L'Eglise et son clocher à bulbe

Bretonnières : l’avenir du Battoir et de la Gravière en question

C’est sous la présidence de Yann Brechbuhl que le Conseil général de Bretonnières s’est réuni la semaine passée. A part l’adoption sans discussion du nouveau règlement sur la distribution d’eau, un passage obligé cantonal selon le syndic Pierre-Daniel Collomb, la quarantaine de membres présents ont ensuite pu entendre la réponse municipale à la motion pour le développement du battoir de Sarah Chappuis et consorts. Une réponse provisoire pas encore destinée à une décision formelle, mais expliquant les démarches de l’Exécutif. Ce dernier a noué des contacts avec un bureau d’architectes qui a accepté de se charger bénévolement d’une étude préalable de faisabilité et de coûts alternatifs.

Battoir

Selon le municipal des bâtiments, Morgan Jolliet, il existe plusieurs variantes à 7, 8 et 10 appartements. L’un ou l’autre d’entre eux pourrait être réservé à une utilisation communale. Le projet devrait représenter un investissement rentable d’environ 3 millions de francs, avec une marge d’estimation de 20%. Le projet complet n’est pas prêt et prendra encore du temps et demandera sans doute l’organisation d’un concours d’architectes pour tenir compte de l’ensemble des avis récoltés au cours de la procédure participative. Ceci pour définir le meilleur projet pour le futur de Bretonnières. Quelques voix se sont fait entendre pour regretter la probable disparition de la grande salle qui est «bien utile en cas de réunions lors des obsèques, par exemple». Une utilité qui semble très onéreuse à terme, alors que d’autres grandes salles – non rentables – existent dans d’autres villages avoisinants. Sans voter formellement sur la réponse à la motion, le Conseil a émis un avis majoritairement positif face à la démarche entreprise par l’Exécutif qui sera donc poursuivie.

Mise à l’enquête prochaine pour la Gravière

Le projet pour la Gravière comprenant le raccordement ferroviaire sera mis à l’enquête en novembre. Durant la seconde moitié du même mois, une réunion d’information publique aura lieu réunissant tous les intervenants, y compris les différents départements cantonaux concernés et leurs spécialistes. Le canton de Vaud produit et continuera de produire des tonnes de déchets de démolition non polluants qui devront bien être enfouis dans les prochaines décennies, notamment ceux en provenance du projet ferroviaire Léman 2030, a précisé le syndic Pierre-Daniel Collomb.

L’Ecusson vaudois a rouvert

Il y a quelques jours, l’Auberge communale de l’Ecusson vaudois a rouvert, pour le plus grand plaisir de l’Exécutif qui a retrouvé un locataire et celui des habitants du lieu.
C’est Yves Mignot, ancien tenancier du Petit Port à Saint-Sulpice, qui a repris les rênes de l’établissement avec une cuisine «de chez nous». Mais – si l’on en croit la rumeur – probablement sans les filets de perches qu’il a servis durant des lustres.

Vue de Romainmotier

Balade au départ de Romainmôtier

A la découverte de votre région: Balade au départ de Romainmôtier

Pour cette première rubrique dédiée à la découverte de notre région et ses alentours, nous vous proposons de parcourir les sentiers du Bois-de-Forel, puis de traverser les villages de Bretonnières et de Premier, tout en ayant comme point de départ et d’arrivée le bourg médiéval de Romainmôtier. Cette randonnée accessible à tous, quelle que soit la saison, est longue d’un peu moins de 10 km et d’une durée située entre 2 h. 30 et 3 h.
Le Bois-de-Forel, une forêt riche
en histoire
Une première courte montée emmène les randonneurs dans le Bois-de-Forel, où l’on peut découvrir une forêt composée majoritairement de chênes, même si plusieurs autres essences indigènes y ont été introduites. Des panneaux explicatifs «Naturando» mis en place par l’association des propriétaires forestiers de l’ouest vaudois permettent de comprendre l’ancienne utilisation des ressources de ce bois riche en histoire.
Panorama sur le massif des Alpes
Après un bref passage dans le village de Bretonnières, connu pour son église et son clocher en forme de bulbe, mais également pour sa culture de lentilles, un chemin bétonné grimpant à travers champs conduit les promeneurs à la hauteur du village de Premier, situé à 870 m d’altitude. Les bancs à disposition le long de l’itinéraire et la vue panoramique récompensent l’effort réalisé pour y monter: Lac de Neuchâtel, Lac Léman, Mont-Blanc et autres célèbres sommets alpins sont facilement reconnaissables si la météo le veut bien. Le chemin descendant du retour rejoint le Bois-de-Forel. Une plateforme construite à 100 m au-dessus de Romainmôtier encourage alors à un dernier arrêt avant de parcourir le dernier kilomètre de cette balade.

