Jean-Yves Blanc contrôle encore l’entrée dans le carrousel de traite

Corcelles-sur-Chavornay. naissance d’une ferme laitière

Une nécessité économique

Pour permettre à deux personnes de travailler avec un salaire décent dans le monde de la production laitière, Jean-Yves Blanc, qui exploite le domaine hérité de ses parents à Vuarrens et celui de son beau-père à Corcelles, a opté avec son fils Valentin, pour la création d’une ferme destinée à la production de lait de fromagerie. Mise en exploitation il y a peu, elle est située dans les hauts de Corcelles. On y trouve un carrousel de traite et une halle pour le séchage et stockage du fourrage. Elle pourra accueillir jusqu’à 95 bovidés.

Automatisation et informatique au service de l’agriculture

Le bétail composé de vaches des races Montbéliarde et Brown Swiss, une vache d’origine américaine, bénéficie de places individuelles avec un sol amortissant synthétique recouvert de paille broyée. Les fumiers sont évacués par un robot qui les pousse sur toute la longueur de la halle. Dans le respect des règles imposées, les bêtes ont la possibilité d’accéder à une zone de plein air. La traite se fait sur un carrousel qui peut simultanément accueillir 24 bêtes et permet de traire 100 têtes en une heure. Munie d’une puce à l’oreille, chaque vache bénéficie d’un apport alimentaire correspondant précisément à ses besoins. L’alimentation du bétail provient entièrement des cultures de la ferme. Grâce à la récupération de chaleur en toiture le fourrage récolté est séché en grange. Il est possible d’en stocker 2500 m3.

La famille Blanc s’est dotée d’un outil de travail à la pointe du progrès. Il est actuellement en pleine phase de test, mais pour sûr, c’est un pari audacieux qui devrait être couronné de succès.

upe de Roméo et Juliette.

Chavornay – Promotions 2018 à l’EPSCEs

Instruire = construire

L’Etablissement Primaire et Secondaire Chavornay et Environs (EPSCE) est en plein développement. Le chantier d’extension des classes et de création d’une UAPE a débuté en janvier; les élèves ont pu suivre son évolution.
Anne Fournand, la directrice de l’établissement, s’est emparée de l’exemple de l’évolution du chantier pour rappeler que le temps de scolarité est très similaire à celui de l’avancement d’une construction. Dans les petites classes, on pose les fondations, pour les classes suivantes; il faut considérer que le gros œuvre progresse jusqu’à la cérémonie du sapin. A ce moment-là, le gros de l’ouvrage est terminé, mais il reste encore bien du travail avant l’achèvement du chantier. La remise du diplôme de fin de scolarité est comme la cérémonie du sapin, le chantier est bien avancé, mais il reste à faire…
Une cérémonie enlevée et rythmée
Cette année, ce sont 79 élèves qui sortent, diplôme en poche. La cérémonie de remise du papier tant espéré a été animée et rythmée par les interprétations du P’tit Bol d’Air, la chorale des plus jeunes, ceux du Petit Chœur du Verneret et ceux des membres de la troupe scolaire qui a habilement mis en scène et joué en cours d’année une version revue et corrigée de Roméo et Juliette.
A l’issue de la cérémonie, un apéritif a réuni parents, élèves et enseignants. Il était très impressionnant de voir les jeunes diplômés remercier directrice et enseignants pour toute l’aide dont ils avaient bénéficié pour parvenir à l’obtention de leur papier.
L’établissement a son bal des promotions
Pour la première fois, l’EPSCE a proposé un bal des promotions. A la suite de l’apéritif, et pour patienter avant l’ouverture du bal, diplômés et parents ont eu l’occasion de se restaurer dans un coin pique-nique, où, idée originale, deux food trucks les attendaient.
Toute l’organisation de l’après-cérémonie a été prise en charge par le Conseil d’établissement, un conseil composé à parité de parents d’élèves, d’écoliers, d’enseignants, et de membres de sociétés.
Le clou des promotions a bien entendu été le bal qui a vu l’inscription de 50 participants. Ils se sont retrouvés à l’ancienne grande salle, avec un bar décoré, un coin lounge, un DJ résident occasionnel du MAD et des jeux de lumière. Les Mojitos, sans alcool, ont fait un tabac, la belle ambiance a été de la partie jusqu’à la clôture à 3 heures du matin. L’année prochaine, le conseil d’établissement se dit prêt à remettra ça.

