Le syndic Thierry Candaux dans les installations.

Croy: de l’eau pour pomper l’eau !

Entre Vaulion, Romainmôtier et Croy, tout un patrimoine hydraulique est encore visible et même en activité. Il y a eu de nombreuses scieries, forges, clouteries, tanneries et des ateliers d’artisans qui ont eu recours à cette énergie gratuite avant l’installation de l’électricité qui a changé bien des choses. Mais, aujourd’hui, en se promenant le long du Nozon, on peut recenser pas moins de 53 bisses ou canaux et 6 biefs secondaires.

Héritière directe de ce patrimoine, la commune de Croy possède une machine un peu hors du commun. Dans son petit abri en ciment, juste en amont de la cascade du Dard, c’est une immense roue à aubes de 4 m de diamètre qui fait tourner une pompe qui sert à remonter l’eau d’une source d’eau potable à deux réservoirs distincts, situés à environ 2 km de distance et à une altitude supérieure de 120 mètres.

L’inventivité des anciens

Cette installation a été construite en 1911 au moment où les villages de Romainmôtier et de Croy ont été dotés de l’eau courante. L’impressionnant mécanisme que l’on peut voir encore aujourd’hui en fonction date de cette époque. Bien sûr, l’arrivée de l’électricité a amélioré les choses. La pompe est secondée par une pompe électrique alors que le débit du Nozon est insuffisant. Mais c’est quand même une puissance de 5,5 CV qui est dégagée. Sa rénovation en 1995 a valu à Croy de recevoir le prix de lauréat du Concours urbistique de 1998 pour la conservation du patrimoine bâti. La production d’énergie de cette roue à aubes permet de réduire la facture annuelle d’électricité d’environ 60%, soit une économie de 3500 fr. par an.

Technologie actuelle

L’automne dernier, la commune a procédé à une modernisation électronique. Un système de surveillance à distance a été installé et donne l’alerte à la Maison de commune en cas de dysfonctionnement ou de manque d’eau. «De plus en plus, nous sommes dépendants du débit du Nozon pour la faire tourner. Elle fonctionne environ quatre mois par an à l’électrique. Par contre, la source est plus stable. Elle nous offre un débit permanent entre 90 et 120 litres/minute. Cette mécanique est une affaire de passionnés et elle a toujours été très bien entretenue.

Mais nous envisageons un jour que ce petit bâtiment devienne une mini-centrale hydroélectrique qui fournirait alors assez d’énergie pour faire tourner la pompe avec nettement moins d’entretien. La technologie le permet aujourd’hui. Mais la démarche essentielle reste le maintien de ce patrimoine.», a expliqué, sur place, le syndic Thierry Candaux.

L’imposant comité d’organisation.

Croy: tout le monde dans la rue !

S’il y a une tradition qui est devenue bien vivante, c’est la Fête dans la rue à Croy. Cette manifestation avait vu le jour en 1980, alors que la société de jeunesse locale fêtait ses 250 ans d’existence. Toutefois, comme, au Pied du Jura, on ne peut pas toujours compter sur une météo sans pluie, on avait alors réalisé un véritable exploit: celui de couvrir intégralement la rue ! D’où le nom de la fête...

Avec le temps qui passe, l’enthousiasme était un peu retombé, vu l’énorme travail de l’organisation. La fête s’est espacée alors à un rythme bisannuel. Puis elle a été interrompue à cause des travaux de réfection de la rue du village. Cependant, un groupe de nostalgiques a réussi, depuis quatre ans, à relancer la fameuse fête. Les Pompiers, la Jeunesse et plus d’une vingtaine de bénévoles des autres sociétés locales se sont remis à l’ouvrage. «Et ce n’est pas une mince affaire... Depuis le lundi précédant la fête, nous sommes tous les soirs sur le pied de guerre pour tout mettre en place en utilisant les compétences, les outils et les machines de chacun d’entre nous !», explique le président de l’organisation, Laurent Michot, par ailleurs président depuis 30 ans de la société de tir.

