Bravo les enfants !

Fête de mai au château de La Sarraz

Bravo les enfants !

Bravo les enfants !

Depuis quinze ans, le superbe parc du Château de La Sarraz sert de décor à la «Fête de Mai», qui se déroule comme à l’accoutumée le premier dimanche de ce si joli mois, célébrant par  là le retour du printemps.

La Société de Développement de La Sarraz et environs, présidée par Nicolas Diserens, en collaboration avec La Société des Amis du Château de La Sarraz, convia les enfants des écoles du cercle scolaire du lieu, leurs parents et tous les autres spectateurs pour une après-midi festive.

Un cortège d’enfants déguisés, grimés, vêtus de costumes de couleurs chamarrées, emmenés par la jeunesse de La Sarraz au rythme des tambours, s’ébranla vers midi et défila dans la ville pour le plus grand plaisir de tous.

De retour au Château, un apéritif fut offert par la Commune, ce rite bien agréable qui favorise toujours la possibilité d’échanger les propos de circonstance.

Divers stands de restauration ainsi que la buvette du Château proposèrent aux participants et leurs invités de se désaltérer et de déguster leurs spécialités, moment suivi par la remise des prix des meilleurs déguisements, (tâche qui donna pas mal de fil à retordre au jury chargé d’élaborer un classement).

Des jeux d’adresse, une conteuse, des grimages, un atelier de peinture, avec en final un lâcher de ballon, permirent aux enfants de se divertir et de passer un bon moment ensemble, dans ce lieu historique qui accueillit dans un passé pas si lointain, divers artistes pour des rencontres et des activités artistiques, somme toute pas si différentes, Madame de Mandrot devrait être ravie, je crois.

Photo André Dind

Jean-Pierre Serex, nouveau Municipal

Jean-Pierre Serex, heureux vainqueur 

Jean-Pierre Serex, nouveau Municipal

Jean-Pierre Serex, nouveau Municipal

Au second tour de l’élection municipale complémentaire, la population sarrazine a finalement jeté son dévolu sur Jean-Pierre Serex aux dépens de Marcel Ponnaz.

Sur 1486 électeurs inscrits, seuls 389 se sont mobilisés dont 22 ont voté blanc, 193 ont donné leur voix à Jean-Pierre Serex et 155 à Marcel Ponnaz. Le scrutin a comptabilisé 17 voix éparses et deux bulletins nuls.

Malgré sa victoire, Jean-Pierre Serex, qui sera assermenté le 12 avril prochain, demeure flegmatique. Il faut dire qu’il est rodé à la politique sarrazine, notamment au Conseil général où il a siégé de 1983 à 2009. D’origine vaudoise mais né en Dordogne en 1945, le nouvel élu a grandi en France tout en gardant de profondes attaches en terre vaudoise, son grand-père ayant été pasteur à l’Isle.

Finalement, il revient en Suisse dans les années 80 et s’établit à La Sarraz où il lance une entreprise spécialisée dans le sablage et le décapage. Lorsqu’on lui demande pour quelles raisons il est venu habiter La Sarraz, Jean-Pierre Serex répond du tac au tac: «Parce que c’est le milieu du monde et, par ailleurs, proche du réseau autoroutier.»

Lors de son arrivée en terre sarrazine, il se souvient du premier logement déniché. «Cet appartement était situé au centre du village. J’ai dit à mon épouse qu’on emménageait juste pour six mois. On y est resté sept ans. Cela m’a permis de mieux connaître les gens.»

Aujourd’hui, Jean-Pierre Serex habite un quartier plus tranquille où il se sent un peu «décalé». Visiblement, les Sarrazins ne l’ont pas oublié !

Photo Josianne Rigoli

De g. à dr.Janine Gaudard, présidente d’honneur des Coquelicots, Chantal Parisod, actuelle présidente, Fabienne Sollberger, directrice et Sylviane Barraud-Chappuis, membres depuis 54 ans.