Romainmôtier: des hommes, des vaches, désalpent !

Derrière la désalpe que l’on a pu admirer samedi matin lors de la Foire aux Sonnailles de Romainmôtier, il y a des heures de travail ! Nous avons suivi les préparatifs du troupeau de Roger Roy sur l’alpage des Places, à l’entrée de La Vallée de Joux.

Les quelques 55 génisses ont passé l’été avec les vaches laitières au Petit Cernicolet, un alpage français à quelques encablures de La Vallée.

Cette désalpe clôture un estivage aux conditions climatiques difficiles. Entre sécheresse et chaleur, il a fallu jongler avec la gestion des réserves d’eau et la repousse de l’herbe dans les pâturages.

15102016_romainmotier_desalpe4

Départ du cortège

Bretonnières: les Fusiliers sont de retour

Il y a plusieurs années que l’Abbaye des Fusiliers ne s’était pas déroulée chez les Caque-lentilles, et le début de l’été 2015 l’aura enfin vue revenir, pour le plus grand plaisir de la population. En principe, elle se déroule tous les 3 ans, ceci depuis sa fondation, dont la date officielle est en 1728. Elle doit cependant avoir une bonne cinquantaine d’années de plus, sous son ancienne appellation d’Abbaye des Mousquetaires.

Forte d’un peu plus de 80 membres, la compagnie de fusiliers est placée actuellement sous l’autorité de l’abbé-président Frédéric Roy. Les résultats du concours de tir désignent deux rois, ainsi que des gagnants dans les catégories enfants. La fête se déroule sur trois jours, avec la prise de drapeaux le vendredi, les tirs et la proclamation des rois le samedi, et la partie officielle avec banquet le dimanche, sans compter les soirées récréatives et gastronomiques, pour lesquelles le Vallorbier Sébastien Rindlisbacher a officié avec talent et efficacité. Visiblement 2015 aura été une bonne cuvée, qui a pu se dérouler par un temps très agréable.

Les deux rois de la fête sont: Frank Roy, 1er roi, avec un total de 395 points acquis sur une passe en 5 coups et Jean-Luc Conod, 2e roi, avec un coup centré de 99. Les 3e et 4e places reviennent à Christian Conod et Frédéric Roy. Les couronnes leur ont été tressées en bonne et due forme, samedi soir déjà, après le traditionnel cortège au travers du village.

Au conseil de Bretonnières, tout le monde ne siège pas en «low cost».

Bretonnières: que veut-on faire de la grande salle?

Mercredi soir passé, longue séance pour le Conseil général de Bretonnières placé sous la présidence de Patrick Chezeaux. Après l’assermentation de plusieurs nouveaux membres du délibérant des «Caque-lentilles», le premier pensum de la soirée consistait à se pencher sur le nouveau règlement du Conseil. Un document qui a nécessité beaucoup d’heures de réflexion de la part du bureau et des membres de la commission permanente. Cette dernière, par la voix de Monique Quiquaz, a proposé l’adoption du projet avec quelques modifications relatives au bureau et aux commissions.

Les modifications souhaitées par la commission permanente n’ont pas trouvé grâce aux yeux de la majorité. C’est ainsi que le Conseil fonctionnera désormais avec une seule commission de gestion et des finances. Pour l’arrêté d’imposition 2015, l’exécutif proposait une augmentation de l’impôt communal de 70 à 72 centimes par franc d’impôt cantonal de base. À la demande d’un conseiller, le scrutin a eu lieu en deux parties et à bulletin secret. La proposition municipale a été acceptée à une large majorité, avec quelques abstentions.

