Arnex : les jeunes ont enfin leur studio !

Le premier studio de l’Association Des Studios Subventionnés (ADSS) ouvre ses portes le samedi 20 février prochain.

Une réalisation, impensable il y a tout juste dix ans, qui grâce à la démocratisation des moyens de production musicale et au soutien financier d’organismes publics, comme l’Etat de Vaud la Loterie Romande, la Fondation Jeunesse et Musique et la municipalité de Préverenges, peut enfin se mettre à la disposition des jeunes musiciens romands.

Un savoir-faire et une technologie subventionnés

Les outils d’enregistrement, de mixage et de mastering, conformes aux standards professionnels actuels, ont pu être acquis grâce à un don conséquent de la Loterie Romande.

L’ingénieur du son professionnel, de Shampoo 1 ou de Gadjo 2, a pu être engagé sur ce projet grâce à un subventionnement de ses heures d’activité.
De nos jours, des micros de qualité et adaptés aux différents types d’instruments, ainsi que le métier d’ingénieur du son, restent des ingrédients indispensables à la recette d’une belle musique.

Priorité aux jeunes et à la bonne démo

La structure de l’ADSS s’adresse aux jeunes car ils n’ont, pour la plupart, pas les moyens de s’offrir les services d’un bon studio d’enregistrement, ni, en général, le temps d’acquérir les compétences nécessaires dans le domaine de l’audio. Le studio subventionné offre la possibilité d’enregistrer jusqu’à 6 titres par année en qualité démo, suffisante pour permettre un bon démarchage auprès des organisateurs de concerts. Pour une «formation standard» de quatre musiciens, avec une batterie, une basse, deux guitares et une voix, un week-end permet de finaliser un minimum de 4 titres.
20 francs de l’heure

Le jeune client du studio participe aux frais du projet à raison de Fr. 20.-/heure, ce qui correspond au tiers des dépenses engagées, ou du prix d’un studio non subventionné de même qualité. Pour environ Fr. 300.–, un groupe peut repartir du studio, avec 4 bonnes démos (minimum), ce qui, pour notre «formation standard», revient à Fr.  75.– par jeune musicien.

Un projet largement soutenu et attendu

"Le studio de l’ADSS est attendu, depuis plus de deux ans, par de nombreuses institutions comme la Fondation Suisa, la Fondation Jeunesse et Musique, TrocK, l’Etat de Vaud, la Plateforme Romande de l’Animation, le GLAJ-vd ou encore la FCMA de Nyon."

Le samedi 20 février prochain, à 13 h. 30, au studio de l’ADSS, à la route de Pompaples 6, 1321 Arnex-sur-Orbe, ce sera l’occasion de fêter avec vous l’inauguration du projet, d’assister à notre conférence de presse, de rencontrer les différents partenaires et d’observer une prise de son publique du rappeur Shampoo.

Pour plus d’information consulter:
http://www.myspace.com/studio-adss
http://www.studioducouplet.com/adss
Contact et réservation du studio:
Bastien Todosin:
coordinateur de l’ADSS
Tél. : 021 320 44 08
e-mail: studio-adss@myspace.com

Comm./Réd.

Arnex : de retour du Pérou

Marion et Delphine, fières et heureuses de leurs filleuls.

Marion et Delphine, fières et heureuses de leurs filleuls.

Les deux jeunes bénévoles d’Arnex-sur-Orbe de retour du Pérou

L’Omnibus vous annonçait en novembre dernier le départ de deux jeunes filles d’Arnex au Pérou. Marion Pache ainsi que Delphine Monnier nous avaient en effet confié leurs intentions d’effectuer un voyage humanitaire et d’apporter leur soutien à l’ association des «Enfants du Crien» dont le siège est en Suisse. Elles nous avaient également fait part des appréhensions qui allaient malgré tout de pair avec l’énorme réjouissance qu’elles éprouvaient à l’idée d’entamer ce voyage, qui promettait d’être riche en expériences.