Belle récompense

Cette année, vendredi soir 19 août, tout ce travail a été bien récompensé. Avec une météo chaude et sèche (pour une fois cet été), ce fut le succès. Dès 18 h 30, la rue s’est animée aux sons de la Guggenmusik Niouguen’s d’Yverdon, puis les orchestres Vufflens Jazz Band, Downtown, Rapenew old folks et le Duo Markallan ont entretenu l’ambiance musicale dans les différentes cantines, bars ou tonnelles.

L’entrée se règle avec un billet de Fr. 10.– et un verre est offert. «Car il faut bien assurer un budget de fonctionnement qui est de Fr. 4000.– environ. Il s’agit de prendre le moins de risques possible. Nous avons quelques sponsors et nous vendons de la saucisse à rôtir en souscription, ce qui nous assure un petit fonds de caisse absolument indispensable», nous a encore signalé Laurent Michot, en bon gestionnaire qu’il est.

La gare porte bien son nom : elle est sur Romainmôtier, mais seulement à quelques pas de la limite de Croy.

Croy et Romainmôtier : unis, mais néanmoins divisés

Les limites communales entre Romainmôtier et Croy ont un tracé qui n’a rien d’évident. Même dans le centre du village de Croy, on peut se trouver sur la commune de Romainmôtier! Par exemple, la Rôtisserie du Gaulois a la bizzarerie d’être sur le territoire de Romainmôtier alors que son parking qui lui fait face est bien situé sur Croy! Plus on avance en direction de la Gare, et moins c’est clair. La «frontière» passe devant le Buffet de la Gare qui est sur Croy alors que la gare elle-même est sur Romainmôtier. De même que toute la zone industrielle et le quartier résidentiel du Fochau qui poussent ainsi un triangle pointé sur Bofflens.

La Terre de Romainmôtier

En 1970, les communes de Romainmôtier et Envy ont fusionné. Avec cette «annexion», Romainmôtier a agrandi son territoire d’une large bande en direction de Ferreyres, via le vallon des Bellaires. Ceci donne aux Romainmonastériens un territoire de 698 hectares pour une population de 530 habitants actuellement. Le syndic Fabrice de Icco ne peut pas expliquer le pourquoi de ces limites saugrenues.

«Il n’y a pas de raisons spécifiques connues. Tout cela s’est fait au cours des siècles, quand plusieurs communautés se sont succédées: les moines de l’Abbatiale, la Seigneurie, le Baillage bernois, la «Ville» puis la Commune. Aux XVIIe et XIXe siècles, différentes parcelles sont achetées. A l’époque, on privilégie les forêts, car elles représentent de la valeur. C’était l’enjeu, même avant le retrait des Bernois. L’avénement du canton en 1803 et la création des communes n’ont en fait rien changé (ou si peu) à ces limites déjà établies.»

Bonne entente

Ce qui a révélé ce découpage compliqué, c’est la contruction de la route Romainmôtier-Croy aux alentours de 1800, dans une zone encore non construite à l’exception de la Grange du Dîme (Auberge du Gaulois actuelle) qui était le seul bâtiment existant. L’ancien tracé suivait le cours du Nozon et traversait le village de Croy. Le préfet et ancien syndic de Croy, Etienne Roy, commente avec une pointe d’ironie: «Les moines et les baillis avaient su choisir le meilleur pour eux, laissant les bribes pour Croy qui a investi le bas du territoire. Malgré tout, les populations vivent en bonne intelligence en se partageant les infrastructures en commun: écoles, réseau d’eau, pompiers, déchetterie, STEP. Les sociétés locales ont un tarif commun pour l’utilisation des lieux de rencontre comme la cantine de Champbaillard ou la salle polyvalente de Croy.»

Les deux magistrats sont unanimes: «La simplification serait la fusion! En cela, c’est une autre histoire, car il s’agirait alors de coordonner au moins tout le vallon du Nozon. Et là... On n’y est pas encore!»

Vue d’une partie du village de Croy.