Grande salle et gravière

S’agissant de l’avenir de la Grande Salle, un des serpents de mer locaux, le vice-syndic Pierre-Daniel Collomb a présenté l’état des réflexions actuelles de l’exécutif. Diverses questions de principe sont en suspens, dont celle de se défaire ou non de ce bâtiment ou de financer une petite rénovation ou un véritable projet immobilier pouvant inclure la création de plusieurs appartements dans le Battoir attenant. Plus le projet sera ambitieux, plus il coûtera cher, une version complète ascendant, en chiffres estimés, à environ 6 millions de francs. S’il devait être décidé, un tel investissement demanderait la modification du plafond d’endettement autorisé de la commune. Le dossier est d’ailleurs actuellement en mains du canton pour un examen préalable de cette question.

Dans le projet, l’implantation d’une boulangerie animée par un artisan de la région est prévue, la perle rare ayant même déjà été trouvée. Un postulat sur cette question a été déposé par Joël Vuagniaux et adopté à une large majorité par le Conseil. Il invite l’exécutif à organiser une vaste consultation populaire participative autour du devenir de cet édifice, ceci d’ici au printemps 2015. Quant à la gravière, Holcim doit ou devait mettre à l’enquête l’extension de l’exploitation pour la tranche 2017-2022 cet automne. Pour l’instant toutefois, l’autorité municipale n’a encore rien vu venir.

Le clocher à bulbe particulier de l’Église de Bretonnières.

Bretonnières: un Conseil général sans président

Le clocher à bulbe particulier de l’Église de Bretonnières.

Le clocher à bulbe particulier de l’Église de Bretonnières.

Le Conseil général de Bretonnières s’est réuni mercredi passé pour la dernière fois sous la présidence de Patrick Chezeaux. En effet, ce dernier a décidé de se retirer à fin juin, non sans une certaine amertume, estimant «avoir été plus souvent au banc d’un tribunal qu’à la barre d’un délibérant objectif et respectueux du travail accompli».

La municipalité l’a remercié pour le travail accompli, en regrettant son départ, à l’image des membres de son bureau. Bien qu’ayant été mise par deux fois à l’ordre du jour durant la séance, l’élection d’un président n’a pas permis de trouver preneur. Le conseil sera donc convoqué une nouvelle fois avant fin juin pour se doter d’un président. Au chapitre des élections, le reste du bureau et des commissions a été élu ou réélu à l’unanimité.

Comptes 2012 équilibrés

Les comptes 2012 en équilibre pour un total de recettes et dépenses de Fr. 993 000.– ont été approuvés sans discussion, de même que l’adhésion au nouveau SDIS Vallorbe Région. Le recours d’un membre du Conseil contre l’adoption du budget 2013 a été rejeté sèchement fin mai par le Conseil d’État, aux frais du membre en question. Un article du règlement communal sur la protection des arbres adopté lors de la dernière séance n’a pas plu aux juristes du Département. Il a été revoté dans une teneur corrigée «pour faire plaisir au canton» a précisé la commission chargée de cet objet.

À relever encore, hors conseil proprement dit, une présentation par un représentant du groupe Holcim d’un avant-projet de réaménagement de la gravière. Un sujet qui va encore faire couler beaucoup de… cailloux du côté des Caque-Lentilles.

Photo Olivier Gfeller

De g.à dr. : Birte Guinand, Fabrice Ferrié, Eric Carrard et Pierre-Daniel Collomb.

Bretonnières: une Municipalité à nouveau opérationnelle

De g.à dr. : Birte Guinand, Fabrice Ferrié, Eric Carrard et Pierre-Daniel Collomb.

De g.à dr. : Birte Guinand, Fabrice Ferrié, Eric Carrard et Pierre-Daniel Collomb.

Le taux d’imposition et beaucoup d’interrogations.

Assermentations

Suite à quelques rebondissements bureaucratiques liés à l’élection d’un municipal, la commune de Bretonnières tenait enfin son exécutif pour complet. Le président du Conseil, qui avait mis exceptionnellement une cravate pour l’occasion (dixit Patrick Chezeaux), procédait à l’assermentation de Mme Birte Guinand, syndique, et Pierre-Daniel Collomb, municipal fraîchement élu. Mme Sarah Chappuis était élue vice-présidente du Conseil général, en remplacement du nouveau municipal.

