Rances 2008

Heureux, mais pas orgueilleux

Drapeau suisse

Drapeau suisse

J’écris ces lignes alors que je viens de voir la superbe victoire de Roger Federer à Wimbledon. Quinzième titre en Grand Chelem, un record ! Ça ne changera rien à ma vie, mais bon sang, ce que ça me fait plaisir.

Bien entendu, je ne connais personnellement ni Fabian Cancellara, ni Didier Cuche, ni Roger Federer, mais, quand ils gagnent, ça me procure une joie intense. Ça fait même grimper mon moral. Étonnant!

Pourtant, le seul point commun que nous avons, ces grands messieurs et moi, c’est notre nationalité. C’est surprenant comme le simple fait d’appartenir à une même nation peut donner le sentiment d’être proches, comme si nous étions de la même famille.

Par contre ce sentiment devient dangereux s’il nous porte à nous sentir meilleurs que les autres, chauvins. «Eh, vous avez vu les p’tits Suisses, nous ne sommes qu’un millième de la population mondiale, mais malgré tout, bien au-dessus du lot dans bien des domaines!»

Je suis Suisse, mais aussi chrétiens (tiens, vous l’aurez deviné). Je remarque que bien souvent, cette réaction d’orgueil guette les croyants. Certes, selon l’épître de Paul aux Ephésiens, le chrétien est «concitoyen des membres du peuple de Dieu et il appartient à la famille de Dieu», mais cette appartenance doit nous maintenir dans une attitude de service et de témoignage et de «saine fierté», mais jamais nous amener à mépriser quiconque.

Apprends-moi, Seigneur, à ne chercher que ta Gloire car les victoires sont les tiennes et non les miennes.

N.B. Pascal Donzé est officier de l’Armée du Salut

Mobilisation pour Madame Irène Paiuc

crèche

Crèche

Nous avons manifesté devant l’Hôtel-de-Ville, sollicité l’aide de la Municipalité, fait circuler une pétition, écrit des lettres au SPJ pour soutenir Madame Paiuc afin qu’elle puisse continuer à accueillir nos enfants.

Tous ces efforts ont porté leurs fruits puisque Irène pourra poursuivre son travail et ce, grâce à chacun d’entre vous qui vous êtes mobilisés pour elle et à qui nous exprimons notre plus vive reconnaissance.

Vos sourires, vos témoignages, vos lettres et votre soutien ont permis à quelques familles de pouvoir faire garder leurs enfants chez Irène à la rentrée. Cependant,  ce bel élan de solidarité ne doit pas faire oublier les parents qui n’ont pas de solution de garde et pour lesquels des solutions doivent encore être trouvées.

Claudine Richard

Fans de Xamax, elles sont toujours là !

Marie-Josée et Josiane entourent le président Facchinetti

Marie-Josée et Josiane entourent le président Facchinetti

Où que vous alliez à travers le pays de la Super League de football, Josiane et Marie-Josée attendent le car de l’équipe neuchâteloise pour accueillir les joueurs qu’elles connaissent tous, avec une certaine préférence pour Raffaele Nuzzolo.

Ces deux soeurs de Chavornay ont attrapé le virus, il y a de nombreuses années. «C’était un 9 mars 1982, nous nous étions rendues à la Maladière pour la venue de Hambourg dans le cadre de la Coupe d’Europe. Nous avons trouvé l’ambiance formidable et décidé de supporter Xamax. Notre conviction a été confirmée quelques mois plus tard à Yverdon, lors d’une partie de Coupe de Suisse. Malgré le fait que notre petit frère, Marcel Henchoz, était gardien remplaçant des Nord Vaudois dont le but était gardé par un autre Chavornaysan, Serge Willommet, nous avons supporté les Neuchâtelois, avec une cloche que le Piepie nous avait donnée. A l’issue de la rencontre, un monsieur est venu vers nous et nous a dit qu’il avait apprécié nos encouragements. C’était André Schreyer, qui était le chef de presse de Xamax et qui nous a offert deux billets pour le prochain match à Neuchâtel. Il n’en fallait pas plus pour nous convertir définitivement aux rouge et noir ! Au début, nous suivions notre équipe favorite alors que nos hommes se rendaient à la Pontaise pour encourager le Lausanne-Sports. Ils se sont finalement ralliés à notre cause, vu notre fanatisme».

