Le bâtiment en réfection de la Croix d’Or orné de ses publicités multiples.

Ballaigues: Zone réservée refusée par le Conseil

Placé sous la présidence de Samuel Maillefer, le délibérant ballaigui a sans doute voulu marquer politiquement sa défiance et son désaccord avec la politique cantonale en matière d‘aménagement du territoire, singulièrement celle du Service du développement territorial (SDT), « qui manque de vision d’ensemble adaptée à la situation actuelle – ne connaît pas mieux l’aménagement du territoire que lui-même, géomètre officiel depuis 40 ans – ne sait jouer du cor de chasse. Un SDT qui ne réfléchit qu’avec une calculette en mains, quand ce ne sont pas avec de simples tableaux Excel » s’est exclamé le conseiller Raymond Durussel dans une philippique qui a dû faire siffler quelques paires d’oreilles du côté de Lausanne. Ceci au moment de traiter le préavis municipal proposant la création d’une zone réservée sur tout le territoire communal pour une durée de 5 ans.

Une mesure qui interdit le dépôt de toute nouvelle demande de permis de construire des logements sur le territoire communal. En acceptant ce projet, vous prenez la responsabilité locale de dépouiller les propriétaires d’environ 10 millions de francs de patrimoine, avec les 60 000 m2 de surface excédentaire que de toute façon la commune devra dézoner au terme d’un processus qui ne manquera pas de créer oppositions et procédures administratives et judiciaires interminables.

« Laissez donc le canton omniscient se débrouiller directement avec ce dossier, puisque de toute façon il n’en fait qu’à sa tête » a ajouté l’intervenant, qui a encore fustigé l’application dogmatique et bornée que font les fonctionnaires du SDT des dispositions légales de la LAT et de la LATC. Un service qui ne cesse aussi de se faire corriger par le Tribunal cantonal (Cour de droit administratif et public) au terme de coûteuses procédures pour les propriétaires et le contribuable ou fait déjà figurer la zone réservée de Ballaigues en rouge sur le site géomatique du canton, ceci depuis juin 2017 et avant même la décision de ce soir.

L’Exécutif tient à son projet

Au nom de l’Exécutif, le syndic Raphaël Darbellay a rappelé que la LAT avait été largement acceptée par le peuple suisse en mars 2013, sauf à Ballaigues il est vrai. Il a vanté les avantages de la zone réservée en matière d’égalité de traitement et de clarté et insisté sur le risque de guerre ouverte avec le canton en cas de refus. Une guerre qui pourrait signifier la nécessité de trouver de nouveaux municipaux pour la mener. « Une guerre qui pourrait aussi se dérouler entre voisins propriétaires, ce qui ne serait pas mieux » a relevé Pierre-Luc Maillefer. Au vote final exécuté à bulletin secret, la zone réservée a été rejetée par 12 voix contre 9 et 5 abstentions.

Comptes 2017 bénéficiaires

Les comptes 2017 ont été déposés et présentés par l’Exécutif. Ils font ressortir un solde bénéficiaire de l’ordre de Fr. 103 000.– sur un total de recettes et dépenses avoisinant les 7.5 millions de francs. Des comptes jugés une nouvelle fois excellents et qui sont affectés par des variations importantes de l’impôt sur les sociétés.

La machine à tourner

Ballaigues: Passion et excellence pour le Gruyère AOP local

Samedi dernier avait lieu la journée portes ouvertes organisée par les propriétaires et les exploitants de la nouvelle cave à fromages de Ballaigues. Il y a quelques années, les paysans «couleurs» de la localité, qui sont en même temps les propriétaires de la vénérable «Société de laiterie» fondée en 1898 – présidée par Romain Bourgeois – ont dû constater que l’ancienne cave située au sous-sol de la fromagerie elle-même était devenue trop exiguë. Ils ont donc décidé de construire une nouvelle cave de plain-pied, située à quelques encablures de l’exploitation elle-même. Les copropriétaires et gérants de la Fromagerie du Coteau Jean-Pierre Chuard et son fils Frenky ont participé dès l’origine à la conception de l’édifice, sur le plan de la technique fromagère surtout.