Arrêté d’imposition

Mme Berthoud, rapporteuse de la commission permanente, déplorait le manque d’informations pour débattre sur l’arrêté d’imposition de 2013: seul le préavis était à leur disposition. Patrick Chezeaux les informait qu’ils auraient pu à tout moment demander des renseignements à la syndique ou à Valérie Chezeaux, boursière. Cette dernière donnait quelques réponses à la Commission. Un membre du Conseil demandait le vote secret. Par 29 oui, 6 non et 3 abstentions, le préavis était accepté.

Préavis retiré

Le préavis municipal N°3 relatif au règlement communal sur la protection des arbres était retiré sur le conseil du président Patrick Chezeaux. La commission permanente n’ayant pas reçu l’ancien règlement, cette dernière posait plusieurs questions quant à son application, et n’obtenait aucune réponse tant du responsable du dossier, que des autres municipaux.

Plusieurs conseillers dans la salle s’interrogeaient sur le fonctionnent de la Municipalité, leur exécutif ne donnant pas plus l’impression de maîtriser les dossiers relatifs aux préavis proposés.

Quelques divers

La syndique, sur demande de Patrick Chezeaux, avait repris toutes les questions en suspens depuis le mois de juin 2011. Les commentaires étaient fort succincts. Concernant le parc d’aquaculture, elle déclarait que rien n’avait bougé depuis le mois de juin de la part des promoteurs et que la Municipalité avait reçu un courrier de l’Etat qui était très défavorable, sans en dévoiler le contenu.

La parole n’étant plus demandée, le président du Conseil levait la séance, donnant rendez-vous à l’assemblée le 5 décembre pour débattre du budget.
Photo Marléne Rézenne

Francine Roth, secrétaire, Patrick Chezeaux, président et Chantal Cripe, municipale.

Bretonnières: one-man-show du président du Conseil général

Francine Roth, secrétaire, Patrick Chezeaux,  président et Chantal Cripe, municipale.

Francine Roth, secrétaire, Patrick Chezeaux, président et Chantal Cripe, municipale.

D’entrée de cause, une demande de changement de l’ordre du jour a été refusée par le président du Conseil, qui a précisé qu’il s’agissait d’une directive de la préfecture. Selon cette dernière, «une commission ou le Conseil ne peut statuer que sur préavis de la Municipalité. Il n’est donc pas question de prendre une décision ce soir pour un futur parc d’aquaculture».

Comptes 2011

La présentation des comptes 2011 et le préavis de la Municipalité étaient suivis par la lecture du rapport de la commission de gestion, selon lequel «le filon financier de la gravière arrivait proche de son terme. Il faudrait donc trouver d’autres rentrées d’argent». Sans autres commentaires, les comptes ont été acceptés. Ils présentent un léger excédent de recettes.

Présentation d’un projet sur une demande citoyenne

Au point 4 de l’ordre du jour, «Projet d’implantation d’un parc d’aquaculture sur le site de la gravière», le président du Conseil, Patrick Chezeaux, réaffirmait, en référence à la directive de la préfecture, l’impossibilité pour le Conseil de prendre position sur ce sujet sans un préavis, et donc, à ses yeux, l’absence de débat possible sur le projet.

Suspension de séance et présentation du projet

Invitée à exposer le projet autonome d’aquaculture sur le site de la gravière, à la demande de plusieurs citoyens de Bretonnières soucieux d’un futur pour leur commune, la société Nodules & Pebbles SA, représentée par Ludovic Suarez, actionnaire principal et William Trolliet, administrateur, ainsi que leur architecte Reto Ehrat ont exposé le pourquoi d’un intérêt pour ce lieu.

Il ressortait de cette présentation une approche économique et écologique, énergie solaire, transports (voies des CFF au bas de cette parcelle no 145), paysagère en recréant les courbes initiales du terrain pour l’implantation des bassins, enfouis, ainsi que le stockage des aliments et la préparation des poissons. De même que la création de 25 postes de travail, uniquement pour l’exploitation de la ferme aquacole. L. Suarez confirmait en outre que la commune de Vallorbe serait éventuellement intéressée par le projet.

