Zone réservée à Croy

Croy: plan général d’affectation, un choix stratégique : la zone réservée

D’ici 2022, les communes ont l’obligation d’être conformes au plan directeur cantonal. Pour nombre de communes situées hors centre, ceci implique une diminution des zones réservées à l’habitat. La restructuration du plan général d’aménagement (PGA) est un travail de longue haleine. La commune de Croy a opté pour l’implémentation de la zone réservée.

Choix de répit

Englobant la zone village et les terrains à bâtir, la zone réservée empêche les constructions qui modifient la réserve à bâtir existante. Des dépendances à moins de 3 mètres d’une habitation ainsi que des rénovations de volumes existants et habités restent autorisées. Une opposition à ce règlement en vigueur est possible. L’implémentation de ce statut temporaire vise à figer la situation pour une période de maximum 5 ans. Mettant les propriétaires à la même enseigne, celle de la situation actuelle, la Municipalité va procéder à la mise en conformité du PGA.

Théorie et avenir

Face à ce dossier épineux, le but est de mettre sur pied un PGA avec un minimum de dommages collatéraux. Pour ce faire, quelques pistes sont envisagées telles qu’un rapprochement avec Romainmôtier pour une demande de modification du type de centre. En passant d’une commune hors centre à une localité à densifier, le potentiel de croissance est doublé. La capacité des réserves à bâtir augmente. « Vu la présence d’une gare et l’offre en équipements et services, la piste est envisageable » affirme David Varidel, ingénieur HES et directeur de BR+ mandaté pour l’étude de la zone réservée de Croy.

Les questions posées lors de la séance d’information organisée par la Municipalité ont témoigné de l’inquiétude des uns, de l’aberration des autres. Les chiffres et directives théoriques se heurtent à la réalité. La Municipalité explore les pistes pour répondre aux enjeux du village.

Castors sous les EPO au confluent de l’Orbe et du Talent.

Orbe : castors indigènes forcés de montrer leurs nez à cause le la crue

Deux familles de castors «urbigènes» installées sur les rives de l’Orbe ont dû montrer leurs nez dernièrement en raison des hautes eaux.
Mammifère rongeur, le castor est un animal industrieux qui exerce une inlassable activité au bord des cours d’eau, l’hiver excepté. Pour la petite histoire, le castor a disparu de Suisse depuis 1849 suite à une chasse intensive.

Puis, entre 1958 et 1977, 141 castors européens, dits «fibert», ont été réintroduits le long de nos rivières, et depuis 1962 il est totalement protégé en Suisse. L’association pour l’intérêt et le suivi du castor «Beaverwatch» fournit au service de la faune des données sur le recensement et autres activités liées aux rongeurs.
Deux familles de trois à cinq individus se sont installées dans la région proche, l’une en contrebas du pénitencier des EPO et l’autre dans la zone du Puisoir.

Il y a aussi un habitat dans la région de Vallorbe. On peut observer leur présence par les amas de branchages sur les sites.

Travail et nourriture

Le castor passe la majorité de son temps au labeur, abat avec ses deux incisives teintées ocre à croissance continue des arbres feuillus (saules – peupliers) afin de se nourrir, de protéger l’entrée de son terrier, de créer une digue où la rivière manque d’eau à son goût, afin de pouvoir nager dans la proximité de son habitat. A cette occasion, il favorise aussi la biodiversité, et les amas de branchages permettent de même aux poissons de s’abriter des oiseaux piscivores.
Les digues édifiées pendant l’été sont fixées à la rive par des pierres, des branchages, le tout solidifiée avec des feuilles et de l’argile. Il va même au champ pour grignoter maïs, betteraves et divers herbages. Mais l’écorce des arbres reste sa nourriture de base. Une fois ces copeaux ingurgités, il défèque un genre de boulettes de sciure qu’il consomme pour son équilibre vital.

Morphologie

Le castor reste le plus gros rongeur d’Europe. Il mesure environ 130 centimètres queue comprise et pèse de 20 à 30 kilos. Cet animal vit de 15 à 20 ans, et au printemps, après 4 mois de gestation naissent de 2 à 6 petits, qui, allaités pendant un mois, ne quittent leurs parents qu’à l’âge de deux ans. Le mâle marque son territoire à l’aide d’une sécrétion nauséabonde, le castoréum, produite par des glandes. Il est difficile de l’observer pendant la journée. Il reste à l’abri dans son terrier, pour se déplacer particulièrement à la tombée de la nuit.
Pour les personnes intéressées par le castor, l’association «Beaverwatch» sera présente fin mai à la fête de la nature à Orbe.

