Le bâtiment de la nouvelle STEP.

Chavornay. – la nouvelle STEP bientôt en activité, une longue histoire

Les premières démarches de remplacement de la STEP intercommunale Chavornay, Bavois, Penthéréaz, qui regroupe la collecte des eaux de Chavornay, Bavois, Corcelles-sur-Chavornay et Penthéréaz ont débuté en 2009. Une réunion avec Orbe avait été souhaitée par les autorités cantonales, les études conduites ont écarté cette solution trop onéreuse. Il a été choisi de remplacer l’installation en fin de vie par une nouvelle sur le même site. Les travaux conduits par le bureau d’ingénieur Chevalier SA. ont débuté en mars 2016. Ils sont à bout touchant, une mise en service partielle est prévue pour février prochain.

Le tour du propriétaire

Ce dernier samedi les municipalités des communes propriétaires étaient conviées à une visite du chantier commentée par les ingénieurs du constructeur. Dimensionnée pour l’équivalent de 8 500 habitants, actuellement les utilisateurs sont environs de 6 000, elle offre une belle marge de progression. Elle est devisée à huit millions de francs et son équipement technique moderne permettra, le moment venu, de traiter les micro-polluants pour un investissement raisonnable.

Les contes ont captivé les plus petits.

Chavornay: la nuit en forêt

A l’initiative de la dynamique petite équipe de la «Fête villageoise de Corcelles», les habitants des trois villages de la commune fusionnée de Chavornay étaient invités, ce dernier samedi 4 novembre, à participer à un après-midi et une veillée en forêt au refuge communal de Chavornay.

Un programme varié et détendu

L’après-midi ce sont avant tout les balades à cheval proposées par Nicolas Dänzer qui ont remporté du succès. Dès la nuit venue, à la lumière des lampes à pétrole, les plus petits ont été plongés dans les mystères captivants des contes de Jocelyne Estermann. Dans le refuge, c’est le duo musical de Catherine et Michaël Pool qui a apporté la joie et la simplicité d’un répertoire qui plonge ses racines dans la chanson populaire.

Le plaisir passe aussi par le palais

Des arbres à fondue pour une dégustation en plein air dans une atmosphère particulièrement agréable en cette saison. On pouvait aussi goûter à la traditionnelle soupe de saison à la courge et à des pâtisseries maison. Et pour les plus patients, c’est très tôt le dimanche matin que pouvait s’acheter la raisinée cuite sur place depuis près de 24 heures.

Une première à renouveler

Même s’ils auraient pu être plus nombreux, les participants à cette première ont apprécié autant l’ambiance chaleureuse que la bonne chair. Avec une meilleure information, à n’en pas douter, la prochaine édition devrait rencontrer un plus large succès.

Photomontage (mis à disposition par les CFF) Une vue de la gare modernisée.

Chavornay: la gare fait peau neuve

Dès le 2e trimestre de 2019, il ne sera plus nécessaire d’être un sportif accompli pour monter dans un train à Chavornay, même les personnes à mobilité réduite et les poussettes pourront aisément accéder aux quais puis aux trains. Ce petit miracle, on le doit aux travaux de modernisation de la gare qui débutent ces jours.

Côté village, on trouvera des escaliers doublés d’une rampe d’accès. Puis les quais seront accessibles par une rampe. Quant au côté Place de la Gare, c’est l’installation d’un ascenseur qui facilitera l’accès. Pour accueillir les nouvelles rames, le quai central se verra prolongé, et bien naturellement il sera rehaussé. Quant à l’historique marquise en bois, elle sera conservée, mais restaurée et déplacée.

Le coût des travaux s’élève à 12,8 millions de francs, et selon les CFF les mesures mises en place limiteront autant que possible les inévitables inconvénients d’un tel chantier.
L’étape suivante

Il s’agit bien sûr du réaménagement de la ligne de l’OC pour permettre l’accès du RER en ville d’Orbe. Aujourd’hui, le projet de modernisation est toujours sous le coup d’une opposition de la Municipalité de Chavornay, à la demande du Conseil communal, ainsi que d’une opposition collective signée par 238 citoyens. Devisés à 23 millions de francs ces travaux sont aussi en attente du financement par les chambres fédérales. Plus importants encore que la rénovation de la gare ces travaux devraient durer au moins un an demi.

