Le Grand Conseil vaudois leur a dit oui

Authentique moment d’émotion et de solennité pour la délégation venue des trois villages. Il était précisément midi quand, à l’unanimité des membres présents dans la salle du Grand Conseil, les députés vaudois ont entériné la fusion de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et Essert-Pittet. Dans son allocution, Mme Béatrice Métraux, Conseillère d’Etat, a salué la présence des invités. Elle a particulièrement tenu à souligner que, si désormais Chavornay est une nouvelle commune vaudoise, il existera cependant toujours trois villages.

La fusion deviendra effective au 1er janvier prochain et l’élection du nouveau Conseil communal et de la nouvelle municipalité aura lieu cet automne.

Moment de convivialité
A l’issue du vote, à l’invitation de Mme Métraux, la délégation s’est retrouvée au caveau du Conseil d’Etat pour fêter l’événement en toute amitié autour d’un modeste apéritif.

La maison de commune de Chavornay avec son 3e étage qui sera rénové.

Chavornay: de nouveaux chemins forestiers

La séance du 28 avril dernier s’est déroulée sans anicroche, sous la présidence de Christiane Chevalier, malgré les 9 points de l’ordre du jour qui paraissait chargé .

La vie des commissionset les questions

On a appris de M. Lombardet que M. Gligorov quitte son emploi et qu’un poste de concierge est mis au concours ces jours. Le syndic Christian Kunze informe que le nouveau secrétaire prendra ses fonctions le 1er juillet prochain et que l’actuel recommence dès lundi 2 mai à temps partiel. La commission de recours en matière d’impôts et de recours en matière informatique ne communique pas sur les cas sur lesquels elle travaille et pose la question si c’est vraiment nécessaire de demander si elle a des communications. La réponse est oui, car cette commission existe et c’est important de savoir si elle traite des requêtes.

L’ORPC annonce sa prochaine séance, et la CISEROC remercie les personnes qui se sont déplacées lors du spectacle du 18 mars dernier et invite la population à sa prochaine manifestation «samedi sans Frontière» le 3 septembre prochain. Une question a été soulevée concernant les 6 mois de prolongation de législature sur la formation des commissions et du bureau du Conseil durant cette période. Ce problème sera mis à l’ordre du jour de la prochaine séance du Conseil communal.

Les dénouements

Comme la fusion sera effective dès le début de l’année prochaine, il faudra trouver des locaux pour pallier aux besoins actuels et futurs de la nouvelle commune. Selon la commission, l’état actuel des locaux du 3e étage de la maison de commune, vétustes et utilisés de manière sporadique par des associations, ne permet pas un usage dans ce sens. Dès lors, des travaux sont envisagés et sont vraiment nécessaires. La demande d’un crédit de Fr. 300 000.– pour la réfection du 3e étage de la maison de commune a été acceptée à l’unanimité.
La remise en état de la piste de cours de 100 mètres et du saut en longueur au Verneret a donné nombre de discussions sur le préavis.

Autant tout le monde s’accorde sur l’intention de la Municipalité pour la rénovation de cette piste vétuste, les conseillers Yves Leuenberger et Jean-François Schneiter seraient pour une rénovation plus complète avec création de plusieurs aménagements pour exercer les diverses disciplines sportives. Le préavis a également été accepté avec un amendement, rédigé sur le pouce par Ali-George Maire, qui demande un aménagement de plusieurs pistes de sport: une pour le 100 m. une autre pour le saut en longueur et des places pour le lancer du poids. La Municipalité doit donc revoir le préavis et revenir avec un nouveau projet.

Sur les côtes du Talent, le Layon forestier des Croux ne permet pas l’accès pour les véhicules forestiers afin d’entretenir la forêt avoisinante et le Chemin des Vaux est dans un triste état. Dès lors, l’aménagement d’une nouvelle piste forestière «Desserte des Croux» et l’assainissement du chemin forestier des Vaux est incontournable si l’on veut exploiter de manière traditionnelle les 5,7 ha de forêt. D’autant qu’une subvention cantonale d’environ 70% est octroyée ce qui ramènerait les charges de la commune à Fr. 60 000.–. Le crédit de Fr. 200 000.– pour l’aménagement d’une nouvelle piste forestière «Desserte des Croux» et assainissement du chemin forestier des Vaux a été accepté.