La Sarraz : des Coquelicots dans la fleur de l’âge

De g. à dr.Janine Gaudard, présidente d’honneur des Coquelicots, Chantal Parisod, actuelle présidente, Fabienne Sollberger, directrice et Sylviane Barraud-Chappuis, membres depuis 54 ans.

De g. à dr.Janine Gaudard, présidente d’honneur des Coquelicots, Chantal Parisod, actuelle présidente, Fabienne Sollberger, directrice et Sylviane Barraud-Chappuis, membres depuis 54 ans.

Pour fêter dignement les 65 ans d’existence de leur société, «Les Coquelicots» ont choisi de renouveler leurs costumes: c’est donc parés de noir rehaussé d’une touche de rouge, rappelant la couleur du coquelicot, que les 14 membres de la société – dont trois juniors – ont fait leur entrée en scène.

Après le traditionnel discours de bienvenue, les accordéonistes ont d’emblée conquis le public en interprétant, sous la houlette de Fabienne Sollberger, un paso doble bien enlevé, suivi d’un «Adagietto» puis d’une danse irlandaise endiablée. Aussi éclectique qu’exigeant, le programme musical incluait un hommage aux Indiens avec «Dakota», une pièce en 5 mouvements et un coup de chapeau à Lionel Richie via son célèbre «Hello».

Autre moment fort: l’arrivée sur scène des trois juniors, Armand, Louis et Johann, âgés de 12, 10 et 9 ans – la relève au masculin des Coquelicots – qui ont joué sans trac et en rythme «Keep Cool» et «Rockstars» en compagnie des Seniors.

Allant crescendo, la seconde partie musicale a pris son envol sur une partition signée Astor Piazzolo et Richard Galliano, adaptée par Fabienne Sollberger, fait un détour par Curt Mahr avec «Fest-Hymne» avant de conclure joyeusement avec «It’s raining again» et «Oh Les Filles», deux morceaux arrangés par la directrice des Coquelicots. Au final, une superbe prestation musicale qui a mérité les applaudissements nourris d’un nombreux public composé d’amis et de fans de l’accordéon.

Après l’habituel entracte, la soirée s’est poursuivie par une pièce de théâtre en 3 actes, intitulée «La Binette à Lulu» de M.-L. Hespel. Mise en scène par Marie Gygax et jouée par des membres et amis des Coquelicots, cette œuvre, riche en moments cocasses, a offert aux spectateurs de multiples occasions de se détendre. Enfin, en guise de point d’orgue, l’orchestre neuchâtelois «Les Galériens» a conduit le bal et chauffé l’ambiance jusqu’au bout de la nuit.

Vive les femmes !

Si trois hommes sont à l’origine de la Société des accordéonistes «Les Coquelicots» née en 1945, les femmes ont pris depuis le relais. Et c’est heureux quand on sait que, parmi les onze membres seniors des Coquelicots, dix sont féminins.

Seul représentant masculin dans ce «harem», Valentin, 19 ans et présent depuis 9 ans au sein du groupe, se dit ravi d’avoir «dix mamans!». Parmi elles, citons Chantal Parisod, actuelle présidente des Coquelicots et membre depuis 37 ans, Sylviane Barraud-Chappuis qui peut s’enorgueillir de ses 54 ans de fidélité, Janine Gaudard, présidente d’honneur de la société et membre depuis 47 ans qui signale qu’«En 65 ans, notre société n’a eu que deux directeurs – M. Emile Vuagniaux de 1945 à 1983 et, depuis lors, Fabienne Sollberger -, et 4 présidents.»

Pareille stabilité  en dit long sur l’ambiance qui règne aux Coquelicots, où l’amitié se conjugue à  l’enthousiasme, aux multiples compétences et au dynamisme. Il suffit de côtoyer brièvement Chantal Parisod pour comprendre la recette de longévité des Coquelicots. «Chaque année, explique-t-elle, on part en week-end musical aux Cluds où on loue un chalet.