La quatrième génération de fromagers

L’arrière-grand-père de Frenky produisait un fromage par jour. Aujourd’hui avec l’automatisation, la production se compte en tonnes. La grande cave-halle où mûrissent les fromages est entièrement automatisée. Un robot saisit délicatement les fromages, les frotte, les tourne et les remet en place, ceci durant 10 à 15 heures. Cette nouvelle cave-halle est ouverte depuis une année. Elle permet à la fromagerie de collecter le lait de Ballaigues, mais aussi celui d’Agiez et de Pompaples, à la suite de la fermeture de la laiterie d’Arnex. La production a passé de 1,2 à plus de 3 millions de litres de lait par année. Les fromagers ne peuvent commercialiser en direct que 4% de leur production. Le solde est mis sur le marché par un négociant en Suisse alémanique, qui en exporte une grande partie en Angleterre. La fromagerie du Coteau de la famille Chuard fabrique 90% de Gruyère AOP avec le numéro distinctif 4379 moulé sur chaque meule. La production de Gruyère AOP est complétée de septembre à mars par celle du Vacherin Mont-d’Or « Le Ballaigui », lui aussi AOP, qui est produit à Ballaigues, mais affiné à l’Auberson chez Vincent Tyrode, un grand spécialiste de cette étape déterminante.

Jean-Pierre Chuard concède que l’on ne passe pas à l’automatisation sans difficulté. « Il m’a d’abord fallu refaire mon sens de l’odorat. Un fromager pénètre dans la cave et sait tout de suite si le taux ambiant d’ammoniac et l’odeur sont optimaux. Changer de cave change aussi la perception de ces odeurs. De même le salage qui n’est plus fait à la main, mais par le robot, doit être très finement réglé en plusieurs essais, en sachant qu’il faut plus de trois mois pour que la meule atteigne sa première maturité.»

Petits chaudrons dans les grands

Les organisateurs de la journée avaient mis les petits chaudrons dans les grands. De nombreux discours, dont celui du conseiller national Jacques Nicolet, venu avec sa quadruple casquette de voisin, d’agriculteur couleur de lait, de délégué de l’Interprofession du Gruyère. La journée a continué avec plusieurs animations musicales, un apéritif offert par la commune de Ballaigues. Une grande cantine avait été aménagée pour y déguster la fondue. Une démonstration de fabrication de fromage dans un chaudron a aussi eu lieu.

Chalet des Cernys.

Ballaigues: de l’eau potable pour les chalets d’alpage

Le délibérant ballaigui s’est réuni lundi sous l’autorité de son vice-président Jean-Luc Leresche. La mise en place d’un dispositif d’adduction d’eau potable aux deux chalets propriété de la commune – «Les Cernys et la Poyette» a été décidée sans discussion. Ces deux chalets sont globalement en déficit d’eau potable de plus de 600 m3 par année, que ce soit pour abreuver des génisses ou pour la fabrication du fromage. Les «Cernys» seront raccordés au réseau, non sans la création d’un réservoir et la pose de pompes actionnées par des panneaux solaires. La Poyette de son côté sera raccordée à une source qui est proche du chalet et verra ses alentours ornés d’un étang bâché destiné à retenir l’eau de pluie à l’usage des bovins assoiffés. A moitié couvert par des subventions, l’investissement décidé s’élève à Fr. 150 000 environ.

Du côté des investissements routiers, l’entrée est du village vers l’Entreprise Dentsply sera entièrement revue et corrigée, selon une décision prise en 2017, mais dont les incidences financières n’avaient pas été entérinées. C’est désormais chose faite pour un total de l’ordre de 1,285 million de francs. Les travaux effectifs ne devraient pas intervenir avant 2019, pour ne pas coïncider avec ceux qui touchent encore cette année l’autoroute A 9 b et la route des Grands Bois.

