Raphaël Darbellay (syndic de Ballaigues), Myriam Schertenleib (municipale d’Orbe), Christian Künze (syndic de Chavornay), Thierry Dietrich (syndic de Sergey) et Didier Lombardet (municipal de Chavornay).

Bavois: capitale d’un jour des communes vaudoises, et rendez-vous incontournable des édiles communaux

Dès 7 h. 30, les amateurs de petit-déjeuner arrivent à la 109e assemblée générale de l’Union des Communes Vaudoises. Avant 9 h. la majorité est partie à la découverte de l’une des treize activités concoctées par les organisateurs. Les autres se pressent dans la grande salle et son annexe, c’est le moment de l’assemblée générale de l’UCV que préside Claudine Wyssa.

Thierry Salzmann, le syndic bavoisan, y présente sa commune et ne manque pas de s’interroger sur «ziza», la stratégie cantonale de gestion des zones d’activités qui prétérite les petites communes. La présidente de l’UCV, elle aussi, s’en prend aux autorités cantonales, à leur attitude face aux soucis financiers générés par l’introduction anticipée de la RIE III. Les communes ont aidé le canton à retrouver une belle santé financière, il est venu le temps du retour des choses. Nuria Gorrite, la présidente du Conseil d’Etat, a rappelé les mesures annoncées trois jours plus tôt et la nécessité de mettre en place une plateforme d’échanges pour aborder globalement les problèmes communes-canton. Les sentiments des édiles communaux restent partagés sur l’efficacité de cette stratégie.

Et passons à la fête

L’incontournable apéro, prétexte aux rencontres et discussions politiques, est suivi du repas pour les 1740 participants. Dès 16 h., Olivier Agassiz, le président de l’organisation, son équipe, et les sociétés locales ont organisé un accueil festif et musical dans dix lieux aménagés et décorés, ouverts à tous. Ils sont venus nombreux, ils sont restés longtemps, la fête était réussie.

Les rois et les reines paradent.

Baulmes: Fête de l’Abbaye, la tradition

L’Abbaye, fondée en 1595, est l’une des plus anciennes du canton et déploie ses fastes tous les deux ans. Et même si elle n’est plus aussi courue qu’autrefois, le comité, dirigé par l’Abbé Président Marc von Ow, ne ménage ni son temps, ni ses efforts pour attirer les fidèles d’ici et d’ailleurs.

Une reine et des rois

Lors du banquet dominical, le roi de la fête est désigné et, comme il y a deux ans, Laurent Dubuis s’est montré le meilleur à l’addition de toutes les cibles. Les autres rois ont été sacrés samedi soir avant la parade dans les rues du village. Gilles Deriaz et Melissa von Ow ont été les meilleurs à la cible société, Laurent Dubuis aux cibles Bonheur et Papegay (Benoît Perusset, couronné), et Alain Roy à la cible Contornet. Chez les enfants, Valentine Mattei, Marlène André et Diego Alvarez ont démontré de réels talents.

Le cortège

Le moment le plus attendu est le cortège qui défile par deux fois dans les rues du village. Les sociétés, les écoles, quelques privés se mobilisent de nombreuses heures avant l’événement pour proposer aux spectateurs des groupes et chars drôles et attrayants, défilant au rythme des notes égrenées par quelques fanfares.

Philippe Oulevay, Alain Gaudard et Olivier Agassis.

Bavois; Journée des communes vaudoises, la fête de l’UCV

Le samedi 9 juin, après dix ans après avoir organisé la Cantonale de la Fédération Vaudoise des Jeunesses Campagnardes, Bavois s’est lancé un nouveau défi, en se voyant chargé d’accueillir les représentants des autorités communales vaudoises. A l’initiative de son ancien syndic Olivier Agassis et de son successeur Thierry Salzmann, c’est tout un village qui s’est mobilisé, un an après Chamblon, pour recevoir dignement le monde politique du canton. C’est dès 7 h. 30 que les Bavoisans serviront le petit-déjeuner à leurs invités. Puis, les délégués se rendront soit à l’assemblée générale ou visiteront l’un des sites proposés comme le musée du blé et du pain à Echallens, les mosaïques et le musée au fil de l’eau à Orbe, le château de La Sarraz, le golf du Brésil à Goumoëns, le centre de tri d’Eclépens, le cocooning-nature de Bavois, le centre de secours de la Plaine de l’Orbe, toujours à Bavois tout comme la malterie-brasserie O’Bled ou se défouleront lors d‘un tournoi de pétanque sur le site de la fête.

