Vue actuelle du bâtiment qui va être transformé..

Vallorbe: la Commune va construire un hôtel

Même si plusieurs «Bed & Breakfast» existent à Vallorbe en exploitations privées aux côtés de l’Auberge Pour Tous, qui depuis des années remplissent parfaitement leur rôle, une demande existe depuis passablement de temps pour que la Cité du fer favorise l’édification d‘un hôtel, surtout destiné aux hôtes de passage. En 1993, la commune a racheté le bâtiment de la Laiterie la Concorde (voir photos) non loin du pont sur l’Orbe et du Musée du fer. La Société de Laiterie, qui possédait le bâtiment a elle-même été dissoute en 2011. C’est ce bâtiment communal, qui va être libéré par la Brasserie artisanale, qui va être transformé en petit hôtel, si le Conseil communal accepte, en principe fin octobre.

Un préavis déposé dans ce sens par l’exécutif prévoit des travaux pour 1.3 million de francs. Si tout se passe comme planifié, Vallorbe disposera donc d’un véritable hôtel en 2019. L’établissement qui sera affermé comprendra 7 chambres à deux lits, dont une au rez-de-chaussée, prévu pour les personnes à mobilité réduite.

L’entrée principale est prévue du côté rivière, depuis un passage couvert à créer dans le prolongement du trottoir actuel. Quelques places de parc de la place du Marché, qui jouxtent le bâtiment, seront conservées à la disposition de la clientèle de l’hôtel, alors qu’un abri à vélos sera créé sous la rue de Pontarlier – lors d’un chantier ultérieur. Un projet à court terme qui devrait combler un besoin clairement identifié.

Ci-dessous image de synthèse © Commune de Vallorbe

La Cie «Ramasse Miettes» a conquis le public.

Orbe: Orb’Estivales, belle fin de saison

Après le foot, la culture a pris le relai pour animer l’Esplanade du Château à Orbe. Le festival de poche: musique, théâtre, animations dans une ambiance festive se sont succédés du vendredi au dimanche.

Un reggaeton a lancé le mouvement vendredi soir. Une atmosphère des Caraïbes avec les cocktails qui vont avec ! Le samedi après-midi beaucoup d’enfants ont participé aux animations, le maquillage a eu un grand succès, les enfants étaient très patients dans la file. Ils ont également beaucoup apprécié, et leurs parents encore plus, le spectacle du «Grincement du Liège» (Cie Ramasse miettes), pendant lequel ils ont pu jeter des bouchons, en liège bien sûr, sur les artistes. Un homme et une femme, à la fois acrobates, comédiens, humoristes et un peu magiciens avec juste une table, deux chaises, et, entre autres accessoires, des bouchons… entre le spectacle de rue et le cirque, très drôle et touchant, sans compter que mine de rien, ils avaient un sacré talent d’acrobates.

D’autres spectacles ont suivi, un autre spectacle entre le cirque et le théâtre, ensuite dans la Tour carrée de la musique avec le duo acoustique de Lester Gertrude à l’heure de l’apéro et pour finir selon leurs propres termes «un troupeau de limaces hyperactives qui fait du bruit, mais pas n’importe comment!», un ensemble qui explore la musique du monde entier et vous donne de toute façon envie de bouger.
Le dimanche après une séance de yoga et un brunch musical pour se mettre en route, les deux spectacles ont été rejoués dans l’après-midi. Vivement l’année prochaine !

La place du Marché et l’Hôtel de Ville.

Orbe: Conseil communal express, peu de choses à l’affiche

En 42 minutes top chrono, le Conseil communal urbigène du jeudi 6 septembre a épuisé, vite fait bien fait, son ordre du jour. L’efficace présidente du Conseil, Emanuelle Rossier, a procédé à l’assermentation de Ajmi Kurtisi, représentant d’Union Libre, alors que les groupes PLR et UDC n’ont matériellement pas eu le temps de proposer des remplaçants pour leurs formations.
Les deux préavis soumis aux conseillers ont trouvé grâce sans difficulté. Le nouveau règlement sur la taxe de séjour et sur les résidences secondaires est passé à l’unanimité tandis que le préavis pour le remplacement du silo à sel du service des travaux-voirie a été adopté lui à l’unanimité moins une abstention.
Informations municipales...
Du côté de la Municipalité, il a été signalé, entre autres, que la remise en état du mur d’enceinte de la place du Château se terminerait fin novembre, avec un dépassement de crédit lié à deux dommages découverts au cours des travaux. Le remplacement des faux plafonds de Chantemerle, lui, est achevé.

