Orbe: communiqué municipal mai-juin

Orbe

Orbe

La Municipalité a délivré les autorisations suivantes au cours des mois de mai et juin 2009, sous réserve du droit des tiers et des dispositions légales en la matière :

Dispenses d’enquête

• Reichel Saskia et Etienne, rue Davall 19/rue de la Tournelle 1, réfection de la façade et de la toiture.
•Peitrequin René, rue Sainte-Claire 16, réfection du soubassement, remplacement d’un Vélux.
•Legrand Sylvie et Karl, chemin des Vaux 13 bis, installation de deux capteurs solaires thermiques.
•Lopez Daniel et Cristina, chemin des Bouleaux 2A, aménagement d’un jardin d’hiver non-chauffé.
•Nyyssönen Riitta et Jarno, rue du Château 12, réfection de la toiture.
•Poncet Mary-France et Jean-François, chemin du Ruz-d’Agiez 22, fabrication d’un radier pour la pose d’une piscine hors sol.
•Lachat Georges, rue Centrale 31, réfection de la toiture et de la façade.
•Bardet Marc, chemin de Floréal 12, agrandissement du hall d’entrée existant.
•Société coopérative «Les Foncières», rue Neuve 2-4, réfection des façades.
•Magnin Claude, route de la Vallée 3, remplacement de la cheminée.
•Roland Anne et Cyrille, chemin des Fleurs-de-Lys 28A, construction d’une cabane de jardin, mise en place d’une palissade en bois.
• Chanson Brigitte et Baudat Julien, route de Montcherand 55, fermeture de la terrasse.
• Keller Christian, chemin Sous-le-Château 6, transformation d’une fenêtre en porte-fenêtre.
• Schneiter Sylvie et Charles-André, rue du Moulinet 11, réfection de la toiture, remplacement du gravier de la place de parc et du socle de la piscine existante démontable.
• Protta Jean-Claude, rue de la Tournelle 23, rénovation du bâtiment (remplacement des fenêtres et des volets, réfection des façades, remplacement d’une porte de garage).
• Meylan Claude, chemin de Penchèvre 10, rénovation des façades.
• Conod Yolande et Eric, chemin des Colonnes 10, pose d’un cabanon de jardin et d’un store en toile.
• Vautier Corinne et Patelli Myriam, route de Montcherand 53, remplacement des fenêtres et réfection de la façade.
• Sokolinski Denise, route de Valeyres 6, pose d’un store sur terrasse, d’une paroi anti-vent, d’une cabane de jardin et d’une pergola.
• Faivre Sylvie et Pierre, chemin des Fleurs-de-Lys 23c, construction d’un abri de jardin.

Permis de construire

• Ansermet Robert et Truus, chemin de la Tranchée, construction d’un immeuble résidentiel de 12 appartements, 14 places de parc intérieures et 5 places extérieures.
• Wyss Samuel et Claire-Lise, chemin Sous-le-Château 1/rue Neuve, promis-vendu à Rêve-Immob Promotions Sàrl, construction d’un immeuble résidentiel de 11 appartements et d’un parking souterrain.
• Magnenat Jean-Michel et Christine, chemin des Vignes 5, pose d’une piscine hors sol et réfection d’un mur.
• Commune d’Orbe, Alvazzi Dominique, Richard Janine, Richard Promotions SA, Alvazzi Immobilier SA, Vaudoise Vie, compagnie d’assurances, aménagement d’un espace de jeux au chemin du Suchet.
• Zesiger Adrian et Susan, chemin de la Magnenette 77, construction d’une piscine enterrée.
• Etat de Vaud, Bochuz, construction d’une porcherie d’élevage pour 52 places truies et d’engraissement pour 364 places porcs, d’un silo à lisier de 1’500 m3 et de 4 silos à fourrage.
• Sesa Angelo et Antonietta, route de Montcherand 4, transformation intérieure et agrandissement.
• Châtelain Jeannette et Philippe, route d’Arnex, construction d’une villa de 2 logements.

Procédés de réclame

• Nestlé SA, pose d’un panneau annonçant le chantier de construction du centre de recherche et de développement CPW, en bordure de la route de contournement RC 288b.
• Richard Promotions SA, chemin de Chantemerle 1, pose de deux panneaux publicitaires à l’entrée et contre les garages.
• Manira Wokshop Sàrl, rue des Remparts 2/rue des Terreaux 50, pose de deux trépieds.

