Bofflens, la route d’Orbe-Croy.

Bofflens: eau et route au menu

Le président du Conseil général, Philippe Monnard, a assermenté ce dernier lundi cinq nouveaux conseillers et a traité un seul préavis donnant lieu à votation, celui de l’arrêté d’imposition qui a été accepté sans souci, le taux restant fixé à 69%.

Des eaux calmes et une route plus chahutée

Depuis septembre, Bofflens vit avec un avis de restriction d’utilisation d’eau potable. La faute à la sécheresse, mais aussi à la vétusté et à la dimension des installations, ce qui est particulièrement le cas du réservoir communal. Le municipal Renaud Besson a présenté un état de situation et les projets qui permettront au village de stocker et conduire l’eau dans de meilleures conditions. En vue de la construction d’un réservoir, les autorités cantonales souhaitent la mise en place d’une association intercommunale incluant Bofflens, Arnex et Agiez. Un bureau d’ingénieurs étudie si la solution du réservoir commun est la bonne ou si un réservoir propre à chacun est économiquement plus intéressant.

Madame Nathalie Berthoud, nouvelle assermentée du jour, s’est faite la porte-parole d’une lettre signée par de nombreux bordiers de la route cantonale Orbe – Croy. Pollution, nuisance sonore, insécurité font partie de leur lot quotidien et ils ont tenu à exprimer un ras-le-bol certain… Ils veulent que les choses changent rapidement et la Municipalité souhaite agir dans leur sens. Mais l’affaire n’est pas simple, la route est étroite, les maisons proches et surtout aussi longtemps que les problèmes d’eau et de canalisation passant sous la route n’ont pas été résolus, le problème restera en suspens.

Christophe Mégroz est prêt à s’engager.

Bofflens: Il succède à son épouse !

Le jeu de hasard des élections communales peut parfois jouer des tours et des coïncidences ! Cela a été le cas à Bofflens où c’est le mari qui succède à son épouse au sein de la Municipalité. En effet, Christophe Mégroz accède au collège municipal en occupant le siège laissé vacant par Laurence.

Le nouveau municipal bocani est âgé de 45 ans, père de deux garçons ados. Cantonnier de son état professionnel, il travaille au Service cantonal des routes. Arrivée de Valeyres-sous-Rances il y a dix ans, la famille a acheté à Bofflens une ancienne maison qu’elle ne cesse de rénover. «Depuis notre arrivée au village, nous avons toujours eu le désir de nous intégrer et de participer aux activités communautaires. C’est pourquoi je suis entré au corps des sapeurs-pompiers puis au Conseil général où j’ai siègé dans toutes les commissions importantes. Par contre, c’est une grande première, pour moi, d’entrer à la Municipalité et ce fut bien inattendu ! Mon épouse voulait arrêter après une législature. Elle ne désirait pas travailler avec une nouvelle élue et a préféré quitter l’exécutif. Personne d’autre n’a accepté le poste... Alors je me suis lancé!», nous a-t-il expliqué.

Quoi qu’il en soit, le nouvel élu a un avantage: il sait déjà comment ça se passe et aura une «formatrice» à disposition en permanence. Il reprend le dicastère laissé libre, mais on lui a encore adjoint les routes, rien de plus normal pour un cantonnier ! D’autant plus que la nouvelle Muni qui démarre cette législature est composée de quatre nouveaux, dont le syndic Pierre-Alain Fiechter, à l’exception de Renaud Besson, seul ancien resté en place.

Il y aura du pain sur la planche vu que de grands projets sont en cours. Notamment celui de la réfection de la traversée du village ainsi que la construction d’un nouveau réservoir d’eau, d’où de gros budgets à gérer. «Je ne réalise pas encore que je suis municipal. Je sais que ce ne sera pas facile, car on ne peut pas plaire à tout le monde. Je veux juste faire preuve d’un solide engagement pour ma commune et souhaite ardemment que d’autres citoyens suivront mes traces pour faire bouger ce village!»

Muriel Vuagniaux secrétaire, Philippe Monnard président et le syndic dans sa dernière présentation des comptes.

Bofflens: tonnes de cendres polluées

Le syndic, Christophe Le Nédic, était heureux d’annoncer pour la deuxième année consécutive des comptes positifs pour la commune, même si ce n’est que de Fr. 533.29.

L’eau en question

Suite à une contamination, l’eau du village doit être chlorée et une pompe d’épuration mobile utilisée. Toutefois le municipal en charge, Renaud Besson, se veut rassurant; les doses de chlore utilisées sont vraiment minimes. La commune travaille sur un projet afin de boucler les réseaux entre villages voisins (Agiez, Arnex, Croy). Ce dernier problème avec la distribution d’eau pousse Bofflens a chercher des solutions pour rénover et améliorer la situation d’eau. Par contre bonnes nouvelles pour les nitrates, les taux descendent régulièrement grâce à des accords avec les agriculteurs proches des sources. Le syndic qualifie les derniers résultats d’extraordinaires.

