Image 3 D du projet.

Arnex: un plan architectural convaincant

Le sujet ne laisse pas indifférent et ils étaient nombreux à s’être déplacés jeudi 23 mars pour prendre connaissance du projet de réhabilitation de la zone de Bulande. En préambule à la séance du Conseil général, la Municipalité avait invité la population pour la présentation par l’architecte Normann Piller du plan de rénovation de la cantine de l’Abbaye et des nouvelles constructions attenantes.

Les travaux prévoient la création de vestiaires pour les footballeurs et arbitres, des sanitaires, une buvette ainsi qu’une cuisine, en lieu et place du stand de tir appelé à disparaître. La cuisine pourra également desservir une salle pouvant être chauffée située dans la première partie de l’actuelle cantine, la partie centrale de celle-ci gardera son affectation actuelle et des locaux destinés à la voirie seront aménagés en bout du bâtiment rénové. Des places de parc et un espace de jeu complèteront la proposition qui semble avoir convaincu l’auditoire.

Un plan financier à réétudier

A l’issue de la séance d’information, le Conseil était convoqué pour débattre du préavis d’octroi d’un crédit de Fr. 1 900 000.– pour un coût estimé à Fr. 2 380 000.–. Débat animé, d’autant plus que la commission chargée d’étudier le préavis proposait un refus pur et simple, le plan de financement des travaux et d’exploitation des bâtiments n’étant à ses yeux pas clair. Finalement, sur proposition de C.-L. Morel, la Municipalité a décidé de retirer le préavis et de revenir rapidement avec un plan financier mieux étayé.

Le préavis pour l’achat d’un nouveau tracteur au service de la voirie n’a, lui, pas posé de problème.

Arnex: le cirque qui dérange

L’affaire a déjà fait grand bruit dans la presse régionale et pourtant c’est toujours le statu quo. L’Ecole de cirque du Talent à Arnex est censée fermer les portes de ses locaux sis dans la zone artisanale.
C’est le cœur gros et la voix tremblante d’émotion que Steven Carroli et Leticia Carroli-Schwyn disent leur incompréhension face aux mesures prises par la municipalité. Tout avait pourtant bien commencé lorsqu’au printemps ils ouvraient les portes de leur halle à une soixantaine de jeunes élèves pour leur apprendre les arts du cirque. Parents et enfants étaient ravis de trouver ici une aussi belle activité. Pourtant les autorités ne le voient pas de cet œil. Selon elles, l’école de cirque n’est pas une activité artisanale, elle n’a donc pas sa place dans cette zone.

Il est également reproché au jeune couple de ne pas atteindre un niveau suffisant de sécurité que ce soit au niveau du trafic des véhicules sur le chemin sans-issue ou sur le parking, ainsi que sur les installations aériennes telles que les trapèzes. On redoute aussi des nuisances causées par la musique. Autrement dit on ne veut pas d’eux dans le village. «Ce n’est pas faute de les avoir avertis de notre arrivée et de la nature de notre activité» commente Leticia Carroli-Schwyn. La missive ne leur a pourtant été transmise que deux mois après le début des cours.
Bien qu’il semble difficile de trouver un texte de loi qui justifie une telle décision. Il leur a fallu faire recours et porter l’affaire devant le Tribunal Cantonal Administratif.
Ces deux passionnés ont longtemps sillonné les chapiteaux du monde en tant qu’artistes ou techniciens. Car dans le cirque, il faut être polyvalent. Mais pas question de faire l’impasse sur la sécurité. «On ne peut pas se permettre d’être dans l’à peu près quand il s’agit de la sécurité des enfants que l’on nous confie.» Assure Leticia Carroli-Schwyn, maman d’une petite fille de deux ans. Comment peut-on alors mettre en doute le sérieux et les compétences de ces deux professionnels qui ont mis toutes leurs économies et leurs tripes dans ce projet!
Soutenus par les parents d’élèves et par un grand nombre d’Arnésiens, les Circassiens espèrent un revirement de situation. Afin de pouvoir continuer à faire briller les yeux des enfants du coin.

