Romainmôtier : équilibre financier

Dégâts constatés sur le mur de la Place des Marronniers. Inclinaison dangereuse de la barrière.

Dégâts constatés sur le mur de la Place des Marronniers. Inclinaison dangereuse de la barrière.

Il n’y avait pas l’Euro, mais l’heure d’été

Ca, ce n’est pas bon pour les conseils généraux ! Les natels ont chauffé pour que le quorum soit atteint et c’est avec un bon quart d’heure vaudois à la clé, que Marc Benoît, président du conseil, pouvait ouvrir la séance. Au menu, l’approbation des comptes 2008 et l’adhésion de la commune au Groupement forestier du Nozon. Durant la lecture du préavis municipal pour l’exercice 2008, le syndic Fabrice de Icco détaillait les comptes de fonctionnements et le peu de marge de manœuvre financier de la commune, (est-ce lié à la péréquation?).

De plus l’Etat de Vaud ne donne le total définitif de la facture sociale, qu’au début du mois de septembre…(les comptes de la commune doivent être bouclés au 30 juin!). Les comptes communaux étaient bouclés avec un équilibre précaire et rien de plus. Ceux-ci ne suscitaient aucune question, ni remarque de la part des membres du conseil.

Soutenu par un diaporama, la lecture du rapport de la commission de gestion, permettait de visionner les travaux prévus et imprévus gérés par la Municipalité. Durant l’année passée. Une nouvelle fois, le réseau d’eau potable s’est fissuré sur la route de Vaulion. Plus que centenaire, il résiste de moins en moins  à l’assaut des 40 tonnes qui traversent le village. Les comptes furent adoptés à l’unanimité.

L’adhésion de la commune au nouveau Groupement forestier du Nozon concernait en fait une mise en conformité légale de l’ancien Triage du Nozon et concernait sept communes du bas du vallon et la ville d’Yverdon. Des statuts étaient adoptés, donnant une légitimité au groupement face à l’Etat

Inquiétude et grogne grandissantes

La commission de gestion, dans son rapport, l’avait relevé photos à l’appui, et plusieurs personnes ont donné de la voix concernant le trafic grandissant des quarante tonnes sur la route de Vaulion et sur celle venant de Juriens. Un mur de soutènement voit les blocs de pierre bouger, se desceller et, au faîte, la «semelle», avec une barrière en métal, s’incliné dangereusement. Les maisons se lézardent et la route se fissure, provoquant de manière répétée des éclatements du réseau d’eau.

La Municipalité a répondu en citant le voyer de l’Etat:« c’est un  tracé de délestage (!?!) la route dans votre village est à votre charge, et nous (entendez l’Etat) nous faisons passer qui nous voulons!», donc les 40 tonnes, et pourquoi pas, pour bientôt, les 60 tonnes! Les maisons sont collées à la route, elles sont très anciennes (époque médiévale) et n’ont pas de fondation, sans oublier que les routes étaient conçues pour le passage des chars hippomobiles ou des diligences.

Jacques-Henri Bichsel demandait si on pouvait abaisser la vitesse à 30 km/h.? Cela aurait un peu moins d’impact sur les habitations. Il lui fut répondu, dixit l’Etat de Vaud : «que c’était un tracé cantonal, et qu’il n’était pas question de descendre la vitesse à 30 km/h. (actuellement c’est 40 km/h.) mais que, légalement, ce devrait être du 50 km/h.!».  Par conséquent, circulez, il n’y a rien à dire!

La Municipalité d’ajouter qu’elle s’adressera prochainement au conseiller d’Etat en charge du dossier des routes, pour demander des mesures restrictives quant au passage des trains routiers. Affaire à suivre.

La séance se terminait à 22 h. 30 et Marc Benoît invitait les membres présents à se rendre à l’Atelier pour partager un verre et déguster un plat de viande froide, pour clore ce Conseil général en bonne amitié.

Photo Marlène Rézenne

Et de 15

Roger Federer

Roger Federer

On y a passé l’après-midi de ce dernier dimanche. A pester, à se réjouir, à craindre le pire pour finalement exulter. Tout cela à cause de Roger Federer qui nous a tenu en haleine pendant près de cinq heures.

Il aura fallu cinq sets (un maximum en tennis), et un succès par  16-14 lors de cette dernière manche, ce qui est pour le moins rarissime, face à un adversaire, Andy Roddick, qui avait perdu dix-huit des vingt rencontres disputées contre le Suisse, jusque là ! L’Américain a été bien près de renverser la tendance et de briser le rêve.

C’est lors du dernier jeu de la partie que le Bâlois a enfin pu «chiper» le service de son adversaire, le seul de toute une partie haletante, pour gagner ce magnifique mano à mano. Roger Federer devient ainsi le seul joueur de tennis à avoir gagné quinze tournois du Grand Chelem (Wimbledon, Roland Garros, Flushing Meadows et Australian Open).

Avec le sentiment quand même que notre compatriote n’est plus tout à fait aussi seigneurial qu’il y a quelques années, malgré son palmarès exceptionnel.
Ce premier week-end de juillet a également souri au Bernois Fabian Cancellara, qui a endossé le premier maillot jaune du Tour de France cycliste. Le sport d’élite se porte donc très bien dans notre pays, malgré le fait que la politique en la matière n’est guère encourageante. Nous en voulons pour preuve que le mariage est difficile entre autorités et dirigeants sportifs si l’on se réfère au bras de fer que se livrent la commune d’Yverdon et son Football Club qui pourra jouer sur le stade municipal de la capitale du Nord Vaudois grâce… à la justice.

Espérons que la sagesse finisse par mettre un terme à ce feuilleton.