Photo © Benno Strimer

De gauche à droite: Serge Berthoud, Fanny Naville, Stéphane Pilloud.

Orbe: les trois candidats à la Municipalité s’affrontent en débat

Pour les plus de 80 citoyens qui ont fait le déplacement au Casino, le débat politique organisé par L’Omnibus et conduit par son rédacteur en chef Pierre Mercier, était une belle occasion de se forger une idée plus précise de ce que les trois candidats souhaitent apporter à Orbe au travers d’une candidature à la Municipalité. Mais, pour la plupart des auditeurs, membres des partis des candidats PLR et socialiste, ou amis du candidat hors parti, chacun était venu soutenir son prétendant au siège, dès lors leur opinion était déjà solidement forgée.

Des profils variés et des idées communes

Le meneur du débat avait au préalable soumis aux candidats les principales questions; il a aussi émaillé le débat de questions impromptues. Ce jeu-là a révélé des personnalités aussi solides que différentes.
La socialiste Fanny Naville s’est montrée particulièrement à l’aise dans cet exercice, mettant en avant autant sa pratique des associations que son envie de contribuer à faire d’Orbe un lieu convivial. Ses priorités ont pour axe la mobilité par l’accès aux transports, le droit au logement. Elle veut mettre au service de la Commune ses bonnes connaissances du système et s’annonce attentive au souci de l’équilibre financier.

Pour sa part, le PLR Serge Berthoud a revendiqué sa pratique de la vie régionale et du commandement au travers de l’expérience acquise au SDISPO. Son intérêt est clairement marqué pour les sujets très concrets du dicastère des services techniques. A son regard, l’actuelle Municipalité travaille dans la bonne direction et il entend bien pouvoir venir en appui par ses connaissances techniques et son sens pratique.

L’outsider sans parti, Stéphane Pilloud, qui se revendique d’Urba Fidelis, est enthousiasmé à l’idée d’apporter sa motivation à dynamiser une ville qu’il envisage plus vivante. Son expérience de commerçant indépendant, sa formation d’artisan, sont les atouts qu’il a portés sur le devant de la scène. Il se montre conscient de la difficulté que représente une candidature solo, sans l’appui de l’infrastructure d’un parti.
Tous les trois se rejoignent sur plusieurs plans, ils souhaitent tous valoriser la communication et le contact avec la population urbigène, tout comme contribuer à faire vivre le centre-ville et ses commerces.

Vers un second tour

Chacun veut apporter à la ville son envie de la voir vivre avec plus de dynamisme, se dit prêt à reprendre le dicastère des services techniques laissé libre par le départ de Guido Roelfstra, mais se dit prêt aussi à conduire tout autre dicastère qui pourrait être proposé. L’échéance de l’élection du 4 mars devrait probablement aller vers un ballotage.

De gauche à droite: le président du Conseil communal Samuel Maillefer, les cadres de personnel et les membres de la Municipalité.

Ballaigues: la commune s’étoffe

Vendredi soir, la commune a reçu officiellement au Centre villageois ses nouveaux habitants arrivés en 2017, lors d’une cérémonie devenue traditionnelle depuis de longues années. C’est le syndic Raphaël Darbellay et son exécutif « in corpore » qui ont accueilli plus d’une centaine de personnes, parmi lesquelles on comptait nombre d’anciens résidents et passablement de nouveaux arrivés. Dans son allocution de bienvenue, le syndic a rappelé le développement du village qui a compté de nombreuses années durant environ 850 habitants. Après le tournant du siècle, la progression annuelle a augmenté pour permettre à la population d’atteindre aujourd’hui un nouveau palier de 1 100 unités.

