Isabelle Chevalley, conseillère nationale, met en fonction le barrage d’un simple clic.

Ca turbine aux Moulinets

VO Energies n’a pas fait les choses à moitié pour la mise en route de sa centrale hydro-électrique des Moulinets. Le lundi était réservé en primeur aux riverains de l’ouvrage (voir notre édition précédente).

Le mercredi 4 septembre, ce sont les invités officiels (politique et économique de la région) qui ont eu le loisir dans un premier temps de se rendre au barrage en découvrant, pour une grande partie des convives, le magnifique et bucolique chemin des Présidents. Claude Madörin, directeur général honoraire, a présenté le projet et son aboutissement avec enthousiasme et fierté, quant à Claude Recordon, président, il a lui abordé la dimension politique et locale.

Lancement électronique

Isabelle Chevalley, conseillère nationale et membre fondatrice du parti «vert-libéral vaudois», a eu le privilège, non seulement de couper le ruban inaugural, mais surtout de faire la mise en route à l’aide d’une tablette numérique, progrès oblige. Les invités ont pu suivre sur grand écran l’évolution de la montée de la puissance électrique.

Les collaborateurs, eux aussi à la fête

Le jeudi, les collaborateurs ainsi que leur conjoint ont bien mérité «leur soirée des Moulinets». Effectivement, après deux bonnes années de labeur, pendant lesquelles il a fallu conjuguer travail quotidien et s’adapter aux aléas du vaste chantier, les ouvriers, employés et collaborateurs se sont investis personnellement dans cette aventure.

La journée portes-ouvertes à tous

Près de sept cents personnes se sont déplacées le vendredi afin d’avoir l’occasion de visiter cette magnifique centrale au fil de l’eau. Plusieurs groupes se croisaient accompagnés de leurs guides, plus passionnés les uns que les autres, pour expliquer et  répondre aux nombreuses questions. Le fameux «ascenseur à poissons» a généré quelques interrogations quant à son fonctionnement, le commun des mortels imaginant assez mal la truite désirant remonter l’Orbe appuyer sur un bouton pour aller à l’étage supérieur… Une explication détaillée fera l’objet d’un article dans une de nos prochaines éditions.

L’Omnibus passe au numérique

Il y a cinq ans déjà, l’Omnibus ouvrait son premier site internet. Une simple présence, mais une présence quand même. Sa fonction était de permettre au public de prendre connaissance, avec un retard voulu sur la publication de l’édition papier, de quelques articles sélectionnés parmi l’édition hebdomadaire.

Il y a quelques mois, le Conseil d’administration du journal a décidé de mettre à disposition du public une édition numérique complète venant élargir l’offre papier. Cette édition numérique est disponible depuis ce matin, en parallèle, en remplacement ou en complément de votre Omnibus en papier. Cette nouveauté, que très peu de journaux régionaux offrent, – le Journal de Sainte-Croix et environs a été un précurseur dans ce domaine il y a un an déjà - correspond à une nécessité de suivre le mouvement du numérique, même si pour beaucoup d’entre nous un journal en papier reste un vrai journal. Ce passage au numérique implique que le site internet ne comprendra plus que deux articles par semaine offerts à tous.

Plusieurs abonnements possibles

Depuis ce vendredi, différents types d’abonnements sont à votre disposition, allant du numérique uniquement à la solution globale papier et numérique. Nous voulons offrir ainsi un service plus complet à notre lectorat, qui peut dorénavant lire l’Omnibus en ligne depuis n’importe quel point du globe terrestre, et ceci le matin même de sa sortie en édition papier. Avec la mise en forme du nouveau site, l’Omnibus a également pensé à l’interaction nécessaire entre le média papier et le média électronique. C’est ainsi que des sondages ont été mis en place sur le site, dont les résultats déboucheront sans doute sur des analyses dans l’édition papier.