Venez participer à la fête

1370 personnes sont annoncées pour participer à la fête et ils seront 1700 à déguster le repas préparé par le traiteur «Fine Fourchette». C’est à partir de 16 heures que la population pourra rejoindre nos politiciens cantonaux dans les différents caveaux qui seront érigés pour l’essentiel au centre du village alors que la place de fête se trouvera à proximité de la grande salle de Bavois. Une dizaine de sociétés locales proposeront leurs spécialités. On notera que la Guggenmusik Niouguen’s animera la localité dès 18 heures, suivie par le concert du groupe Wednesday à 19 h. 30 alors qu’en soirée les musiques de FreeSonS (pop-rock), Pythom (groupe de reprises) maintiendront l’ambiance à proximité des guinguettes comme l’accordéoniste Marie-Claire Frasnetti.

Le FC Orbe jouera les finales de 3e ligue.

Football: 3e ligue, Orbe en finale

Avec deux points d’avance avant cette ultime journée de championnat sur son dernier rival Chavornay, Orbe n’a pas eu de peine à terminer à la deuxième place de son groupe, synonyme d’accès aux finales de 3e ligue. Il est vrai qu’il affrontait une équipe concernée par la relégation, Crissier II. Les Urbigènes ont peiné durant les premières vingt minutes, notamment après que les banlieusards lausannois aient ouvert le score à la suite d’une sortie manquée du portier remplaçant Gomez. C’est à la 22e minute que Brignoli égalisait et son camarade Cerqueira profitait de la maladresse du portier adverse pour inscrire deux buts dans les deux minutes suivantes. A 3-1, le sort était jeté ce d’autant que les Urbigènes perçaient à nouveau les filets adverses à trois reprises en 7 minutes (51e à 58e) par Ribeiro 2 x et Alves avant que Cerqueira porte le score à 7-1 à la 68e minute d’un après-midi plus paisible qu’attendu.

Jeunes Urbigènes récompensés

Si Orbe s’est montré d’une efficacité redoutable, il a eu une fois de plus de la peine à poser son jeu en première période alors qu’en jouant au sol, il a pu faire facilement la différence face à une formation qui jouera en 4e ligue, la saison prochaine. A l’heure du bilan, l’entraîneur Bruno Gomes avouait que cette qualification n’était pas prévue pour l’instant puisque sa présidente, Mary-Claude Chevalier, lui avait donné trois saisons pour revendiquer les premières places. Ces finales seront donc une belle expérience pour les jeunes Urbigènes qui ont joué la carte du club qui a misé sur une identité la plus locale possible.

Fin de championnat difficile

Dans le même temps, Chavornay a perdu son match de la vérité. Sa tâche était plus compliquée puisqu’il affrontait le leader Yverdon II qui s’est imposé par 3-2. Avec un contingent limité, les Chavornaisans ont fait le travail puisqu’ils ont mené deux fois au score grâce à Ristic, ce dernier manquant l’égalisation à 3-3 dans les dernières secondes en ne transformant pas un pénalty. En pole position aux trois quarts de la compétition, cette formation s’est fourvoyée en fin de parcours, faisant match nul 4-4 contre Turc Lausanne avant de perdre à Orbe (5-4), face à Champvent II (3-2) et enfin contre Yverdon II (3-2), ce qui explique l’échec de Chavornay.

Programme des finales

Samedi 9 juin 19 h. 30  Assens – Orbe.

Mardi 12 juin 19 h. 30  Orbe – Saint-Sulpice.

Samedi 16 juin 19 h. 30  Illiria Payerne – Orbe.

Sortie du concert à l’Abbatiale vue depuis la Grange de la Dîme.

Romainmôtier: 50 ans de la Fondation de Romainmôtier (visite et avenir)

50 années d’existence au service du patrimoine et de l’accueil. Comment mieux faire visualiser les efforts accomplis qu’en ouvrant au public les portes de tous les bâtiments rénovés? C’est ce qu’a fait la Fondation de Romainmôtier cet après-midi du 27 mai.

