L’Abergement: l’Abbaye des Chasseurs 1803 en liesse

Tout commence le mercredi, avec la fabrication des couronnes; jeudi on décore le sapin monumental de la Liberté au centre du village, vendredi a eu lieu le tir laser des enfants avec ouverture du caveau et, samedi, jour festif de tir. Après la sonnerie de la diane, assemblée à la salle de l’église où est admis le 54e membre de l’abbaye, Bertrand Lebeurier. Puis, moment d’émotion, Gilbert Jomini cède son bâton d’Abbé-président après dix ans de règne à son successeur Michel Brand. Gilbert Jomini a innové dans le déroulement de cette fête traditionnelle, avec l’animation de la journée du dimanche, actuellement le rallye pédestre par équipe à travers le village.

Médailles, couronnes et flonflons

Samedi, début des tirs dès 9 h., puis à 11 h. 30, pause apéro et repas des fins guidons, 17 h. 30, moment très attendu du couronnement des rois devant le noble sapin de la Liberté et avec l’accompagnement en musique de la fanfare La Lyre de Ballaigues. L’Abbé-président en verve énonce les résultats devant les membres alignés en rang d’oignons et un public émoustillé. A la cible société: 1er roi Cédric Jeanmonod 452 points, 2e roi Cédric Böhme avec un 100 appuyé d’un 81, 3e roi sur la cible Suchet, Patrick Grasset, 894 points et 4e roi Bruno Barbay 841 points.

Dans l’élan, récompense pour le tir laser des enfants et discours de Monique Salvi, syndique de l’Abergement, et d’Olivier Petermann, syndic de Lignerolle.
Fin de la partie officielle, on peut passer à la traditionnelle mise à l’américaine du sapin de la Liberté, et là, l’arbre prend toute sa valeur, il rivalise de prix avec le bois d’acajou pour atteindre à coup de petite monnaie le montant de Fr. 260.–. Après cet exercice de longue haleine, tout le monde est invité à prendre un apéritif de circonstance pour ensuite rejoindre la grande salle pour un repas. La soirée de se terminer par un bal aux sons de l’orchestre «Fandango».

Un rallye pédestre et ludique

Dimanche, place à l’effort physique, à la réflexion, et à l’habileté. Un parcours autour et à travers le village de l’Abergement, avec huit postes à visiter. Départ de la grande salle après s’être sustenté d’un café-croissant, puis approche d’un poste où il faut reconnaître différentes feuilles d’arbres et autres plantes. Plus loin, il faut de l’adresse pour faire tomber trois bouchons au moyen d’un pistolet à eau, les yeux bandés. Ailleurs, le but est de mettre en place le plus rapidement possible un jeu de domino. Ce sont 14 équipes qui ont rivalisé dans ces joutes sympathiques et qui ont rejoint la grande salle pour y apprécier les grillades préparées à leur intention.

A droite: une construction qui marque le début supérieur du terrain qui devait comporter les 6 villas jumelles.

L’Abergement: pas de villas au «Petit-Vailloud»

La semaine passée, on a appris que le Tribunal fédéral avait définitivement donné tort à la commune de l’Abergement et à un promoteur. Ce dernier voulait ériger 6 villas jumelles et 6 garages, doublés de 13 places de parc extérieures au «Petit-Vailloud», ce hameau de quelques fermes et demeures anciennes situé sur les hauts de l’Abergement, à environ un kilomètre à vol d’oiseau du centre du village.

Longue marche judiciaire

L’enquête publique a eu lieu en mars-avril 2014. La Municipalité a reçu à l’époque 3 oppositions dont l’une émanait de «Pro Natura Vaud». Ces oppositions ont été levées par l’Exécutif, mais «Pro Natura Vaud» a recouru contre cette levée. C’est en mars 2016 que la Cour de droit administratif et publique du canton de Vaud s’est prononcée sur ce recours.