Le Conseil communal a aussi adopté le plan d’affectation, fixant les limites des constructions selon le projet soumis à l’enquête publique du 9 janvier au 7 février de cette année, en levant les oppositions de MM. Jacques Bovey et Paul Malherbe et consorts, puisque les nouvelles limites des constructions ne les désavantagent pas. Ce plan doit encore être soumis à l’approbation du Département cantonal en charge de la mobilité et des routes, le DIRH, et entrera en vigueur dès l’agrément cantonal.

Enfin, le Conseil a autorisé la Municipalité d’échanger 9 470 m2 de la parcelle communale N° 257 avec la parcelle N° 77 sise sur la commune de Bavois, de même surface, qui appartient à Dominique Romanens. Après 3 ans d’attente, le projet de la famille de Dominique Romanens va enfin pouvoir aboutir.

Les feux de circulation sur la route de Corcelles.

Chavornay: une circulation difficile

Les pendulaires qui empruntent la route de Corcelles en entrée ou en sortie de Chavornay aux heures de pointe sont depuis peu confrontés à la formation de colonnes plus longues et plus nombreuses qu’à l’habitude. La faute aux travaux d’installation d’une série de feux tout au long de la route située entre le rond-point de la croisée et l’entrée de l’autoroute.

Priorité à la sécurité

Les neuf feux en cours d’installation ont pour but de sécuriser ce tronçon emprunté quotidiennement par près de 12 000 véhicules. Ce sont cinq feux pour deux passages à piétons qui sont installés. Le premier est situé au niveau du chemin des Fleurettes et l’autre au niveau du chemin de l’Epignau. Ils permettront aux piétons, et plus particulièrement aux élèves qui se rendent au collège voisin, de traverser la chaussée sans prendre le risque de s’y faire écraser.

Les quatre autres feux sont installés au débouché des chemins de Pré-Fleuri et du Suchet. Munis de boucles de détection, ils permettront aux véhicules en provenance de ces deux chemins de s’engager en toute sécurité et dans un délai correct sur la route de Corcelles. Les installations devraient être mises en service d’ici à mi-mars.

Les premières mesures d’un plan plus ambitieux

Ces feux sont également la première partie du plan visant à limiter le nombre de véhicules en traversée de Chavornay.
Connu sous le nom d’Étude Stratégique d’Accessibilité multimodale, ce plan vise à inciter les véhicules en provenance d’Orbe à prendre l’autoroute à Boscéaz plutôt qu’à Chavornay ceci en multipliant les feux de circulation qui ralentiront le parcours de plusieurs minutes.

Le passage dans l'émission

Chanson: le triomphe d’une jeune Chavornaisanne à Paris

L’un après l’autre, les fauteuils rouges ont pivoté d’un demi-tour. Celui de Mika d’abord après quelques secondes puis le siège de Florent Pagny, celui de Garou et enfin le fauteuil de Zazie. Les compliments fusent. «Super! Quelle belle énergie! On voit que tu as absolument besoin de chanter. C’est rafraîchissant!» «Tu te maquilles avec ta voix. Il y a là un diamant.» poursuit Zazie.

Et Mika de reprendre: «Tu sais provoquer l’émotion. Ta voix a énormément de relief.» Et Garou de renchérir: «Tu maîtrises ta chanson. Tu es complètement impliquée. Tu peux faire n’importe quoi!» «Qui es-tu?» Le visage expressif de la jeune femme est illuminé d’un grand sourire. «Je m’appelle Amandine. Je viens de Suisse.» Elle avait glissé, juste avant d’entrer sur le podium: «J’ai la tremblote.» Amandine a fait preuve d’un aplomb remarquable. D’emblée, elle a charmé les quatre coaches et le public.

Avec Florent Pagny

Fait inattendu, Mika quitte le plateau. Il part à la recherche des proches d’Amandine et s’adresse à ses parents: «Elle est fabuleuse! Il faut qu’elle rejoigne mon groupe!» Accompagné donc d’une demi-douzaine de personnes, il revient sous les feux des projecteurs. Amandine rit, très à l’aise sur scène et dans ses propos. «On n’a jamais vu ça à The Voice» lance quelqu’un. Amandine doit choisir celui qui l’intégrera dans son groupe. Mika est sûr de son coup. Finalement c’est vers Florent Pagny qu’elle se tourne.