Chavornay : Très classe la fin des classes et départ pour l’avenir

Les élèves des trois classes de l’Etablissement primaire et secondaire de Chavornay et environs, qui sont arrivés cette année à la fin de leur scolarité obligatoire, étaient réunis ce dernier jeudi à la salle polyvalente pour recevoir leurs certificats et leurs prix.

La foule des parents et des proches des élèves avait fait le plein de la salle.
Dans son allocution, Anne Fournand, la directrice de l’établissement pour qui c’était une première, a rappelé aux élèves qu’ils étaient les passagers du train de la vie et qu’ils venaient d’atteindre la destination «Ecole obligatoire». Pour l’avenir, ils allaient poursuivre leur voyage et chacun devrait désormais choisir sa voie et ses prochaines haltes.
Une belle et joyeuse cérémonie

La remise des certificats s’est faite dans un décor haut en couleur. La scène a accueilli les diplômés, mais aussi plusieurs prestations musicales produites par des élèves de l’établissement. En cadeau final, c’est Amandine qui est venue en solo offrir deux chansons, tout émue de se retrouver dans le milieu de son enfance

Le président Yvan Thièry entouré de la secrétaire Marie-Claude Schneiter et des deux vice-présidentes Véronique Bronnimann et Karin Leuba.

Chavornay: une bonne gestion bien fusionnée

«Chavornay, au fil du Talent», est-il écrit en en-tête sur les papiers officiels de la commune. Et du talent, il en a fallu pour mener à bien cette séance du Conseil communal de jeudi soir 15 juin, avec un ordre du jour conséquent et formel qui présentait, pour la première fois, les comptes et la gestion de la commune fusionnée Chavornay - Corcelles - Essert-Pittet.

Du talent donc pour le président Yvan Thièry qui a orchestré la séance devant 55 conseillers et conseillères. En préambule, Sara Blanco a été assermentée en remplacement de Jean-Marc Braissant, démissionnaire. Bien sûr, les deux grands dossiers principaux ont été la gestion et les comptes 2016 de la commune fusionnée. Les présidents respectifs Yves Leuenberger et Ali-Georges Maire ont également fait preuve de leurs talents avec leurs rapports clairs et complets.

Du bon travail

La commission de gestion relève un très bon travail de la Municipalité maintenant forte de 9 membres, dans cette période de fusion qui n’a pas été facile. Le taux d’activité du syndic Christian Kunze est évalué à environ 50 à 60%, sans que la fusion n’engendre une hausse significative. La Municipalité souhaite poursuivre sa politique de formation professionnelle par l’engagement de plusieurs apprentis. Un inventaire global de tous les bâtiments communaux, y compris ceux des villages, est actuellement en cours. Enfin, la commission suggère une dénomination plus originale des bâtiments scolaires. Effectivement, le Collège AA n’a vraiment rien de poétique!

Une moyenne honorable

Pour les comptes, le président de la commission des finances a eu fort à faire. Il a dû lire en effet quatre rapports distincts, concernant les comptes et la situation financière de Chavornay, de Corcelles et d’Essert-Pittet. Des chiffres noirs pour Chavornay qui génère un excédent de revenus de Fr. 926 400.–. Il en va de même pour Corcelles qui boucle avec un solde positif de Fr. 31 525.– tandis qu’Essert-Pittet s’en sort moins bien avec un déficit Fr. 141 933.–.

Pourtant, l’ancienne Municipalité a été attentive aux dépenses, mais a voulu procéder à des investissements nécessaires pour mettre la commune «en ordre» avant la fusion. Le quatrième rapport portait sur l’analyse financière et les plafonds d’emprunt et de cautionnement, sur la base d’une analyse faite sur les dix dernières années des trois communes. Cela démontre que, globalement, la nouvelle commune, en comparaison cantonale, se situe dans une honorable moyenne.

Enfin, le bureau du Conseil a été réélu. Yvan Thiery et ses deux vice-présidentes Véronique Bronniman et Karin Leuba sont confirmés dans leurs fonctions respectives.

Un food-truck pour le repas de midi.

