Baulmes: une passion dévoreuse de temps

Gianfranco Silvestri est un collectionneur d’anciennes radios (depuis longtemps) et un authentique passionné de juke-box depuis une quinzaine d’années.

L’origine

Cette passion est née du cadeau de mariage de son épouse Amanda. C’était un Seeburg LP 160 datant de 1962. Il était en mauvais état et a nécessité une coûteuse réparation.

Bricoleur, méticuleux, patient, et surtout méthodique et volontaire, Gianfranco s’est alors informé sur ces merveilleuses machines. Il a voulu en comprendre le mécanisme et le fonctionnement et la passion est arrivée tout naturellement.
Des amis ou connaissances ont appris son hobby et l’ont contacté pour des remises en état parfois longues et périlleuses. Ces appareils ne sont pas des tableaux, mais des instruments, ils doivent donc fonctionner et je me lance à fond pour arriver à mes fins. Je pense en avoir déjà réparé une bonne quinzaine, précise-t-il.

L’apprentissage

Les forums sur internet lui sont devenus familiers. Il y trouve d’autres passionnés avec qui il partage ses soucis, ses questions et ses réussites. Dès lors, que l’appareil proposé soit un Wurlitzer (sa marque préférée), un Seeburg, un Rock-Ola ou un Rowe Ami, il trouve toujours le passionné qui lui transmettra la solution du problème. Il faut ensuite trouver les pièces à remplacer en passant commande aux USA, en Allemagne, Angleterre ou Hollande. Et si elles n’existent plus, il essaie (avec un succès certain) de les fabriquer.

Comme une réparation demande souvent des heures de travail, le devis de réparation proposé par un professionnel ou le temps d’attente sont souvent dissuasifs. De nombreuses personnes ont renoncé à la remise en état de leur objet de collection. Grâce à ces forums, le bricoleur patient peut se lancer dans l’aventure. Mais c’est compliqué, il faut avoir de la méthode, des connaissances électriques et mécaniques et commencer par la partie «ampli». Lorsque l’ampli fonctionne, la réussite est en point de mire, car la partie mécanique est moins compliquée.

La fierté du devoir accompli

En présentant le Wurlitzer 2600 (son préféré), il aime préciser que l’appareil était une épave achetée dans la région Fr. 300.–, qu’il a consacré pour sa réparation 150 heures de travail et investi un montant de Fr. 1 200.– pour les pièces. On comprend alors sa légitime fierté lorsqu’il souligne que l’appareil en question est estimé à Fr. 12 000.–.

Baulmes: pas de neige mais beaucoup de convivialité

Quelques sociétés villageoises, les écoles, la paroisse, des familles, des voisins ont tenu à préparer la fête de la Nativité en organisant soir après soir dès le 1er décembre les «fenêtres de l’Avent» grâce au programme mis sur pied par Marie-Noëlle Delessert.

Les intentions étaient diverses: volonté de prendre du temps pour accueillir les amis autour d’un bon verre de vin chaud et de diverses pâtisseries, animer la discussion dans un cadre décontracté et convivial, présenter par des chansons bien interprétées ce qui a été préparé en classe, donner aux enfants et aux parents la possibilité d’écouter un conte de Noël venu d’ailleurs, faire savoir qu’on est de retour après une carrière professionnelle loin du village et que l’on veut faire revivre l’ex-bâtiment de la poste, ou tout simplement partager quelques instants privilégiés.

Marie-Noëlle Delessert précise avec un grand sourire que le millésime 2014 a été bon et qu’il a permis à des Baulmérans de découvrir (grâce à leur GPS!!!) l’emplacement de la rue du Pontet et du chemin Henri Giroud.

Baulmes depuis le clocher de l’Eglise.