Croy: on va creuser et taconner

Ce ne sont pas moins de 32 Buya-tsa qui ont répondu présent à l’appel de la présidente du Conseil général de Croy Lise Michot pour assister lundi soir, au cœur de l’été, à une séance extraordinaire du délibérant local. «Pas étonnante cette affluence, à Croy nous sommes nettement plus solidaires qu’ailleurs…» glissait une conseillère, non sans une pointe d’humour, à l’oreille de l’Omnibus. L’objet de cette séance extraordinaire était la demande de crédit de Fr. 390 000.– que l’exécutif vient de déposer pour des travaux de génie-civil, de réfection de collecteurs et de chaussée à réaliser dans la partie basse du chemin de la Foule et au chemin des Champs (La Riettaz) récemment nommé ainsi. Ainsi que l’a relevé le municipal des routes Vincent Stern, ces travaux, surtout à la Foule, s’inscrivent dans la suite des gros travaux qui ont permis de mettre le village en séparatif. Pour le chemin des Champs, ce sont surtout des raccordements à de nouvelles habitations qu’il s’agit de fournir. «La commission permanente s’est ralliée à l’unanimité à la demande de crédit déposée, a précisé son rapporteur Michel Chevailler, tout en relevant qu’elle ne suivait pas l’exécutif dans son idée de fractionner les travaux en trois parties».

Saucissonner pour vivre heureux

«La législation sur les marchés publics nous oblige à pareil saucissonnage, a précisé le Municipal des routes Vincent Stern, si nous voulons, comme prévu, réserver les travaux aux entreprises locales. Avec ce système nous n’atteignons chaque fois pas le seuil du demi-million de francs, qui nous empêcherait de pratiquer le système de l’invitation aux maitres d’état locaux». Dans la discussion, quelques voix se sont élevées pour déplorer que l’on ne s’occupe qu’en 2015 et soudain urgemment, de ces travaux qui attendent depuis plus de 10 ans.

Autre sujet d’étonnement, c’est que l’on découpe les travaux du chemin de la Foule en deux parties, alors que le haut du chemin ressemble de plus en plus à une piste de brousse avec ses nids de poule et autres ornières dangereuses. Le syndic Thierry Candaux a promis que l’on profiterait de la venue d’entreprises pour «taconner» intelligemment ce haut de chemin, avant que l’exécutif vienne, probablement en décembre prochain, avec un autre préavis, demander l’aval du conseil pour la suite des travaux, prévue en 2016. Si les finances le permettent.» Au vote, le crédit a été adopté à une très large majorité, avec une voix contre et une abstention.

croy conseil général

Croy: la syndique démissionne

croy conseil général

Le Conseil général de Croy s’est réuni lundi pour sa séance de juin. Au menu de nombreuses élections internes, dont celle du président et pour l’essentiel l’élection d’une nouvelle secrétaire et l’adoption des comptes 2012. Ne trouvant personne dans le village qui désire occuper la place de secrétaire, le président a dû prospecter sur d’autres terres. C’est donc Géraldine Motella, ancienne secrétaire du Conseil et ancienne secrétaire municipale de Bofflens, seule candidate, qui a été élue. Elle est entrée immédiatement en fonction.

Comptes en léger déficit technique

Les comptes 2012 font apparaître un excédent de dépenses de l’ordre de Fr. 50 000.–, sur un total de Fr. 1 075 000.–. La commission de gestion a proposé leur approbation et cette dernière est intervenue à l’unanimité et sans aucune discussion. Un complément de budget 2013 de Fr. 40 000.– a lui aussi été voté pour la réfection du bas du chemin de la Foule.

Nouvelle présidente du Conseil

Au chapitre des élections réglementaires, le président a annoncé qu’il se présentait pour une nouvelle année. Sa candidature a été contrée par celle de Lise Michot, présentée par une conseillère. Au vote, c’est Lise Michot, actuelle vice-présidente, laborantine et habitant Croy depuis plus de 20 ans, qui a été élue par 23 voix. Elle prendra ses fonctions dès le 1er juillet. Dès le 1er juillet également, le bureau sera exclusivement féminin, puisque les scrutatrices ont été réélues et que Évelyne Buff a été élue en qualité de nouvelle vice-présidente.

En fin de séance, la syndique Catherine Rochat a annoncé qu’elle se retirerait pour le 31 décembre 2013, après plus de 16 années passées à l’exécutif. Elle a pris cette décision pour laisser la place à de nouvelles forces désireuses de s’investir pour la communauté villageoise.

