Les trois syndics jacques Piot, Dominique Widmer et Christian Kunze qui entourent la conseillère d’Etat Béatrice Mettraux. (Photo Pierre Pellaton)

Chavornay: enfin la fusion !

Les populations des trois communes de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et d’Essert-Pittet ont largement accepté la fusion de leurs communes respectives. Déjà en collaboration depuis plusieurs années dans les domaines comme les écoles ou les paroisses, les communes ne feront plus qu’une dès le 1er janvier 2017. Ce qui réjouit le Comité de pilotage qui a poursuivi, aussi vite que possible, les démarches afin de concrétiser ce projet qui dure depuis plusieurs années.
Les populations des villages ont accepté à plus de 75% l’union de leurs forces puisque les Corbeaux de Chavornay ont dit oui à 77% (699 contre 207 non, 8 bulletins blancs et 2 nuls) les Hirondelles de Corcelles-sur-Chavornay à 76% (113 oui, 28 non et 5 bulletins blancs) et les Fouettes-Grenouilles d’Essert-Pittet ont accepté à 86% (54 oui et 9 non) ce qui portera la nouvelle commune à plus de 4560 habitants.

La conseillère d’Etat Béatrice Mettraux, qui assistait aux résultats, s’est félicitée de cette fusion exemplaire sur deux points : d’abord par la solidarité dont ont fait preuve les populations des villages et par la rapidité avec laquelle les autorités ont conduit le projet.
Le Comité de pilotage remercie chaleureusement les citoyennes et citoyens qui lui ont fait confiance et va retrousser ses manches pour organiser la nouvelle commune et affronter les différents défis qui ne manqueront pas de se faire jour.

Satisfaction à Essert-Pittet

Président du Copil de fusion, Dominique Vidmer s’est réjoui du vote clair des citoyens. «Ils n’ont pas voté de guerre lasse. Tout le monde était d’accord pour ce principe à 3». Le syndic d’Essert-Pittet pourra ainsi quitter sa fonction en juin prochain, puisqu’il ne sera pas candidat pour le siège de sa commune, avec le sentiment du devoir accompli. «Il est vrai qu’il aurait fallu trouver du monde pour les prochaines élections et l’enthousiasme est relatif, lorsqu’il s’agit juste d’entretenir les biens communaux sans pouvoir envisager des projets, car avec nos 150 habitants, nos moyens sont très limités».

Photomontage – Voilà ce que donneraient des feux sur la route de Corcelles.Photomontage – Voilà ce que donneraient des feux sur la route de Corcelles.

Chavornay: feu vert pour les feux rouges

Pour la séance du printemps, le jeudi 7 mai passé, le Conseil communal avait surtout un point de l’ordre du jour qui a demandé des débats plutôt soutenus.
Les communications et les questions.

La volonté de la Municipalité de reconduire la fusion à trois communes (Corcelles-sur-Chavornay, Essert-Pittet et Chavornay) est maintenue. Mercredi 1er juillet prochain, les conseils des communes seront en possession des préavis et conventions de fusion. Si les conseils approuvent, le 13 septembre aura lieu la votation populaire. Si celle-ci est positive, en automne 2016 il y aura l’élection des autorités de la nouvelle commune et le 1er janvier 2017 la fusion entrera en vigueur.

Les décisions

La demande d’autorisation d’échange d’actions en vue de la fusion de la société Urbagaz SA dans le groupe VO Énergies Holding SA a été acceptée sans problème. Il faut dire que Urbagaz SA est détenue à 100% par Orbe avec 63,33% des parts et Chavornay avec 36,66%. Elle distribue le gaz à l’un des tarifs les plus bas de Suisse. Comme le prix de VO Energie est un peu plus élevé, il est convenu de conserver et d’exploiter séparément les deux aires de dessertes, avec des prix différenciés, pendant encore une dizaine d’années. Cette fusion n’a aucune conséquence sur la valeur du patrimoine communal.