Baulmes: budget en adéquation avec le taux d’imposition

Le budget 2015 que les membres du Conseil communal de Baulmes ont accepté vendredi laisse apparaître un excédent de recettes de Fr. 3 957.95 et une capacité d’autofinancement de Fr. 515 000.–. Ces deux chiffres, proches de ceux de 2014, sont qualifiés de bons par la Municipalité, puisqu’ils permettent de couvrir les charges et de rembourser une partie des dettes.

Rapport de la commission financière

Denis Dardenne, rapporteur de la commission des finances qui a étudié le projet de budget avec application, constate que la prévision financière de l’exécutif est en concordance avec le maintien du taux d’imposition accepté le 29 octobre dernier. La commission financière a étudié en détail le lien entre l’évolution du nombre d’habitants et les rentrées fiscales. Elle a constaté que la gestion du patrimoine communal dépend d’un calendrier établi logiquement sur plusieurs années. La diminution de l’occupation des salles de classes des collèges des Aiguilles et de Feurtille provoque une diminution du compte chauffage.

Par contre le transfert des élèves baulmérans de l’Etablissement d’Orbe vers celui de Sainte-Croix provoque une augmentation des frais de transport de Fr. 30 000.–. Comme l’Asibco a refusé le retrait anticipé de la commune, Baulmes fera donc partie en 2015 de deux établissements scolaires. Les conseillers ont accepté ensuite à l’unanimité ce budget après avoir évoqué la vente des bois communaux, l’achat d’une nouvelle lame à neige et parlé des subventions communales aux bibliothèques scolaires agréées.

Trafic et éclairage

Une pétition signée par environ 50 personnes demande à la Municipalité d’intervenir pour que le trafic des gros véhicules empruntant notamment la rue du Theu entre l’Auberge et la rue de la Gare soit soumis à une limitation de vitesse. Ce tronçon rectiligne devrait être doté de chicanes selon Suzanne Rehacek, auteur de la lettre pétitionnaire. Suite à la demande de Claude Deriaz, l’exécutif étudiera la possibilité de prolonger l’éclairage public de la rue du Russelet jusqu’au pont de chemin de fer.

Spectacle et bancomat

Julien Cuérel, syndic, a précisé qu’un Bancomat BCV serait bientôt mis en service à Baulmes et que la Municipalité soutenait le projet de grand spectacle qui aura lieu à Baulmes en août et septembre 2016.

Le passage à niveau de la route d’Orbe.

Baulmes: Travys a entendu siffler… ses oreilles

«Travys a présenté une demande cavalière et dénotant un manque sérieux de planification». C’est en ces termes que la commission des finances du Conseil communal de Baulmes s’est exprimée mardi passé au sujet d’une requête du transporteur régional, «à traiter en urgence», pour le financement de l’assainissement de deux passages à niveau situés sur le terroir communal. A l’origine, un courrier de juin dernier demandait purement et simplement à la commune de passer à la caisse pour un total de l’ordre de Fr. 90 000.–. Et ce n’est que face à la vive réaction communale que ce chiffre s’est dégonflé pour atteindre Fr. 63 000.–. Une somme que la commission des finances a proposé de financer au travers de la trésorerie courante, en attendant le retour de la péréquation thématique de 2015, qui devrait encore nettement diminuer l’engagement baulméran à ce titre. A relever que la commission des finances s’est réservé le droit de consulter toutes les pièces du dossier a posteriori, celles permettant de juger de l’opportunité de la dépense faisant partiellement défaut. C’est sans discussion et à une large majorité que le Conseil a voté en urgence le crédit demandé.

