentes selon l’échelle et le contexte.

Au début des années 90, le canton n’a pas su anticiper la baisse de ses ressources et l’augmentation de ses charges. Aux comptes 2003, la dette nette se montait à 8,3 milliards, et la notation Standard & Poor’s donne la note A au canton, la même que la Grèce à ce jour!

Il a fallu prendre conscience d’amortir la dette. A partir de 2004, le Conseil d’Etat rouvre le budget afin d’économiser plus de 43 millions, avec une progression continue des mesures d’assainissement. De 2006 à 2011, le résultat sur les comptes cantonaux voit apparaître un excédent de revenu annuel moyen de 317 millions de francs, et la croissance du PIB vaudois est supérieure ou égale à celle de la Suisse, ce qui laisse le canton dans de bonnes dispositions.

Canton – Communes: péréquation

Compte tenu des disparités de ressources entre les communes, le modèle de péréquation intercommunale n’est pas contesté sur la forme, mais il faut trouver le meilleur partage possible entre communes aisées et désargentées. Hélas, les fameuses charges liées des communes envers le canton ne cessent d’enfler dangereusement et mettent à mal bien des budgets, alors que le canton, lui, engrange des bénéfices confortables. L’augmentation des charges sociales de l’ordre de 5% par année, le coût de la réforme policière, l’instruction publique, etc, forment une facture toujours plus salée réduisant la marche de manœuvre de quantité de communes et péjore les prestations aux citoyens.

Il est vrai, qu’on juge facilement en fonction de ses intérêts personnels en se disant que d’autres paieront, mais souvent, les autres c’est nous!
Pascal Broulis dit partager les préoccupations des communes; ces dernières commencent du reste à exprimer leur ras-le-bol et l’Etat va devoir les écouter prochainement. Le canton et ses communes demeurent démographiquement et économiquement dynamiques, le plan d’investissements de répartition 2011 – 2020 par le canton pour le Nord vaudois – Broye est projeté à 1,6 milliard.

La capacité d’investissement de l’Etat répond aux besoins des habitants et vise à assurer la cohésion entre les régions et les générations. Mais voilà, il faut admettre que canton et communes se partagent les mêmes contribuables et la réalité démontre qu`il y a toujours un jour où il faut payer, mais si possible dans un partage cohérent.

Suite à la conférence, on ne parlera pas de véritable débat. Mais plusieurs questions idoines ont trouvé réponse, ou tout au moins explication sur la problématique de trouver du travail pour les jeunes de chez nous en regard de la libre circulation des personnes.

Photo Alain Michaud

La Bessonnaz.

Lignerolle: la Bessonnaz fête ses 60 ans sous la première neige

La Bessonnaz.

La Bessonnaz.

À deux jets de pierre de Ballaigues, mais située sur le territoire de la commune de Lignerolle à 1’100 mètres d’altitude, la Bessonnaz est une ancienne bâtisse, sans doute construite en 1847, suite à l’incendie d’une ferme qui se trouvait à cet endroit. À la fin du 19e siècle, elle allait devenir un hôtel pendant une vingtaine d’années, pour ensuite abriter des troupes durant la Première Guerre mondiale, puis des… contrebandiers.

Après avoir été rachetée par la commune, puis louée par Jean André pour organiser des colonies de vacances, la maison a été acquise par ce dernier en 1952. En réalité afin de consacrer à l’usage premier qu’elle a toujours actuellement pour le compte de la Fondation le Grain de Blé (Suisse): l’accueil d’enfants défavorisés pendant les vacances et l’organisation de camps bibliques. C’est pour fêter le 60e anniversaire de cette affectation que la Fondation le Grain de Blé (Suisse) avait convié samedi passé le public et une soixantaine d’invités à rejoindre cet endroit idyllique, du moins par beau temps.