Vingt tonnes de cendres polluées

Le municipal des forêts, Vincent Monnier, a eu beaucoup à faire à nettoyer la place du Crêt d’été, dont il a fallu enlever les déchets des feux. Leur analyse a montré la présence de métaux lourds genre chrome. Heureusement, il n’y a pas eu besoin de les éliminer en déchets spéciaux, ce qui aurait coûté très cher, 20 tonnes de cendres ont été évacuées chez Cridec. Vincent Monnier compte sur les utilisateurs du lieu pour ne pas y brûler n’importe quoi, en particulier les restes de feux d’artifice.

Enfin Bofflens participera à la réserve naturelle des Gorges de l’Orbe pour treize hectares, dont trois parcelles en réserve intégrale pour une durée de 50 ans. Pour cela, elle recevra une subvention cantonale unique de Fr. 50 000.–

Pour clore ce dernier Conseil, Christophe Le Nédic a remercié ses collègues et le Conseil pour ces 8 ans passés ensemble. La secrétaire du Conseil, Muriel Vuagniaux, va passer municipale et va laisser sa place à Gabriel Baltariu.

Centre de Bofflens quand la verdure est là.

Bofflens: les Moloks débarquent

Centre de Bofflens quand la verdure est là.

Centre de Bofflens quand la verdure est là.

Le Conseil général de Bofflens a tenu sa dernière séance 2012 la semaine passée sous la présidence de Philippe Monnard. Après un changement volant de secrétaire, Géraldine Motella, démissionnaire étant immédiatement remplacée par Muriel Vuagniaux, élue à l’unanimité, le délibérant a passé à l’étude du budget 2013. Un instrument de gestion que la Municipalité a voulu équilibré pour 2013, puisque ne montrant que quelques milliers de francs de déficit prévu sur un total de recettes et dépenses de l’ordre de Fr. 757 000.–.

À l’instar de nombre de ses collègues dans la région, le syndic Christophe le Nédic a fustigé les effets dévastateurs des reports de charges cantonales sur les communes, tout en notant que «cela semblait bouger ces derniers temps, et plutôt dans le bon sens, notamment au travers de l’UCV». Suivant la recommandation de la commission de gestion, le Conseil a adopté le budget 2013 à l’unanimité.

Une solution pensée dans le détail

Le municipal Vincent Monnier a ensuite présenté très en détail la solution retenue par l’exécutif en matière de gestion des déchets: une taxe au poids «plus juste, plus incitative au tri et moins chère pour le contribuable que la taxe au sac régionale» avec la pose prévue de deux Moloks d’une capacité de 5000 litres chacun et semi-enterrés. Cette solution prévoit également que les ménages seront dotés de cartes magnétiques individuelles qui permettront d’accéder aux Moloks, de peser les déchets avec exactitude et aussi de pénétrer en tout temps ou presque dans l’enceinte de la déchetterie. Au plan des coûts pour l’usager, la taxe au poids pour 2013 est prévue à 55 centimes par kilo, à laquelle il convient d’ajouter une taxe forfaitaire de Fr. 60.–.

Ces chiffres sont encore modérés par des mesures sociales pour les familles et certaines autres catégories d’usagers. La présentation a visiblement convaincu l’assemblée qui a voté à la fois le principe et le nouveau règlement à une quasi-unanimité. La livraison des Moloks et leur pose se feront d’ici une dizaine de semaines, délai de livraison oblige. Leur emplacement exact reste encore à déterminer.

Photo Olivier Gfeller

L’ouverture du bal en valse.

Bofflens au rythme de la danse

L’ouverture du bal en valse.

L’ouverture du bal en valse.

Parents et enfants se sont vus dédier toute une soirée, vendredi, lors d’un bal organisé par Yamilé Arsenijevic, maîtresse d’école au CIN de Romainmôtier. Après avoir su faire rêver le public l’an dernier à travers les films d’animation entièrement réalisés avec ses élèves, elle a mis la barre haute cette année avec son projet de bal. Mais attention, pas un simple bal comme ceux de jeunesse, non, elle a décidé de mettre en place un véritable bal band avec parents, grands-parents, parrains, marraines, etc…

Tous amateurs, ils se sont entraînés régulièrement dans la salle de Bofflens. Ils ont d’ailleurs remercié la Municipalité de la leur avoir prêtée gratuitement pendant une longue période. Grâce à ce projet ambitieux, dont le but a largement été atteint au regard de l’enthousiasme du public, les enfants n’ont pas seulement appris de nombreuses danses (valse, twist, danse en ligne, et j’en passe) mais aussi l’entraide, le respect, le dépassement de soi et une réelle amitié.