Photo Olivier Gfeller

Apéro à Vaulion.

Plus de cent vaches sont montées bravement de Croy à la Bréguettaz

Apéro à Vaulion.

Apéro à Vaulion.

Samedi passé à 6 h., elles ont été rassemblées à Croy, après une traite très matinale. Les paysans les ont ensenaillées et ce fut le grand départ à pied pour les 105 vaches, le taureau et tout le petit monde. Jeunes et moins jeunes ont marché et couru pour les emmener à travers Romainmôtier, jusqu’à Vaulion pour l’apéritif.

Quatre mois sur l’alpe

Hommes et bêtes se sont reposés quelques instants, puis le troupeau s’est élancé dans la côte jusqu’à la Bréguettaz où l’herbe est abondante. C’est ici que Fredy et Catherine Agassis vont les garder, se levant à 3 heures tous les matins, pour la première traite; ils espèrent récolter environ 300’000 litres de lait de fromagerie pendant cet estivage. Les bêtes sont montées sans pluie, mais on annonçait de la neige pour le lendemain. Elles sont habituées: l’année passée, elles sont montées avec la neige…

Le restaurant est fermé depuis octobre et il reste encore quelques problèmes à résoudre avant qu’il ne soit à nouveau ouvert.

Photo Marianne Kurth

De gauche à droite: Luc Deslarzes, Christine Blumenthal, Vincent Stern, Philippe Lati et Catherine Rochat.

Croy: la facture sociale et ses mystères

De gauche à droite: Luc Deslarzes, Christine Blumenthal, Vincent Stern, Philippe Lati et Catherine Rochat.

De gauche à droite: Luc Deslarzes, Christine Blumenthal, Vincent Stern, Philippe Lati et Catherine Rochat.

Le Conseil général de Croy débutait sur une note triste: Nicole Gaspardi, leur fidèle secrétaire depuis de nombreuses années, est décédée subitement en octobre. Luc Deslarzes, président du Conseil, lui rendait hommage et l’assemblée gardait une minute de silence à sa mémoire.

Le budget restera négatif

La commission de gestion, dans son rapport sur le budget 2013, provoquait une discussion soutenue: elle excluait de celui-ci la prévision de l’augmentation de la facture sociale de Fr. 39 228.– qui élevait considérablement le déficit prévu par la Municipalité. Après un débat constructif, les membres du Conseil refusèrent les conclusions de la commission, par 19 vois contre 10. En acceptant le budget négatif, par 22 voix et 7 oppositions, ils demandèrent à la Municipalité d’accompagner l’envoi d’une lettre de protestation. (Plusieurs communes ont argumenté sur ce sujet).

Ce sera la taxe au sac

Vincent Stern, municipal en charge du dossier, présentait le concept régional 1 région, 1 sac, 1 couleur voulu par Valorsa. Une taxe forfaitaire de Fr. 65.– sera perçue par habitant, et sera ajustée au fil de l’année. Le règlement pour les déchets urbains était accepté à l’unanimité.

Après les remerciements et vœux de madame la Syndique, Catherine Rochat, elle invitait l’assemblée à partager une petite agape servie dans la salle du Conseil.

Photo Marlène Rézenne

Croy: la Fête dans la rue fut bien arrosée

La rue, lieu de rencontre

Pour la deuxième édition de «La Fête dans la rue» depuis la reprise de cette coutume, les cieux n’ont guère été cléments pour les organisateurs. Mais le montage des diverses tentes qui jalonnaient le centre névralgique de la fête, effectué le jeudi, le fut sans pluie. Vendredi soir, malgré un ciel dans tous ses états, la fête fut animée et joyeuse.

La «Fifette», fanfare conviviale, ouvrait les festivités à 18 h. 30 accompagnée à la batterie par la pluie tambourinant sur la toile de tente.
Puis, peu à peu, les gosses envahissaient l’espace, les cris et les rires fusaient, les parents prenaient place et dégustaient la pâtisserie concoctée par les Paysannes Vaudoises. Un jet d’eau plus loin, Le Boule (Stéphane) et Quentin nourrissaient le four à pizza pour combler les gros appétits.
Et juste après la grande fontaine, chez Jacques Benoit, une tradition, l’orchestre Vufflens Jazz Band attendait son heure pour faire danser les visiteurs.