Affectation variée

Lors de son allocution, le directeur de la Fondation Paul de Montmollin a rappelé les milliers d’enfants qui ont pu passer des semaines inoubliables dans cette demeure. Certains furent d’abord amenés à Lignerolle par «convois», à l’époque des guerres en Europe. Les enfants pouvaient ainsi passer en paix des semaines d’été mémorables. La justification de la maison n’a pas changé. Elle a simplement un peu évolué dans la mesure où elle accueille actuellement non seulement des enfants, mais aussi des séminaires d’adultes ou d’adolescents, mais pas exclusivement, portant surtout, sur des sujets bibliques.

En effet, la maison, qui peut accueillir jusqu’à 100 personnes en même temps et dont s’occupent au quotidien Anne et Richard Parkinson, est aussi disponible à la location, que ce soit pour des motifs scolaires ou pour tout séminaire qui souhaiterait allier réflexion à présence dans un décor magnifique, au calme absolu et avec la possibilité de pratiquer des sports dans un environnement qui jouxte forêts et pâturages. La Fondation devra sans doute accentuer un peu ce type d’activités, dans la mesure où des rénovations importantes sont projetées sur l’arrière du bâtiment, qui permettraient d’installer un ascenseur et d’ainsi pouvoir accueillir des personnes à mobilité réduite.

Photo Olivier Gfeller

Alix Michel, nouveau président du Conseil

Lignerolle: taux d’imposition inchangé pour 2013

Alix Michel, nouveau président du Conseil

Alix Michel, nouveau président du Conseil

Pour sa première présidence du Conseil communal de Lignerolle, Alix Michel, a rondement mené les huit points de l’ordre du jour.

A l’appel de la secrétaire du Conseil, Béatrice Roy, une vingtaine d’élus répondent présent, et, suite à la démission de Jérôme Rätz, le président assermente Corinne Girardet, qui reçoit les vœux de bienvenue et le règlement du dit Conseil.

Au point 4, discussion relative à l’arrêté d’imposition 2013 que le préavis municipal demande de maintenir globalement aux valeurs actuelles, soit 81,0% de l’impôt cantonal de base. Préavis étayé par plusieurs prévisions de frais futurs et autres investissements, ainsi que par la nébuleuse «péréquative» de la facture sociale.

Après lecture favorable du rapport de la commission de gestion et de quelques remarques critiques sur certaines formulations du préavis municipal par Jean-Pierre Duvoisin, les réponses apportées par Pierre-Alain Gachet municipal des finances, le Conseil adopte à l’unanimité moins une voix contraire le statu quo pour l’année 2013.

L’autorisation d’effectuer la pose d’une borne hydrante dans le cadre de l’installation Biogaz au lieu dit «En Caudrey», cela, afin de permettre une bonne défense incendie des bâtiments de proximité, travaux devisés à Fr. 35’000.–, a été acceptée à l’unanimité.

Un assainissement de prix

La loi fédérale sur la protection de l’environnement exige que les buttes de tir qui sont polluées par du plomb, soient assainies par les communes.
Concernant les buttes de tir en zone S3, telles que celles de Lignerolle, tout entreposage de matériaux pollués dans le sol doit avoir cessé au 31 décembre 2012. En clair, soit on prévoit la mise en place de caissons récupérateurs de balles, ou la ligne de tir devra cesser d’être exploitée! Mais le village possède une société de tir et une société d’Abbaye…

En partant du principe que cet assainissement devra se faire tôt ou tard, la Municipalité souhaite entreprendre le plus rapidement possible une étude préalable. A ce titre, les coûts peuvent varier entre Fr. 13’000.– et Fr. 20’000.– par cible, voire plus, tout en sachant que la Confédération subsidie jusqu’à un montant maximum de Fr. 8’000.– par cible.

La demande municipale de lui accorder un crédit d’étude de Fr. 20’000.– à cet effet, a trouvé l’aval des membres du corps délibérant moins deux abstentions.
Dans les communications et autres propositions: le problème d’entretien de l’éclairage public semble laisser à désirer, annonce de dissolution de la commission de l’épuration des eaux, et la nomination d’une commission «Sécurisation du village».

Photo Alain Michaud