Ballaigues : AscoVaBaNo… ma lentano

Le restaurant de la Croix d'Or, au centre de Ballaigues

Le restaurant de la Croix d'Or, au centre de Ballaigues

Une adhésion difficile

Le président du Conseil communal de Ballaigues Nathanaël Bourgeois avait flairé que l’un des objets de l’ordre du jour allait donner lieu à une discussion nourrie. Il s’agit de l’adhésion, à l’AscoVaBaNo (Association scolaire intercommunale de Vallorbe, Ballaigues, Vallée du Nozon) qui effectivement a occupé une longue tranche de la séance de lundi soir dernier.

Il faut dire que ce genre d’adhésion, forcée et presque aveugle, à une association intercommunale dont on ne peut même pas changer les statuts, selon l’avis toujours livresque, théorique et très discutable du SECRI (Service des Communes et des Relations Institutionnelles), n’a pas soulevé l’enthousiasme.

Au point même que la commission proposait une modification des statuts et qu’une partie du Conseil, notamment représentée par Pierre-Luc Maillefer et Jean-Jacques Bourgeois, estimait inopportun de laisser à un pouvoir décentralisé le droit d’acquérir ou d’aliéner des immeubles, alors même que cette association ne disposera, du moins en début de vie, d’aucune assise financière propre et que les communes resteront … solidairement responsables du paiement de dettes qu’elles n’auraient pas contractées.

Il a fallu toute la capacité de persuasion du syndic Raphaël Darbellay, qui siègera au comité exécutif de l’Association et qui a assuré qu’il le fera en contrôlant très strictement sa gestion, pour que finalement l’adhésion soit votée.

Avec il est vrai un nombre très important d’abstentions, signes manifestes de défiance à l’égard d’une construction juridique pas très prometteuse. A relever enfin que même du côté des  défenseurs de la nouvelle structure, des critiques assez vertes ont été faites à des statuts qui visiblement ne sont que le fruit du travail de juristes cantonaux bien au chaud dans leur bureau et peu au fait des réalités de la vie.

Un budget 2010 équilibré

La Municipalité a également déposé son projet de budget 2010. Etabli sur des bases conservatrices, mais avec quelques points d’interrogation sur le futur produit des impôts des personnes morales, le budget prévoit un léger excédent de recettes, qui prouve quelque part s’il le fallait encore que Ballaigues est une commune aisée.

Une commune qui normalement devrait bénéficier depuis 2011 de la nouvelle mouture de la péréquation intercommunale, si l’on en croit les chiffres provisoires annoncés par le syndic.

Véhicule pour la voirie

C’est sans discussion et sans doute un peu fatigués par la première partie animée de la séance que les conseillers ont enfin voté à l’unanimité un crédit de Fr. 81’000.—pour l’acquisition d’un nouveau véhicule multi-bennes pour la commune.

Photo Olivier Gfeller

Ballaigues : on y construit même des orgues

De gauche à droite, au moment des félicitations : Théo Heiniger, Quentin Maillefer, Arnaud Collomb et Charles Pillevuit

De gauche à droite, au moment des félicitations : Théo Heiniger, Quentin Maillefer, Arnaud Collomb et Charles Pillevuit

C’est au foyer de l’entreprise Dentsply Maillefer à Ballaigues qu’une trentaine d’invités avaient pris place vendredi passé à l’occasion de la présentation publique d’un orgue de Barbarie entièrement né en 2009 et cousu main entre la Suisse centrale, là où Guillaume Tell terrassa autrefois son adversaire Gessler et les terres actives du Jura Nord-Vaudois.

L’instrument est issu de la collaboration harmonieuse du maître en la matière Théo Heiniger, de Küssnacht am Rigi, l’un des seuls facteurs d’orgue de barbarie en Suisse, et de deux apprentis de la région, Arnaud Collomb, de Bretonnières, apprenti mécanicien chez Dentsply Maillefer et Quentin Maillefer, le régional de l’étape,  apprenti menuisier chez  Jean-Luc Leresche à Ballaigues.

Il y a déjà longtemps qu’a germé dans l’esprit de Théo Heiniger l’idée de faire partager son savoir à de jeunes artisans, et c’est ainsi un peu par le jeu du hasard que cet objet a vu le jour dans ces circonstances.

Le partage des tâches

Ainsi que le rappelait Charles Pillevuit lors de la courte partie officielle, lui qui se présente comme un vieux joueur d’orgue de Barbarie, «il est d’usage dans les métiers de l’art de réaliser ce qu’on appelle un chef-d’œuvre, pour couronner la période d’études par une création utile et belle, si possible».