Rififi à la PCI

Les incidents et tensions actuels qui entachent l’image de la nouvelle ORPC régionale ont à nouveau fait l’objet de remarques du municipal en charge du dossier Christian Nyffenegger, qui a lui-même qualifié la situation de «rififi». «Si cet organisme continue à être géré comme il l’est actuellement, les coûts de la PC ne vont pas tarder à grimper» a-t-il affirmé tout en dénonçant une nouvelle fois une gestion autocratique «qui en trois mois a réussi la performance de casser tout ce que 25 ans de gestion préalable intelligente avaient mis en place sous la houlette de l’ancien commandant actuellement écarté». Une assemblée générale extraordinaire aura lieu prochainement, qui devrait offrir la possibilité aux communes de réagir de la manière appropriée. A relever aussi que du côté des jeunes astreints à la PC, les critiques fusent aussi, notamment sur des convocations mammouth à la Vallée de Joux destinées à apprendre à casser des cailloux au marteau-piqueur dans une gravière toute une journée, une formation «utile» dans le domaine concerné.

De gauche à droite: le président du Conseil communal Samuel Maillefer, les cadres de personnel et les membres de la Municipalité.

Ballaigues: la commune s’étoffe

Vendredi soir, la commune a reçu officiellement au Centre villageois ses nouveaux habitants arrivés en 2017, lors d’une cérémonie devenue traditionnelle depuis de longues années. C’est le syndic Raphaël Darbellay et son exécutif « in corpore » qui ont accueilli plus d’une centaine de personnes, parmi lesquelles on comptait nombre d’anciens résidents et passablement de nouveaux arrivés. Dans son allocution de bienvenue, le syndic a rappelé le développement du village qui a compté de nombreuses années durant environ 850 habitants. Après le tournant du siècle, la progression annuelle a augmenté pour permettre à la population d’atteindre aujourd’hui un nouveau palier de 1 100 unités.

En 2017, le mouvement net n’a été que de quelques unités, puisque l’on a compté 119 départs pour 111 arrivées. Avec les constructions actuellement en cours, on devrait voir la population continuer d’évoluer ces prochaines années. Le syndic a aussi rappelé à l’assistance que Ballaigues comptait suffisamment d’espace pour que chacun puisse y évoluer à sa guise et y vivre ses envies ou ses passions. Avant de passer au traditionnel verre de l’amitié, le syndic a présenté à l’assistance le président du Conseil communal, les membres de l’Exécutif, ainsi que les responsables des principaux services communaux. La pasteure Aude Gelin a ensuite pris la parole pour expliquer aux nouveaux venus quelles étaient les différentes communautés religieuses constituées au village, ainsi que les personnes de contact.

ça bouchonne en dessous de Ballaigues.

Autoroute A9 b et Grands-Bois en travaux en 2018  !

Après plusieurs années de travaux, de bouchons supplémentaires et de fermetures nocturnes, la semi-autoroute A 9 b entre Orbe et Vallorbe dispose désormais d’une berme centrale qui sépare physiquement les deux sens de circulation. Le but premier des travaux entrepris était de sécuriser ce tronçon de 11 kilomètres environ, après la série d’accidents graves et parfois mortels qui y sont survenus, il y a quelques années. Durant cette période de travaux, des dégâts aux fers du béton des infrastructures ont été découverts.

« Chaque hiver, les équipes d’entretien salent la chaussée pour lutter contre le gel et l’enneigement, or le sel attaque les fers du béton à la base de l’ouvrage », explique Olivier Floc’hic, responsable de l’information et de la communication à l’Office fédéral des routes (OFROU) à Estavayer-le-Lac.

« Nous allons donc devoir reprendre les fondations afin de rendre de la stabilité à la base des chaussées », Il y aura à nouveau des fermetures nocturnes, qui seront annoncées en temps et lieu, ou des perturbations limitées diurnes de circulation.

