Essert-Pittet et Corcelles-sur-Chavornay: élections communales

Nous reviendrons dans notre édition du vendredi 30 septembre sur les résultats détaillés des élections communales dans ces deux villages qui fusionnent avec leurs grands voisins de Chavornay.

 

En l'état toutefois, sont élus à l'exécutif de la commune fusionnée:

Essert-Pittet :

a) à la Municipalité de Chavornay fusionnée: Ottiger Gérald avec 42 voix

 

Corcelles-sur- Chavornay:

b) à la Municipalité de Chavornay  fusionnée: Eric Gorgerat 119 voix et Laurence Marchand 90 voix

 

Le groupe EvE: de gauche à droite: Dominique Vidmer, Nadia Gloor, Etienne Miéville.

Essert-Pittet: ils ne seront pas nombreux

Dans le cadre de la fusion avec Chavornay et Corcelles, les électeurs d’Essert-Pittet pourront désigner le 25 septembre prochain un municipal et deux conseillers communaux. Exercice périlleux pour un village qui aujourd’hui comporte une Municipalité à cinq membres et un conseil général ouvert à tous. D’autant plus que pour le Conseil communal l’élection se fera au système proportionnel, mode opératoire qui n’est pas particulièrement adapté à l’élection d’un si petit nombre de conseillers.

Contrairement à ce qui s’est fait à Corcelles, aucune séance d’information n’a été demandée et n’a été mise sur pied. Cette situation semble créer du flou parmi la population qui n’appréhende pas pleinement les mesures à prendre pour accéder à des procédures électorales entièrement nouvelles à leurs yeux.

Des candidatures connues

Un premier groupe s’est créé sous le nom d’«Entente villageoise Essert-Pittet». On y trouve trois membres de l’actuelle Municipalité. Etienne Miéville est candidat à la Municipalité, tandis que Dominique Vidmer, actuel syndic, et Nadia Gloor sont eux candidats au Conseil communal. Leur credo: la connaissance des spécificités locales et des dossiers en cours, une manière efficace pour eux d’assurer l’intégration de leur village dans la nouvelle entité.

Un quatrième municipal de l’actuel exécutif sera également sur les rangs pour l’accession à la Municipalité. Il s’agit de Gérald Ottiger. Lui aussi revendique les mêmes valeurs que les membres du groupe EvE. Pour sa part, il étudie encore la possibilité d’avoir un duo de partenaires qui seraient candidats au Conseil communal.
D’ici au 8 août prochain, date butoir pour le dépôt des listes, d’autres candidats pourront encore se manifester.

Le Grand Conseil vaudois leur a dit oui

Authentique moment d’émotion et de solennité pour la délégation venue des trois villages. Il était précisément midi quand, à l’unanimité des membres présents dans la salle du Grand Conseil, les députés vaudois ont entériné la fusion de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et Essert-Pittet. Dans son allocution, Mme Béatrice Métraux, Conseillère d’Etat, a salué la présence des invités. Elle a particulièrement tenu à souligner que, si désormais Chavornay est une nouvelle commune vaudoise, il existera cependant toujours trois villages.

La fusion deviendra effective au 1er janvier prochain et l’élection du nouveau Conseil communal et de la nouvelle municipalité aura lieu cet automne.

Moment de convivialité
A l’issue du vote, à l’invitation de Mme Métraux, la délégation s’est retrouvée au caveau du Conseil d’Etat pour fêter l’événement en toute amitié autour d’un modeste apéritif.

L’antenne actuelle de Swisscom, éloignée du village.

Essert-Pittet: opposition massive des villageois

Ce sont 107 habitants sur les 129 de plus de 18 ans habitant la commune qui ont signé une pétition adressée au Tribunal Fédéral. Objectif: faire part de leur opposition à la construction de l’antenne de téléphonie projetée par Sunrise et Salt. Les opérateurs ont gagné une première manche, le Canton oblige la commune à octroyer un permis de construire pour une antenne haute de 25 m. Elle prendrait place sur un terrain privé, au nord de la commune, dans une zone proche des habitations, à 150 mètres de l’école.

Des opérateurs à la mémoire courte

Les autorités, tout comme les habitants sont fâchés. Ils ne sont pas opposés à l’existence des antennes. Il existe un accord entre les trois opérateurs nationaux et la commune, cela donne la possibilité de partager l’usage du mât existant. Cette clause semble ne pas avoir pesé lourd auprès des techniciens chargés du projet. Pour les villageois, l’érection d’un deuxième mât en entrée de village paraît incompréhensible et ils demandent le respect de l’accord. Ils se sont manifestés au Conseil général en obligeant la Municipalité à s’opposer à cette construction. C’est chose faite par la demande d’effet suspensif adressée au TF.