En 2017, le mouvement net n’a été que de quelques unités, puisque l’on a compté 119 départs pour 111 arrivées. Avec les constructions actuellement en cours, on devrait voir la population continuer d’évoluer ces prochaines années. Le syndic a aussi rappelé à l’assistance que Ballaigues comptait suffisamment d’espace pour que chacun puisse y évoluer à sa guise et y vivre ses envies ou ses passions. Avant de passer au traditionnel verre de l’amitié, le syndic a présenté à l’assistance le président du Conseil communal, les membres de l’Exécutif, ainsi que les responsables des principaux services communaux. La pasteure Aude Gelin a ensuite pris la parole pour expliquer aux nouveaux venus quelles étaient les différentes communautés religieuses constituées au village, ainsi que les personnes de contact.

Le conférencier est entouré par Yvette Fishman et Danilo Gay, du comité de l’ARAVOH.

Vallorbe, Odyssée africaine: les atrocités subies par les réfugiés

Si notre surtitre peut évoquer une sorte de voyage tranquille, eh bien c’est de tout le contraire qu’il s’agit. Jeudi matin 1er février, l’ARAVOH de Vallorbe mettait sur pied une conférence pour évoquer ce qu’a vécu Emmanuel Mbolela qui a dû fuir la République démocratique du Congo (Kinshasa) en 2002.
C’est donc lui, aujourd’hui mué en un conférencier et écrivain, qui raconte sa propre histoire... Une destinée commune à des centaines de milliers de réfugiés qui ont dû affronter les plus sordides atrocités en fuyant l’Afrique, sur un trajet de près de 13 000 km.

Six ans de souffrances

Cette «odyssée» a été particulièrement dramatique. Elle dure six ans sur un chemin tortueux dont le but final est d’atteindre enfin l’Europe. En 1998, la deuxième guerre du Congo éclate. Etudiant à l’époque, Emmanuel se lance dans une lutte politique pour les droits de l’homme. Il est fait prisonnier, mais réussira à s’évader, d’où le début de son exil (plus de 200 000 déplacés). Sans papiers, il traverse tour à tour Cameroun, Nigeria, Bénin, Burkina Faso, Mali et Algérie.
Pourchassé encore, il passe alors au Maroc avec des taxis clandestins. Bloqué là-bas pendant quatre ans, il se fait vraiment connaître en créant l’ARCOM, la première association officielle des réfugiés et congolais, s’active dans des solutions de logements pour eux à Rabat.
Témoignage
Aujourd’hui, Emmanuel Mbolela est toujours réfugié. Il vit aux Pays-Bas. Dès lors, il ne cesse de parcourir l’Europe pour décrire son périple bouleversant dont il a tiré un livre. Il était donc normal que l’ARAVOH (Association auprès des Requérants d’Asile de Vallorbe Oecuménique et Humanitaire) lui donne l’occasion de s’exprimer, au Buffet de la Gare.

Edition 2010 des 200 km

Région: Entre vie et déclin de nos sociétés

Les sociétés ont longtemps été le principal lieu des rencontres récréatives, des échanges, autrement dit le ciment de la vie communautaire. Qu’en est-il aujourd’hui, à l’heure où l’individualisme est pointé comme un fléau de notre société ? Premier constat, la situation diffère entre villes et villages, une société peut survivre en ville en raison de l’importance du bassin d’habitation, il n’en va sans doute pas de même dans les petits villages. Les moyens et modes de contact se sont multipliés, la vie n’est plus centrée sur le local, la population est plus mobile, elle est plus attachée à ses envies individuelles qu’à la nécessité d’appartenir à une communauté comme c’était autrefois la raison d’être membre d’une société.

A Chavornay

Le nombre d’adhérents à la gym est en constante augmentation, essentiellement grâce aux gosses. Dès 10 ans, les intérêts évoluent, les enfants se tâtent et on constate un va-et-vient important. A partir de 13 - 14 ans commence l’exode et peu nombreux sont ceux qui rejoignent les sections d’adultes. Difficile aujourd’hui aussi de compter sur la solidarité des parents pour apporter une aide au moment des concours et manifestations. La fanfare a dû fusionner il y a quelques années avec celle de Bavois, les effectifs sont actuellement stables bien que vieillissants. La société a réactivé son école pour jeunes musiciens avec un bel intérêt de la part des familles et des enfants. Elle mise également sur un répertoire musical renouvelé. Objectif : retenir les nouveaux musiciens pour garnir les rangs de la fanfare à l’avenir. La situation est plus inquiétante du côté de la société de chant à l’effectif vieillissant et qui depuis plusieurs années n’a pas enregistré l’arrivée de nouveaux choristes. Là aussi il a été décidé de moderniser le répertoire, désormais on puise dans les classiques de la variété française.
Du nouveau