Forums et participation citoyenne

Simultanément, des forums publics ont été créés pour permettre à chacune et chacun de s’exprimer. Ces forums sont accessibles après une simple inscription gratuite. Un ton correct sera exigé dans l’expression des opinions les plus larges. Ces forums ne seront pas modérés avant publication, mais resteront sous une surveillance bienveillante des équipes de l’Omnibus, pour éviter tout débordement qui serait contraire à la loi. Rendez-vous donc sur www.lomnibus.ch où nous attendons vos premières réactions avec impatience. Elles peuvent bien sûr aussi nous parvenir par écrit.

Vaulion: première à La Busine

C’était au cours d’une de ces soirées qui n’en finit pas, autour de verres, que l’idée a surgi. Pourquoi ne pas organiser une mi-été à Vaulion ? Philippe Bally tenait le moyen de redonner du souffle au syndicat d’élevage qui ne s’occupe plus vraiment d’alpage mais qui rend plutôt service aux agriculteurs en louant des machines. Le président avait constaté que plusieurs Vaulienis ne connaissaient pas ou peu les neuf chalets qui sont propriétés de la commune.

L’occasion était bonne de leur faire découvrir ce patrimoine. Si bien qu’il a été décidé que cette fête se déroulerait chaque année en un lieu différent. Pour 2013, c’est sur les hauts du village, à la Busine, pourtant sur la commune de Juriens mais bien dans le cercle de la société, que s’est déroulée cette première.

Démonstration de fabrication

Dans ce chalet, tenu par David Guignard, on fabrique notamment du fromage de chèvre. C’est Marion, son épouse, qui s’occupe de la préparation. Un produit qui est connu loin à la ronde et plusieurs clients sont venus d’Yverdon, où il est vendu au marché, jeter un œil sur sa fabrication. Au cours de la journée, le public a pu voir une petite exposition sur les chalets communaux. Il a été également convié à goûter un menu alpestre avec soupe du chalet, tranches de veau grillées, fromages de chèvre, de brebis et gruyère de Vaulion ainsi que des pâtisseries locales et meringues. Un orchestre champêtre accompagnait cette journée. Une belle manière de rassembler les villageois et des visiteurs dans le cadre d’une convivialité qui est toujours bien présente dans le village.

Moncao

Les Portugais d’ici

Moncao

Moncao

L’essentiel de la population portugaise qui a choisi de venir travailler et habiter à Orbe vient de la région de Monçao. Une ville que certains Urbigènes connaissent un peu pour y avoir été invités par des amis lusitaniens. Pour les autres, une jeune étudiante, Raquel Baia Gonçalves et Elisabete Rodrigues (employée d’un commerce urbigène) ont bien voulu nous décrire en quelques mots leur localité d’origine.

Cité moyenne, Monção est une ville du nord du Portugal située dans le district de Viana Do Castelo, juste à côté de l’Espagne. En 2004, on dénombrait 19 842 habitants. Cela ne devrait plus être le cas aujourd’hui car la crise économique a obligé une partie de la population à s’exiler comme c’est le cas pour les gens qui habitent désormais à Orbe. Avant la construction du pont qui relie Monção à Salvaterra (Espagne), les gens passaient du Portugal au pays voisin en bateau. Monção est une ville touristique, on peut y voir un joli centre historique et aller faire un tour au bord de la rivière qui se nomme Rio Minho.

Thermalisme et vin

C’est aussi une ville thermale (comme Yverdon-les-Bains). Il y a beaucoup de restaurants avec des spécialités locales comme la «Lamproie» (poisson de mer) et la ville produit aussi des vins qui se nomment Alvarinho ou Muralhas de Monçao, qui sont tous les deux des vins blancs très connus de la région. Le jour de marché (Feira) est le jeudi et beaucoup de commerçants vendent toutes sortes de produits mais surtout du textile. Les mois de juillet et août sont des mois très forts pour ces marchands qui profitent très largement du retour momentané des émigrants.