Les Grands-Bois fermés

Christian Robert-Grandpierre, chef de projet à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) a confirmé à l’Omnibus que la route des Grands-Bois devrait être fermée sur un tronçon de 800 mètres environ entre la sortie des Clées et Vallorbe en 2018 en tout cas, ceci pour une réfection en profondeur indispensable, notamment aussi des accotements de la chaussée. Les dates exactes des travaux n’étaient pas encore définitivement connues mercredi à l’heure du bouclement de cette édition. L’OFROU et la DGMR sont actuellement en phase de coordination pour minimiser les impacts sur le trafic. La DGMR regrette les embarras que ces travaux causeront. Pas sûr que cette situation de chantiers concurrents ravisse les habitants des Clées, de Lignerolle et de Ballaigues qui verront leur village traversé par un trafic nettement amplifié, de jour comme de nuit. Les Vallorbiers eux devront patienter encore plus que d’habitude pour rejoindre leur cité.

Désalpe de la famillle Guillaume Poncet, signe de la fin regrettée des tommes de la Duchatte pour 2017.

Ballaigues: La Croix d’Or rénovée est en bonne voie

On imaginait une séance rapide à la vue de l’ordre du jour du Conseil communal de Ballaigues présidé par Samuel Maillefer. Or finalement, on a pris son temps. S’agissant des travaux urgents de réparation pour
Fr. 105 000.– de l’isolation de la toiture de la Maison de Commune rongée par les fouines, sous l’impulsion de Julien Erbeau, plusieurs conseillers ont déploré que l’exécutif n’ait pas demandé plusieurs offres et ne se soit pas penché sur les économies d’énergie et les possibles subventions cantonales disponibles dans ce domaine. «Il s’agit aussi d’une question de bonne gouvernance» a précisé Pierre Luc Maillefer. Sur sa demande, le Syndic Raphaël Darbellay a expliqué les particularités du cas et la règle interne de l’exécutif qui veut que plusieurs offres soient demandées si les travaux dépassent le seuil de Fr. 10 000.–. L’urgence du cas a nécessité une procédure plus rapide. Au final, le crédit a été accepté à une large majorité, mais avec une bonne dizaine d’abstentions après une discussion nourrie.

Associations intercommunales

Le Municipal Christian Nyffenegger a précisé que le budget 2018 de l’ARAS Junova était stable à l’image de celui du SDIS. S’agissant de l’AscoVaBaNo, la conseillère et déléguée Sylvia Erbeau s’est aussi réjouie d’une certaine stabilité sur ce point tout en déplorant les trop nombreuses absences de délégués des communes lors du Conseil intercommunal, et alors que des décisions importantes devront être prises quant au développement de l’association dans un futur proche.

Taux d’imposition inchangé

Avec l’aval de la Commission des finances, le maintien du taux d’impôt de 66% de l’impôt cantonal de base a été accepté à l’unanimité, le rapport soulignant la bonne santé financière de la commune et fournissant des détails financiers intéressants à son sujet.
À relever qu’il s’agit du taux le plus bas des communes de l’ancien district d’Orbe.

Taxe de séjour

Le règlement préparé par l’ADNV a été accepté à l’unanimité. Ballaigues figurait parmi les 20% de communes qui ne prélevaient pas de taxe de séjour ou sur les résidences secondaires. Des interrogations sont apparues sur la multiplicité des taux prévus.