Un groupe fait halte

Arnex: 9e Balade gourmande, soleil et art de vivre

Dimanche passé, Arnex-sur-Orbe avait troqué son calme habituel pour une agitation toute mesurée. Près de 700 personnes ont effet rallié le village des «Tya-polain» pour participer, par petits groupes, à la 9e édition de la Balade gourmande, cette boucle de 4 kilomètres désormais ancrée dans les coutumes, sinon dans les institutions. On annonçait depuis quelques jours que la météo serait clémente: elle l’a été, même si la température ambiante avait nettement baissé par rapport à celle des jours précédents.

Ainsi donc, on a marché, dégusté, mangé, bu, devisé et apprécié les saveurs régionales. L’Omnibus a même rencontré un participant venu tout exprès du canton de Thurgovie et ravi d’expliquer que «dans sa région, on offre à la fois des bons vins et des balades gourmandes. Amoureux de la vallée de Joux, il a souvent passé en train par Arnex, sans savoir que ce village abritait des vignes.

L’an passé, lors de la fête du Vacherin Mont-d’Or, aux Charbonnières, on lui a servi un cru provenant d’Arnex qu’il a trouvé délicieux. C’est ainsi qu‘il s’est promis d’y faire halte en 2015, pour découvrir un vignoble bien caché des voyageurs et déguster ses trésors au sein même du vignoble». Les organisateurs, qui limitent chaque année le nombre de participants pour permettre un déroulement plus personnalisé, ne cachaient pas leur satisfaction et sont déjà en route, du moins dans la tête, vers la 10e édition de l’an prochain.

La laiterie d’Arnex.

Arnex : la fin d’une belle épopée

Au cours de ces derniers mois, des transactions ont eu lieu à propos des livraisons de lait à la suite de la prochaine fermeture de la laiterie d’Arnex. Les agriculteurs d’Agiez, Bofflens et Pompaples ainsi que les Arnésiens livraient leur marchandise à Edy Neuhaus dont le commerce cessera après 43 ans de bons et loyaux services. Les locaux étant devenus inadéquats, les producteurs ont sérieusement étudié la possibilité de construire une nouvelle fromagerie, mais ils ont finalement renoncé à leur projet devant l’ampleur des frais.

C’est la raison pour laquelle il a fallu trouver de nouvelles solutions. Ainsi, à partir du 1er janvier prochain, le lait d’Arnex et Bofflens sera exploité par la laiterie de Lignerolle, tandis que celui d’Agiez et Pompaples ira à Ballaigues. A dire vrai, le statut de la laiterie d’Arnex était un peu particulier, puisqu’il dépendait des agriculteurs du lieu, alors que ceux de l’extérieur avaient négocié leur apport directement avec le laitier lui-même. Bofflens fut le premier à mettre un terme à son local de coulage, il y a 17 ans, et a été suivi ensuite par Agiez et Pompaples.

Un apport de 96 tonnes de gruyère

Steve Berger, patron de la laiterie de Lignerolle, se réjouit de cette solution. «Cela nous permet de consolider l’avenir de notre entreprise même si cela occasionne quelques aménagements. A titre d’exemple, nous irons récolter le précieux liquide par camion, deux fois par jour. Nous allons au-devant d’une augmentation de production de 96 000 kilos de gruyère pour un total à l’avenir de 222 tonnes, l’an.

Ce nouveau défi nous a obligés également à revoir un peu notre stratégie. Nous allons construire une nouvelle cave à Lignerolle, où nous pourrons entreposer 2700 meules qui seront frottées par un robot, ce qui facilitera notre travail. En outre, notre laiterie subira quelques rénovations afin de faire face à ce supplément de production ce qui nous permettra d’œuvrer dans un certain confort. Durant cette période de travaux (3 mois environ dès avril 2015), nous produirons à la laiterie de Vuarrens qui nous accueillera pour quelque temps».

Selon des accords avec l’interprofession, le gruyère de Lignerolle est vendu à un marchand agréé, Margot à Yverdon en l’occurrence, et il est bien difficile de savoir où il est écoulé par la suite. En tous les cas, cette nouvelle redistribution des cartes permet à nos producteurs et à nos laiteries régionales d’aborder l’avenir avec sérénité.

Arnex: population informée sur les fusions

On sait qu’un mouvement de fusion a été enclenché par les communes des Clées (qui  s’est retirée depuis), Montcherand et Sergey qui ont souhaité qu’Orbe et d’autres villages réfléchissent au problème. C’est la raison pour laquelle Laurent Curchod, délégué du canton, est venu informer les Arnésiens sur les conditions d’une fusion. Il a énuméré les raisons pour lesquelles d’autres communes ont décidé de se réunir sous une seule entité.

