Vue générale sur la Cité du fer.

Vallorbe: piscicultures, fin d’une époque ?

Pas facile de dire si c’était la chaleur étouffante ou une parfaite entente politique qui a plané sur la dernière séance de la «saison» du délibérant vallorbier présidée par Christine Leuenberger, mais aucun des rapports à l’ordre du jour n’a suscité la moindre discussion.

C’est ainsi que les comptes 2016 ont été approuvés à l’unanimité, avec un excédent technique de recettes de Fr. 67 000.– sur environ 20 millions de dépenses et de recettes, et surtout avec une marge d’autofinancement dépassant les 3.6 millions de francs. La gestion de la commune a aussi été plébiscitée avec un point d’interrogation dans le rapport: le nettoyage de la chaussée dans la localité, «qui n’apparaît à ce jour pas optimal».

L’adhésion à l’ORPC Jura Nord vaudois a été acceptée, elle aussi à l’unanimité, tout comme deux demandes de crédit, la première – de Fr. 60 000.– destinée à la mise à jour et à la finalisation du Plan directeur de la distribution d’eau potable, qui va recenser les moyens actuels et les améliorations à apporter aux différents éléments existants du réseau.

Constructions en vue

L’appartement qui existe encore dans le collège «de 1915» va être rénové cet été pour Fr. 52 000.– en vue d’accueillir dès la rentrée d’août l’équipe regroupée des PPLS – psychomotriciens, logopédistes et autres professionnels de santé actifs dans l’Établissement scolaire, ceci dans un domaine à part, mais proche des élèves. Ce regroupement de forces s’accompagnera de la création, à la même date, d’une nouvelle classe enfantine dans le collège adjacent des 3 Vallons.

Un cautionnement de Fr. 300 000.– a aussi été accordé à la Fondation des Fontaines, qui va transformer les locaux laissés vides par le CMS en plusieurs appartements qui permettront de tendre vers cette mixité sociale voulue par son conseil.

Elections

C’est Jacques-André Chezeaux, unique candidat, qui a été élu pour faire partie du conseil d’administration de la nouvelle société anonyme Sports et Loisirs de Vallorbe SA, en qualité de membre du Conseil communal (voir article page 7). Du côté des élections statutaires, Véronique Teuscher (PS) présidera le délibérant Vallorbe l’an prochain.

Au chapitre des divers, on a appris que les deux piscicultures ne pourraient pas revivre, la législation cantonale restreignant le droit de pêche et empêchant actuellement la survie ou la création de telles infrastructures. Une position qui n’a pas eu l’heur de plaire à Italo Facchinetti (UDC) qui se réserve d’agir au plan cantonal, la truite restant un emblème majeur de la cité du fer, y compris dans une assiette.

Le carrefour en bas du village.

Agiez: l’eau, l’argent et des règlements à adopter

L’approbation des comptes 2016 pour la commune d’Agiez s’est d’autant mieux passée que le syndic Philippe Schwendimann a pu annoncer un bénéfice de
Fr. 3 526.39. Ce bon résultat est surtout dû a des rentrées supplémentaires imprévisibles: pour Fr. 74 000.– d’impôts en plus, des droits de mutation pour
Fr. 40 000.– entre autres.

L’eau est sous surveillance, depuis la découverte d’une contamination, la source de Vanté à Bofflens est légèrement chlorée. Il a été demandé aux agriculteurs de ne plus puriner. Malheureusement, un agriculteur de Bofflens a récemment recommencé à répandre du lisier. L’eau étant bien surveillée, on verra si cet épandage change les résultats.
La commune d’Agiez teste d’autres sources pour en évaluer le débit. Ensuite, elle demandera un devis pour une étude en vue de l’exploitation. Mais elle a refusé la gestion commune d’un réservoir avec Bofflens.

Le Conseil ne veut plus se «mouiller» pour l’eau!

Dans l’ordre du jour, l’eau est revenue pour l’adoption du nouveau règlement communal sur la distribution des eaux. L’ancien datait de 1967 et la nécessité d’autofinancement exigée par le Canton en demandait la révision totale. Basé sur un règlement type cantonal, il a suscité pas mal de débats. D’une part, la commission regrettait de ne pas avoir eu assez de temps et de ne pas avoir pu s’investir plus dans le projet, d’autre part, un point sur la possibilité d’augmenter les tarifs faisait craindre que la Municipalité les augmente trop rapidement. Le Conseil a cependant fait confiance à son Exécutif en lui laissant la marge de manœuvre prescrite.