Chavornay: va et découvre ta commune

C’est l’invitation qui était faite aux conseillers communaux de Chavornay ce dernier samedi. A plusieurs titres, la traditionnelle visite quinquennale des propriétés communales a revêtu un caractère nouveau et original. Nouveau en raison de la fusion des trois villages de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et Essert-Pittet et original puisque les conseillers étaient appelés à se déplacer dans un petit train touristique à l’intérieur de Chavornay ou en minibus pour les deux plus petits villages.

Des lieux ciblés

Au total, neuf lieux étaient proposés à la découverte; ils ont été choisis en fonction de leur nouveauté dans le paysage local ou en fonction de gros projets d’évolution planifiés. Les conseillers ont pour la plupart d’entre eux privilégié la visite des propriétés des villages voisins ainsi que celle des points qui donneront bientôt matière à discussion.

Une fin qui a mis fin à la faim

Les visites ont pris fin dans la bonne humeur et dans les locaux de la voirie où un food-truck attendait les estomacs creusés

Venus d’Espagne les Sanfelix avec leur fils aîné Sergi et leurs jumeaux Carles et Salvador nés en Suisse.

Chavornay: 150 habitants de plus en 2016 et 9 municipaux pour leur souhaiter la bienvenue

Tous les membres de la Municipalité étaient là le jeudi 27 avril, ils se sont présentés et ils ont dévoilé les tâches de chacun de leur dicastère. Plus particulièrement, ils ont tenu à souhaiter la bienvenue aux nouveaux habitants, qui en 2016 ont élu domicile dans l’un des trois villages qui forment désormais ce qu’il est convenu d’appeler le grand Chavornay. Cette année-là, ce sont près de 400 habitants qui ont quitté l’un ou l’autre des trois villages, mais plus de 500 nouveaux hôtes les ont remplacés. La commune atteint aujourd’hui 4 800 habitants et, dans peu de mois, fêtera son 5 000e citoyen.

La convivialité au rendez-vous

Ils ont été plus de 160 à répondre à l’invitation de la commune. En prélude à la partie officielle, la société du Twirling-bâton a proposé une démonstration de ses jeunes membres. Cette partie récréative a d’emblée créé la bonne humeur. Elle a montré une des sympathiques facettes de la vie associative du village. Les multiples sociétés de la commune sont une vraie chance offerte à l’intégration. La présidente de l’Union des Sociétés locales les a présentées aux convives et leur a proposé de venir découvrir l’une ou l’autre des 21 sociétés actives dans la communauté.

L’agape offerte a permis aux uns et aux autres de faire connaissance. Parmi les derniers arrivés de l’année 2016 à Chavornay, sept des nouveaux locataires des appartements protégés de la Résidence du Talent, tous heureux de leur nouvel habitat, en témoignaient réunis en une joyeuse tablée. A l’image des Sanfelix avec leurs trois enfants, une jeune famille venue directement d’Espagne, ils sont nombreux les jeunes, souvent pour des raisons pratiques, à s’être établis dans la cité des Corbeaux.

Le Municipal Paolo Troilo a défendu les pare-bruit de la route de Corcelles.

Chavornay: dépenses à prévoir

Face à un ordre du jour imposant avec cinq préavis, les 57 conseillers se sont penchés en particulier sur deux rapports. Le premier concernait l’assainissement contre le bruit routier sur la route de Corcelles qui permet d’accéder à l’autoroute depuis le centre du village. La Municipalité demandait l’octroi d’une somme de Fr. 230 000.– pour une estimation des coûts pour l’ensemble des prestations à effectuer qui s’élèveraient à près de 4 millions. Plusieurs membres du conseil se sont demandé si l’on ne pouvait pas partiellement se référer à un premier projet qui date de quelques années. Comme les données étaient peu précises à l’époque, le syndic a justifié cette étude qui sera confiée à un bureau d’ingénieurs qui ne pourra pas participer au marché public.

Scission du village en question

On s’est ensuite demandé s’il n’y avait pas une autre solution. Christian Künze a précisé qu’il y en avait d’autres, bien plus onéreuses comme la route de contournement devisée à 60 millions ou un tunnel depuis l’entrée du village jusqu’à proximité de l’autoroute d’un coût probablement semblable. Il a ensuite été question des remparts contre le bruit. Olivier Thibaud a dit sa crainte de voir le village encore plus scindé qu’il ne l’est avec ces pare-bruit. Enfin, un conseiller avait cru comprendre que l’implantation de feux le long de cette artère suffirait à atténuer le bruit. Après ces palabres, le conseil a accepté d’accorder la somme nécessaire pour cette étude.