C’était une très belle soirée.
Sûr que l’année prochaine le temps sera parfait.

Photo Marlène Rézenne

Jonas découvre la «poésie» des routes australiennes.

Jonas Goy, l’avaleur de bitume

Jonas découvre la «poésie» des routes australiennes.

Jonas découvre la «poésie» des routes australiennes.

C’est sous ce titre que je vous présente le pédaleur fou, le dévoreur de kilomètres qui n’est autre que Jonas, le troisième des rejetons de votre serviteur, le petit dernier… 1 m 78 tout de même, que du muscle, tout ce qu’il faut pour un tour d’Australie à vélo de 18000 km et 100 kilos de bagages au départ. Vous l’avez certainement déjà découvert dans un article de l’Omnibus en fin mars, juste avant son départ.

Je vous livre ici quelques éléments de son aventure, qui sont d’ailleurs tirés de sa page Facebook ici.

Première épreuve, 27 heures d’avion… Puis, dans l’aéroport, remonter son vélo qu’il avait démonté pour le transport dans deux énormes cartons. Très tôt, les premiers ennuis matériels arrivent: il se débarrasse de plusieurs choses inutiles, d’autres l’abandonnent, comme son matelas autogonflant, ainsi que son camping gaz. Pire encore, la tente décède prématurément. Il faut la renvoyer en Suisse, en acheter une autre sur place. Un téléphone satellite devient indispensable avant d’affronter le désert.

Dans le désert justement, des étapes de 200 km l’attendent. Il pédale alors parfois jusqu’à vingt heures pour les couvrir, avec vent de face. A Perth, dans l’ouest de l’Australie, il se débarrasse de sa remorque qui a cassé, ainsi que d’autres ustensiles devenus inutiles. Mais c’est plus tard qu’il va accomplir ses plus grandes étapes, toujours contre le vent, avec une pique à 315 km ... pour rejoindre Darwin. Troisième renvoi de matériel en Suisse. Les problèmes ne sont pas terminés ; après avoir quitté cette ville, son dérailleur le lâche. Impossible de réparer. Personne pour le ramener à la ville ; il pousse son vélo sur 90 km, en 17 heures de marche forcée.

Il nous téléphone que, cette fois-ci, il revient en Suisse. Le lendemain, deux âmes charitables l’ont aidé à réparer. Et ça repart ! Il pédale maintenant en direction de Cairns où l’attend le dessert, la côte est, un paradis verdoyant à côté des grandes étapes désertiques qu’il aura franchies. Il est actuellement à Katherine pour essayer de changer sa quatrième roue. Pour un bilan chiffré actuel, il a couvert 11000 km en 70 jours, alors qu’il s’était donné une année pour parcourir les 18000 km estimés! Moyenne: 160 km environ par jour.

Au niveau des rencontres, sa route le mène d’abord chez Janine, une femme qui va l’accueillir et le préparer à prendre son grand départ dans le désert. Autre rencontre : une troupe de kangourous qui le suivent sur deux kilomètres, dont un de deux mètres de haut. Il a aussi la compagnie de koalas, serpents, araignées et surtout moustiques contre lesquels il arbore une moustiquaire qui ne le quitte pas. Il sera accueilli par son voisin de Romainmôtier à Perth où ce dernier fait une école de langue de trois mois, logeant chez son oncle.

Sur la route, il croise plusieurs rouleurs comme lui qui font le même tour, dont un qui fait le tour du monde à vélo pour réaliser un record de rapidité qui figurera dans le Guiness Book. Sarah Marquis lui répond sur le net pour l’encourager et lui donner de précieux conseils. Un Australien lui offre même deux jours de motel et un tour de la région en voiture. De joyeux moments passés au camping avec des gars et filles de son âge ponctuent son quotidien. La route lui offre le passage impressionnant de trucks suivis de trois remorques.