Un président qui rempile

Un conseil à nouveau placé sous la présidence de Luc Pillevuit, qui rempile pour une année en raison d’une défection imprévue. Luc Pillevuit a tenu à rappeler en préambule qu’il souhaitait «des débats constructifs et empreints de respect, ainsi qu’une participation active» et s’est réjoui de pouvoir procéder à l’assermentation de Margaux von Ow en début de séance. Dans le désordre et sous le chapitre des divers, on notera que l’abattoir de Baulmes ne fermera pas début 2015, mais devra se conformer aux prescriptions fédérales en matière de contrôle. Le SDISPO de son côté semble très loin de faire l’unanimité parmi les pompiers de base. Cendrine Cachemaille, municipale et présidente de ce nouvel organisme, a reconnu des faiblesses de jeunesse et a pronostiqué qu’il faudrait un à deux ans pour que les choses se mettent en place, notamment au travers d’un système de gestion administrative complexe concocté par l’ECA. Du côté de l’Etat-Major, il semble en revanche que l’on soit très satisfait… Quant au clocher de l’Eglise, il est enveloppé d’échafaudages suite au coup de foudre de l’été. Des discussions sont en cours avec les monuments historiques, en vue de sa réfection à l’identique, réfection dont les coûts devraient être entièrement assumés par l’ECA.

Pour les automobilistes
Le passage à niveau de la route d’Orbe sera fermé une semaine pour les travaux du 13 au 17 octobre 2014. Celui de la rue de l’Echat devrait suivre, dans la semaine du 20 au 24 octobre (dates pas encore définitives).

Le clocher touché

Baulmes : trois mois d’échafaudages !

La foudre a frappé le clocher du Temple de Baulmes dans la nuit du 8 au 9 août réveillant une bonne partie des villageois. Le lendemain matin, plus un Baulméran n’ignorait que le toit de l’édifice était partiellement détruit.

L’Eglise protestante de Baulmes est située sur un monticule d’où l’on jouit d’une très belle vue sur le Plateau et les Alpes par beau temps. Ce vénérable édifice était déjà mentionné en 1228 sous le vocable de Saint-Pierre. Au 18e siècle, de grands travaux sont nécessaires, l’idée de l’abandonner au profit d’une construction au centre du village avec une horloge pour donner l’heure aux Baulmérans est évoquée. Leurs Excellences de Berne refusent le projet, et font construire une Tour à la place.

Des travaux à l’Eglise sont tout de même entrepris au début du 19e siècle et un orgue est acheté en 1870. Pour pouvoir l’installer, des travaux de surélévation du plafond sont nécessaires (l’orgue sera remis en état en 1981). En 1914, la commune procède à la rénovation du toit et de l’intérieur de l’édifice. D’autres travaux (avec notamment le changement du coq) seront entrepris dans les années 1950-60.

Les dégâts actuels concernent essentiellement les tuiles et les chevrons. L’ECA a demandé deux devis qui seront déposés lorsque les échafaudages seront installés (pas avant le 6 septembre). L’accès à l’Eglise n’est possible que par la porte côté cimetière qui donne accès à l’orgue. La porte principale n’est pas accessible en raison du risque de chutes de tuiles. Un filet de protection sera installé.

Les travaux dureront plus d’un mois : la flèche sera découverte de toutes les tuiles restantes et recouverte après le changement de deux chevrons. Tout pourrait être rentré dans l’ordre (au mieux) dans le courant du mois de novembre.

Baulmes : la Jeunesse perpétue la tradition

La fête des Brandons était, il y a de nombreuses années, un événement social incontournable du village de Baulmes. Elle permettait aux villageois (chaque année un dimanche fin février-début mars) de se préparer à quitter l’hiver par diverses activités qui avaient l’avantage de rassembler la population.

Au village, le cortège était composé de personnes (petites et grandes) qui défilaient dans les rues grimés, masqués, déguisés, porteurs de flambeaux ou de torches pour un spectacle très apprécié. Le vin chaud était offert par la Commune ou la société organisatrice et une soirée musicale suivait. Alors, pour différencier les Brandons baulmérans de ceux des autres communes de la région, il fallait, dès la nuit tombée, lever les yeux en direction du Jura pour voir s’allumer les chavannes.