... et questions des conseillers

La palme de l’animation revient à Philippe Cochard qui a voulu vérifier et a obtenu une confirmation du syndic: ce sont bien 50 centimes par habitant que la commune verse pour assurer une partie du financement de la réception du nouveau président du Grand Conseil à Yverdon. Au passage, le conseiller rappelle que les présidents du Conseil communal urbigène rincent de leurs propres deniers, lors de leur nomination au perchoir communal. Il s’est également enquis de l’avancement du projet de création d’une structure foncière régionale destinée à acquérir le terrain et les bâtiments occupés par l’ancien «military shop». Selon le syndic le projet avance et devrait se concrétiser au début de l’automne.

De gauche à droite: Henri Germond, syndic d’Orbe et Christian Kunze, syndic de Chavornay.

Orbe-Chavornay: la Boucle , sur le chemin du rapprochement

L’Association pour le Développement Économique Orbe-Chavornay a organisé une promenade du dimanche, le 9 septembre. La population était invitée à rencontrer «ses entreprises», pour la plupart installées dans la plaine entre les deux localités, en suivant un parcours de 8 km sans voitures. Partout l’accueil était simple, des professionnels répondaient avec plaisir à l’intérêt des visiteurs.
Plaine de vélos

Près de 1200 personnes sont venues découvrir les entreprises d’Orbe et de Chavornay en utilisant des moyens de mobilité douce. Des rencontres, il y en a eu beaucoup entre les gens du coin sur le parcours, fait en partie de chemins agricoles. On pouvait y croiser les syndics des deux communes circulant côte à côte dans un petit véhicule électrique. Découverte aussi de cette plaine sous un angle de comptoir grandeur nature, dont le ciel bleu est indispensable au succès populaire. Les familles profitaient de l’attraction des tortues ou de la distribution de glaces, les duos voulaient finir la boucle pour avoir toutes les réponses du concours. C’était un beau défilé de marcheurs et de cyclistes en grappes. La seule ombre au parcours est qu’il n’y en avait pas, le soleil tapait sur les participants qui auraient aussi voulu trouver un banc ici ou là. Le partage du chemin n’a pas toujours été évident entre les cyclistes et les piétons, mais facilement amélioré à coups de sonnettes et de bonjours.

En revanche il est un point sur lequel tous les interrogés sont d’accord: «C’est à refaire!».

La Municipalité au complet avec de gauche à droite : Christophe Schwerzmann, Luigi Fiorito, le syndic Stéphane Costantini, Roland Brouze et Christophe Maradan.

Vallorbe: la population croît régulièrement

Mercredi passé, la réception des nouveaux habitants de la Cité du fer a dû être déplacée de la pelouse de la Presqu’île au Musée du fer tout proche. En effet, le ciel avait décidé d’ouvrir grand ses vannes juste au mauvais moment. A cette occasion, la Municipalité au grand complet accompagnée du président du Conseil communal a accueilli un peu moins de 100 nouveaux résidents de Vallorbe. Avec une population à nouveau en croissance lente depuis une dizaine d’années, la Cité du fer compte actuellement 3 915 résidents.

Vie sociale riche

Au nom de l’Exécutif, le syndic Stéphane Costantini a rappelé les qualités essentielles de la localité ainsi qu’un peu de son histoire. Il a également présenté les autorités et les dicastères respectifs de ses collègues. Tout en appelant la population nouvelle à participer à la vie sociale et culturelle. La croissance de Vallorbe devrait perdurer, compte tenu du nombre de logements actuellement en construction ou en projets concrets. Ceci sans compter les qualités intrinsèques de la Cité du fer qui attirent de plus en plus de monde. Avec 400 arrivées par année civile, la population augmente en chiffres nets d’environ 100 unités dans le même temps, si l’on tient compte des départs qui interviennent.

Des représentants des quelque 50 sociétés locales avaient fait le déplacement pour se tenir à la disposition des nouveaux habitants qui ont pu ensuite partager le verre de l’amitié à l’abri.