Et dans le cas de l’orgue de Barbarie en question, il ne fait guère de doute qu’il s’agit bel et bien d’un chef-d’œuvre. La haute direction des travaux,  la conception générale et la coordination ont été prises en charge par Théo Heiniger, qui s’est lui-même chargé de la partie musicale proprement dite de l’instrument (tuyaux et ensemble des éléments de l’orchestrion, l’âme musicale de l’instrument), pendant que Quentin Maillefer soignait tout particulièrement la menuiserie, et singulièrement la partie visible de qui donne son visage à l’instrument.

Simultanément, Arnaud Collomb s’attelait à la mécanique interne, celle qui permet notamment aux deux soufflets en peau de …lapin actionnés par la traditionnelle manivelle de diriger un souffle contrôlé dans la tuyauterie musicale et de faire avancer les partitions musicales trouées.

Un inventeur de génie

A part la fabrication proprement dite  des orgues, Théo Heiniger transcrit lui-même la musique sur les rouleaux de papier troués qui, lorsqu’ils passent sur un axe de contrôle, permettent à l’air de passer ou non par un trou pour actionner le mécanisme musical.

Et si ces transcriptions se faisaient il n’y a pas très longtemps encore à travers le détournement d’une ancienne machine à écrire mécanique d’avant la deuxième guerre mondiale, le maître facteur d’orgues a lui-même inventé un dispositif électromécanique moderne qui permet actuellement de transcrire presque automatiquement n’importe quelle partition musicale sur un rouleau à trous destiné à l’instrument en question.

Une réussite collective

L’instrument présenté à Ballaigues est en bois clair, et il a pour la première fois permis officiellement aux sons de s’échapper de ses tuyaux, puisque tour à tour chacun des trois constructeurs a interprété un morceau classique retranscrit pour l’occasion sur rouleaux.

L’aboutissement d’une aventure collective de plus d’une année conduite dans les temps sous le dénominateur commun de la précision absolue et de la maîtrise nécessaire des différentes  techniques requises pour ce genre de constructions. Une belle aventure intergénérationnelle aussi.

Premier morceau officiel sur l’orgue.

Premier morceau officiel sur l’orgue.

Photos Olivier Gfeller

Ballaigues : 60 ans en diamant…

Janine et Pierre Maillefer

Janine et Pierre Maillefer

Famille Janine et Pierre Maillefer

60 ans de mariage…

On s’exclame, on félicite, mais sommes-nous réellement conscients de ce que cela représente ? Permettez-moi d’en douter aujourd’hui. Aujourd’hui,    où le nombre de couples se séparant devant le tribunal atteint 48 %.

Dans notre société d’immédiats, d’instants et d’émotions fugitifs, cette belle longévité fait du bien.

Ainsi Janine et Pierre Maillefer, habitants de Ballaigues, fêtèrent la semaine dernière leurs noces de diamant, leurs soixante ans de vie commune. Quatre enfants sont nés de cette union et aujourd’hui neuf petits-enfants les entourent.

Une pensée pour eux qui nous prouvent que les petites difficultés du quotidien peuvent être surmontées…

Photo Simon Leresche

Ballaigues : 2009 Country Music Festival

Image de l'édition 2007

Image de l'édition 2007

Ils étaient un peu considérés comme des originaux pour ne pas dire plus, lorsqu’en 1999 sous l’impulsion de leur président Eric Jeanneret, lui-même Countryman dans l’âme, les membres de la Société de Développement de Ballaigues lancèrent leur premier Festival de Musique Country.

Des originaux qui semble-t-il ont largement convaincu, puisque de succès en succès toujours grandissants, ils mettent sur pied pour les 27, 28 et 29 août la cinquième édition du Country Music Festival, avec l’appui de plus de 90 bénévoles. Cet événement bisannuel qui rassemble des amateurs de musique country venus de l’Europe entière verra cette année au programme entre autres vedettes les groupes Alleyson Rose, souvent surnommée la contagieuse, le Ian Scott Band et en soirée le samedi Liane Edward et Paul Mc Bonvin.

Les shows devenus traditionnels seront la responsabilité des groupes Colorado et Caramelka, alors qu’entre autres trouvailles des organisateurs pour cette année, les spectateurs pourront assister à des matches de catch féminins, masculins et même mixtes. Le samedi, dès le matin, balades à cheval, poneys, forgeronnes, artisans, indiens et sherifs et une restauration particulièrement soignée attendent les amateurs. A la Combettaz (terrain de sport au dessus du village) dès jeudi 27 août à 17h30.

Le programme complet ici

Nouveau : quelques images de l'édition 2009 (20.09.09)

Et en primeur  pour les internautes, une petite vidéo de Rose Alleyson (vendredi soir) en duo avec Carlton Moody.

Photo © SDB Ballaigues