Cela permet de resserrer les liens, de se voir hors des répétitions, de se prélasser ensemble dans un lieu convivial où on joue juste pour le plaisir le samedi matin et après-midi – et le dimanche matin.» Si les accordéonistes de La Sarraz répètent tous les jeudis soir – excepté durant les vacances scolaires et la semaine suivant leur soirée annuelle -, ils se produisent régulièrement à l’extérieur : « On donne des concerts dans le cadre de l’expo de Cossonay, lors de l’abbaye de La Sarraz et chaque fois qu’on en a l’occasion. L’an prochain, on participera à la Fête Cantonale Vaudoise de l’Accordéon à Villars-le-Terroir, ajoute Madame la Présidente.»

Et pour se faire connaître, renouveler ses rangs, glâner quelques sous bienvenus, Les Coquelicots se montrent très actifs: «En décembre dernier, raconte Chantal Parisod, on a organisé un Noël en chantée. On a réuni des artisans qui ont tenu un petit marché de Noël, une conteuse, une maquilleuse pour enfants et des bénévoles qui ont servi la raclette.

Nous, on jouait des partitions de Noël et les gens chantaient, c’était magique!» Mieux encore, tous les deux ans, la troupe «Entre Amis» issue des Coquelicots, propose 4 soirées de gala (deux vendredis et deux samedis) comprenant un concert donné par Les Coquelicots, une comédie musicale thématique, signée Didier Sieber, et un repas. «Ces soirées, qui attirent entre 700 et 800 personnes venues de toute la Suisse romande, se font désormais sur réservation, glisse Chantal Parisod. Avis donc aux intéressés: les réservations pour la 7e édition fixée en mars 2011 s’ouvriront en octobre 2010!»

Des piliers des Coquelicots…

Tout aussi passionnée, Janine Gaudard avoue n’avoir jamais eu envie d’arrêter de jouer. «L’accordéon permet de se vider la tête. Si on a des soucis, on les oublie en jouant. ça fait un bien fou!» Loin de se contenter de son rôle de présidente d’honneur des Coquelicots, Janine Gaudard fait partie du comité de la Fédération Cantonale Vaudoise d’Accordéon. «Chaque membre est tenu de représenter la Fédération lors des soirées organisées par les 25 sociétés d’accordéonistes qui fleurissent en terre vaudoise.»

Musicienne dans l’âme, Fabienne Sollberger, directrice des Coquelicots depuis 1983 et bien décidée à battre le record de longévité à ce poste, sait la signification du mot «vocation». Haute comme trois pommes, elle savait qu’elle ferait, plus tard, ou de la musique ou du calcul. Son père et ses frères jouant de l’accordéon, elle a commencé par s’initier à la flûte douce.

«On a eu un orchestre de famille durant 25 ans!». Entre-temps, l’attrait de l’accordéon a été le plus fort d’où a découlé une formation diplômée à L’Association Romande des Professeurs d’Accordéon, puis des cours au Conservatoire. Aujourd’hui, Fabienne Sollberger donne des cours, fait des arrangements et dirige trois sociétés d’accordéonistes dont Le Bouvreuil de Villars-le-Terroir et Accordia d’Yverdon-les-Bains.

Sans compter qu’elle organise la Fête Cantonale Vaudoise de l’Accordéon en mai 2011 à Villars-le-Terroir.

…aux jeunes douées

Etrange coïncidence: Marie Gygax et Mélanie Brunel ont débuté les cours d’accordéon la même année – en 1994 – alors qu’elles ne se connaissaient pas. Et l’idée de s’essayer à cet instrument leur a été donnée par leurs cousines respectives! Un an plus tard, elles rejoignaient sur scène Les Coquelicots pour leur première soirée.

«Par la suite, évoque Mélanie, on a pu constituer un petit groupe de juniors qui interprétait seul un mini-répertoire.» Depuis, les années se sont écoulées, mais pas le plaisir de jouer. «Il y eut un âge où c’était un peu délicat de dire à nos copines qu’on s’éclatait avec cet instrument.