Licences et autorisations simples

Un préavis favorable a été donné à la délivrance :
• d’une autorisation simple (débit de boissons alcooliques à l’emporter) à M. Robert Hurter, Haschasch, Grand-Rue 43.

Orbe, le 1er juillet 2009
LA MUNICIPALITE

Cantonale 2008 à Bavois

Abbaye d’Arnex, clichés d’une fête

La valse des rois.  Jacques Gauthey;  Roi au coup centré Gabriel Lavenex; roi sur la cible vignoble Raoul Bovet; roi des enfants Danny Gozel.

La valse des rois. Jacques Gauthey; Roi au coup centré Gabriel Lavenex; roi sur la cible vignoble Raoul Bovet; roi des enfants Danny Gozel.

Le week-end dernier s’est tenue à Arnex la bisannuelle et traditionnelle fête de l’Abbaye de l’Union. Comme à l’accoutumée, le caveau du clocher a été ouvert chaque soir de la semaine précédant la fête. On pouvait ainsi, petit à petit, se préparer à vivre les trois jours de fête du week-end en dégustant les vins de divers vignerons du village tout en assistant à la projection de quelques «films souvenirs» sur la commune.

C’est cependant le samedi 18 juillet que la fête a réellement pu commencer. Les tireurs se sont retrouvés durant la matinée au stand pour tirer sur les fameuses cibles, «Exercice», «Progrès», «Vignoble» et «Union». L’habileté du tireur sur chacune d’elle – «malgré les apparences» diront les mauvaises langues – reste au centre de l’attention ainsi que la principale finalité d’une fête d’Abbaye.

L’après-midi passée, c’est à 19 heures qu’eut lieu le couronnement des rois. Ce fut alors l’occasion de congratuler les rois, de reconnaître la valeur de leur coup de gachette. On vit ainsi Jacques Gauthey, avec un efficace 449 points sur la cible «Union», être couronné Premier Roi.

Gabriel Lavenex, meilleur au coup centré avec un 100 appuyé d’un 78 s’est aussi vu auréolé des lauriers de la victoire. Raoul Bovet, quant à lui, pour avoir percé la cible «Vignoble» en marquant 85 points a été couronné roi lui aussi. Enfin, last but not the least, Danny Gozel a été couronné roi des enfants pour ses 44 points.

Comme à l’accoutumée toujours, la journée de dimanche a commencé par un culte d’Abbaye durant lequel a officié le Pasteur Brun qui a profité de faire quelques développements sur la notion de Patrie. La journée s’est continuée par le banquet avec langue de bœuf et sauce aux câpres.

Le banquet fut aussi l’occasion pour les habituels orateurs – Syndic, Député, Abbé-président, et Pasteur – de se distinguer et de montrer une fois de plus toute l’habileté oratoire et le sens du public qu’exige cet art difficile du «discours sous cantine ».

Après un long banquet, l’après-midi put se poursuivre dans les rues du village par les diverses verrées des rois. Conformément à une heureuse tradition bien établie depuis de nombreuses générations, les membres de l’Abbaye tardèrent à aller se coucher. Une fête bisannuelle justifiant bien que l’on ait pris congé pour la journée du lundi…

Le lendemain, les tireurs se sont donné rendez-vous dans la cour du collège d’Arnex pour l’apéritif précédant le cortège qui allait les mener au banquet du lundi. Si moins de personnes avaient répondu présent que la veille, l’ambiance y était toujours aussi chaleureuse. Dans une courte partie officielle, il revint à Pierrette Roulet-Grin, Préfète du district du Nord-vaudois de rappeler l’origine mi-religieuse, mi-militaire des confréries d’Abbayes ; ces organisations armées qui rassemblaient les hommes du village autour de la défense du territoire de la commune et qui organisaient régulièrement leur fête, permettaient ainsi aux mercenaires partis au service étranger de revenir au village quelque temps et de revoir leurs familles.