Les bûchers étaient préparés, la semaine précédant la fête, par les enfants et les jeunes de la Commune. Dans les années 60, on a pu compter jusqu’à 3 chavannes : l’une préparée dans une grotte au-dessus de l’Eglise, les deux autres confectionnées en-dessous de l’actuel refuge des Rochettes. A 19 heures, tout s’embrasait et lorsque les feux s’éteignaient, un repas (généralement saucisses et pâtes) permettaient aux jeunes de terminer en beauté cette fête appréciée.

Aujourd’hui, il ne reste des Brandons que la chavanne. La société de jeunesse, présidée par Nancy Perusset, a décidé de maintenir le «feu» en espérant que dans les années à venir, la fête redevienne aussi importante qu’elle l’était il y a quelques lustres.

Cette année, la Commune a mis à disposition 3 à 4 stères de bois de sapin. Samedi après-midi, ce sont 5 filles de la société (Nancy, Isabelle, Morgane, Audrey et Laure) aidées de Quentin qui ont édifié un magnifique bûcher. A 19 heures pétantes, Christian Cachemaille pouvait allumer l’édifice qui allait s’embraser magnifiquement.

Durant près de 3 heures, le feu pouvait être admiré loin à la ronde; quelques curieux ont rejoint à pied le site même de la chavanne pour témoigner leur reconnaissance à cette sympathique jeunesse pour qui la tradition villageoise compte beaucoup.

De face Marc von Ow et son bureau au travail avant la dernière séance.

Baulmes: de la «petite impériale» aux comptes communaux

De face Marc von Ow et son bureau au travail avant la dernière séance.

De face Marc von Ow et son bureau au travail avant la dernière séance.

Pour sa dernière séance avant l’été, le Conseil communal de Baulmes prend ses quartiers au chalet de Grange-Neuve. Et c’est là que l’on peut en savoir plus sur les goûts culinaires de ses membres, puisque, lors de l’appel, ils précisent leur commande pour le repas qui suit la séance. Au menu des débats, cette fois, figurait en premier lieu l’examen des comptes et de la gestion communale pour 2012. Placés pour la dernière fois sous l’autorité du président Marc von Ow, les membres du délibérant n’ont pas vraiment discuté cet objet. Les comptes et la gestion 2012 ont été approuvés à une très large majorité, ceci malgré le déficit de Fr. 176 000.– qu’ils accusent sur un total de recettes et dépenses de 4.8 millions de francs.

Un délai plus long

Dans un deuxième temps, les conseillers ont débattu d’une modification du règlement du Conseil relative au délai de transmission des rapports au bureau. Après un débat nourri, ce délai a été étendu et passe de 48 h. à 5 jours. Cette mesure permettra au bureau du Conseil de nommer des commissions dès que l’existence d’un futur préavis sera connue, et aux rapports d’être connus de l’Exécutif suffisamment tôt pour pouvoir y répondre. A relever que les transmissions par voie électronique ont également été débattues et que leur utilisation devient la règle, sauf contre-ordre du conseiller intéressé.

Nouveau président

Le syndic Julien Cuérel a précisé que le choix de l’Exécutif avait été fait pour le poste de secrétaire municipal à repourvoir. Le nom de l’élu(e) sera dévoilé dès que toutes les personnes intéressées auront été informées. Lors du renouvellement du bureau, c’est Olivier Mettraux, présenté au nom groupe indépendant, qui a été brillamment élu à la présidence du Conseil par 33 voix sur 39 bulletins valables.

Photo Olivier Gfeller

L'heure du choix

Baulmes: l’heure du choix pour le secondaire

L'heure du choix

L'heure du choix

Mardi passé le Conseil communal de Baulmes a tenu séance sous la présidence de Marc von Ow. Avec un ordre du jour plutôt léger, puisqu’un seul crédit a fait l’objet d’une votation. Il s’agit d’un montant de Fr. 39 000.– destiné à la réfection de la route des Planches, qui a entraîné de quelques votes négatifs et quelques abstentions. Il faut dire que si le principe de la réfection de la route en question n’a pas été remis en cause par la commission chargée de l’étude cet objet, le programme des travaux prévus par l’exécutif dans son préavis a soulevé quelques objections de spécialistes.