Deux nouveaux règlements

Dans les autres sujets à l’ordre du jour, l’adoption des nouveaux règlements de l’ASIOR et de l’ORPC. L’ASIOR, la nouvelle entité née des cendres de l’ASIBCO, est l’association intercommunale qui va gérer les écoles depuis la sortie de Chavornay du groupement scolaire. Le règlement proposé a été modifié pour que toutes les communes puissent y avoir un délégué. L’ASIOR a demandé que l’arrêt de Chantemerle à Orbe améliore la sécurité des enfants. La commune d’Orbe a promis que des mesures sont à l’étude et seront mises en place pour la rentrée.

Quant à l’ORPC (entité régionale pour la protection civile) qui résulte d’un nouveau découpage et de regroupements de la part du Canton, son règlement a également été accepté sans discussion.

Dans les divers, la conseillère Marjorie Aubort revient sur la motion du carrefour en bas du village. L’arrêt de bus n’y est pas assez sécurisé pour les enfants et le carrefour en général pourrait être amélioré. La Municipalité va se pencher sur ce sujet.

L’arrière de la «boutique» Guignard sur la rue des Remparts.

Orbe: faillite Guignard, offres insuffisantes

La vente aux enchères des propriétés de la masse en faillite du groupe Guignard n’a pas satisfait la Banque Cantonale Vaudoise, qui passe désormais de créancière à propriétaire des lieux.

A l’ouverture de la séance, la présidente de l’Office des faillites, Sabine Jamois, a fait savoir que l’on n’allait pas scinder les trois parcelles en vente (à la Grand-Rue et la rue des Remparts), mais que le tout ferait l’objet d’un seul lot d’une valeur de 1,67 million de francs.

Après avoir décliné la procédure de la mise, les enchères débutaient avec deux offres. Une personne privée d’Oron offrait Fr. 700 000.– puis une gérance immobilière urbigène proposait Fr. 900 000.– avant que la représentante de la Banque Cantonale Vaudoise n’intervienne et fasse valoir la valeur de base (1,670 Mio). Comme personne n’a renchéri, la BCV est devenue propriétaire du lot. Selon sa représentante, la banque n’a pas l’intention d’exploiter le lieu, mais mettra le lot à nouveau en vente, en bloc ou en séparant les parcelles.

En état lamentable

L’issue de cette vente aux enchères n’a pas surpris la déléguée de la société urbigène présente qui pouvait comprendre que la BCV tente de perdre le moins possible d’argent sur cette opération. Elle n’a pas caché non plus qu’elle pourrait entrer en matière selon les prétentions prochaines de la Banque Cantonale.
A propos de la visite des locaux, plusieurs personnes ont déploré l’état catastrophique dans lequel ils ont découvert le site, au milieu du mois de mai dernier. «Les laboratoires et le magasin ainsi que le restaurant étaient dans un tel état qu’ils n’incitaient pas à l’achat.

En effet, des flaques d’eau jonchaient le sol, comme de la sciure qui était sensée masquer les infiltrations diverses. Le reste comme le matériel et les vestiaires étaient laissés à l’abandon. C’est dommage, car la visite du bâtiment principal aurait permis d’imaginer un commerce en son rez et plusieurs appartements dans les étages pour autant que le futur propriétaire concède des aménagements», nous disait un intéressé.

Face à cette réflexion, la présidente de l’Office des faillites admettait volontiers ces remarques, mais ajoutait que son bureau n’avait pas les Fr. 20 000.– qu’il était nécessaire de dépenser pour rendre les locaux plus attrayants! C’est dire que la vente est reportée et cela est dommageable pour le centre-ville d’Orbe qui a besoin d’être dynamisé par un commerce attractif. Il s’agira donc d’être patient!