Malgré un léger retard provoqué en partie par l’encombrement de la chaussée, les drapeaux furent rentrés lundi soir, la nuit pointant son museau par-dessus les crêtes du Jura ; sous les ordres de Louis-Pierre Bovet, Abbé-Président de l’Abbaye de l’Union d’Arnex-sur-Orbe, fut marquée officiellement la fin d’une fête que rien n’interdisait de continuer dans la même ambiance qui avait présidé à ces beaux jours de fête. Ce que firent de nombreuses personnes.

Photo Françoise Monnier

Romainmôtier : visite furtive

Une commune, des projets : Vallorbe 2009

Le magnifique centre historique

Le magnifique centre historique

Tout pour être attractif

Vallorbe, comme le relève le syndic Stéphane Costantini  possède tous les atouts ; nature, infrastructures, voies de communications, sites touristiques, écoles, industries, pour assurer un développement durable et maîtrisé de la commune.

La Municipalité informera d’ici la fin de l’année le Conseil communal, et par la même la population, de sa vision du développement probable pour la prochaine décennie. Les autorités précédentes ont fait un excellent travail d’équipements fondamentaux dont il s’agit de poursuivre la mise en valeur pour attirer de nouvelles entreprises et construire de nouveaux logements.

Les travaux urgents

Concrétiser la création de nouvelles salles de classes, ainsi qu’améliorer l’accueil des élèves, pour que l’instruction puisse continuer à se faire dans un cadre et des installations adéquats et conformes aux besoins.

En parallèle, il est impératif de développer les infrastructures d’accueil de la petite enfance.Jeunesse=Avenir.
Améliorer la qualité de vie des aînés en leur fournissant un cadre de vie agréable adapté à leurs besoins.

Le gros morceau sera la transformation du Casino, grande salle, salles annexes et restaurant.
La Municipalité a collaboré avec des promoteurs privés qui souhaitent construire prochainement trois immeubles locatifs pour un total  de 34 appartements. L’offre crée la demande en matière de logements.

Continuer à soutenir les sites touristiques, éléments essentiels pour le rayonnement positif de la localité.
A moyen terme, un projet est étudié avec deux communes voisines et VO énergies pour la construction de sept à neuf éoliennes «sur Grati», site considéré d’importance nationale.

Développer les équipements pour accueillir de nouvelles industries et des zones résidentielles.
Un projet de valorisation des ressources naturelles forestières pour une centrale de chauffe est à l’étude.
L’âme du village sont les sociétés locales, très actives, les commerçants sont dynamiques et motivés.

Vallorbe bénéficie également d’importantes  infrastructures de loisirs. Tout ceci est essentiel pour convaincre la population de rester et attirer de nouveaux habitants.

Vallorbe possède tous les éléments pour offrir un cadre de vie agréable: eau, forêts, montagne, climat sain, sentiers pédestres, piscine, patinoire, para-hôtellerie, sept cabanes de montagne bien équipées louables à la journée, etc.

Stéphane Costantini et sa Municipalité sont très attentifs à ne pas péjorer les générations futures par un endettement excessif, et souhaitent ne pas augmenter les charges fiscales.

Cette volonté passe par une maîtrise rigoureuse  des dépenses communales.

Photo Jean-Louis Löffel

On votera

Grand-Rue à Orbe, jadis

Grand-Rue à Orbe, jadis

Les initiateurs d’un nouveau référendum, intitulé «Non à l’octroi d’un droit de superficie distinct et permanent pour l’utilisation du sous-sol de la parcelle 597 pour l’aménagement d’un parking à la Grand-Rue», a abouti.

810 signatures ont été récoltées dont 750 se sont révélées valables. Ce référendum sera porté à la votation en date du 27 septembre prochain.

La rédaction

Cinq fruits et légumes

Fruits et légumes au marché

Fruits et légumes au marché

On nous le dit partout, il faut ingurgiter cinq fruits et légumes par jour pour se nourrir sainement. C’est bien, mais dans la réalité, lorsque l’on voit les prix de ces aliments, on se demande si l’on ne nous invite pas à suivre un régime de luxe.

Prenez le cas des cerises. Au kilo, vous devrez dépenser près de dix francs pour en obtenir alors que dans le pays, elles pullulaient au point que les propriétaires les ont laissé pourrir sur l’arbre tant la récolte était abondante.