Surtout de l’agriculture

Sur le plan économique, la cité ne compte pas beaucoup d’industries. La campagne est capitale. On cultive du maïs, des pommes de terre et quelques autres légumes. Les vignes ont une part prépondérante avec leurs vins, connus dans tout le Portugal. Il est vrai que sur le plan de l’emploi, Monçao n’offre et n’offrait pas énormément de possibilités. C’est la raison pour laquelle quelques-uns de ses habitants ont choisi l’exil vers le travail et la Suisse, il y a 35 ans. De fil en aiguille, ces pionniers ont fait venir leur famille puis des amis et bien d’autres personnes puisque l’Helvétie leur offrait du boulot

Un peu d’histoire

Monção s’affirme depuis le règne de Sanche 1er de Portugal. Durant cette période, la frontière naturelle formée par le Minho (rivière entre l’Espagne et le Portugal) devient stratégique. Relevons encore qu’au cours du 16e siècle, la ville a eu une grande renommée grâce à ses vins, surtout le «vinho tinto» qui a été importé par les Anglais.

Le site de l’Omnibus va faire peau neuve

omni

 

Profitant de la pause estivale, les fourmis de l'ombre vont mettre la main à la pâte pour travailler à une refonte importante du site internet de l'Omnibus.

Il faut dire qu’il a vieilli, sa version actuelle datant de juillet 2009

Vous voudrez donc bien excuser son absence épisodique et momentanée au cours des trois prochaines semaines.

Il vous reviendra à la rentrée tout beau tout neuf, et comprendra des surprises dont nous vous parlerons en temps utile, en particulier une fonctionnalité que très peu de journaux régionaux possèdent...

Merci donc de votre compréhension et à tout bientôt!

Valeyres-sous-Rances: l’ouverture et la réussite au rendez-vous

Le week-end dernier, les Carabiniers, 107 tireurs, dont 7 nouveaux membres, ont célébré leur abbaye sous le signe de l’ouverture «hors frontière villageoise». En effet, les quatre premiers rois couronnés de la fête sont des habitants des villages voisins. Premier roi Rémy Cand, de Rances avec 454 points, 2e roi Marc-André Pisler de Montcherand au coup centré avec un 100, 3e roi Bernard Mercier de Baulmes avec 447 points, et 4e roi Roger Pichonnaz de Cheseaux-Noréaz avec un 97 au coup centré.

Même les treize reines et demoiselles d’honneur accompagnant les meilleurs tireurs sont venues d’autres contrées. Hormis le village voisin de Rances, une jeune valaisanne et une autre neuchâteloise ont participé avec plaisir à cette fête «bien de chez nous».

Les fins guidons «Renards» n’ont pas démérité, puisque le cinquième roi (cible spéciale «nouveau drapeau» qui devait s’approcher le plus possible de l’âge de l’ancien, soit 167 ans) est François Corset de Valeyres-sous-Rances, et relevons aussi la performance du premier à la passe médaille, Jean-Yves Conrad (également de Valeyres) avec 881 points.

Lors de la partie officielle du banquet du dimanche midi, le discours de Madame la syndique, Corinne Talichet-Blanc, a été fort apprécié des convives. Et heureusement, pour s’adapter au soleil et à la chaleur qui a fait hélas défaut à certaines fêtes d’abbaye du Nord vaudois, le système de «rafraîchissement» par l’arrosage du toit a bien fonctionné.

Un cortège haut en couleur

La réputation du cortège de l’abbaye de Valeyres-sous-Rances n’est plus à faire. Et cette année encore, les nombreux spectateurs ont pu apprécier et applaudir douze groupes qui ont défilé avec des chars aux thèmes différents et aux charmes tout aussi magnifiques les uns que les autres.

Photo Sylvie Troyon

Farniente

L’Omnibus prend aussi des vacances

Farniente

Farniente

Votre journal va prendre trois semaines de vacances et ne paraîtra pas les 2, 9 et 16 août.

Nous aurons plaisir à vous retrouver dès le 23 août.

Attention: dernier délai pour la remises des annonces pour le numéro du 26 juillet: le mardi 23 juillet à 12 h.

Un grand merci pour votre fidélité et bonnes vacances à celles et ceux qui peuvent en prendre.

Forage sous haute surveillance.

