Vue du chapiteau, le soir.

Scènes du Chapiteau

Vue du chapiteau, le soir.

Vue du chapiteau, le soir.

Tous ont eu la même idée au même moment

Un rêve, un peu fou, qui devient réalité

Des festivals, il y en a beaucoup, mais le petit dernier, modeste par sa taille et par la volonté de ses initiants, a tout pour plaire.
Tout près d’une rivière, le Nozon, à l’orée d’une forêt de feuillus et de sapins, le site est juste assez éloigné du bourg médiéval et de la route cantonale pour donner la priorité à son accès par des chemins pédestres.

C’était il y a un an, prétextant un anniversaire pour organiser une petite fête estivale, Jan Reymond  construisait sur ce site un chapiteau, un vrai. Il poussait les limites de la perfection, en réalisant un dodécagone (polygone en 12 parties) pour dôme. La structure était réalisée en rondins et recouverte d’une grande toile verte.

Au sommet, une ouverture donnait accès à une mini-terrasse, protégée par un grand parasol multicolore. Ainsi, l’année dernière, un guitariste et un clarinettiste, ne craignant pas le vertige, y avaient donné concert !  Ce que Jan avait réalisé était déjà incroyable, mais ce n’était qu’une entrée…

Il voulait que son chapiteau perdure

Les mois ont passé et plusieurs amis lui ont parlé de leur envie d’organiser un événement autour de la danse, du théâtre et de la musique. Le chapiteau et l’endroit seraient idéals. Ils ont tous eu la même idée au même moment, ils ne pouvaient pas faire autrement que de se lancer dans cette aventure. Pour Jan c’était un pari un peu fou… et le plat de résistance!

Les compétences des uns et des autres ont donné naissance à une société «Champs Libres». Les réalités administratives et légales furent résolues. Le nom du festival «Scènes du chapiteau» est un legs de Léo Piguet qui avait prévu le sien pour la mi-septembre. Ils se sont mis au travail.

Au fil des jours, les promeneurs ont commencé à voir le site se transformer: l’herbe était régulièrement tondue, la toile de tente changeait de couleur passant au blanc, ce qui donnait une belle lumière à l’intérieur. L’eau devint courante, un lieu d’aisance se paraît d’un lavabo, et d’une toilette luxueuse avec lumière et musique! Presque chaque jour le badaud découvrait un changement au site. Une deuxième tente rectangulaire vit le jour. Cinquante poteaux bicolores peints par Rafa, portaient une guirlande lumineuse de 500 m. qui illuminait le canal pour accéder au site.

Une programmation de qualité

La première édition des Scènes du Chapiteau s’est déroulée sur trois jours. Rachel et Claudio en  étaient les programmateurs et animateurs. Ils avaient invité des artistes, musiciens, comédiens et danseurs qui ont donné du  rêve et du bonheur aux spectateurs venus en famille dans ce lieu champêtre. Chants sud-américains, danses piémontaises, musique traditionnelle irlandaise, humoriste, accordéoniste, chansons à texte, jazz en finesse et jazz manouche et pianiste classique pour le final. Trois jours de régal pour les yeux et les oreilles.

Le régal était aussi pour les papilles, avec vendredi soir, poulets à la broche tournés à l’huile de coude ! Et le samedi soir, rebelote, c’était un cochon entier qui était servi après avoir pris le chaud durant plus de huit heures. Salades, pâtisseries accompagnaient les repas. Une brigade de cuisine au top!

Pari réussi. C’était un magnifique festival dans son entier, avec des consommateurs respectueux de l’endroit, et en plus un temps exceptionnel: un soleil généreux et des nuits illuminées par la lune, presque ronde, et une voie lactée en compétition avec la guirlande de Jan. Sûr que bon nombre de spectateurs et amis ont pris rendez-vous pour le prochain festival !

Photo Marlène Rézenne