L’Abergement: l’Abbaye des Chasseurs 1803 en liesse

Tout commence le mercredi, avec la fabrication des couronnes; jeudi on décore le sapin monumental de la Liberté au centre du village, vendredi a eu lieu le tir laser des enfants avec ouverture du caveau et, samedi, jour festif de tir. Après la sonnerie de la diane, assemblée à la salle de l’église où est admis le 54e membre de l’abbaye, Bertrand Lebeurier. Puis, moment d’émotion, Gilbert Jomini cède son bâton d’Abbé-président après dix ans de règne à son successeur Michel Brand. Gilbert Jomini a innové dans le déroulement de cette fête traditionnelle, avec l’animation de la journée du dimanche, actuellement le rallye pédestre par équipe à travers le village.

Médailles, couronnes et flonflons

Samedi, début des tirs dès 9 h., puis à 11 h. 30, pause apéro et repas des fins guidons, 17 h. 30, moment très attendu du couronnement des rois devant le noble sapin de la Liberté et avec l’accompagnement en musique de la fanfare La Lyre de Ballaigues. L’Abbé-président en verve énonce les résultats devant les membres alignés en rang d’oignons et un public émoustillé. A la cible société: 1er roi Cédric Jeanmonod 452 points, 2e roi Cédric Böhme avec un 100 appuyé d’un 81, 3e roi sur la cible Suchet, Patrick Grasset, 894 points et 4e roi Bruno Barbay 841 points.

Dans l’élan, récompense pour le tir laser des enfants et discours de Monique Salvi, syndique de l’Abergement, et d’Olivier Petermann, syndic de Lignerolle.
Fin de la partie officielle, on peut passer à la traditionnelle mise à l’américaine du sapin de la Liberté, et là, l’arbre prend toute sa valeur, il rivalise de prix avec le bois d’acajou pour atteindre à coup de petite monnaie le montant de Fr. 260.–. Après cet exercice de longue haleine, tout le monde est invité à prendre un apéritif de circonstance pour ensuite rejoindre la grande salle pour un repas. La soirée de se terminer par un bal aux sons de l’orchestre «Fandango».

Un rallye pédestre et ludique

Dimanche, place à l’effort physique, à la réflexion, et à l’habileté. Un parcours autour et à travers le village de l’Abergement, avec huit postes à visiter. Départ de la grande salle après s’être sustenté d’un café-croissant, puis approche d’un poste où il faut reconnaître différentes feuilles d’arbres et autres plantes. Plus loin, il faut de l’adresse pour faire tomber trois bouchons au moyen d’un pistolet à eau, les yeux bandés. Ailleurs, le but est de mettre en place le plus rapidement possible un jeu de domino. Ce sont 14 équipes qui ont rivalisé dans ces joutes sympathiques et qui ont rejoint la grande salle pour y apprécier les grillades préparées à leur intention.

Continuation dans leur fonction… Dominique Valet, secrétaire, Josette Guignard, vice-présidente et Denis Candaux, président

Premier: une bonne gestion financière

Le syndic Etienne Candaux a présenté les comptes communaux avec sérénité devant le Conseil général réuni jeudi soir 1er juin à la salle du Tirage. En effet, avec des charges se montant à Fr. 924 045.– contre des produits affichant Fr. 931 068.–, il apparaît un excédent positif de Fr. 7023.–. Ce bon résultat financier s’explique par l’octroi d’un don de Fr. 1500.– et une rentrée d’impôts en augmentation. Par contre, le poste «Forêts» affiche un déficit de Fr. 50 000.–.

Le municipal responsable a commenté cette situation en disant que certains travaux forestiers sont déjà payés alors que le bois produit n’est pas encore vendu ou encaissé. Autre bonne nouvelle, les 6 appartements rénovés du collège apportent un revenu locatif en augmentation, ceci malgré des travaux importants consentis. Enfin, l’année 2016 boucle avec un cash-flow suffisant qui a permis de procéder à des amortissements. Approuvés par la commission de gestion, ces comptes ont été acceptés à l’unanimité.

Premier est le dernier!

Deux autres préavis municipaux ont également été approuvés. Le premier concernait la vente de 14 actions de Sucre Suisse SA (ex «Sucreries d’Aarberg et Frauendfeld»). Ce lot d’actions avait été acquis il y a plus de cinquante ans et ne rapporte plus aucun dividende. D’où la décision de les vendre à deux organisations de cultivateurs alémaniques (Bülach et Ins) qui sont intéressées. Cette vente rapportera Fr. 280.– pour la caisse communale.