UAPE et classes d’école

Le second sujet concernait la construction d’une unité d’accueil pour écoliers (UAPE) pour une centaine d’élèves et un réfectoire pour deux cents enfants en deux services. Si les rapporteurs ont souhaité une construction en un seul bloc (14 classes en 2 phases) pour l’UAPE (100 places) et pour les classes qui devraient prendre place aux étages supérieurs du bâtiment, cette proposition a été rejetée par le conseil. Si cette construction comme l’assainissement du bruit sur la RC 293 sont devenus indispensables, la commission des finances pense qu’une première étape, avec dix classes, pour un montant de 8 millions sera admissible dans le cadre des finances communales qui s’approcheraient du plafond d’endettement si l’on ajoute les 6 millions investis pour la STEP. Une fois encore, le conseil a suivi son Exécutif pour cette étude qui s’élèvera à Fr. 390 000.–.

Nouvelle cloche

Les préavis concernant les règlements du conseil communal et de l’association scolaire (ESPCE) comme pour l’alimentation d’eau pour le chemin de Miville à Corcelles ont passé aisément la rampe. Olivier Briand a fait adopter une motion pour protéger de la circulation les habitants de la Cité et du nouveau locatif d’appartements protégés. Il a été dit aussi qu’une enquête pour l’arrivée d’un magasin de la Coop du côté de la gare était en cours. Monika Commissione-Schwab s‘est étonnée que Chavornay ne transmette pas sa liste de nonagénaires à l’Omnibus, ce qui désole certaines personnes concernées. Enfin, on notera que le président du Conseil Communal, Yvan Thiéry bénéficiera désormais pour ramener l’ordre durant les séances de la cloche qui permettait au crieur public d’antan de prévenir la population sur les faits de la commune!

Le nouveau président du Conseil Yvan Thièry

Chavornay: pas de recours au TF

Cette première séance du Conseil communal du grand Chavornay servait surtout à mettre en place la législature, avec la fixation du taux d’imposition, les délégations de compétence, les indemnités de la Municipalité et du Conseil pour terminer avec le budget 2017. Cela dit, la réaction de la commune sur le recours refusé par la cour de droit administratif du canton à propos du projet urbigène de Gruvatiez était très attendue. Le syndic Christian Kunze a pris la parole en se réjouissant que le recours ait été reçu, contrairement à ce que certains pensaient.

En revanche, il prévenait les conseillers que les avis de droit pris auprès de deux avocats démontraient que la chance d’inverser la tendance auprès du Tribunal fédéral était faible. Au point que l’Exécutif était de l’avis de suivre les conseils des hommes de loi et de ne pas poursuivre la démarche. A la surprise de la Municipalité, aucun conseiller n’a souhaité introduire une motion allant à contre-sens de son point de vue.

Augmentation des salaires

A l’heure de fixer le taux d’imposition, il a été dit que ce dernier demeurait à 72 pour cette première année expérimentale. Au niveau des délégations de compétences, la Municipalité bénéficiera d’une marge plus importante qui passe généralement de Fr. 30’000.– à Fr. 50’000.– pour gérer les sujets à traiter rapidement. Les défraiements de l’Exécutif et du Conseil ont été revus à la hausse. L’augmentation est sensible pour les municipaux qui passent annuellement de Fr. 15’000.– à Fr. 20’000.– alors que celui du syndic augmente de Fr. 20’000.– à Fr. 28’000.–. Du côté du législatif, les conseillers toucheront Fr. 25.– par séance au lieu de 18 auparavant. En tout, c’est un débours supplémentaire de Fr. 150’000.– environ par rapport à l’exercice précédent.