Heureusement, étant donné que la saison a été favorable au mûrissement, vous trouverez d’autres fruits à des prix beaucoup plus abordables. Alors, profitez-en, car l’été vous offre un choix de fruits bien plus propice qu’en d’autres saisons.

A propos, un responsable de cantine scolaire m’a confié qu’il était quasiment devenu inutile de prévoir des fruits pour le dessert. Les enfants laissent de côté ces aliments, leur préférant les glaces ou les barres chocolatées.

C’est un peu désolant, surtout qu’aujourd’hui il faut veiller à l’embonpoint de nos gosses. Bon été à tous et veillez tout de même à ce que nos braves têtes blondes gardent la pêche !

Exposition et concerts d’orgues

Guy Bovet au pupitre

Guy Bovet au pupitre

L’une des plus anciennes académies d’été

Fondée fin des années 60, cette académie a vu arriver et passer, chaque année dès mi-juillet, une abondance d’organistes du monde entier, afin de suivre les cours d’interprétations d’orgue qui sont dispensés dans le cadre exceptionnel de Romainmôtier et de sa région.

Ce cours est connu et apprécié non seulement pour son enseignement, mais surtout pour son style «fait main». Guy Bovet de préciser : «On s’y amuse autant qu’on y travaille». Depuis 2003, le cours se donne dans le cadre de l’Association Jehan Alain, et il est centré autour de l’orgue de la famille Alain.

Interprétation et improvisation

Les cours d’interprétation, avec un choix de pièces écrites par les enseignants, permettent d’approfondir et de développer l’approche du son musical d’une oeuvre, d’accroître la sensibilité de chacun(e) à la registration de chaque instrument pour son interprétation. On pourrait comparer cette approche à la précision mécanique horlogère de haut de gamme.

Le cours d’improvisation, inclus depuis six ans, est dispensé par deux anciens élèves de Guy Bovet, E. Le Divellec et T. Willi. Il est évolutif et permet de  progresser de manière significative Les cours de musique et compositeurs, espagnols et  italiens, sont donnés à Serrières (NE) ainsi qu’à Dombresson(NE) sur des instruments spécifiques construits ou restaurés.

Avec des professeurs de renom comme: Marie-Claire Alain, Luigi Ferdinando Tagliavini, Joris Verdin, Emmanuel Le Divellec, Tobias Willi et Guy Bovet, les élèves sont assurés d’un enseignement de haute qualité avec comme nouveauté cette année de prendre des cours particuliers avec chacun des professeurs présents.

Exposition

Marisa Bovet parlait de l’exposition consacrée à l’orgue Jehan Alain restauré et installé dans la maison de la Dîme à Romainmôtier en 1991. Un film tourné par Claude Maréchaux, retrace  l’espoir et la volonté de Guy Bovet de faire (re)vivre cet orgue de salon, unique au monde, contenant 4 claviers et 45 jeux.

L’exposition permet de découvrir la famille Alain, le père et ses enfants musiciens, et de guider le visiteur dans le fonctionnement et la fabrication d’un orgue.

Le concept et le montage de cette exposition, visible jusqu’au 15 août, ont été réalisés en étroite collaboration avec Marisa et Guy Bovet, Claude Maréchaux et l’aide précieuse de Chantal Vuadens et Olivier Diserens.

Concerts à l’orgue de l’abbatiale

L’académie d’été débutait par un concert aux orgues de l’abbatiale, et cette année, c’est Marc Fitze, élève de G.Bovet qui avait cet honneur.

La Messe du 8e ton de Gaspard Corrette (1670-1732 env.) permettait d’apprécier la sensibilité d’interprétation de M.Fitze, avec une registration des jeux d’orgue d’une grande finesse. Suivait la Toccata et Fugue en ré mineur de Jean-Sébastien Bach, mouvement et dialogue excellents, et il finissait avec des œuvres de Franz Liszt (1881-1886), Prélude et Fugue sur le nom de Bach.

Le choix d’interpréter F. Liszt sur cet instrument était une prouesse. Un très bon concert.
Dimanche prochain, 26 juillet, le concert sera donné par Marie-Claire Alain avec des Œuvres de J.-S. Bach, Albert et Jehan Alain.

