La fontaine ronde à Ballaigues.

Ballaigues : sujets en forme de kaléidoscope

Première séance de reprise 2017 lundi soir pour le délibérant ballaigui placé sous la présidence de Samuel Maillefer. Avec entre autres le retour des opposants usuels aux éoliennes, qui ont exigé la communication par le bureau du Conseil du dossier électronique de mise à l’enquête du PPA Bel-Coster… avant même que cette mise à l’enquête ne soit intervenue. Le Président leur répondra qu’il n’est pas compétent pour le faire. Quant à l’Exécutif, bombardé lui aussi de courriers sur le même sujet, en provenance en particulier d’un avocat mandaté par ces mêmes opposants, il refusera la communication du dossier électronique, mais communiquera une copie papier du dossier. On sent déjà qu’à Ballaigues comme ailleurs, le sujet sera chaud dans les mois à venir.

Val TV propose de couvrir Ballaigues… contre rémunération.

Sur un autre thème, le SEVJ a proposé que Val TV se mette à faire des reportages dans la commune. Il semble avoir fait la même proposition à Vallorbe. Bonne idée peut-être, sauf que cette dernière impliquerait un coût de Fr. 2.– par mois et par habitant, soit d’environ Fr. 25 000.– par an à charge du contribuable. L’Exécutif, pas franchement déterminé sur la question, a transmis le dossier à la commission culturelle pour recueillir son avis.

STEP et transports scolaires

Alors que les travaux sur l’autoroute A9B ont repris pour leur dernière tranche, prévue d’ici au mois d’octobre, avec leur lot de fermetures périodiques nocturnes et de trafic supplémentaire au village, la commune a appris par la DGMR que la route Bretonnières-Vallorbe par les Grands Bois serait fermée de mai à octobre 2018 pour rénovation. Encore du trafic supplémentaire en vue pour le village, mais pour l’an prochain.

S’agissant de la STEP, la solution de branchement avec celle de Vallorbe était devisée à plus de 7 millions de francs, alors qu’une réhabilitation de la STEP existante coûterait deux millions de francs de moins. Un motif suffisant pour conduire l’Exécutif à renoncer au branchement avec Vallorbe. Enfin, l’occupation des deux bus conduisant les élèves à Vallorbe a dû être réglementée par classe, le deuxième bus étant résolument vide ou presque sans cette mesure. Tandis qu’un élève usager arrogant, indiscipliné et désagréable avec les chauffeurs a dû être tout simplement interdit de transports scolaires.

David Varidel, du bureau de géomètres BR + de Vallorbe et le syndic Raphaël Darbellay expliquent le projet de PPA aux propriétaires concernés.

Ballaigues : première zone de réserve dans un PPA

Il y a quelques années, des projets concrets existaient pour créer, au-dessus de la route cantonale Lignerolle-Ballaigues à l’entrée est de la localité, une zone d’habitation supplémentaire dans le secteur de «La Fin des Rites». En décembre 2010, l’exécutif annonçait même que «la procédure d’extension de la zone à bâtir en question avait reçu un préavis favorable des services cantonaux concernés». Ce projet comprenait la création d’un rond-point modifiant l’accès à la zone industrielle dans laquelle se trouve l’entreprise Dentsply.

Ceci appartient toutefois à un passé révolu et bien rangé dans les tiroirs. En effet, de prescriptions cantonales supplémentaires en mise en application de la LAT controversée, une extension hors du périmètre proprement dit du village n’est plus possible. Le syndic Raphaël Darbellay prévoit «une augmentation de la population résidente à 1100-1200 habitants environ à l’horizon 2030, des chiffres raisonnables au-delà desquels d’autres questions se poseraient en matière d’infrastructures nécessaires».

Le PPA «La Fin »

Un autre PPA (Plan partiel d’affectation) est actuellement à l’enquête publique, celui de la zone industrielle de l’entreprise Dentsply et des parcelles la jouxtant. Cette portion du territoire de la commune d’environ 60 000 m2 est régie par un ancien PPA qui date de 1992, dont les détails ne correspondent plus à la réalité du terrain. En particulier à l’existence d’une zone destinée à du petit artisanat, créée à l’époque, mais qui n’a jamais trouvé preneur.