La société des petits animaux (poules, lapins, pigeons) a un effectif stable, il s’agit avant tout de passionnés et la passion semble se transmettre de père en fils, dès 8 ans déjà.... Le groupement de Chavornay se montre particulièrement actif puisqu’en décembre il mettra sur pied une exposition cantonale. Si certaines sociétés peinent, l’Union des Sociétés Locales voit heureusement grandir son effectif avec le groupe des Bouffons tandis qu’à Corcelles, on note l’arrivée d’un club d’escrime, d’un groupe d’animation villageoise, d’une nouvelle société de Jeunesse, et d’un club de danse country.

A Baulmes

Avec plus de vingt associations locales répertoriées, Baulmes doit être en tête du classement du nombre de sociétés par tête d’habitant. Si cette richesse culturelle est à relever, le revers de la médaille est plus que présent quand il faut trouver du monde pour assurer l’effectif ou compléter les comités assure Denis Dardenne, président du Chœur Mixte Rapilles Mélodies.

Pour ne pas laisser mourir la société, le comité cherche année après année à recruter de nouveaux membres, mais l’exercice est périlleux sinon impossible. L’effectif actuel est de 21 chanteurs. Il diminue tranquillement. La cote d’alerte de 15 unités est bientôt atteinte. La chorale est vieillissante, les jeunes ne se sentent plus attirés et n’ont pas envie du répertoire habituel composé de chansons traditionnelles voire même de chansons récentes. Ils veulent autre chose et ne sont pas prêts à se soumettre à une discipline imposée de fait. Le recrutement par voie d’annonce est voué à l’échec. Le chœur d’enfants aurait pu être une réserve, mais il a cessé son activité depuis peu; organiser des rencontres ou inviter ces jeunes à une soirée n’est jamais couronné de succès. Denis Dardenne termine en soupirant : il faut être vraiment mordu et plein d’enthousiasme pour continuer, mais tant qu’il y a de la vie…!
A Orbe, les sportives inquiètent

Orbe

C’est d’une manière étonnante une société qui semblait en plein essor, qui enregistre la plus grande perte de membres (20 sur 120). Le président du Badminton Club, Christian Michoud, concède que c’est au niveau de la relève (7-11 ans) et des membres dans la force de l’âge (25 à 40 ans) que la diminution d’effectif se fait sentir. A dire vrai, c’est le manque de compétiteurs qui est sensible dans la mesure où l’on préfère jouer pour le plaisir plutôt que de s’astreindre à des entraînements. Si bien qu’il a fallu retirer une équipe de 5ème ligue qui permettait l’intégration progressive des jeunes. A Orbe-Ancienne, la vacance présidentielle a duré pendant presque deux ans. Par bonheur, Chloé Michoud a repris le flambeau de Lucie Lobsiger. « Il est toujours difficile de trouver des moniteurs, nous dit la nouvelle présidente. Pour intéresser et soulager nos volontaires, chaque groupe de gymnastes est coaché par deux personnes, comme cela la tâche est partagée et moins lourde. Mais Il manque toujours un entraîneur pour l’athlétisme dans cette société qui se porte bien». Au FC Orbe, la présidente Mary-Claude Chevalier cherche en vain un successeur depuis qu’elle est devenue municipale.
Fusions nécessaires
Inutile de dire que la chorale d’Orbe a passé par quelques tribulations au cours de la dernière décennie. Devant la diminution de l’effectif, elle a fusionné avec Montcherand dans un premier temps. Récemment, elle a lié son sort au chœur d’Arnex pour maintenir un effectif convenable (37 chanteurs). «Mais cette fusion a donné l’occasion à certains anciens de quitter la société et j’ai entendu quelques-uns d’entre eux me dire que se rendre à gauche ou droite pour les répétitions les préoccupaient, car ils avaient désormais peur de rouler la nuit», nous dit le président Yves Jordan qui se demande s’il ne devra pas envisager de faire passer le comité de 7 à 5 membres, après le giron qui se déroulera à Orbe, ce printemps. Il en est allé de même pour le groupe folklorique «La Bergère» qui a lié son sort au chœur mixte «L’Echo du Suchet» de Rances pour éviter sa disparition. Dans un autre domaine, la Ludothèque est à la recherche d’une présidente depuis quelques années, sans succès.

