Quai de chargement à Baulmes.

Baulmes et environs : les betteraves seront chargées à Onnens

Une décision qui aurait pu faire beaucoup de malheureux

La décision a été prise par la Sucrerie d’Aarberg : les producteurs de betteraves du Pied du Jura (entre Baulmes et Orges) devront charger leur production sur les wagons à Onnens. Le transport par TRAVYS ne sera donc plus possible dès l’automne 2017.

Appui du monde politique et économique

Le conseiller d’Etat Philippe Leuba en charge du dossier agricole vaudois a donné son feu vert et appuyé la décision de la Sucrerie; et il l’a fait savoir aux producteurs, chiffres à l’appui. Il faut réagir et éviter que la baisse permanente du prix de la betterave suisse continue. En comparaison européenne, la betterave suisse est produite à un prix concurrentiel, mais le coût du transport est trop élevé. Pour pouvoir continuer à produire de façon compétitive, les paysans suisses doivent donc impérativement réduire la facture du transport.

Des explications concluantes

Pour les paysans de la région, la décision a été difficile à accepter lorsqu’elle a été annoncée. Une fois le processus expliqué en détail, j’ai changé d’avis nous confie Pierre-Alain Urfer, agriculteur à Champvent et député. Son exploitation produit annuellement 500 tonnes de betteraves. Il me fallait 4 jours pour les acheminer sur 10 wagons en gare d’Essert. Pour mes collègues de Baulmes, Vuiteboeuf et Champvent qui ont une possibilité journalière de chargement de 16 wagons de la Cie Travys (à voies étroites), la problématique est la même. A Yverdon, les betteraves doivent être transbordées sur des wagons empruntant des voies plus larges.

Qu’est-ce que cela va changer?

Pour des questions pratiques et d’utilisation optimale des machines de chargement, le moment de livraison des betteraves était le même pour tous les paysans d’un même village. Comme il y aura plus de livreurs en gare d’Onnens, la saison de chargement durera un peu plus longtemps. «Mais pour nous, ce sera plus simple continue Pierre-Alain Urfer, nos betteraves seront prises en charge au bout des champs (pour autant que ceux-ci soient accessibles) et nous n’assumerons plus ces transports parfois risqués en raison des conditions météo d’automne (brouillard, froid, humidité). Mentionnons qu’un camion peut transporter jusqu’à 40 tonnes, on évite ainsi quelques trajets! Les betteraves régionales seront chargées sur des rames complètes, composées de 28 wagons pour un poids de 1 400 tonnes, d’Onnens à Aarberg.»

Intéressant financièrement ?

Précisons encore que l’apport supplémentaire du financement de la sucrerie permettra d’assurer le prix du transport entre le champ et la gare d’Onnens. Enfin, les producteurs qui préfèreront livrer eux-mêmes les betteraves à Onnens pourront le faire comme avant pour autant qu’ils fassent partie d’un centre ou cercle de transports.

L’avis de TRAVYS

TRAVYS nous confirme avoir été mis devant le fait accompli. L’entreprise en a pris acte. Même si le nouveau système préconisé par Aarberg représente un manque à gagner, il doit être mis en comparaison avec le coût de ce genre de transport et les infrastructures nécessaires. Il devenait parfois difficile de réaliser les transports de marchandises à un coût raisonnable avec l’évolution des contraintes réglementaires et l’augmentation de la cadence des trains voyageurs. Enfin, le chargement des betteraves est toujours possible à Orbe.

Le hangar à bois de Baulmes.

Baulmes: séance de rodage

L’adoption du taux d’imposition repoussée à plus tard

Ce devait être le point principal de la séance inaugurale de la nouvelle législature. Malheureusement, la commission chargée de rapporter sur l’arrêté d’imposition n’a pas eu assez de temps pour étudier cet objet important et a demandé un délai supplémentaire. Finalement, les membres du législatif en discuteront le 12 octobre prochain.