Toutefois, cette réévaluation des salaires n’affecte que très peu le budget qui présente un déficit de Fr. 133’300.– pour un total des dépenses de 22,6 millions soit 3,5 Mio supplémentaires par rapport aux prévisions du seul village de Chavornay pour 2016. En outre, on a beaucoup parlé de la progression des coûts de l’Ajoval. Sollicité, le syndic Kunze a précisé qu’il fallait effectuer une analyse complète de la situation avant d’envisager de quitter cette association régionale. Mettre en place une telle organisation à Chavornay nécessiterait un travail de longue haleine, tout en ne sachant pas quelles seront les répercussions des décisions prises par le Grand Conseil en la matière. Wait and see!

Premières réactions

Tous les rapports ont été adoptés à l’unanimité par les 57 conseillers présents (sur 60). Parmi les néophytes, l’Omnibus a recueilli l’avis de trois personnes des communes fusionnées. Dominique Reymond, ancien président du Conseil général de Corcelles, n’a forcément pas été surpris par la conduite parfaite de l’assemblée par le président Yvan Thièry, comme l’ancienne municipale d’Essert Nadia Gloor. Tout au plus s’est-il étonné du peu d’interventions du Conseil sur les différents sujets. Enfin, la conseillère de Corcelles, Michèle Oppliger, a trouvé le Conseil trop formel, manquant de chaleur et démuni de coups de chaud comme il pouvait y en avoir dans les villages.

Réactions

Après le renoncement des autorités de Chavornay de déposer un recours auprès du Tribunal fédéral sur le projet de Gruvatiez, l’Omnibus a recueilli les réactions des deux syndics. Pour Henri Germond (Orbe), la cour administrative cantonale a donné un bon signe en admettant qu’une commune puisse recourir. «Cela lui a donné l’occasion de se prononcer sur le fond. Cette décision nous réjouit dans la mesure où Gruvatiez est l’une de nos dernières zones de développement de la ville. L’abandon de ce recours est aussi une bonne chose pour l’entente entre nos communes.

De notre part, nous allons pouvoir continuer de travailler sur notre projet OPL (One Planet Living) avec nos deux partenaires qui sont l’entreprise Orlatti et le WWF. Les réflexions des groupes de travail sont entre les mains du Copil dont les conclusions devront être approuvées par cet organisme écologique qui a émis dix mesures pour répondre aux critères OPL. Les résultats sont attendus pour le milieu de cette année et c’est à cette même époque que les mises à l’enquête apparaîtront. Si tout va bien, nous serons la ou l’une des premières localités de Suisse à adopter un tel projet».

Le syndic de Chavornay, Christian Kunze, avoue n’avoir pas à commenter la décision de la cour administrative si ce n’est pour rappeler que sa commune n’est pas une ennemie d’Orbe, comme "24Heures" l’a dit, mais qu’elle a à défendre ses citoyens qui craignent une réelle intensification de la circulation, ce qui est un sujet sensible dans son village.

Chavornay: « Symudiad » ou le culte du mouvement

On a l’impression d’arriver dans la salle de gym de notre enfance. Anneaux, barres fixes, petits tapis bleus et espaliers sont répartis dans la salle. En réalité, il ne s’agit pas d’une salle de gym et encore moins d’un fitness, mais d’un espace dédié au mouvement.

Il y a un an et demi, Mark Balsom, 26 ans, a décidé de se mettre à son compte en ouvrant le centre Symudiad Training à Chavornay. Symudiad qui veut dire « mouvement » en gallois, la langue de ses grands-parents maternels. Sa philosophie? Faire redécouvrir aux gens la capacité de mouvement dont ils disposent. « Nous vivons dans une société très sédentaire et de nombreuses personnes ont oublié ce que leur corps est capable de faire », explique le sportif. « Avant d’exceller dans une discipline ou de soulever de lourds haltères, il est indispensable d’être mobile », poursuit-il. Après un Bachelor en sport et un service militaire chez les grenadiers d’Isone, Mark est parti plusieurs fois à l’étranger, aux Etats-Unis et au Danemark notamment, se former dans l’art du mouvement. L’habitant de Bavois s’est nourri des méthodes avant-gardistes qu’il a découvertes, puis est revenu en Suisse pour partager ce qui est devenu sa passion. « Plus qu’une passion, c’est presque une obsession », confie Mark. « Je suis toujours en mouvement, je cherche constamment des nouveaux exercices, de nouvelles positions .»