C’est donc bel et bien enrichies que nous les retrouvons aujourd’hui, de retour de leur périple caritatif. Coiffées toutes deux d’une tresse à la mode péruvienne, elles rapportent avec enthousiasme certaines anecdotes de leur voyage. Si elles nous font majoritairement part de leurs bons souvenirs, elles gardent aussi en mémoire les deux premiers jours de travail au centre qui semblent avoir marqué le début d’une aventure à laquelle il a fallu commencer par s’accommoder, fut-ce au prix d’impressions douloureuses. Mais heureusement, cela n’a pas duré car la suite semble avoir été une véritable réussite. Elles sont en effet toutes deux extrêmement satisfaites de leur expérience. Marion souhaite même pour sa part se rendre à nouveau au Pérou pour une durée d’un mois l’an prochain.

Différences de coutumes

Il est intéressant d’entendre certaines de leurs observations car il est toujours encore plus passionnant de constater les différences de moeurs et coutumes au sein même des différentes civilisations. Il est en effet peu usuel par exemple pour une jeune fille de l’Europe occidentale de goûter du cochon d’Inde grillé à la mode du méchoui. Réaction? «Mais pas si mauvais, en fait...». Delphine étant végétarienne, Marion aurait quant à elle eu l’occasion de goûter des testicules ou encore de la peau de boeuf. On ne peut pas vraiment lui en vouloir d’être incapable de nous rapporter son impression puisqu’elle ne s’est pas sentie attirée par ce genre de mets. On apprend du reste au passage que, bien sûr, les bons morceaux de l’animal nous sont importés...
Les pratiques et traditions religieuses leur apparurent également sous un jour nouveau. Il semble que c’est surtout la place prépondérante occupée par le catholicisme, qui exige que d’autres convictions soient mises à l’écart. L’on reste en effet choquée, nous rapporte Marion, de s’entendre dire que sans être baptisée catholique il n’est pas possible de parrainer un enfant du Pérou, sous prétexte que «le Dieu du protestantisme n’est pas le même». Et cela de la part d’un prêtre, semble-t-il...

Marraines d’enfants péruviens

Suite à ce voyage, Marion et Delphine sont devenues les marraines de un, ou même deux pour Delphine, enfants péruviens. Elles continuent aujourd’hui encore de les soutenir financièrement, notamment grâce à la récolte d’argent qui avait pu se faire grâce aux nombreux soutiens dont les deux jeunes filles avaient bénéficié. Elles avaient en effet organisé un repas de soutien en vue, principalement, de financer leur voyage. Elles nous rapportent également avoir été en mesure d’offrir aux enfants de Cusco une maison en bois, dans le but d’ égayer leur séjour au centre, ainsi que d’avoir pu remédier à certains coûts intrinsèques à ce genre de voyage. Quant au solde, il sera bien entendu versé à l’association des enfants du Crien ou encore envoyé au centre directement.

Un expérience inoubliable

En tous les cas Marion et Delphine nous reviennent ravies de ce périple. Elles affirment en effet avoir eu l’occasion de vivre deux mois extraordinaires au sein du centre de réhabilitation alimentaire de Cusco ainsi qu’un mois magnifique de ce qui est davantage de l’ordre du tourisme. C’est une véritable passion pour le Pérou qui semble être née en elles. Elles peinent certes à se défaire du souvenir de l’extrême insalubrité de certains lieux comme le centre ville mais l’énorme sentiment patriotique, la chaleur humaine, les danses folkloriques péruviennes ou encore le sourire de leurs filleuls chéris occuperont une place encore bien plus grande dans leur mémoire.

Abbaye d’Arnex, clichés d’une fête

La valse des rois.  Jacques Gauthey;  Roi au coup centré Gabriel Lavenex; roi sur la cible vignoble Raoul Bovet; roi des enfants Danny Gozel.

