La porcherie de Juriens © Valérie SIggen

Région: Porcheries en question

Dans le téléjournal de la RTSR de jeudi dernier, Darius Rochebin a évoqué le souci que provoquent certaines porcheries, en particulier à Pompaples et à Juriens, à la suite de dénonciations portées par MART (Mouvement pour les Animaux et le Respect de la Terre) sur la base de vidéos tournées au mois de septembre passé. Pour en savoir plus, l’Omnibus a mené l’enquête auprès des autorités locales pour commencer. A Pompaples, c’est le syndic Georges Barré qui a répondu à nos questions.

«Ce que l’on sait, au village, c’est que de la porcherie émanent souvent de très mauvaises odeurs, surtout en été, lorsque l’on travaille la vigne communale et d’où l’on sent ce «nectar» qui n’a rien à voir avec l’harmonie du vin. Selon les rumeurs, certaines choses auraient déjà été corrigées et, visiblement, il y aurait trop d’animaux par rapport à la surface. A la Municipalité, nous n’avons jamais reçu de plaintes officielles, mais seulement des remarques ou des commentaires. En plus, le propriétaire n’est pas un habitant du village».

Prêt à intervenir s’il le faut

«A Juriens, on sait bien que cette porcherie n’est plus aux normes depuis longtemps, nous dit la syndique Rosemay Christen. Il y a trop de porcs dans ces locaux et on doute des contrôles puisque rien ne bouge. En tant qu’autorité communale, il me semble qu’on aurait le droit de poser des questions aux instances officielles, mais on ne nous en offre pas la possibilité. De fait, nous ne pouvons pas donner des renseignements à la population, qui nous demande si cela va durer encore longtemps. Le propriétaire paie des amendes, mais poursuit son activité. Dans un milieu rural comme le nôtre, je déplore que ces porcheries soient associées au monde agricole dans lequel les paysans sont obligés d’obéir à des normes très strictes en matière de détention de bétail, alors que ce n’est pas le cas dans ce domaine. S’il le faut, je suis prête à intervenir auprès du vétérinaire cantonal si l’état de cette porcherie devait encore perdurer.»

Intensification des contrôles

Au service de la consommation et des affaires vétérinaires, le porte-parole Philippe Racine nous précise que six contrôles ont été effectués dans ces porcheries depuis septembre 2016. Des mesures ont été prises et des infractions ont fait l’objet de dénonciations pour caillebotis usés, soins aux animaux déficients et intensité lumineuse insuffisante. Les derniers contrôles datent de ces derniers jours et des mesures plus strictes ont été prises pour 2017. Il faut savoir que ces porcheries sont souvent gérées par une seule personne qui n’effectue souvent qu’un passage journalier d’où ce laisser-aller qu’il était temps de freiner !

Du côté du service de l’agriculture, on précise qu’en 2018 les règles exigeront de la paille dans l’étable et moins de cochons au mètre carré (l m2 au lieu 0,6 actuellement). La plupart des porcs vaudois passent par les abattoirs de Micarna (Migros) ou Bell (Coop) et dans une moindre mesure par ceux d’Orbe ou d’Avenches. Frédéric Brand nous indique que les consommateurs peuvent sans autre exiger de savoir dans quelles conditions a été élevée la bête qu’ils achètent au détail. En se montrant exigeants, ils contribueront à l’amélioration des conditions d’élevage du porc.

De gauche à droite: Anni Sordet, syndique de la Praz, Patrick Agassis, syndic de Mont-la-ville et Rosemay Christen, syndique de Juriens durant la séance.

Juriens, éoliennes: la désinformation hargneuse prend le dessus

Salle comble à Juriens la semaine passée pour la séance publique d’information organisée par les responsables du parc éolien du Mollendruz. Ce projet d’implantation d’une douzaine d’éoliennes qui devraient se situer entre le col du Mollendruz et la commune de Juriens et qui réunit La Praz, Vaulion, Mont-la-Ville, Juriens, Yverdon-les-Bains et EWZ, le service d’électricité de la ville de Zurich, a subi les assauts des anti-éoliens venus en nombre pour monopoliser ce qui aurait pu être un débat courtois, mais qui a finalement tourné au pugilat oratoire. Invectives, fables, propagande et «litanies» rabâchées depuis des années ont meublé l’heure prévue pour les questions-réponses, que les habitants des communes concernées auront attendu en vain et frustrés. Si certains arguments des anti-éoliens pourraient mériter qu’on s’y attarde, leur perpétuelle hargne les discrédite d’emblée.