De l’eau sous l’Orbe

Forage sous haute surveillance.

Forage sous haute surveillance.

Des travaux sont en cours pour amener de l’eau de part et d’autre de la plaine.

Le Réseau Intercommunal d’eau potable de la Plaine de l’Orbe a été mis en place au départ par quatre communes, dont Suchy qui s’est retirée peu après. Ce réseau permettra de mieux alimenter les trois villages, notamment pour une meilleure défense incendie.

Il permet de garantir une sécurité d’approvisionnement en eau de ces villages et, dans l’autre sens, pour Orbe en cas de nécessité. Une grande tranchée a été faite ce dernier mois pour poser des tuyaux depuis la station de pompage, à côté des EPO, jusqu’à la limite d’Essert-Pittet où un embranchement reliera ce village et Chavornay.

Forages

Pour réaliser ces travaux, il a fallu résoudre les passages sous l’Orbe et l’autoroute. Le RIPO a fait appel à une entreprise spécialisée qui réalise des forages dirigés TT. La technologie actuelle permet même de forer sous des complexes industriels. Elle se montre particulièrement écologique, puisqu’elle ne nécessite que des interventions ponctuelles. Le choix du forage approprié se fait en fonction de la longueur du forage, du diamètre de tube à poser et des caractéristiques du sol. Le plus grand problème est le respect d’une trajectoire face aux résistances dans le sol.

Poussée de traction

Pour surmonter les contraintes mécaniques, d’énormes forces sont nécessaires. C’est pourquoi on opte pour l’utilisation des systèmes de forage TT, avec marteau à percussion intégré. Celui-ci doit être activé, lorsque l’avancement des travaux est insatisfaisant en raison des conditions de sol difficiles. En effet, il s’agit tout simplement de la force de destruction d’un marteau à percussion qui est appliquée depuis le système de forage. La combinaison de forage à boue avec un marteau à percussion permet l’avancement et la dirigeabilité du système dans des sols difficiles.

Les contraintes et attentes importantes concernant les travaux de forage à réaliser nécessitent une détection précise et une commande fiable du système. L’équipe de forage surveille en permanence l’avancement de la tête de forage. Les valeurs mesurées sont relevées, les corrections de la trajectoire sont transmises au pilote du système par radio.

Photo Marianne Kurth

De nombreux visiteurs à la fête d’inauguration, sous la surveillance du Temple.

Orbe: inauguration d’un parc déjà apprécié

De nombreux visiteurs à la fête d’inauguration, sous la surveillance du Temple.

De nombreux visiteurs à la fête d’inauguration, sous la surveillance du Temple.

Douze ans après l’acquisition du clos Saint-Claude, les Urbigènes découvrent leur nouveau parc. La population s’est vite approprié ce lieu. Les enfants étaient nombreux à essayer les jeux et le City stade.

La cérémonie officielle pour l’inauguration du parc Saint-Claude à Orbe s’est tenue vendredi passé. Toute la population avait été conviée à visiter les nouvelles installations et les 12 582 m2 de verdure en plein centre ville. Qui dit cérémonie officielle dit discours; le municipal en charge des travaux, Henri Germond, a débuté en expliquant la complexité du projet qui voulait faire cohabiter l’histoire et la modernité; il fallait mettre en valeur le front historique de la ville, tout en insérant des installations modernes et en tenant compte du dénivelé important.

Un vieux mur sous les ronces

Olivier Lasserre de l’entreprise chargée du projet a ensuite expliqué les diverses étapes et les surprises comme la découverte d’un ancien mur de vigne qui a pu, grâce à la souplesse du projet initial, être intégré sans problèmes. Il a aussi demandé de la patience aux visiteurs actuels et futurs pour donner à la végétation le temps de se mettre en place, et donner de l’ombre. Les parcelles de vignes ont été replantées et Rétropomme a planté un verger de variétés anciennes, pas trop hautes pour conserver la vue sur la vieille ville.

