Essert-Pittet et Corcelles-sur-Chavornay: élections communales

Nous reviendrons dans notre édition du vendredi 30 septembre sur les résultats détaillés des élections communales dans ces deux villages qui fusionnent avec leurs grands voisins de Chavornay.

 

En l'état toutefois, sont élus à l'exécutif de la commune fusionnée:

Essert-Pittet :

a) à la Municipalité de Chavornay fusionnée: Ottiger Gérald avec 42 voix

 

Corcelles-sur- Chavornay:

b) à la Municipalité de Chavornay  fusionnée: Eric Gorgerat 119 voix et Laurence Marchand 90 voix

 

Le Grand Conseil vaudois leur a dit oui

Authentique moment d’émotion et de solennité pour la délégation venue des trois villages. Il était précisément midi quand, à l’unanimité des membres présents dans la salle du Grand Conseil, les députés vaudois ont entériné la fusion de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et Essert-Pittet. Dans son allocution, Mme Béatrice Métraux, Conseillère d’Etat, a salué la présence des invités. Elle a particulièrement tenu à souligner que, si désormais Chavornay est une nouvelle commune vaudoise, il existera cependant toujours trois villages.

La fusion deviendra effective au 1er janvier prochain et l’élection du nouveau Conseil communal et de la nouvelle municipalité aura lieu cet automne.

Moment de convivialité
A l’issue du vote, à l’invitation de Mme Métraux, la délégation s’est retrouvée au caveau du Conseil d’Etat pour fêter l’événement en toute amitié autour d’un modeste apéritif.

Les trois syndics jacques Piot, Dominique Widmer et Christian Kunze qui entourent la conseillère d’Etat Béatrice Mettraux. (Photo Pierre Pellaton)

Chavornay: enfin la fusion !

Les populations des trois communes de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et d’Essert-Pittet ont largement accepté la fusion de leurs communes respectives. Déjà en collaboration depuis plusieurs années dans les domaines comme les écoles ou les paroisses, les communes ne feront plus qu’une dès le 1er janvier 2017. Ce qui réjouit le Comité de pilotage qui a poursuivi, aussi vite que possible, les démarches afin de concrétiser ce projet qui dure depuis plusieurs années.
Les populations des villages ont accepté à plus de 75% l’union de leurs forces puisque les Corbeaux de Chavornay ont dit oui à 77% (699 contre 207 non, 8 bulletins blancs et 2 nuls) les Hirondelles de Corcelles-sur-Chavornay à 76% (113 oui, 28 non et 5 bulletins blancs) et les Fouettes-Grenouilles d’Essert-Pittet ont accepté à 86% (54 oui et 9 non) ce qui portera la nouvelle commune à plus de 4560 habitants.

La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux, qui assistait aux résultats, s’est félicitée de cette fusion exemplaire sur deux points : d’abord par la solidarité dont ont fait preuve les populations des villages et par la rapidité avec laquelle les autorités ont conduit le projet.
Le Comité de pilotage remercie chaleureusement les citoyennes et citoyens qui lui ont fait confiance et va retrousser ses manches pour organiser la nouvelle commune et affronter les différents défis qui ne manqueront pas de se faire jour.

Satisfaction à Essert-Pittet

Président du Copil de fusion, Dominique Vidmer s’est réjoui du vote clair des citoyens. «Ils n’ont pas voté de guerre lasse. Tout le monde était d’accord pour ce principe à 3». Le syndic d’Essert-Pittet pourra ainsi quitter sa fonction en juin prochain, puisqu’il ne sera pas candidat pour le siège de sa commune, avec le sentiment du devoir accompli. «Il est vrai qu’il aurait fallu trouver du monde pour les prochaines élections et l’enthousiasme est relatif, lorsqu’il s’agit juste d’entretenir les biens communaux sans pouvoir envisager des projets, car avec nos 150 habitants, nos moyens sont très limités».

De g. à dr.: Mme Leu (ADNV), J. Piot, C. Hunziker, J. Bonvin.

Corcelles-sur-Chavornay: innovant concept solaire pour tout le village

De g. à dr.: Mme Leu (ADNV), J. Piot, C. Hunziker, J. Bonvin.

De g. à dr.: Mme Leu (ADNV), J. Piot, C. Hunziker, J. Bonvin.

La Municipalité de Corcelles-sur-Chavornay a rassemblé début mars un peu moins d’une centaine d’habitants dudit village pour une importante séance d’information sur la conception d’un projet de pose de panneaux solaires.

Après un rapide discours de bienvenue et introduction du sujet, le syndic Jacques Piot a cédé la parole à Christian Hunziker, municipal, pour les détails du projet.