Du nouveau au Conseil
Le bureau du Conseil présente de nouveaux visages: Luc Pillevuit, président, a retrouvé le perchoir qu’il avait quitté il y a douze mois. Il sera secondé dans sa tâche par une nouvelle secrétaire, Myriam Deriaz, qui a été vivement félicitée et remerciée de s’être mise à disposition en remplacement de Françoise Monnier.

Communications municipales

Le nouveau hangar à bois est terminé et opérationnel a annoncé Julien Cuérel, syndic. Les 340 m2 de panneaux photovoltaïques ont une capacité de production d’environ 30 000 watts. Les réparations apportées à quelques rues du village seront terminées d’ici la fin du mois.

Une enquête est en cours pour déterminer les causes de la destruction à l’herbicide d’une haie qui se trouve sur le site sensible d’exploitation de la future carrière. Le dossier qui prévoit les nouveaux aménagements de l’hôtel de ville est chez l’architecte et devrait être présenté prochainement tout comme celui qui prévoit la réfection de la rue du Clos. On en saura un peu plus d’ici la fin de l’année à propos du plan directeur communal. Avec la manne financière reçue à l’occasion du prix Binding, deux sentiers seront réalisés et une chênaie sera plantée en Feurtille l’année prochaine. Un inventaire des plus beaux arbres des forêts baulméranes a été réalisé. Plus de 1 000 spécimens ont été recensés et 51 ont reçu l’étiquette «remarquable».

Baulmes, Champvent et Vuiteboeuf s’unissent pour l’eau

Les 3 communes ont décidé de s’associer pour garantir à leurs habitants une réserve d’eau alimentaire suffisante. Elles n’ont pas de réserve de secours en cas de pollution. Le système de traitement sera modifié et amélioré. Le projet d’étude parle d’une réduction du prix du m3 d’eau de 3 à 2 francs en cas d’acceptation du projet. Ce dernier, devisé à plusieurs millions de francs, sera discuté et voté en décembre par les 3 législatifs.

Rois et reines avant le déluge.

Baulmes: entre les gouttes!

Tous les deux ans, les organisateurs de l’Abbaye ne ménagent pas leurs efforts pour apporter, grâce aux festivités, de la joie et de la bonne humeur aux Baulmérans d’ici et d’ailleurs. La fête, extrêmement variée, apporte son lot de satisfaction à chacun en commençant par les concours de tir pour les fins guidons, les repas pour les gourmets, les défilés pour ceux qui aiment marcher au pas, les bals pour les danseurs et les manèges pour les plus jeunes.

Les temps changent, les traditions restent

Si la manifestation n’est plus aussi populaire qu’il y a quelques lustres, les personnes qui y participent profitent de ces beaux moments d’échanges et de retrouvailles. Le cortège folklorique et humoristique n’est peut-être plus aussi imposant qu’avant, mais on reconnaît aux membres des sociétés qui ont préparé les chars ou les groupes un savoir-faire et une envie de plaire.

Désignation des rois

Quatre cibles étaient proposées aux tireurs, et les rois suivants ont été désignés: Alexandre Scramoncin a été sacré 1er roi à la cible société (au total des points) devant Daniel Jaccaud (au coup centré). A la cible Bonheur, c’est l’Abbé Président de la société, Marc von Ow, qui est devenu roi grâce à un impact sur le 100 de la cible. A la cible Contornet, Marc-Etienne Deriaz a également obtenu un 100. Sur la difficile cible Fantaisie, le plus habile a été Michel Roethlisberger qui a réussi un total de 413 points sur 500.

Lors du banquet du dimanche, Laurent Dubuis a été sacré roi de la fête en obtenant le meilleur total à l’addition de toutes les cibles.

Précisons encore que les plus jeunes ont pu s’exercer au tir à 50 mètres à la carabine 22 long rifle; Marion Urfer et Lancelot Conod s’y sont montrés les plus adroits.

Le site exploitable contesté par plus de 100 citoyens !

Baulmes: exploitation de la gravière, Madame De Quattro décidera !

Pour exploiter les graviers du sous-sol baulméran à l’ouest du village, c’est la Municipalité de Baulmes qui signera le contrat avec l’exploitant (entreprise Cand Landi), mais c’est la conseillère Jacqueline De Quattro qui décidera si le permis d’exploiter peut être délivré. Cette décision peut d’ailleurs être contestée devant le tribunal administratif.

