La rentrée

La rentrée

La rentrée

En ce début d’année scolaire, nous nous apercevons combien la vie est faite de changements. Il y a des enfants qui vont changer de classes, des jeunes qui iront au gymnase. Certains prendront une chambre dans une autre ville pour poursuivre leurs études. Beaucoup rencontreront de nouveaux visages.

Nous nous rendons bien compte que les changements sont nombreux pour beaucoup. Le plus souvent, ils sont accompagnés de sentiments de crainte, d’hésitation et quelquefois même de révolte. Comment quitter des amis ou un endroit familier pour l’inconnu sans un pincement de cœur ?

Pourtant, depuis le jour de notre naissance, la vie est faite de changements. Et si tôt le matin, au moment où l’on regarde le jour se lever, on est surpris de voir un nouveau paysage, on sera apaisé d’entendre à nouveau le chant familier d’un merle, annonçant une journée pleine de promesses.

Mais si malgré tout la tristesse semble l’emporter, écoutons cette exhortation de Dieu à Gédéon: «Va avec la force que tu as» (Juges 6:14) Celui qui est fidèle est là dans la brise du matin pour accompagner nos pas.

Valdo Richard est pasteur auprès de la paroisse protestante de Baulmes-Rances

Je viens de prendre ma retraite … un conseil ?

Chaise-longue

Chaise-longue

Je viens de prendre ma retraite, mais je cours encore plus qu’avant ! Un conseil ?

Oui, un seul: «Asseyez-vous!». Ce conseil est plus que millénaire! Les Pères du désert n’ont cessé de le prodiguer à leurs visiteurs cherchant à améliorer leur situation. Avant eux, c’est Jésus Lui-même qui l’a donné à ses disciples.

A leur retour de mission, plein de délicatesse, Il leur dit en effet : «Asseyez-vous et reposez-vous» (Marc 6, 31). Mais, aujourd’hui, nous avons bien du mal à nous asseoir et à nous reposer. Personnellement, je suis tenté de courir sans fin d’une activité à l’autre, d’un rendez-vous au suivant!

Que cherchons-nous donc en remplissant nos agendas? A prouver ou à nous prouver que nous sommes vivants, que nous existons? Et si cette suractivité n’était que l’expression d’une angoisse inconsciente? La peur de disparaître si nous cessons d’agir…

Très concrètement, je nous invite alors à prendre votre agenda et à programmer une pause, chaque jour, chaque semaine, chaque mois. Loin de perdre notre temps précieux, ce moment de respiration sera pour nous l’occasion d’ancrer notre existence. Ce sera difficile au début, mais progressivement, nous sentirons combien s’arrêter peut être profitable surtout spirituellement.

Et ce même si nous sommes très actifs au profit de notre communauté chrétienne, de notre mouvement. Si nous y offrons du temps pour Dieu, laissons-nous en effet du temps à Dieu? N’est-ce pas plutôt Dieu Lui-même qui ne cesse de s’offrir à nous ?

Alors, arrêtons un peu de gesticuler et prenons enfin le temps de L’accueillir. Il est derrière la porte. Il frappe. Laissons-Le entrer.

N.B. Jean-Michel Keller est Diacre de l’Eglise réformée, ministre de coordination de la région Joux-Orbe

Heureux, mais pas orgueilleux

Drapeau suisse

Drapeau suisse

J’écris ces lignes alors que je viens de voir la superbe victoire de Roger Federer à Wimbledon. Quinzième titre en Grand Chelem, un record ! Ça ne changera rien à ma vie, mais bon sang, ce que ça me fait plaisir.

Bien entendu, je ne connais personnellement ni Fabian Cancellara, ni Didier Cuche, ni Roger Federer, mais, quand ils gagnent, ça me procure une joie intense. Ça fait même grimper mon moral. Étonnant!

Pourtant, le seul point commun que nous avons, ces grands messieurs et moi, c’est notre nationalité. C’est surprenant comme le simple fait d’appartenir à une même nation peut donner le sentiment d’être proches, comme si nous étions de la même famille.

Par contre ce sentiment devient dangereux s’il nous porte à nous sentir meilleurs que les autres, chauvins. «Eh, vous avez vu les p’tits Suisses, nous ne sommes qu’un millième de la population mondiale, mais malgré tout, bien au-dessus du lot dans bien des domaines!»

Je suis Suisse, mais aussi chrétiens (tiens, vous l’aurez deviné). Je remarque que bien souvent, cette réaction d’orgueil guette les croyants. Certes, selon l’épître de Paul aux Ephésiens, le chrétien est «concitoyen des membres du peuple de Dieu et il appartient à la famille de Dieu», mais cette appartenance doit nous maintenir dans une attitude de service et de témoignage et de «saine fierté», mais jamais nous amener à mépriser quiconque.

Apprends-moi, Seigneur, à ne chercher que ta Gloire car les victoires sont les tiennes et non les miennes.

N.B. Pascal Donzé est officier de l’Armée du Salut

Aurions-nous le courage ?

Le dalai-lama

Le dalai-lama

Le Conseil fédéral a pris la décision de ne pas accorder une audience officielle au Dalaï Lama. Raison invoquée à ce refus, les accords importants entre la Chine et la Suisse. Accords financiers en jeu, bien entendu.

Si on regarde les droits de l’homme en Chine, ceux-ci sont loin d’être respectés et cependant, nous n’en tenons pas compte. Ce qui est important de nos jours, c’est le commerce, l’argent et le profit. Quelle tristesse…

Ce qui me fait penser bien entendu à notre Seigneur. Quand avons-nous le courage de l’accueillir et de déclarer ouvertement notre amour pour Lui? Bien souvent, nous préférons taire nos positions de croyants, les passer sous silence, de peur d’être pris pour des gens à part.

Oui, dans nos vies courantes, nous préférons parler affaires, mener notre vie professionnelle et ne pas y mêler Celui qui est pourtant le maître de nos destinées.

Simple exemple: vous voyez-vous en pleine réunion d’affaires commencer à mêler Jésus à vos propos? A coup sûr, votre interlocuteur se poserait des questions sur votre état mental. C’est ainsi la vie aujourd’hui. Nous ne laissons que peu de temps et de place à la paix intérieure, à la sérénité, à la prière. Des éléments qui cependant nous rendraient plus accueillants, plus compréhensifs, plus aimants. Mais tous ces qualificatifs n’entrent plus ou pas dans nos vocabulaires de femmes et d’hommes modernes.

Non, aujourd’hui, nous n’avons plus le courage de dire à voix haute que nous sommes des adeptes de Jésus Christ. Quel dommage…

N.B. l'auteur Gilda Morand est Diacre auprès de la paroisse de Chavornay

Photo © Le Point