Le portable de Gilbert

C’est en train, la plupart du temps, qu’ils sillonnent l’Helvétie et rares sont les rencontres que notre quatuor rate. Souvent accompagné de leur maman Irène, vêtue elle aussi de rouge et de noir comme ses filles.

Pour la reprise de la saison, elles ont fait le voyage de Bellinzone avec Gilbert Facchinetti, président d’honneur du club. L’occasion pour Josiane de vider le téléphone portable de cette figure emblématique du football suisse. «Il y avait des messages qui dataient de Noël, du Nouvel An, pour son anniversaire et à la suite du décès récent d’une de ses filles, car le malheureux Gilbert a perdu tragiquement ses trois filles et il ne lui reste plus que ses garçons Caryl et Rodrigue».

Josiane, Marie-Josée et leurs compagnons vivent ainsi une vraie passion pour Xamax qui le leur rend bien. Ainsi, lors d’un match amical à Bavois, le car des Neuchâtelois a fait une halte particulière à Chavornay pour saluer leurs supportrices de charme. 

Photo Pierre Mercier

Orbe, pêche électrique

Aurions-nous le courage ?

Le dalai-lama

Le dalai-lama

Le Conseil fédéral a pris la décision de ne pas accorder une audience officielle au Dalaï Lama. Raison invoquée à ce refus, les accords importants entre la Chine et la Suisse. Accords financiers en jeu, bien entendu.

Si on regarde les droits de l’homme en Chine, ceux-ci sont loin d’être respectés et cependant, nous n’en tenons pas compte. Ce qui est important de nos jours, c’est le commerce, l’argent et le profit. Quelle tristesse…

Ce qui me fait penser bien entendu à notre Seigneur. Quand avons-nous le courage de l’accueillir et de déclarer ouvertement notre amour pour Lui? Bien souvent, nous préférons taire nos positions de croyants, les passer sous silence, de peur d’être pris pour des gens à part.

Oui, dans nos vies courantes, nous préférons parler affaires, mener notre vie professionnelle et ne pas y mêler Celui qui est pourtant le maître de nos destinées.

Simple exemple: vous voyez-vous en pleine réunion d’affaires commencer à mêler Jésus à vos propos? A coup sûr, votre interlocuteur se poserait des questions sur votre état mental. C’est ainsi la vie aujourd’hui. Nous ne laissons que peu de temps et de place à la paix intérieure, à la sérénité, à la prière. Des éléments qui cependant nous rendraient plus accueillants, plus compréhensifs, plus aimants. Mais tous ces qualificatifs n’entrent plus ou pas dans nos vocabulaires de femmes et d’hommes modernes.

Non, aujourd’hui, nous n’avons plus le courage de dire à voix haute que nous sommes des adeptes de Jésus Christ. Quel dommage…

N.B. l'auteur Gilda Morand est Diacre auprès de la paroisse de Chavornay

Photo © Le Point

40e saison de la famille Steiner à la Thiolle

Claudine et Tcha-Tcha au chalet.

Claudine et Tcha-Tcha au chalet.

Un bail, comme on dit chez nous, 40 ans de présence, 40 ans de labeur au chalet de la Thiolle.

C’est en 1970 que Jean Steiner dit «Tcha-Tcha», postule la place de berger du chalet d’estivage de la Thiolle sur la commune de Lignerolle. C’est le début d’une longue histoire; il faut relever que dans la même période, le couple gère en parallèle un commerce de confection à la Grand-Rue à Chavornay, c’est sa femme Claudine qui s’occupe du magasin. Jean, pendant la période hivernale, pratique la représentation d’habillement, particulièrement dans les campagnes et parcourt à cet effet un vaste réseau de fermes. Une occupation globale très astreignante, puisque à cette époque Tcha-Tcha s’affaire à soigner le bétail, entretenir les clôtures et s’active au service de la buvette.