L’argumentation de l’association protectrice de la nature a été reçue. Elle relevait en particulier que «le principe fondamental est qu’il ne faut pas classer en zone à bâtir des biens-fonds peu ou pas construits, dès lors que le périmètre comprend les terrains déjà largement bâtis suffisant aux besoins probables dans les quinze prochaines années».

Le Tribunal a considéré, en résumé, que la demande de construction, qui date de plus de trente ans après la mise en œuvre du PGA, reposait sur des bases qui ont changé depuis lors, notamment quant aux nécessités de construction dans une zone à bâtir particulière comme l’est celle d’un hameau.

Des limites au développement nécessaire

L’Omnibus a recueilli la position de Monique Salvi, syndique, au sujet de cette issue judiciaire négative. «Nous prenons acte de cette décision, précise-t-elle, en la trouvant cependant quelque peu choquante. En effet, depuis 1981, l’Abergement disposait d’un plan général d’affectation en vigueur, dûment voté et avalisé par le canton».

À relever qu’il s’agit de la position de la syndique, l’Exécutif du village n’ayant pas encore pu débattre de cette affaire. Toujours selon la syndique, aucun autre projet de construction ne lui est connu actuellement sur cette même parcelle de terrain.

On arrive pour la séance «dessous l’Eglise».

Les Loups choisissent la taxe au poids

On arrive pour la séance «dessous l’Eglise».

On arrive pour la séance «dessous l’Eglise».

Les oreilles des dirigeants de la STRID ont dû siffler jeudi soir. Au Conseil général de l’Abergement, présidé par Jean-Paul Vulliemin, on a en effet vivement critiqué le système de la taxe au sac modèle STRID «qui ne résout rien ou presque en termes de pollution et d’élimination des ordures ménagères, mais dont l’organisation coûte très cher pour ce très faible retour.

Les gens trient peut-être un peu plus, mais c’est vraiment le seul avantage par rapport à la situation antérieure» a rajouté l’ancien syndic Roger Roch. Dans la foulée, et après une discussion nourrie, le délibérant des Loups a entériné le projet municipal de taxe au poids, présenté en détail par le municipal Patrick Jordan, qui comprend la pose de deux Moloks semi-enterrés pour un investissement de l’ordre de Fr. 28 000.–. Les usagers seront munis de cartes magnétiques personnelles permettant le pesage par foyer et l’établissement d’un décompte annuel, sur la base d’une taxe de 60 centimes par kilo.

Comptes 2012 et nouveau SDIS

Au chapitre des comptes et de la gestion 2012, pas de débat et un vote unanime en faveur de cet objet. La commune a réalisé un léger excédent de recettes de Fr. 12 000.– sur un total de recettes et dépenses de l’ordre de 1.37 millions de francs. Le projet de SDIS Vallorbe Région a lui aussi été accepté. L’adhésion à Vallorbe est plus naturelle qu’avec Orbe. De plus elle coûtera environ Fr. 35.– par an et par habitant, alors «qu’une adhésion au groupement d’Orbe aurait coûté beaucoup plus cher» selon la commission chargée d’étudier cet objet.

La municipale Simone Gudrna est revenue sur la mort annoncée de l’ASIBCO, et sur le fait que la nouvelle répartition des élèves permettra à la zone dont relève le village de réaliser des économies de frais de transport de l’ordre de 30%. De son côté la syndique Monique Salvi, a rappelé que le projet de PGA n’avait pas passé l’examen préalable cantonal et faisait l’objet de nouvelles études. Jean-Paul Vulliemin a été brillamment réélu dans sa charge de président du délibérant communal.

Photo Olivier Gfeller

Robert Gaillard au bureau de tir

Une coutume sympathique disparaît

Robert Gaillard au bureau de tir

Robert Gaillard au bureau de tir

Le tir des municipalités du district Jura Nord-Vaudois a vécu sa 20e édition et hélas la dernière !

Après 20 ans d’existence «le tir des munis» a fini d’exister.