Pour conclure, les problèmes matériels prennent une place toujours plus importante. Le vélo accuse le coup, 11000 km laissant plus de traces sur la bécane que sur l’homme. Heureusement, le but pointe son nez, le gros est fait. Mais rien n’est gagné, comme au tennis, avant que le dernière balle ne soit jouée.

Texte Serge Goy

La nouvelle loi sur l’élimination des déchets urbains devra être appliquée dès le 1er janvier 2013.

Croy: des comptes 2011 positifs

La nouvelle loi sur l’élimination des déchets urbains  devra être appliquée dès le 1er janvier 2013.

La nouvelle loi sur l’élimination des déchets urbains devra être appliquée dès le 1er janvier 2013.

Des comptes agréables à présenter pour la Municipalité

Madame le Syndic, Catherine Rochat, commentait le résultat financier positif de l’exercice 2011: « Pour une fois, les impôts sur le revenu sont supérieurs aux prévisions budgétées, les droits de successions, non prévisibles, ainsi qu’une ristourne de la péréquation nous permettent de dégager un solde positif de Fr. 56’329.96, après divers amortissements ». Et plusieurs crédits octroyés en 2011 n’ont pas été utilisés, par prudence. L’assemblée acceptait les comptes, après lecture du rapport de la commission de gestion, à l’unanimité.

Concept énergétique communal

Philippe Latty présentait le résultat du travail (bilan graphique chiffré) effectué avec la collaboration de 5 membres de la commission énergie, depuis un an. Ils ont essayé de mettre en place le concept qui vise à améliorer la consommation d’énergie, (électricité, gaz, eau…)en comparaison avec des mesures préconisées. Action précise pour inciter les habitants à économiser en rendant attentifs les habitants pour les énergies utilisées. En confrontant les données enregistrées aux «Valeurs cibles» recommandées par le Canton, il sera difficile d’atteindre certains objectifs. Le Conseil Général reconduisait la Commission pour un an.

Gestion des ordures ménagères dès le 1er janvier 2013

Vincent Stern, municipal, se référait à la Loi fédérale (de 1997) sur l’élimination des déchets urbains qui doit être appliquée dans le canton dès le 1 janvier 2013. Le choix de la Municipalité, opte dans un premier temps pour une taxe au sac, qui n’implique aucune contrainte financière pour la Commune. Changer pour une taxe au poids, et des containers enfouis, pourrait être envisagé plus tard.

Communication de la Municipalité

Mme Rochat donnait des nouvelles inquiétantes concernant l’état financier de L’EMS, qui se trouve dans les chiffres rouges. Le nombre de lits, 35 au total, (le projet premier demandait 50 lits, mais refusé par le chef de service du canton, à l’époque… !) ne permet pas de couvrir les frais de gestion. Il va être rattaché à la Fondation Mont-Riant, qui prendra l’administration de l’EMS en charge.

La Municipalité est en contact pour préserver le siège social sur le site et savoir quelle orientation sera donnée par les nouveaux administrateurs. Une affaire à suivre.

Photo Marlène Rézenne

De g. à dr. Francine, Béatrice, Sylvie, Jean-Pierre et Nicole.

Croy: le temps a passé, on ferme le four…momentanément?

De g. à dr.  Francine, Béatrice, Sylvie, Jean-Pierre et Nicole.

De g. à dr. Francine, Béatrice, Sylvie, Jean-Pierre et Nicole.

L’homme, peu banal, avec sa collection de pompons,  n’allumera plus le four banal de Croy.

Fidèle au poste pour son dernier dimanche des Rois, le fournier s’activait au four banal pour chauffer la voûte de ce dernier. C’était sa dernière douzaine de jours à son service.
Il ne refera plus ces gestes augustes pour recharger le feu et lui donner de l’ampleur en douceur.
On ne l’entendra plus pester quand de la poix restait collée à ses mains, avec son accent inimitable, qui fait partie du personnage haut en couleur, aussi coloré que ses multiples bonnets à pompon. A chaque jour un autre, même au four.