Un personnage atypique, chaleureux et communicatif, Tcha-Tcha savait recevoir, le petit verre de gnaule offert pour faire durer la discussion, le mot d’humour pour fraterniser. Un homme connu loin à la ronde, un personnage qu’il faisait bon rencontrer.

Un virage essentiel

En 1979, important changement pour la famille Steiner, qui abandonne le commerce de confection à Chavornay et fait construire sa villa dans le village de Lignerolle. Jean Steiner profitera bien peu de sa nouvelle habitation, il décède prématurément le 6 août 1980.

Dans cette situation pénible, Claudine a continué de s’occuper de la buvette du chalet, et, c’est le berger du chalet de la Languetine qui s’est dès lors chargé de soigner  le bétail du chalet de la Thiolle.

Avec les années, Claudine Steiner a trouvé que l’ouvrage devenait bien assez lourd pour elle, voire trop. A cet effet, en 1994, sa fille Nicole rejoint sa maman pour lui venir en aide et la décharger quelque peu dans ce travail saisonnier; puis c’est Nicole qui reprend totalement les rênes du chalet. Arrive 2009, année de la 40e saison de la famille Steiner à la Thiolle, une longévité qui mérite d’être relevée.

Pour marquer cette magnifique cons-tance et assiduité, des festivités sont programmées, le vendredi 31 juillet avec un karaoké, ambiance années 70.

Le 1er août, la commune de Lignerolle organise un feu d’artifice et la soirée sera agrémentée musicalement par un concert Winnipeg «Brice et son orchestre».

Dimanche 2 août, journée d’ambiance champêtre, avec le chœur d’hommes Baulmes-Lignerolle, les sonneurs de cloches, ainsi  que les cors des Alpes.

Une ambiance de mi-été qui mérite d’être vécue, un clin d’œil d’amitié à Nicole et Claudine pour leur accueil toujours chaleureux, et espérons, qui durera encore longtemps.

Photo Alain Michaud

Noémie Beney, urbigène à l’honneur

Noémie Beney, à droite, joue ici contre l’Afrique du Sud

Noémie Beney, à droite, joue ici contre l’Afrique du Sud

Lors de la première nuit de l’Association cantonale vaudoise de football, la joueuse urbigène a obtenu le mérite féminin qui récompense la meilleure joueuse du canton. Un bien bel honneur pour cette jeune fille qui vit dans ce sport depuis de nombreuses années, influencée qu’elle fut par sa famille et son frère Nicolas, gardien de Sion.

C’est à sept ans qu’elle a commencé à s’intéresser au ballon rond. Avec les juniors E et D de Montcherand au tout début, puis avec les C d’Orbe avant que la séparation des sexes, telle que l’exigent les règlements, elle a bifurqué du côté d’Yverdon où elle joue toujours malgré un épisode d’une saison à Thoune.

L’équipe du Nord Vaudois a du reste flirté avec le titre national, échouant à trois longueurs du champion Zurich. Avec de gros regrets à la clef à propos de la Coupe de Suisse, puisque les Yverdonnoises ont été éliminées en demi-finale, aux tirs au but, par Schlieren qui était largement à leur portée.

26 sélections

Ce mois de juillet n’a même pas permis à Noémie de se reposer. Elle s’est rendue la semaine dernière à un tournoi quadrangulaire avec l’équipe nationale en Hollande. «C’est vrai que cela ne s’est pas bien passé. Nous avons pris une «casquette» d’entrée par la Hollande (5-0). Nous nous sommes reprises face à la Chine, douzième nation mondiale, contre laquelle nous avons perdu 2-0. Pour finir, nous pensions pouvoir disposer de l’Afrique du Sud, mais ces dernières nous ont encore battues 3-2. Il est vrai que la plupart de mes camarades avait pris quelques vacances et n’avaient plus joué au football depuis quelques semaines». A

Autant dire que Noémie était déçue au terme de sa 26e sélection avec l’équipe nationale.