Le permis de construire pour la Croix d’Or est attendu pour bientôt, deux services cantonaux devant encore se prononcer, a précisé le municipal Jean-François Faivre. Tout est sous contrôle au point de vue délais et planification a conclu, le syndi

La Maison de Commune de Ballaigues

Ballaigues: fouines voraces à la Maison de commune

C’est un problème urgent d’isolation de la toiture de la Maison de commune que les membres du Conseil de Ballaigues ont dû traiter lundi soir sous la présidence de Samuel Maillefer. En effet, la température intérieure stagne en hiver à 16 degrés dans l’appartement locatif qui se situe au-dessus des bureaux communaux. Des investigations ont permis de constater que des fouines avaient entièrement détruit l’isolation en toiture, qui devra être refaite. Un crédit de Fr. 105 000.– a été demandé par l’exécutif pour ces travaux à un édifice pourtant très régulièrement entretenu depuis sa rénovation en 1988. À relever qu’une moitié environ de ce coût sera pris en charge par la compagnie d’assurance de la Commune.

Bouchons du Creux

Le Conseil a été nanti du contenu des correspondances qui ont été échangées entre les Municipalités de Ballaigues et de Vallorbe. Cette dernière relayant un postulat accepté au Conseil visant à demander à Ballaigues de délester le trafic bouchonné en acceptant d’ouvrir la route forestière de la Chenaux qui relie les silos à sel au barrage de la Jougnenaz. Une ouverture que refuse l’exécutif ballaigui pour des motifs d’ordre juridique et aussi en raison de la configuration du terrain qui ne se prête pas à une circulation régulière. «La vocation légale et pratique de ce chemin forestier classé doit être maintenue», a expliqué le syndic Raphaël Darbellay, qui a ajouté «qu’il s’agissait aussi d’un itinéraire cycliste obligatoire».
Toujours au chapitre de la circulation, on a appris lundi que l’OFROU avait avisé la Commune ce même lundi (!) que la sortie de Ballaigues sur l’autoroute A9B serait fermée durant une semaine pour un goudronnage intégral.

Taux d’impôt sans changement ?

La Municipalité a proposé que le taux de 66 % de l’impôt cantonal de base soit reconduit pour l’année 2018, un préavis que la commission de finances devra encore étudier.

Taxe de séjour et taxe sur les résidences secondaires

Un préavis sur ces questions a été déposé. L’ADNV a préparé un règlement type dans ce sens, document qui repose déjà sur la base d’un règlement préparé par le canton. Le but est d’harmoniser les taux de taxes dans les communes du district et de mettre en place un système informatisé efficace pour la future perception de ces taxes dont l’Office du tourisme régional sera chargé.
En fin de séance, le municipal Jean-François Faivre a précisé que les soumissions pour la rénovation du bâtiment de la Croix d’Or étaient sur le point d’être lancées, quelques sondages préalables ayant été effectués au mois d’août. Le programme prévu est respecté, a-t-il ajouté.

La Croix d'Or qui va être rénovée

Ballaigues: «La Croix d’Or» dans de nouveaux atours

Réunis sous la présidence de Samuel Maillefer lundi, les membres du délibérant ballaigui avaient un ordre du jour chargé à parcourir. Dans un premier temps, les statuts de la nouvelle ORPC, dans sa version réunifiée pour tout le district Jura Nord vaudois, ont été adoptés, non sans quelques remarques à l’endroit du processus de mise au point des statuts et surtout en relation avec les réelles motivations de cette «modernisation et adaptation nécessaire» voulue par le canton. Encore une fusion d’une intercommunalité par thème qui ne devrait au final pas coûter moins cher que les trois organisations territoriales actuelles. Le syndic Raphaël Darbellay a rappelé qu’il s’était agi de mettre d’accord 73 communes et que Ballaigues avait réussi à obtenir que la répartition des coûts ne repose pas, pour partie du moins, sur la valeur du point d’impôt, ce qui aurait tout simplement doublé la facture pour la commune.