Une technique ouverte à tous

En dehors de ses quatre heures quotidiennes d’entraînement personnel, Mark Balsom propose des cours, collectifs ou privés, de mouvements et de renforcement musculaire. Si quelques sportifs de haut niveau s’entraînent à ses côtés, Mark préfère voir progresser les amateurs. « Lorsqu’une personne qui ne fait pas de sport vient chez moi et qu’en quelques mois elle parvient à enchaîner des exercices très difficiles, je suis vraiment heureux! », confie-t-il. Même les enfants peuvent s’exercer puisqu’un cours leur est réservé les mercredis après-midi. « Avec eux, c’est tout autre chose car ils ne sont pas encore rouillés par les années passées derrière un bureau », rigole Mark.

J’ai testé pour vous...

« Pour comprendre ce qu’est Symudiad, il faut en faire l’expérience », m’avait prévenu Mark. J’ai donc chaussé mes chaussures de sport pour aller tester un cours de mouvement d’une heure...
Mes tennis n’ont servi à rien puisque l’intégralité de la séance se fait à pieds nus! Une petite dizaine d’adeptes (filles et garçons confondus) participent au cours. Ça commence: on se met accroupi pour écouter les consignes du professeur.

En douceur, on débute par quelques jeux de souplesse et d’agilité. Je m’applique mais déjà les jambes commencent à brûler. Qu’est-ce que la suite me réserve? Les exercices aux anneaux, à la barre de traction et au sol s’enchaînent. On effectue plusieurs fois un parcours qui passe par tous les postes. Heureusement les plus forts font des exercices qui correspondent à leur niveau, et Mark donne pleins de conseils à ceux qui en ont besoin. Au bout d’une heure, on se réunit en petit cercle et Mark nous félicite pour l’effort fourni.

Je repars légère, avec la sensation du devoir accompli. Le lendemain et le surlendemain, les jambes brûlent, super : ça a fait effet ! ».

Orbe et Chavornay: ouvrir la voie au RER Vaud

Deux soirées publiques d’information largement fréquentées ont été organisées successivement à Chavornay et à Orbe, avec pour objectif de présenter les projets d’amélioration de la mobilité entre et au sein des deux localités, ainsi que les modifications de tracé de l’OC actuellement à l’enquête avec la construction d’un pont routier dans la plaine pour enjamber le futur tracé corrigé de l’OC.

A Chavornay comme à Orbe, les syndics respectifs Christian Kunze et Henri Germond étaient à la manœuvre en compagnie du directeur de Travys SA, Daniel Reymond, et du responsable de la planification à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) du Canton, Frederico Molina.

Si les projets qui ont été présentés dans les deux localités sont identiques, les attentes et interrogations des populations sont légèrement différentes. Les projets impactent en effet différemment les territoires des deux communes.

Boucle ferroviaire et pont routier

Pour l’essentiel, le projet actuellement à l’enquête publique concerne le tracé de l’Orbe-Chavornay. Il comprend la construction d’un pont dans la plaine un peu en dessous de PESA et la correction importante de l’entrée du train à Chavornay grâce à la création d’une boucle traversant la zone agricole. Elle permettra aux rames de s’insérer dans l’axe du trafic Lausanne — Yverdon-les-Bains en gare de Chavornay. Cette boucle, située entre un quartier de villas et la réserve du Creux-de-Terre, aura un rayon d’environ 185 mètres, le minimum nécessaire pour permettre aux compositions modernes du RER comme aux locomotives et wagons-marchandises d’y circuler sans restriction. Le système d’électrification doit aussi être changé, pour passer de l’alimentation historique à courant continu de l’OC à un raccordement complet avec l’électrification CFF, homogénéité des matériels oblige.

Autres mesures

Ce projet s’accompagne de mesures propres à chaque localité. A Chavornay, dans un double souci de sécuriser la route de Corcelles et de freiner les envies des pendulaires d’y circuler, des traversées piétonnières avec feux lumineux ont été réalisées en 2016. Du côté d’Orbe, ce sont les carrefours des Ducats et de Taborneires qui devront subir des modifications. Ces dernières ayant pour but aussi d’inciter fortement les pendulaires urbigènes à utiliser la sortie d’autoroute des Mosaïques en empruntant la route de contournement d’Orbe et non pas celle de Chavornay. Cet objectif sera recherché en ralentissant, aussi grâce à des feux et des systèmes de présélections-triage, le trafic entre les deux localités, pour augmenter la cadence de passage des usagers qui choisiront le « bon parcours et ralentir les usagers purement locaux ».

