Arnex: le cirque qui dérange

L’affaire a déjà fait grand bruit dans la presse régionale et pourtant c’est toujours le statu quo. L’Ecole de cirque du Talent à Arnex est censée fermer les portes de ses locaux sis dans la zone artisanale.
C’est le cœur gros et la voix tremblante d’émotion que Steven Carroli et Leticia Carroli-Schwyn disent leur incompréhension face aux mesures prises par la municipalité. Tout avait pourtant bien commencé lorsqu’au printemps ils ouvraient les portes de leur halle à une soixantaine de jeunes élèves pour leur apprendre les arts du cirque. Parents et enfants étaient ravis de trouver ici une aussi belle activité. Pourtant les autorités ne le voient pas de cet œil. Selon elles, l’école de cirque n’est pas une activité artisanale, elle n’a donc pas sa place dans cette zone.

Il est également reproché au jeune couple de ne pas atteindre un niveau suffisant de sécurité que ce soit au niveau du trafic des véhicules sur le chemin sans-issue ou sur le parking, ainsi que sur les installations aériennes telles que les trapèzes. On redoute aussi des nuisances causées par la musique. Autrement dit on ne veut pas d’eux dans le village. «Ce n’est pas faute de les avoir avertis de notre arrivée et de la nature de notre activité» commente Leticia Carroli-Schwyn. La missive ne leur a pourtant été transmise que deux mois après le début des cours.
Bien qu’il semble difficile de trouver un texte de loi qui justifie une telle décision. Il leur a fallu faire recours et porter l’affaire devant le Tribunal Cantonal Administratif.
Ces deux passionnés ont longtemps sillonné les chapiteaux du monde en tant qu’artistes ou techniciens. Car dans le cirque, il faut être polyvalent. Mais pas question de faire l’impasse sur la sécurité. «On ne peut pas se permettre d’être dans l’à peu près quand il s’agit de la sécurité des enfants que l’on nous confie.» Assure Leticia Carroli-Schwyn, maman d’une petite fille de deux ans. Comment peut-on alors mettre en doute le sérieux et les compétences de ces deux professionnels qui ont mis toutes leurs économies et leurs tripes dans ce projet!
Soutenus par les parents d’élèves et par un grand nombre d’Arnésiens, les Circassiens espèrent un revirement de situation. Afin de pouvoir continuer à faire briller les yeux des enfants du coin.

Brigitte et Julien Maillard dans une satyre de match de boxe.

Cirque traditionnel et numéros contemporains

Brigitte et Julien Maillard dans une satyre de match de boxe.

Brigitte et Julien Maillard dans une satyre de match de boxe.

Le cirque Helvétia était donc à Orbe (cf article dans ce même Omnibus) durant 2 jours, tout début juillet. Nouvelle direction (Julien Maillard), nouveau chapiteau, nouvel élan, le cirque Helvétia affiche son but: attirer les 16-20 ans avec des jeux scéniques et musicaux ainsi que des numéros originaux.

Le programme mené par un Monsieur Loyal poète

«Oyez, oyez, bonnes gens, entrez, entrez» nous exhorte Monsieur Loyal. Tout au long du spectacle, il nous présentera les numéros en vers libres. Poésie et charme sont au rendez-vous. Contorsionniste et équilibriste flirtent avec des jongleurs, un clown, un magicien, deux chèvres dociles et un lama. S’ils ne sont «que»7 artistes sur la piste, le spectacle n’en est pas moins dense et captivant.

Par exemple, le numéro de jonglage de Julien Maillard dans l’obscurité totale, allie rythmes variés et couleurs. Le résultat, style «feu follet» est fascinant et contemporain.

Brigitte Maillard, nous présente une version de la métamorphose de la chenille d’une telle souplesse que le corps n’est alors plus qu’une simple torsion!
Anaïs et Brigitte investissent la coupole en une création inédite de trapèze vivant. Jazz, charleston, et paillettes, le music-hall est aussi au rendez-vous avec Amandine et son numéro de Hula Hoop.

Enjeu ambitieux avoué: ce spectacle est conçu pour plaire tant aux amoureux du cirque qu’à tous ceux qui disent ne pas aimer le cirque! Nous ne pouvons qu’encourager la famille Maillard et ses collaborateurs dans sa volonté de faire perdurer cet art.

Photo Catherine Fiaux

Final, la troupe au complet.

Baulmes: la salle de l’Hôtel-de-Ville se mue en chapiteau

Final, la troupe au complet.