Par contre, la demande de crédit de Fr. 240 000.– pour sécuriser les passages piétons et ralentir un peu le trafic par des feux rouges sur la route de Corcelles, a suscité pas mal de débats. Si tout le monde s’accorde sur le principe d’améliorer la sécurité sur cette route qui compte un trafic d’environ 12 000 véhicules par jour, il y a moins d’harmonie sur les modalités du projet. En effet, la commission concernant ce préavis municipal a déposé un amendement demandant à la municipalité de continuer le suivi des autres options proposées par l’ESAM. Selon la commission, il faut le faire de suite, car les démarches nécessaires demandent de longues procédures auprès des services cantonaux et fédéraux. D’autant qu’il s’agit d’étudier une demi-jonction autoroutière entre Orbe et Chavornay, quitte à supprimer l’actuelle jonction. L’amendement, pourtant accepté, ne sert à rien, selon le syndic: il serait préférable de voter une résolution. De plus, une motion demandant de goudronner le chemin piétonnier le long de la route en même temps que les travaux de sécurisation a été déposée. Le syndic, Christian Kunze, explique que de toute façon, il faudra refaire entièrement la route de Corcelles d’ici 2018 ( ensuite les subventions fédérales tomberont) et que la municipalité pense qu’il faudrait attendre plutôt que d’investir au bas mot Fr. 25 000.– pour à peine 3 ans. La motion a été refusée par le Conseil, mais le préavis concernant les feux de sécurité a été accepté de justesse.

De gauche à droite, la conseillère d'Etat Béatrice Métraux, le syndic d'Essert-Pittet Dominique Vidmer, président du Copil et Christian Kunze, syndic de Chavornay

Chavornay: le projet de fusion capote

Dimanche vers 14 h., les résultats officiels de la votation sur la fusion autour de Chavornay sont tombés. Deux des cinq communes impliquées dans le processus ont refusé la convention qui leur était proposée: Ependes, à une courte majorité de 88 voix contre et 83 voix favorables plus 1 vote blanc et Belmont-sur-Yverdon, à une majorité nettement plus claire de 106 voix contre et 71 voix pour, avec 2 votes blancs. Les trois autres communes ont en revanche nettement accepté la convention de fusion. Elle a recueilli 741 oui contre 488 non à Chavornay, ainsi que 26 votes blancs, 131 oui contre 42 non et un vote blanc à Corcelles-sur Chavornay et 59 oui contre 7 non et un vote blanc à Essert-Pittet. En pareil cas, la convention de fusion est rejetée, puisque c’est un vote favorable dans chacune des communes intéressées qui seul permet une acceptation et l’aboutissement du processus. Les réactions étaient à l’image des scores réalisés dans les différentes communes à la salle polyvalente de Chavornay où s’étaient rassemblés dès 12 h nombre de citoyennes et citoyens des communes concernées, en compagnie de l’intégralité des membres du comité de pilotage. Peu avant la proclamation des résultats, la conseillère d’État Béatrice Métraux, Laurent Curchod, Monsieur Fusion du canton et la préfète Évelyne Voutaz ont rejoint les élus.

Analyse nécessaire

Le comité de pilotage a pris acte des résultats en se réjouissant des bons scores réalisés dans trois communes. Il a estimé, par la voix de son président Dominique Vidmer, syndic d’Essert-Pittet, que certains citoyens avaient pu avoir l’impression qu’ils allaient «se faire snober» par la grande commune de Chavornay. Les mots et slogans utilisés durant la campagne ont aussi été critiqués. Une campagne qui s’est un peu envenimée et durant laquelle quelques arguments des opposants auraient dépassé le cadre du sujet traité. Pour la suite, le comité de pilotage se réunira durant les prochaines semaines pour étudier en profondeur les raisons qui ont conduit à cet échec. Rien ne filtrait dimanche sur les suites qui seront officiellement données à ce processus arrêté net par la sanction du vote populaire.