Que choisir ?

Sur le plan privé, elle vient de terminer son bachelor à l’Université de Lausanne, en sciences de l’éducation physique et du sport. Elle semblait s’acheminer vers la profession de maître de sport mais, au fil de ses études, elle a été tentée par le management sportif événementiel.

Pour l’instant, elle cherche de l’emploi à côté de ses projets éventuels, comme un voyage autour de l’Australie, le pays de ses rêves.

Photo Remko Kool

Marathon des jeunes

Le club des Amis de la course

Le club des Amis de la course

Pour la 5e édition, ce sont Les Amis de la course qui en sont les organisateurs. Cette société, basée à Chavornay mais active dans toute la région, pratique la course à pied et le VTT et cherche à encourager et encadrer les jeunes intéressés par ces sports.

En 2005, le Footing Club «le Pied du Jura» a préparé le premier relais marathon et a remis ses bénéfices à l’ARFEC (Association romande des familles d’enfants atteints de cancer). Ce club a encore organisé les deux éditions suivantes, puis d’autres clubs de course ont pris le relais.

Course pour tous

Les organisateurs, un comité de douze personnes, se réunissent tous les quinze jours depuis février, pour mettre au point tous les détails de la course. Un vrai marathon de 42,195 km, mais découpé «en tranches» de 400 mètres, ce qui représente 105 passages de témoin.

Les équipes sont constituées de 15 (minimum) à 20 coureurs et chacun va donc prendre le relais tous les 15 ou 20 tours. Seul le témoin fera la totalité du marathon. Le parcours de 400 mètres partira de la cantine de Valeyres-sous-Rances et fera une boucle aux alentours. Actuellement, six équipes sont constituées, en majorité par les membres de clubs ayant déjà participé. Mais les inscriptions sont ouvertes et on peut s’inscrire soit en équipe soit en individuel.

Tout le monde est accepté de 6 à 16 ans. L‘inscription est gratuite, et les participants peuvent, s’ils le souhaitent, se trouver des parrains.

Le plus grand travail a été de trouver les fonds et les sponsors. Mais plusieurs sociétés de la région et de plus loin ont accepté d’apporter leur contribution à cette manifestation. Il n’y aura ni podium, ni gagnants, mais chaque participant recevra une récompense.

Certains sponsors ont offert les cadeaux: un gilet pour courir de nuit et des entrées au Mur de grimpe de Chavornay. Samuel Lovey de la Sarraz, lui même coureur, sera le parrain de cette manifestation. Le comité recherche encore quelques personnes pouvant confectionner des pâtisseries qui seront vendues sur place.

Association en faveur des malvoyants

Les bénéfices seront versés à l’association Blindlife, dont la présidente, Natacha de Montmollin, sera présente. Cette association aide les malvoyants et essaie de créer des passerelles entre le monde des voyants et celui des malvoyants.

Une bonne ambiance est assurée pour cet après-midi sportif et convivial. Un stand de boissons sans alcool, un de tartines et un de crêpes attendront les visiteurs dès 14h, le samedi 22 août à la cantine de Valeyres-sous-Rances.
Pour plus d’informations:
www.lesamisdelacourse.ch et www.blindlife.ch
Pour faire un don: CCP 17-67286-0. Pour s’inscrire, sur le site des Amis de la course ou auprès de Marion Ferrari au 024 441 47 50