Certains pensent en effet que cette route ne doit pas être complètement refaite, mais que les soubassements doivent être conservés pour garantir à la route, une fois refaite, une meilleure assise. Sans trancher définitivement sur le détail des travaux qui seront entrepris, la Municipalité a informé le délibérant qu’elle tiendrait compte de l’avis de la commission dans ses discussions avec l’entreprise chargée des travaux. Dans un autre domaine, la commission de gestion s’est penchée sur les détails de la gestion administrative de l’exécutif pour l’exercice 2012. Elle n’a pu que louer le sérieux du travail effectué et la bonne tenue de tous les éléments de documentation nécessaires à la prise de décision.

Les primaires resteront au village

Dans le cadre des communications de la Municipalité, le syndic Julien Cuérel est revenu sur la déchetterie revue et corrigée. Cette dernière sera opérationnelle au mois d’octobre et une information est prévue d’ici là sur les nouvelles dispositions prises. Le syndic a confirmé l’information parue dans l’Omnibus de la semaine passée concernant les élèves du secondaire de Baulmes. Ces derniers iront en classe à Sainte-Croix dès la rentrée 2016, peut-être même dès celle de 2015. Entre temps, des mesures transitoires seront prises dès cet été. Dans le même cadre, toutes les classes primaires resteront à Baulmes. Il semble que cette annonce n’ait pas fait que réjouir les membres du corps enseignant concernés par ces changements et qui font aussi partie du Conseil communal.

À noter dans les divers l’appel de Luc Pillevuit, toujours à la recherche de bénévoles pour les 3 jours de fête de fin juin à l’occasion des 25 ans du jumelage avec Mont-Saint-Sulpice.

Photo Olivier Gfeller

Julien Cuérel, syndic de Baulmes.

Baulmes: départ à Sainte-Croix

Julien Cuérel, syndic de Baulmes.

Julien Cuérel, syndic de Baulmes.

La Municipalité de Baulmes a décidé qu’à l’avenir, les élèves du secondaire de son village poursuivront leurs études à Sainte-Croix. Cela sera définitivement le cas pour l’année 2015-16. A entendre le syndic Julien Cuérel, ce sont également des problèmes économiques qui sont à la base de cette future démission de l’Asibco. «Actuellement, les jeunes qui se rendent à Orbe, coûtent individuellement un millier de francs à la communauté, à cause des transports. En allant sur le balcon du Jura, nous paierons seulement l’abonnement de train personnel qui coûte Fr. 600.– à l’année. Si l’on sait qu’une quarantaine d’enfants feront le trajet, vous pouvez calculer l’économie réalisée. En plus, les primaires suivront l’école à Baulmes avec ceux de Vuiteboeuf qui nous suivent dans l’ensemble de la démarche».

Fin probable de l’Asibco

Lors de la reprise, en août 2013, les élèves de neuvième année (antépénultième du parcours scolaire) de Baulmes et Vuiteboeuf iront déjà à Sainte Croix puisqu’ils entameront le nouveau régime secondaire imposé par la LEO (loi de l’école obligatoire). Toujours à propos de l’été prochain, Baulmes ne pourra pas nourrir les élèves qui devront suivre les cours au village.

Quant aux localités de l’autre côté de la plaine de l’Orbe, elles projettent de former elles aussi une association scolaire indépendante du côté de Chavornay. Enfin, Orbe a fait savoir qu’elle est favorable à la dissolution de l’Asibco et recueillera les enfants de son cercle (Agiez, Arnex, Montcherand, Rances et Valeyres) auxquels devraient se joindre les jeunes de L’Abergement, Les Clées, Lignerolle et Sergey. Dans l’attente de la décision de Champvent qui n’a pas encore fait part de son choix.