La luzerne, dont les racines peuvent descendre jusqu’à 2 m. de profondeur, est la seule à pousser par cette sécheresse.

Région: Agriculture, où est la pluie ?

2018 s’est montrée à nouveau sèche et difficile en agriculture et les résultats sont inquiétants. Les averses cette année ont été très locales, mais ont fait souvent plus de dégâts qu’elles n’ont apporté d’eau. Ainsi dans la région, Vaulion, après un orage de grêle, a eu plus d’eau que la Plaine de l’Orbe. La rive droite du lac de Joux a eu moins de pluie que celle de gauche. A Orbe, il y a eu 70 litres de moins sur les mois de juillet et août que la moyenne des 10 dernières années. Les orages étaient si violents que l’eau a ruisselé sur la terre au lieu de pénétrer pour nourrir les plantes.
De beaux foins ont été faits en juin et quelques agriculteurs ont pu faire de pauvres regains avant la sécheresse. Et depuis, plus rien ne pousse; les moutons ont tellement râpé les prés que ces derniers sont devenus rouges. Actuellement des cultivateurs, comme Denis Michaud à Orbe, sèment des dérobées (cultures intercalaires) pour tenter d’avoir quelque chose à donner aux animaux d’ici 1 ½ mois. Certains agriculteurs sèment pour la deuxième fois de l’herbe, car les graines n’ont pas pu germer. La Confédération réduit dès le 1er septembre les droits de douane sur les fourrages grossiers, mais la France a aussi des problèmes de sécheresse.

Bétail
Certains alpages n’ont déjà plus assez d’herbe, à l’instar de Francis Lang d’Orbe, qui monte de la luzerne sèche à ses bêtes sur l’alpe. Il en faut 400 kg par jour. Une partie des vaches ou génisses de plusieurs estivages sont déjà rentrées et sont nourries à l’intérieur. Il n’y a plus rien à pâturer à l’extérieur. Selon un communiqué du Conseil fédéral, l’armée a transporté, en juillet et août, 586 tonnes d’eau dans les alpages du canton de Vaud.

Quelques éleveurs, sentant le vent venir et n’ayant plus rien à donner à manger à leurs vaches, les ont amenées à l’abattoir.

Côté paille, les blés sont restés courts, même sans raccourcisseur, ce qui donne une quantité de paille bien inférieure à l’année passée. A tel point que des agriculteurs vont botteler la paille de soja pour compléter la litière.
Les champs de betteraves sont en manque d’eau et, pour le
s plants qui pourraient repartir, ils jaunissent, car la sécheresse a favorisé les attaques de cicadelles. Cet insecte transmet des viroses qui provoquent un enroulement des feuilles et une torsion des racines. Selon Sucre Suisse SA, les sondages du 21 août, en Suisse occidentale, montrent un bon taux de sucre, mais un rendement bien inférieur à la moyenne des années précédentes.
Vivement la pluie, mais pas trop violente !

De gauche à droite: 1er roi, Adrien Magnenat - 2e roi, Denis Troyon - 3e roi Jean-Michel Magnenat - 4e roi, Daniel Monnier – 5e roi Alain Magnenat. Devant: les petits rois: Max Ansermet et Gabriel Maire.

Orbe: l’Abbaye d’Orbe a fait feu

La Noble Abbaye des Archers de la ville d’Orbe est née le jour du tir à l’oiseau en mai 1719, premier système de milice d’alors, et elle représente les prémices de la société d’Abbaye actuelle.

Les membres de la noble Abbaye d’Orbe ont ouvert le feu pour marquer les 170 ans de sa fondation en 1848. Une fête traditionnelle basée sur une compétition de tir, qui au fil des ans s’est complétée d’une animation populaire festive. Le millésime 2018 a été une belle réussite, avec les activités traditionnelles d’une Abbaye, ponctuées par les discours de Patrick Simonin député et Henri Germond, syndic d’Orbe.
Sur le thème du Moyen-Age, le cortège du dimanche, agrémenté par la présence de divers groupes plein d’entrain, a ravi un nombreux public. La rentrée du drapeau sur l’Esplanade du Château a réuni lui aussi nombre de participants pour clore cette magnifique fête populaire.

Au stand
C’est une centaine de membres qui se sont rendus au stand de Valeyres-sous-Rances pour rivaliser d’adresse et essayer d’obtenir les lauriers.