Voilà la jeune professeur de musique sur le devant de la scène! Plusieurs millions de spectateurs ont découvert sa présence extraordinaire et sa voix inimitable. C’est qu’Amandine a suivi des master classes de théâtre à Paris avec le soutien de la Fondation Little Dreams d’Orianne Collins. Née à Chavornay il y a 24 ans, elle a grandi dans le bourg de la plaine de l’Orbe. Un public suisse, français et londonien a déjà été impressionné par le talent et l’originalité de cette auteur-compositeur-interprète romande.

Un métier de rêve

«On a mis une semaine pour se remettre!» glisse Claude, le père. «On est sur quelle planète? Serrer la main de chanteurs confirmés! Se retrouver ainsi sur le plateau d’une émission prestigieuse avec notre fille qui nous a procuré un tel bonheur! C’est tout simplement extraordinaire! Amandine était stressée; elle a fait quelques respirations et lorsque la musique a commencé, elle s’est immergée dans sa chanson et a donné le meilleur d’elle-même.» Sa générosité, son enthousiasme, son charisme ont séduit.

C’est en mars lors des «battles» que la jeune femme montera à nouveau à Paris, bien décidée à poursuivre l’aventure. Pour l’heure, elle a repris le chemin de Château d’Oex où l’attendent des élèves si fiers de leur maîtresse de musique. Les quittera-t-elle ainsi que ceux d’Apples pour embrasser cette carrière de chanteuse qui lui ouvre grand les bras? «Je m’en voudrais si je n’avais pas essayé de faire mon métier de rêve.» The dream may be true. The Voice est un formidable tremplin!

© Crédit Photo Patric Carpentier/Shine/Bureau 233/TF1

Travaux bien avancés

Chavornay: Résidence au Fil du Talent, priorité aux seniors et aux personnes à mobilité réduite

Une autre priorité a également été mise en avant par Jovanka Favre et Christian Kunze, les représentants de la Municipalité: être habitant de Chavornay. Des doutes s’étaient exprimés ces derniers temps parmi les villageois et la Municipalité a tenu au cours de cette séance d’information à clarifier la situation.

Une résidence construite pour le bonheur de rester dans le village

Un cabinet médical de groupe avec cinq généralistes, une antenne CMS, 2 studios, 10 appartements de 3,5 pièces et 17 de 2,5 pièces, auxquels s’ajoutent des espaces de rencontre et de détente ainsi qu’un grand jardin terrasse. C’est ce que va offrir à ses futurs habitants le bâtiment de la Résidence Au Fil du Talent qui va privilégier les espaces lumineux et le confort d’utilisation.
Par sa proximité des transports publics et des commerces dans le quartier Lougilloux Mollenchire, il est idéalement situé.

Les futurs locataires pourront bénéficier des services d’un animateur social, d’un système d’alerte en cas de problème et de tous les avantages santé que suppose la présence du cabinet médical et de l’antenne CMS. Un accent tout particulier est porté sur les deux espaces communautaires qui devront être propices aux échanges et à un esprit d’entraide entre les futurs habitants de l’immeuble.

Les travaux dans le calendrier prévu

La bâtisse est sous toit, l’ensemble des fenêtres pratiquement posé, les travaux vont bon train et la date de mise à disposition des locaux prévue pour le 1er janvier 2017 est annoncée garantie. Un appartement témoin sera visible dès janvier prochain. Nombreux ont été les participants à la séance à quitter les lieux avec les documents d’information qui leur permettront peut-être un jour de songer à vivre en ce lieu qui a manifestement retenu toute leur attention.

Marché artisanal de l’Art en Fête.

Chavornay: se mesurer à l’intérêt des acheteurs

Offrir aux artisans, mais surtout artisanes de Chavornay, l’occasion de proposer leur production originale à la vente, voilà le pari du comité de l’Art en Fête, un comité plus habitué à mettre sur pied des expositions sans vente.

Grâce à leur travail, ils étaient 23 à présenter leur production aux chalands, 14 d’entre eux pouvant se prévaloir d’habiter Chavornay même.