Gare de Chavornay

La gare de Chavornay sera revisitée avec création de quais à hauteur, de passages sous voie, en pente douce, d’un ascenseur côté place de la Gare et d’un aménagement de quai plus long pour accueillir les rames du RER-Orbe. Dans un premier temps, les usagers devront changer de train, mais sur le même quai, pour se rendre à Lausanne ou à Yverdon-les-Bains. Dans un second temps, le trajet complet pourra être effectué sans changer de train. Cette seconde phase est fonction de l’avancement de travaux entre Bussigny et Lausanne — doublement des voies existantes — à l’horizon 2023. La première phase du projet présenté devrait pouvoir être réalisée en 2018-2019 avec entrée en fonction à l’horaire d’hiver 2019, si les oppositions, recours et procédures ne le retardent pas trop.

pont-chavo

Gare et haltes d’Orbe

A Orbe, la halte de Saint-Eloi sera déplacée sur un tronçon plus rectiligne situé en aval, qui permettra de construire des quais de 120 mètres de long environ et la gare des Granges verra son quai allongé et déplacé en face du complexe de Nestlé. La Gare du centre-ville ne verra dans un premier temps que ses quais adaptés et prolongés. D’autres modifications pourraient survenir ultérieurement, mais elles font partie d’un autre projet de réaménagement complet de cette place sur lequel les autorités communales travaillent de concert avec Travys SA et les propriétaires privés des terrains concernés.

Ne pas rater le bon wagon

Aussi bien à Chavornay qu’à Orbe, les syndics ont insisté sur le fait que ce projet était essentiel pour les localités, qui y travaillent depuis 8 ou 9 ans, notamment au travers de l’ADEOC. Les deux localités sont considérées par la canton comme des centres régionaux. A ce titre, leur développement est favorisé. Mais pour rester des centres régionaux, la présence d’un raccordement au chemin de fer est impérative. A l’horizon 2030, Orbe devrait voir les emplois locaux augmenter de 2 200 unités pendant que Chavornay devrait voir ce même chiffre augmenter de 1 300 environ. Les emplois de proximité sont l’avenir, ont dit en cœur Christian Kunze et Henri Germond, comme sera aussi offerte, dans un avenir pas très éloigné, la possibilité de prendre son train à Orbe pour se rendre directement et rapidement à Genève ou à Montreux. L’un comme l’autre ont aussi insisté sur le fait que, quand le char des subventions passe, il faut le héler de suite, car en général il ne repasse pas de sitôt. Surtout pas garni de plus de 70 millions de francs que la Confédération et le Canton sont prêts à investir dans le projet global.

Réactions

A Chavornay, l’essentiel des questions et réactions est venu d’un groupe d’habitants du quartier En Forez qui sera « encerclé » par la future boucle. Emplacement de celle-ci, sécurité des enfants, environnement, faune, proximité de la réserve du Creux-de-Terre, bruit nocturne des wagons de marchandises à la manœuvre et dévalorisation des immeubles ont été autant de sujets évoqués. A Orbe, la question du déplacement de la halte de Saint-Eloi a préoccupé plusieurs riverains, pour des raisons de bruit, de vibrations et surtout d’apport sur des chemins actuellement privés de circulations automobile et piétonnière supplémentaires. Le bien-fondé global du projet n’a pas été contesté lors de l’une ou l’autre des soirées.

Procédure

Les promoteurs du projet ont rappelé que la procédure d’enquête publique court jusqu’au 24 octobre. Ils ont incité les opposants ou les résidents qui auraient des questions à se manifester jusque-là, y compris s’agissant de compensations financières. En matière de chemins de fer, la procédure est particulière. Elle a été rappelée par Frederico Molina, qui a souligné que les oppositions ou remarques seraient traitées par l’Office fédéral des transports (OFT), seul compétent en la matière. Le permis de construire sera délivré par cet Office, le cas échéant avec des charges qui s’imposeront aux promoteurs. Divers recours existent, au Tribunal administratif fédéral, puis le cas échéant au Tribunal fédéral lui-même. Les délais sont longs, les procédures coûteuses, et Frederico Molina a suggéré au public concerné directement de privilégier les voies des discussions et des négociations, hors cadre judiciaire, car elles se révèlent en principe préférables et moins onéreuses que le passage chez les juges.