La difficulté à renouveler les exécutifs est une première raison puisque 260 démissions de municipaux ont déjà été enregistrées au milieu de cette législature, en pays vaudois. Phénomène que l’on observe moins dans les villes puisque leurs administrations sont plus à même de faire face aux contraintes cantonales, de plus en plus compliquées à maîtriser. Enfin, les structures intercommunales (Écoles, Police, Protection civile, Pompiers, etc.) ont rapproché les voisins en même temps qu’elles ont ôté du pouvoir aux communes, notamment en matière financière.

12 projets en route

Au chapitre des inconvénients, la perte de proximité avec la municipalité future est une chose, comme le déplacement du siège administratif qui procure le sentiment que l’on maîtrise moins les affaires du village. La perte d’origine des familles (ceux d’Arnex deviendraient originaires de la nouvelle commune) est un autre aspect émotionnel sur lequel le Grand Conseil devrait revenir prochainement, sans grande chance de succès puisque le régime a été appliqué à toutes les localités qui ont déjà  fusionné. Répondant à une question, M. Curchod a dit qu’il était encore tôt pour tirer de véritables enseignements des premiers regroupements mais qu’il ne fallait pas compter sur une réduction des coûts puisqu’il faut renforcer l’administration et le salaire des municipaux nouveaux.

Bien que des esprits chagrins regrettent cette évolution inexorable, 12 fusions ont été entérinées en juillet 2012 et 4 au 1er janvier de cette année. Actuellement, douze projets sont à l’étude, dont celui de Montcherand, Orbe et Sergey.

Sondage lancé

Il a aussi été précisé qu’il était mieux de participer à l’étude plutôt que de rejoindre le groupe plus tard car l’on doit, à ce moment-là, accepter les conditions créées par ces initiants. Pour qu’une fusion ait une chance d’aboutir,  il est indispensable que les Municipalités soient unanimement convaincues de la solution. Il est entendu que l’accord du conseil général (ou communal) est nécessaire pour se joindre à la réflexion alors que celui de la population interviendra en fin de parcours. Toutefois, la Municipalité d’Arnex, qui se dit intéressée à participer à l’étude, a décidé de lancer un sondage pour connaître l’avis des Arnésiens, en même temps qu’elle leur demande qui  s’engagerait à accepter une fonction communale, dans les cinq ans.

Le résultat sera connu au début du mois de mars. Au terme de cette réunion, le sentiment de s’allier avec une plus grande commune et de perdre une partie de l’autonomie villageoise semblait prévaloir. Un choix d’avenir délicat quand bien même bon nombre de villages, dans le Gros-de-Vaud surtout, ont fait le pas sans le regretter, selon Laurent Curchod.

Le Rimini night n’ouvrira jamais.

Arnex: fin de saga pour la disco

L’évacuation de la discothèque d’Arnex, ordonnée par le Tribunal des baux, a eu lieu le mercredi 13 novembre.

C’est dans le noir que la Municipalité, le juge, les gendarmes et le représentant du propriétaire ont constaté que les lieux avaient été entièrement vidés par le locataire et qu’il avait eu la bonne idée de couper l’électricité. Ce qui a eu pour conséquence d’amener de l’eau dans les sous-sols, car la pompe ne marchait plus.

Petit retour en arrière : la discothèque, connue sous le nom «Le Cash-Box» à son origine en 1976, puis «L’Arthur’s», ou encore «Le Why Not» (un nom qui est resté), ensuite «K-Ré Blanc» et «Euphoria» aurait dû s’appeler finalement «Rimini Night». Mais qu’importe le changement de nom, les Arnésiens ne l’ont jamais appréciée. Les nuisances engendrées : circulation, bruits, stationnement sauvage ont généré un nombre de plaintes ininterrompu.