Plusieurs questions émanèrent du Conseil, puis Patrick Chezeaux, Président, visiblement hostile au projet, exposa avec insistance les raisons poussant à discréditer les projections de l’architecte sur le site.

Un débat sans les concepteurs et non prévu à l’ordre du jour

Après leur sortie de la salle, et reprenant la direction du Conseil, Patrick Chezeaux ouvrit un débat, long et assez surprenant, durant lequel deux Municipaux, traitant le sujet de la gravière, mettaient en doute les actions à l’échelle du Canton de William Trolliet et les chiffres donnés sur les futurs emplois.*

Malgré la demande d’une partie du législatif, une municipale refusait de préparer un préavis sur ce sujet.
Après avoir donné les directives pour la tenue des votations du 17 juin, le président du Conseil levait la séance.

*Contact a été pris avec la Municipalité de Vallorbe, qui a confirmé le chiffre de 25 emplois pour le parc, et que si un hôtel venait à se créer, il y aurait 15 postes de plus.

Photo Marlène Rézenne

Les intervenants à Bretonnières, de gauche à droite Guillaume Olloz, Chloé de Sousa, Guillaume Spring, Katy Cochand (Profa), Charlotte et Nicole (Point Fixe),

Bretonnières: cafés rencontres, « Premiers émois… et moi? » … et qui?

Les intervenants à Bretonnières, de gauche à droite Guillaume Olloz, Chloé de Sousa, Guillaume Spring, Katy Cochand (Profa), Charlotte et Nicole (Point Fixe),

Les intervenants à Bretonnières, de gauche à droite Guillaume Olloz, Chloé de Sousa, Guillaume Spring, Katy Cochand (Profa), Charlotte et Nicole (Point Fixe),

Le groupe de travail «La Prévention c’est l’affaire de tous» de la Préfecture du Jura-Nord Vaudois avait organisé le premier d’une série de deux Cafés-rencontres à Bretonnières jeudi soir passé sur le thème «Premiers émois … et moi».

Un thème récurrent apparu très souvent dans les souhaits de thèmes à traiter et qui s’annonçait donc comme porteur de questionnements potentiels. Quelle ne fut donc pas la surprise de l’équipe de Frédy Bovet, Patrick Tharin et Isabelle Gauthey, ainsi que de tous les intervenants bénévoles qui avaient répondu présents, de devoir constater que, pour la première fois dans l’histoire des Cafés Rencontres, aucun public n’avait fait le déplacement.

Une situation qui n’a pas manqué d’irriter certains des jeunes intervenants qui estimaient que celles et ceux pour lesquels cette session avait été dûment préparée se moquaient finalement de ce qui leur était offert, préférant sans doute à un véritable échange en live la dernière émission en vogue sur telle ou telle chaîne de télévision.

Discussion entre intervenants

Ce n’est donc pas à proprement parler un débat qui a eu lieu, mais une discussion entre intervenants de Point fixe, de Profa et les animateurs. Des divers propos échangés, on retiendra que la façon d’évoquer la sexualité parmi les jeunes de 2011 semble très semblable à celle dont usaient leurs parents, voire même la génération précédente. Les thèmes principaux à ce sujet restent assez immuables, mettant en particulier en avant le plaisir, une certaine retenue et le besoin d’intimité.

On croit comprendre qu’il existe, comme dans le passé, un fossé entre ce qui est dit en plastronnant en cour de récréation et ce qui se fait vraiment, la fleur bleue et le romantisme régnant encore nettement sur les premiers émois. Avec bien sûr des données de base mieux enseignées et des possibilités plus grandes de s’informer que celles qui existaient dans le passé. Mais avec la même gêne de parents face aux gosses ou inversement pour traiter de ces questions très personnelles.

A relever notamment l’existence d’un site internet construit tout exprès pour les adolescents et qui semble ne pas être suffisamment connu et fréquenté. Il s’agit du site ciao.ch pour lequel une des intervenantes de Bretonnières travaille. Il reste à espérer que la deuxième édition de cette rencontre, qui aura lieu le mercredi 13 avril à Valeyres-sous-Rances, aura reçu un accueil public plus chaleureux au moment où ces lignes paraîtront.