D’après ce dernier, 99 bâtiments ont été répertoriés dont 63% seraient susceptibles d’être exploitables à recevoir les installations solaires. Pas question pourtant pour la commune de couvrir tous les bâtiments, notamment ceux historiques tels que l’église, le château, le Pré Carré, etc.

Il s’agirait d’un premier concept global unique en Suisse: une création d’une coopérative mise sur pied en collaboration avec des professionnels du métier.
Présent sur place, Jacques Bonvin, représentant de l’entreprise Soltis (leader Suisse en matière de photovoltaïque depuis 1986) détaille les différentes installations et les avantages liés. Il serait entre autre possible de poser les panneaux en lieu et place des tuiles; ceux-ci étant tout à fait étanches et résistants aux intempéries.

Challenge environnemental

L’association pour le Développement du Nord Vaudois (ADNV) encourage également à coopérer à ce challenge environnemental et adhère à remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables.

Selon M. Hunziker, 45 installations suffiraient à couvrir 96% de la consommation du village. Sur les 150 questionnaires envoyés aux habitants/propriétaires, 52 sont revenus complétés dont 48 seraient favorables à installer le photovoltaïque ou mettre à disposition leur toiture. L’intérêt est donc bel et bien réel.
Un sondage a démontré que la commune de Corcelles-sur-Chavornay peut produire assez d’électricité pour fonctionner en autarcie (production équivalente à la consommation totale).

En effet cette quarantaine d’installations solaires, du même type que celle installée sur la toiture de la grande salle communale, permettrait de produire environ 1’170’000 kw/h par an contre 1’065’000 kw/h utilisés par exemple en 2009. Le surplus serait alors redistribué sur les villages environnants.

Rétribution à prix coûtant

Enfin, le Service vaudois de l’énergie, au travers de M. Dominique Raymond, explique le principe de la RPC – rétribution à prix coûtant - prévue aussi par exemple pour les technologies renouvelables telles que la force hydraulique, énergie éolienne etc.

Les installations devront toutefois être annoncées auprès de la société nationale du réseau de transfert (Swissgrid) pour les autorisations usuelles.
Si ce challenge innovant, d’un budget de 3,5 à 4 millions de francs est adopté par les habitants et/ou propriétaires de Corcelles-sur-Chavornay, d’autres villages pourraient alors y adhérer puis, pourquoi pas, la Suisse entière.

Photo Catherine Fiaux

Missions accomplies pour Corinne Verly et Hanspeter Dänzer.

Corcelles-sur-Chavornay: bilan de la législature

Missions accomplies pour Corinne Verly et Hanspeter Dänzer.

Missions accomplies pour Corinne Verly et Hanspeter Dänzer.

Mardi 21 juin, vingt-neuf conseillères et conseillers sont présents lors de la dernière séance de la législature 2006-2011. L’ordre du jour, peu chargé, n’a pas suscité un très grand intérêt, d’où les remerciements du président, Hanspeter Dänzer, aux membres qui ont consacré leur soirée à la bonne marche de la commune.

Comptes 2010

Comme le relève la commission de gestion dans son rapport, l’année 2010 n’a pas été marquée par de grandes réalisations sur le plan local. Quelques travaux d’entretien courant, le remplacement de matériel «fatigué» et les contraintes financières habituelles ont rythmé l’exercice 2010, lequel se solde par un léger bénéfice de Fr. 10 786.35 Mis en discussion, les comptes sont ensuite acceptés à l’unanimité.

Modification de la taxe annuelle d’épuration

Afin de compenser partiellement l’augmentation des frais effectifs d’épuration, de traitement des eaux ainsi que d’élimination des boues, la Municipalité propose de modifier le règlement communal y relatif et de faire passer la taxe annuelle d’épuration de Fr. 1.50 à Fr. 2.– par mètre cube d’eau potable consommée. Convaincus du bien-fondé de la démarche et après avoir entendu le rapport favorable de la Commission ad hoc, les membres du Conseil acceptent ce préavis à l’unanimité.

Vacations

Lors de la séance du 9 décembre 2010, le tarif des vacations municipales avait été adapté et arrêté à Fr. 30.–/heure. Dans le but d’harmoniser les montants des rémunérations, le bureau du Conseil propose de rétribuer les membres du bureau, des commissions et du secrétaire à hauteur identique, ceci à partir du 1er juillet 2011. Cet objet est accepté à l’unanimité également.