La modification actuellement à l’enquête, fruit d’un travail de 10 ans, vise à harmoniser les zones et les immeubles et à permettre la création d’un nouvel accès routier pour l’entreprise. Il se situera environ 100 mètres plus haut que l’accès actuel. Il devrait assurer une desserte pratique pour tous les types de véhicules. La modification entraîne aussi la mise en zone réservée de 3 parcelles sans rapport avec l’entreprise. Il s’agira de la première application formelle de ce type de zonage à Ballaigues, qui gèle pour 5 ans toute construction sur le territoire réservé. D’autres de mises en réserve de ce type, pourraient intervenir dans le futur.

Futur proche

Dès que possible, la modification du PPA sera soumise au Conseil communal. Ce dernier statuera sur les éventuelles oppositions avant que le dossier reparte en direction du canton. Si tout se passe bien, l’exécutif espère le retour du dossier pour la rentrée de septembre et les travaux qui accompagnent le PPA pour 2018, soit le nouvel accès à l’entreprise Dentsply et rénovation complète du carrefour d’entrée de la localité direction Lignerolle.

Frédéric et Max Santschi posent devant la maquette.

Ballaigues : Morachon ! Tout le monde descend…

Lors des festivités du centenaire du percement du Tunnel du Mont d’Or en 2015, Max Santschi, qui demeure à Morachon au-dessus de Ballaigues avec sa famille, est tombé en admiration devant des maquettes de trains électriques exposées en marge de la manifestation, allant jusqu’à souhaiter en construire une du début à la fin. Son père Frédéric, qui affiche un nombre impressionnant de maquettes de train déjà construites durant son existence, a répondu positivement à l’appel de son fils.

Fin 2015, il s’est d’abord agi de trouver un emplacement pratique pour la future construction du «Petit Train des Nuages». C’est dans l’ancienne roulotte retapée d’une Jeunesse de village, repeinte et disposée près de l’habitation familiale que les travaux ont débuté. Loin de la poussière et dans un environnement fixe dédié uniquement à cette activité et qui constitue donc la première gare de Ballaigues, même si elle ne figure pas sur l’horaire officiel.

Matériel de base familial

Les cartons familiaux contenant rails, trains et éléments de décor en échelle HO ont servi de base à la construction. Le reste du matériel a été acquis patiemment sur internet, une caverne d’Ali-Baba où se croisent nombre de passionnés. Après plusieurs centaines d’heures de travaux en commun, le «Team Santschi» est ravi de pouvoir présenter les premiers résultats impressionnants de son travail. Plus de 80 mètres de circuit, deux «ascenseurs» hélicoïdaux complexes à construire, mais entièrement faits main permettent aux compositions de s’élever et d’utiliser le haut de l’espace disponible pour traverser la totalité de la roulotte de plus de 8 mètres de long.

Tout fonctionne, les trains se croisent et ne se heurtent pas. Ils traversent un premier village lui aussi fait main et dont l’arrière-plan a été peint par la maman Pily, artiste amateur à ses heures. Les pentes franchies sont vertigineuses. À en croire les créateurs, il y a encore du travail jusqu’à la retraite du papa, si une grande partie des extensions rêvées est réalisée. Pas de doute que la maquette évoluera. Difficile en revanche de planifier exactement la réalisation des étapes.

Max Santschi a lui-même pris quelques images de l’avancement des travaux, que l’on trouve sur son site internet à l’adresse suivante : http://santschijr.wixsite.com/letraindanslesnuages

Ballaigues à la fin de l'été

Ballaigues : près de 2 millions récupérés

Ballaigues est un village heureux. Les calculs 2014 du canton ayant été erronés lors de l’établissement de la facture sociale et de la péréquation notamment, il a été remboursé d’une somme de 1,8 million environ. C’est dire que les nouveaux conseillers ont entamé la législature avec cette bonne nouvelle et les recommandations de leur nouveau président Samuel Maillefer au sujet des us et coutumes du Conseil.