Le bâtiment de la nouvelle STEP.

Chavornay. – la nouvelle STEP bientôt en activité, une longue histoire

Les premières démarches de remplacement de la STEP intercommunale Chavornay, Bavois, Penthéréaz, qui regroupe la collecte des eaux de Chavornay, Bavois, Corcelles-sur-Chavornay et Penthéréaz ont débuté en 2009. Une réunion avec Orbe avait été souhaitée par les autorités cantonales, les études conduites ont écarté cette solution trop onéreuse. Il a été choisi de remplacer l’installation en fin de vie par une nouvelle sur le même site. Les travaux conduits par le bureau d’ingénieur Chevalier SA. ont débuté en mars 2016. Ils sont à bout touchant, une mise en service partielle est prévue pour février prochain.

Le tour du propriétaire

Ce dernier samedi les municipalités des communes propriétaires étaient conviées à une visite du chantier commentée par les ingénieurs du constructeur. Dimensionnée pour l’équivalent de 8 500 habitants, actuellement les utilisateurs sont environs de 6 000, elle offre une belle marge de progression. Elle est devisée à huit millions de francs et son équipement technique moderne permettra, le moment venu, de traiter les micro-polluants pour un investissement raisonnable.

Les contes ont captivé les plus petits.

Chavornay: la nuit en forêt

A l’initiative de la dynamique petite équipe de la «Fête villageoise de Corcelles», les habitants des trois villages de la commune fusionnée de Chavornay étaient invités, ce dernier samedi 4 novembre, à participer à un après-midi et une veillée en forêt au refuge communal de Chavornay.

Un programme varié et détendu

L’après-midi ce sont avant tout les balades à cheval proposées par Nicolas Dänzer qui ont remporté du succès. Dès la nuit venue, à la lumière des lampes à pétrole, les plus petits ont été plongés dans les mystères captivants des contes de Jocelyne Estermann. Dans le refuge, c’est le duo musical de Catherine et Michaël Pool qui a apporté la joie et la simplicité d’un répertoire qui plonge ses racines dans la chanson populaire.

Le plaisir passe aussi par le palais

Des arbres à fondue pour une dégustation en plein air dans une atmosphère particulièrement agréable en cette saison. On pouvait aussi goûter à la traditionnelle soupe de saison à la courge et à des pâtisseries maison. Et pour les plus patients, c’est très tôt le dimanche matin que pouvait s’acheter la raisinée cuite sur place depuis près de 24 heures.

Une première à renouveler

Même s’ils auraient pu être plus nombreux, les participants à cette première ont apprécié autant l’ambiance chaleureuse que la bonne chair. Avec une meilleure information, à n’en pas douter, la prochaine édition devrait rencontrer un plus large succès.

Photomontage (mis à disposition par les CFF) Une vue de la gare modernisée.

Chavornay: la gare fait peau neuve

Dès le 2e trimestre de 2019, il ne sera plus nécessaire d’être un sportif accompli pour monter dans un train à Chavornay, même les personnes à mobilité réduite et les poussettes pourront aisément accéder aux quais puis aux trains. Ce petit miracle, on le doit aux travaux de modernisation de la gare qui débutent ces jours.

Côté village, on trouvera des escaliers doublés d’une rampe d’accès. Puis les quais seront accessibles par une rampe. Quant au côté Place de la Gare, c’est l’installation d’un ascenseur qui facilitera l’accès. Pour accueillir les nouvelles rames, le quai central se verra prolongé, et bien naturellement il sera rehaussé. Quant à l’historique marquise en bois, elle sera conservée, mais restaurée et déplacée.