Le second concernait la réorganisation territoriale de la Protection civile avec une seule entité pour le district du Jura-Nord Vaudois, dont le siège sera à Orbe et regroupera les 73 communes.

Ce processus est en cours depuis longtemps dans le canton, mais il se trouve que notre district est particulièrement en retard dans cette procédure. Du coup, Premier est l’une des dernières communes à le ratifier!

Vie associative dynamisée

Un autre signe dynamique de la vie associative a été communiqué. Une nouvelle équipe de citoyens et citoyennes reprend le flambeau pour faire revivre l’ADIP (Association des intérêts de Premier). Cette démarche est voulue pour créer de nouvelles activités villageoises et la promotion d’équipements communautaires (exemple: place de jeux). Il s’agit aussi de réveiller la mémoire du village et notamment les noms des lieux-dits.

Après l’acceptation des comptes, le bureau du Conseil et la commission de gestion ont été renouvelés. C’est ainsi que le président Denis Candaux et la vice-présidente Josette Guignard ont été réélus, faisant ainsi équipe avec le secrétaire Dominique Valet récemment entré en fonction. La COGES a subi également une légère mutation de membres par un tournus habituel, favorisant ainsi l’entrée de deux dames.

Quel avenir pour l’agriculture régionale ?

Région: Agriculteur, un entrepreneur à l’avant-garde

Il faut faire toujours plus en moins de temps. L’agriculture doit toujours être en avance sur l’évolution. Comme l’a si bien dit Gregory Devaud, président du Grand Conseil, les agriculteurs ne sont pas en rade. Dans les innovations, la société se targue d’avoir inventé des nouveaux badges pour calculer la présence des collaborateurs ou pour ouvrir des portes. Depuis quelques années, les vaches ont un collier qui leur permet de passer au travers des robots de traite ou de contrôler l’aliment qui leur est distribué. Fitness et sports sont à la mode ainsi que planification de l’alimentation. L’agriculture s’est dotée de plans d’affouragement très performants pour garantir un rendement optimal au niveau laitier ou de la viande. On prépare des drones pour une distribution performante, l’agriculteur l’utilise déjà pour la distribution de trichogrammes ou pour repérer les faons avant de faucher un champ. La paysannerie a toujours fait preuve d’innovation.

Prométerre est l’association qui réunit tous les agriculteurs vaudois pour défendre leurs intérêts. Une assemblée des délégués s’est tenue le 18 mai à Ballaigues. Cette association n’a pu que constater que produire n’est pas rentable en Suisse face à une concurrence européenne débridée. Le producteur de lait est sous-rémunéré et des entreprises de transformation florissantes engrangent des bénéfices en constante augmentation. On exige de l’agriculteur suisse une production de qualité. Lors de l’assemblée, David Zimmermann a été élu en remplacement de Michel Richardet à la commission de gestion. Les forums seront dès l’an prochain remplacés par des assemblées thématiques.

Un grand brouillard

L’association a des difficultés à se faire entendre par les politiques. Prométerre est l’une des rares entités qui est montée au créneau, pour lutter contre la décision du TF sur la fiscalité des immeubles agricoles. Elle tente dès à présent de réduire les répercussions de cette nouvelle situation. L’agriculture a de la chance de compter sur le soutien du Grand Conseil et du Conseil d’Etat et des réflexions sont en cours pour diminuer l’impact de cette jurisprudence. Pour l’impôt fédéral direct et l’AVS, les agriculteurs passeront à la caisse, cependant, les dossiers en attente seront repris individuellement au niveau cantonal. Philippe Leuba a saisi le Conseil d’Etat de la décision prise à Berne; il en est déçu et continuera à se battre pour l’agriculture. Concernant la Politique Agricole 2022+ (PA 22+), le conseiller a déjà participé à des séminaires afin de mieux préparer l’avenir des jeunes et de l’agriculture.

Cependant, il est essentiel, pour l’avenir de l’agriculture, que les paysans se tiennent les coudes et discutent ensemble.

Les bénévoles avec Barbara Baudat, Christina Lüthi, Frédéric Goedecke, Christine Sanchez et Nanou Lennert.