Encore du pain sur la planche

«Votre attitude est égoïste, s’est finalement exclamé Philippe Guignard, un amoureux vaulieni des courses pédestres, du bois et de la nature! Moi, les éoliennes, je les admire, notamment depuis le Chasseral, lorsque je m’y rends. C’est notre devoir que de mettre à disposition de tous une petite partie de notre environnement pour que nous puissions, en Suisse, comme à l’époque de la création des grands barrages, disposer d’installations de production d’énergie verte et durable» a-t-il encore précisé, recueillant d’ailleurs un très large soutien à l’applaudimètre. Le PPA mis sur pied par Energie naturelle Mollendruz SA est actuellement à l’enquête publique, après que le dossier a passé favorablement dans les mains des services concernés du canton. Si l’on tient compte du temps qui sera nécessaire à parcourir toutes les étapes avant la construction, il paraît peu probable que les travaux puissent commencer avant 2017, voire 2018. Une fois sur pied, les machines permettront de produire l’équivalent de la moitié de la consommation d’une ville comme Yverdon-les-Bains. Une paille pour les opposants, une belle contribution écologique pour les partisans de ces engins.

A relever la critique entendue des deux côtés sur le choix de l’époque de mise à l’enquête, au cœur de l’été et des vacances. De même, mais le point n’est pas nouveau, le refus des promoteurs de fournir, en l’état, des chiffres concrets sur les retombées financières futures pour les actionnaires et singulièrement pour les communes. Pour le surplus, le projet a subi les examens de tous les experts, y compris des biologistes et autres spécialistes de la faune. Selon eux ce projet tient compte de l’ensemble des paramètres, et remplit donc toutes les garanties exigées par la loi.

Maquette du parc éolien du Mollendruz.

Juriens: encore oui au projet de parc éolien

Séance de courte durée pour le Conseil général de Juriens, qui s’est réuni sous la présidence de Michèle Charotton jeudi soir.

A l’ordre du jour, deux points principaux: la recapitalisation de ENM SA, la société qui porte le projet de parc éolien du Mollendruz et l’adoption du budget pour 2014. «J’ai toujours dit et je continue de dire que lorsqu’un train passe, il faut le prendre» a rappelé le syndic José Paradela au sujet du parc éolien. Un syndic qui se dit par ailleurs convaincu à 99 % de l’édification finale du futur parc.

Du côté de la commission de gestion, on a vivement déploré le manque de visibilité générale et surtout financière offerte par le projet, ceci malgré la présentation publique qui a eu lieu récemment. «Impossible de savoir si ce projet rapportera un jour quelque argent à la commune » a encore précisé le rapporteur de la commission. «Si nous concluons en faveur de cet investissement supplémentaire, c’est uniquement parce que nous faisons confiance à la bonne gestion usuelle de notre Municipalité» a encore précisé le rapporteur. Le vote à bulletin secret a été requis sur cette question de principe. Au final, la recapitalisation à hauteur de Fr. 30 000.– a été acceptée par 37 voix contre 5 et 4 bulletins blancs.

Pénurie de mamans de jour

«Au niveau du budget, l’exécutif a une nouvelle fois présenté un document préparé sur des bases très prudentes», a précisé le syndic, ajoutant «qu’au niveau des rentrées fiscales, 2012 avait été très bon, que 2013 devrait être honorable et que rien ne permettait de penser que 2014 serait très différent». La commission de gestion chargée de l’étude du budget a conclu à son adoption, en déplorant «qu’aucun grand projet apte à enthousiasmer les villageois ne figure au programme, par exemple la création d’un nouveau magasin». Affichant un excédent de charges de l’ordre de Fr. 50 000.– sur un total de produits et charges ascendant à 1.8 million de francs, le budget a été accepté à l’unanimité.

En fin de séance, la Municipale Anne-Claude Grandjean a encore lancé un appel aux bonnes volontés: le Vallon du Nozon manque cruellement de mamans de jour et pourquoi pas de papas de jour. Les intéressés peuvent s’annoncer à l’AJOVAL ou auprès de l’exécutif local.