Fermeture minimale exigée

Le crédit de 2,5 millions de francs demandé par l’exécutif pour transformer et rénover l’immeuble de la Croix d’Or, qui abrite la seule auberge du village, a été accepté à l’unanimité. L’exécutif va maintenant devoir mettre les bouchées doubles pour que la fermeture ne dure que le temps minimal, soit de septembre 2017 à juillet 2018, un délai qui devra être garanti par les futurs intervenants. Il est possible que la finalisation des 8 chambres situées aux étages prenne un peu plus de temps et puisse se terminer alors que l’exploitation du café-restaurant aura déjà débuté. Un projet que les commissaires s’accordent par ailleurs à trouver équilibré et intelligent. L’une des questions qu’il s’agira de résoudre est la rentabilisation – impossible aux yeux de la Municipalité, du moins entièrement – des travaux entrepris, au travers d’un loyer adapté à ce futur bijou tout neuf qui sera confié à un exploitant qui reste à trouver.

Un PPA sans opposition

Le PPA «La Fin» qui comprend pour l’essentiel les terrains de la zone dans laquelle l’entreprise Dentsply Sirona opère a été adopté lui aussi sans discussion et à l’unanimité. À relever que ce PPA n’a fait l’objet d’aucune opposition durant sa mise à l’enquête et qu’il permettra, en 2018, de réaliser des travaux de correction des voiries et carrefours à l’entrée est du village. Un PPA qui, pour la première fois à Ballaigues, range en zone réservée – zone bloquée pendant 5 ans au moins – plusieurs parcelles préalablement constructibles.

Des comptes 2016 en positif

Les comptes 2016 ont été déposés à l’examen de la commission des finances. Sur un total de charges et produits de l’ordre de 9 millions de francs, ils font apparaître un excédent de recettes de plus de Fr. 200 000.–, avec une marge d’autofinancement de 1,5 million de francs.

De gauche à droite: Jean Fleurimont, président, Sarah Clot, trésorière, Florence Jeanmonod membre et Line Rithner, secrétaire.

Ballaigues: une année 2016 en demi-teinte pour la SIC Vallorbe, Ballaigues, Vaulion

Une quinzaine de membres de la SIC Vallorbe, Ballaigues et Vaulion se sont réunis jeudi soir passé au Centre villageois de Ballaigues à l’occasion de leur traditionnelle assemblée générale annuelle. Même si la charge de président reste vacante, Jean Fleurimont estimant nécessaire de passer la main depuis plus d’une année sans trouver de successeur, c’est bien lui qui a dirigé les débats et qui continuera de fonctionner comme tel avec les remerciements appuyés des syndics de Vallorbe et de Ballaigues, présents parmi l’assistance.

De la partie statutaire, on retiendra surtout les résumés des rapports sectoriels présentés par Jean Fleurimont, dont il ressort notamment, que l’année 2016 a été contrastée pour l’industrie, avec un ralentissement fort en début d’année et une reprise en fin de dernier trimestre. Cette même année n’a pas été très positive pour les commerçants de détail, toujours attaqués de front par la concurrence française et le commerce électronique, à l’image des cafetiers-restaurateurs.

Fréquentation touristique en baisse

Plus inattendu et sans explication réelle, le tourisme a vécu une année de baisse de fréquentation pour tous les sites vallorbiers, à l’instar de l’activité de service au public de l’Office du tourisme local, elle aussi en diminution. Les communes de Vallorbe et Ballaigues sont en développement constant, notamment sur le plan démographique et dans le domaine du développement de l’offre de logements. On a appris que quelques projets sont en cours de conceptualisation avant que les rapports soient votés comme les comptes annuels qui présentent une légère perte. L’élément phare de cette année sera l’organisation du Marché de Noël, dont la fréquentation augmente. En seconde partie, le directeur de Travys SA Daniel Reymond a présenté un exposé sur la mobilité en général apportant des éléments passionnants dans un domaine que chacun vit au quotidien, sans nécessairement en appréhender les mutations profondes, courantes et à venir.

Balcons à fleurir

La SIC entend organiser encore cette année un concours de balcons fleuris, notamment pour décorer la Grand-Rue. Une idée qui tient au cœur de Jean Fleurimont qui affectionne particulièrement les rues fleuries en Suisse alémanique. «Pourquoi ne le fait-on pas aussi, c’est vraiment accueillant» a-t-il déclaré lors de la séance.