Orbe: 20 ans déjà pour les Cartons du coeur !

C’est à l’initiative de Jacques Michaud que cette institution a vu le jour à Orbe. A l’heure où cette personnalité remettait sa droguerie qu’il a tenue pendant 40 ans, il prenait l’initiative d’occuper ses jours en donnant un coup de main aux Cartons d’Yverdon.

A l’époque, il s’agissait de livrer des vivres aux gens qui le demandaient. Se rendant compte que de nombreuses personnes de notre région sollicitaient ce service, il décida de créer une antenne à Orbe. En compagnie de feu Jean-Jacques Beauverd, le service à domicile perdurait quand bien même les personnes se voyaient offrir la possibilité de venir choisir les produits nécessaires dans un hangar à la Grand-Rue. Tout cela sous la présidence de Monique Geromini. Ensuite, les Cartons trouvaient un local à la rue Sainte-Claire avant d’être déplacés plus tard dans les anciens bureaux des Moulins Rod où ils se situent actuellement.

Merci à tous

L’antenne d’Orbe dessert 19 communes du haut de l’ancien district d’Orbe. Elle est ouverte le mardi de 16 h. 30 à 18 h. et la clientèle, recommandée par différentes institutions sociales, peut venir se servir gratuitement toutes les quatre semaines. L’association bénéficie de suffisamment de dons de groupements ou de privés pour faire ses achats, notamment dans les locaux de la Fédération vaudoise installés également à Orbe.

On relèvera aussi l’apport des «Tables Suisses» qui alimentent les antennes de légumes et de fruits comme il faut mettre en exergue la récolte de produits alimentaires des écoliers de la région.

Au terme de ces 20 ans d’activité, le comité tient à remercier toutes les personnes qui se sont dévouées pour le fonctionnement de l’antenne et celles qui ont ou qui donnent de quoi faire vivre cette association exemplaire.

Jean-Marc Ducotterd, René Amstutz, Jacqueline De Quattro, Myriam Schertenleib, Henri Germond et Christian Mojonnier.

Orbe: enfin des gouilles pour les grenouilles

Pour reprendre la phrase de René Amstutz de Pro Natura, un des partenaires du projet de renaturation du ruisseau des Vouattes à Orbe, dans son discours.
A l’occasion de la Fête de la Nature samedi passé et en présence de Jacqueline de Quattro, la ministre vaudoise de l’environnement, le retour à la nature de ce ruisseau au nord-est d’Orbe a été inauguré après 3 ans d’études et quelques mois de travaux. Il y a une volonté cantonale de redonner un meilleur équilibre écologique partout où cela est possible. Le syndic, Henri Germond a souligné l’engagement de la commune urbigène pour ces projets. Deux cent mille francs payés à 95% par le Canton ont été nécessaires.

Retour du petit sonneur

Pro Natura, et son groupe «batraciens» ont amené leur expertise pour améliorer l’habitat du petit sonneur à ventre jaune qui a besoin de gouilles. Ces nouvelles gouilles sont déjà pleines de têtards; le caloptérix (une libellule) et le bruant ne devraient pas tarder. Des truites ont été aperçues dans le ruisseau. Des tas de cailloux ou de branchages, même si cela ne fait pas propre pour certains, sont indispensables pour certaines espèces. Plusieurs panneaux didactiques expliquent les différentes caractéristiques de ce ruisseau.
Jacqueline de Quattro a pour sa part expliqué l’importance de préserver les espaces naturels pour conserver l’attractivité du canton. Il y a actuellement plusieurs projets importants de renaturation, le delta de la Broye, la Thièle. La suite du ruisseau des Vouattes a été mise à l’enquête, cela créera un couloir naturel pour la faune, entre la Plaine de l’Orbe et le massif du Jura.

La cérémonie d’inauguration, entrecoupée d’averses, s’est déroulée avec les différents responsables du projet et une grande partie du service de la voirie qui y a beaucoup travaillé.