Groupe de travail au niveau cantonal

La conseillère d’État Béatrice Métraux a regretté l’issue du vote. Elle a annoncé la création d’un groupe de travail visant à revenir sur la mise en oeuvre des fusions et la façon de les conduire. Elle a également laissé entendre que dans le futur, il conviendrait sans doute de se pencher avant le vote, sur les tendances notées dans les différentes communes concernées. Une manière de procéder qui permettrait peut-être de redonner un élan à ce processus de fusion de communes que le gouvernement entend poursuivre ou du moins continuer à encourager. Elle a également rappelé que malgré les votes négatifs enregistrés dans les processus de fusion ces derniers temps, ce type de rapprochements restait à ses yeux la seule voie permettant aux communes de remplir leurs tâches de plus en plus complexes et nombreuses, tant actuellement que dans le futur.

De son côté, Laurent Curchod, Monsieur Fusion du canton, a estimé que l’échec du processus pouvait provenir d’une défiance générale vis-à-vis des autorités que l’on rencontre de plus en plus fréquemment dans la population et pas seulement de motivations locales ou régionales.

Chavornay: c’est dans 15 jours

Les citoyens de Belmont-sur-Yverdon, Chavornay, Corcelles, Ependes et Essert-Pittet se prononceront le week-end du 25 janvier sur le projet de fusion à 5 que leurs autorités ont concocté. S’il paraît certain que les électeurs d’Essert-Pittet et de Corcelles plébisciteront l’accord, des doutes peuvent surgir ailleurs, à Chavornay en particulier. En effet, deux groupes se sont formés dans cette localité. L’un soutient l’initiative, l’autre s’y oppose.

Plus marcher seul ou garder son indépendance

Dans le premier, il est dit que le village ne peut plus marcher seul. Il pense que s’isoler, c’est régresser et que c’est ensemble que l’on grandira et que l’on se fortifiera en devenant la troisième commune du district derrière Yverdon-les-Bains et Orbe. Il ajoute que la formule ne peut faire que des gagnants et présentera sur son site, durant les 25 jours qui précèderont la votation, autant de raisons de dire oui. Enfin, il se propose de rencontrer les citoyens, demain à la déchetterie communale dès 9 heures.

Dans l’autre camp, il est dit que cette fusion est artificielle et n’apporte aucun avantage à Chavornay pour lequel les coûts seront plus élevés avec les frais d’entretien des petits villages. Il se dit persuadé qu’il est mieux que chaque commune garde son indépendance, quitte à étendre des collaborations avec ces partenaires comme il en existe déjà. En d’autres termes, il s’oppose à l’ouverture qui est trop rapide, la chasse à la subvention cantonale ne doit pas être un alibi prépondérant dans cette décision.

Une affaire de collégialité?

Pour sa part, le comité de pilotage du projet argumente que fusionner, c’est aller de l’avant et préserver son identité. Il fait surtout valoir que devant l’avalanche de «paperasse» délivrée par le canton, il sera plus facile de résoudre les problèmes avec une administration communale forte qui sera plus prompte à répondre à l’attente d’une population à la mentalité identique puisqu’elle s’est connue à travers l’école ou les différentes structures intercommunales. Il y a un bémol à son argumentation lorsqu’il est prétendu que toutes les municipalités sont derrière cette fusion. Ce n’est pas tout à fait vrai puisque quatre municipaux de Chavornay (sur 7) figurent sur la liste des opposants au projet. On sait que certaines fusions récentes ont échoué devant l’absence d’unité des autorités concernées.

Derniers jours décisifs

A Chavornay, on craint surtout le manque de représentation des élus locaux au sein du futur exécutif. Ils ne seront que 3 sur 7 municipaux. Certains regrettent que le village le plus grand ne soit pas mieux représenté à ce niveau. Il faut tout de même se rendre compte qu’à l’inverse, les localités plus petites auraient pu considérer que la mainmise du «grand» aurait péjoré les chances de réussite de cette fusion. La campagne va singulièrement s’animer durant ces derniers jours. L’Omnibus veillera attentivement aux derniers arguments des uns et des autres pour évoquer cette votation que beaucoup considèrent comme essentielle pour l’avenir de cette région.