Une production d’une grande diversité

Laine feutrée, bois tourné, pâtisserie belge, bijoux, peinture sur bois, découpage et miel du village étaient parmi d’autres produits de qualité ce que les visiteurs ont découvert avec manifestement beaucoup de plaisir.

Parmi les stands une nouveauté attirait l’attention: les kokedamas de Nathalie Meyer. À mi-chemin entre le bonsaï et l’ikebana, cet art floréal est né au Japon à la fin du 19e siècle et met en valeur des plantes sans conteneur en terre ou en plastique. La plante mise en valeur est présentée dans une boule de substrat tout habillée de mousse.

Les trois syndics jacques Piot, Dominique Widmer et Christian Kunze qui entourent la conseillère d’Etat Béatrice Mettraux. (Photo Pierre Pellaton)

Chavornay: enfin la fusion !

Les populations des trois communes de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et d’Essert-Pittet ont largement accepté la fusion de leurs communes respectives. Déjà en collaboration depuis plusieurs années dans les domaines comme les écoles ou les paroisses, les communes ne feront plus qu’une dès le 1er janvier 2017. Ce qui réjouit le Comité de pilotage qui a poursuivi, aussi vite que possible, les démarches afin de concrétiser ce projet qui dure depuis plusieurs années.
Les populations des villages ont accepté à plus de 75% l’union de leurs forces puisque les Corbeaux de Chavornay ont dit oui à 77% (699 contre 207 non, 8 bulletins blancs et 2 nuls) les Hirondelles de Corcelles-sur-Chavornay à 76% (113 oui, 28 non et 5 bulletins blancs) et les Fouettes-Grenouilles d’Essert-Pittet ont accepté à 86% (54 oui et 9 non) ce qui portera la nouvelle commune à plus de 4560 habitants.

La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux, qui assistait aux résultats, s’est félicitée de cette fusion exemplaire sur deux points : d’abord par la solidarité dont ont fait preuve les populations des villages et par la rapidité avec laquelle les autorités ont conduit le projet.
Le Comité de pilotage remercie chaleureusement les citoyennes et citoyens qui lui ont fait confiance et va retrousser ses manches pour organiser la nouvelle commune et affronter les différents défis qui ne manqueront pas de se faire jour.

Satisfaction à Essert-Pittet

Président du Copil de fusion, Dominique Vidmer s’est réjoui du vote clair des citoyens. «Ils n’ont pas voté de guerre lasse. Tout le monde était d’accord pour ce principe à 3». Le syndic d’Essert-Pittet pourra ainsi quitter sa fonction en juin prochain, puisqu’il ne sera pas candidat pour le siège de sa commune, avec le sentiment du devoir accompli. «Il est vrai qu’il aurait fallu trouver du monde pour les prochaines élections et l’enthousiasme est relatif, lorsqu’il s’agit juste d’entretenir les biens communaux sans pouvoir envisager des projets, car avec nos 150 habitants, nos moyens sont très limités».

Photomontage – Voilà ce que donneraient des feux sur la route de Corcelles.Photomontage – Voilà ce que donneraient des feux sur la route de Corcelles.

Chavornay: feu vert pour les feux rouges

Pour la séance du printemps, le jeudi 7 mai passé, le Conseil communal avait surtout un point de l’ordre du jour qui a demandé des débats plutôt soutenus.
Les communications et les questions.

La volonté de la Municipalité de reconduire la fusion à trois communes (Corcelles-sur-Chavornay, Essert-Pittet et Chavornay) est maintenue. Mercredi 1er juillet prochain, les conseils des communes seront en possession des préavis et conventions de fusion. Si les conseils approuvent, le 13 septembre aura lieu la votation populaire. Si celle-ci est positive, en automne 2016 il y aura l’élection des autorités de la nouvelle commune et le 1er janvier 2017 la fusion entrera en vigueur.

Les décisions

La demande d’autorisation d’échange d’actions en vue de la fusion de la société Urbagaz SA dans le groupe VO Énergies Holding SA a été acceptée sans problème. Il faut dire que Urbagaz SA est détenue à 100% par Orbe avec 63,33% des parts et Chavornay avec 36,66%. Elle distribue le gaz à l’un des tarifs les plus bas de Suisse. Comme le prix de VO Energie est un peu plus élevé, il est convenu de conserver et d’exploiter séparément les deux aires de dessertes, avec des prix différenciés, pendant encore une dizaine d’années. Cette fusion n’a aucune conséquence sur la valeur du patrimoine communal.