La Croix d'Or qui va être rénovée

Ballaigues: «La Croix d’Or» dans de nouveaux atours

Réunis sous la présidence de Samuel Maillefer lundi, les membres du délibérant ballaigui avaient un ordre du jour chargé à parcourir. Dans un premier temps, les statuts de la nouvelle ORPC, dans sa version réunifiée pour tout le district Jura Nord vaudois, ont été adoptés, non sans quelques remarques à l’endroit du processus de mise au point des statuts et surtout en relation avec les réelles motivations de cette «modernisation et adaptation nécessaire» voulue par le canton. Encore une fusion d’une intercommunalité par thème qui ne devrait au final pas coûter moins cher que les trois organisations territoriales actuelles. Le syndic Raphaël Darbellay a rappelé qu’il s’était agi de mettre d’accord 73 communes et que Ballaigues avait réussi à obtenir que la répartition des coûts ne repose pas, pour partie du moins, sur la valeur du point d’impôt, ce qui aurait tout simplement doublé la facture pour la commune.

Fermeture minimale exigée

Le crédit de 2,5 millions de francs demandé par l’exécutif pour transformer et rénover l’immeuble de la Croix d’Or, qui abrite la seule auberge du village, a été accepté à l’unanimité. L’exécutif va maintenant devoir mettre les bouchées doubles pour que la fermeture ne dure que le temps minimal, soit de septembre 2017 à juillet 2018, un délai qui devra être garanti par les futurs intervenants. Il est possible que la finalisation des 8 chambres situées aux étages prenne un peu plus de temps et puisse se terminer alors que l’exploitation du café-restaurant aura déjà débuté. Un projet que les commissaires s’accordent par ailleurs à trouver équilibré et intelligent. L’une des questions qu’il s’agira de résoudre est la rentabilisation – impossible aux yeux de la Municipalité, du moins entièrement – des travaux entrepris, au travers d’un loyer adapté à ce futur bijou tout neuf qui sera confié à un exploitant qui reste à trouver.

Un PPA sans opposition

Le PPA «La Fin» qui comprend pour l’essentiel les terrains de la zone dans laquelle l’entreprise Dentsply Sirona opère a été adopté lui aussi sans discussion et à l’unanimité. À relever que ce PPA n’a fait l’objet d’aucune opposition durant sa mise à l’enquête et qu’il permettra, en 2018, de réaliser des travaux de correction des voiries et carrefours à l’entrée est du village. Un PPA qui, pour la première fois à Ballaigues, range en zone réservée – zone bloquée pendant 5 ans au moins – plusieurs parcelles préalablement constructibles.

Des comptes 2016 en positif

Les comptes 2016 ont été déposés à l’examen de la commission des finances. Sur un total de charges et produits de l’ordre de 9 millions de francs, ils font apparaître un excédent de recettes de plus de Fr. 200 000.–, avec une marge d’autofinancement de 1,5 million de francs.

Un food-truck pour le repas de midi.

Chavornay: va et découvre ta commune

C’est l’invitation qui était faite aux conseillers communaux de Chavornay ce dernier samedi. A plusieurs titres, la traditionnelle visite quinquennale des propriétés communales a revêtu un caractère nouveau et original. Nouveau en raison de la fusion des trois villages de Chavornay, Corcelles-sur-Chavornay et Essert-Pittet et original puisque les conseillers étaient appelés à se déplacer dans un petit train touristique à l’intérieur de Chavornay ou en minibus pour les deux plus petits villages.

Des lieux ciblés

Au total, neuf lieux étaient proposés à la découverte; ils ont été choisis en fonction de leur nouveauté dans le paysage local ou en fonction de gros projets d’évolution planifiés. Les conseillers ont pour la plupart d’entre eux privilégié la visite des propriétés des villages voisins ainsi que celle des points qui donneront bientôt matière à discussion.

Une fin qui a mis fin à la faim

Les visites ont pris fin dans la bonne humeur et dans les locaux de la voirie où un food-truck attendait les estomacs creusés

A droite: une construction qui marque le début supérieur du terrain qui devait comporter les 6 villas jumelles.

L’Abergement: pas de villas au «Petit-Vailloud»

La semaine passée, on a appris que le Tribunal fédéral avait définitivement donné tort à la commune de l’Abergement et à un promoteur. Ce dernier voulait ériger 6 villas jumelles et 6 garages, doublés de 13 places de parc extérieures au «Petit-Vailloud», ce hameau de quelques fermes et demeures anciennes situé sur les hauts de l’Abergement, à environ un kilomètre à vol d’oiseau du centre du village.