Le comité de la FVSA, de gauche à droite Henri Geissbühler, Ruth Erismann, Jakob Troxler, président, André Pasche et Christine Golay.

Les apiculteurs vaudois en assemblée

Le comité de la FVSA, de gauche à droite Henri Geissbühler, Ruth Erismann, Jakob Troxler, président, André Pasche et Christine Golay.

Le comité de la FVSA, de gauche à droite Henri Geissbühler, Ruth Erismann, Jakob Troxler, président, André Pasche et Christine Golay.


La Fédération Vaudoise des Sociétés d’Apiculture tenait samedi passé à la salle communale de Bretonnières sa traditionnelle assemblée annuelle des délégués. L’occasion de prendre, à bonne source, des nouvelles de la santé déficiente des colonies d’abeilles depuis quelques années.

L’assemblée a débuté par une mauvaise nouvelle : Pierre-Henri Conod, le vice-président de la section d’Orbe et cheville ouvrière de l’organisation de cette journée avait dû être emmené à l’hôpital le matin après un malaise. Et chacun se faisait du souci pour sa santé. L’agriculteur et berger retraité, qui fabrique tous les produits de la ruche, du miel de sapin au pollen en passant par l’hydromel, devait revenir plus tard dans l’après-midi, rassuré sur son état, mais pas encore très vaillant. Dans l’intervalle, c’est Claude Guignard de Romainmôtier, le président de la section qui l’a suppléé et a notamment reçu, pour la section et pour une année, la fameuse médaille Apimondia 1995, qui distingue la qualité des produits vaudois.

Une partie statutaire sans histoire

De la partie statutaire proprement dite, on relèvera simplement le changement de caissier. Le titulaire Henri Geissbühler, de Constantine, se devait réglementairement de laisser la place à un successeur, après plus de 12 ans passés avec succès dans sa charge. C’est donc Samuel Panchaud, élu par acclamation, qui lui succède avec effet immédiat.

Mais de quoi meurent-elles ?

Des différents rapports présentés et de la discussion nourrie qui a eu lieu ensuite, on notera que le fameux varroa ne semble de loin pas être le seul responsable des colonies disparues ou décimées depuis quelque temps. Il faut, semble-t-il, se tourner vers les pesticides et autres insecticides, utilisés de façon intensive, notamment dans les régions où l’on pratique la culture des céréales. Il ne semble pas exister de preuves scientifiques permettant d’incriminer ces produits, mais plutôt des constats pragmatiques.

L’inspecteur cantonal des ruchers, Frank Crozet, a procédé à quelques expériences de déplacements temporaires de ruches en altitude, notamment à la Vallée de Joux, qui tendraient à démontrer qu’un air non vicié à des périodes critiques du cycle de vie de l’abeille est particulièrement favorable au bon développement des colonies. Les fameux engrais verts, dont la phacélia, ne seraient pas non plus sans conséquence, les abeilles continuant de butiner en novembre alors qu’elles devraient plutôt prendre du repos.

La difficulté actuelle est de déterminer quels sont les facteurs déterminants dans ces disparations de colonies. Et même sur le plan européen, on ne dispose pas encore d’études indiscutables. En attendant, et comme le rappelait le président de la FVSA Jakob Troxler, relayé ensuite par l’ancien vétérinaire cantonal Jacques-Henri Penseyres, la plus grande prudence doit être de mise face aux essaims sauvages et aux essaims importés : tous deux peuvent être sources de contamination des colonies indigènes.

Photo Olivier Gfeller

Assermentation à Bretonnières.

Bretonnières : le syndic s’en va

Assermentation à Bretonnières.

Assermentation à Bretonnières.

Un Conseil général et plusieurs démissions.

Changement de secrétaire

Après l’adoption du procès verbal de la séance du 2 juin, et deux assermentations, le président du Conseil général, Patrick Chezeaux, donnait lecture de diverses lettres de démission.