L’organisateur de cette coutume sympathique, en l’occurrence la société de tir «Les Ourloups» de L’Abergement - Sergey, se retrouve sans relève pour maintenir la pérennité de cette rencontre annuelle. Organisé au début dans le cadre de l’ancien district d’Orbe, ce tir des municipalités était programmé de manière informelle, afin de permettre de sympathiser et échanger idées et soucis du moment sans protocole. La coutume a résisté dans un premier temps à la refonte des districts, mais la roue tourne et les organisateurs s’essoufflent. Ce tir des municipalités s’effectue à l’occasion de quatre jours programmés d’avril à mai, sous la houlette de Robert Gaillard accompagné des aides nécessaires au bon fonctionnement de ces rencontres amicales.

Le classement des groupes municipaux, au nombre de 23, voit apparaître en première place la commune de Chamblon, devant celles de Vaulion et Rances. Le challenge des syndics est remporté par Patrick Gaillard de Sergey devant Nicole Blaise de Chamblon et Bertrand Gaillard de Montcherand. Le challenge des Ourloups réservé aux dames a été remporté par Monique Salvi de L’ Abergement et le tir des passes «médaille» par Yvan Riesenmey de Sergey.

Une dernière édition semble-t-il ou se trouvera-t-il une municipalité du district Jura Nord-Vaudois pour reprendre le flambeau?

Photo Alain Michaud

La STAP de Rances

AIVM: budget 2013 stable

La STAP de Rances

La STAP de Rances

Sous la présidence d’Alix Michel, de Lignerolle, le conseil de l’Association intercommunale du Vallon du Mujon (AIVM) s’est réuni la semaine passée à l’Abergement. L’ordre du jour prévoyait comme point principal l’adoption du budget pour 2013. Henri Nerny, de Valeyres-sous-Rances, président du comité directeur, a fourni quelques explications complémentaires au sujet d’un budget qui pourrait enfler à partir de 2014.

«Nous allons rester pour l’instant à Fr. 155.– par équivalent habitant, a précisé Henri Nerny, car nous ne disposons pas encore des chiffres sur une année complète de fonctionnement du nouveau système de STAP à Rances avec la réalisation du projet «Tout à Orbe». Cette dernière a dû hausser ses tarifs qui représentent une part importante des charges de l’AIVM. Des charges qui pourraient augmenter aussi à l’avenir, notamment sur des postes comme les contrôles informatiques des systèmes qui nécessiteront la conclusion d’abonnements, et aussi à cause de l’augmentation non prévue du volume moyen à traiter.» C’est pratiquement sans discussion que le budget 2013 a été adopté. Il prévoit des charges et produits de fonctionnement équilibrés de l’ordre de Fr. 300 000.—

Mais d’où vient donc ce surplus d’eaux claires?

La STAP recueille dans ses eaux usées tout ce que l’imagination permet de concevoir, voire pire, au point d’ailleurs de créer des pannes aux systèmes de pompage, explique aussi Henri Nerny. Une nouvelle information au public par l’intermédiaire de tous ménages ou d’affichage aux déchetteries a été évoquée. Henri Nerny a également insisté sur le fait que «le passage à la taxe au sac, et même au poids, pourrait avoir des effets néfastes sur l’engorgement des eaux usées et donc de la STAP».

La station comporte en effet un dégrilleur très performant, mais ces performances se traduisent par des boues de plus en plus lourdes et volumineuses. En période de pluies intenses, le débit des eaux claires est très élevé et le reste ensuite pendant environ une semaine. Ce qui contribue aussi à une surcharge pour la STAP. L’AIVM va conduire prochainement une étude sous-terraine des canalisations pour déterminer d’où proviennent ces surplus d’eaux claires et remédier au problème.

Photo Olivier Gfeller

De dr. à g.: Représentants municipaux, Christophe Pinard, Simone Gudrna, Patrick Jordan, Monique Salvi, syndique, et Delphine Humblet, secrétaire communale.

L’Abergement: budget 2012 accepté

De dr. à g.: Représentants municipaux, Christophe Pinard,  Simone Gudrna, Patrick Jordan, Monique Salvi, syndique,  et Delphine Humblet, secrétaire communale.