Le coût des travaux s’élève à 12,8 millions de francs, et selon les CFF les mesures mises en place limiteront autant que possible les inévitables inconvénients d’un tel chantier.
L’étape suivante

Il s’agit bien sûr du réaménagement de la ligne de l’OC pour permettre l’accès du RER en ville d’Orbe. Aujourd’hui, le projet de modernisation est toujours sous le coup d’une opposition de la Municipalité de Chavornay, à la demande du Conseil communal, ainsi que d’une opposition collective signée par 238 citoyens. Devisés à 23 millions de francs ces travaux sont aussi en attente du financement par les chambres fédérales. Plus importants encore que la rénovation de la gare ces travaux devraient durer au moins un an demi.

Chavornay : Très classe la fin des classes et départ pour l’avenir

Les élèves des trois classes de l’Etablissement primaire et secondaire de Chavornay et environs, qui sont arrivés cette année à la fin de leur scolarité obligatoire, étaient réunis ce dernier jeudi à la salle polyvalente pour recevoir leurs certificats et leurs prix.

La foule des parents et des proches des élèves avait fait le plein de la salle.
Dans son allocution, Anne Fournand, la directrice de l’établissement pour qui c’était une première, a rappelé aux élèves qu’ils étaient les passagers du train de la vie et qu’ils venaient d’atteindre la destination «Ecole obligatoire». Pour l’avenir, ils allaient poursuivre leur voyage et chacun devrait désormais choisir sa voie et ses prochaines haltes.
Une belle et joyeuse cérémonie

La remise des certificats s’est faite dans un décor haut en couleur. La scène a accueilli les diplômés, mais aussi plusieurs prestations musicales produites par des élèves de l’établissement. En cadeau final, c’est Amandine qui est venue en solo offrir deux chansons, tout émue de se retrouver dans le milieu de son enfance

Le président Yvan Thièry entouré de la secrétaire Marie-Claude Schneiter et des deux vice-présidentes Véronique Bronnimann et Karin Leuba.

Chavornay: une bonne gestion bien fusionnée

«Chavornay, au fil du Talent», est-il écrit en en-tête sur les papiers officiels de la commune. Et du talent, il en a fallu pour mener à bien cette séance du Conseil communal de jeudi soir 15 juin, avec un ordre du jour conséquent et formel qui présentait, pour la première fois, les comptes et la gestion de la commune fusionnée Chavornay - Corcelles - Essert-Pittet.

Du talent donc pour le président Yvan Thièry qui a orchestré la séance devant 55 conseillers et conseillères. En préambule, Sara Blanco a été assermentée en remplacement de Jean-Marc Braissant, démissionnaire. Bien sûr, les deux grands dossiers principaux ont été la gestion et les comptes 2016 de la commune fusionnée. Les présidents respectifs Yves Leuenberger et Ali-Georges Maire ont également fait preuve de leurs talents avec leurs rapports clairs et complets.

Du bon travail

La commission de gestion relève un très bon travail de la Municipalité maintenant forte de 9 membres, dans cette période de fusion qui n’a pas été facile. Le taux d’activité du syndic Christian Kunze est évalué à environ 50 à 60%, sans que la fusion n’engendre une hausse significative. La Municipalité souhaite poursuivre sa politique de formation professionnelle par l’engagement de plusieurs apprentis. Un inventaire global de tous les bâtiments communaux, y compris ceux des villages, est actuellement en cours. Enfin, la commission suggère une dénomination plus originale des bâtiments scolaires. Effectivement, le Collège AA n’a vraiment rien de poétique!