Avantage financier pour la commune

Pour la commune, cette exploitation des graviers est importante: elle permettra de financer la rénovation complète de l’Hôtel de ville avec la mise aux normes de la salle de spectacles et la création d’un cabinet médical et d’un lieu d’accueil de jour. En effet, selon le syndic Julien Cuérel, les 600 000 m3 de graviers rapporteraient aux finances communales un montant de 2,5 mios de francs sur une période de 10 ans. La rénovation précitée pourrait avoir lieu sans augmenter les impôts.

Précisons que c’est au début du 20e siècle, que la commune de Baulmes a construit ce magnifique bâtiment. Cet édifice que bien des passants prennent pour l’école est en fait l’hôtel de ville, siège de l’administration communale. En 1900, selon les anciens, grâce aux produits générés par l’exploitation des forêts, il n’était pas perçu d’impôt communal et la construction de l’édifice avait été financée sans recours à l’emprunt!

Le canton est intéressé

Le canton a recensé des gisements en gravier pour un siècle. Mais les besoins actuels ne sont couverts que pour une durée de cinq ans. L’exploitation du site de Baulmes serait donc une aubaine.

La contestation

150 citoyens, sur une population de mille habitants, avaient fait opposition lors de la mise à l’enquête de l’exploitation à fin 2013. Malgré une récente réunion de conciliation, ces opposants ne veulent pas céder même si on leur promet qu’à l’échéance, le terrain sera remis en état. Ils ne contestent pas l’exploitation des graviers au bord de la route cantonale, mais ne veulent pas entendre parler de travaux de part et d’autre de la voie de chemin de fer Yverdon – Sainte-Croix au-dessus du chemin emprunté chaque jour par les promeneurs. Cette surface, plantée de haies et de bosquets, sert d’abri à des espèces nicheuses menacées comme la pie-grièche écorcheur, le tarier pâtre et le pipit des arbres.

Les gabarits de l’immeuble à côté des villas.

Baulmes : la commission a apprécié le suivi des dossiers

La commission de gestion a notamment pour tâche le suivi des préavis votés par les membres du législatif. Ce suivi administratif a été effectué par les membres de la Coges; le rapport de la commission précise que tout a été fait en conformité et en accord avec les règlements politiques.

Quelques informations

L’introduction du nouveau billet de 50 francs va poser quelques ennuis à divers appareils financiers. C’est notamment le cas de celui qui recharge les cartes à puces pour l’élimination des déchets; ce dernier ne reconnaît en effet pas le format de ces nouveaux billets. Tout sera à nouveau compatible rapidement a rassuré le syndic Julien Cuérel.

D’autre part, le nouveau dégrilleur de la station d’épuration acheté à bon prix à la commune de Servion sera en fonction à la fin du mois de mai.

Il faudra attendre la prochaine séance du conseil du 24 juin pour que le crédit d’études prévoyant la modernisation et l’agrandissement de l’Hôtel de Ville soit voté.

Enfin les conseillers ont été informés que la séance d’assermentation des nouveaux membres du législatif et de l’exécutif a été agendée au 30 mai à 19 h. 30 à l’Hôtel de Ville.

Les conseillers informés d’une pétition

Les conseillers communaux ont été informés, lors de cette dernière séance, qu’une lettre-pétition avait recueilli 115 signatures qui s’opposent à la construction d’un immeuble dans un quartier de villas situé à l’entrée du village en venant d’Yverdon. Lors de la mise à l’enquête, quelques oppositions avaient été déposées. Le propriétaire du terrain a remodelé son projet qui semble aujourd’hui répondre aux normes prescrites.

Ces signatures seront-elles suffisantes pour que le projet ne se réalise pas? Affaire à suivre.

Baulmes: nouveau règlement du personnel

Assermentation et élection

Thierry Guignard a été assermenté en début de séance et Olivier Deriaz élu scrutateur suppléant pour assurer le remplacement de Eric Berger, démissionnaire. Pourtant les faits importants de cette séance du législatif baulméran concernent avant tout le règlement du personnel communal et les travaux qui seront peut-être entrepris au bâtiment plus que centenaire de l’Hôtel de Ville.