A Vallorbe

La situation est moins inquiétante que dans les autres grandes communes de notre région. Avec un particularisme toutefois, puisque le comité qui organisait tous les deux ans une épreuve qualificative à la marche sur 24 heures en vue du fameux Paris-Colmar, ne récolte plus assez d’inscriptions. En précisant que les athlètes n’étaient en général pas des Vallorbiers mais des marcheurs de plusieurs nations, y compris la Suisse. De quoi s’inquiéter pour le futur de cette compétition. Pour favoriser l’organisation de manifestations, la Municipalité a décidé d’abaisser le coût de location de la halle des fêtes de Fr. 1 500.– à Fr. 500.–pour les sociétés du lieu. A titre de réconfort, la fête du 100e anniversaire du tunnel ferroviaire a permis à une dizaine de sociétés de se donner la main pour la réussite de l’événement, c’est dire que l’entente est bonne, selon le président de l’UCV, M. Rindlisbacher, qui ajoute tout de même que le renouvellement des comités est de plus en plus délicat, notamment au niveau des présidents.

En définitive

Si nous n’avons pas pu faire le point dans les 26 communes de notre champ d’activité, par manque de temps, il faut bien avouer que les sociétés traditionnelles de musique traversent des années difficiles. Si les fanfares font des efforts pour recruter des jeunes pour lesquels l’apprentissage d’un instrument servira peut-être plus tard, les chœurs devront probablement revoir bien plus que leurs répertoires pour se renouveler. Il en va de même pour les comités dans la mesure où peu de personnes acceptent de prendre des responsabilités et c’est bien dommage. Il est sûr cependant que nos populations ne comptent plus sur les sociétés pour s’intégrer, sauf dans les villages plus petits. N’allez pas croire toutefois que le phénomène est régional, mais il est observé malheureusement partout, en Suisse comme ailleurs.

Article rédigé en commun avec Jacques Ravussin et Pierre Mercier

Jean-Marc Richard interrogeant les bambins violonistes de l’Institut de Ribaupierre.

Valeyres-sous-Rances: le Kiosque à musiques à Valeyres-sous-Rances

Ce samedi 27 janvier, l’Echo des Campagnes, société de musique de Rances et Valeyres-sous-Rances, recevait le Kiosque à musiques à Valeyres. Le nombreux public a ainsi eu le loisir d’être «spectateur» de la célèbre émission de la radio suisse romande. Etonnant d’observer comme les nouvelles ou les infos route viennent s’insérer dans le programme musical, par ailleurs rondement mené par un Jean-Marc Richard très à l’aise dans cet exercice! Au passage, l’animateur ne manquera pas de faire une petite diversion politique pour encourager à voter non à l’initiative «No Billag». C’est dans l’air du temps…

Mais, pourquoi à Valeyres?

Vincent J. Dubois, directeur de L’Echo des campagnes entre autres, explique qu’il s’agit à la base d’une carte blanche donnée au «Duo Madio» composé de Marie Heck et Sylvie Amadio. Celles-ci ont donc assuré la programmation, l’Echo des Campagnes, pour sa part, a coorganisé en mettant la salle à disposition, en organisant la raclette et en jouant!

Riche programme

Outre le Duo Madio et l’Echo des Campagnes, l’émission a présenté le choeur d’hommes de Démoret, l’ensemble d’accordéons «A TEMPO», le duo Stéphane Plouvin, sans oublier «Gli archini et Cherry Celli», les très attendrissants jeunes élèves de l’institut de Ribaupierre à Lausanne. Et… cerise sur le gâteau, Angie Ott, finaliste du concours de l’Eurovision, a interprété une chanson, ceci une semaine avant la finale suisse qui aura lieu le 4 février 2018! Jolie mosaïque de prestations qui reflète bien la diversité et la multiplicité de la musique populaire suisse.

Ceux qui oeuvrent au service de la population : Pierre Barras et Jules Escobar.