Facture de Fr. 500’000.- envoyée à la Municipalité

Le nouvel exploitant, un Suisse résidant au Maroc, avait payé d’avance 2 ans de loyer au propriétaire et a cru pouvoir faire ce qu’il voulait des locaux. Il a donc entrepris de grandes rénovations, sans se soucier de mettre à l’enquête; le permis d’exploiter lui a donc été refusé. La Municipalité souhaitait une nouvelle affectation pour ce bâtiment et une grande majorité des habitants s’est opposée au moyen d’une pétition à la réouverture d’une boîte de nuit au centre de leur village.
Une bataille judiciaire s’est donc engagée, et le dernier recours du locataire au Tribunal fédéral a donné raison à la Municipalité fin 2012. Un nouvelle action judiciaire s’est alors engagée entre le propriétaire et le locataire pour faire évacuer les lieux. Le locataire a envoyé la facture des travaux à la Municipalité ! et est venu au dernier moment retirer tout ce qui pouvait avoir encore de la valeur.

Cette page enfin tournée, l’exécutif d’Arnex souhaite élaborer un nouveau PA (Plan d’affectation) et aimerait plutôt des logements dans ce bâtiment.

Lente montée mouillée vers les fromages

Balade gourmande bien arrosée!

Ce dimanche de mi-septembre, la pluie était annoncée et il y eut, en effet, de belles averses tout au long des 4 km du parcours sillonnant le vignoble des Côtes de l’Orbe. La veille, les organisateurs avaient dû modifier le tracé, afin d’éviter les passages trop boueux.

Mais ces conditions relativement défavorables n’ont en rien retenu les participants. Cirés, bottes et chapeaux étaient de mise, le tout dans une ambiance gaie et bon enfant. Les promeneurs, souvent des habitués, étaient venus nombreux de partout à la ronde. Le quota maximum de 700 ayant été atteint, plus de 100 inscriptions tardives ne purent être honorées. Cette limitation garantit la qualité ainsi que la quantité des mets proposés. Si le coeur vous en dit de participer, sachez donc qu’il est impératif de réserver dans les délais!

Vins fins et mets du terroir

Cette balade est organisée par les vignerons d’Arnex qui offrent leurs crus à déguster, alors que les divers partenaires locaux concoctent la partie subsistance. C’est ainsi que depuis la cave au village aux stands éparpillés dans les coteaux vallonnés, six arrêts gustatifs sont proposés aux papilles. Taillés de l’apéro, filets de perche sur salade, papet revisité, jus de fruits et fromages variés, le tout, évidemment, accompagné des meilleurs vins locaux.

Touche, presque finale, la case dessert où de délicates mignardises nous attendent. On ne peut se servir qu’une seule fois, dommage! Puis, retour à la grande salle pour le café qui clôt le menu. N’hésitez pas à l’accompagner d’une eau-de-vie de mirabelle ou de coing, c’est divin!

Surprises musicales

Il y en a vraiment pour tous les sens à Arnex! A l’apéro, un piano apportait une touche jazzy inattendue! Puis, au détour d’un coteau, 4 cors des Alpes majesteux, prodiguaient une dimension supplémentaires au vacherin! Finalement, l’orchestre bavarois à l’arrivée a su faire danser tout un chacun en faisant fi des grosses chaussures! La balade gourmande, une organisation qui roule par tous les temps!

Arnex: le Préfet dicode

Ambiance particulière au caveau du Domaine de l’Orme, lundi dernier, puisque la Radio Suisse Romande enregistrait l’émission des Dicodeurs pour la semaine du 27 au 31 août. Etienne Roy, préfet du district et initiateur du semi-marathon d’Arnex qui se disputera le 7 septembre, était l’invité des humoristes de la Première. Devant un public réceptif, l’animatrice Laurence Bisang n’a eu aucune peine à chauffer la salle. Soumis aux questions de ces rois du verbe, il n’était pas aisé de faire face aux définitions suggérées pour deviner le sens de mots comme le sokol (survêtement collant de gymnastique) ou le xiang (langue parlée dans certaines parties de la Chine). Par bonheur, les délires de Bruno Coppens, Frédéric Gérard, Thierry Romanens et Pascal Vincent  offraient quelques pistes pour trouver  la bonne réponse, pas toujours évidente. Quatre heures d’enregistrement, entrecoupées par un repas ou le dessert et le café, ont permis aux spectateurs de passer un moment drôle et agréable.

