Assermentation de Madame Milette Roy

Bretonnières : circulation des camions au conseil

Assermentation de Madame Milette Roy

Assermentation de Madame Milette RoyAssermentation de Madame Milette Roy

Quel futur pour la grande salle ?

C’était au point trois de l’ordre du jour, les élections statutaires et remplacement des membres démissionnaires. Patrick Chezeaux, président du Conseil général de Bretonnières cherchait, un peu désespérément, des volontaires parmi les membres présents, acceptant  d’œuvrer dans les diverses commissions et associations pour le bon fonctionnement de la commune.

À défaut de candidats, certains postes seront repourvus le 20 octobre. Lors du dernier Conseil du 2 décembre 2009 l’état de la grande salle villageoise avait été décrit par la Municipalité, le chauffage donnant des signes d’usure. Une demande, appuyée par l’assemblée, avait été formulée afin de créer une commission d’étude pour la salle et son périmètre, sachant que c’est le seul bâtiment communal qui peut recevoir des spectacles avec sa grande scène et des réunions ou conférences.

Une commission était nommée, composée de cinq membres. Elle présentera un projet ou des solutions, le 20 octobre, au prochain Conseil général, en rapport avec les possibilités financières la commune.

Les comptes 2009

Le point cinq de l’ordre du jour concernait les comptes 2009. Le syndic donnait des explications concernant les travaux qui n’ont  pas été réalisés. La Commission  de Gestion soulignait  la bonne tenue des comptes et demandait d’envisager une augmentation des taxes pour les ordures et l’épuration des eaux, afin de couvrir au plus près les frais réels.
Les comptes étaient acceptés à l’unanimité.

On passait aux divers et communications de la Municipalité.

Les faits divers

Le syndic, François Berthoud répondait à l’interpellation de Mario Conod concernant la vitesse des camions qui arrivent depuis la gravière. «On m’a reproché la façon trop ironique lors de mon intervention au mois de décembre, pour la demande de poser un gendarme couché à la rue de la Gare.

Pas si ironique que cela, parce que, après consultation, l’Etat préconise une vue d’ensemble pour le village et la pose de ralentisseur à presque tous les endroits que j’avais cités. Et même plusieurs sur un même tronçon. Le prix d’un gendarme couché étant de Fr. 12 ooo.– à Fr. 15 000.– l’unité! Cela demande réflexion.» Des solutions moins onéreuses seront envisagées.

Des soucis journaliers liés avec les fantaisies de la Poste: «Faisons connaissance avec la nouvelle boîte aux lettres…», eh bien ce sont les automobilistes qui le font, pas les lettres. Cette boîte aux lettres est envahissante et occupe un peu trop la chaussée d’un carrefour. La Municipalité a pris note.

La demande de réaliser un jardin du souvenir au cimetière recueillait l’approbation du Conseil.
La séance était levée à 22 h 15.

Photo Marlène Rézenne

La cueillette.

Journée des plantes sauvages comestibles

La cueillette.

La cueillette.

Organisée par la famille Lhomme, les patrons de l’Ecusson Vaudois, cette édition a accueilli en guest star Germaine Cousin. Valaisanne de Saint-Martin, cette grand-maman a appris les vertus des plantes dès l’enfance car il n’y avait pas de médecins dans sa région à l’époque.

Les anciens ne descendaient pas à Sion pour soigner une maladie bénigne, mais faisaient confiance aux guérisseurs locaux. Très médiatisée, Germaine  organise des stages dans son mayen.

Ses compétences sont multiples: cuisine aux plantes de montagne, tisanes bienfaisantes, compresses et cataplasmes, recettes pour soigner les bobos de la vie quotidienne, etc.

A 85 ans, elle parcourt toutes les foires, les comptoirs, les marchés populaires pour vendre ses livres, dont les bénéfices iront à sa fondation qui prévoit de construire un centre thermal avec cures de santé, un jardin botanique et une culture de plantes en voie de disparition afin de les réintroduire.

Cette année elle a planté 35ooo plantons de plantes médicinales.  Mais c’est par son énergie, sa faconde et son optimisme qu’elle fait le plus grand bien. Une journée avec elle  vous remontera le moral.