Lors du couronnement sur l’Esplanade du Château, l’Abbé-Président Jean-Michel Magnenat a couronné comme 1er roi sur la cible Abbaye, à l’addition des points: Adrien Magnenat avec 431 points, 2e roi au coup centré, Denis Troyon avec un 99 appuyé d’un 95. 3e roi : Jean-Michel Magnenat avec 424 points, 4e roi au coup centré: Daniel Monnier avec un 99 appuyé d’un 84. 5e roi sur la cible surprise: Alain Magnenat pour un total de 45 points.
La fête s’est poursuivie
le lundi avec les manèges et la joie démonstrative des enfants, et de se terminer par un dernier bal conduit par «Patrick Léonard».

Une nouvelle classe au Verneret.

Chavornay: le numérique pour la rentrée scolaire

Etablissement pilote

Dix établissements ont été désignés pilotes de l’éducation numérique dans l’école vaudoise, un chantier prioritaire pour le Département de la Formation de la Jeunesse et de la Culture. Chavornay en fait partie, Anne Fournand, la directrice, s’en réjouit.

A cette rentrée, les plus jeunes élèves, ceux des classes 1 à 4, sont concernés. Selon le programme établi, les classes 5 à 8 seront impactées l’an prochain et la dernière tranche l’année suivante. Le cursus de formation des enseignants démarre dès cet automne.

Il n’y a pas que les écrans

Pour les plus jeunes, l’immersion ne passe pas prioritairement par les écrans. Des jeux de logique, la manipulation et la programmation d’un petit robot développé à l’EPFL serviront à développer un esprit de logique adapté à l’apprentissage du fonctionnement et de la programmation des outils numériques.
Pour les plus grands, l’enseignement de l’informatique se poursuit, mais les outils à disposition se sont enrichis avec entre autres l’introduction d’une imprimante 3D et des cours de robotique. L’établissement se prépare même à prendre part au championnat par équipes de la Robot First Lego League.

Pas de portable à l’école

Ni en classe, ni durant les pauses, telle est la règle qui régit désormais l’usage du téléphone portable dans les écoles. Cette mesure, imposée à tous les établissements vaudois, n’est pas une surprise pour les élèves de Chavornay pour qui c’était déjà le cas.

De nouvelles installations

Cinq classes flambantes neuves seront ouvertes dans le bâtiment en fin de construction sur le site du Verneret. Equipées en moyens informatiques avec des tableaux interactifs, elles offrent en plus de superbes visions panoramiques sur la plaine et les coteaux avoisinants. Premier élément des futurs équipements sportifs d’athlétisme, une piste de 100 m. remplace la bande goudronnée inutilisée jusqu’à ce jour.

Facture du matériel scolaire
C’est le sujet qui agite en ce moment les esprits. Pour l’établissement de Chavornay, aucun changement à signaler. Les plus jeunes élèves sont dotés du matériel habituel, durant toute la scolarité les livres et cahiers sont fournis. Seuls quelques livres sont parfois achetés par les élèves et les effets personnels pour le sport sont à charge des familles.

Le chalet des Maisons-Doubles et sa vache géante.

Vaulion – mi-été: accueil aux Maisons-Doubles

Le Syndicat agricole et d’élevage de Vaulion a institué une belle tradition conviviale. Depuis 2013, chaque année, un des nombreux chalets d’alpage de la commune s’ouvre et accueille le public l’espace d’une journée.

Pour cette déjà sixième édition, c’est le chalet des Maisons-Doubles qui était le but de cette nouvelle découverte.

Les familles de Christian et Stéphane Messeiller, les amodiateurs des lieux, avaient bien fait les choses. Elles n’ont pas hésité à adapter la vaste écurie en salle de restaurant où de nombreuses fondues et autres grillades ont été servies. Autre originalité, le bar avait été aménagé dans une grande bétaillère placée devant le chalet. Vu la configuration des lieux, il n’était pas possible d’organiser un parking à proximité immédiate. C’est donc plus bas, vers la route de la Breguettaz, qu’il fallait laisser son véhicule puis monter à pied durant une dizaine de minutes environ. Une voiture navette gratuite était cependant organisée.