De dr. à g.: Représentants municipaux, Christophe Pinard, Simone Gudrna, Patrick Jordan, Monique Salvi, syndique, et Delphine Humblet, secrétaire communale.

Huit points à l’ordre du jour du Conseil général présidé avec dextérité par Antoine Landry, amènent 18 conseillères et conseillers à dire présent sur 28 inscrits à l’appel effectué par la secrétaire Delphine Humblet.

Après l’assermentation de trois nouveaux conseillers, ouverture de la discussion sur le budget 2012 qui prévoit un excédent de revenus de Fr. 16 033.–. La salle est restée aphone, chaque membre du Conseil ayant reçu un document fouillé de la présentation comptable communale, aucune question n’a été formulée.

Après lecture du rapport positif de la Commission de gestion par Denise Charlet, qui rend tout de même attentive la municipalité d’être soucieuse avec les dépenses, l’assemblée accepte le budget 2012 sans délibération.

Dans le suivi de l’ordre du jour, les demandes d’autorisations de rigueur en début de législature; 1°, de statuer sur les acquisitions et aliénations d’immeubles et autres octrois de servitudes, pour des dépenses imprévisibles à hauteur de 30 000 francs; 2°, de plaider dans certains litiges juridiques, et 3°, de veiller au plafond en matière d’emprunts et de risques de cautionnement limité à Fr. 2 500 000.–, ont tous été acceptés à une large majorité.

Concernant le plafonnement d’emprunts, le ratio cantonal pour la commune de l’Abergement est de 215% au terme de l’exercice 2010, à cet égard, la Municipalité va tout mettre en œuvre pour éviter une péjoration de cette situation critique.

Large temps de parolepour affaires d’eau

Les problèmes liés à l’eau ont fait couler plus de paroles que les chiffres du budget: en primeur, contestation sur l’achat de nouveaux compteurs d’eau, mais les nouveaux compteurs sont livrés et seront posés prochainement. Autre souci, la vétusté du réservoir d’eau de la commune qui va devoir être mis en conformité, cela dans un avenir proche. Explication est donnée sur le résultat d’un sondage qui a permis la découverte d’une nouvelle source d’un débit de 120 litres/minute, mais qui doit encore être contrôlée. La liaison récente du réseau d’eau usée à la STEP d’Orbe amène une sensible augmentation des coûts d’épuration de Fr. 1,10 à Fr. 1,55.

Nominations

Pierre Meylan a été nommé à la suppléance de l’AISM (Association intercommunale de la source Mercier), et Christophe Beguin, à la commission de modération du trafic, commission qui passe ainsi à cinq membres.

Dans les communications municipales et divers, Patrick Jordan municipal, donne un préavis sur la taxe d’élimination des déchets ménagers, en regard de la réglementation cantonale en vigueur d’une taxe incitative: affaire à suivre…

Toujours dans ce domaine, une discussion et réflexion s’engagent sur l’opportunité de permettre le dépôt des ordures ménagères hors déchétterie, ainsi que sur l’horaire d’ouverture de cette dernière qui sera avancé d’une demi-heure pendant la saison hivernale, soit de 18 h. à 19 h.

Clôture de la séance par le président, qui permet à la boursière Valérie Courvoisier de distribuer les jetons de présence d’une valeur symbolique de cinq francs, et aux autorités d’inviter les intéressés au caveau communal.

Photo Alain Michaud

Roger Roch

L’Abergement : fin de cycle

 

Roger Roch

Roger Roch

Un vrai battant

Tout le monde connaît la verve de Roger Roch dans le milieu politique de la région. Le syndic de L’Abergement ne manque pas une occasion de dire son courroux lorsque les décisions à prendre ne lui plaisent pas. Il ne manque pas de fustiger ce canton «qui séquestre la manne des petites communes». «On prend de grandes décisions au Château mais on délègue aux municipalités le soin de régler l’addition, nous dit M. Roch. Je trouve cela injuste. Prenez les réseaux pour la petite enfance, on a créé le besoin et on doit passer à la caisse.