Dans les coulisses de l’émission

Ce que l’on sait moins, c’est comment une émission comme celle-là se prépare. Trois semaines avant le jour J, le régisseur Gérard Mermet fait parvenir une feuille de conduite aux acteurs après un gros travail de recherche. Tout y est indiqué au détail près. Ainsi, le metteur en scène choisit les mots à définir qu’un dicodeur désigné à l’avance défendra. Ses trois autres camarades devront élaborer un sketch personnel qu’ils ne dévoileront à tous qu’au cours de l’émission et qui devra tromper si possible la vigilance de l’invité. Seules les chansons qu’ils interprètent font l’objet d’une petite répétition, deux heures avant le coup d’envoi de l’enregistrement, en compagnie de Sandrine Viglino au clavier. C’est dire le talent des humoristes et cette façon de procéder permet à l’émission de conserver une spontanéité certaine, grâce aussi à la faconde des acteurs.

De retour au studio, la productrice Françoise Jenny aura besoin de deux à trois jours pour découper les cinq séquences quotidiennes. Il faudra y ajouter quelques disques dont un seul est annoncé durant l’enregistrement, les autres prenant place en fonction du temps restant pour combler les 50 minutes d’émission. Comme il s’agira d’intégrer le flash d’information de midi comme Laurence Bisang l’a fait avec  la contribution du public. Alors si vous n’étiez pas à Arnex, il ne vous reste plus qu’à écouter les dicodeurs, la semaine prochaine de lundi à vendredi de 11 h 30 à midi et demie , pour vous amuser et vous détendre en bonne compagnie.

arnex abbaye

Arnex: le roi André

arnex abbaye

Ce n’est pas un prénom courant pour un monarque. Pourtant, André Roch a bien mérité d’être le premier de la dynastie en cet été 2013. Avec ses 459 points sur 500, il a nettement devancé ses rivaux. Il ne faudrait pas ignorer non plus son dauphin, Loïc Lavenex, qui a réussi un coup fumant en plein centre de la cible (100). A Arnex, la cible Vignoble a son importance et c’est le néophyte Vincent Monnier qui s’est montré le meilleur.

A l’heure des récompenses, l’abbé-président Philippe Monnier a bien failli commettre un impair en oubliant de proclamer Florian Bovet, vainqueur du tir des enfants. A l’heure où la société connaît un regain d’intérêt avec l’adhésion de sept jeunes qui porte le total des membres à 126, il aurait été malheureux d’oublier la relève. Ce d’autant plus que malgré le déplacement de date de la fête, le public ne s’est pas rendu en masse à la proclamation des rois, pas plus que les tireurs qui n’ont été qu’une grosse soixantaine à se mesurer.

La reine Florence

En marge de l’Abbaye sans l’être véritablement, la jeunesse du village a mis sur pied un tir à l’arbalète depuis des années avec cette curiosité qu’un roi et une reine sont sacrés. Les honneurs sont allés à Florence Favaro et à Gilbert Monnier. Ensuite, les membres de l’Abbaye ont fait le tour du village au son de l’Alexis Band, une fanfare qui recrute des musiciens dans toute la région, lors d’un cortège emmené par les porte-drapeaux des sociétés locales et par les récipiendaires et leur demoiselle d’honneur qui avaient pour nom Elsa Michel, Line Monnier, Melissa Locatelli et Manon Rombo.

Avec quelques haltes chez les rois qui ont respecté la tradition de la verrée offerte à toute la population. Une bien belle fête qui figure dans les traditions sympathiques de nos villages même si un membre de l’Abbaye déplorait qu’aucune bouteille n’ait été ouverte avant et pendant le couronnement, un comble dans un fief de vignerons!
Photo Pierre Mercier

Anna Rodrigues, responsable du magasin et de l’agence postale.

Arnex retrouve sa Poste et l’odeur du pain frais

Anna Rodrigues, responsable du magasin et de l’agence postale.

Anna Rodrigues, responsable du magasin et de l’agence postale.

Grand jour samedi passé à Arnex avec l’ouverture sous le même toit de la Boulangerie-Pâtisserie Court locale, de son magasin de proximité et de la nouvelle agence postale. L’ensemble, qui comprend également quelques places pour un tea-room, est placé sous la responsabilité de Anna Rodrigues, fidèle collaboratrice de la maison à Chavornay et qui a accepté le défi, après 6 ans passés chez les Corbeaux, de rejoindre les Tya-Polain et de fonctionner également comme répondante vis-à-vis de la Poste.