Adoption d’un nouveau règlement du personnel communal

Pour remplacer l’ancien règlement datant de 1979, devenu désuet, la Municipalité s’est inspirée du règlement type de droit public basé sur les lois et pratiques en vigueur actuellement. L’exécutif a eu la bonne idée d’offrir à l’ensemble des collaborateurs communaux d’en prendre connaissance et d’y souscrire avant son approbation définitive par la Municipalité. C’est donc par amendements que Joël Pfaender, conseiller communal, a proposé à ses collègues d’apporter au règlement de base quelques modifications. Si quelques changements étaient «cosmétiques», il vaut la peine de signaler que l’employée, en congé de maternité, qui atteste médicalement qu’elle allaite son enfant, bénéficiera d’un congé d’allaitement de 30 jours.

Etude pour une modernisation de l’hôtel de ville

Les conseillers communaux ont appris que Eddy Guignard remplacera Maurice Cachemaille qui souhaite bénéficier de son droit à la retraite. De fait, l’appartement (du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville), occupé par ce dernier, sera libre d’ici quelques semaines. Une vaste réflexion de modernisation de tous les étages du bâtiment communal, construit au début du 20e siècle, a été menée par la Municipalité; l’exécutif communal souhaite demander un projet concret à un architecte.
Pour cela, les conseillers devront se prononcer prochainement sur un crédit d’études d’environ Fr. 60 000.–. Les conseillers devront également se pencher sur un règlement des transports scolaires.

D’autres informations

Françoise Monnier, secrétaire du Conseil communal, a indiqué qu’elle quitterait sa fonction à la fin de la législature. Julien Cuérel a précisé que la commune ne donnait pas d’adresses de personnes domiciliées dans la commune au BVA. Il a également mentionné qu’il avait déposé au Grand Conseil une interpellation pour la réfection de la route Baulmes – Vallorbe

Vue de Baulmes

Baulmes: les futurs dossiers dépendront de l’exploitation de la gravière

L’aboutissement du dossier concernant l’exploitation de la gravière permettra d’avoir une vision financière plus claire ces prochaines années. C’est le canton qui décidera si les oppositions à l’exploitation seront prises en compte ou non. Si les oppositions ne sont pas retenues, ce sera une manne financière intéressante pour la commune et la possibilité de réaliser quelques projets en attente.

Arrêté d’imposition

La commission des finances a constaté que les comptes communaux présentaient un équilibre entre recettes et charges, mais que la capacité d’autofinancement restait basse. Elle a proposé de maintenir l’impôt communal à 78% de l’impôt cantonal de base (les autres impôts et taxes restant également inchangés) ce que les conseillers ont accepté à l’unanimité.

Tournée de montagne de la commission de gestion

La commission de gestion a fait la tournée du domaine communal de montagne en compagnie des municipaux. Dans son rapport, elle demande à l’exécutif de trouver une solution pour que le débit d’eau au refuge des Rochettes soit suffisant et que le chemin d’accès soit remis en état. Elle souhaite de plus que le refuge ne soit pas loué durant la période du spectacle des Claquettistes. Elle propose à nouveau que des travaux soient entrepris au chalet de la Côtelette (changement des fenêtres et volets). Au nom de la Municipalité, Julien Cuérel syndic, a répondu qu’il faudrait modifier le budget communal 2016 pour que ces travaux soient entrepris. La commission voudrait de plus que des travaux soient entrepris sur quelques routes de montagne. L’exécutif a assuré que des travaux étaient prévus l’année prochaine sur la route de la Combettaz et du refuge de la Tourbière. Les autres travaux se feront annuellement en fonction des coupes de bois et des finances communales.

Communications municipales

Aucune pollution n’a été constatée à la suite de l’accident du train Yverdon – Sainte-Croix de septembre dernier. Le projet intercommunal d’eau entre Baulmes, Champvent et Vuiteboeuf avance tranquillement. Actuellement, Baulmes assure une partie de l’eau pour le réseau de Champvent qui est en déficit. Enfin la commune ne fait définitivement plus partie de l’ASIBCO (écoles d’Orbe et environs).