Parmi elles, Geneviève Collomb, demandait à être relevée de son poste de secrétaire du Conseil, après de nombreuses années au service de la communauté. Une seule candidature était soumise à l’approbation de l’assemblée. Francine Roth, qui avait déjà officié à ce poste, était élue au bulletin secret par 27 personnes (et deux abstentions).

Taux d’imposition pour 2011

Le syndic, François Berthoud, donnait des explications précises concernant le prélèvement direct de l’Etat de Vaud sur le taux d’imposition de chaque commune, signifiant une baisse de recette. Toutefois le porte monnaie du contribuable n’y verra aucune différence: la bascule des 6 pts sera ajoutée au taux d’imposition cantonal.

Dans le concret, l’Etat payera une partie de la facture sociale directement avec ce prélèvement, d’où une diminution de celle-ci pour la commune. Le vote à bulletin secret était dicté par le président du Conseil; le taux d’imposition à 66 pts était accepté pour 2011.

Suivait l’adoption sans discussion de l’adhésion de la commune de Bretonnières à la nouvelle Association régionale, l’ARAS, définie par les frontières du nouveau district.

Le trafic et la sécurité

A chaque réunion du Conseil, la sécurité sur un tronçon du village refait surface. La Municipalité avait fait poser quatre radars, du 11 au 15 juin, pour connaître la densité du trafic et la vitesse des véhicules, dans les deux sens: Rue de la Gare, route d’Agiez, vers le Battoir et la route de Premier. La vitesse est autorisée à 50 km/h. dans le village.

Eric Carrard, municipal responsable du dossier, donnait les résultats comptabilisés durant le mois de juin. Des chiffres qui en ont surpris plus d’un. Pour la rue de la gare, 75 véhicules et 85% à moins de 44 km/h. Route d’Agiez, 670 et 39 km/h. Vers le battoir, 162 et 34 km/h. et la route de Premier, 288 et 40 km/h. E. Carrard, soulignait que, durant le week-end les dépassements de la vitesse étaient fréquents! La pose de ralentisseurs, très onéreux, ne se justifiait pas. La Municipalité cherchera une autre solution.

Le syndic ne briguera pas de nouveau mandat

François Berthoud ne se présentera pas aux élections de 2011. Et c’est pour cette raison, que pour certains dossiers, comme la transformation du collège, le réseau d’eau et le futur de la grande salle, il n’a pas voulu que soit prise une décision, afin de laisser le futur libre de contrainte pour la Municipalité qui sortira des urnes au mois de mars prochain.

Les actuels municipaux se représenteront, à savoir, Madame Birthe Guinand et Messieurs, Eric Carrard, Jean-Luc Conod et Fabrice Ferrie.
Le président du Conseil levait la séance à 21 h. 30.

Photo Marlène Rézenne

Vaches jurassiennes.

Bretonnières : découpages chinois traditionnels

Vaches jurassiennes.

Vaches jurassiennes.

Suzanna, la patronne du restaurant l’Ecusson vaudois met à disposition d’artistes ou collectionneurs régionaux les murs de sa magnifique salle à manger pour se faire connaître.

Cet été c’est Olivier Grandjean, figure connue des manifestations populaires et traditionnelles, organisateur entre autres de la foire aux sonnailles à Romainmôtier qui présente sa collection de découpages traditionnels chinois. C’est lors d’un voyage en Chine qu’il a rencontré Wan Hong Cheng à Shanghai et lui a montré des photographies de vaches suisses ou de combats de reines.

Ils se sont mis d’accord pour les immortaliser en découpages. Le style est loin des poyas ou autres techniques de nos artistes ormonans.  Il a aussi ramené des motifs traditionnels de Chine qui sont avant tout symboliques à partir de motifs floraux ou de sujets campagnards.

La particularité de ces découpages est que les artistes empilent plusieurs feuilles de papier qu’ils vont découper au cutter ou au scalpel. Les motifs les plus inspirés sont l’écoulement des saisons, les symboles de la philosophie chinoise, les scènes de la vie campagnarde, les animaux emblématiques ou les plantes indigènes.

Quelques pièces que vous ne trouverez nulle part ailleurs sont en vente.

Photo Jean-Louis Löffel