Crèche aux Clées

Quelle place de jeux aux Clées ?

Crèche aux Clées

Crèche aux Clées

Un peu plus d’une vingtaine de membres du Conseil général des Clées  se sont réunis pour leur dernière séance de l’année mardi 14 décembre sous la présidence de Christian Lambercy.

Parmi les points importants à l’ordre du jour, on comptait le traditionnel examen du budget. Sur un compte de fonctionnement d’environ Fr. 700 000.–, la Municipalité a budgété un excédent de charges d’environ Fr. 35 000.–. En précisant notamment que ce chiffre devait être pris avec précaution, compte tenu des répercussions du nouveau modèle de péréquation qui entre en vigueur en 2011.

La commission chargée de l’étude du budget a préconisé son adoption, et c’est finalement sans discussion que le législatif des Clées a entériné la proposition de la Municipalité.

Deux opinions divergentes

Comme dans nombre d’autres communes, la question de l’adhésion à l’ARAS Jura Nord vaudois a fait l’objet d’un préavis, d’un rapport et finalement d’un vote sans discussion. On a en revanche pu entendre quelques voix lors de l’examen du préavis municipal concernant la création d’une place de jeux au centre du village. Une idée de la Municipalité qui sur le principe a recueilli l’approbation du conseil, mais dans des versions différentes puisque deux sous-commissions ont chacune rendu et présenté un rapport, de minorité et de majorité.

Pour les minoritaires, la place devrait comprendre deux zones, dont l’une engazonnée et agrémentée de jeux pour enfants, le tout construit par des entreprises locales ou régionales pour un total de Fr 18 à 21’000.– selon les équipements choisis. Pour les majoritaires, la deuxième zone «jardin» ne devrait pas voir le jour, et les travaux d’équipement devraient être confiés pour l’essentiel à la commune ou à Equifor, pour un total de Fr. 16 000.– environ.

Avant le vote, la Municipalité a fait savoir qu’elle entendait reprendre la main et proposer une solution qui tiendra compte des remarques des commissaires. Si bien que finalement l’objet retourne à l’exécutif, par un vote formel unanime, étant précisé que  les sous-commissions seront consultées pour la mise au point du projet final.

On cherche candidats à la Municipalité

Au chapitre des communications de la Municipalité, on relèvera que la Russille devrait pouvoir être branchée dans la première  moitié de 2011 au réseau internet haut débit ainsi qu’à un téléréseau performant grâce à une offre intéressante de VO Energies. Swisscom demandait Fr. 150 000.– à la commune (sans la part des propriétaires) pour équiper le hameau…

A noter enfin que les municipaux Joël Petermann et Didier Stöckli ne se représenteront pas lors des élections de mars prochain. Il s’agit donc maintenant de trouver des candidats, la clôture des listes échéant le 24 janvier. A cet égard, la syndique Marinette Benoît a fait part de sa déception suite au peu d’écho rencontré par l’assemblée de commune convoquée récemment dans ce cadre.

Photo Olivier Gfeller

Heidi Serex

Les Clées : démission de la secrétaire Heidi Serex

Heidi Serex

Heidi Serex

Des débuts décoiffants

Après 29 ans de service, Heidi Serex a décidé de mettre un terme à son activité. Arrivée aux Clées en 1974, elle reprenait le poste, sept ans plus tard après s’être consacrée à ses enfants, au terme d’élections communales tumultueuses, qui avaient provoqué le départ immédiat de son prédécesseur.

Comme la législature n’était pas terminée et qu’elle avait reçu les dossiers de la commune dans des corbeilles à linge (!), Heidi a dû avoir recours au préfet de l’époque, Dany Nicole, pour démêler l’écheveau. Orientée vers les archives cantonales, ces dernières ont ainsi pu classer en bon ordre les documents de, sans doute, l’une des plus petites villes du pays.

Par la suite, le secrétaire de Lignerolle, Roland Werly, lui donna les conseils nécessaires pour effectuer le travail particulier d’un secrétariat communal.

Quatre syndics

Durant ces presque trente ans, Mme Serex, a connu quatre syndics soit Jean et Jaques Conod, Charles Burri et Marinette Benoît. Cette dernière s’investit énormément ce qui a pour conséquence une recrudescence de travail dont la municipalité n’a pas forcément conscience.

Il est vrai qu’aujourd’hui les exigences cantonales obligent la secrétaire d’un petit bourg à connaître les rouages aussi bien que le personnel des villes qui ont des infrastructures conséquentes. Des cours sont certes dispensés par l’Etat de Vaud mais il faut toujours faire plus vite, avec plus de travail dans un temps compté.

Les Clées travaille actuellement sur son plan partiel d’affectation, sur le renouvellement des conduites de gaz et de l’eau, sur la rénovation de son collège de La Russille ainsi qu’à la remise de son café-restaurant.