Par contre, la demande de crédit de Fr. 240 000.– pour sécuriser les passages piétons et ralentir un peu le trafic par des feux rouges sur la route de Corcelles, a suscité pas mal de débats. Si tout le monde s’accorde sur le principe d’améliorer la sécurité sur cette route qui compte un trafic d’environ 12 000 véhicules par jour, il y a moins d’harmonie sur les modalités du projet. En effet, la commission concernant ce préavis municipal a déposé un amendement demandant à la municipalité de continuer le suivi des autres options proposées par l’ESAM. Selon la commission, il faut le faire de suite, car les démarches nécessaires demandent de longues procédures auprès des services cantonaux et fédéraux. D’autant qu’il s’agit d’étudier une demi-jonction autoroutière entre Orbe et Chavornay, quitte à supprimer l’actuelle jonction. L’amendement, pourtant accepté, ne sert à rien, selon le syndic: il serait préférable de voter une résolution. De plus, une motion demandant de goudronner le chemin piétonnier le long de la route en même temps que les travaux de sécurisation a été déposée. Le syndic, Christian Kunze, explique que de toute façon, il faudra refaire entièrement la route de Corcelles d’ici 2018 ( ensuite les subventions fédérales tomberont) et que la municipalité pense qu’il faudrait attendre plutôt que d’investir au bas mot Fr. 25 000.– pour à peine 3 ans. La motion a été refusée par le Conseil, mais le préavis concernant les feux de sécurité a été accepté de justesse.

De gauche à droite, la conseillère d'Etat Béatrice Métraux, le syndic d'Essert-Pittet Dominique Vidmer, président du Copil et Christian Kunze, syndic de Chavornay

Chavornay: le projet de fusion capote

Dimanche vers 14 h., les résultats officiels de la votation sur la fusion autour de Chavornay sont tombés. Deux des cinq communes impliquées dans le processus ont refusé la convention qui leur était proposée: Ependes, à une courte majorité de 88 voix contre et 83 voix favorables plus 1 vote blanc et Belmont-sur-Yverdon, à une majorité nettement plus claire de 106 voix contre et 71 voix pour, avec 2 votes blancs. Les trois autres communes ont en revanche nettement accepté la convention de fusion. Elle a recueilli 741 oui contre 488 non à Chavornay, ainsi que 26 votes blancs, 131 oui contre 42 non et un vote blanc à Corcelles-sur Chavornay et 59 oui contre 7 non et un vote blanc à Essert-Pittet. En pareil cas, la convention de fusion est rejetée, puisque c’est un vote favorable dans chacune des communes intéressées qui seul permet une acceptation et l’aboutissement du processus. Les réactions étaient à l’image des scores réalisés dans les différentes communes à la salle polyvalente de Chavornay où s’étaient rassemblés dès 12 h nombre de citoyennes et citoyens des communes concernées, en compagnie de l’intégralité des membres du comité de pilotage. Peu avant la proclamation des résultats, la conseillère d’État Béatrice Métraux, Laurent Curchod, Monsieur Fusion du canton et la préfète Évelyne Voutaz ont rejoint les élus.

Analyse nécessaire

Le comité de pilotage a pris acte des résultats en se réjouissant des bons scores réalisés dans trois communes. Il a estimé, par la voix de son président Dominique Vidmer, syndic d’Essert-Pittet, que certains citoyens avaient pu avoir l’impression qu’ils allaient «se faire snober» par la grande commune de Chavornay. Les mots et slogans utilisés durant la campagne ont aussi été critiqués. Une campagne qui s’est un peu envenimée et durant laquelle quelques arguments des opposants auraient dépassé le cadre du sujet traité. Pour la suite, le comité de pilotage se réunira durant les prochaines semaines pour étudier en profondeur les raisons qui ont conduit à cet échec. Rien ne filtrait dimanche sur les suites qui seront officiellement données à ce processus arrêté net par la sanction du vote populaire.