Le syndic Christian Kunze et Olivier THibaud, auteur du rapport de minorité

Chavornay: au peuple de s’exprimer sur la fusion

Comme il fallait s’y attendre, les législatifs des 5 villages (Belmont, Chavornay, Corcelles, Ependes et Essert-Pittet) ont donné leur feu vert à la poursuite du projet de fusion. Le gros travail effectué par le comité de pilotage se voit récompensé même si cette phase initiale a frustré quelques municipaux. Les délégations communales étaient composées d’un syndic et d’un municipal. Les collègues de ce dernier n’hésitent pas à faire part de leurs frustrations pour avoir été peu informés ou à défaut d’avoir été contrecarrés sans égard par les membres de la société qui a accompagné le projet. Si la fusion veut devenir réalité, il sera nécessaire de profiter de ces deux mois, jusqu’à l’heure de la votation (25 janvier 2015), pour communiquer au mieux, afin que la population puisse se prononcer en toute connaissance de cause

Arguments douteux

Au cours de la séance de Chavornay, partisans et adversaires se sont affrontés (des rapports de majorité et de minorité ont été présentés) faisant valoir des arguments de qualités inégales. Dire que les futurs municipaux des petites communes n’auront pas les compétences nécessaires pour occuper leur fonction est vexant. Prétendre que les coûts vont exploser en matière de personnel paraît excessif, car il serait étonnant qu’il faille, par exemple, une travailleuse sociale supplémentaire pour veiller à l’évolution de la jeunesse dans les petits villages! Mais la perte d’une certaine autonomie communale peut susciter des craintes puisqu’il s’agira d’allier son sort à des villages, comme Belmont et Ependes, avec lesquels les Chavornaisans ont peu de relations, sauf sur le plan scolaire.

Stratégie de circonstance

S’il est vrai que Chavornay n’a rien à gagner sur le plan financier (baisse du taux d’impôt de 72 à 70 points, mais augmentation du coût de l’eau d’où un équilibre), le protectionnisme villageois est réapparu. Certains conseillers regrettent que leur commune soit si mal représentée dans l’Exécutif (3 de Chavornay pour un représentant de chacune des 4 autres communes pour un total de 7 municipaux). C’est oublier qu’une autre stratégie pourrait faire capoter le projet, comme l’a dit le syndic Kunze: «Les futurs partenaires ont besoin de garanties au moment de lier leur sort à la plus grande commune. L’adoption d’un arrondissement unique aurait probablement contribué à une sous-représentation des plus petites localités, avec les risques inhérents. «Mais on a le droit de penser que Chavornay peut vivre seule et le choix définitif sera du ressort de la population comme certains conseillers l’ont clairement souhaité (J.F. Schneiter – C. Auberson)

Solidarité et attractivité

Un phénomène de solidarité intervient également. Belmont, Corcelles, Ependes et Essert-Pittet ont sollicité leur grand voisin avec le vœu de fusionner. Refuser de leur tendre la main ne serait pas bienvenu. Le projet est donc visionnaire. Partout, on constate que l’intérêt pour les affaires communales s’effrite. Intégrer une municipalité aux sujets multiples rend l’exercice plus intéressant, ce qui ne manquera d’accentuer l’intérêt des candidats futurs.

On imaginait que les partis pèseraient davantage dans la décision, mais force a été de constater que leurs membres sont divisés sur le sujet, en particulier à droite, alors qu’il semblerait que la gauche ait plus à craindre de cette fusion. Dans les arguments de la commission qui s’était penchée sur la poursuite de l’objectif, il avait été mentionné que la future grande commune de Chavornay serait un contrepoids à Orbe, voire à Yverdon, mais il serait faux de penser de cette manière. Cette région doit absolument collaborer afin que le Nord vaudois puisse être un partenaire solide par rapport au reste du canton et notamment vis-à-vis de l’arc lémanique. Jouer sa carte chacun de son côté serait contre-productif.

Informer précisément

On notera enfin que la votation du mercredi 12 novembre a démontré la volonté claire de chaque législatif de poursuivre l’aventure. Les citoyens des cinq communes se prononceront donc à la fin janvier avec l’espoir d’obtenir la subvention la plus élevée prévue par le Canton pour les fusions (1,3 million de francs). Reste que le comité de pilotage devra dissiper tous les doutes de ses habitants en les informant de manière la plus précise possible.