Disponible, diplomate et discrète

Heidi Serex ne regrette pas le temps passé pour sa commune. Elle y a appris beaucoup de choses et concède que l’on découvre son métier sur le tas. Une expérience qu’elle est en train de transmettre à Françoise Vurlod qui lui succédera.

Cependant, elle est convaincue que les communes comme la sienne sont poussées vers une fusion avec des entités plus grandes, une vision que partage sa syndique. Pour remplir au mieux sa mission, elle estime qu’il est indispensable d’être disponible, diplomate et discrète.

Désormais, Heidi Serex, qui était secrétaire de direction dans une grande banque de Genève avant de déménager aux Clées, prendra le temps de voir davantage ses six petits-enfants, s’adonnera au bricolage qu’elle adore, à son jardin après avoir filé et tissé la laine de ses moutons de l’époque.

Elle continuera d’aller marcher en montagne afin d’observer la nature et profiter sereinement d´une retraite bien préparée, dès la fin de ce mois d’avril.

Photo Pierre Mercier

Oui, la Russille fait bien partie des Clées

Une question en forme de serpent de mer, puisque si l’on voulait refaire l’histoire du téléréseau des Clées depuis le début des années 1980, il faudrait quelques colonnes supplémentaires.

Au commencement était une simple antenne collective placée à Lignerolle qui permettait tout simplement, grâce à un gros câble bien rustique, aux habitants du village du fond de la vallée de l’Orbe de recevoir la … Télévision Suisse romande.

Ensuite, propriétaires et exploitants changèrent allégrement, avec à chaque changement la douloureuse question non résolue du raccordement de la Russille, et une amélioration du service pour les résidents du village principal. Il faut rappeler que la Russille compte environ 40 foyers, autrement dit nettement trop peu pour intéresser plus de trois minutes les financiers mondialisés du géant rouge et bleu.

Une solution pointe peut-être avec VO Energies qui doit faire des propositions chiffrées au début 2010 à la Municipalité. Mais encore faudra-t-il que les habitants soient intéressés et … mettent sans doute la main au porte-monnaie. Triste destin des contrées éloignées prétéritées pour avoir un accès aux autoroutes de l’information en 2010. Et dire qu’en Estonie (1.4 millions d’habitants), le droit à l’accès internet haut débit est un droit constitutionnel …

Une auberge communale à reprendre d’urgence

Lors de sa séance de décembre 2008, le Conseil général des Clées avait déjà dû traiter, au niveau du budget, de l’avenir de l’Auberge de la Croix-Blanche, seul lieu public de rencontres subsistant sur le territoire communal. Un an après, la situation devient de plus en plus urgente.

Théo Schweizer, l’actuel exploitant et membre du Conseil a annoncé que malgré ses efforts et ceux de la Municipalité, et malgré aussi le soutien d’une société spécialisée dans ce genre d’affaires, aucun repreneur sérieux ayant les reins suffisamment solides n’avait fait acte de candidature.

La période est particulièrement mauvaise pour réaliser ce genre de transactions, et en plus cette fois, sa santé le lâche complètement  l’obligeant à mettre un terme à son activité professionnelle pour un terme se situant au premier trimestre 2010.

S’agissant d’un bâtiment communal, il a suggéré à la Municipalité de faire elle-même l’acquisition du matériel de cuisine et de restaurant, estimé à environ Fr 70’000.--, ceci pour permettre peut-être à un jeune de reprendre l’exploitation sans avoir à effectuer lui-même en une fois cet investissement.

Marinette Benoît, syndique, a confirmé que la Municipalité n’avait reçu aucune offre de reprise et qu’elle prendrait une nouvelle fois le problème en compte dans ses prochaines discussions. Ceci dit, nouvel avis aux amateurs : les Moustiques et les Bourdons voudraient bien conserver leur Auberge communale en exploitation…

Un budget 2010 proche de l’équilibre

Fin 2008, la Municipalité se demandait si elle ne devrait pas proposer une hausse du taux d’impôt communal qui est pourtant déjà élevé en comparaison régionale (84 % de l’impôt cantonal de base). Grâce à une gestion minutieuse pour ne pas dire plus, tel ne devra pas être le cas.

Et le budget 2010 qui a été accepté à l’unanimité avec une petite modification apportée par la commission laisse apparaître un déficit minime de l’ordre de Fr. 33’000 sur un total de dépenses budgetées d’environ Fr. 730’000.—

Une commission a été nommée pour se prononcer sur le financement d’un projet qui sera déposé au début 2010 concernant les investissements nécessaires pour l’extension de l’équipement de la Russille.