Vers une solution négociée

Les autorités souhaitent réunir les trois opérateurs à un niveau plus politique que technique. Elles espèrent qu’une conciliation soit possible. A défaut, elles se verront obligées de suivre la volonté des habitants et elles feront tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir gain de cause.

Les trois syndics jacques Piot, Dominique Widmer et Christian Kunze qui entourent la conseillère d’Etat Béatrice Mettraux. (Photo Pierre Pellaton)

Chavornay: enfin la fusion !

Les populations des trois communes de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et d’Essert-Pittet ont largement accepté la fusion de leurs communes respectives. Déjà en collaboration depuis plusieurs années dans les domaines comme les écoles ou les paroisses, les communes ne feront plus qu’une dès le 1er janvier 2017. Ce qui réjouit le Comité de pilotage qui a poursuivi, aussi vite que possible, les démarches afin de concrétiser ce projet qui dure depuis plusieurs années.
Les populations des villages ont accepté à plus de 75% l’union de leurs forces puisque les Corbeaux de Chavornay ont dit oui à 77% (699 contre 207 non, 8 bulletins blancs et 2 nuls) les Hirondelles de Corcelles-sur-Chavornay à 76% (113 oui, 28 non et 5 bulletins blancs) et les Fouettes-Grenouilles d’Essert-Pittet ont accepté à 86% (54 oui et 9 non) ce qui portera la nouvelle commune à plus de 4560 habitants.

La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux, qui assistait aux résultats, s’est félicitée de cette fusion exemplaire sur deux points : d’abord par la solidarité dont ont fait preuve les populations des villages et par la rapidité avec laquelle les autorités ont conduit le projet.
Le Comité de pilotage remercie chaleureusement les citoyennes et citoyens qui lui ont fait confiance et va retrousser ses manches pour organiser la nouvelle commune et affronter les différents défis qui ne manqueront pas de se faire jour.

Satisfaction à Essert-Pittet

Président du Copil de fusion, Dominique Vidmer s’est réjoui du vote clair des citoyens. «Ils n’ont pas voté de guerre lasse. Tout le monde était d’accord pour ce principe à 3». Le syndic d’Essert-Pittet pourra ainsi quitter sa fonction en juin prochain, puisqu’il ne sera pas candidat pour le siège de sa commune, avec le sentiment du devoir accompli. «Il est vrai qu’il aurait fallu trouver du monde pour les prochaines élections et l’enthousiasme est relatif, lorsqu’il s’agit juste d’entretenir les biens communaux sans pouvoir envisager des projets, car avec nos 150 habitants, nos moyens sont très limités».

Marie-Louise Miéville (présidente) et Ria Matile (secrétaire du CG).

Essert Pittet: police et Power Point

Marie-Louise Miéville (présidente) et Ria Matile (secrétaire du CG).

Marie-Louise Miéville (présidente) et Ria Matile (secrétaire du CG).

Préalablement à son Conseil de décembre, la Municipalité avait invité des membres du groupe de travail pour expliquer les principes d’une future Police du Nord Vaudois (les municipaux Carrard d’Yverdon et Mercier d’Orbe ainsi que le commandant de la police, le major Pittet et son adjoint, le capitaine Guillemin).

Les conseillers ont pu poser toutes les questions nécessaires, en particulier au niveau de l’apport concernant la Gendarmerie et sur le plan financier. Convaincus du bien-fondé, ils ont ensuite facilement accepté d’adhérer dans ce village qui est un maillon important, faisant la liaison entre Orbe, Ependes et Yverdon.

Lors du deuxième sujet d’importance et malgré le coût (Fr. 337 700.– à amortir en 30 ans), les gens d’Essert-Pittet se sont ralliés à la proposition de l’exécutif pour la construction d’un réseau d’eau avec Chavornay et Orbe. Le village manquant cruellement de ce liquide précieux aussi bien pour ses habitants que pour la défense incendie, l’acceptation n’en a été que plus aisée.
En bonne santé
Sur le plan financier, la commune se porte bien. Son budget, à hauteur Fr. 568 717 .–, présente un déficit de Fr. 36 800.–, somme qui devrait être atténuée grâce à la refonte de l’encaissement de la taxe sur les déchets. Si l’on utilisera les sacs de la Strid, un peu plus cher que ceux actuellement à disposition, la taxe par habitant diminuera de Fr. 35.– à Fr. 20.– d’où une économie de Fr. 4 500.– pour la commune.