Photo Pierre Mercier

Une partie des nouveaux habitants écoute le syndic Julien Cuérel

Il y a plus de 10 000 ans que Baulmes est habité

Une partie des nouveaux habitants écoute le syndic Julien Cuérel

Une partie des nouveaux habitants écoute le syndic Julien Cuérel

C’est à la salle des fêtes que les autorités de Baulmes recevaient jeudi soir passé les nouveaux habitants de la commune et les nouveaux citoyens. Une cinquantaine de personnes avaient répondu présentes et ont pu entendre le syndic Julien Cuérel leur décrire les avantages indiscutables attachés à la commune. Elle comprend encore des commerces de proximité des gares, des possibilités de pratiquer les sports d’été ou d’hiver; elle offre encore les services d’un médecin et d’un bureau de poste, «c’est un peu la ville à la campagne, mais sans les inconvénients de la ville» précisera encore le syndic.

Une présentation des membres de l’exécutif, de la bibliothèque et du personnel du greffe communal a été faite et le président du conseil communal Marc von Ow a encouragé la population à participer à la vie citoyenne et à s’investir dans les sociétés locales en fonction des goûts de chacun. Le syndic a rappelé aussi que Baulmes était une cité très ancienne, tirant son nom de l’appellation latine des grottes ou abris situés au-dessus du village et qui étaient habités il y a déjà 10 000 ans. 2012 a vu parvenir à leur majorité 17 nouveaux citoyens, dont quelques-uns ont pu prendre part à la manifestation. On a pu les entendre et les voir se présenter, de même que toutes les nouvelles familles de Baulmérans d’adoption. C’est ensuite devant un buffet alléchant et un apéritif convivial que chacun a pu faire mieux connaissance avec son nouveau concitoyen ou approcher les édiles locaux.

À noter encore que la population de Baulmes, qui a atteint le chiffre symbolique de 1 000 habitants en 2012, a vu 63 départs durant l’année pour un peu plus d’une centaine d’arrivées. Une progression maîtrisée, mais qui continue.

Photo Olivier Gfeller

L’abbé-président Marc von Ow compte les voix.

Baulmes: le papegeai pique du nez

L’abbé-président Marc von Ow compte les voix.

L’abbé-président Marc von Ow compte les voix.

Depuis plusieurs années, une commission était chargée, au sein de la société militaire Abbaye de Baulmes, de préparer de nouveaux statuts. Composée de Daniel Margairaz, abbé-président d’honneur, Charly Pillevuit, abbé-président honoraire et Marc von Ow, abbé-président en charge, elle pensait être parvenue au but jeudi passé lors de l’assemblée générale annuelle de la société. Avec en particulier deux propositions majeures et novatrices pour des changements: l’ouverture de la société aux étrangers répondant aux critères d’octroi du droit de vote en Pays de Vaud d’une part, et le choix d’un nouveau nom pour la société d’autre part. Pour l’ouverture aux étrangers, qui a été votée à l’unanimité et sans la moindre discussion, les membres de la société se sont montrés une nouvelle fois novateurs. Comme il y a une trentaine d’années, lors de l’ouverture de la société aux femmes, parmi les premières du canton.

Pas de nouveau nom

Le nouveau nom proposé «Abbaye du Papegeai», en hommage à l’ancien nom de la société qui s’appela Abbaye de l’Oiseau au 18e siècle, ne trouva en revanche absolument pas grâce aux yeux des membres. Au vote en effet, cette nouveauté ne recueillit péniblement que 8 voix, que l’abbé-président Marc von Ow recompta pour être sûr de son fait, contre 20 oppositions et une abstention. Le trio d’initiateurs eut beau revenir à la charge en fin de discussion, lors du vote d’ensemble, mais rien n’y fit. C’est donc ainsi que le papegeai, qui orne les papiers officiels de la société depuis son 400e anniversaire en 1995, restera… sur le papier et sur une cible habituelle, mais non sur un nouveau drapeau. «Une façon rapide d’économiser quelques milliers de francs» dira un peu plus tard l’abbé-président Marc von Ow, qui ne paraissait pas plus affecté que ça par ce choix démocratique. Pour le reste, les 40 autres articles nouveaux des statuts de la société, sur 41 au total, ont été adoptés. La prochaine Abbaye aura lieu le 3e week-end de juin 2014, du 13 au 15 juin, pour éviter le week-end avec Pentecôte.