Photo Les Amis de la course

Gâteau de pain perdu

Gâteau de pain perdu

Gâteau de pain perdu

Pour vous lecteurs, «le truc» qui devrait vous permettre de résoudre un problème ménager. Alors, si vous êtes détenteur d’un «truc», n’hésitez pas à nous en faire part soit en nous écrivant ou en passant par l’e-mail à l’adresse suivante : omnibus.red@bluewin.ch. Nous comptons sur votre collaboration pour enrichir cette nouvelle rubrique. D’avance, merci

Laissez tremper le soir le pain rassis en petits croûtons dans un saladier rempli de lait et saupoudrez de sucre. Le lendemain, ajoutez 4 oeufs entiers, malaxez, ajoutez encore des raisins secs, déposez dans un plat beurré, et mettez à four chaud pendant 30 minutes environ. Servez chaud ou froid, coupé en tranches tartinées de confiture.

En vingt ans, la lutte contre l’illettrisme a pris de l’ampleur en Suisse

l’illettrisme a pris de l’ampleur en Suisse

L’illettrisme a pris de l’ampleur en Suisse

Vingt bougies pour l’Association Lire et Ecrire en Suisse romande. Cet  anniversaire a été fêté par une journée de manifestations à Lausanne avec, entre autres, plusieurs témoignages émouvants de personnes suivant ou ayant suivi des cours Lire et Ecrire, et une intervention du président Pascal Couchepin.

Petit à petit, depuis ses débuts, l’Association a fait un bon bout de chemin dans la lutte contre l’illettrisme et l’analphabétisme. Même s’il reste encore beaucoup à faire ; on estime le nombre de personnes illettrées  à environ 150 000 en Suisse romande.

Reconnue comme indispensable jusqu’au niveau fédéral, l’Association reçoit maintenant diverses subventions du canton et des communes ; cependant, rien n’étant totalement acquis, la recherche de fonds reste un problème constant. Le CSR (Centre social régional) paye les cours à certaines des personnes suivies, mais d’un autre côté l’ORP (Office Régional de Placement) ne coopère pas; un chômeur peut être inscrit à un cours informatique qu’il a beaucoup de peine à suivre à cause de ses lacunes en lecture, mais l’ORP refuse de lui payer des cours auprès de l’Association, car elle n’est pas encore agréée...

Pour adultes seulement

Depuis 2004, les formatrices sont rémunérées et elles doivent obligatoirement suivre un formation spécifique mise sur pied par Lire et Ecrire et participer au cours de formation continue. L’Association a été reconnue Eduqua. Le cours est payant, mais en cas de problèmes financiers, des arrangements sont possibles.

Cette formation s’adresse uniquement aux adultes, on peut dire qu’il viennent de tous horizons, mais ils doivent maîtriser le français. Deux tiers sont des étrangers, mais il y a quand même un tiers de Suisses, qui ont donc quitté l’école sans maîtriser ni la lecture ni l’écriture.

L’Association, d’ailleurs, s’est lancée  depuis quelques années dans un programme de prévention de l’illettrisme dans le domaine de la petite enfance.

A Orbe aussi

La section du Nord-Vaudois, dont Orbe dépend, donne neuf cours dont un au Brassus, un à Orbe et les autres à Yverdon. A Orbe, il se déroule une fois par semaine à la Tournelle et il y a entre cinq (minimum) et huit (maximum) apprenants.

Actuellement, ils sont sept. Depuis longtemps, la commune d’Orbe offre le local et donne une subvention. Le cours est souvent complet et  les personnes intéressées sont alors envoyées à Yverdon.

Karin Lestuzzi, la coordinatrice pour le Nord-Vaudois, relève que le développement de l’Association est très positif ces dernières années : leur travail mieux reconnu, ils ont déménagé dans des locaux plus agréables que ceux exigus du quai de la Thièle, à la rue du Collège 4, qu’ils partagent avec d’autres associations comme Caritas et Appartenance.

Le poste de coordinatrice a passé de 25 à 50 % et le nombre de cours a doublé ; il y a eu 91 apprenants en 2008 et actuellement 8 formatrices dispensent des cours. Pour le moment l’association ne pense pas lancer une grande campagne de sensibilisation, car elle ne pourrait peut-être pas répondre à tous les besoins.