Dans la foulée, ils ont appris que le taux d’imposition resterait inchangé à 66. La Municipalité a profité de l’occasion pour revoir ses compétences financières. Elle pourra désormais dépenser jusqu’à Fr. 50 000.– maximum par objet, sans avoir l’approbation du CC, mais elle ne devra pas dépasser les Fr. 100 000.– annuels. Le conseil a admis une participation de la commune de Fr. 66 700.– pour la construction, sur le territoire de Rances, d’un hangar à plaquettes du triage du Suchet qui a trouvé un débouché avec le chauffage à distance d’un EMS et d’un quartier d’Orbe, à partir de 2017.

L’avenir de la Croix d’Or

Enfin, Pierre-Luc Maillefer a lancé une interpellation à propos de l’avenir du bâtiment de la Croix d’Or. Il a insisté sur le fait qu’il était le seul établissement public de la commune. Dans son intervention, il a posé plusieurs questions à propos du maintien d’un café et a appelé de ses voeux la mise en place d’un restaurant de qualité voire d’une petite infrastructure hôtelière et de salles pour la culture.

Au terme du conseil, le syndic Raphaël Darbellay a précisé que la commune attendait prochainement le rapport des monuments historiques cantonaux pour savoir ce qu’il était possible d’entreprendre en ce lieu avant d’envisager d’autres solutions au village.

Debout au centre, le président Claude Recordon durant l’assemblée. A sa droite, le vice-président Stéphane Costantini, la directrice Martine Favre et l’administrateur sortant Jacques-André Mayor.

Ballaigues: Voénergies en croissance

L’assemblée générale ordinaire des actionnaires du groupe Voénergies s’est tenue à Ballaigues, au Centre villageois. L’année 2015 aura été une année de croissance pour le distributeur et producteur régional d’énergies. C’est en effet en 2015 que la Société Urbagaz SA a été intégrée à la suite de l’échange d’actions intervenu entre les communes d’Orbe, de Chavornay et la holding du groupe. Une façon d’étendre de façon substantielle l’aire de distribution existante. En 2015 également, le groupe a absorbé deux sociétés de téléréseaux – Mormonnet et Oronvision –, faisant ainsi passer sa zone de desserte de 31 à 50 communes et augmentant ses clients de 7’000 à 10’000. Toujours du côté du multimédia, un domaine qui marche fort, le groupe a pris une participation de 5% dans le câblo-opérateur Netplus.ch SA qui fournit les signaux de télévision aux clients de la région ainsi qu’à quinze autres téléréseaux romands. Tout récemment enfin, la population vallorbière a approuvé le parc éolien «Sur Grati», après une période référendaire éprouvante. L’assurance de pouvoir à terme – une fois les procédés judiciaires des opposants réglés – couvrir la totalité du courant consommé dans la zone de distribution par une production régionale, qui plus est uniquement réalisée au travers d’énergies renouvelables.

Résultats encourageants

Dans un contexte de prix de l’électricité très bas et d’ouverture partielle du marché pour les gros consommateurs, l’exercice 2015 a dégagé un profit de l’ordre de Fr. 500000.–, en légère diminution par rapport à celui de 2014, mais permettant quand même la distribution d’un dividende de 6% en faveur des actionnaires. Comptes, gestion, utilisation du bénéfice et rapports ont été acceptés sans discussion. Le président du conseil d’administration, Claude Recordon, qui n’est plus le syndic d’Orbe au moment de la parution de ce numéro, conserve son siège au conseil d’administration, ceci pour 3 ans, mais cette fois en qualité de représentant des actionnaires privés. «Un honneur pour moi, un plaisir aussi et l’assurance de rester jeune en devant faire face quotidiennement à des défis majeurs passionnants» précisera Claude Recordon dans son allocution. De son côté, le municipal sortant urbigène Jacques-André Mayor a quitté le conseil, assurant l’assistance «qu’il avait eu plaisir à travailler avec tous ses collègues».

La question qui tue

Un actionnaire a choisi les «divers» pour reprendre à son compte la question-bateau des anti-éoliens. «Comment peut-on parler de pourcentage de production d’éoliennes, alors que ces dernières produisent de façon très intermittente?» L’occasion pour la directrice Martine Favre de lui rappeler que toutes les installations de production électrique sont en permanence interconnectées à un réseau suisse et européen. Dans lequel elles injectent la totalité de leur production, intermittente pour les éoliennes comme – depuis des décennies – pour les barrages ou les installations au fil de l’eau. On parle donc de chiffres de production globaux et de pourcentages globaux. Le fait que les éoliennes s’arrêtent, ne coupe pas pour autant la lumière de la lampe de chevet de Monsieur tout le monde. Le relais est pris par une autre électricité produite ailleurs, mais véhiculée sur le même réseau. Le principe physique de base étant, en plus, que chaque électron produit recherche toujours à être consommé le plus vite possible et le plus près possible de son lieu de production.