Le syndic, Claude Recordon, a souligné de son côté, le bon investissement de la commune qui a acquis ce terrain en 2001 pour Fr. 300 000.– soit Fr. 23.– le m2. Les visiteurs ont ensuite été conviés à un apéro avec les vins de la commune, et des dégustations de jus de fruits offerts par Rétropomme, (coings, pommes, poires) pour accompagner des grillades.

Photo Natacha Mahaim

Le ballon tôt le matin, avec son dispositif de comptage quelques mètres en dessous et au sol, à la verticale, la tente de rangement diurne.

Ballaigues: biologistes au chevet des chauves-souris

Le ballon tôt le matin, avec son dispositif de comptage quelques mètres en dessous et au sol, à la verticale, la tente de rangement diurne.

Le ballon tôt le matin, avec son dispositif de comptage quelques mètres en dessous et au sol, à la verticale, la tente de rangement diurne.

Depuis une dizaine de jours, un ballon blanc captif de 15 m3 et de près de 4 mètres de long flotte la nuit à une cinquantaine de mètres au-dessus d’un pâturage situé à quelques centaines de mètres en arrière du chalet des Cernys, au-dessus de Ballaigues. Cet engin est destiné au comptage précis des chauves-souris, dans le cadre des études requises dans le dossier des éoliennes du Bel-Coster.

Parmi les très nombreuses études d’impact préalables nécessaires à l’obtention d’un permis de construire figure la mesure de l’activité nocturne des chauves-souris, ces mammifères dont les traces connues les plus anciennes datent de 55 millions d’années. Une petite équipe issue du bureau KohleNusbaumer SA de Lausanne, formée de la biologiste et spécialiste des chiroptères Nathalie Grandjean et de son adjointe Virginie Cochard, conseillère diplômée en communication en matière d’environnement, a mis au point concrètement la mesure des fameux mammifères.

Trouver des solutions pratiques

«Nous avons dû trouver des solutions pratiques et mobiles», expliquent les jeunes femmes, qui rallient les Cernys deux fois par jour durant la saison. «Le soir pour hisser le ballon et le matin pour le redescendre et le mettre à l’abri dans la tente que nous avons dressée pour l’y ranger et faire le relevé des mesures effectuées. De fait, ces mesures ont lieu de nuit au travers d’un capteur à ultrasons fixé, avec son accumulateur d‘électricité, un peu en dessous du ballon, accroché à la cordelette qui tient le tout captif à partir du sol.

Nous ne pouvons pas hisser le ballon par tous les temps, car il pourrait s’endommager. De plus, à partir d’un vent de l’ordre de 20 km/h, les chauves-souris ne volent plus.» De fait et pour l’essentiel, la race concernée est celle des pipistrelles communes, qui est la plus répandue en Suisse. Ces mesures doivent permettre de déterminer de façon précise si et quand le vol des chauves-souris obligera les exploitants à stopper les éoliennes durant quelques heures, pour éviter de les perturber.

Des chantiers particuliers

Vaste chantier pour les deux jeunes femmes, qui maintiennent ainsi et simultanément plusieurs emplacements dans le canton sur lesquels elles exercent la surveillance. Parfois de façon étonnante, puisque le soir de leur rencontre avec l’Omnibus, elles s’apprêtaient à passer la nuit à la belle étoile ou presque, sur un autre site, pour lequel le seul point d’accrochage possible pour leur ballon était leur propre voiture. À noter qu’il faut une bonbonne et demie standard d’hélium comprimé (75 litres) pour que le ballon s’élève et soit capable de porter la charge du capteur.

Avec la désagréable contingence que son enveloppe perd et qu’il faut donc régulièrement le «regonfler». Pas simple et plutôt sportif comme exercice, en plus au milieu d’un pâturage atteignable uniquement à pied.