© iconographie Keystone

Réserve naturelle de la Saint-Prex

Un des tunnels avant le «coupé du ruban».

Un des tunnels avant le «coupé du ruban».

Inauguration du crapauduc

Les représentants de la Conservation de la Faune (Service des forêts, de la faune et de la nature de l’Etat de Vaud), ont organisé une petite cérémonie afin d’inaugurer un ouvrage un peu particulier pour nos amis batraciens.

La saison de reproduction des crapauds et grenouilles

Chaque début année, dès les premières pluies tempérées de mi-février, les batraciens, qui ont passé l’hiver enfouis dans le sol forestier, vont se rendre dans un plan d’eau pour se reproduire. Et c’est là que l’une des plus grandes causes de la mortalité de ces batraciens intervient. La route et ses utilisateurs leur sont souvent fatales, et il est, hélas, quasiment impossible d’éviter cette masse quasi compacte en déplacement. La première solution qui a été étudiée était de fermer la route Bavois-Orny par Entre-Roches pendant les quelques jours critiques de la migration. Le retour à la forêt des individus, une fois leurs pontes effectuées, et quelques semaines plus tard de leur descendance, se faisant sur une période plus espacée, la situation devenait alors à nouveau critique.

Mais, c’est quoi «un crapauduc»?

Comme il existe des aqueducs, des gazoducs ou encore des viaducs, pourquoi ne pas appeler ce passage sous route pour batraciens un «crapauduc?» (même si nos fidèles correcteurs ne trouveront sûrement pas ce mot dans leurs dictionnaires).
Le «crapauduc» est constitué d’éléments en forme de «L» en béton de cinquante-cinq centimètres de hauteur, qui sont placés de part et d’autre de la route. Les batraciens buttent contre cet élément et, poussés par leur instinct, ils cherchent un passage en direction du plan d’eau. C’est pourquoi, tous les cinquante mètres environ, un petit tunnel traversant la route permet à la grenouille verte, la grenouille agile et autre crapaud sonneur de traverser sous-voie sans danger de se faire écraser.

C’est donc au printemps prochain que les principaux bénéficiaires emprunteront pour la première fois «leur crapauduc» et, que les grenouilles se rassurent, elles aussi auront leur droit de passage.

Photographie  Sylvie Troyon

Ballaigues et les Indiens

Chavornay: 8 VSO

Vallorbe : Nouvel-An 2009

Carnaval d’Orbe 2008

Grottes de Vallorbe

Orage à Orbe

23e Jeux olympiques d’été de Los Angeles (dans la série 25 ans déjà)

Saïd Aouita

Saïd Aouita

Dans la plus pure tradition de Hollywood, la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’été de Los Angeles fut grandiose. Tout avait été mis en œuvre pour démontrer que ces Jeux n’étaient en aucune manière dévalués par l’absence de la grande majorité des pays de l’Est.

Les différents spectacles présentés au Coliseum touchèrent souvent au merveilleux: l’homme volant arrivé dans le stade par les airs à l’aide d’un appareillage totalement autonome, l’embrasement de la vasque olympique par le Noir américain Rafer Johnson, ancien champion du décathlon et le serment prononcé par un autre Noir américain Edwin Moses, ancien et futur champion  olympique du 400 m haies.

Athlétisme -  Carl Lewis a gagné son fabuleux pari, comme Jesse Owens en 1936 à Berlin: il est devenu quadruple champion olympique.
Autre remarquable vaiqueur du Coliseum, le Marocain Saïd Aouita qui, à 23 ans, s’est confirmé comme le plus prometteur des spécialistes mondiaux du demi-fond. Dans la finale du 5000 m, il eut d’abord à craindre les Portugais et les Kenyans, mais écarta facilement le danger.

C’est alors que le Suisse Markus Ryffel tenta courageusement sa chance, mais en vain. Deuxième,  Markus Ryffel a apporté à l’athlétisme suisse sa 1ère médaille olympique depuis 1924, cela sans tenir compte de la marche.

C’est à Paris en effet, 60 ans auparavant, que deux Suisses, Paul Martin et Willy Schärer, étaient montés pour la dernière fois sur un podium olympique d’athlétisme.

Championne olympique du 100 mètres et aussi du 4 x 100 mètres, Evelyn Ashford, tenait à confirmer sa suprématie sur courte distance.
24 ans, 1,69 m pour 59 kg, mère de famille, Valérie Brisco-Hooks fut l’indiscutable vedette des épreuves féminines, en obtenant trois médailles d’or  sur le 200, 400 et 4 x 400 m avec un brio qui a enchanté le public.

Drame pour la Suissesse Gaby Andersen-Schiess. L’Américaine Joan Benoit avait depuis longtemps franchi la ligne d’arrivée d’un marathon qu’elle avait survolé quand Gaby se présenta sur la piste du Coliseum. Ce fut alors la stupéfaction parmi les 85’000 spectateurs présents. La Suissesse titubait, elle semblait devoir tomber, mais elle ne tombait pas.

Elle zigzagait et chancelait, visiblement elle n’avait plus toute sa connaissance. Elle avançait cependant toujours! Un spectacle difficilement supportable, et pourtant personne ne venait l’aider. Après qu’elle eut enfin franchi la ligne d’arrivée, commissaires et soigneurs se précipitèrent sur elle.

Si personne n’est intervenu, c’est en raison du règlement qui stipule, que toute aide apportée directement amène la disqualification de l’assisté. Il a été estimé que Gaby qui venait de couvrir plus de 42 km par une chaleur suffocante, ne méritait pas une telle sanction.

Photo Alain Michaud