La facture sociale n’a pas pris l’ascenseur, mais elle a grimpé dans le ciel comme une fusée puisque nous sommes passés de Fr. 12 200.— en 1995 à Fr. 162 000.— en 2010 pour ma localité. Je ne suis pas favorable non plus à l’école continue, qui exigera de nouveaux sacrifices financiers. Dans la foulée, je suis furieux contre l’enseignement scolaire qui est lamentable, car les jeunes qui sortent de l’école arrivent dans le monde du travail avec un bagage de plus en plus affligeant.

Dans un village comme le mien, j’ai un sentiment d’impuissance, ce d’autant plus que les députés de la région ne viennent même pas à notre rencontre pour s’informer de nos soucis alors qu’ils devraient être des éléments-moteur».

On leur doit tout sans retour

Malgré tout, ce ne sont pas uniquement ses démêlés avec le Canton qui ont fini par lasser Roger Roch. Les chamailleries entre voisins l’ont aussi irrité. «J’aime les gens et j’ai de la peine à comprendre pourquoi les citoyens se montrent si peu respectueux de l’autorité. Ils pensent qu’on leur doit tout, mais qu’ils n’ont rien à donner en retour. Ce n’est rien d’autre que de l’égoïsme. Cette absence de convivialité me navre, alors que l’on tente d’aider au mieux nos concitoyens.

Ils ne savent peut-être pas que l’on doit sans cesse se battre. Voyez nos projets de parc éolien, les écologistes les contestent mais qu’ont-ils d’autre à proposer ? Ils veulent économiser l’énergie, mais en s’opposant aux panneaux solaires ou au biogaz, ils nous poussent vers le nucléaire, qui n’est tout de même pas la panacée ».

S’occuper des siens

Roger Roch quittera son fauteuil l’âme en paix. Le gaz et le téléréseau ont été installés dans le village. La tuyauterie, épuration et conduites d’eau ont été presque totalement renouvelées. Nous avons aussi obligé les transports publics à desservir le centre du village, ce qui a nécessité pas mal de négociations. Nous avons un seul souci avec l’or liquide car nous dépendons uniquement de la source Mercier en association avec d’autres communes. Nous envisageons un forage dans l’une de nos forêts mais il faudra dépenser Fr. 70 000.—pour sonder le sol, avec bon espoir de trouver de l’eau.

S’il y a des crève-cœur dans la vie d’un municipal et d’un syndic, il y a aussi de beaux moments comme la rencontre avec de nouveaux habitants charmants. Roger Roch a du reste trouvé des candidats pour compléter la Municipalité à l’heure des élections, car il redoute la fusion, prétextant que l’agrandissement du district a déjà réduit cet aspect de proximité qui existait lorsque les instances cantonales étaient présentes à Orbe.

Il quittera l’Exécutif après avoir passé sept ans comme municipal et 2 législatures (neuf ans et demi) comme syndic. Roger Roch (53 ans) se consacrera à son entreprise mais surtout à sa famille et à ses trois filles afin qu’il les voit grandir sans oublier de renouer avec l’apiculture qu’il avait été un peu mises de côté, pour mieux «piquer» le Canton!

Photo Pierre Mercier

Sans parole

Le bureau de poste de l’Abergement passe aux oubliettes

Sans parole

Sans parole

Le démantèlement du réseau postal régional continue, le désert postal s’étend toujours plus, c’est le tour de la poste de l’Abergement de fermer boutique.

Il y a déjà huit ans que l’Entreprise postale donnait un préavis de risque de fermeture à la municipalité du village. Cette fois l’heure est venue, le couperet est tombé, la poste va disparaître du paysage début octobre prochain.

Comme de coutume, les autorités sont mises devant le fait accompli, reste l’opportunité de créer une éventuelle agence, opportunité qui n’enchantait pas les représentants du géant jaune, ces derniers préférant un service à domicile !