Photo Olivier Gfeller

Collège du Grand-Pont à Orbe

L’ASIBCO a vécu

Collège du Grand-Pont à Orbe

Collège du Grand-Pont à Orbe

Près de 80 membres issus d’exécutifs communaux et du conseil intercommunal de l’ASIBCO avaient rendez-vous mardi soir passé au casino d’Orbe pour assister à la présentation de la dernière mouture de la réorganisation des établissements scolaires de la région concocté par le groupe de travail ad hoc mis en place par l’ASIBCO. Une présentation avant tout destinée aux élus, qui seront chargés de la répercuter auprès des délibérants locaux. Après l’impasse de janvier, les avancées très rapides dans un climat constructif et serein à mettre au crédit du groupe de travail ont été unanimement saluées. Une solution a en effet été mise sur pied début mai.

Genèse de la solution

Aucune commune ne pouvait financer le projet devisé à plus de 50 millions de francs de collège secondaire unique. Et la création de deux établissements secondaires sur la carte scolaire existante ne correspondait pas aux normes du canton. Pour permettre à la solution imaginée de se concrétiser, il aura fallu l’entrée en jeu des communes de Suchy, Ependes et Belmont, qui ont manifesté leur intérêt pour un groupement scolaire situé à Chavornay. Ce faisant, ces communes «apportaient» leurs quotas d’élèves rendant ainsi la création d’un collège secondaire et primaire à Chavornay possible.

«Il manquera une dizaine de classes, a précisé le syndic Christian Kunze, mais ce chiffre représente un investissement de l’ordre de 10 – à 15 millions de francs, en regard du coût énorme du devis dans la version centralisée à Orbe. Par ailleurs, les frais de déplacement seront 55 % moins chers qu’actuellement». Du côté d’Orbe, on est très satisfait de la solution trouvée, comme à Baulmes et Vuiteboeuf, qui enverront leurs élèves secondaires à Sainte-Croix. Reste en suspens la question de Champvent, qui a choisi, à terme, de rallier le groupement scolaire d’Yverdon-les-Bains.

Chavornay aura son collège secondaire et primaire

La solution proposée consiste à créer deux pôles secondaires, l’un à Orbe (Centre) et l’autre à Chavornay (Sud). Deux pôles primaires aussi, dans ces mêmes localités, avec en plus un pôle primaire nouveau à Baulmes (Nord). Ce faisant, on diminue drastiquement le temps et le coût des transports tout en augmentant le confort des élèves. La réorganisation imaginée se fera d’ici à la rentrée 2016 par paliers successifs, le premier palier ayant lieu déjà à la rentrée d’août 2013. Les parents recevront des informations détaillées au travers d’un courrier que leur adresseront prochainement les directeurs d’établissement. Tous les détails de l’enclassement ne sont pas encore connus. Pas plus que les détails des transports, sur lesquels les experts planchent actuellement. Le département accompagnera cette réorganisation par des moyens pédagogiques, logistiques et financiers.

Questionnement institutionnel et légal

Au point de vue institutionnel, Pierre Malherbe, président du conseil intercommunal de l’ASIBCO, tout en saluant la solution trouvée, a fait part de ses doutes quant à la possibilité pour le Comité directeur de décider seul et sans consultation préalable des communes membres de tels changements d’organisation, ceci alors que le budget 2013 a été voté et sera impacté par les décisions prises.

Le Comité directeur estime, de son côté, que cette organisation est de sa compétence. En plus, le canton, respectivement la cheffe du département, sera seule compétente pour dessiner la carte scolaire dès le 1er août 2013. La dissolution de l’ASIBCO dans sa forme actuelle est donc inéluctable. Une telle opération nécessitera l’accord de toutes les communes concernées. Dans l’intervalle, des conventions provisoires avec les communes non membres sont aussi prévues.

Photo Olivier Gfeller

Pierre-Yves Maillard, président du Conseil d’Etat.

Social: Pierre-Yves Maillard convainc

Pierre-Yves Maillard, président du Conseil d’Etat.

Pierre-Yves Maillard, président du Conseil d’Etat.

Au terme de l’assemblée intercommunale de printemps de la Régionalisation de l’Action Sociale, le président du Conseil d’Etat vaudois, Pierre-Yves Maillard, a fait la démonstration de la volonté de son département d’éviter le gaspillage de l’argent public. Du même coup, il a mis l’accent sur les secteurs qui le préoccupent actuellement soit les jeunes sans formation, les familles working poors (gens qui travaillent mais dont les revenus ne sont pas suffisants) et les chômeurs de longue durée.