Dans le domaine des limitations de crédits que le Canton impose à toutes les communes, Essert Pittet n’a aucun souci. Il a porté sa limite à Fr. 1,095 million alors qu’il ne compte que Fr. 558 000.– de dettes. Par contre en matière de cautionnement, il a atteint la limite en se montrant solidaire pour Fr. 120 400.–.

Relevons enfin que l’utilisation d’un Power Point sur plusieurs préavis a permis à la population de mieux comprendre le mécanisme de certains sujets et de contrarier certaines conclusions des commissaires. Tout cela dans une ambiance débonnaire, dans un débat très bien mené par la présidente, Marie-Louise Miéville.

Dominique Vidmer, un syndic super-actif !

Essert-Pittet : de trois à cinq à l’exécutif

Dominique Vidmer,  un syndic super-actif !

Dominique Vidmer, un syndic super-actif !

Durant cette législature, la Municipalité d’Essert-Pittet a fonctionné avec trois membres. Il a fallu se démultiplier pour faire face au travail. «Les affaires courantes du village sont une chose, nous dit le syndic Dominique Vidmer, mais il faut aussi participer aux différentes associations de communes dont nous faisons partie.

C’est notamment le cas pour l’eau, l’épuration, les pompiers, le scolaire et la future police régionale, entre autres. Au point que nous avons parfois trois assemblées le même soir et nous devons nous partager les participations, même si cela ne concerne pas notre dicastère. En plus il faut tenir compte du fait que l’administration est devenue très lourde, compliquée et qu’il faut réagir vite. La tâche est presque insurmontable, si bien que le Conseil général a bien compris que nous devions revenir à 5 municipaux».

Pas de fusion en vue

Pour l’instant, on ne parle pas encore de fusion même si une certaine collaboration existe avec nos voisins de Belmont, Ependes, Suchy et Gressy, mais cette dernière deviendra yverdonnoise lors de la prochaine législature. «Avec ce groupe, nous avons notamment imaginé la création d’un collège à Ependes.

Nous avons aussi une relation étroite avec Chavornay qui s’occupe de notre voirie, de nos routes et de l’éclairage. Pour l’instant, cependant, la fusion n’est pas un vœu même si nous allons mettre sur pied une séance d’information à ce sujet à Essert-Pittet, prochainement», ajoute le syndic qui ne ménage pas sa peine.

Que d’engagements!

En plus de son entreprise, il est investi dans le comité stratégique de la réforme policière vaudoise en tant que représentant de l’Union des Communes Vaudoises (UCV), un groupe qui se réunit actuellement à raison de deux ou trois séances par semaine et qui lui permet de défendre les intérêts des petites communes du Canton.

Il est aussi président de l’assemblée des syndics du district Jura-Nord Vaudois. Il dirige également le groupe politique dans la création du SDIS Nord Vaudois. Il est vrai qu’il est très au courant de la politique vaudoise puisqu’il opère, à titre professionnel, comme responsable du son au Grand Conseil.

200 habitants

M. Vidmer a cependant un regret, celui de ne pas pouvoir développer un plan de quartier, au centre du village. «Essert Pittet a tous les éléments de mobilité nécessaire pour s’agrandir puisque nous sommes desservis par le chemin de fer, que l’autoroute est à proximité et que nous sommes proches d’une grande ville.

Toutefois la loi ne nous permet pas d’augmenter de plus de 11% la population locale. Lorsque vous êtes 130 habitants, cela veut dire 14 citoyens supplémentaires. Dans ces conditions, il n’est pas possible d’ériger un bâtiment locatif, car on peut imaginer qu’aucun bâtisseur ne veut investir pour n’accueillir qu’une grosse douzaine de personnes.

Nous comptons sur l’aboutissement de la motion déposée par le député yverdonnois Rémy Jaquier qui permettrait d’augmenter le quota. Notre objectif serait d’atteindre les deux cents villageois». On ne peut pas dire que le syndic d’Essert-Pittet ne s’investit pas et cet engagement mériterait sans doute qu’il soit entendu et aussi soutenu par deux collègues supplémentaires lors de la prochaine législature.