C’est Luigi Ferdinando Tagliavini qui clôturera l’académie d’été, et des œuvres de musique ancienne italienne des compositeurs suivants:  Girolama Frescobaldi, Giovanni Salvatore, Pa-dre Davide da Bergamo et Vincenzo Petrali le dimanche 2 août à 17h00.

Photo Marlène Rézenne

Juraparc : première mondiale

Un petit sommeil avant le voyage

Un petit sommeil avant le voyage

Après deux ans sans naissances chez les loups, cette année est particulièrement prolifique puisque trois bisonneaux ont déjà vu le jour et à fin mai deux louveteaux sont nés.  Ce sont leurs premiers jours de sortie, accompagnés par la mère et surveillés par le papa.

Puis ils vont être élevés avec toute la meute, car les loups vivent en groupe pour défendre leur territoire et chasser. C’est la première année que la famille Blanc, propriétaire des lieux, laisse cohabiter ours et loups dans les enclos de semi-liberté pendant la période de naissance des loups.

C’est une réussite exceptionnelle, une première en captivité. Aucune agressivité de la part des ours ni de stress pour la louve. Ils sortent fréquemment de leur terrier et avec un peu de patience, vous pourrez admirer la louve qui allaite ses petits en manifestant son plaisir.

Punk, Guz et Zut, trois jeunes ours nés à Juraparc ont été transférés dans un parc animalier (Wildparadies Tripsdrill) en Allemagne,  offrant des conditions de détention exemplaires et ils bénéficieront d’un grand espace de semi-liberté dans un cadre naturel. Le transport par la route s’est bien déroulé et les ours se portent à merveille.

Il a fallu une année à la famille Blanc pour franchir les obstacles administratifs afin de concrétiser ce transfert.

Photo Jean-Louis Löffel

Abbaye des Carabiniers de Valeyres-sous-Rances

Le char du Dr. Couchepin

Le char du Dr. Couchepin

Il est des citoyens de ce pays qui maudissent les tirs obligatoires, excroissances obligées des fameux cours de répétition. Mais se souvient-on que ces tirs ont été inventés par LLEE de Berne en… 1615, année qui voit en effet la naissance d’une directive bernoise fixant les bases de l’instruction militaire hors service.

Ce sont donc des générations de soldats citoyens qui, depuis bientôt 400 ans, hantent les quatre coins du canton, arme en bandoulière plus ou moins régulière, pour accomplir ces fameux exercices. Mais plus nombreux encore sont ceux qui aiment le tir comme sport et comme coutume locale, notamment au sein des nombreuses Abbayes Vaudoises, réminiscences du temps où Berne aimait se faire protéger par des mercenaires à sa solde, y compris pour des différends relevant de la religion.

Valeyres-sous-Rances célébrait le week-end dernier son Abbaye, celle des Carabiniers, la plus belle du canton pour tous ses habitants, et en tous cas celle qui doit décerner le plus de médailles et de distinctions et qui trouve la trace de sa fondation  en 1845, l’année de la Révolution vaudoise.

Les problèmes 2009

Comme les Abbayes sont des organismes vivants pluricellulaires de la tradition, le cortège du dimanche et du lundi est là pour exprimer non sans facéties et bonne humeur quelques préoccupations du présent. C’est ainsi qu’on a entre autres pu voir le nouvel hôpital de l’avenir, selon le bon docteur Couchepin, sorte de cour des miracles réunissant en un seul lieu tous sexes et toutes pathologies, histoire de faire quelques économies supplémentaires ou encore, suivant un BlackPearl de circonstance, un corbillard UBS véhiculant, après les débris de la banque, un réservoir à actifs toxiques digne d’une STEP de haute sécurité.

Un samedi de tradition pure

A Valeyres, c’est devant le stand que l’on proclame les résultats et que l’on couronne les rois. Si les reines sont au nombre de quatre, les demoiselles d’honneur sont trois fois plus nombreuses pour accompagner chacun des lauréats dans la traditionnelle danse, puis tout au long du week-end lors des sorties officielles.