Au carrefour?

Chavornay: fusion à 5, vraiment ?

«Six coupons de gueules»: c’est ainsi qu’en langage héraldique se nomment les six découpes rouges figurant au bas du futur blason de la commune de Chavornay «fusionnée» selon la convention à adopter. Six pour… cinq communes restantes, après le refus du Conseil général de Suchy de poursuivre l’aventure au soir du 3 septembre. Le 12 novembre prochain, les délibérants communaux ont à nouveau rendez-vous pour se prononcer sur le nouveau projet à 5 communes. Un projet qui ne diffère de l’original que par des aspects financiers, actualisés au travers des chiffres 2013.

Mis en avant comme l’argument numéro 1 par les experts dans leur rapport complémentaire du mois de septembre, l’octroi de l’incitation financière cantonale à la fusion de 1.3 millions de francs, à condition que la décision définitive soit prise avant le 31 janvier 2015. Une somme rondelette pour une nouvelle entité qui compterait 5 000 habitants au 1er janvier 2017, date de naissance prévue de la future commune. Le deuxième argument essentiel qui milite pour une fusion, toujours selon les experts, est le gain substantiel de l’ordre de Fr. 407 000.– par année que réaliserait la nouvelle commune fusionnée sur la contribution à la péréquation financière intercommunale.

Diminution des recettes d’impôt

Au plan fiscal, des projections ont été effectuées reposant sur un taux d’imposition communal fixé à 70% de l’impôt cantonal de base. En comparaison avec les recettes fiscales actuelles globalisées, ce taux nouveau conduirait à une diminution de recettes de l’ordre de Fr. 330 000.– par année. Une baisse annuelle qui peut être comparée au gain, à peine plus élevé, issu de la péréquation. Sans compter que les contours de la future péréquation ne seront sans doute pas les mêmes qu’actuellement. Des économies d’échelles en matière d’investissement seraient possibles, toujours selon les experts, qui se sont bien gardés de les chiffrer, mais qui estiment qu’elles «permettraient une politique d’investissement plus ambitieuse».

Un «souhait contraignant» pas suivi

Restent les questions institutionnelles. Dans son rapport du 7 octobre sur la poursuite de la procédure, la commission du Conseil communal de Chavornay, partagée, a clairement précisé l’opposition à la fusion de sa minorité (2 contre 4). La commission estime en outre que la question de la future Municipalité à élire dans un seul cercle électoral «est un souhait contraignant». La commission ne veut donc pas d’un exécutif dans lequel Chavornay deviendrait minoritaire, 4 sièges étant réservés aux autres communes sur un total de sept. Or, dans la convention de fusion révisée, c’est bien ce scénario contesté par la commission qui est retenu. Si l’on ajoute à ceci la position incertaine de Corcelles-sur-Chavornay, qui est la seule commune dont le Conseil ne s’est pas formellement prononcé sur la poursuite du processus, on constate que des voix discordantes existent aussi bien chez les Corbeaux que dans les plus petites communes. Autant d’éléments qui rendent l’issue de l‘exercice incertaine à ce jour.

«Faire contrepoids à Orbe»

On aurait pu attendre des motivations variées et attractives de la part de la majorité de la commission du Conseil communal de Chavornay qui milite pour la fusion. Or n’écrit-elle pas au chapitre des raisons qui dictent son choix, en page 3 de son rapport du 7 octobre, que la fusion «permet d’accroître le rayonnement de Chavornay et de faire un contrepoids à Orbe». Avant d’ajouter: «Notre commune deviendra un interlocuteur qui comptera dans le Nord vaudois». Pourquoi donc faut-il à tout prix faire contrepoids à Orbe? Et actuellement, la commune ne compte-elle pas déjà dans la région? S‘agit-il de motifs vraiment vendeurs pour fusionner? Si tel est le cas, la créativité semble ici manquer nettement de talent.