La fontaine ronde à Ballaigues.

Ballaigues : sujets en forme de kaléidoscope

Première séance de reprise 2017 lundi soir pour le délibérant ballaigui placé sous la présidence de Samuel Maillefer. Avec entre autres le retour des opposants usuels aux éoliennes, qui ont exigé la communication par le bureau du Conseil du dossier électronique de mise à l’enquête du PPA Bel-Coster… avant même que cette mise à l’enquête ne soit intervenue. Le Président leur répondra qu’il n’est pas compétent pour le faire. Quant à l’Exécutif, bombardé lui aussi de courriers sur le même sujet, en provenance en particulier d’un avocat mandaté par ces mêmes opposants, il refusera la communication du dossier électronique, mais communiquera une copie papier du dossier. On sent déjà qu’à Ballaigues comme ailleurs, le sujet sera chaud dans les mois à venir.

Val TV propose de couvrir Ballaigues… contre rémunération.

Sur un autre thème, le SEVJ a proposé que Val TV se mette à faire des reportages dans la commune. Il semble avoir fait la même proposition à Vallorbe. Bonne idée peut-être, sauf que cette dernière impliquerait un coût de Fr. 2.– par mois et par habitant, soit d’environ Fr. 25 000.– par an à charge du contribuable. L’Exécutif, pas franchement déterminé sur la question, a transmis le dossier à la commission culturelle pour recueillir son avis.

STEP et transports scolaires

Alors que les travaux sur l’autoroute A9B ont repris pour leur dernière tranche, prévue d’ici au mois d’octobre, avec leur lot de fermetures périodiques nocturnes et de trafic supplémentaire au village, la commune a appris par la DGMR que la route Bretonnières-Vallorbe par les Grands Bois serait fermée de mai à octobre 2018 pour rénovation. Encore du trafic supplémentaire en vue pour le village, mais pour l’an prochain.

S’agissant de la STEP, la solution de branchement avec celle de Vallorbe était devisée à plus de 7 millions de francs, alors qu’une réhabilitation de la STEP existante coûterait deux millions de francs de moins. Un motif suffisant pour conduire l’Exécutif à renoncer au branchement avec Vallorbe. Enfin, l’occupation des deux bus conduisant les élèves à Vallorbe a dû être réglementée par classe, le deuxième bus étant résolument vide ou presque sans cette mesure. Tandis qu’un élève usager arrogant, indiscipliné et désagréable avec les chauffeurs a dû être tout simplement interdit de transports scolaires.

David Varidel, du bureau de géomètres BR + de Vallorbe et le syndic Raphaël Darbellay expliquent le projet de PPA aux propriétaires concernés.

Ballaigues : première zone de réserve dans un PPA

Il y a quelques années, des projets concrets existaient pour créer, au-dessus de la route cantonale Lignerolle-Ballaigues à l’entrée est de la localité, une zone d’habitation supplémentaire dans le secteur de «La Fin des Rites». En décembre 2010, l’exécutif annonçait même que «la procédure d’extension de la zone à bâtir en question avait reçu un préavis favorable des services cantonaux concernés». Ce projet comprenait la création d’un rond-point modifiant l’accès à la zone industrielle dans laquelle se trouve l’entreprise Dentsply.

Ceci appartient toutefois à un passé révolu et bien rangé dans les tiroirs. En effet, de prescriptions cantonales supplémentaires en mise en application de la LAT controversée, une extension hors du périmètre proprement dit du village n’est plus possible. Le syndic Raphaël Darbellay prévoit «une augmentation de la population résidente à 1100-1200 habitants environ à l’horizon 2030, des chiffres raisonnables au-delà desquels d’autres questions se poseraient en matière d’infrastructures nécessaires».