La fiduciaire fait poste

L’espoir de maintenir un point de contact poste, a encouragé la municipalité de rechercher la perle rare qui accepterait de tenir agence. Chose faite, puisque en date du 5 octobre 2010, le bureau fiduciaire Jean-Bernard Tesauri fera office d’agence postale.

Elle sera située sur le haut de la Place du collège, au rez-de-chaussée de la maison du syndic Roger Roch. Une formule qui semble convenir aux habitants de l’Abergement, personne n’ayant trouvé à redire.

A relever le seul avantage d’un horaire élargi, puisque le bureau postal ouvrait onze heures hebdomadaires, alors que la future agence sera ouverte 26 heures par semaine, pour le reste, elle pose un problème de confidentialité des services.

Il sera possible d’y acheter des timbres, de déposer lettres et colis et effectuer des versements et des retraits avec sa PostFinance Card.

Un autre service à la clientèle, le maintien des cases postales dans l’entrée de la poste actuelle, qui ont l’avantage d’avoir été installées de manière indépendante au bureau postal.

Reste aux Loups de s’habituer à la nouvelle «tanière» postale.

Photo Alain Michaud

L’Abergement : arrivée à pied et rayonnante

Roger Roch, Syndic, Evelyne Voutaz, Préfète, Patrick Jordan, Eva Magnin, Marie-France Grasset, Luc Lambert et Monique Salvi

Roger Roch, Syndic, Evelyne Voutaz, Préfète, Patrick Jordan, Eva Magnin, Marie-France Grasset, Luc Lambert et Monique Salvi

Journée d’automne remplie de soleil

Pour cette cérémonie, préparée par la Municipalité in corpore avec la présence Madame Evelyne Voutaz, Préfète de la région et représentant le Conseil d’Etat vaudois, le caveau s’était habillé de couleurs et de fleurs.

Madame Eva Magnin-Flaction, une alerte centenaire était venue à pied au rendez-vous, entourée par une partie de sa famille. Après les présentations, salutations et retrouvailles, on passait aux choses sérieuses et elle s’installait en bonne place autour de la grande table.

C’était avec un jour d’avance, pour ne pas surcharger leur doyenne, que la commune lui présentait félicitations et meilleurs vœux pour son 100e anniversaire.

Une enfance entre Lignerolle et Ballaigues

La vie de leur doyenne, retracée par Roger Roch, syndic de L’Abergement, était entrecoupée par l’humour percutant d’Eva Magnin, qui frappait par sa netteté et son caractère imprévu! Ainsi, après la lecture de la troisième page, elle glissait au syndic: «Tu vas nous faire ça jusqu’à Nouvel-An?»

Née le 4 octobre 1909, à Lignerolle, Eva Flaction avait six frères et sœurs, et très vite elle commençait à travailler chez les paysans. Ses journées étaient bien remplies: elle travaillait à la ferme, allait vite porter le repas à son papa en forêt, revenait vite pour dîner, pour vite repartir à l’école, chez le régent Nicod.

Mais à cette époque, la situation socio-économique faisait qu’elle manquait souvent l’école pour travailler. Les années passèrent. Eva enfourchait ensuite son vélo pour aller gagner sa vie à Ballaigues ; d’abord comme blanchisseuse, plus tard  elle travaillera dans l’usine Pignons.

Sa vie de famille à l’Abergement

En 1932, elle se mariait avec Francis Magnin, et venait s’installer à L’Abergement. Ils firent leur voyage de noces à Paris pour visiter leurs familles émigrées. Ils auront deux enfants, Arlette et Jean-Jacques.

Ils étaient agriculteurs et cesseront cette activité en 1962. Francis postulera comme employé à l’Etat de Vaud pour l’entretien des routes, tandis qu’Eva courait toujours, vite, entre la maison, le jardin, la lessive faite à la fontaine de la place du village, la boucherie de campagne et les petits-enfants, au nombre de quatre. Le syndic se rappelait Eva et son éternel foulard, bien ficelé sur sa chevelure.