Une société locale bien vivante, la Jeunesse, et sa traditionnelle participation au Téléthon (ici en 2015)

Ballaigues: le franc fort à l’oeuvre

Avant-dernier exercice au perchoir pour le président Jean-François Faivre, lundi soir, qui quittera sa fonction pour rejoindre l’exécutif le 1er juillet. Avec au menu un ordre du jour chargé, immédiatement amputé d’un point, sur proposition de Raymond Durussel: l’examen du rapport sur le nouveau règlement communal sur le service de l’eau a été repoussé à une séance ultérieure, pour n’avoir pas été mis à disposition des conseillers dans les délais réglementaires.

Au chapitre des communications municipales, le syndic Raphaël Darbellay a fourni les dernières estimations des incidences de RIE III sur les finances communales. «Selon une étude chiffrée de l’UCV sur les rentrées fiscales induites par chaque grande entreprise du Canton, le produit des impôts des personnes morales diminuera à Ballaigues, dès 2020, d’environ 1.75 million de francs par an. Combinée avec la diminution qui en résulte des charges de péréquation de 1.3 million de francs par an, la différence nette de perte de substance fiscale pour la commune atteindra un total d’environ Fr. 450 000.– par année, soit de 6 points d’impôts en valeur 2014. Une somme qu’il faudra bien financer d’une façon ou d’une autre», a précisé le grand argentier.

Exercice 2015 déficitaire

La commission de gestion a présenté un rapport 2015 constitué d’une longue litanie énumérative de travaux et d’interventions effectués par l’exécutif en concluant à la gestion correcte de la commune. On peut regretter cette forme de rapport qui ne s’intéresse pas de façon complète à quelques cas-exemples pour décortiquer vraiment comment ils ont été gérés, financés, exécutés, dans quels délais, comment la procédure légale, les appels d’offres, la facturation, les paiements, le contrôle interne, ont par exemple été organisés.

Car la liste des travaux nécessaires entrepris se retrouve dans le rapport de gestion de l’exécutif, qui d’ailleurs se demande cette année si ce dernier ne fait pas précisément double emploi. Les comptes 2015 ont été déposés et affichent un excédent de charges de Fr. 300 000.– sur un total de dépenses et recettes de 8.7, respectivement 8.4 millions de francs. Cet excédent de charges représente environ 4 points d’impôts. Il provient essentiellement d’une diminution de la capacité contributive des grandes entreprises locales, atteintes entre autres par les effets du franc fort et par le ralentissement des affaires qui en résulte.

Culture vivante

Pierre-Luc Maillefer a présenté les réflexions de la commission culturelle sortante. Avec une liste des manifestations qui se sont déroulées au village sous l’impulsion des nombreuses sociétés locales, mais aussi avec plusieurs points que la prochaine commission devra étudier, notamment la création d’un centre culturel communal ou encore la question toujours ouverte de la participation à cette commission de personnalités hors conseil, ainsi que cela se pratique ailleurs et celle de l’aiguillon coordinateur qui permettrait de mieux planifier les activités culturelles, qui restent un lien intergénérationnel fort.

Ballaigues: résultats du 2e tour de l’élection à la Municipalité

Est éluChristian Nyffenegger avec 132 voix  (participation 46.05 %)

 

Obiennent des voix:

2 Löffler José 118
3 Junod Michel 94
4 Leresche Catherine 3
5 Bettschen Charles 1
6 Durussel Raymond 1
7 Leresche Cédric 1
8 Leresche Stéphane 1
De gauche à droite: Jean-Marc Blanc, Christel Truan, Isabelle Otz et François Leresche juste avant l’exposé.

Ballaigues: l’éolien pas rentable?