Le PPA «La Fin »

Un autre PPA (Plan partiel d’affectation) est actuellement à l’enquête publique, celui de la zone industrielle de l’entreprise Dentsply et des parcelles la jouxtant. Cette portion du territoire de la commune d’environ 60 000 m2 est régie par un ancien PPA qui date de 1992, dont les détails ne correspondent plus à la réalité du terrain. En particulier à l’existence d’une zone destinée à du petit artisanat, créée à l’époque, mais qui n’a jamais trouvé preneur.

La modification actuellement à l’enquête, fruit d’un travail de 10 ans, vise à harmoniser les zones et les immeubles et à permettre la création d’un nouvel accès routier pour l’entreprise. Il se situera environ 100 mètres plus haut que l’accès actuel. Il devrait assurer une desserte pratique pour tous les types de véhicules. La modification entraîne aussi la mise en zone réservée de 3 parcelles sans rapport avec l’entreprise. Il s’agira de la première application formelle de ce type de zonage à Ballaigues, qui gèle pour 5 ans toute construction sur le territoire réservé. D’autres de mises en réserve de ce type, pourraient intervenir dans le futur.

Futur proche

Dès que possible, la modification du PPA sera soumise au Conseil communal. Ce dernier statuera sur les éventuelles oppositions avant que le dossier reparte en direction du canton. Si tout se passe bien, l’exécutif espère le retour du dossier pour la rentrée de septembre et les travaux qui accompagnent le PPA pour 2018, soit le nouvel accès à l’entreprise Dentsply et rénovation complète du carrefour d’entrée de la localité direction Lignerolle.

Frédéric et Max Santschi posent devant la maquette.

Ballaigues : Morachon ! Tout le monde descend…

Lors des festivités du centenaire du percement du Tunnel du Mont d’Or en 2015, Max Santschi, qui demeure à Morachon au-dessus de Ballaigues avec sa famille, est tombé en admiration devant des maquettes de trains électriques exposées en marge de la manifestation, allant jusqu’à souhaiter en construire une du début à la fin. Son père Frédéric, qui affiche un nombre impressionnant de maquettes de train déjà construites durant son existence, a répondu positivement à l’appel de son fils.

Fin 2015, il s’est d’abord agi de trouver un emplacement pratique pour la future construction du «Petit Train des Nuages». C’est dans l’ancienne roulotte retapée d’une Jeunesse de village, repeinte et disposée près de l’habitation familiale que les travaux ont débuté. Loin de la poussière et dans un environnement fixe dédié uniquement à cette activité et qui constitue donc la première gare de Ballaigues, même si elle ne figure pas sur l’horaire officiel.

Matériel de base familial

Les cartons familiaux contenant rails, trains et éléments de décor en échelle HO ont servi de base à la construction. Le reste du matériel a été acquis patiemment sur internet, une caverne d’Ali-Baba où se croisent nombre de passionnés. Après plusieurs centaines d’heures de travaux en commun, le «Team Santschi» est ravi de pouvoir présenter les premiers résultats impressionnants de son travail. Plus de 80 mètres de circuit, deux «ascenseurs» hélicoïdaux complexes à construire, mais entièrement faits main permettent aux compositions de s’élever et d’utiliser le haut de l’espace disponible pour traverser la totalité de la roulotte de plus de 8 mètres de long.

Tout fonctionne, les trains se croisent et ne se heurtent pas. Ils traversent un premier village lui aussi fait main et dont l’arrière-plan a été peint par la maman Pily, artiste amateur à ses heures. Les pentes franchies sont vertigineuses. À en croire les créateurs, il y a encore du travail jusqu’à la retraite du papa, si une grande partie des extensions rêvées est réalisée. Pas de doute que la maquette évoluera. Difficile en revanche de planifier exactement la réalisation des étapes.

Max Santschi a lui-même pris quelques images de l’avancement des travaux, que l’on trouve sur son site internet à l’adresse suivante : http://santschijr.wixsite.com/letraindanslesnuages