Orbe: à votre service

L’assistant de sécurité publique est une profession relativement neuve dans la mesure où elle est apparue au début du siècle. Si dans les grandes communes, ces personnes, habillées de gris, se préoccupent essentiellement du parcage, ils ont des tâches bien plus larges dans les localités comme Orbe. S’il est nécessaire de suivre une formation de trois mois à Savatan, les assistants ne sont pas pour autant des policiers dont ils n’ont pas les devoirs, n’étant notamment pas armés et leur véhicule n’étant pas équipé du feu bleu qui distingue les véhicules d’urgence. Par contre, ils ont de nombreuses compétences dans la commune qui les emploie. Jules Escobar et Pierre Barras ont bien voulu nous parler de leur activité.

Tâches multiples

Ils sont donc des hommes de terrain comme le confirment les passants qui les saluent amicalement et qui profitent parfois de leur poser des questions. En dehors du contrôle du stationnement, de leur gestion, et du fonctionnement des horodateurs, ils participent aux séances des chantiers afin de garantir une circulation fluide dans la ville, en disposant la signalisation nécessaire. Ils délivrent aussi les macarons de parking et veillent à l’entretien de ces derniers. Sur le plan administratif, ils sont en charge de la police du commerce qui concerne la délivrance des permis pour les nouveaux commerces et de leur activité (horaires, etc.) comme pour les terrasses qui prennent place sur le domaine public. Il en va de même pour les stands sur le marché et ils collaborent avec l’autorité cantonale pour les manifestations d’envergure (cortèges, fêtes particulières, etc.).

A cela s’ajoute la distribution des commandements de payer lorsque la poste ne trouve pas le destinataire. Ils participent à la commission de police qui reçoit les personnes qui contestent une amende pour parcage illicite et aussi pour le dépôt illégal d’ordures sans oublier les frasques des jeunes. Tout cela engendre un certain travail administratif en collaboration avec la police dont ils partagent le local.

Au cours de la journée, ils doivent faire preuve de la plus grande souplesse puisqu’ils doivent être prêts à intervenir lorsqu’on les sollicite. C’est le cas lors d’un incendie, d’un accident, des ensevelissements ou d’un problème quelconque, notamment à proximité des écoles où le parcage laisse à désirer. Ils ont du reste la responsabilité des patrouilleurs scolaires. Il leur arrive de procéder à de petites enquêtes dans le cadre du contrôle des habitants. Il serait vain de décrire toutes les autres tâches qui leur sont dévolues. Mais il faut savoir que la commune envisage l’engagement d’une troisième personne pour les soulager dans leur mission. Car il ne faut pas avoir peur d’accomplir des horaires hors normes dans un métier en général agréable quand bien même il faut faire face à des citoyens pas toujours commodes et avec lesquels il faut savoir garder son calme. Enfin, on peut dire que par leur présence en ville et leur connaissance de la population, les ASP garantissent une certaine quiétude à Orbe.

Région: Crues et décrues

Comme vous avez pu le constater en différents endroits, notre région est gorgée d’eau comme c’est le cas dans bien des lieux en Helvétie. Pour parer à cet événement particulier, le voyer des eaux Marc Miéville a bien voulu nous renseigner sur les mesures qui ont été prises afin de limiter les dégâts.

«En accord avec la Romande Energie, nous avons tenté de retenir un maximum l’eau à la Vallée de Joux afin qu’elle ne se déverse pas en quantité sur Orbe, comme ce fut le cas en début de semaine. Cela a certes élevé le niveau du lac, mais cela paraissait tout à fait maîtrisable. En clair, la Société électrique turbine pour éviter cet afflux sur Orbe où le Puisoir a été inondé, mais il faut savoir que dans le plan cantonal ce secteur est inondable. Il en va de même pour le Nozon, qui est sorti de son lit sur sa rive gauche entre Orny et Orbe et qui se trouve dans le cadre de Gesorbe dans la même situation que le Puisoir. C’est-à-dire que ces deux endroits sont planifiés pour être des bassins de rétention dans lesquels on peut accumuler de l’eau en cas d’intempéries importantes.