Jean-Jacques avait organisé, pour ses parents en 1972, un voyage en Espagne, à Majorque. Un bon souvenir pour Eva Magnin. Son mari décédait en 1981, trop tôt.

Elle restera toujours très active, au jardin et dans sa maison. Les années ont passé et elle compte à ce jour huit arrière-petits-enfants, dont un qui s’est marié cette année! Une dernière anecdote, qui en dit long sur sa vitalité, c’était en 2007, elle rencontrait le syndic aux abords de sa maison: «Jean-Jacques est parti, je profite de vite aller au jardin…!» avec un large sourire.

Une «Neuchâteloise»

Évelyne Voutaz apportait les félicitations de l’Etat de Vaud puis rappelait quelques faits marquants, depuis la naissance de Madame Magnin: «Première traversée de la Manche en avion par Blériot en 1909, «Tintin» voyait le jour en 1929 dans le journal le «Petit vingtième», deux guerres et la mob en 39, une période difficile.

1949, naissance de la télévision, puis en 1979, c’est autour du Jura de devenir le 23ème canton de la Suisse. Le tour du monde en ballon, sans escale, de Bertrand Piccard c’était en 1999».

Madame la Préfète lui fit part des félicitations et vœux de Philippe Leuba, Conseiller d’Etat, en lui remettant le cadeau du Canton de Vaud pour ses 100 ans. Une pendule «Neuchâteloise» qui fit briller de bonheur le regard de Madame Magnin.

Ses péchés mignons… des chips au lard qu’une de ses petites-filles lui fit découvrir lors d’une boum chez sa grand-maman, et le Porto !

Encore nos félicitations et meilleurs vœux pour ces années prochaines.

Photo Marlène Rézenne

L’Abergement : tir des Municipalités

Les gentils moniteurs Ourloups

Les gentils moniteurs Ourloups

Une bonne cuvée 2009

Comme c’est le cas depuis une bonne quinzaine d’années, la société de tir Les Ourloups (L’Abergement-Sergey) organisait à nouveau en ce début d’été le désormais fameux Tir des Municipalités du district Jura-Nord vaudois. Un tir qui se déroule sur plusieurs dates pour permettre à chacun d’y participer, mais qui se terminait samedi dernier par quelques dernières salves et surtout par un repas pris en commun au cours duquel il est de coutume de refaire le monde municipal, politique et régional. L’an passé, la préfète Pierrette Roulet-Grin avait pris part aux festivités, et, cette année, c’est  Albert Banderet, ancien syndic lui-même et actuel préfet du district qui avait chaussé ses doubles tampons auriculaires, sa veste en cuir façon motard et ses lunettes de tir professionnelles pour participer à la compétition, en s’y distinguant d’ailleurs.

Une compétition mixte

délèguent pas des représentants à cette compétition. Cette année, 16 équipes  se sont finalement affrontées, deux de moins qu’en 2008. Pour pouvoir prétendre tirer lors de cette compétition, il faut être ou avoir été, municipal, syndic, boursier ou secrétaire municipal, ou encore faire partie du bureau du Conseil communal ou général d’une localité du district. La compétition est mixte et on trouve de fines gâchettes dans les représentantes féminines. Le classement Dames a vu la victoire de Sophie Weber, municipale à Montcherand (391), Marinette Benoît, syndique des Clées, être sa dauphine (378) et Marie-France Grasset, municipale à l’Abergement  (365) se classer au troisième rang, juste devant Sylvie Troyon, municipale de Valeyres.

Une compétition sportive et conviviale qui n’a rien à envier aux grandes réunions d’apparence très sérieuse des associations des communes vaudoises. Le temps d’un weekend-end le stand de tirs de l’Abergement devient une capitale politique régionale, surtout le samedi en fin de matinée.

Classement des Municipalités

1 Villars s/Champvent     2003
2 Vaulion                                1949
3 Suchy                                   1880

Individuel médaille

1 Cyril Urfer, Villars-s.- Champvent        57
2 Cédric Pittet, Suchy                                    55
3 Roger Roch, l’Abergement                      54

Photo Olivier Gfeller