La Grange de la Dîme, à l’entrée du site de l’Abbatiale, où il est toujours agréable de passer voir les tableaux de Julian Willis. Jusqu’au 24 juin, le rez-de-chaussée reçoit l’exposition «Reflets du silence» de Bernard Verdon. Son processus créatif est lié à ce site de retraite spirituelle.
La Galerie de la Cour, vide pour le moment, présentée par Evalutte Guenot qui reprend, avec son mari Sébastien, ce bel espace sur 3 étages. Le couple d’artistes va y faire une galerie, un laboratoire thématique et des ateliers.

La Maison des Moines et la Maison du Prieur étaient également à visiter.

«Ce Moys de May
soyons lies...»

Titre du concert de l’ensemble Les Alizés, une cantatrice assise comme les 3 musiciens qui l’entourent. Le récital fait partie du festival de Besançon-Montfaucon. Il a fallu rajouter des chaises dans l’Abbatiale pour les amateurs de chansons du 15e siècle.

Dans son mot d’accueil, le président de la Fondation, Olivier Grandjean, a parlé des défis de l’avenir pour maintenir autour de l’Abbatiale un cadre de bon goût. Il a rappelé le besoin de soutien populaire et politique pour poursuivre cette œuvre.

Le bâtiment en réfection de la Croix d’Or orné de ses publicités multiples.

Ballaigues: Zone réservée refusée par le Conseil

Placé sous la présidence de Samuel Maillefer, le délibérant ballaigui a sans doute voulu marquer politiquement sa défiance et son désaccord avec la politique cantonale en matière d‘aménagement du territoire, singulièrement celle du Service du développement territorial (SDT), « qui manque de vision d’ensemble adaptée à la situation actuelle – ne connaît pas mieux l’aménagement du territoire que lui-même, géomètre officiel depuis 40 ans – ne sait jouer du cor de chasse. Un SDT qui ne réfléchit qu’avec une calculette en mains, quand ce ne sont pas avec de simples tableaux Excel » s’est exclamé le conseiller Raymond Durussel dans une philippique qui a dû faire siffler quelques paires d’oreilles du côté de Lausanne. Ceci au moment de traiter le préavis municipal proposant la création d’une zone réservée sur tout le territoire communal pour une durée de 5 ans.

Une mesure qui interdit le dépôt de toute nouvelle demande de permis de construire des logements sur le territoire communal. En acceptant ce projet, vous prenez la responsabilité locale de dépouiller les propriétaires d’environ 10 millions de francs de patrimoine, avec les 60 000 m2 de surface excédentaire que de toute façon la commune devra dézoner au terme d’un processus qui ne manquera pas de créer oppositions et procédures administratives et judiciaires interminables.

« Laissez donc le canton omniscient se débrouiller directement avec ce dossier, puisque de toute façon il n’en fait qu’à sa tête » a ajouté l’intervenant, qui a encore fustigé l’application dogmatique et bornée que font les fonctionnaires du SDT des dispositions légales de la LAT et de la LATC. Un service qui ne cesse aussi de se faire corriger par le Tribunal cantonal (Cour de droit administratif et public) au terme de coûteuses procédures pour les propriétaires et le contribuable ou fait déjà figurer la zone réservée de Ballaigues en rouge sur le site géomatique du canton, ceci depuis juin 2017 et avant même la décision de ce soir.

L’Exécutif tient à son projet

Au nom de l’Exécutif, le syndic Raphaël Darbellay a rappelé que la LAT avait été largement acceptée par le peuple suisse en mars 2013, sauf à Ballaigues il est vrai. Il a vanté les avantages de la zone réservée en matière d’égalité de traitement et de clarté et insisté sur le risque de guerre ouverte avec le canton en cas de refus. Une guerre qui pourrait signifier la nécessité de trouver de nouveaux municipaux pour la mener. « Une guerre qui pourrait aussi se dérouler entre voisins propriétaires, ce qui ne serait pas mieux » a relevé Pierre-Luc Maillefer. Au vote final exécuté à bulletin secret, la zone réservée a été rejetée par 12 voix contre 9 et 5 abstentions.