La place de jeux.

Baulmes: la construction du hangar à bois en passe d’être réalisée

Un seul point était à voter lors de la dernière séance de Conseil communal de Baulmes. Les membres du législatif ont dû prendre position à propos de l’adjonction d’une centrale solaire photovoltaïque sur le nouvel hangar à bois communal. Le reste de la séance a permis à la Municipalité de communiquer aux conseillers quelques nouvelles actuelles d’une certaine importance.

Hangar à bois

La construction de ce nouvel hangar à bois communal a été admise par les membres du législatif en 2012 déjà. Rappelons que le montant voté pour cette réalisation était devisé à Fr. 230’000.–. En raison d’un recours concernant la nouvelle cave à fromage de la société de laiterie dans le quartier, les travaux ont été mis en veilleuse. Pour que la nouvelle cave à fromage voie le jour, il faudra effectuer un changement de zone. Les choses vont pourtant de l’avant et dans un proche avenir, le hangar à bois pourra être construit. Il mesurera 26 mètres par 13 dont un avant-toit de 3 m.

Centrale solaire photovoltaïque

Des panneaux solaires seront installés sur le toit du hangar. La commune bénéficiera de la RPC (rétribution à prix coûtant). Le coût net de l’installation est devisé à Fr. 69’700.–, somme à laquelle il convient d’ajouter environ Fr. 10’000.– de frais; les recettes cumulées sur 20 ans sont de l’ordre de Fr. 157’000.– d’où un excédent appréciable. L’amortissement de l’installation est prévu sur 20 ans. 150 modules seront placés sur la totalité de la toiture (244 m2) et la production annuelle avoisinera 36’800 kwh.

Lettre de jeunes parents

3 mamans du village ont interpellé les membres du législatif et de l’exécutif sur l’état de la place de jeux qui se trouve près de la salle de gymnastique. La lettre demande notamment qu’une étude soit faite pour réaménager cette place en remplaçant ou en améliorant les infrastructures existantes. L’exécutif répondra à cette lettre.
Les travaux du séparatif (des eaux) à la rue de la Gare sont terminés. Il reste encore le revêtement de la route à prévoir.

Pour la fête de la forêt de ce week-end, des navettes sont prévues pour transporter les visiteurs depuis les parkings prévus aux Naz en montant depuis Baulmes et au chalet de la Limasse en venant de Sainte-Croix.

Les prochaines séances du Conseil communal auront lieu les 10 novembre et 11 décembre.

L’aménagement du sentier des géants sera un des projets à réaliser!

Baulmes: séance consacrée au Prix Binding!

La séance de mardi dernier a commencé par le visionnement du reportage de Couleurs locales consacré à l’obtention par la commune de Baulmes du prix Binding pour ses prestations exemplaires en matière de conservation des vieux arbres.

L’essentiel de la séance a été consacré à ce prix de Fr. 200 000.– que Baulmes recevra le 18 juin prochain à Bâle. Julien Cuérel a donné toutes les explications qui s’imposaient: plus de 7000 arbres d’un diamètre supérieur à 70 centimètres sont recensés sur le territoire communal; le service forestier communal veille depuis plus de 50 ans à ce que les arbres gardent leur fonction de protection pour la nature et soient exploités selon les règles du développement durable. Le syndic a rendu hommage à toutes les personnes qui, depuis des décennies, ont fait des forêts baulméranes un exemple à suivre. Il a précisé que la commune n’avait pas sollicité ce prix, mais que c’est un conseil d’experts qui s’en était chargé sans que quiconque à Baulmes soit au courant.