Tom et ses parents, Quentin et Claire, et sa soeur Lila-Flore.

Juriens: arrivée du 300e habitant à Juriens

Tom et ses parents, Quentin et Claire, et sa soeur Lila-Flore.

Tom et ses parents, Quentin et Claire, et sa soeur Lila-Flore.

A Juriens comme dans beaucoup d’autres villages, il existe une longue tradition de cérémonie d’accueil des nouveaux habitants et des nouveaux citoyens en âge de voter, au nombre de quatre cette année. Il fut un temps où cette réception avait lieu dans le café-restaurant local, mais ce dernier a fermé il y a quelque temps. Depuis, c’est la Municipalité qui organise une réunion à cet effet à la grande salle villageoise. Avec une partie officielle, puis un repas en commun concocté et servi par l’exécutif au grand complet. Vendredi passé, la manifestation avait pris un tour exceptionnel, puisque Juriens accueillait aussi en toute simplicité son 300e habitant. Il s’agit du petit Tom Soulas, né le 21 décembre 2012. Quentin et Claire, ses parents, demeurent au village depuis quelques années et Tom a une sœur Lila-Flore, très fière de son petit frère. La famille était attendue vers 19 h. 45, mais le syndic José Paradella a commencé à avoir quelques soucis quand l’heure tournait sans que le fameux 300e habitant soit arrivé. À l’image un peu du repas du soir, également retardé sur la route de Moiry suite à un choc entre un chevreuil et la voiture d’un municipal.

Félicitations et remerciements

Tout est cependant rapidement rentré dans l’ordre et le syndic José Paradella a pu féliciter les parents et Tom pour l’occasion. Un présent lui a été offert, accompagné d’une peluche et d’un gros lapin en chocolat. Le même a d’ailleurs été offert à sa grande sœur qui semblait ravie. Comme l’indiquait Cyril Chezeaux, «Juriens comptait 200 habitants en 1980. Le village a longtemps stagné autour de 230 habitants, puis vers le palier de 260. La transformation récente de l’ancien EMS, des constructions nouvelles de villas et d’appartements et des transformations ont attiré ces dernières années de nouveaux habitants. Certes pas d’une façon exponentielle, mais suivant une courbe d’augmentation régulière, et l’arrivée du 300e habitant était donc un événement exceptionnel». Dans son allocution, le syndic a aussi remercié, comme c’est l’usage à Juriens, tous les bénévoles et autres citoyennes et citoyens actifs dans la commune à un titre ou un autre. Ils étaient aussi invités à la manifestation. Verre de l’amitié, rires et repas ont fait rapidement place à la partie officielle.

Photo Olivier Gfeller

Assermentation de Rosemay Christen (à droite).

Juriens: aucun investissement pour 2013

Assermentation de Rosemay Christen (à droite).

Assermentation de Rosemay Christen (à droite).

Le Conseil général remerciait chaleureusement Sabine Hautier pour son engagement de près d’un septennat en tant que municipale des forêts et de la déchetterie.
Michèle Charroton, présidente du Conseil, procédait à l’assermentation de Sabine Hautier, qui prenait place au sein du Conseil général après sa démission de l’exécutif le 30 septembre de cette année et de sa remplaçante Rosemay Christen. La Municipalité, au complet, et l’auditoire avaient retrouvé le sourire.

Après l’adoption du PV de la dernière séance, l’assemblée se penchait sur le budget 2013. Dans le préavis, la Municipalité et son syndic argumentaient le déficit présenté de Fr. 43 635.–, par les reports de charges de l’Etat de Vaud sur la commune, cela concerne surtout l’application des nouvelles lois: la police, l’enfance et l’école continue ainsi les écoles de musiques. Qui pour leur mise en pratique augmenteront, à n’en pas douter, chaque année ! Les communes n’ont aucun poids décisionnel sur la réalité de la facture sociale, qui joue au yo-yo (ou au bâton et la carotte…) avec la péréquation et son mécanisme. Aucun investissement pour 2013 n’était prévu. Plusieurs éclaircissements étaient demandés sur cette facture sociale. Au final le budget était adopté.