Position ambiguë de Chavornay

Il y a quelques jours, le Conseil communal de Chavornay a adopté une motion enjoignant la Municipalité de s’opposer au projet global dans les délais. « Nous ne sommes pas opposés au développement d’un concept de transports publics desservant la commune d’Orbe, mais nous souhaitons que certains points de ce projet d’importance soient étudiés, approfondis et précisés » laissent entendre les motionnaires. L’Exécutif actuel ne semble pas non plus très conséquent dans ses démarches, car tout en promouvant le projet en public, il en déplore certains aspects. « La Municipalité n’est pas enchantée par ce projet, a tenu à préciser Christian Kunze, le syndic, notant que la Confédération a écarté pour des raisons financières, mais aussi à cause de la proximité de la nappe phréatique, l’idée de créer un tunnel à la place d’un pont ». Interrogé spécifiquement sur cette question par un participant à la réunion de Chavornay, le syndic est resté laconique et n’a pas commenté. Reste que la nouvelle Municipalité élue ne partagera peut-être pas ces interrogations et leur aspect contradictoire. Affaire à suivre sur ce plan aussi.

Pour en savoir plus

www.adeoc.ch : carte interactive

www.travys.ch : modernisation de la ligne Orbe- Chavornay, images et vues aériennes détaillées.

© Illustrations: Travys SA

Chavornay: remise en question d’un projet

Le Conseil a accepté une motion qui somme la Municipalité de déposer, dans les délais, une opposition au projet de modernisation de la ligne Orbe - Chavornay. En effet, s’ils ne sont pas fermement opposés au projet, les membres du Conseil veulent en connaître, dans les détails, les tenants et aboutissants. C’est surtout la boucle de 185 mètres linéaires qui passerait près de la réserve naturelle et du quartier Lougilloux-Mollenchire qui pose problème. Ce sont également les impacts sonores des trains de marchandises, la nuit, qui sont spécialement pointés. Les autorités auraient préféré que ce tronçon passe par un souterrain, sous la route cantonale, solution que l’OFT a écartée pour des raisons financières et de manière à ne pas endommager la nappe phréatique. En outre, la population aura l’occasion d’être informée des grandes lignes du projet, lors d’une séance publique de Travys, le 12 octobre à Chavornay et le lendemain à Orbe.

Réaction urbigène

Du côté d’Orbe, ce frein à la construction de la ligne qui relierait le RER à la cité urbigène, n’étonne que partiellement le syndic Henri Germond. « Je peux bien comprendre que l’on s’inquiète des nuisances que peut entraîner cet aménagement et il est normal que les gens posent des questions. Il faut savoir aussi que si l’on ne parvient pas à trouver une solution ferroviaire, c’est la circulation automobile qui pourrait augmenter d’une manière sensible, ce que les Chavornaysans ne souhaitent pas. Il faut rappeler que le but du projet est de réduire le trafic routier au profit du chemin de fer. En plus, l’abandon de ce tronçon priverait notre région du Centre de Traitement et de Réhabilitation (CTR) qui remplacera l’hôpital actuel. J’attends de lire les considérations émises lors du conseil de nos voisins et de savoir comment la Municipalité va réagir avant de me prononcer définitivement, dans l’espoir que l’esprit régionaliste primera.»

Les décisions

Après de très longues négociations, le règlement du Conseil communal a été adopté, sous réserve de l’approbation de l’autorité cantonale.
Le conseil a accordé à la Municipalité un crédit de Fr. 69’000.- afin de procéder à la réfection du sol et de l’éclairage de la grande salle.
Il a adopté l’achat pour Fr. 275’700.- de 10 places de parc souterraines dans les nouvelles constructions situées «En Couvalau» afin de libérer les places sur le parking en face de la maison de commune, pour les mettre à disposition du public.

Enfin, le conseil a accepté le complément I au budget 2016 qui prévoit une diminution du déficit de Fr. 378’000.-.