Une moyenne honorable

Pour les comptes, le président de la commission des finances a eu fort à faire. Il a dû lire en effet quatre rapports distincts, concernant les comptes et la situation financière de Chavornay, de Corcelles et d’Essert-Pittet. Des chiffres noirs pour Chavornay qui génère un excédent de revenus de Fr. 926 400.–. Il en va de même pour Corcelles qui boucle avec un solde positif de Fr. 31 525.– tandis qu’Essert-Pittet s’en sort moins bien avec un déficit Fr. 141 933.–.

Pourtant, l’ancienne Municipalité a été attentive aux dépenses, mais a voulu procéder à des investissements nécessaires pour mettre la commune «en ordre» avant la fusion. Le quatrième rapport portait sur l’analyse financière et les plafonds d’emprunt et de cautionnement, sur la base d’une analyse faite sur les dix dernières années des trois communes. Cela démontre que, globalement, la nouvelle commune, en comparaison cantonale, se situe dans une honorable moyenne.

Enfin, le bureau du Conseil a été réélu. Yvan Thiery et ses deux vice-présidentes Véronique Bronniman et Karin Leuba sont confirmés dans leurs fonctions respectives.

Un food-truck pour le repas de midi.

Chavornay: va et découvre ta commune

C’est l’invitation qui était faite aux conseillers communaux de Chavornay ce dernier samedi. A plusieurs titres, la traditionnelle visite quinquennale des propriétés communales a revêtu un caractère nouveau et original. Nouveau en raison de la fusion des trois villages de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et Essert-Pittet et original puisque les conseillers étaient appelés à se déplacer dans un petit train touristique à l’intérieur de Chavornay ou en minibus pour les deux plus petits villages.

Des lieux ciblés

Au total, neuf lieux étaient proposés à la découverte; ils ont été choisis en fonction de leur nouveauté dans le paysage local ou en fonction de gros projets d’évolution planifiés. Les conseillers ont pour la plupart d’entre eux privilégié la visite des propriétés des villages voisins ainsi que celle des points qui donneront bientôt matière à discussion.

Une fin qui a mis fin à la faim

Les visites ont pris fin dans la bonne humeur et dans les locaux de la voirie où un food-truck attendait les estomacs creusés

Venus d’Espagne les Sanfelix avec leur fils aîné Sergi et leurs jumeaux Carles et Salvador nés en Suisse.

Chavornay: 150 habitants de plus en 2016 et 9 municipaux pour leur souhaiter la bienvenue

Tous les membres de la Municipalité étaient là le jeudi 27 avril, ils se sont présentés et ils ont dévoilé les tâches de chacun de leur dicastère. Plus particulièrement, ils ont tenu à souhaiter la bienvenue aux nouveaux habitants, qui en 2016 ont élu domicile dans l’un des trois villages qui forment désormais ce qu’il est convenu d’appeler le grand Chavornay. Cette année-là, ce sont près de 400 habitants qui ont quitté l’un ou l’autre des trois villages, mais plus de 500 nouveaux hôtes les ont remplacés. La commune atteint aujourd’hui 4 800 habitants et, dans peu de mois, fêtera son 5 000e citoyen.

La convivialité au rendez-vous

Ils ont été plus de 160 à répondre à l’invitation de la commune. En prélude à la partie officielle, la société du Twirling-bâton a proposé une démonstration de ses jeunes membres. Cette partie récréative a d’emblée créé la bonne humeur. Elle a montré une des sympathiques facettes de la vie associative du village. Les multiples sociétés de la commune sont une vraie chance offerte à l’intégration. La présidente de l’Union des Sociétés locales les a présentées aux convives et leur a proposé de venir découvrir l’une ou l’autre des 21 sociétés actives dans la communauté.

L’agape offerte a permis aux uns et aux autres de faire connaissance. Parmi les derniers arrivés de l’année 2016 à Chavornay, sept des nouveaux locataires des appartements protégés de la Résidence du Talent, tous heureux de leur nouvel habitat, en témoignaient réunis en une joyeuse tablée. A l’image des Sanfelix avec leurs trois enfants, une jeune famille venue directement d’Espagne, ils sont nombreux les jeunes, souvent pour des raisons pratiques, à s’être établis dans la cité des Corbeaux.