Final, la troupe au complet.

En ce premier week-end de février, l’Association culturelle de Baulmes et Environs a proposé deux représentations de cirque à un public enthousiaste venu nombreux, bravant ainsi une météo glaciale.

L’école de cirque «leZarti’cirque» a vu le jour en 2003. Elle est en pleine expansion, comptant environ 200 élèves. Basée depuis ses débuts dans les mêmes locaux à Sainte-Croix, la nécessité s’impose actuellement de les agrandir, particulièrement pour les numéros aériens. A ce jour donc, recherche de fonds pour laquelle de plus nombreuses représentations sont prévues en 2012, pour le bonheur de tous !

En première partie, les élèves du Pied du Jura

Adorables, touchants de bonne volonté et de talent aussi, les élèves de la région nous présentent différentes scènes animalières. Ils sont félins, pingouins, éléphants, poissons et bien d’autres encore. Accompagnés par la musique et la chorégraphie, ils paraissent telle une véritable suite de tableaux gracieux, éphémères et précieux !
En seconde partie la troupe du «leZarti’cirque» dans son spectacle «De chaise à bascule»

En effet, tout commence avec des chaises et des pirouettes de toutes sortes et se termine par un combat de boxe totalement loufoque sur un ring à bascule accompagné de commentaires déjantés!

Epoustouflants enchaînements avec des jeunes toniques motivés et doués. Du cirque certes, puisqu’il y a de la jonglerie, du trapèze, des clowns, du monocycle, mais il s’agit avant tout d’un spectacle riche, et complet, touchant tant à la danse, à l’expression corporelle qu’au mime, au théâtre et à la musique. Humour et poésie sont également au rendez-vous. La jeune troupe occupe tout l’espace donné, salle comprise, de manière optimum.

Pour exemple, le mât chinois est arrimé au milieu du public. Là, à deux souffles des spectateurs, de jeunes artistes escaladent le mât, y font de l’équilibrisme, en redescendent plongeant tête la première en une chute vertigineuse et s’arrêtent net au ras du sol.

Un ouf de soulagement parcourt le public 90 minutes donc de spectacle intense donné par, rappelons-le, une troupe de jeunes non-professionnels talentueux et entraînés; ils s’exercent jusqu’à 12 heures par semaine et certains s’apprêtent à faire du cirque leur métier. Nous leur souhaitons bonne continuation dans des locaux, bientôt rénovés et adaptés à leurs besoins actuels.

Photo Catherine Fiaux

LeZarti'Cirque

Soirée acrobatique avec LeZarti’Cirque

LeZarti'Cirque

LeZarti'Cirque

C’est devant une salle comble que la troupe de jeunes artistes du LeZarti’Cirque s’est produit samedi 12 février à l’hôtel de Ville de Baulmes.

Avec des élèves prometteurs, c’est un magnifique spectacle plein de poésie que nous a offert l’école de Cirque de Sainte-Croix, créée en 2003, en collaboration avec l’Association Culturelle de Baulmes.

Petits et grands ont donné le meilleur d’eux-mêmes sur scène, lors de numéros divers, allant du jonglage, au mât chinois, en passant par le trapèze, les «rideaux» et d’autres encore. Tout ceci exécuté avec délicatesse, accompagné de musiques variées, et pour certains numéros, deux élèves ont même fait valoir leurs talents de musiciens, à l’accordéon et au piano.

Un spectacle agréable

En première partie, ce sont les plus jeunes qui nous ont successivement charmés avec leurs prestations touchantes, dotés d’une bonne technique et de sourires angéliques.
En deuxième partie, c’est à un voyage au pays des rêves auquel nous avons eu droit. Et quel bonheur d’assister à une aussi jolie mise en scène! Des costumes jusqu’aux mouvements et acrobaties, tout était cohérent et très bien exécuté.

Entre les différents numéros, ce sont quatre jeunes, trois garçons et une fille, qui nous ont conquis avec leur agilité déroutante à grimper le long du mât chinois, installé au milieu du public.

Pour conclure, ça a été un réel plaisir de voir tous ces jeunes réunis par une même passion, nous faire découvrir leurs talents, car c’est sûr, ils en ont!