Apéritif original

Mais les courageux marcheurs étaient récompensés. Le long du trajet, on pouvait apercevoir un écriteau blanc simplement marqué «Apéro». Alors, il fallait redescendre un peu pour accéder à un lieu pentu où arrive une petite source. Et c’est dans ce coin un peu secret que Stéphane troublait cette eau pure et fraîche avec une délicieuse absinthe accompagnée de quelques «grignotages». Ensuite, une petite montée permettait de retrouver le chalet.
Les enfants n’étaient pas oubliés. Une énorme vache «grand format» avait pris place sur le pâturage et les accueillait volontiers pour se défouler. Un peu plus loin, un trio d’ânes observait, imperturbable, toute cette animation agrémentée par la musique d’accordéon.

Jean-Marc Ducotter devant les nouvelles halles.

Chavornay: Centre national des tortues, jusqu’à 4’500 animaux

Jean-Marc Ducotterd ne cache pas sa joie de faire visiter ce qui sera le plus grand centre de Suisse de la tortue. Au début de ce mois d’août, il a permis à 2’200 animaux d’une cinquantaine d’espèces sur 350 recensées dans le monde, d’être transférés dans leur nouveau complexe dont la construction n’est pas encore terminée.

On se souvient que ce CNT permet de recueillir les reptiles dont les familles veulent se séparer après avoir amusé leurs enfants pendant quelques années. Cependant, la durée de vie de ces animaux oscille entre 30 et 150 ans ! Passionné de reptiles dès son plus jeune âge, Jean-Marc a jugé inhumain de relâcher ces bêtes dans nos contrées.

C’est la raison pour laquelle il a décidé de les recueillir. Ce sera le cas pour un demi-millier d’entre elles cette année puisque plusieurs centres alémaniques ferment leurs portes et son centre pourra en contenir jusqu’à 4500 qu’elles soient aquatiques (provenance américaine) ou terrestres (Suisse).

Un lapin à l’origine

La concrétisation de ce centre est l’aboutissement d’une vie, selon l’intéressé lui-même. Il a fallu se battre pour réunir les deux millions nécessaires à la construction de deux halles, de bassins et parcs extérieurs. Du reste, il faudra encore trouver Fr. 400’000.– pour réunir le budget. Les bénévoles ont passé de très nombreuses heures à mettre en place le centre qui devient réalité car plusieurs investisseurs doutaient de la réussite de l’entreprise.

De manière curieuse, la passion de M. Ducotterd est née grâce à un lapin que ses parents lui avaient offert alors qu’il espérait un reptile. Déçu, il s’était promis de se venger en achetant par la suite des tortues pour lesquelles il s’est évidemment passionné. Comme quoi le hasard fait souvent bien les choses. Il faudra toutefois attendre le printemps pour l’inauguration de ce centre unique (CNT).

Ballaigues: camp de musique à La Bessonnaz: Concert de gala en bouquet final

Le 10 août, 62 musiciens et musiciennes âgés de 9 à 24 ans ont donné à la grande salle de Ballaigues un magnifique concert, résultat d’une semaine de travail intense à La Bessone. Les élèves en âge de scolarité obligatoire ont sacrifié ainsi leur dernière semaine de vacances, d’autres ont dû prendre congé. « Cet ensemble constitué de souffleurs (vents et cuivres) ainsi que de percussionnistes ne représente que le 10% de l’effectif», précise Lorenz Solcà, directeur de cette école, très satisfait de ce camp, des élèves et des professeurs.

Une semaine bien chargée

Partis du canton de Berne, le lundi matin, ces adolescents ont enchaîné les répétitions à un rythme soutenu. Le mardi par exemple, quatre répétitions, dont des partielles dans la journée et une le soir. Il y eut quelques moments de détente aussi, avec le mercredi la visite des grottes de Vallorbe et le jeudi soir une soirée récréative. Le vendredi est consacré aux répétitions générales et au concert pour lequel de nombreux parents se sont déplacés. Le samedi, nettoyages et retour dans les familles.