La valse des rois. Jacques Gauthey; Roi au coup centré Gabriel Lavenex; roi sur la cible vignoble Raoul Bovet; roi des enfants Danny Gozel.

Le week-end dernier s’est tenue à Arnex la bisannuelle et traditionnelle fête de l’Abbaye de l’Union. Comme à l’accoutumée, le caveau du clocher a été ouvert chaque soir de la semaine précédant la fête. On pouvait ainsi, petit à petit, se préparer à vivre les trois jours de fête du week-end en dégustant les vins de divers vignerons du village tout en assistant à la projection de quelques «films souvenirs» sur la commune.

C’est cependant le samedi 18 juillet que la fête a réellement pu commencer. Les tireurs se sont retrouvés durant la matinée au stand pour tirer sur les fameuses cibles, «Exercice», «Progrès», «Vignoble» et «Union». L’habileté du tireur sur chacune d’elle – «malgré les apparences» diront les mauvaises langues – reste au centre de l’attention ainsi que la principale finalité d’une fête d’Abbaye.

L’après-midi passée, c’est à 19 heures qu’eut lieu le couronnement des rois. Ce fut alors l’occasion de congratuler les rois, de reconnaître la valeur de leur coup de gachette. On vit ainsi Jacques Gauthey, avec un efficace 449 points sur la cible «Union», être couronné Premier Roi.

Gabriel Lavenex, meilleur au coup centré avec un 100 appuyé d’un 78 s’est aussi vu auréolé des lauriers de la victoire. Raoul Bovet, quant à lui, pour avoir percé la cible «Vignoble» en marquant 85 points a été couronné roi lui aussi. Enfin, last but not the least, Danny Gozel a été couronné roi des enfants pour ses 44 points.

Comme à l’accoutumée toujours, la journée de dimanche a commencé par un culte d’Abbaye durant lequel a officié le Pasteur Brun qui a profité de faire quelques développements sur la notion de Patrie. La journée s’est continuée par le banquet avec langue de bœuf et sauce aux câpres.

Le banquet fut aussi l’occasion pour les habituels orateurs – Syndic, Député, Abbé-président, et Pasteur – de se distinguer et de montrer une fois de plus toute l’habileté oratoire et le sens du public qu’exige cet art difficile du «discours sous cantine ».

Après un long banquet, l’après-midi put se poursuivre dans les rues du village par les diverses verrées des rois. Conformément à une heureuse tradition bien établie depuis de nombreuses générations, les membres de l’Abbaye tardèrent à aller se coucher. Une fête bisannuelle justifiant bien que l’on ait pris congé pour la journée du lundi…

Le lendemain, les tireurs se sont donné rendez-vous dans la cour du collège d’Arnex pour l’apéritif précédant le cortège qui allait les mener au banquet du lundi. Si moins de personnes avaient répondu présent que la veille, l’ambiance y était toujours aussi chaleureuse. Dans une courte partie officielle, il revint à Pierrette Roulet-Grin, Préfète du district du Nord-vaudois de rappeler l’origine mi-religieuse, mi-militaire des confréries d’Abbayes ; ces organisations armées qui rassemblaient les hommes du village autour de la défense du territoire de la commune et qui organisaient régulièrement leur fête, permettaient ainsi aux mercenaires partis au service étranger de revenir au village quelque temps et de revoir leurs familles.

Malgré un léger retard provoqué en partie par l’encombrement de la chaussée, les drapeaux furent rentrés lundi soir, la nuit pointant son museau par-dessus les crêtes du Jura ; sous les ordres de Louis-Pierre Bovet, Abbé-Président de l’Abbaye de l’Union d’Arnex-sur-Orbe, fut marquée officiellement la fin d’une fête que rien n’interdisait de continuer dans la même ambiance qui avait présidé à ces beaux jours de fête. Ce que firent de nombreuses personnes.

Photo Françoise Monnier