Longue marche judiciaire

L’enquête publique a eu lieu en mars-avril 2014. La Municipalité a reçu à l’époque 3 oppositions dont l’une émanait de «Pro Natura Vaud». Ces oppositions ont été levées par l’Exécutif, mais «Pro Natura Vaud» a recouru contre cette levée. C’est en mars 2016 que la Cour de droit administratif et publique du canton de Vaud s’est prononcée sur ce recours.

L’argumentation de l’association protectrice de la nature a été reçue. Elle relevait en particulier que «le principe fondamental est qu’il ne faut pas classer en zone à bâtir des biens-fonds peu ou pas construits, dès lors que le périmètre comprend les terrains déjà largement bâtis suffisant aux besoins probables dans les quinze prochaines années».

Le Tribunal a considéré, en résumé, que la demande de construction, qui date de plus de trente ans après la mise en œuvre du PGA, reposait sur des bases qui ont changé depuis lors, notamment quant aux nécessités de construction dans une zone à bâtir particulière comme l’est celle d’un hameau.

Des limites au développement nécessaire

L’Omnibus a recueilli la position de Monique Salvi, syndique, au sujet de cette issue judiciaire négative. «Nous prenons acte de cette décision, précise-t-elle, en la trouvant cependant quelque peu choquante. En effet, depuis 1981, l’Abergement disposait d’un plan général d’affectation en vigueur, dûment voté et avalisé par le canton».

À relever qu’il s’agit de la position de la syndique, l’Exécutif du village n’ayant pas encore pu débattre de cette affaire. Toujours selon la syndique, aucun autre projet de construction ne lui est connu actuellement sur cette même parcelle de terrain.

De gauche à droite: Jean Fleurimont, président, Sarah Clot, trésorière, Florence Jeanmonod membre et Line Rithner, secrétaire.

Ballaigues: une année 2016 en demi-teinte pour la SIC Vallorbe, Ballaigues, Vaulion

Une quinzaine de membres de la SIC Vallorbe, Ballaigues et Vaulion se sont réunis jeudi soir passé au Centre villageois de Ballaigues à l’occasion de leur traditionnelle assemblée générale annuelle. Même si la charge de président reste vacante, Jean Fleurimont estimant nécessaire de passer la main depuis plus d’une année sans trouver de successeur, c’est bien lui qui a dirigé les débats et qui continuera de fonctionner comme tel avec les remerciements appuyés des syndics de Vallorbe et de Ballaigues, présents parmi l’assistance.

De la partie statutaire, on retiendra surtout les résumés des rapports sectoriels présentés par Jean Fleurimont, dont il ressort notamment, que l’année 2016 a été contrastée pour l’industrie, avec un ralentissement fort en début d’année et une reprise en fin de dernier trimestre. Cette même année n’a pas été très positive pour les commerçants de détail, toujours attaqués de front par la concurrence française et le commerce électronique, à l’image des cafetiers-restaurateurs.

Fréquentation touristique en baisse

Plus inattendu et sans explication réelle, le tourisme a vécu une année de baisse de fréquentation pour tous les sites vallorbiers, à l’instar de l’activité de service au public de l’Office du tourisme local, elle aussi en diminution. Les communes de Vallorbe et Ballaigues sont en développement constant, notamment sur le plan démographique et dans le domaine du développement de l’offre de logements. On a appris que quelques projets sont en cours de conceptualisation avant que les rapports soient votés comme les comptes annuels qui présentent une légère perte. L’élément phare de cette année sera l’organisation du Marché de Noël, dont la fréquentation augmente. En seconde partie, le directeur de Travys SA Daniel Reymond a présenté un exposé sur la mobilité en général apportant des éléments passionnants dans un domaine que chacun vit au quotidien, sans nécessairement en appréhender les mutations profondes, courantes et à venir.

Balcons à fleurir

La SIC entend organiser encore cette année un concours de balcons fleuris, notamment pour décorer la Grand-Rue. Une idée qui tient au cœur de Jean Fleurimont qui affectionne particulièrement les rues fleuries en Suisse alémanique. «Pourquoi ne le fait-on pas aussi, c’est vraiment accueillant» a-t-il déclaré lors de la séance.