Le Municipal Paolo Troilo a défendu les pare-bruit de la route de Corcelles.

Chavornay: dépenses à prévoir

Face à un ordre du jour imposant avec cinq préavis, les 57 conseillers se sont penchés en particulier sur deux rapports. Le premier concernait l’assainissement contre le bruit routier sur la route de Corcelles qui permet d’accéder à l’autoroute depuis le centre du village. La Municipalité demandait l’octroi d’une somme de Fr. 230 000.– pour une estimation des coûts pour l’ensemble des prestations à effectuer qui s’élèveraient à près de 4 millions. Plusieurs membres du conseil se sont demandé si l’on ne pouvait pas partiellement se référer à un premier projet qui date de quelques années. Comme les données étaient peu précises à l’époque, le syndic a justifié cette étude qui sera confiée à un bureau d’ingénieurs qui ne pourra pas participer au marché public.

Scission du village en question

On s’est ensuite demandé s’il n’y avait pas une autre solution. Christian Künze a précisé qu’il y en avait d’autres, bien plus onéreuses comme la route de contournement devisée à 60 millions ou un tunnel depuis l’entrée du village jusqu’à proximité de l’autoroute d’un coût probablement semblable. Il a ensuite été question des remparts contre le bruit. Olivier Thibaud a dit sa crainte de voir le village encore plus scindé qu’il ne l’est avec ces pare-bruit. Enfin, un conseiller avait cru comprendre que l’implantation de feux le long de cette artère suffirait à atténuer le bruit. Après ces palabres, le conseil a accepté d’accorder la somme nécessaire pour cette étude.

UAPE et classes d’école

Le second sujet concernait la construction d’une unité d’accueil pour écoliers (UAPE) pour une centaine d’élèves et un réfectoire pour deux cents enfants en deux services. Si les rapporteurs ont souhaité une construction en un seul bloc (14 classes en 2 phases) pour l’UAPE (100 places) et pour les classes qui devraient prendre place aux étages supérieurs du bâtiment, cette proposition a été rejetée par le conseil. Si cette construction comme l’assainissement du bruit sur la RC 293 sont devenus indispensables, la commission des finances pense qu’une première étape, avec dix classes, pour un montant de 8 millions sera admissible dans le cadre des finances communales qui s’approcheraient du plafond d’endettement si l’on ajoute les 6 millions investis pour la STEP. Une fois encore, le conseil a suivi son Exécutif pour cette étude qui s’élèvera à Fr. 390 000.–.

Nouvelle cloche

Les préavis concernant les règlements du conseil communal et de l’association scolaire (ESPCE) comme pour l’alimentation d’eau pour le chemin de Miville à Corcelles ont passé aisément la rampe. Olivier Briand a fait adopter une motion pour protéger de la circulation les habitants de la Cité et du nouveau locatif d’appartements protégés. Il a été dit aussi qu’une enquête pour l’arrivée d’un magasin de la Coop du côté de la gare était en cours. Monika Commissione-Schwab s‘est étonnée que Chavornay ne transmette pas sa liste de nonagénaires à l’Omnibus, ce qui désole certaines personnes concernées. Enfin, on notera que le président du Conseil Communal, Yvan Thiéry bénéficiera désormais pour ramener l’ordre durant les séances de la cloche qui permettait au crieur public d’antan de prévenir la population sur les faits de la commune!

Le nouveau président du Conseil Yvan Thièry

Chavornay: pas de recours au TF

Cette première séance du Conseil communal du grand Chavornay servait surtout à mettre en place la législature, avec la fixation du taux d’imposition, les délégations de compétence, les indemnités de la Municipalité et du Conseil pour terminer avec le budget 2017. Cela dit, la réaction de la commune sur le recours refusé par la cour de droit administratif du canton à propos du projet urbigène de Gruvatiez était très attendue. Le syndic Christian Kunze a pris la parole en se réjouissant que le recours ait été reçu, contrairement à ce que certains pensaient.

