La joyeuse troupe de l’Atelier Danse Expression de Pompaples et son mentor Sylviane Thilo.

Pompaples: « Musique-danse-projets », un spectacle prometteur

La joyeuse troupe de l’Atelier Danse Expression de Pompaples et son mentor Sylviane Thilo.

La joyeuse troupe de l’Atelier Danse Expression de Pompaples et son mentor Sylviane Thilo.

Les enfants et les adolescents de l’Atelier Danse Expression de Pompaples proposaient à la salle villageoise, il y a dix jours, une démonstration de leur travail de création chorégraphique et théâtrale. Un joli spectacle composé de variations improvisées sur des enchaînements de mouvements donnés, d’un sketch réécrit, arrangé et décoré par les enfants et d’une chorégraphie de leur cru sur le célèbre gangnam style; le tout léger, gracieux, précis et parfois désopilant, devant un public choisi et enthousiaste.

Mais ce n’est qu’un tour d’essai. Après leur spectacle Ici ou là, l’année dernière aux anciens moulins d’Orbe, l’Atelier Danse rejoint, avec l’Ecole de musique d’Eclépens, le huitième spectacle de l’association Musique-danse-projets : une production d’envergure, sur un thème historico-cocasse, qui sera donnée à six reprises l’année prochaine, à l’occasion du 1200e anniversaire d’Eclépens. Avec le concours de l’Ecole de Musique de Cossonay et de nombreux professionnels et amateurs, la comédie musicale et dansée s’annonce haute en couleur.

D’ores et déjà, les deux directrices, Nicole Soares et Sylviane Thilo, proposent aux jeunes de 10 à 18 ans de la région de s’inscrire à l’un des modules de musique, de percussion corporelle, de danse ou de théâtre, qui commencent cet automne.

Renseignements: www.musique-danse.ch. 021 866 72 92 ou 021 866 75 05. Les modules auront lieu dès septembre 2013 le mercredi après l’école) et/ou le samedi matin.

Très doué, le petit présentateur !

Ecole de danse Harmonia: 40 ans de danse

Très doué, le petit présentateur !

Très doué, le petit présentateur !

Cela fait maintenant quarante ans que Regula De Souza-Kohlbrenner a créé l’école de danse Harmonia, à Orbe. En ce joli début d’été, elle a donc décidé, en collaboration avec sa fille, Eleonora, d’organiser un festival «passage de flambeau» en quelque sorte. En effet,, cette dernière prendra désormais la direction de l’école.

Des spectacles de toute beauté

Pour ouvrir les festivités, un spectacle de cirque nous était proposé. Une mise en scène touchante sans artifice extraordinaire puisque présentée par des enfants, mais avec beaucoup de magie et d’émotions partagées. Il faut dire que lorsqu’on les regarde sur scène, qu’on voit leurs sourires et leurs yeux briller, on ne peut que ressentir leur bonheur d’être là. Ils se sont vraiment appliqués du début à la fin, et les applaudissements du public en disaient long sur l’émotion qu’ils avaient suscitées. On comprend donc aisément le plaisir qu’ont dû avoir Regula et les autres personnes en charge de monter ce spectacle.

Mais pas que…

En effet, lors de cette grande manifestation, de nombreux ateliers sont proposés. Cirque, poterie, yoga, peinture, et pas seulement, massages et théâtre sont aussi au programme. D’ailleurs, si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’y faire un tour, la compagnie d’Eleonora donnera ce soir une représentation de leur nouveau spectacle «Un lac des Cygnes», tandis que demain, c’est le Break Dance qui sera à l’honneur. Pour terminer cette semaine en beauté, un souper souvenir aura lieu afin de se retrouver et de partager de bons moments, entre anciens et élèves actuels de l’école.

Photo Katy Josi

L’échauffement avec Julian.

Développement et continuité à l’école de danse Harmonia

L’échauffement avec Julian.

L’échauffement avec Julian.


Elle y travaillait déjà depuis un certain temps aux côtés de sa mère Regula de Souza- Kolhbrenner, maintenant Eleonora de Souza va reprendre les rênes de l’école urbigène.

Cet été, après les festivités organisées du 2 au 8 juillet pour célébrer les quarante ans de l’école, Regula de Souza-Kolhbrenner a décidé de se retirer presque complètement. L’école avait été fondée en 1971, un peu par hasard, par Regula de Souza-Kolhbrenner qui passait à Cossonay et qui a été sollicitée par plusieurs parents qui cherchaient des cours de danses pour leurs enfants.

Elle avait alors un école itinérante et se déplaçait en stop d’un endroit à l’autre (sept différents) pour donner ses cours...
Eleonora de Souza, danseuse à la Compagnie Buissonnière a, de son cô-té, fondé la compagnie Coquelicot, réunissant des danseurs, des acrobates, des comédiens (professionnels et amateurs) et depuis environ quatre ans, elle reprend petit à petit tous les cours et la direction de l’Ecole Harmonia. Actuellement, il y a des cours de danse à Orbe, à Lausanne, à Yverdon et Chavornay.