Le papegeai – papagei en allemand — est un oiseau sur lequel on tirait jadis lors de la fête. Le roi était celui qui faisait chuter l’oiseau de son support. Il gagnait alors une année de bois pour son utilisation familiale.

Photo Olivier Gfeler

La très belle salle boisée et peinte du Conseil communal de Baulmes.

Baulmes va compacter ses déchets

La très belle salle boisée et peinte du Conseil communal de Baulmes.

La très belle salle boisée et peinte du Conseil communal de Baulmes.

Marc von Ow présidait la semaine passée la première séance 2013 du Conseil communal de Baulmes. Une séance qui promettait d’être animée, l’objet principal porté à l’ordre du jour concernant la réorganisation de la collecte des déchets et de la déchetterie. Depuis près de 20 ans, les Baulmérans font office de pionniers puisque chez eux, le sac taxé existe depuis longtemps.

Munis d’une vignette payante, les sacs d’ordures ménagères sont actuellement déposés une fois par semaine devant la maison et dûment collectés. Pour le reste, la déchetterie reçoit les habitants pour qu’ils puissent y déposer ce que l’on ne peut mettre dans les sacs, et tout le reste des déchets, encombrants, spéciaux ou spécifiques. Le projet municipal a consisté à introduire une benne compactante située près de la grande salle, à un endroit où le passage sera aménagé pour permettre la dépose des sacs.

Attenant à la benne, un système de pesage avec carte magnétique individuelle doit permettre une répartition équitable de la charge d’ordures, chaque ménage disposant d’une carte rechargeable à un automate ressemblant à un distributeur de billets. En plus de ce nouveau système de collecte, la Municipalité a prévu de revoir l’organisation de la déchetterie pour la rendre plus performante, ainsi que le prélèvement d’une taxe forfaitaire avec des rabais pour les familles avec enfants en dessous de 4 ans. Le total des déchets urbains de Baulmes atteint environ 120 tonnes par an. Même avec une baisse de tonnage due à un meilleur tri, compter avec une centaine de tonnes par année semble raisonnable. Il est prévu de relever la benne une fois par mois, par camion pour Chavornay, puis par train jusqu’à l’usine Tridel.

Un débat nourri

La commission ad hoc présidée par Patrick Tharin a effectué un important travail sur cette question, unanimement salué par les membres du Conseil. Parmi ces derniers toutefois, une frange s’est élevée contre «cette régression sociale qui consiste à ne plus ramasser les ordures à domicile, ceci dans une commune qui se veut attrayante et qui de fait voit arriver de nouveaux habitants. Il s’agirait d’un service minimum à la population, parmi les tâches essentielles de la commune» au regard des opposants au préavis municipal au nombre desquels figurent entre autres Nadine Pérusset et Antoine Buvelot. Pour eux, on a, de fait, oublié de nombreuses questions dans le débat, notamment le ramassage des ordures des personnes âgées ou à mobilité réduite, la question des couches-culottes ou encore les odeurs prévisibles que la benne compactante dégagera en été.

Tant du côté de la commission que de la Municipalité par la voix de la responsable de la question Cendrine Cachemaille, on assure que ces questions ont été traitées et que des solutions seront trouvées. La benne contient un gaz spécial précisément destiné à empêcher les odeurs de se former. Après un débat courtois, mais nourri et salué comme tel par plusieurs conseillers, le projet municipal a passé largement la rampe avec 21 oui contre 11 non et 3 abstentions. Reste donc à le mettre en pratique, après avoir obtenu l’aval cantonal sur le nouveau règlement communal sur les déchets accepté dans la foulée.

Photo Olivier Gfeller