Chavornay: la fusion à cinq

Pour  la séance d’automne, sous la présidence de Sylviane Malherbe, le jeudi 9 octobre dernier, il a à nouveau été question de la fusion des communes de Belmont, Chavornay, Corcelles, Ependes et Essert-Pittet sans Suchy qui a rejeté le projet lors du vote des conseils du 3 septembre dernier.

Comme il fallait le prévoir, Chavornay continuera l’étude pour cette fusion en compagnie de ses partenaires. Le sujet  a fait pourtant l’objet d’une longue discussion autour de la future Municipalité. Prévue à 7 membres (à 9 lorsque Suchy était encore au départ) avec un représentant de chaque petite commune plus trois de Chavornay, cet exécutif ne convenait guère à Guillaume Abetel qui regrettait que son village ne soit pas mieux représenté. Le syndic Christian Kunze a expliqué qu’il était nécessaire d’avoir des représentants de toutes les communes afin de mieux appréhender les problèmes de chacun. En outre, si le projet devait aller à son terme, le corps électoral serait divisé en 5 arrondissements afin que chaque entité puisse désigner ses représentants dans la future commune, en plus des municipaux.

Soit 53 conseillers pour Chavornay, 5 chacun pour Belmont, Corcelles et Ependes et 2 pour Essert-Pittet de sorte à former un conseil communal à 70 membres. Dans un premier temps, les conseils généraux et communal  seront convoqués le mercredi 12 novembre  pour se prononcer à nouveau sur le sujet alors que la population des cinq villages se déterminera le 25 janvier 2015 pour l’adoption ou non de la fusion.

Des départs à l’administration

La Municipalité a informé le Conseil de la démission de Petra Furter, responsable du contrôle des habitants et de la retraite du boursier Jean-Pierre Blanchet. On a aussi appris que l’étude sur la STEP a pu reprendre, que le collège du Verneret sera inauguré le 5 novembre 2014  et que le marché organisé par CISEROC a été un succès contrairement à ce qui a été dit dans la presse. Guillaume Abetel lui se demande si la route qui relie le chemin des Vignes à celui du Vieux Moulin peut être rendue carrossable, car il s’y est rendu avec un handicapé en chaise roulante et a remarqué que c’était très difficile pour eux.

Déficit réduit

Le législatif a accepté les compléments du budget qui passent par un ajustement des recettes en augmentation de Fr. 912’200.– une augmentation des charges de Fr. 175’100.– ce qui ramènerait le déficit à Fr. 188’700.– au lieu des Fr. 925’800.– prévus par le budget 2014. Enfin, il a entériné un crédit deFr. 32’000.– pour le remplacement et le bouclage du collecteur d’eaux usées à la rue de l’Industrie

Le cortège dans les rues de Chavornay.

Chavornay: couronnes, danses et parades

La fête de l’Abbaye Union et Paix a battu son plein en ce premier week-end ensoleillé de juillet. Après le concours de tirs au stand d’Entre-deux-Ruz, les lauréats ont été couronnés rois devant l’église de Chavornay.

Abbé-président de l’Abbaye Union et Paix, Yann Spring a prononcé un discours de bienvenue et adressé ses félicitations, puis a énuméré les résultats.

Comme le veut la tradition, les rois ont entamé quelques pas de danse au bras des charmantes demoiselles d’honneur et au son des notes de musique de la fanfare «La Lyre-L’Espérance de Chavornay-Bavois». Ensuite, tous ont paradé à travers le village accompagnés du public venu nombreux pour l’occasion.

Le lendemain, après le culte dominical, le cortège a serpenté de plus belle à travers les rues de Chavornay pour se diriger à la salle polyvalente où les attendaient banquet et remise des prix. En fin d’après-midi, les participants ont défilé à nouveau dans leurs beaux costumes, toujours réjouis par la musique et entourés des  villageois.
Lundi, les festivités ont suivi leur cours puis,au terme de la fête, la reddition du drapeau à la Maison de Commune a clôturé la cérémonie.

Les orateurs: Alain Portner, Ginette Duvoisin, Dominique Vidmer, Philippe Modoux et Christian Kunze se sont prêtés au jeu des questions-réponses.

Fusion: prendre le train en marche… oui mais!