En revanche, il prévenait les conseillers que les avis de droit pris auprès de deux avocats démontraient que la chance d’inverser la tendance auprès du Tribunal fédéral était faible. Au point que l’Exécutif était de l’avis de suivre les conseils des hommes de loi et de ne pas poursuivre la démarche. A la surprise de la Municipalité, aucun conseiller n’a souhaité introduire une motion allant à contre-sens de son point de vue.

Augmentation des salaires

A l’heure de fixer le taux d’imposition, il a été dit que ce dernier demeurait à 72 pour cette première année expérimentale. Au niveau des délégations de compétences, la Municipalité bénéficiera d’une marge plus importante qui passe généralement de Fr. 30’000.– à Fr. 50’000.– pour gérer les sujets à traiter rapidement. Les défraiements de l’Exécutif et du Conseil ont été revus à la hausse. L’augmentation est sensible pour les municipaux qui passent annuellement de Fr. 15’000.– à Fr. 20’000.– alors que celui du syndic augmente de Fr. 20’000.– à Fr. 28’000.–. Du côté du législatif, les conseillers toucheront Fr. 25.– par séance au lieu de 18 auparavant. En tout, c’est un débours supplémentaire de Fr. 150’000.– environ par rapport à l’exercice précédent.

Toutefois, cette réévaluation des salaires n’affecte que très peu le budget qui présente un déficit de Fr. 133’300.– pour un total des dépenses de 22,6 millions soit 3,5 Mio supplémentaires par rapport aux prévisions du seul village de Chavornay pour 2016. En outre, on a beaucoup parlé de la progression des coûts de l’Ajoval. Sollicité, le syndic Kunze a précisé qu’il fallait effectuer une analyse complète de la situation avant d’envisager de quitter cette association régionale. Mettre en place une telle organisation à Chavornay nécessiterait un travail de longue haleine, tout en ne sachant pas quelles seront les répercussions des décisions prises par le Grand Conseil en la matière. Wait and see!

Premières réactions

Tous les rapports ont été adoptés à l’unanimité par les 57 conseillers présents (sur 60). Parmi les néophytes, l’Omnibus a recueilli l’avis de trois personnes des communes fusionnées. Dominique Reymond, ancien président du Conseil général de Corcelles, n’a forcément pas été surpris par la conduite parfaite de l’assemblée par le président Yvan Thièry, comme l’ancienne municipale d’Essert Nadia Gloor. Tout au plus s’est-il étonné du peu d’interventions du Conseil sur les différents sujets. Enfin, la conseillère de Corcelles, Michèle Oppliger, a trouvé le Conseil trop formel, manquant de chaleur et démuni de coups de chaud comme il pouvait y en avoir dans les villages.

Réactions

Après le renoncement des autorités de Chavornay de déposer un recours auprès du Tribunal fédéral sur le projet de Gruvatiez, l’Omnibus a recueilli les réactions des deux syndics. Pour Henri Germond (Orbe), la cour administrative cantonale a donné un bon signe en admettant qu’une commune puisse recourir. «Cela lui a donné l’occasion de se prononcer sur le fond. Cette décision nous réjouit dans la mesure où Gruvatiez est l’une de nos dernières zones de développement de la ville. L’abandon de ce recours est aussi une bonne chose pour l’entente entre nos communes.

De notre part, nous allons pouvoir continuer de travailler sur notre projet OPL (One Planet Living) avec nos deux partenaires qui sont l’entreprise Orlatti et le WWF. Les réflexions des groupes de travail sont entre les mains du Copil dont les conclusions devront être approuvées par cet organisme écologique qui a émis dix mesures pour répondre aux critères OPL. Les résultats sont attendus pour le milieu de cette année et c’est à cette même époque que les mises à l’enquête apparaîtront. Si tout va bien, nous serons la ou l’une des premières localités de Suisse à adopter un tel projet».