Illettrisme ou analphabétisme ?

Les illettrés ont été à l’école parfois longtemps, mais sont incapables de se débrouiller avec un texte un peu suivi, par exemple une notice de médicament. Tandis que les analphabètes n’ont jamais été à l’école. L’illettrisme est donc une méconnaissance et l’analphabétisme une absence de connaissance de la langue écrite.

En chiffres

On estime en Suisse 800 000 personnes en situation d’illettrisme dont 150 000 en Suisse romande, dont environ
1 000 suivent des cours (contre 31 en 1990); les femmes représentent 71% des participants aux cours; 61 % des participants parlent le français à la maison; en 2007, 124 cours ont été dispensés (contre 6 en 1990) le nombre de formateurs a passé de 2 en 1990, à 82 en 2008, qui oeuvrent dans 32 localités romandes.

Vaulion : une belle page s’écrivait ce jour-là

Après les discours place à la fête.

Après les discours place à la fête.

L’administration sera bien logée

Le soleil s’est amusé avec les nuages samedi matin, pendant la journée d’inaugurations multiples. Les Vaulienis étaient très nombreux au rendez-vous fixé par les autorités communales pour participer à une grande fête. Les représentants des autorités des villages voisins (Premier, Juriens, Bretonnières, Croy et Romainmôtier) ainsi qu’une forte délégation de Vallorbe, emmenée par son syndic, Stephane Costantini participèrent aux festivités de cette journée, empreinte d’émotion.

Dès 9 heures le matin, c’était «Portes ouvertes» pour découvrir les nouveaux lieux de travail pour la secrétaire communale et le boursier, avec au premier étage, une salle réservée à la municipalité. Dans le grenier aux diverses installations techniques (chauffage, eau, électricité) et l’entreposage des archives du village.

Une particularité visant à utiliser la source de lumière naturelle, venant des combles, et de la distribuer par le plancher (ou le plafond suivant où l’on se situe) et de remplacer celui-ci par du vitrage, est une réussite. Une excellente formule qui est issue d’une réflexion avec le souci de faire des  économies d’électricité.

Le mobilier et les couleurs utilisées pour la façade et l’intérieur du bâtiment est de qualité et donnent une harmonie à l’ensemble de la réalisation.

Fanfare et Chorale pour une fontaine

Emmené par la Fanfare L’Espérance de Vaulion, le cortège prit la direction de la fontaine de «La Chenau» pour fêter sa réfection, grâce à une initiative des Usines Métallurgiques de Vallorbe.

Madame Gabella, municipale, donna un bref historique de cette fontaine et des circonstances qui amenèrent les UMV à participer à sa rénovation à hauteur de 50%. Une chèvre en pierre du Jura a remplacé l’ancienne qui était en maçonnerie.

Madame Gabella donna la parole à Madame Hilpertshauser, membre de l’administration des UMV, qui, dans son discours, décrivit les motivations qui animent les UMV et son actionnariat dès 2003, Année Internationale de l’eau douce.

La fontaine de « La Chenau » fut choisie pour son cachet particulier.

«Passage Eleonore Vauthier»

Quelque cent mètres plus bas, c’était l’inauguration et la découverte d’une plaque de rue, par les petits-enfants d’Eleonore Vauthier, sage-femme et personnalité incontournable du village durant des décennies.

Claude Languetin, syndic, lui rendit un vibrant hommage, puis il demandait à tous les Vaulienis qu’elle avait mis au monde, de venir près de la plaque… ils étaient très nombreux. Une verrée était offerte par la famille de Madame Vauthier.

Ensuite le cortège reprit la direction de la Place des Trois Cœurs, où la partie officielle se déroula, concernant le nouveau bâtiment  administratif. Le village de Vaulion et ses autorités se sont dotés d’un magnifique outil de travail.

Photo Marlène Rézenne