Mercredi passé, les habitants des 6 villages (Belmont, Chavornay, Corcelles-s.-Chavornay, Essert-Pittet, Ependes, Suchy) étaient invités à discuter de ce nouveau projet de fusion à Ependes. La grande salle était presque pleine pour écouter les différents orateurs.

Fusion réussie

La syndique de Tévenon, Ginette Duvoisin, a expliqué l’aventure réussie de la fusion des villages de Fontanezier (63 habitants), Romairon (39), Vaugondry (38) et Villars-Burquin (556). Les principales améliorations: la maîtrise des tâches, la rationalisation des services, la possibilité d’engager un employé municipal et d’avoir davantage de poids par rapport au canton. Le taux d’imposition est passé de 85 à 77 puis à 73 points actuellement. A la Municipalité, chaque village a au moins un siège sur un total de sept personnes. Pour la syndique, une commune devrait compter 4 à 5000 habitants, peut-être pourront-ils fusionner ultérieurement avec une autre commune.

Fusion avortée

Le projet de fusion des villages de Bonvillars, Champagne, Concise, Onnens, et Provence a avorté avant la votation. Le syndic d’Onnens, Alain Portner, a dit regretter de ne pas y avoir adhéré tout de suite. Bonvillars s’est retiré, suivi bientôt par Provence et Champagne. Le projet a été retiré à la présentation dans les conseils. Les conflits latents entre les villages et les personnalités très fortes n’ont pas pu trouver un terrain d’entente. La peur de se faire manger par l’autre était trop présente.

Pt’être ben qu’oui…, pt’être ben qu’non

Après les explications du syndic d’Oron sur sa fusion, le président du comité de pilotage des 6 villages, Dominique Vidmer, a fait le point sur la situation actuelle. Les questions qui ont suivi ont montré que les villageois ont peur de perdre leur identité ou de devoir augmenter les points d’impôts. Le comité de pilotage propose de mettre sur les panneaux d’entrée des localités, le nom du village et de rajouter le nom de la commune. Concernant la question du lieu d’origine, le Grand Conseil va s’y pencher pour que, malgré la fusion, les villageois puissent garder le leur, voire rajouter «Commune de Chavornay» (si c’est ce nom-là qui est accepté). Le Copil devra encore étudier où sera installée la partie administrative et trouver une armoirie qui rassemble les 6 villages. La question de la valeur locative et le «grand souk» de la LAT n’ont pas trouvé de réponse, car il n’y en a pas à ce jour. L’aspect financier reste le grand problème et donnera encore du fil à retordre au Copil.

L’avenir

Le 3 septembre, les six conseils devront voter la fusion ou stopper le processus et les villageois voteront le 30 novembre. Si la fusion est acceptée, elle pourrait entrer en vigueur en janvier 2017. En attendant, pour mieux se connaître, les villageois sont invités à participer au rallye intercommunal le 21 juin.

Une grande partie de la Municipalité accompagnant la 4000e habitante de Chavornay, Nina Vuillemin dans les bras de sa maman sous le regard de son papa.

Chavornay: plus de 4000 habitants

Avec sa jolie petite frimousse, affichant un sourire timide, la nouvelle habitante de Chavornay avait des airs perdus ce samedi 10 mai. En effet, du haut de ses 19 mois, elle ne s’est peut-être pas vraiment rendu compte qu’elle était fêtée par les autorités de sa nouvelle commune. Eh oui! depuis le 1er avril dernier, la petite Nina Vuillemin devenait une vedette chez les Corbeaux en étant la 4000e personne à venir s’installer dans le village.

Animée par la société de musique La Lyre & L’Espérance, la réception, organisée depuis quelques années par la commune, pour accueillir les nouveaux habitants et nouveaux bourgeois, est devenue un rendez-vous inéluctable pour la municipalité et les sociétés locales qui tour à tour se sont présentées à ces Corbeaux nouvellement établis. Il faut révéler qu’ils étaient 130 à venir gonfler les chiffres communaux et une dizaine de familles ont adopté une nouvelle origine en devenant bourgeois de Chavornay.