Les habitants de la Commune de Juriens rebondissent toujours et trouve une réalité ou un prétexte pour faire la fête. Anne-Claude Grandjean, municipale, avait concocté un texte (dont elle a le secret…) pour parler de Sabine Hautier et la remercier de son engagement d’un septennat au sein de la Municipalité. Et lui souhaiter plein succès dans son choix professionnel.

La séance était levée à 22 h. par Madame Charroton.

C’est, direction le caveau, bien au chaud, que le Conseil général de Juriens finalisait la séance. Un débat convivial s’il en est !

Photo Marlène Rézenne

Martine Kirchhofer (secrétaire) - Michèle Charotton (présidente) et Steve Christen (vice-président).

Juriens: 12 éoliennes pour bientôt

Martine Kirchhofer (secrétaire) - Michèle Charotton (présidente)  et Steve Christen (vice-président).

Martine Kirchhofer (secrétaire) - Michèle Charotton (présidente) et Steve Christen (vice-président).

Le Conseil commence par les communications de la Municipalité. Un moment attendu puisque le parc éolien du Mollendruz fera partie
du programme d’énergies renouvela-bles du canton.

C’est grâce à l’intervention du Conseil d’Etat que le site a été retenu malgré les réticences de quelques écologistes. Certes, le Mollendruz, grâ-ce à un lobbying intense, a été retenu en seconde ligne mais le syndic José Paradela est persuadé que les éoliennes prendront place sur les crêtes du Jura même si elles dérangent quelques personnes de la capitale. «On nous demande de réduire l’impact paysager mais on ne nous demande pas ce que l’on pense de la vision de Lausanne depuis Juriens!», nous dit-il le sourire en coin. «En revanche, je ne pense pas que le fait que le projet émane d’une société zurichoise, nous ait pénalisé. Nous allons attendre le résultat de la consultation publique cantonale avant de recevoir le feu vert définitif des autorités et j’imagine que le parc verra le jour en 2014».

Sabine Hautier, elle, a pris la précaution d’avertir ses concitoyens que la taxe au sac ferait bientôt partie du ramassage des ordures, conformément à la volonté fédérale en la matière. Anne-Claude Grandjean a signalé que la Fondation Comtesse s’est associée à une autre fondation, Mont-Riant, pour assurer le maintien de l’EMS de Juriens (26 lits).

Bénéfice doublé

A l’heure d’évoquer le bilan financier 2011, le rapporteur, Michel Baud, a relevé la bonne gestion de la Municipalité, puisque l’exercice se termine sur un bénéfice de Fr. 12 864.– soit le double de ce que le budget prévoyait. Dans les différents rapports, on retiendra que l’AIVN (Association Intercommunale du Vallon du Nozon) s’est équipée d’un bassin de décantation qui permettra de garantir l’évacuation des eaux usées durant les vingt prochaines années.

Le municipal John Golay, également responsable des constructions de la Protection Civile cantonale, a incité la commune à utiliser les fonds à disposition pour s’équiper au mieux en matière d’abris. Le bureau, lui, a été renouvelé à l’unanimité si bien que Michèle Charotton demeure la première citoyenne du village pour une année supplémentaire. Enfin, l’employé communal, Pierre-Yves Kirchhofer a été remercié pour ses 20 ans d’activité accomplis avec enthousiasme dans une commune où la symbiose entre Exécutif et Législatif existe bel et bien.

Photo Pierre Mercier

Remise par Thierry Candaux du casque de capitaine des pompiers à Damien Panchaud.

Juriens: remise du commandement des pompiers

Remise par Thierry Candaux du casque de capitaine des pompiers  à Damien Panchaud.

Remise par Thierry Candaux du casque de capitaine des pompiers à Damien Panchaud.

Thierry Candaux redevient simple sapeur.

C’est dans la petite salle villageoise de Juriens, que le corps des sapeurs-pompiers, regroupant les communes de Croy, Juriens, La Praz et Romainmôtier-Envy, se trouvait réuni, avec 34 pompiers volontaires, ainsi que Madame Anne-Claude Grandjean, municipale de Juriens, pour la transmission du commandement.

Il est à remarquer que ce corps de sapeurs-pompiers est fort de 46 membres, avec cette année, 11 nouvelles recrues dont trois jeunes filles. Ils ont entre 19 et 45 ans. Les nouveaux (nouvelles) suivaient sur deux jours, vendredi 30 et samedi 31 mars, un cours de formation (apprenti-e-s) d’homme (femme) du feu, patronné par l’ECA.