Le Centre villageois de Ballaigues a fait le plein mardi soir passé à l’occasion de la soirée d’information du mouvement anti-éolien SOS Jura Vaud-Sud. Saisissant l’occasion de la prochaine mise à l’enquête publique de différents parcs éoliens proches et singulièrement de celui du Bel-Coster, qui touchera Ballaigues, Lignerolle et L’Abergement avec neuf hélices géantes de 150 mètres de hauteur mesurée au moyeu des machines, les membres de l’association ont présenté leur vision de l’énergie éolienne en général et les raisons qui motivent leur opposition de principe.

Après une entrée en matière plus axée sur les contours paysagers du projet du Bel-Coster à laquelle s’est attaché Pierre Sauvain de Vallorbe, c’est François Leresche, de Ballaigues, qui s’est exprimé. Sortir du nucléaire nécessite de trouver une énergie de remplacement pour ce qui constitue actuellement environ 40% du courant consommé, soit le courant appelé «en ruban» parfaitement régulier, ce qui n’est pas le cas du courant éolien qui est le champion de l’intermittence aux yeux de l’orateur du soir.

La part du gâteau

Selon François Leresche, les promoteurs des éoliennes ne semblent attirés que par des considérations financières: pouvoir investir une partie des 9 milliards de francs qui seront nécessaires à la construction des 900 éoliennes prévues en Suisse (en moyenne 10 millions de francs par machine). Et surtout pouvoir investir en étant certain d’obtenir, avec la rétribution fédérale à prix coûtant RPC une rentabilité financière garantie par la Confédération – mais payée par les consommateurs – aux alentours de 21 centimes le kWh. Ce système a été battu en brèche durant toute la soirée, au motif que rien ne garantissait sa durée dans le temps.

Le courant électrique sur le marché européen se négocierait actuellement aux environs de 4 centimes le KWH. La promotion coûteuse de l’éolien serait à la source de la mise en sommeil des barrages qui ne sont plus rentables. Par ailleurs, pour contrer les hausses de tensions subites provoquées sur le réseau par les éoliennes, Swissgrid devrait investir environ 15 milliards de francs supplémentaires pour de nouvelles lignes à très haute tension. En forme de conclusion, les organisateurs proposent simplement d’avoir la sagesse de renoncer à l’éolien.

Divers avis se sont ensuite élevés dans la salle, certains partisans de l’éolien n’hésitant pas à comparer l’exposé de François Leresche à un «gigantesque galimatias de mauvaise foi». Des opposants à l’éolien ont aussi apporté leur pierre à la discussion, notamment quant à l’aspect fragile de la garantie dans le temps de la RPC.

Les nombreux participants à la séance et tout au fond, le président Jean-François Faivre.

Ballaigues: ça bouge à Ballaigues

Lundi soir, sous la présidence de Jean-François Faivre, président du conseil communal, le Centre villageois bruissait sous les murmures de très nombreux villageois venus pour assister à la traditionnelle assemblée de commune. Cette réunion a lieu une fois tous les 5 ans, depuis l’adoption de la nouvelle constitution vaudoise, en vue de présenter le processus électoral communal du printemps 2016 et, si possible, de former une liste d’entente aussi bien pour l’élection au conseil communal qu’à celle de la municipalité.

Le président a d’entrée de jeu rappelé les règles générales et le calendrier, ainsi que les «places disponibles», 35 pour le conseil, 5 à l’exécutif, et 7 pour des suppléants, tous étant à élire au scrutin majoritaire à deux tours. Très rapidement, l’assemblée a passé à la présentation de candidats. Au total, ce ne sont pas moins de 52 candidats pour les 35 sièges qui ont été présentés et ont accepté de figurer sur la liste d’entente.

Surprise pour l’exécutif

Aspect réjouissant de cet exercice, bon nombre de jeunes du village se sont déclarés prêts à exercer cette charge, ce qui était nettement moins le cas lors de la précédente législature. Pour l’essentiel, les candidatures émanent de Ballaiguis de souche ou du moins d’adoption depuis longtemps. La surprise est venue de la liste à constituer pour la municipalité. Alors qu’on imaginait une élection tranquille des 5 sortants qui se représentent, deux candidatures supplémentaires viennent pimenter l’exercice.