«Nous allons tourner avec une équipe de trois personnes, explique Anna Rodrigues qui ajoute que «l’ensemble de la fabrication de la boulangerie-pâtisserie est assuré à Chavornay et livré ‘tout frais’ à Arnex.» Le magasin compte aussi quelques rayons d’alimentation générale et des produits de première nécessité, des réfrigérateurs et congélateurs remplis de victuailles diverses attendant le client, un point de vente de la Loterie romande et, dès la semaine prochaine, quelques journaux choisis, parmi lesquels l’Omnibus figurera en bonne place!

Agence postale

Sur place samedi matin et pour une semaine complète à disposition des clients, Gilbert Jomini, formateur de la Poste pour la région, explique le nouveau concept. «Nous avons ici la configuration standard, soit deux «guichets» placés côte à côte. L’un pour le dépôt, le pesage et l’affranchissement des colis et des lettres, l’autre pour les opérations de Postfinance. À relever que ces dernières sont possibles uniquement avec une PostCard ou une carte Maestro. En ce qui concerne les retraits d’espèces, ils sont possibles à l’aide d’une carte, mais leur montant devrait avant tout servir à dépanner et dépend du fond de caisse disponible de l’exploitant. Les paiements sont possibles aussi, à l’aide de la carte». Sous réserve de cas très spéciaux, les recommandés non distribués et les colis avisés peuvent être collectés à l’agence, comme il est bien sûr possible aussi de les y déposer.

L’équipe qui gère le magasin et l’agence a suivi une formation adéquate et été obligée de signer les engagements de confidentialité applicables aux banques et à la Poste, notamment en matière de blanchiment. Il en résulte que toute la confidentialité requise est préservée, de la même façon que dans un office de Poste. A voir l’affluence des premières heures, pas de doute que cette nouvelle offre répondait à un besoin.

Horaires d’ouverture
Du lundi au vendredi, de 6 h 15 à 12 h. et de 15 h. à
18 h 30 ; le samedi de 7 h. à 13 h.

Photo Olivier Gfeller

A gauche Jean-Pierre Dodon , à droite Jean-Jacques Paillard, chacun avec une tablette.

Arnex: des cyberpapys inventent le loto sur tablette

A gauche Jean-Pierre Dodon , à droite Jean-Jacques Paillard, chacun avec une tablette.

A gauche Jean-Pierre Dodon , à droite Jean-Jacques Paillard, chacun avec une tablette.

Un meneur de jeu souvent appelé crieur et qui plonge la main dans un sac contenant des numéros. Une belle brochette de joueurs tous plus attentifs les uns que les autres aux cartes qu’ils ont achetées et déposées devant eux. Une ambiance faite à la fois de convivialité, de petites manies et d’une certaine tension, surtout chez celles et ceux pour qui c’est plus un sport qu’un jeu. On veut bien sûr parler du loto, ce jeu ancien et très populaire et qui connaît actuellement un regain de succès.

Quelle que soit la méthode choisie (vaudoise, fribourgeoise ou neuchâteloise), il comporte 90 numéros, qui se retrouvent partiellement et au hasard sur des cartes de trois lignes que les joueurs achètent. Une ligne complète donne une quine, deux une double-quine et trois un carton, le tout avec des variantes, voire des numéros ou des séries supplémentaires.

Naissance d’une idée

On prétend que chaque joueur standard achète quelques cartes, cinq à six, et les place devant lui. Difficile de suivre déjà 15 numéros inscrits en désordre sur chacune des 5 ou 6 cartes. Mais d’autres pimentent l’exercice en achetant plus de cartes, ce qui rend le jeu encore plus difficile, notamment quand le crieur va vite. C’est en sortant d’une soirée de loto que Jean-Pierre Dodon, qui avait sans doute un fort mal de tête après avoir fixé ses cartes pendant plusieurs heures, a eu l’idée d’une aide électronique. Mais il n’est pas du tout du métier.

L’inventeur au travail

Un de ses voisins Jean-Jacques Paillard n’est quant à lui absolument pas joueur, en particulier de loto. En revanche, c’est un passionné de programmation informatique. Le joueur parla donc au programmeur de son idée … et le temps s’écoula. Après plusieurs mois de travail, Jean-Jacques Paillard est venu trouver son ami Jean-Pierre Dodon muni d’une clé USB. Une clé qui contenait la première ébauche d’un programme permettant de jouer au loto grâce à un téléphone portable. C’était il y a 18 mois. Ça marchait, il paraît, mais l’écran était petit et les numéros difficiles à sélectionner avec les doigts. Une version sur PC fut aussi réalisée, mais trop compliquée au goût des concepteurs.