Parkings fermés

A Orbe, toujours sur les abords immédiats de la rivière, des parkings ont été fermés. C’est bien entendu le cas du Puisoir et sur la rive droite à proximité de Nestlé. Nous avons eu encore quelques soucis avec le canal de Baulmes qui était proche du débordement. Au milieu de semaine, nous aurons droit à une accalmie météorologique qui devrait permettre aux cours d’eau de baisser d’intensité. Les pluies annoncées pour le week-end devraient être moins intenses et permettre la décrue des cours d’eau. Quand bien même la situation météorologique pourrait très vite changer. »

Pierre et Janine Römer devant la lithographie offerte en remerciements par la commune d’Orbe.

Orbe: une générosité sans pareille

C’est déjà la troisième fois que l’Omnibus vous parle des Römer, Janine et Pierre, ce charmant couple qui habite à Orbe depuis une dizaine d’années. Nous vous avions conté leur histoire, leur rencontre, leur épicerie et librairie à Montricher et Romainmôtier.

C’est leur parcours depuis leur arrivée à Orbe qui va plus nous intéresser aujourd’hui. Trouvant qu’Orbe était idéal pour couler de vieux jours tranquilles et de manière autonome, ils se sont installés à la rue des Terreaux. Tranquille, façon de parler, car Pierre Römer est resté longtemps très actif, en continuant d’aller régulièrement à Vallorbe pour s’occuper de requérants dans le cadre de l’ARAVOH (Association auprès des Requérants d’Asile à Vallorbe, Oecuménique et Humanitaire). Pendant cette période, il a réussi à réorganiser les dossiers de manière à ce que tous les intervenants s’y retrouvent. Il dit y avoir énormément appris grâce aux contacts. Janine, de son côté, s’occupait surtout du vestiaire, elle veillait à la bonne marche des distributions.

Le «papa» du GAMO

Ensuite, à Orbe, il a naturellement participé aux activités du GAMO (Groupe d’Accueil des Migrants d’Orbe). Il a donné beaucoup de son temps, y allant tous les jours. Comme il y avait déjà des cours de français (très, voire trop formels pour lui), il a développé sa propre méthode, essentiellement basée sur les centres d’intérêts de chacun. Dans un premier temps, il discutait puis cherchait des images et a ainsi constitué un excellent matériel didactique; du vocabulaire, mais aussi des phrases utiles dans leur quotidien et des informations sur la région. En 2012, sa santé ne le lui permettant plus, il a dû abandonner ces activités. Ce fut un coup dur pour tous les requérants, qui s’étaient beaucoup attachés à leur «papa», comme ils le surnommaient. De son côté, il parle de toutes ses expériences comme d’un enrichissement perpétuel. Il a donné tout son matériel en partant. La commune d’Orbe pour le remercier, lui a remis une lithographie de Jacques Perrenoud.

Contacts nécessaires

Ils se sont abonnés aux repas à domicile, et le soir Janine cuisine encore un peu. Ils sont très soucieux l’un de l’autre et on sent une énorme tendresse. Janine aimerait qu’il apprenne à faire le café pour quand elle ne sera plus là ou ne pourra plus. Janine et Pierre Römer essaient de sortir tous les jours, histoire de bouger un peu, mais aussi pour garder le contact; Pierre aborde très facilement n’importe quel passant ou surtout passante avec humour et gentillesse. Les Urbigènes qui passent à la Grand-Rue l’ont sûrement déjà rencontré et fait sa connaissance… Ils sont toujours contents de leur sort et reconnaissants pour tout ce que la vie leur a apporté. C’est peut-être ça le secret de la longévité.

Arrivé en 2016, Alain Grasset a déjà fraternisé avec Marianne Stöckli.

Valeyres-sous-Rances: Faire connaissance autour d’une raclette

Traditionnellement, la Municipalité de Valeyres-sous-Rances convie une fois l’an ses nouveaux habitants, ses nouveaux citoyens ainsi que le personnel de la commune à une raclette. Une fois n’est pas coutume, vendredi dernier, une partie des convives n’avait pas répondu à l’invitation, dommage! Ceci n’a nullement entaché le caractère convivial et ouvert de la soirée, permettant à chacun de connaître ou mieux connaître son voisin.