Une cérémonie conviviale

Il était 20 h. Thierry Candaux, encore capitaine, prenait la parole, une épreuve pour lui, avec un dernier discours. Il retraçait brièvement, les changements du corps de sapeurs-pompiers dans nos campagnes: l’évolution du matériel, les pressions de l’Etat et de l’ECA, depuis son entrée en fonction comme capitaine, en 2001. Une mutation très forte pour les villages excentrés.

Il remerciait surtout la qualité du groupe, sa force de solidarité face aux diverses interventions, parfois importantes, auxquelles il avait participé, reconnaissance d’une communauté très soudée. Il parlait des bons moments: de la fin de cours obligatoires ou d’exercices, avec une personne mise sur le «grill», mais qui trouvait toujours une solution en gardant un magnifique sourire, Stéphane Boulaz! Cuisinier tout(jours) désigné,qu’il concoctait (et le fait encore…!) des soupers pour pas cher et que chaque sapeur payait de sa poche! Des moments mémorables, voire interminables…

Il change de couleur

En parlant du casque, naturellement. Puis vinrent les choses officielles, et Thierry remit le grade de capitaine et le casque de couleur rouge avec le classeur de couleur noire à Damien Panchaud.

En échange il reçut le casque de couleur blanche de simple sapeur. Mais avec le sourire! Et les tables furent dressées pour que le souper fût servi sur le champ, mais pas de bataille!

Photo Marlène Rézenne

La Municipalité au complet

Juriens: un budget déficitaire accepté

La Municipalité au complet

La Municipalité au complet

Avec le sentiment d’être mené en bateau par le canton....

Pour ce dernier conseil de l’année, 1er décembre oblige, le sapin était mis en place le matin même et portait haut des lumières étoilées près de l’église. De quoi rêver…à des jours meilleurs. Et pourtant!

Après l’appel nominatif de l’assemblée, la Municipalité communiquait que la charte du PNR Jura vaudois (Parc Naturel Régional) était enfin acceptée et que le dossier serait déposé en janvier 2012. Le chauffage à distance, qui est presque terminé, donne de bons résultats.

La Commune espère, en 2012, réaliser la seconde partie du mur de pierres sèches, au Chalet devant.

Le budget de fonctionnement 2012 en excédent de charges
Les chiffres de la péréquation et de la f(r)acture sociale ne sont jamais définitifs, mais une tendance… à laquelle répond l’Etat aux demandes des communes. Donc, vous présentez un budget avec de faux chiffres!

Avec les explications du syndic, José Paradela et des municipaux pour leur dicastère, il est clair que les communes vont au-devant de désillusions. L’application de la loi acceptée pour la police, est un coup d’assommoir, c’est Fr. 22 000.– en plus.

Le transport des écoliers, grâce à la zone Mobilis, est une catastrophe financière pour tout le Vallon du Nozon. Le syndic ajoutait que les décisions prises pour le corps des pompiers, vont mener les communes dans le rouge, comme pour la police.
L’assemblée acceptait le budget tel que présenté.

Plafond d’endettement, puis divers

Le sujet et les montants soumis aux conseillers, débouchèrent sur une discussion animée. Les chiffres sont calculés par l’Etat…et après le budget, c’était plus difficile à passer. Il était accepté par la majorité de l’assemblée.

Un problème était soulevé: les cars postaux pour les écoliers du Vallon. Les nouveaux chauffeurs ne tiennent pas les horaires, et, en plus, il leur arrive d’oublier les gosses au bord de la route…! Anne-Claude Grandjean répondait que la Municipalité avait déjà porté ces problèmes devant les responsables des cars postaux. A suivre.
Photo Marlène Rézenne

De g. à dr. : José Paradela, Sabine Hautier, Anne-Claude Grandjean et Philippe Rittener.

Juriens: un conseil général rondement mené

De g. à dr. : José Paradela, Sabine Hautier, Anne-Claude Grandjean et Philippe Rittener.

De g. à dr. : José Paradela, Sabine Hautier, Anne-Claude Grandjean et Philippe Rittener.

Autorisation de statuer et arrêté d’imposition étaient à l’ordre du jour.