Le matin elle nous a emmenés dans les alpages de la région pour cueillir notre repas. Consoude, plantain, épinards, épiaire, primevères, aspérule odorante se rencontrent presque partout. Puis après le pique-nique de midi, elle a distribué les rôles et chacun a fabriqué une recette dans les cuisines du restaurant local sous les ordres du grand chef Michael Lhomme.

Au menu: soupe à l’épiaire au goût de cèpes. Papet au plantain. Galettes aux orties et épinards sauvages, beignets de consoude au goût de poisson, confit d’orties et crème à la primevère officinale en dessert.

Infatigable, Germaine a dédicacé ses ouvrages, répondu aux questions des participants, proposé une conférence et terminé la journée par des histoires valaisannes. Puis fait 200 km de voiture pour rentrer chez elle. Quelle santé !!!

Photo Jean-Louis Loeffel

Bretonnières : les belles années, c’était avant-hier…

Geneviève Collomb et Patrick Chezeaux.

Geneviève Collomb et Patrick Chezeaux.

Les finances des communes du Vallon du Nozon mises à mal.

La secrétaire du Conseil, Geneviève Collomb, procédait à l’appel: 32 membres répondirent présents, le quorum atteint, 0n pouvait délibérer. Patrick Chezeaux, président, procédait à l’assermentation de trois nouveaux membres, puis il passait à lecture du préavis municipal concernant le budget pour la commune. Un déficit était prévu pour 2010.

La commission permanente, par son rapporteur Pierre-Daniel Collomb, relevait que le 3 juin de cette année, le Conseil avait accepté une augmentation du point d’impôt, et que malgré tout le budget présentait un déficit important. La commission demandait de couper dans les dépenses concernant le patrimoine communal (grande salle et congélateur) ou de les reporter à plus tard. Dans sa conclusion, elle demandait aux membres du Conseil général de refuser le budget 2010 tel que présenté.

La grande salle remise en question

Le syndic, François Berthoud, répondit aux remarques de la commission. Concernant le point d’imposition, il précisait: «Cette année, toutes les communes riches du littoral lémanique  avaient augmenté leur taux d’imposition; par conséquent, nous sommes perdants, malheureusement! Mais avec les changements et l’adoption d’une nouvelle péréquation (qui sera mise en place en 2011), son application devrait se transformer positivement pour notre commune. La grande salle a son utilité: aucun autre local n’est disponible, dans le village, c’est un lieu social, il ne faut pas l’oublier !»

Il y a des demandes de location pour des fêtes de famille, mariages, ou les réunions après un décès. Et la troupe de théâtre du Vallon du Nozon (La Chrysalide) apprécie de répéter et jouer sur cette scène. Elle rend service à la population. Le chauffage donne des signes de faiblesse et il est important de le «soigner». Et renseignement pris auprès des communes avoisinantes, les salles villageoises ne sont pas rentabilisées.

Smara Savoy demandait s’il était possible de réunir un groupe de travail qui plancherait sur le futur de cette salle. Sa demande était retenue.

Il n’y a plus de petites classes

Le syndic trouvait regrettable la disparition des dernières classes dans le village, mais il faut aller de l’avant et le projet de création d’appartements dans le collège sera mis en œuvre sur 2010. Il répondait aussi à la remarque concernant le congélateur communal, qui engendrera quelques dépenses importantes sur le budget 2010. Il confirmait l’intérêt des gens (une seule case est libre) pour cette chambre froide, qui rapportait plus qu’elle n’engendrait de frais ; il était donc important de continuer son entretien.

Il mentionnait les montants de la facture sociale pour la commune, en augmentation constante, sans avoir aucun contrôle sinon l’obligation de la payer! Et dans les délais…

Il répondait ensuite à toutes les remarques relevées par la commission permanente. Une personne du Conseil, appuyée par cinq membres, demandait le vote à bulletin secret. Le budget 2010 fut accepté par 21 oui et 14 non.

Patrick Chezeaux déclarait levée la séance à 22 h. 25.

Photo Marlène Rézenne