Après des lundis soirs de réflexion et de longs mois de programmation, mise au point, phases de tests à blanc et en situation, un nouveau programme est né. Destiné cette fois aux tablettes tactiles que l’on trouve de plus en plus dans les foyers et dont les prix se démocratisent. Le nouveau programme, qui s’appelle XLQuine, est en vente depuis début mai sur l’Apple Store et le Google Play Store, puisqu’il fonctionne aussi bien sous iOS que sous Android.

Comment ça marche

«C’est une formidable aide» expliquent les concepteurs. «On peut en effet acheter jusqu’à 30 cartes et les jouer en même temps. Avec la garantie de ne pas rater une quine ou un carton, puisque la machine se souvient de tous les numéros de toutes les cartes achetées. En gros, il suffit de passer 30 secondes par carte achetée pour introduire ses données dans la tablette et le tour est joué, la machine est prête. Ensuite, pendant la partie, le joueur indiquera du doigt ou à l’aide d’un stylet les numéros qui sortent. Et à chaque quine, double-quine ou carton, la machine affichera un message bien visible comprenant aussi le numéro de la carte gagnante.»

Premiers retours

Si l’on en croit les expériences de la petite équipe familiale dans le secret du projet et qui a aussi contribué aux phases de tests en situation, le rendement est amélioré et le confort de jeu inégalé par rapport au système manuel. Du côté d’Arnex, on s’active donc maintenant à la commercialisation, au travers d’une société qui porte le même nom que le programme. Et on espère, non sans raison, un succès commercial. La preuve que le cœur du terroir et des Côtes de l’Orbe recèle également des artisans et des inventeurs dans le domaine de l’informatique.

Une démonstration en mouvement du système et une présentation de ses concepteurs sera diffusée prochainement sur TV Mozaic et aussi sur Max TV, qui reprend certaines émissions de TV Mozaic. Elle est réalisée par Jean-Claude Gigon et Jean-Jacques Dupuis.

Le site internet du nouveau programme en trois langues: www.xlquine.com

Photo Olivier Gfeller

Au premier rang, entourés à gauche par Janine Hofmann et à droite par Nicole Savary, les gagnants Jean-Pierre Gerber, Astrid Meylan et Daniel Marendaz.

Des lauréats à Arnex

Au premier rang, entourés à gauche par Janine Hofmann et à droite par Nicole Savary, les gagnants Jean-Pierre Gerber, Astrid Meylan et Daniel Marendaz.

Au premier rang, entourés à gauche par Janine Hofmann et à droite par Nicole Savary, les gagnants Jean-Pierre Gerber, Astrid Meylan et Daniel Marendaz.

Les prix du Concours de dégustation de vin du Comptoir du Nord vaudois 2013 à Yverdon ont été officiellement remis aux lauréats lors d’une cérémonie réunissant une quarantaine de concurrents, qui s’est déroulée à Arnex, chez les vigneronnes Maryline et Amélie Lavenex. Comme le précisait Janine Hofmann, l’une des chevilles ouvrières du concours avec sa consoeur Nicole Savary, «cette année aura été un grand cru, puisque près de 600 participantes et participants se sont mesurés durant l’exposition pour tenter de deviner à la fois l’origine précise et le village exact d’où provenaient les nectars».

Dans un premier temps, plusieurs concurrents n’étaient pas parvenus à se départager et il a fallu organiser un barrage. Au terme de cette ultime étape, les lauréats 2013, qui ont tous réussi un total de 21 points, sont les suivants: chez les dames, Astrid Meylan de Montagny a gagné une nouvelle fois le challenge. Chez les hommes, ce dernier est revenu pour la troisième fois à Jean-Pierre Gerber d’Yverdon-les-Bains. Dans la catégorie des exposants, le concours a été gagné une nouvelle fois par Daniel Marendaz de Mathod.

À relever encore que ce concours fait partie du Verre d’Or, dont il constitue l’une des manches. Le Verre d’Or est le championnat vaudois de dégustation de vin. Les diplômes de participation ont été remis aux concurrents par Sophie Weber-Bovay, secrétaire de la SIC d’Yverdon-les-Bains, en présence notamment de Jean-Pierre Grin, conseiller national, qui a participé au concours en 2013.

Photo Olivier Gfeller