Après la présentation des dicastères et des nombreuses associations qui animent la vie du village, l’apéritif rituel, auquel chacun était convié, est venu conclure cette manifestation.

Infographie source Beauverd & Halter Architectes Sàrl/AA: l’immeuble tel qu’il devrait apparaître au terme des travaux de réaffectation.

Chavornay: enfin un centre de vie enfantine

Pour sa première séance de l’année, le jeudi 1er mai passé, le Conseil communal avait quelques points de l’ordre du jour qui n’étaient pas courus d’avance et les débats ont été plutôt soutenus.

Les communications et les questions

Le village a atteint, le 1er avril dernier, les 4 000 habitants, ce qui lui permet de se gratifier du statut des 10% d’agglomérations vaudoises qui atteignent ce chiffre. Le 10 mai prochain, le 4 000e habitant sera fêté lors de la réception des nouveaux citoyens.

Après les démissions simultanées des deux membres de la commission CISEROC, il apparaît qu’un malaise s’est installé dans les fonctionnements de ladite commission, malgré tout, deux autres membres ont courageusement accepté le mandat.

Le Conseil a également accepté une résolution encourageant la municipalité dans la démarche d’opposition au plan partiel d’affection «Gruvatiez-En-Lavegny» et la zone future «Pôle Sud» à Orbe, dont l’enquête court jusqu’au 15 mai (voir l’Omnibus N° 415 du 2 mai).

À part quelques demandes, notamment de procéder à des réparations à l’église, d’installer un WiFi libre d’accès dans la salle du Conseil et sur les problèmes de réception des emails, émis par la Municipalité, destinés aux conseillers, les discussions ont doucement pris fin.

Les décisions

Assorti de trois amendements, dont deux ont été refusés, un centre de vie enfantine installé dans l’immeuble du Vieux Battoir sera créé et fonctionnel pour le printemps 2015. Ce centre, d’un total devisé à Fr. 2 081 000.– auquel il faudra ajouter Fr. 60 000.– pour l’ascenseur, pourra accueillir dans un premier temps, 44 enfants de 0 à 30 mois et à terme pourrait recueillir 22 enfants de plus. Les charges d’amortissement seraient contrebalancées à presque 90% par le loyer payé par l’AJOVAL.

Enfin, le toit de la buvette du Football Club de Chavornay sera réparé pour un total de Fr. 51 400.–. dont une partie sera compensée par le travail des membres du FCC, ramenant la facture à Fr. 48 000.–.

De gauche à droite: Serge Bonin, assistant de sécurité publique, Pascal Despond municipal, Willy Mermod gérant de la sécurité Région Nord, et Daniel Rouiller chef du poste de gendarmerie d’Orbe (bientôt à Chavornay).

Le concept police population est sur pied

Lancé d’abord sur la Côte en Terre-Sainte en 1992, le concept Police population, nommé à l’époque surveillance mutuelle des habitations, a été adopté par 120 communes du canton. Il s’agit de prévenir au mieux les actes criminels en tous genres en renforçant la collaboration entre la police et la population.

Comme Chavornay a adhéré au système en fin d’année dernière, la Municipalité a invité les correspondants, qui sont en fait les liens entre la police et les membres, à une séance d’échange et d’informations le mercredi 9 avril dernier. L’adjudant Willy Mermod, gérant de la sécurité pour la région Nord, a animé cette rencontre qui s’est voulue avenante et constructive. Sur les 13 secteurs, tous étaient représentés ce qui démontre l’intérêt du concept dans le village. Beaucoup de questions ont trouvé réponse et l’on a appris que le poste de gendarmerie d’Orbe déménageait courant juin 2014 pour s’installer à la Grand-Rue à Chavornay.

S’il ne s’agit pas d’un transfert de tâches ni de création de milices villageoises, le but est bel et bien de freiner la criminalité en détectant les situations à risques et d’en informer plus rapidement la police.

Ce système, unique en Suisse, permet depuis 22 ans de favoriser le partenariat, la responsabilité et les comportements citoyens pour se prémunir contre la délinquance et ainsi freiner la criminalité.