Groupe de travail au niveau cantonal

La conseillère d’État Béatrice Métraux a regretté l’issue du vote. Elle a annoncé la création d’un groupe de travail visant à revenir sur la mise en oeuvre des fusions et la façon de les conduire. Elle a également laissé entendre que dans le futur, il conviendrait sans doute de se pencher avant le vote, sur les tendances notées dans les différentes communes concernées. Une manière de procéder qui permettrait peut-être de redonner un élan à ce processus de fusion de communes que le gouvernement entend poursuivre ou du moins continuer à encourager. Elle a également rappelé que malgré les votes négatifs enregistrés dans les processus de fusion ces derniers temps, ce type de rapprochements restait à ses yeux la seule voie permettant aux communes de remplir leurs tâches de plus en plus complexes et nombreuses, tant actuellement que dans le futur.

De son côté, Laurent Curchod, Monsieur Fusion du canton, a estimé que l’échec du processus pouvait provenir d’une défiance générale vis-à-vis des autorités que l’on rencontre de plus en plus fréquemment dans la population et pas seulement de motivations locales ou régionales.

Chavornay: c’est dans 15 jours

Les citoyens de Belmont-sur-Yverdon, Chavornay, Corcelles, Ependes et Essert-Pittet se prononceront le week-end du 25 janvier sur le projet de fusion à 5 que leurs autorités ont concocté. S’il paraît certain que les électeurs d’Essert-Pittet et de Corcelles plébisciteront l’accord, des doutes peuvent surgir ailleurs, à Chavornay en particulier. En effet, deux groupes se sont formés dans cette localité. L’un soutient l’initiative, l’autre s’y oppose.

Plus marcher seul ou garder son indépendance

Dans le premier, il est dit que le village ne peut plus marcher seul. Il pense que s’isoler, c’est régresser et que c’est ensemble que l’on grandira et que l’on se fortifiera en devenant la troisième commune du district derrière Yverdon-les-Bains et Orbe. Il ajoute que la formule ne peut faire que des gagnants et présentera sur son site, durant les 25 jours qui précèderont la votation, autant de raisons de dire oui. Enfin, il se propose de rencontrer les citoyens, demain à la déchetterie communale dès 9 heures.

Dans l’autre camp, il est dit que cette fusion est artificielle et n’apporte aucun avantage à Chavornay pour lequel les coûts seront plus élevés avec les frais d’entretien des petits villages. Il se dit persuadé qu’il est mieux que chaque commune garde son indépendance, quitte à étendre des collaborations avec ces partenaires comme il en existe déjà. En d’autres termes, il s’oppose à l’ouverture qui est trop rapide, la chasse à la subvention cantonale ne doit pas être un alibi prépondérant dans cette décision.

Une affaire de collégialité?

Pour sa part, le comité de pilotage du projet argumente que fusionner, c’est aller de l’avant et préserver son identité. Il fait surtout valoir que devant l’avalanche de «paperasse» délivrée par le canton, il sera plus facile de résoudre les problèmes avec une administration communale forte qui sera plus prompte à répondre à l’attente d’une population à la mentalité identique puisqu’elle s’est connue à travers l’école ou les différentes structures intercommunales. Il y a un bémol à son argumentation lorsqu’il est prétendu que toutes les municipalités sont derrière cette fusion. Ce n’est pas tout à fait vrai puisque quatre municipaux de Chavornay (sur 7) figurent sur la liste des opposants au projet. On sait que certaines fusions récentes ont échoué devant l’absence d’unité des autorités concernées.

Derniers jours décisifs

A Chavornay, on craint surtout le manque de représentation des élus locaux au sein du futur exécutif. Ils ne seront que 3 sur 7 municipaux. Certains regrettent que le village le plus grand ne soit pas mieux représenté à ce niveau. Il faut tout de même se rendre compte qu’à l’inverse, les localités plus petites auraient pu considérer que la mainmise du «grand» aurait péjoré les chances de réussite de cette fusion. La campagne va singulièrement s’animer durant ces derniers jours. L’Omnibus veillera attentivement aux derniers arguments des uns et des autres pour évoquer cette votation que beaucoup considèrent comme essentielle pour l’avenir de cette région.