Remerciements

En fin de séance, le président du Conseil, de même que le futur syndic, Jacques Piot, remercient chaleureusement la syndique sortante, Corinne Verly, laquelle a passé 17 ½ années à l’Exécutif, dont 5 en qualité de syndique. Les deux personnes précitées mettent en exergue les qualités, les compétences et la disponibilité dont a fait preuve Mme Verly durant ses différents mandats. Quelques cadeaux lui sont remis, dont un drapeau de sa commune. Quant à la prise de congé «officielle», elle est prévue très prochainement. Des applaudissements nourris mettent un terme à cette séquence «Emotion».

Notons pour conclure que, dès le 1er juillet 2011, Hanspeter Dänzer cédera sa place à Dominique Reymond, lequel accédera au «perchoir» et deviendra ainsi le premier citoyen de la commune.

Photo Roger Oppliger

Prévention : pas de baguette magique

Les intervenants : Rose-Marie Notz, Fondation Vaudoise contre l’alcoolisme, Patrick Tharin, doyen de l’établissement scolaire de Baulmes, Karine Nidecker de l’Espace Ressources, Sarah Duflon de l’équipe Depart, et Anne-Michelle Demierre de l’Association Parents Jeunes Cannabis.

Les intervenants : Rose-Marie Notz, Fondation Vaudoise contre l’alcoolisme, Patrick Tharin, doyen de l’établissement scolaire de Baulmes, Karine Nidecker de l’Espace Ressources, Sarah Duflon de l’équipe Depart, et Anne-Michelle Demierre de l’Association Parents Jeunes Cannabis.

«La prévention c’est l’affaire de tous» Les jeunes et la consommation de substances, c’était le thème choisi par le groupe, lors du dernier café-rencontre de la semaine dernière.

Le mercredi 4 novembre, au restaurant de la Balance à Corcelles-sur-Chavornay, quelques personnes se sont déplacées afin de débattre d’un sujet qui devrait être plutôt préoccupant.

Mais comment parler de l’abus d’alcool à nos jeunes sans les saouler ?

Il est assez rassurant ou inquiétant, pour des parents en détresse, de voir le nombre toujours croissant de ces diverses associations, fondations, enseignants et autres personnes qui mettent leurs expériences et leurs conseils à leur disposition.

Certes, la baguette magique n’existe, hélas, pas encore afin de trouver des solutions pour nos jeunes et leurs familles en détresse. Mais justement, ces cafés-rencontres permettent de donner quelques pistes aux personnes présentes.

Alcool, cannabis et autressubstances, un rite de passage de l’enfance à l’adulte ?

C’est la question que l’on se pose souvent. Même si l’on doit parfois dédramatiser certaines situations, il faut rester bien vigilant. L’adolescence n’est pas un passage facile, et nombre de parents se trouvent désarmés face à leurs jeunes adultes en crise. Il est plaisant d’apprendre que dans certaines sociétés de jeunesse, les «anciens» surveillent les plus jeunes lors de sorties afin d’éviter que la fête ne se termine trop mal.

Un papa interpelle l’assemblée: «de quelle manière, des jeunes de treize ans, peuvent-ils se rendre dans les bals et se retrouver vers les trois heures du matin, complètement saouls et dans un état préoccupant ?». Est-ce aux sociétés de jeunesse de faire «la police» aux entrées des bals ? Alors que l’on sait avec quelle facilité certains jeunes gens se procurent de fausses cartes d’identité.

Serait-ce le rôle de la police de faire des rondes afin de confisquer les bouteilles d’alcool fort à des jeunes de moins de dix-huit ans qui font du «binge drinking» (consommation rapide d’alcool) afin d’être plus vite en «état de s’éclater» ?

Comment ne pas être inquiet quand on apprend avec quelle facilité les jeunes peuvent se procurer n’importe quelles substances, y compris de la cocaïne.

Mais alors que faire ?

Et si on tirait tous à la même corde plutôt que perdre son temps à chercher les coupables. Parents, enseignants, autorités, polices et autres membres de la société, reprenons les choses en mains afin de rassurer nos adolescents en leur posant ce qui les aide, tout compte fait le plus, des limites…

Un petit coup de gueule…
Permettez-moi de juste rajouter un petit mot d’humeur.
Quand on voit avec quelle passion et patience le groupe de «la prévention c’est l’affaire de tous» s’investit dans notre région, il est vraiment regrettable de constater le peu de parents qui se sentent concernés par les débats proposés.

Peut-être que si le sujet était «adolescents et parents, c’est l’accord parfait» il y aurait plus de public ?

Là, je l’avoue, en qualité de maman et membre d’une autorité communale, je m’interroge…

Photo Sylvie Troyon