Photo Katy Josi

Le Cirque, alternative à la morosité en âge scolaire

Vision enfantine au cirque

Vision enfantine au cirque

L’Ecole de Cirque Coquino, de Morges, faisait escale au Casino d’Orbe samedi après-midi, pour le bonheur des petits et aussi des grands qui les avaient accompagnés. L’École créée en 1998 par Frédéric Klink, encore à Crissier à l’époque, accueillait les spectateurs dans un contexte particulier.

En effet, pendant une bonne demi-heure avant la représentation proprement dite, tous les enfants présents qui le souhaitaient pouvaient, entre autres, tester leur équilibre, faire du trapèze ou tenter de jongler, ceci avec l’aide amicale et les conseils de base des élèves de Coquino, promus pour l’occasion animateurs-formateurs.

Une fonction qu’ils exercent au demeurant avec beaucoup de doigté et d’habitude, puisque chez Coquino, les grands aident les petits dans leur progression. Et ça se voit. Ainsi une petite foule bigarrée, bruyante et très rapidement décomplexée a donné passablement de travail à Clara, Léonore, Pauline, Adeline, Benoît, Carole, Océane, notamment, avant qu’ils puissent monter sur scène.

« Un luxe, comme le rappelait Coquino lui-même en début de spectacle, puisque l’Ecole n’en dispose généralement pas mais travaille dans une salle de gymnastique».

Auparavant, quelques élèves avaient fait une petite incursion dans la localité urbigène juchés sur des monocycles: il faut dire que parmi eux, il y a de véritables spécialistes de la discipline, puisque deux des élèves et animateurs ne sont rien moins que… champions du monde de monocyle en solo et en duo 2008.

Coquino, un mélange de rêve qui devient réalité pour des élèves de tous âges particulièrement doués et qui choisissent eux-mêmes cette voie d’expression, ainsi bien sûr que leur discipline de prédilection. Ce qui n’empêche pas la multiplication des talents, notamment de comédiennes chez certaines jeunes filles jouant à merveille les petites pestes critiques et admiratives pendant les numéros eux-mêmes.

Une plongée dans le rêve bénéfique à chacun.

Photo Olivier Gfeller

Une fois un cirque : drôle de monde

Une fois un cirque

Une fois un cirque

Un anniversaire symbolique

L’année 2009 est importante pour l’école de cirque de Confignon : c’est en effet celle de ses trente ans. Au début, quelques dizaines d’élèves, actuellement plus de 200, limités par l’espace disponible : c’est dire si les disciplines du cirque attirent de nos jours nombre de jeunes qui cherchent sans doute à compenser ou à mieux connaître ainsi un monde où le virtuel est roi malgré eux et où la discipline et l’exercice répétés ne sont plus en odeur de sainteté chez certains pédagogues prétendument modernes. A voir le sérieux, la joie, et les sourires avec lesquels les élèves présentent leur spectacle, nul doute que ce type de pédagogie-là rencontre un succès mesurable et indiscutable. En plus il aide à façonner des personnalités vivantes et épanouies. Sans compter la forme physique indispensable à toute production dans le cadre d’un cirque qui accompagne forcément chaque élève.

Quatre journées bien remplies

Au Puisoir pour quatre jours de représentation la semaine passée, sous l’intitulé Drôle de Monde, le Cirque terminait à Orbe sa tournée 2009, débutée à Genève à mi-juin, et qui aura vu les élèves artistes présenter d’abord leur spectacle dans les cantons de Fribourg et de Neuchâtel.  Un vrai spectacle avec du rythme, de la fantaisie et de l’agilité, une vraie tente, de vraies lumières, de vrais popcorns dans une machine,  de vrais musiciens, de vrais artistes maitrisant déjà plus que bien plusieurs disciplines et enfilant tout à tour le costume de musiciens classiques puis celui d’équilibristes, avant de fonctionner comme garçon de piste pour le bon ordre du spectacle. Et le public ne s’y est pas trompé qui a rempli le chapiteau pendant la durée de la visite du cirque à Orbe et a vivement et à juste titre applaudi le spectacle, donné en plus gratuitement.

Une halte inhabituelle pour le passeport-vacances

A relever aussi la gentillesse de tous les moniteurs du cirque qui ont offert aux enfants qui le voulaient une demi-journée mémorable dans le cadre du passeport-vacances : ils ont pu essayer des agrès, le trapèze, la jonglerie, l’équilibre, bref le tout à l’intérieur d’un vrai cirque rien que pour eux ou aux abords tout proches pour certaines disciplines comme le Air Track (tapis gonflé sur lequel on peut sauter et exercer son équilibre).

Photo Olivier Gfeller