On ne retiendra cependant ici que les noms du roitelet ainsi que des rois eux-mêmes, héros de la passe d’armes 2009. L’édition 2009 de la fête a été belle, bruyante pour quelques irascibles intransigeants venus de la ville pour goûter au calme villageois sans en avoir les corollaires très épisodiques, et suffisamment arrosée pour que les soifs diverses soient étanchées à souhait.

Lauréats

Roitelet :  Didier Cochet
4e roi :   Jeanmonod Cédric
3e roi :   Hostettler Frédéric
2e roi :   Morel Benjamin
Roi de l’Abbaye 2009 : Nicolet Bertrand

Photo Olivier Gfeller

Une première dans l’abbatiale

Denis Fedorov au grand orgue... et avec son accordéon «Bayan»

Denis Fedorov au grand orgue... et avec son accordéon «Bayan»

Après Montcherand, Denis Fedorov enflamme Romainmôtier

Grand orgue

Denis Fedorov né en 1971 en Yakoutie (Nord-Est de la Sibérie) est entré à l’Ecole de musique à l’âge de 9 ans. Il y apprenait, le piano, l’accordéon, la théorie de la musique et la composition.  De 1986 à 1990, il a suivi les cours d’accordéon (système chromatique, style musique classique) et de direction d’orchestre dans la classe de V.F. Shashin.

Il fera des études de clavecin à Moscou et  en 1995 il apprendra l’orgue au Conservatoire de Musique de Genève. Il obtiendra de nombreuses distinctions et diplômes en tant que soliste.

Le programme du concert de ce dimanche 12 juillet était tiré de l’époque baroque tardive de J.-S. Bach : Grande Fugue sur le thème de «Magnificat», choral de la messe Luthérienne, et fugues s’enchaînèrent, avec une interprétation très puissante de D.Fedorov.

Le choix du programme (un seul compositeur) restait un peu dans le même ton, la couleur de l’orgue restait un peu dans l’ombre.

Bayan, accordéon russe

Il vint sur une estrade posée à un endroit propice qui porte naturellement les sons. Après une présentation de son accordéon, il fit étalage de sa virtuosité et de la qualité de son instrument, il fut flamboyant.

L’amplitude naturelle de l’abbatiale donnait une grandeur musicale exceptionnelle à son interprétation éclatante: une œuvre de Bach, suivie de trois pièces du compositeur russe Pyotr Ilyich Tchaïkovski, et il terminait sa prestation sur un extrait du Barbier de Seville de Rossini, l’Aria de Rosine.

Pour une première, c’était impressionnant, les spectateurs étaient sous l’emprise de la musicalité de l’instrument, et par la virtuosité de Denis Fedorov.

Une découverte de qualité.

Photo Marlène Rézenne

Monsieur Foot

De g. à dr. : Michel Hartmann, Léo Walker (coach de l’équipe nationale en 1979), Philippe Guignard (Junior du FC Orbe) et Walter Jaeger (chef de la relève)

De g. à dr. : Michel Hartmann, Léo Walker (coach de l’équipe nationale en 1979), Philippe Guignard (Junior du FC Orbe) et Walter Jaeger (chef de la relève)

A 76 ans, il n’a rien perdu de son énergie. Il est toujours aussi exubérant, drôle et forcément convivial. Michel Hartmann a été un homme déterminant dans la vie du football régional, en particulier à Orbe et à Bavois.

Il s’occupera pendant sept ans des Urbigènes de 1957 à 63 avant de filer de l’autre coté de la Plaine de l’Orbe pendant six saisons, sans jamais être limogé quand bien même il partageait les rôles d’entraîneur et de joueur. Durant ces années, il n’a obtenu que des succès, permettant la promotion des deux clubs en 2e ligue.

Et son activité ne s’est pas arrêtée là puisqu’il a donné de nombreux coups de main au FC Orbe par la suite, jusqu’au milieu des années 90. Ses qualités et son enthousiasme étant connus loin à la ronde, il a aussi entraîné des sélections cantonales de juniors pendant dix ans (1968-78), côtoyant des garçons comme Lucien Favre (aujourd’hui entraîneur de Hertha Berlin), Robert Ley Ravello (joueur du Lausanne-Sports et président de Lausanne Hockey Club actuellement) ou Franco Cuccinotta.