Fr. 150 000.– de la somme attribuée doivent permettre la réalisation de 3 projets: une chênaie sera plantée dans la forêt de Feurtille sur une surface de 2 ha; un inventaire informatique des plus beaux arbres de la commune sera établi et mis à la disposition de la population; des sentiers de visites seront aménagés.
Les conseillers ont également appris que le montant de Fr. 117 000.–, nécessaire au paiement des réparations du toit du Temple malmené par la foudre en août 2014 a été pris en charge par l’ECA. La commune a fait l’acquisition du pacte de 1291 en patois vaudois; celui-ci sera placé dans la salle du conseil communal. Les nuisances provoquées par les conducteurs de motos et de quads dans les forêts ne seront bientôt (peut-être) plus qu’un mauvais souvenir. Le changement de deux chaudières à la centrale du chauffage à distance n’aura pas d’incidences sur les finances communales: la commune se contentant d’augmenter son cautionnement pour l’obtention du prêt bancaire.

© Didier Deriaz Niger 1985

Le photographe Didier Deriaz expose à Champittet

En évoquant avec un paysan vaudois la disparité qui existe entre le paysan de chez nous et le cultivateur d’Afrique ou d’Amérique latine, Didier Deriaz, photographe à Baulmes, a entendu cette réplique fulgurante : «Tu confonds tout, ce n’est pas le même contexte, on ne peut pas comparer agriculture suisse et agriculture du Tiers Monde».

Cette remarque a perturbé Didier quelque temps, il y a réfléchi longtemps et est arrivé à une conclusion toute simple : même avec ces disparités scandaleuses, le cultivateur qui laboure sa terre en Suisse ou au Mali a de la peine à joindre les deux bouts.

L’idée a alors germé de collecter les photos prises dès les années 70 en Afrique ou en Amérique latine et de les comparer avec des clichés pris récemment dans le Nord Vaudois. Ces magnifiques photographies sont exposées sur les murs du Centre Pro Natura de Champ-Pittet jusqu’au 3 mai prochain (du mardi au dimanche de 10 h. à 17 h. 30).

Et le contraste est saisissant entre les semailles sur le terroir baulméran en 2013 et la mise en terre des graines de sorgho au Niger il y a 30 ans. Le travail n’est pas le même lorsqu’on voit la riche prairie suisse et le sol sec et craquelé du paysan tchadien. On en a une preuve supplémentaire en prenant conscience du labour communautaire (un pour tous, tous pour un !) au Niger et celui du paysan suisse qui tourne seul des hectares de terre avec sa charrue à quatre socs.
Ces superbes photos tirées sur papier granuleux nous font prendre conscience qu’une paysanne africaine utilise des outils qu’on ne rencontre plus chez nous que dans les musées et que cette paysanne suisse de moyenne montagne utilise un souffleur à moteur (le même que celui des cantonniers pour chasser les feuilles en automne) pour mettre son foin en andains.

Nous retiendrons également ces très beaux visages de personnes prises en plein travail ou en posant qui démontrent qu’ici comme ailleurs elles exercent un métier vraiment valorisant.

Fanny, copilote et Virginie, pilote.

Baulmes: des relâches passées au volant !

Fanny Perrin de Provence et Virginie Martina de Travers sont enseignantes à Baulmes et ont passé les relâches de façon très originale. Elles se sont lancé le défi de participer au 4L Trophy (course en Renault 4 de Bordeaux à Marrakech soit environ 6000 km).

Pour cela, elles ont réussi à récolter le montant espéré de Fr. 8 000.– par diverses actions. Le solde restant après le rallye (700 euros) a été reversé à l’Association «Enfants du Désert». Les frais qu’elles ont dû couvrir pour participer à cette course hors du commun sont variables et concernent principalement l’inscription, la location et la préparation de la R4, le bivouac, la demi-pension ainsi que l’assistance médicale et mécanique durant la course.

Comme les 1200 autres équipages (de 2 personnes) de ce rallye, elles devaient passer par différents lieux imposés en parcourant le minimum de kilomètres. Nos deux enseignantes pilotant la 4L no 1777, pas vraiment expérimentées en ce domaine, ont été classées à un magnifique 381e rang après un départ canon.
Elles sont rentrées en Suisse avec des souvenirs plein les yeux et le coeur. Quelques pannes (démarreur après une heure de course, puis, surchauffe, pare-brise, porte du coffre et fenêtre) ont pimenté l’expérience. «Le premier soir à Biarritz, on s’est vraiment demandé ce qu’on était venu faire dans cette galère et on a bien cru qu’on n’irait pas plus loin», précisent-elles. En reprenant contact avec leurs élèves, elles ont eu la surprise de constater que ces derniers avaient suivi la course par internet et étaient déjà bien informés de l’aventure.