L’assemblée, un peu plus restreinte qu’usuellement, a fait honneur au fromage de la famille Weidmann, aux desserts d’Othmar Isler et aux vins de la cave du Château. Oui, Valeyres recèle beaucoup de très bonnes choses!
Nouveaux habitants
Le greffe communal comptabilise 31 nouveaux habitants en 2017 pour un total de 627 habitants. Ce soir-là 4 adultes et un enfant étaient présents. Mme Delecluse et son fils Damien se disent ravis de la bonne énergie du village. Ils ont déménagé de l’Abergement, leur propriétaire désirant vendre. La priorité était que Damien puisse continuer dans la même école, à Orbe. Alexandre Stöckli, par ailleurs né à Valeyres, et Alain Grasset ont quitté la cité de Chavornay pour retrouver l’ambiance et la quiétude villageoise. Ils en sont heureux.

Le nouveau citoyen présent
Ils sont 6 jeunes à avoir eu 18 ans en 2017. A relever la seule présence de Lukas Burchardt et nous félicitons son aisance à communiquer. En effet, ce n’est pas si aisé pour un adolescent de se retrouver hors de son cercle, essentiellement entouré d’adultes «matures».

Corinne Tallichet Blanc, syndique, lors de son mot de bienvenue, a encouragé chacun et chacune à participer aux activités communales qui ne manquent pas. Les diverses sociétés villageoises, le point M, le Conseil général, les accueilleront volontiers!

Toutes les informations sur le site de la commune, www.valeyres-sous-rances.ch

Véhicule de la PNV

Orbe: Rester au sein de la PNV ou pas ?

La commune d’Orbe sera-t-elle la première commune vaudoise à se retirer d’une association intercommunale de police ? Il y a quelque temps, la question aurait pu paraître farfelue. Elle l’est beaucoup moins au vu des derniers développements. Pour répondre à une motion critique de P.-A. Wieland de 2015 prise en compte par le Conseil communal il y déjà 18 mois, l’Exécutif propose, un peu sous conditions, de maintenir provisoirement du moins le lien avec la Police Nord Vaudois. Cette question sera au cœur des débats de la séance du 15 février du Conseil communal, puisque la détermination de l’Exécutif urbigène ressort d’un long préavis déposé le 12 décembre, qui sera mis en discussion en février. Sans refaire l’historique de la question, on relève que la Municipalité urbigène propose de rester au sein de l’association jusqu’au terme conventionnel de fin 2022.

Elle envisage de revenir devant le Conseil avec cette question «si les conditions du chapitre VI, dernier alinéa, page 11, ne sont pas réalisées», à savoir si la mise à disposition gratuite – proposée, mais pas encore actée par la commune d’Yverdon-les-Bains – d’un renfort sous la forme d’un ASP et d’un spécialiste de la police du commerce, placés sous la responsabilité des autorités d’Orbe, n’intervient pas. Selon les spécialistes de la question, la police de proximité travaille actuellement en sous-effectif de deux équivalents plein temps. La question de la révision du coefficient intercommunal de pondération de la dangerosité est également au chapitre des conditions de maintien.

Des chiffres éloquents

Du côté des chiffres, les comparaisons sont criantes. Le coût annuel de la PNV pour Orbe représente un total de Fr. 2,215 millions de francs (chiffres du budget 2018). Avec une délégation de mission à la Police cantonale, ces coûts s’élèveraient à Fr. 720 000.– soit une différence d’environ 1,5 million de francs en moins en faveur de la solution cantonale. Une solution cantonale qui verrait le poste d’Orbe être fusionné opérationnellement avec celui de Chavornay. La municipale de la Police, Mary-Claude Chevalier, se prononce pour une police de proximité au sein de la PNV dont l’efficacité est prouvée et connue. «Elle a de nombreux avantages: elle connaît les habitants et les autorités et ne fait pas payer ses missions de surveillance lors d’événements organisés par des sociétés locales. Ce ne serait pas le cas de la police cantonale. De plus, elle assure une présence permanente à Orbe. Là encore, ce ne serait pas le cas avec la gendarmerie.»

Un contrat à honorer.

En cas de rupture anticipée de la convention par la commune d’Orbe, cette dernière devrait payer les frais annuels jusqu’en 2022 – l’entier de la contribution annuelle multipliée par quatre – et sans doute des pénalités financières supplémentaires selon certaines sources juridiques. En revanche, pourraient éventuellement être déduits de ces sommes les montants qui seraient payés au canton pour la délégation de service public en matière de sécurité remplaçant la PNV. Gros dossier à suivre.