Des nouvelles du chauffage à distance

José Paradela, syndic, donnait le bilan de la mise en service du chauffage à distance. Après quelques essais et alarmes intempestives, qui ont donné des soucis à Pierre-Yves Kirchhofer, employé communal, qui voulait rendre les clés… la maîtrise du système fait de ce choix un investissement qui utilise de manière intelligente le patrimoine forestier de la commune. Les bâtiments communaux et privés qui sont reliés à la chaudière attendent l’hiver de pied ferme et au chaud.

Arrêté d’imposition 2012

Le droit de statuer était délivré à la Municipalité à l’unanimité.

Le rapport concernant le taux d’imposition présenté aux membres du Conseil général donnait moult détails de la situation financière de la Commune, des prévisions budgétaires pour 2012 et présentait la (nouvelle) bascule d’impôts de 2 points de l’Etat sur les communes pour leur permettre de financer les polices communales ou les prestations fournies par la police cantonale.

Tenant compte de la bascule 2012, la Municipalité demandait à l’assemblée l’adaptation du taux d’imposition communal à 79 points. Le taux cantonal de base étant réduit de 2 pts à 155.5 points. Au final, il n’y aurait aucun changement pour le contribuable. Après avoir entendu le rapport de la commission de gestion, le taux d’imposition était accepté à l’unanimité.

Michèle Charotton, présidente du Conseil général, rappelait l’importance des prochaines votations et elle ajoutait avec un grand sourire, qu’elle et les scrutateurs de service, durant l’ouverture du bureau de vote, aimeraient bien voir quelques personnes pousser la porte et déposer leurs enveloppes dans l’urne, histoire de se sentir moins seuls…

Photo Marlène Rézenne

Guillaume Pilloud, Cédric Chezeaux et l’amidonnier noir.

Juriens: le retour des céréales anciennes

Guillaume Pilloud,  Cédric Chezeaux et l’amidonnier noir.

Guillaume Pilloud, Cédric Chezeaux et l’amidonnier noir.

Maître de sa semence

Autrefois chaque région confectionnait son pain à partir de sa propre farine. Puis, rendement oblige, les céréales locales ont cédé leur place à des variétés s’adaptant aux demandes de l’industrie boulangère. Cette uniformisation progressive a conduit à la disparition presque totale des céréales primitives comme l’engrain et l’amidonnier.
Cédric Chezeaux, adepte d’une agriculture à échelle humaine a ressorti les graines oubliées pour les faire revivre à Juriens.

Un mélange de blés anciens sélectionnés pour leurs valeurs gustatives ont d’abord été semés en 2010 pour la multiplication. Pour Cédric Chezeaux il est essentiel que le paysan puisse reproduire ses semences afin de préserver la biodiversité. Comme c’était le cas avant l’arrivée des grands trusts agroalimentaires.

Les céréales anciennes sont cultivées sans pesticides ni engrais chimiques de synthèse, selon le cahier des charges de Bio-Suisse. «C’est par le travail du triage des semences qu’on va garder les grains forts afin de transmettre un bon potentiel à notre future culture et récolte.»

Le moulin Astrié

La mouture est une étape essentielle pour conserver toutes les qualités nutritives du blé. Pour faire sa farine Cédric Chezeaux n’utilise pas un moulin à cylindres mais un moulin à meule de pierre de type Astrié. La rotation lente et sans échauffement de la meule en granit préserve le germe et l’assise protéique du grain.

Les céréales anciennes sont riches en fibres, vitamines, minéraux et oligo-éléments. En raison d’une teneur en gluten nettement moins élevée que les blés conventionnels, elles sont également moins allergisantes.

Le consommateur est de plus en plus sensible au parcours des aliments qui finissent dans son assiette. La démarche de Cédric Chezeaux est on ne peut plus cohérente puisque toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution se déroulent dans la région d’Orbe.

Dès cet automne les pains à l’amidonnier noir et au petit épeautre seront confectionnés par Marc Haller au four communal de L’Abergement.

Photo Denis Tarantola

Paisible

Juriens : forum Prométerre

 

Paisible

Paisible

La grande salle de Juriens était bien remplie, malgré la neige, ce 24 février 2011.

Paysannes et paysans s’y sont retrouvés, à l’instigation de Prométerre, afin de discuter des points chauds du moment.