Au cours de ce périple, elles ont apprécié la solidarité entre les équipages et ont tout de suite sympathisé avec des étudiants bordelais et bretons. «Ils nous ont vraiment aidées dans les moments difficiles.» Impressionnées par la gestion et l’organisation du rallye (2400 repas servis chaque soir, bivouac installé pour permettre à chacun de passer la nuit sous tente en plein désert entouré de Berbères), elles avouent avoir souffert du froid, la nuit et parfois le matin. «On a d’ailleurs dû conduire en certaines circonstances avec bonnet et gants, mais on ne retiendra que le positif: les beaux produits récoltés en Suisse (cartables, trousses, crayons, trainings, etc.) pour être distribués à Merzouga, la gentillesse des indigènes, la qualité de la nourriture servie même si cette dernière avait souvent chaque jour le même goût.»

Elles sont surtout conscientes d’avoir participé à une expérience fabuleuse qu’elles ne vont pas oublier de si tôt.
«C’était comme un rêve de découvrir ces paysages de dunes, ces contrastes saisissants, ces villages sans les infrastructures que nous connaissons en Suisse, même dans les endroits les plus reculés de notre pays, ajoutent-elles les yeux encore scintillants.»

Baulmes: une passion dévoreuse de temps

Gianfranco Silvestri est un collectionneur d’anciennes radios (depuis longtemps) et un authentique passionné de juke-box depuis une quinzaine d’années.

L’origine

Cette passion est née du cadeau de mariage de son épouse Amanda. C’était un Seeburg LP 160 datant de 1962. Il était en mauvais état et a nécessité une coûteuse réparation.

Bricoleur, méticuleux, patient, et surtout méthodique et volontaire, Gianfranco s’est alors informé sur ces merveilleuses machines. Il a voulu en comprendre le mécanisme et le fonctionnement et la passion est arrivée tout naturellement.
Des amis ou connaissances ont appris son hobby et l’ont contacté pour des remises en état parfois longues et périlleuses. Ces appareils ne sont pas des tableaux, mais des instruments, ils doivent donc fonctionner et je me lance à fond pour arriver à mes fins. Je pense en avoir déjà réparé une bonne quinzaine, précise-t-il.

L’apprentissage

Les forums sur internet lui sont devenus familiers. Il y trouve d’autres passionnés avec qui il partage ses soucis, ses questions et ses réussites. Dès lors, que l’appareil proposé soit un Wurlitzer (sa marque préférée), un Seeburg, un Rock-Ola ou un Rowe Ami, il trouve toujours le passionné qui lui transmettra la solution du problème. Il faut ensuite trouver les pièces à remplacer en passant commande aux USA, en Allemagne, Angleterre ou Hollande. Et si elles n’existent plus, il essaie (avec un succès certain) de les fabriquer.

Comme une réparation demande souvent des heures de travail, le devis de réparation proposé par un professionnel ou le temps d’attente sont souvent dissuasifs. De nombreuses personnes ont renoncé à la remise en état de leur objet de collection. Grâce à ces forums, le bricoleur patient peut se lancer dans l’aventure. Mais c’est compliqué, il faut avoir de la méthode, des connaissances électriques et mécaniques et commencer par la partie «ampli». Lorsque l’ampli fonctionne, la réussite est en point de mire, car la partie mécanique est moins compliquée.

La fierté du devoir accompli

En présentant le Wurlitzer 2600 (son préféré), il aime préciser que l’appareil était une épave achetée dans la région Fr. 300.–, qu’il a consacré pour sa réparation 150 heures de travail et investi un montant de Fr. 1 200.– pour les pièces. On comprend alors sa légitime fierté lorsqu’il souligne que l’appareil en question est estimé à Fr. 12 000.–.