Mardi soir, répétition d’ensemble

20 h., les instruments accordés, tout le monde est prêt à accueillir les chefs, Daniel Schädeli et Matthias Leuthold qui vont conduire cette répétition. Après quelques exercices d’échauffement, place au travail sur la partition difficile d’Aladdin, d’Alan Menken. La direction est toute en finesse et précise. « Mesure 47, tout de suite à la brève ! », « Attention, lento subito, à la 9 ». Remarques bienveillantes et conseils se suivent, la pièce prend forme, les belles harmonies s’enchaînent, les musiciens sont attentifs, pas un mot entre les diverses reprises. Quelle discipline remarquable ! C’est au tour du deuxième chef de prendre la relève pour la musique « An Unexpected Journey » tiré du film Le Hobbit de Howard Shore : « 3e phrase, articulez davantage ! Il est 21 h. 20, on repasse le tout une dernière fois... ». Fatigués, mais heureux et contents, le sourire aux lèvres, les petits comme les grands quittent la salle pour une bonne nuit de repos.

Vendredi, concert !

A 19 h. 30, les plus jeunes « le Starterband », une vingtaine d’enfants et adolescents ouvrent les feux, avec un extrait de la « Watermusik » de G.-F- Händel, suivie de trois autres pièces dont « The Force Awakens » tiré de la saga de « Star Wars ». Très applaudis par le public, en supplément, les musiciens interprètent une pièce, sans directeur… Après une prestation remarquable des percussions, les plus âgés, « le Bläserband », nous offrent quatre pièces aux couleurs musicales et rythmiques parfaitement bien maîtrisées. Quel bonheur d’entendre les cuivres répondre aux bassons, les flûtes enchaîner sur les airs de clarinettes, ainsi que la précision des huit percussionnistes (triangles, cloches, timbales, xylophone, batterie, claves, etc…). A relever particulièrement, la pièce « Eric Clapton on Stage », arr. Paul Murtha. Pour achever ce prestigieux concert, les 62 musiciens se réunissent pour interpréter les deux pièces, parfaitement maîtrisées, répétées lors de la répétition du mardi soir.

Bravo à tous ces jeunes musiciens et musiciennes, ainsi qu’à leurs chefs ! Vous nous avez montré que la musique est une langue universelle qui réunit les gens et libère les émotions.

L’hélicoptère de l’armée alimente le Suchet en puisant de l’eau dans le lac de Neuchâtel.

Région – Manque d’eau: moindre mal

Alors que l’agence « China News Agency » et une radio américaine avaient fait le déplacement pour assister au remplissage des puits, l’armée suisse renonçait à se déplacer en hélicoptère au Suchet. Pour de justes raisons, puisque le brouillard recouvrait le sommet. Le suppléant du Chef cantonal de l’Agriculture, Jacques Henchoz, a attendu en vain le précieux liquide, l’eau qui manque depuis quelques semaines pour des raisons qu’il nous explique : « Dans le canton, malgré d’abondantes chutes de neige, cette dernière a fondu très rapidement contrairement aux années précédentes, si bien que les cours d’eau se sont vite trouvés à sec. Il a donc fallu envisager d’alimenter les alpages soit par camion, lorsque les puits étaient atteignables par la route, ou par hélicoptère lorsque cela n’était pas le cas. Sur une centaine de demandes d’interventions, 70 se situaient dans la chaîne jurassienne, mais que deux dans votre secteur (Suchet et Dent-Dessous). Il faut dire que depuis quelques années, nous avons recommandé de construire des étangs sur les hauts, comme nous avions préconisé la mise en place de citernes près des chalets.

2018 comme 2015, ou presque

Au Suchet, l’étang peut contenir jusqu’à 8’000 litres.Il faut compter 6 voyages depuis le lac de Neuchâtel pour le remplir. Par chance, il n’y a que des génisses ou presque en ce lieu et ces jeunes bêtes boivent moins qu’une vache, qui peut ingurgiter jusqu’à 150 litres d’eau par jour.

De plus, les animaux consomment moins à 1’500 mètres d’altitude ou lorsque la température baisse singulièrement ».

C’est au point que Dominique Rochat, qui gère le Chalet-Restaurant, ne s’inquiéte pas du report du transport. Cela dit, le Canton de Vaud prend en charge ces amenées d’eau, car il est préférable que les troupeaux demeurent à la montagne où l’herbe est encore abondante, plutôt que d’aller trop tôt entamer les réserves hivernales, lorsque le temps est aussi sec en plaine.

A entendre M. Henchoz, il ne fait pas de doute que nous assistons à une hausse des températures, malgré les allégations du président américain. En 2015, la situation climatique était à peu près la même, mais elle n’avait duré qu’un seul mois.