Cordonnier exilé et rêve réalisé

Il, c’est Jean-Pierre Bieri, cordonnier exilé de Morges en 1989, sur les terres de Croy. Le futur fournier entendit parler d’un four banal au village, peu visible, parce que masqué par des tonnes de vieux papiers, après avoir servi de dépôt de munitions pour l’armée, juste avant la dernière guerre. Il s’intéressait à la gueule noire en dehors des godasses à rapetasser. Il aurait bien voulu être boulanger…mais la vie en décidait autrement. Alors pourquoi ne pas devenir fournier ici, pour le plaisir ?

La Muni et des bénévoles ont vidé le papier et Jean-Pierre fit ses premiers essais en 1997. Ensuite il fallut excaver et mettre le sol au niveau de la route. L’année suivante, la Municipalité de Croy, ouvrait, inaugurait presque cet espace à l’occasion d’une fête dans la rue, en servant du saucisson et des lentilles. Le four prenait quelques couleurs.
Puis, en 1999, sous l’impulsion de paysannes vaudoises, celui-ci devenait opérationnel à l’occasion d’un Marché de Noël.

Une troupe de choc entourait le fournier. Lui s’occupait du feu et ces dames, Béatrice, Nicole, Sylvie et Francine, préparaient les pains, les tresses et quelques gâteaux traditionnels. Jean-Pierre trouvait dans les petites annonces un vieux pétrin et le four banal était au top. Dès 2001, le four travaille pour la Foire d’automne, sur trois jours et pour les ROIS, depuis 2007.

Il faut du temps pour être fournier

Pour le fournier, la préparation du four c’est une présence de 12 jours environ, pour préchauffer les pierres vénérables. Avec lenteur et précision, il faut aussi prévoir et façonner une réserve de bois sec, de deux ans au moins. Pendant les préparatifs, c’est l’occasion, mais pas toujours, de voir débarquer les copains avec victuailles et boissons, histoire de passer un bon moment en surveillant le feu et se remémorer des histoires, cocasses, rapport au bois, à son transport et son «bûchage» ou d’autres souvenirs. Mais il est temps de passer la main. Vrai que le temps passe et l’âge de la retraitre est là pour le lui rappeler… Mais, pour lui, l’ennui ce n’est pas de quitter le four, c’est de quitter son équipe du four! Une entente parfaite durant près de 12 ans. Un joli bail voyez-vous!

Allez, tu peux fermer la porte doucement, cordonnier, tu as fait du bon boulot! Le plaisir sera de te croiser dans la rue, pompon en bataille!

Photo Marlène Rézenne

Croy: conseil général express

Explications claires, décisions rapides.

Budget 2012

D’une commune à l’autre, la préparation et la présentation d’un budget de fonctionnement, en tenant compte des modestes décisions que l’Etat leur laisse, lorsqu’il est simple et précis, reçu par courrier au domicile des conseillères et conseillers, un Conseil général n’excède pas 50 minutes. Communications de la Municipalité comprises. Ce soir-là, à Croy, ce furent 42 minutes!

C’est sous la direction de Madame Lise Michot, vice-présidente du Conseil général, que se déroulait la séance, avec la présentation du budget 2012.

Cathy Rochat, syndique, ajoutait quelques commentaires à ce dernier, qui était positif pour 2012, mais ajoutait ne pas avoir tous les chiffres définitifs fournis par l’Etat. Il était adopté à la majorité absolue.

L’eau en question

Thierry Candaux, municipal, donnait des nouvelles de l’avancement des travaux à la station d’épuration intercommunale, sise sur Croy, avec la construction d’un grand bassin de décantation ou lamellaire qui garantira une meilleure qualité de l’eau traitée et rejetée dans le Nozon. Il répondait ensuite à une question concernant l’état de la source du village. Le trop plein fonctionne toujours et le débit est de 60 l/min. Mais, surtout, il relevait une diminution importante de la consommation privée.

Il remerciait les habitants pour leur réaction durant les mois de sécheresse en économisant l’eau. Une préoccupation de la Municipalité est la recherche de nouvelles sources pour la commune.
Rendez-vous était donné pour la distribution des sapins le samedi 17 décembre et la confirmation de la mise en route du four banal pour le dimanche 8 janvier. Et ce sera le dernier jour de fonctionnement du fournier à pompon !

Qui est intéressé à poursuivre cette aventure peut prendre contact avec la Municipalité de Croy.

Photo Marlène Rézenne