Il avait une activité telle (il était aussi expert Jeunesse et Sport et rayonnait dans tout le canton) que ses revenus du football étaient aussi importants que son salaire d’employé de la comptabilité chez Nestlé. L’argent n’était pourtant pas son souci. Sur l’un de ses premiers contrats au FCO, pour la saison 60/61, on relève qu’il touchait une rémunération mensuelle de 75 francs, sur dix mois !

De promotion en promotion

C’est par la voie professionnelle que ce Lausannois d’origine atterrit à Orbe. Après avoir été formé au sein de l’ES Malley, il rejoint Montreux en 1ère ligue à 17 ans, aux côtés de Paul Garbani qui allait devenir un entraîneur de renom. Il jouera pendant cinq ans dans ce club puis pendant deux saisons à Vevey avec lequel il monte en Ligue Nationale B.

S’astreignant à faire, trois fois par semaine, les trajets en train depuis Orbe, où il a élu domicile depuis qu’il a été engagé par la multinationale, il se lasse d’autant plus qu’il s’est marié avec Leila. C’est Jean-Jacques Beauverd, buraliste postal et secrétaire du FCO, qui remarque la présence de ce joueur de talent, en constatant que le bonhomme reçoit des convocations des clubs de la Riviera. Il prévient son président Edmond Vidmer, qui profite du passage de Josias (surnom que Michel a hérité d’un petit cousin de son père qui a été champion du monde de tir avant la guerre de 39-45) à son salon de coiffure, pour le convaincre de venir prendre en mains les destinées du club local, après l’avoir invité au cinquantenaire du club en 1956 alors qu’il avait participé aux mêmes jubilés à Montreux et Vevey.

Orbe va alors connaître une période faste sous la houlette de ce jeune entraîneur/joueur. En 1959, l’équipe de la cité aux deux poissons monte de la 3ème à la 2ème ligue. Elle disputera par deux fois les finales pour accéder à la première ligue. Sans succès malheureusement, car il n’y avait qu’un seul promu parmi les cinq champions cantonaux qu’il fallait affronter. L’époque des Gaillard, Beauverd, Dupuis, Fazan, Pascolo, Troyon, Vial, Wolf et compagnie restera dans la mémoire de tous les passionnés de football de la localité, des garçons qui joueront également la finale du championnat de Suisse des vétérans en 1972, contre Brugg devant 1’200 spectateurs !

La sèche à Fernand

A Bavois, il connaîtra le même succès avec une promotion en 2ème ligue en 1965 et il créera la première formation de juniors de l’histoire du club. Au chapitre de l’anecdote, il se souvient que lors de l’un de ses premiers entraînements à Orbe, il avait retiré de la bouche de Fernand Fazan une cigarette qu’il ne voulait pas voir dans les vestiaires et qui lui avait valu cette remarque cinglante de l’intéressé: «C’est toi qui paie!».

Expulsé du terrain à Gland, il avait écrit à l’Association Vaudoise pour protester contre l’arbitre, avec pour résultat une sanction qui allait frapper un autre de ses coéquipiers, Willy Wolf, qui ne manqua pas de dire son courroux à son entraîneur. Les anciens se rappellent aussi qu’il réunissait, tous les dimanches de match à 11 heures, ses joueurs pour la théorie, qui faisait l’objet de moult commentaires des supporters à l’heure de l’apéro. Au café des Messageries (Big Ben actuel), qui servait de local du club, le patron, tessinois, Felice Manfrini lui avait même proposé d’aller entraîner Lugano.

« Mais à l’époque, on ne prenait pas le risque de quitter son emploi pour une aventure qui paraissait risquée », nous dit Hartmann. Des souvenirs et des saisons qu’il a consignés dans de petits carnets noirs dont il est toujours en possession alors que les photos de cette belle époque sont plutôt rares.

Aujourd’hui, bien qu’à la retraite, Josias n’a pas une minute. Vivant seul, il lui faut faire ses courses, cuisiner ce qu’il adore, entretenir son appartement et passer le reste de son temps devant sa télévision, à lire presse et livres (il achète un bouquin par semaine) et à quelques escapades. Sans oublier les moments de convivialité qu’il partage au bord des terrains de football de la région auquel il a donné un élan exceptionnel.

Photo Pierre Mercier