Le syndic de Chavornay, Christian Kunze, avoue n’avoir pas à commenter la décision de la cour administrative si ce n’est pour rappeler que sa commune n’est pas une ennemie d’Orbe, comme "24Heures" l’a dit, mais qu’elle a à défendre ses citoyens qui craignent une réelle intensification de la circulation, ce qui est un sujet sensible dans son village.

Chavornay: « Symudiad » ou le culte du mouvement

On a l’impression d’arriver dans la salle de gym de notre enfance. Anneaux, barres fixes, petits tapis bleus et espaliers sont répartis dans la salle. En réalité, il ne s’agit pas d’une salle de gym et encore moins d’un fitness, mais d’un espace dédié au mouvement.

Il y a un an et demi, Mark Balsom, 26 ans, a décidé de se mettre à son compte en ouvrant le centre Symudiad Training à Chavornay. Symudiad qui veut dire « mouvement » en gallois, la langue de ses grands-parents maternels. Sa philosophie? Faire redécouvrir aux gens la capacité de mouvement dont ils disposent. « Nous vivons dans une société très sédentaire et de nombreuses personnes ont oublié ce que leur corps est capable de faire », explique le sportif. « Avant d’exceller dans une discipline ou de soulever de lourds haltères, il est indispensable d’être mobile », poursuit-il. Après un Bachelor en sport et un service militaire chez les grenadiers d’Isone, Mark est parti plusieurs fois à l’étranger, aux Etats-Unis et au Danemark notamment, se former dans l’art du mouvement. L’habitant de Bavois s’est nourri des méthodes avant-gardistes qu’il a découvertes, puis est revenu en Suisse pour partager ce qui est devenu sa passion. « Plus qu’une passion, c’est presque une obsession », confie Mark. « Je suis toujours en mouvement, je cherche constamment des nouveaux exercices, de nouvelles positions .»

Une technique ouverte à tous

En dehors de ses quatre heures quotidiennes d’entraînement personnel, Mark Balsom propose des cours, collectifs ou privés, de mouvements et de renforcement musculaire. Si quelques sportifs de haut niveau s’entraînent à ses côtés, Mark préfère voir progresser les amateurs. « Lorsqu’une personne qui ne fait pas de sport vient chez moi et qu’en quelques mois elle parvient à enchaîner des exercices très difficiles, je suis vraiment heureux! », confie-t-il. Même les enfants peuvent s’exercer puisqu’un cours leur est réservé les mercredis après-midi. « Avec eux, c’est tout autre chose car ils ne sont pas encore rouillés par les années passées derrière un bureau », rigole Mark.

J’ai testé pour vous...

« Pour comprendre ce qu’est Symudiad, il faut en faire l’expérience », m’avait prévenu Mark. J’ai donc chaussé mes chaussures de sport pour aller tester un cours de mouvement d’une heure...
Mes tennis n’ont servi à rien puisque l’intégralité de la séance se fait à pieds nus! Une petite dizaine d’adeptes (filles et garçons confondus) participent au cours. Ça commence: on se met accroupi pour écouter les consignes du professeur.

En douceur, on débute par quelques jeux de souplesse et d’agilité. Je m’applique mais déjà les jambes commencent à brûler. Qu’est-ce que la suite me réserve? Les exercices aux anneaux, à la barre de traction et au sol s’enchaînent. On effectue plusieurs fois un parcours qui passe par tous les postes. Heureusement les plus forts font des exercices qui correspondent à leur niveau, et Mark donne pleins de conseils à ceux qui en ont besoin. Au bout d’une heure, on se réunit en petit cercle et Mark nous félicite pour l’effort fourni.

Je repars légère, avec la sensation du devoir accompli. Le lendemain et le surlendemain, les jambes brûlent, super : ça a fait effet ! ».