Le syndic Christian Kunze et Olivier THibaud, auteur du rapport de minorité

Chavornay: au peuple de s’exprimer sur la fusion

Comme il fallait s’y attendre, les législatifs des 5 villages (Belmont, Chavornay, Corcelles, Ependes et Essert-Pittet) ont donné leur feu vert à la poursuite du projet de fusion. Le gros travail effectué par le comité de pilotage se voit récompensé même si cette phase initiale a frustré quelques municipaux. Les délégations communales étaient composées d’un syndic et d’un municipal. Les collègues de ce dernier n’hésitent pas à faire part de leurs frustrations pour avoir été peu informés ou à défaut d’avoir été contrecarrés sans égard par les membres de la société qui a accompagné le projet. Si la fusion veut devenir réalité, il sera nécessaire de profiter de ces deux mois, jusqu’à l’heure de la votation (25 janvier 2015), pour communiquer au mieux, afin que la population puisse se prononcer en toute connaissance de cause

Arguments douteux

Au cours de la séance de Chavornay, partisans et adversaires se sont affrontés (des rapports de majorité et de minorité ont été présentés) faisant valoir des arguments de qualités inégales. Dire que les futurs municipaux des petites communes n’auront pas les compétences nécessaires pour occuper leur fonction est vexant. Prétendre que les coûts vont exploser en matière de personnel paraît excessif, car il serait étonnant qu’il faille, par exemple, une travailleuse sociale supplémentaire pour veiller à l’évolution de la jeunesse dans les petits villages! Mais la perte d’une certaine autonomie communale peut susciter des craintes puisqu’il s’agira d’allier son sort à des villages, comme Belmont et Ependes, avec lesquels les Chavornaisans ont peu de relations, sauf sur le plan scolaire.

Stratégie de circonstance

S’il est vrai que Chavornay n’a rien à gagner sur le plan financier (baisse du taux d’impôt de 72 à 70 points, mais augmentation du coût de l’eau d’où un équilibre), le protectionnisme villageois est réapparu. Certains conseillers regrettent que leur commune soit si mal représentée dans l’Exécutif (3 de Chavornay pour un représentant de chacune des 4 autres communes pour un total de 7 municipaux). C’est oublier qu’une autre stratégie pourrait faire capoter le projet, comme l’a dit le syndic Kunze: «Les futurs partenaires ont besoin de garanties au moment de lier leur sort à la plus grande commune. L’adoption d’un arrondissement unique aurait probablement contribué à une sous-représentation des plus petites localités, avec les risques inhérents. «Mais on a le droit de penser que Chavornay peut vivre seule et le choix définitif sera du ressort de la population comme certains conseillers l’ont clairement souhaité (J.F. Schneiter – C. Auberson)

Solidarité et attractivité

Un phénomène de solidarité intervient également. Belmont, Corcelles, Ependes et Essert-Pittet ont sollicité leur grand voisin avec le vœu de fusionner. Refuser de leur tendre la main ne serait pas bienvenu. Le projet est donc visionnaire. Partout, on constate que l’intérêt pour les affaires communales s’effrite. Intégrer une municipalité aux sujets multiples rend l’exercice plus intéressant, ce qui ne manquera d’accentuer l’intérêt des candidats futurs.

On imaginait que les partis pèseraient davantage dans la décision, mais force a été de constater que leurs membres sont divisés sur le sujet, en particulier à droite, alors qu’il semblerait que la gauche ait plus à craindre de cette fusion. Dans les arguments de la commission qui s’était penchée sur la poursuite de l’objectif, il avait été mentionné que la future grande commune de Chavornay serait un contrepoids à Orbe, voire à Yverdon, mais il serait faux de penser de cette manière. Cette région doit absolument collaborer afin que le Nord vaudois puisse être un partenaire solide par rapport au reste du canton et notamment vis-à-vis de l’arc lémanique. Jouer sa carte chacun de son côté serait contre-productif.

Informer précisément

On notera enfin que la votation du mercredi 12 novembre a démontré la volonté claire de chaque législatif de poursuivre l’aventure. Les citoyens des cinq communes se prononceront donc à la fin janvier avec l’espoir d’obtenir la subvention la plus élevée prévue par le Canton pour les fusions (1,3 million de francs). Reste que le comité de pilotage devra dissiper tous les doutes de ses habitants en les informant de manière la plus précise possible.