Enfin, la question d’une boîte à lettres spéciale pour les élections et votations située elle aussi à la Russille a été évoquée par Ernest Römer, en fidèle représentant des habitants «du haut», dont certains trouvent que là aussi, il y a une forme d’inégalité de traitement.

Une question qui relève de la compétence du Conseil général, ainsi que l’a relevé la syndique juste avant d’inviter les participants à la traditionnelle verrée de fin d’année.

Photo Olivier Gfeller

Les Clées : un moment tant espéré

Daniel Bulloz et André Beney

Daniel Bulloz et André Beney

L’orgue reconstruit tiendrait-il ses promesses

Une construction qui ne prêtait pas à rire

La construction de l’orgue avait pris tout de même sept ans, de 1986 à 1993, pour ne montrer que de gros défauts dès sa mise en service: il chantait mal, il chantait faux. En 1994, des travaux, importants, étaient effectués par la maison Kuhn pour tenter d’atténuer les défauts de cornage, d’étanchéité des sommiers, de sifflements en tout genre, du ventilateur trop bruyant, entre autres.

Ils n’y allèrent pas par quatre chemins: le jeu d’anches du 2e clavier ne convenant pas à ce lieu de culte, (jamais utilisé) il ne sera pas révisé, mais simplement condamné au moyen d’une planche.

Les défauts de transmission du mécanisme entre le clavier restant et les soupapes, trop coûteux à réparer, étaient occultés ! Cependant le résultat n’était pas bon, des touches restaient coincées…

Pour les organistes, accompagner avec cet orgue les cérémonies traditionnelles aux Clées, cultes, mariages ou enterrements, devenait un cauchemar. Sifflements incontrôlables, des notes qui restaient coincées, le soufflet manquait de souffle, etc.

Irena Sokol, organiste titulaire de la paroisse Ballaigues-Lignerolle, expliquait: «Pour le culte, les gens s’étaient habitués aux caprices de l’orgue et  ils souriaient; mais durant les services funèbres… je n’étais jamais tranquille!»

Un article paru dans 24 Heures vient au secours des autorités

Après la lecture d’un article de Pierre Blanchard (24 Heures région), Daniel Bulloz, facteur d’orgue à Villars-le-Comte, proposait à la syndique, Marinette Benoît, d’examiner gratuitement l’instrument. Il découvrait que sur le papier l’orgue était bien conçu, mais que sa construction était catastrophique ; elle avait pourtant duré 7 ans !

Il proposait de remplacer le système de transmission mécanique par un procédé électrique, de supprimer un jeu d’anches (jamais utilisé), et de le remplacer par une modification des registres en ajoutant deux jeux,  un bourdon et une flûte, sur ce 2e clavier.

Depuis l’orgue sonne enfin juste. Plus une note ne reste bloquée au milieu d’un cantique!

Remerciements et concert pour l’inauguration

Marinette Benoît rappela le cheminement complexe et capricieux  de la vie de cet orgue, dès sa conception jusqu’à qu’il résonne enfin juste en ce jour d’inauguration; elle remercia le conseil de paroisse pour son soutien financier, puis Daniel Bulloz pour son engagement inconditionnel et son travail au chevet de l’orgue, André Beney, qui suivit dès 1986 toute l’histoire de l’instrument jusqu’à sa reconstruction, ainsi que l’aide précieuse de Jean-Pierre Candaux, organiste et président du Musée Suisse de l’Orgue (Roche/VD), qui était consultant et avait procédé, avec le conservateur dudit Musée Jean-Jacques Gramm, à une expertise du corps instrumental.

Monsieur Beney décrivit, avec une grande précision teintée d’humour, toutes les fonctions de l’orgue et son sauvetage qui avait pris seulement huit mois (!)

Il releva aussi que celui-ci, conçu avec cinq jeux dont quatre inutilisables… en possédait aujourd’hui six et que tous fonctionnaient, pour le plus grand bonheur de Madame Irena Sokol, organiste titulaire.

Concert et partie festive

I. Sokol et J.-P. Candaux permirent aux habitants des Clées et aux invités de découvrir toute la palette de couleur dont l’orgue était maintenant muni. Anne-Caroline Petermann, flûte traversière, accompagnée par I. Sokol, laissait entrevoir toute la douceur de l’harmonie retrouvée de l’instrument.

Une page blanche devant lui, Monsieur Candaux exécuta une improvisation magistrale sur la conversion du nom du lieu, C=Do, L=Ré, E=Mi, E=Mi et S=La.

Madame Sokol conclut le concert avec l’interprétation d’un ragtime époustouflant qui laissait un large sourire sur les visages à la sortie du concert.

Une partie festive, organisée sur la place de la petite ville, leur église  entière maintenant, ils pouvaient être fiers de cette reconstruction.

Photo Marlène Rézenne