Ce secteur de l’aide sociale coûte 360 millions de francs soit un quart du budget de la facture et est en augmentation de 50% par rapport à 2006. Dans notre canton, une personne sur douze est à l’aide sociale mais il est étonnant d’entendre que les bénéficiaires sont le double en pourcentage à Sainte-Croix par rapport à Renens. Concernant une question du représentant de Valeyres-s.-Rances, Thierry Vidmer, le conseiller d’Etat a précisé que le canton doit faire face aux accords bilatéraux conclus par la Confédération avec l’Union Européenne. C’est-à-dire que les étrangers établis récemment chez nous et dont le contrat de travail est rompu, peuvent bénéficier de l’aide sociale mais lorsqu’ils demeurent trop longtemps au chômage, ils perdent leur permis et doivent quitter le pays.

Aides à l’insertion

Les prestations sociales ont été améliorées, notamment pour les familles monoparentales, qui ne bénéficiaient que d’un subside pour l’assurance maladie. Avec l’introduction du PC famille et la rente-pont (pour les chômeurs de près de 60 ans qui ne trouvent plus d’emploi), un millier de dossiers ont été résolus. Le domaine des bourses d’études a été corrigé dans le but d’encourager les jeunes à trouver un apprentissage ou reprendre des études. L’aide était passée de Fr. 2 000.– à Fr. 150.–. Désormais un jeune de plus de 18 ans peut toucher jusqu’à Fr. 700.– auquel s’ajoutera le salaire du jeune, ce qui lui permet d’envisager l’avenir avec plus de sérénité. Sur 1700 dossiers, un millier d’ados ont retrouvé le chemin du travail.

Pierre-Yves Maillard a précisé également que la subvention a été diminuée pour cette catégorie de la population lorsqu’elle tente de l’obtenir systématiquement à la majorité. Dans un futur proche, ces quémandeurs devront justifier l’échec de leurs démarches en matière de travail pour bénéficier de cette subvention, tout cela pour éviter les abus. Le Canton négocie avec les hôpitaux, EMS, etc., pour qu’ils prennent en stage 200 jeunes gens sans emploi, en souhaitant l’engagement de la moitié d’entre eux. Les premiers résultats de cette politique sont positifs puisque 56% de ces jeunes finissent leur apprentissage sans échec. Le domaine de la santé offrant un créneau intéressant en matière d’emplois, un effort sera également demandé aux garderies et à la formation de mamans de jour.

Diminution des demandes

Le coaching familial est un autre secteur dans lequel on s’emploie à tenter d’augmenter le taux d’activité de ses membres pour augmenter leurs revenus. Le président du Conseil d’Etat relève aussi que Vaud est l’un des seuls cantons à avoir engagé des enquêteurs pour veiller à ce que des abus ne soient pas commis. Il faut préciser que l’augmentation de demandeurs du Revenu d’Insertion (RI) est en diminution (3,4% en février 2013).

Si la facture sociale coûte toujours plus cher, on le doit à la conjoncture qui n’est plus aussi favorable qu’elle ne l’était au début des années 2000. En ce qui concerne les Centres Sociaux Régionaux (CSR), des aménagements ont été mis en place afin de permettre aux assistants sociaux de se concentrer sur leur fonction si bien que les paiements des subsides incombent désormais aux adjoints administratifs.

Les explications claires de Pierre-Yves Maillard ont convaincu la centaine de représentants des localités du district du Jura-Nord vaudois puisque très peu de questions lui ont été posées dans un domaine qui fait l’objet pourtant de bien des contestations de la part des exécutifs communaux. Il faut noter enfin que le CSR régional a effectué du bon travail puisqu’il a pu rendre près d’un million de francs au canton qui lui attribue l’argent nécessaire en fonction des dossiers auxquels il doit répondre.

Photo Pierre Mercier