Nouvelle loi

Déjà ébauchée dans un précédent article, cette nouvelle loi apporte bien des soucis au monde paysan. Cependant Prométerre tente d’apporter du soutien, afin que les agricultrices et agriculteurs puissent s’adapter à PA 2011, notamment dans le projet “Paysage”.

NH3

C’est le symbole chimique de l’ammoniac dont le monde paysan doit tenter de réduire les nuisances, de 13 %, selon les accords européens de Göteborg. En 1900, les rejets d’ammoniac de l’agriculture étaient de 42’000 tonnes et en 2010 de 52’000 tonnes pour la Suisse.

Des mesures sont prises actuellement pour couvrir les fosses et pour épandre ces substances avec une quantité infime de perte. Un nouveau système d’épandage avec «pendillards» existe, mais coûte cher, doit être fixé sur une citerne à pression et demande plus de puissance au tracteur. Les subventions arriveront-elles à couvrir les frais engendrés ?

Ce cher lait

La quantité de lait, livrée en 2010, a malheureusement encore augmenté et le stock de beurre excédentaire arrive, à fin 2010, à 10’000 tonnes. La motion Aeby a passé au Conseil national, mais pas encore au Conseil des Etats. Le gruyère se vend toujours bien à l’étranger et le projet de la fabrication de la tomme vaudoise va être relancé. Il faut que les paysans se tiennent les coudes et évitent de vendre leur production de lait à n’importe quel prix.

Valorisation des produits

Prométerre encourage la production artisanale de bons produits. Cette association a mis sur pied, avec Pro Terroir, des «paniers du terroir» ainsi qu’un service traiteur et prépare un magasin à Ouchy pour cette année. Les questions dans la salle ont mis en évidence le problème de reconnaissance du travail de transformation qui devrait pouvoir se compter également en UMOS (Unités de Main d’Oeuvre Standard) et celui du Cassis de Dijon qui, si les producteurs ne font pas attention va faire baisser la qualité des produits.

Il reste encore beaucoup de problèmes à discuter et à résoudre, mais on a pu voir jeudi passé que ce genre de réunion pouvait faire avancer les choses.

 

Photo Marianne Kurth

Le syndic José Paradela

Juriens: budget 2011 au conseil général

Le syndic José Paradela

Le syndic José Paradela

Une revalorisation des traitements des Autorités et de l’heure de commune, pour la législature 2011-2016 était acceptée sans opposition. Elle reflète l’augmentation du travail et conserve beaucoup de bénévolat.

José Paradela, syndic, présentait le budget, soulignant qu’il fallait suivre les directives et les chiffres donnés par l’Etat, pour l’élaborer. Donc peu de marge de manœuvre. Il évoquait la perte financière après le départ de l’EMS à Croy.

La masse salariale des frontaliers en particulier. La nouvelle péréquation intercommunale, la 3e du nom, est légèrement favorable à la commune de Juriens. Les autorités restent prudentes et attendent une confirmation des chiffres reçus.

Le secrétaire municipal, Cyril Cheseaux, présentait divers tableaux concernant la modification de calcul de la nouvelle péréquation, projection sur grand écran. Il ressortait que le mécanisme d’équilibre prenait (enfin) en compte les petites communes. La mise en discussion du budget ne soulevait que peu de questions et celui-ci était accepté à la majorité.

Dans les communications, le syndic rendait compte du sondage, effectué en automne par la COVANO, sur une possible fusion des communes au sein du vallon du Nozon. Les résultats seraient plutôt favorables, mais la décision est prise d’attendre que les élections soit passées avant de développer ce projet. Il y aura de nombreux changements dans les exécutifs du Vallon. Il ajoutait que la Municipalité se présentait au complet pour les élections du 13 mars 2011.

José Paradela donnait des nouvelles des éoliennes, en précisant que, le soir même à Sainte-Croix, la conseillère d’Etat Jacqueline de Quatro, le directeur de la Romande Energie et Blaise Fattebert syndic ont fait l’article pour un projet de parc éolien lors d’une assemblée publique.

Le dossier arrive au stade de la mise à l’enquête, la première dans le canton. Pour Energie Naturelles Mollendruz SA, le dossier arrive en 2e phase avec des compléments d’études. L’administration de la société espère que l’enquête pourra débuter en juillet prochain.

Photo Marlène Rézenne