Aujourd’hui, c’est beaucoup moins ringard grâce à Richard Galliano qui a su faire de l’accordéon un instrument très jazzy et à d’autres artistes qui sont fréquemment accompagnés par des accordéonistes.» Entre-temps, Mélanie Brunel est devenue assistante médicale, tandis que Marie Gygax poursuit des études de lettres, fait des remplacements comme enseignante et s’est transformée en metteur en scène…

«Comme j’ai fait du théâtre amateur, j’ai proposé mes services, choisi la pièce et dirigé les comédiens. Question décor, on a pu utiliser celui des soirées de gala de l’an dernier. L’exercice s’est révélé très enrichissant.» Après 15 ans passés aux Coquelicots, quel est leur bilan?

«On apprécie tout particulièrement les membres de cette société et on a l’intention de continuer le plus longtemps possible. Juste pour le plaisir!» Reste à souhaiter longue vie et succès aux Coquelicots.

Photo Josiane Rigoli

La Sarraz

La Sarraz : effectifs incomplets

La Sarraz

La Sarraz

La Sarraz a connu quelques tumultes au cours de cette dernière législature. 4 démissions ont été enregistrées à la municipalité dont celle récente du syndic, Laurent Zali, qui a quitté sa fonction au 31 janvier dernier. Si bien que les Sarrazins se rendront aux urnes, le 7 mars prochain, pour désigner un cinquième municipal, entre Marcel Ponnaz (libre) et Jean-Pierre Serex (Libéral).

Cela dit, en guise d’explications à cette vague de démissions, on relève qu’il n’est pas facile de cohabiter dans la mesure où l’on ne choisit pas ses partenaires de travail à l’Exécutif. En dehors des problèmes d’entente, le fait que les charges de travail sont de plus en plus lourdes et que les compensations financières sont souvent insuffisantes, les candidats à la Municipalité ne se bousculent pas au portillon.

Les Sarrazins doivent donc se réjouir d’avoir le choix entre deux candidats pour le poste à repourvoir. Ensuite, il faudra également désigner un nouveau syndic. Pour l’instant, Mme Rosa Mischler effectue l’intérimaire et il faudra attendre les déterminations des cinq membres de la Municipalité pour savoir s’il faudra prévoir une élection complémentaire pour le poste de syndic.

50 au lieu de 55 conseillers

Autre phénomène à La Sarraz, le Conseil communal est incomplet actuellement. En effet, il devrait comprendre 55 conseillers mais ils ne sont que cinquante pour l’instant. La préfecture a cependant accepté la situation actuelle et n’a pas exigé que le Conseil soit complété d’ici la fin de la législature, qui se terminera le 30 juin 2011.

Le président de ce Conseil, Jean-François Meylan, déplore la situation sans s’en alarmer. «Nous avons une marge jusqu’à 44 conseillers. C’est dire que nous avons de la marge mais je remarque que les citoyens ont de la peine à s’engager. Dans mon parti socialiste, lorsqu’il y a des votations cantonales ou fédérales, une trentaine de pour cent de la population vote à gauche mais nous avons beaucoup de peine à recruter et nous ne sommes représentés que par cinq membres au CC.

En plus, mon parti est associé aux sympathisants qui représentent des personnes marquées à gauche mais qui ne souhaitent pas adhérer au parti, qui ne compte malheureusement pas de municipal. En ce qui concerne le manque de conseillers, on ne peut pas dire qu’il y ait une raison particulière à cette désaffection.

A  mon sens, les problèmes rencontrés au sein de la Municipalité n’ont rien à voir avec ce manque d’intérêt pour la chose communale». La Sarraz, par tradition, a toujours été une localité où les partis de droite ont été majoritaires (libéraux, radicaux et indépendants).

Ce tous ménages parviendra à tous les ménages de La Sarraz. Nous vous remercions de l’accueillir et nous espérons qu’il vous intéressera. Nous sommes désormais prêts à nous investir dans votre localité, surtout si vous souhaitez vous abonner à l’Omnibus.

Image © Wikimedia