Un peu plus que de la danse

Regula de Souza-Kolhbrenner a créé un style de danse qui lui est propre, le Tanztheater, entre le théâtre et la danse, permettant que le mouvement exprime la pensée ou le sentiment. Et sa particularité est aussi qu’il est ouvert à tous, jeunes, très jeunes, adultes et enfants ou jeunes différents, intégrant leur handicap.

Développement des offres

Avec Eleonora, l’école continue dans le même esprit mais d’autres cours se mettent en place : récemment un cours de cirque, un samedi matin sur deux, a commencé. Il est donné par deux professionnels, Julian et Maora Bellini de l’école de cirque «Circule» de Genève. Les enfants, dès environ 5 ans, peuvent venir se familiariser avec les acrobaties, le jonglage ; et dès qu’il fera moins froid, il y a un projet d’installer des trapèzes dans le bâtiment du Musée au Fil de l’eau dont la hauteur des plafonds permet une telle installation; pour ce faire, l’école cherche encore des tapis épais de saut. Et depuis peu, un cours mini-bouts pour enfants de 2 ans et demi à 4 ans a lieu le lundi après-midi.

Maman et papa poussette

Parmi les nouveautés, à relever cette proposition pour jeunes parents, qui peuvent venir faire une activité sans devoir chercher un moyen de garde pour leur petit. Ce cours est en train de se mettre sur pied; il est prévu deux matinées par semaine (lundi et jeudi).

A Orbe, en plus des cours déjà cités, il y a encore des cours de Qi-qong, Tai-chi et yoga. On peut aussi avoir un recours à un entraîneur personnel, qui propose des cours en groupe ou en individuel, à l’extérieur ou en salle.

Renseignements et inscriptions :
www.harmonia.ch ou au 079 621 19 08.

Photo Natacha Mahaim

Interprète de danse tamoule

Orbe : danse indienne

Interprète de danse tamoule

Interprète de danse tamoule

Dommage que la manifestation n’ait pas été mieux annoncée. Car dimanche après-midi 10 janvier, le Casino d’Orbe n’était autre qu’un petit morceau de Sri Lanka ou d’Inde du Sud.

A peine la porte passée, les odeurs de curry et d’épices se mêlaient à  celles d’encens et de fleurs, le tout dans une atmosphère musicale étonnante à laquelle on a parfois de la difficulté à adhérer, tant son côté lancinant et répétitif, du moins pour l’occidental, la rend assez imperméable. Mais finalement d’occidental il y avait très peu dans la salle, remplie qu’elle était  par des membres de la communauté Tamoul venus parfois de loin à la ronde.

Danse et spiritualité

Au programme de l’après-midi pour trois jeunes danseuses, le récital en public organisé par le International Institute of Tamil Arts, couronnement de sept longues années de travail. Sept années au cours desquelles elles ont appris les secrets de cette danse «Bharatanatyam» qui sans être proprement sacrée n’en est pas moins un appel à Shiva, le dieu destructeur-créateur marié à Shakti.

Pour un hindou la danse est en effet le plus beau moyen de plaire à son dieu. En plus des fleurs et offrandes, il honore la divinité en figurant devant elle la part la plus noble et la plus créative de son être. « Adorer Dieu en dansant accomplit toute inspiration et la voie de la délivrance s’ouvre à celui qui danse », dit un texte ancien hindou. Et d’ailleurs, le spectacle a effectivement débuté par l’allumage des feux ainsi que par l’offrande de nourritures terrestres à  Shiva.

Un couronnement  en forme d’adoubement

Les trois lauréates qui ont chacune obtenu à la fin de l’après-midi une distinction dans le grade de maître en danse indienne étaient  soumises à l’examen d’un jury de trois femmes dont la réputation en matière de danse est incontestée et dont le jugement est sans appel. Entre autres coutumes étonnantes, les candidates, avant de présenter leur programme s’approchent tour à tour des juges, et leur offrent également des friandises de fleurs et des fruits.

Une limite floue entre la vie et le spectacle

Mais si la conscience de l’occidental rate sans doute une grande partie de la symbolique entourant la cérémonie et la danse elle-même, on ne peut que relever, entre autres, le calme dans lequel se déroule le concours, calme auquel il est expressément fait appel en début de programme.

Un calme qui ne veut toutefois pas dire indifférence, puisque le public manifeste après chaque «mouvement», les prestations étant , un peu à l’image d’un morceau de musique classique, divisées en mouvements différents, aux rythmes différents eux-aussi. Le tout accompagné par trois musiciens et un chanteur de mélopées indiennes.

Un après-midi déconcertant et  multicolore au pays du cobra, du chignon de l’ascète et du troisième œil.
Ecole de danse indienne Thirukoneswara Nadanalayam
Professeur Madame Chandravathani Vijayasundaram
Berne, Genève, Fribourg, Bâle, Yverdon-les-Bains
www. koneshwara.blogspot.com

Photo Olivier Gfeller