Celle de l’actuel président du conseil Jean-François Faivre, qui a estimé utile de se mettre à disposition de la communauté ainsi que celle de Cathy Leresche, absente lors de l’assemblée, mais qui a siégé au conseil communal durant 9 ans. C’est donc ainsi, en moins de 45 minutes, que la démocratie à Ballaigues a montré qu’elle était bien vivante au pied du Bel-Coster. La clôture des listes a lieu le 11 janvier et il n’est pas impossible que d’autres candidatures se manifestent encore d’ici-là, si l’on en croit quelques apartés d’après séance.

Jura-Rosaly

Ballaigues: «Réservons un bon accueil aux requérants»

L’Omnibus l’avait annoncé dans son édition du 30 octobre, ce sont 75 requérants d’asile qui viendront augmenter les rangs de la population de Ballaigues à partir de la semaine prochaine. Ils résideront à Jura-Rosaly, soit à environ 800 mètres en dehors de la localité. «Ils n’arriveront pas d’un coup, mais de façon échelonnée, a précisé le syndic Raphaël Darbellay, qui a par ailleurs «déploré que l’embargo strict qu’il avait exigé sur cette information n’ait pas été respecté et que cette dernière ait pu être diffusée dans la presse avant que le Conseil puisse en être nanti».

Ce séjour est une opération strictement privée entre l’EVAM (Établissement vaudois d’accueil des migrants) et la propriétaire des locaux, opération qui a reçu l’aval du département du Conseiller d’Etat Philippe Leuba. Ce seront avant tout des familles avec des enfants avant ou après l’âge de la scolarité, en provenance de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan et quelques personnes seules. Leur séjour à Ballaigues ne devrait pas s’étendre au-delà du début du printemps 2016, le 31 mars ou 30 avril. La Fondation Grain de Blé, propriétaire des bâtiments, a en effet déjà des réservations pour ses camps de jeunesse habituels ultérieurement en 2016. Le groupe de migrants n’arrive pas sans un encadrement adéquat d’une dizaine de personnes en tout en comptant les cuisiniers, les surveillants, dont un permanent 24 heures sur 24, les travailleurs sociaux et l’administration.

Un point de situation sera fait après la fin du séjour avec les parties en présence, pour déterminer si cette opération pourra être reconduite ou non. L’EVAM (Établissement vaudois d’accueil des migrants) est à la recherche de solutions pérennes, alors que la fondation a besoin de ses locaux durant la belle saison, «ce qui risque de rendre sa réitération plus difficile», a ajouté le syndic. Il a également exhorté la population à réserver un bon accueil à cette population provisoire et nouvelle. «Nous ne sommes pas élus pour créer des problèmes, mais pour les résoudre» a-t-il ajouté, en précisant «qu’il verrait d’un bon œil la création citoyenne d’un groupe d’accueil local. L’ARAVOH sera en tout cas contactée par la commune pour voir dans quelle mesure elle peut aussi s’occuper des migrants ballaiguis». À relever que ce point n’a soulevé aucune discussion ni remarque dans l’assemblée. Des réunions régulières auront lieu, notamment avec la police, pour débattre des éventuels problèmes de sécurité qui pourraient intervenir. «Dans un premier temps et en cas de nécessité ou de problème, la population doit s’adresser directement à moi», a encore ajouté le syndic.

La Grand-Rue n’est pas aux normes

Le Conseil a encore approuvé la vente des actions AVO au groupe Helvetia Environnement «tant qu’un acheteur existe et qu’un prix peut donc être formé». L’exécutif a aussi déposé son projet de budget 2016 qui montre un excédent de recettes et qui a dû donner du fil à retordre à ceux qui l’ont conçu, différents services de l’État – dont les impôts – s’étant trompés de plus d’un million de francs dans leurs calculs.

Un expert a par ailleurs été requis pour constater l’état du goudronnage de la Grand-Rue qui est complètement bosselée. Son verdict est sans appel: sur toute la longueur du village, de la Cure à la sortie direction Orbe, ces travaux ont été jugés «non conformes aux règles de l’art». Le groupe Grisoni – Zaugg qui a effectué les travaux l’été passé doit encore se déterminer, mais il est plus que probable que les travaux de goudronnage final devront reprendre l’an prochain, avec le dégrappage de la dernière couche et une nouvelle pose.

Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la Le Choeur d’Hommes d’Arnex, sous la direction de Christelle Muth

Superbe 80e Giron Choral

C’est sous le thème «Générations… en chantée» que le 80e Giron Choral de la plaine de l’Orbe s’est déroulé samedi à Ballaigues. On aurait pu imaginer que le soleil ne fasse pas grève ce jour-là. Mais la bonne humeur et l’application des choristes n’avaient visiblement pas besoin de lui pour régner en maître sur cette journée qui fut longue et riche en émotions.

La matinée a permis aux 11 formations de la région qui avaient fait le déplacement de répéter une dernière fois et de se faire déjà entendre des amateurs aux quatre coins du village, ainsi qu’au centre villageois, cœur de la manifestation. Après une pause méritée, l’après-midi était consacré, comme le veut la tradition, au concert public. Chaque chœur a présenté deux morceaux, entrecoupés par des présentations amusantes et souvent taquines de Luc Leresche. Le programme musical a été très varié, allant de chansons d’Émile Gardaz à des mélodies anonymes du 17e siècle, en passant par des gospels ou une incursion dans le monde des comédies musicales. Sérieux sur nombre de points et sur le «la» initial, le juge pianotait sans musique sur son ordinateur en plein centre de la salle, dans laquelle plus aucune place n’était disponible.

Splendides choeurs d’ensemble

C’est sous la direction de Massimo Graa que vers 16 h .ont eu lieu les choeurs d’ensemble. Ces derniers pour choeurs mixtes, puis pour chœurs d’hommes, rejoints pour l’occasion par des enfants des classes de Ballaigues, ont été justement acclamés par le public, dont les cris et applaudissements ont retenti loin à la ronde. Avant le traditionnel banquet du soir précédé de la partie officielle, les ensembles ont encore donné de la voix dans un 5 à 7 qui aura mêlé généreusement musique, convivialité et verrées. Aussi bien pour les organisateurs locaux que pour le comité d’organisation présidé par René Lambercy, la tâche a été bien menée et la fête a été belle. Tout juste persiste-t-il dans l’esprit du président ce souci de «voir les chœurs avoir une fâcheuse tendance à prendre de l’âge, faute de relève suffisante».

On ne peut qu’espérer que la perpétuation des girons choraux saura convaincre des jeunes de rejoindre l’une ou l’autre des formations présentes à Ballaigues.

Ballaigues: les grands travaux continuent

C’est un ordre du jour au régime minceur qui attendait la petite trentaine de conseillères et conseillers ayant répondu présents lundi soir à l’appel du président Frédéric Santschi. Après avoir pris connaissance de la démission de Guillaume Poncet, les élus ont dû constater, presque déçus, que pour une fois l’exécutif n’avait aucune communication à leur faire. Ils se sont donc rabattus sur l’élection peu disputée d’un nouveau délégué supplémentaire à l’ORPC d’Orbe, le village y ayant droit en raison du nombre de ses habitants qui désormais dépasse le millier. C’est Valentin Santschi qui a été choisi pour cette mission, qui selon les aveux mêmes du délégué actuel de la commune, le municipal Michel Junod, ne devrait pas peser trop lourd dans son agenda annuel.

Encore des trous

L’exécutif et singulièrement Thomas Maillefer n’a pas encore terminé la fameuse réfection de la traversée du village qu’il souhaite rempiler avec de nouveaux grands travaux. C’est donc un investissement de l’ordre
Fr. 985 000.– qui va être soumis à l’examen d’une commission ad hoc, ainsi que de la commission des finances, en vue de financer la réfection des services EU-EC et autres sur un tronçon allant de la ruelle du Chalet, et se poursuivant sur la première partie de la route du Signal. L’équipement de ces tronçons est très vétuste et comme VO Énergies a planifié la rénovation et l’extension de son réseau dans ces zones, la commune veut profiter des fouilles pour effectuer ces travaux.

2016 se rapproche

L’exécutif a également déposé en dernière minute le préavis traditionnel relatif au nombre de conseillers à élire pour la prochaine législature 2016-2021, que ce soit pour le Conseil communal ou pour la Municipalité. Une commission va donc plancher sur la proposition de l’exécutif et suggérer une solution au délibérant dans les semaines à venir.