Malgré l’envergure de la tâche, le rêve que Yamilé avait osé imaginer a été un réel succès et au vu de la joie que les enfants nous ont transmise au travers de chansons, danses et mimiques sympathiques. Ils déborderont sûrement de motivation pour la prochaine idée de leur maîtresse! Pour ma part, je retiendrai en premier lieu le «Rap des animaux» chanté/récité par certains élèves, qui était aussi touchant à écouter que drôle à regarder.

Photo Katy Josi

Bofflens : une médaille d’or pour la confiturière

Une médaille d’or pour Roselyne Risse

Une médaille d’or pour Roselyne Risse

Concours suisse de Courtemelon

Pour la 3e fois, dans le cadre de la Fondation Rurale Interjurassienne, environ 900 produits ont été appréciés, dégustés et critiqués. Les meilleurs ont reçu une médaille d’or, d’argent ou de bronze.

Dans notre région, des médailles d’or ont été décernées à Roselyne Risse pour sa confiture de framboises et à Barbara Demont de Vuillerens pour ses coquettes. Cette dernière a également reçu une médaille d’argent pour ses flûtes au sucre.

Des médailles de bronze ont été attribuées aux fromageries: Conod à Baulmes, pour son vacherin Mont d’Or AOC, Chuard Jean-Pierre à Ballaigues également pour son vacherin Mont d’Or et Tyrode Vincent à l’Auberson pour son Gruyère AOC de montagne mi-salé.

Le président du jury a rappelé que le concours a sa raison d’être, car les produits présentés sont, d’année en année, de meilleure qualité, ce qui a fait que l’appréciation a été d’un très haut niveau.

Bravo à tous ces artisans qui créent des produits du terroir qui viennent réjouir nos papilles.

Photo Marianne Kurth

Bofflens : la roulotte, l’âne et la pasteure

Barou, Hetty et Speedy dans les bois au-dessus de Bofflens

Barou, Hetty et Speedy dans les bois au-dessus de Bofflens

Bofflens possède une caractéristique assez rare et qui fait visiblement la fierté de son syndic François Cuneo: son temple est situé sur une magnifique place herbeuse en plein centre du village, comme si au fil du temps on avait voulu laisser les âmes respirer aux côtés des jeux des enfants et des noyers vénérables.

Et cette place recevait depuis vendredi passé d’étranges visiteurs: un tipi beige ultramoderne, une petite roulotte, un âne pas très rapide mais bien sympathique portant le nom prédestiné de Speedy, Barou, un chien pur bâtard SPA au poil long et aux yeux de velours et une pasteure atypique,  Hetty Overeem, qui  faisait halte à cet endroit pour un long week-end de partage avec les habitants du lieu.

Bofflens est l’une des nombreuses haltes que Hetty Overeem a placées sur son long itinéraire de trois années. Elle qui fut longtemps pasteure de l’EERV, notamment à Fiez, s’est tout à coup sentie un peu à l’étroit dans une paroisse «fixe»: sans doute un peu d’envie d’ouverture, de besoin de rencontrer l’autre plutôt que de l’attendre dans un temple parfois considéré comme trop institutionnel, mais aussi une rencontre fortuite en France avec un nomade qui parcourait l’Europe avec son cheval et une roulotte.

La conjonction de ses envies a donné  lieu au projet «Evangile en Chemin» qui a germé dans sa tête. Et c’est ainsi que l’EERV a accepté de la détacher de toute paroisse fixe pour une durée de trois ans et pour effectuer un véritable chemin de Compostelle à l’envers partout dans le pays de Vaud: non pas gagner après des souffrances l’ultime étape quasi rédemptrice, mais pour offrir une forme nouvelle de rencontre à chaque étape où chacune et chacun peut venir parler, écouter, entendre, au gré de ses envies, voire de ses curiosités.

Hetty Overeem est persuadée que la foi est quelque chose de joyeux, que croire doit apporter une joie de vivre et non une résignation. C’est un peu dans ce sens qu’elle a conçu son périple commencé au mois de mai 2009, et au cours duquel lors de chaque étape les bonnes volontés se manifestent comme par enchantement.

Le tipi est monté, Speedy reçoit du foin, elle est invitée chez l’habitant pour partager un repas, et elle peut célébrer ses offices dans son tipi-église plusieurs fois par week-end. Mais le voyage réserve aussi parfois des surprises : quand Speedy décide de filer à l’anglaise durant la nuit pour rejoindre des femelles aperçues la veille ou lorsque finalement personne ne se présente pour un office.

C’est rare, mais c’est arrivé, et Hetty le célèbre alors malgré tout, car elle dit en avoir besoin pour elle-même aussi. Une étonnante et bien sympathique  façon de concevoir la transmission du contenu des Ecritures.

Prochaine étape du voyage, le premier week-end d’octobre à Mathod.

Photo Olivier Gfeller