Comptes 2017 bénéficiaires

Les comptes 2017 ont été déposés et présentés par l’Exécutif. Ils font ressortir un solde bénéficiaire de l’ordre de Fr. 103 000.– sur un total de recettes et dépenses avoisinant les 7.5 millions de francs. Des comptes jugés une nouvelle fois excellents et qui sont affectés par des variations importantes de l’impôt sur les sociétés.

La machine à tourner

Ballaigues: Passion et excellence pour le Gruyère AOP local

Samedi dernier avait lieu la journée portes ouvertes organisée par les propriétaires et les exploitants de la nouvelle cave à fromages de Ballaigues. Il y a quelques années, les paysans «couleurs» de la localité, qui sont en même temps les propriétaires de la vénérable «Société de laiterie» fondée en 1898 – présidée par Romain Bourgeois – ont dû constater que l’ancienne cave située au sous-sol de la fromagerie elle-même était devenue trop exiguë. Ils ont donc décidé de construire une nouvelle cave de plain-pied, située à quelques encablures de l’exploitation elle-même. Les copropriétaires et gérants de la Fromagerie du Coteau Jean-Pierre Chuard et son fils Frenky ont participé dès l’origine à la conception de l’édifice, sur le plan de la technique fromagère surtout.

La quatrième génération de fromagers

L’arrière-grand-père de Frenky produisait un fromage par jour. Aujourd’hui avec l’automatisation, la production se compte en tonnes. La grande cave-halle où mûrissent les fromages est entièrement automatisée. Un robot saisit délicatement les fromages, les frotte, les tourne et les remet en place, ceci durant 10 à 15 heures. Cette nouvelle cave-halle est ouverte depuis une année. Elle permet à la fromagerie de collecter le lait de Ballaigues, mais aussi celui d’Agiez et de Pompaples, à la suite de la fermeture de la laiterie d’Arnex. La production a passé de 1,2 à plus de 3 millions de litres de lait par année. Les fromagers ne peuvent commercialiser en direct que 4% de leur production. Le solde est mis sur le marché par un négociant en Suisse alémanique, qui en exporte une grande partie en Angleterre. La fromagerie du Coteau de la famille Chuard fabrique 90% de Gruyère AOP avec le numéro distinctif 4379 moulé sur chaque meule. La production de Gruyère AOP est complétée de septembre à mars par celle du Vacherin Mont-d’Or « Le Ballaigui », lui aussi AOP, qui est produit à Ballaigues, mais affiné à l’Auberson chez Vincent Tyrode, un grand spécialiste de cette étape déterminante.

Jean-Pierre Chuard concède que l’on ne passe pas à l’automatisation sans difficulté. « Il m’a d’abord fallu refaire mon sens de l’odorat. Un fromager pénètre dans la cave et sait tout de suite si le taux ambiant d’ammoniac et l’odeur sont optimaux. Changer de cave change aussi la perception de ces odeurs. De même le salage qui n’est plus fait à la main, mais par le robot, doit être très finement réglé en plusieurs essais, en sachant qu’il faut plus de trois mois pour que la meule atteigne sa première maturité.»

Petits chaudrons dans les grands

Les organisateurs de la journée avaient mis les petits chaudrons dans les grands. De nombreux discours, dont celui du conseiller national Jacques Nicolet, venu avec sa quadruple casquette de voisin, d’agriculteur couleur de lait, de délégué de l’Interprofession du Gruyère. La journée a continué avec plusieurs animations musicales, un apéritif offert par la commune de Ballaigues. Une grande cantine avait été aménagée pour y déguster la fondue. Une démonstration de fabrication de fromage dans un chaudron a aussi eu lieu.

Le fort des Millières à Lignerolle et son camouflage de sapins en métal.

Vallorbe: fort de Pré-Giroud,«Bunker» secret révélé pour la première fois

Pour marquer son 30e anniversaire d’ouverture au public, la fondation Pré-Giroud a exceptionnellement ouvert samedi dernier les portes de trois autres bunkers situés à Ballaigues, Lignerolle et Premier.

Le Centi de Premier
Quelque part sur la route le Day-Premier, rien ne laisse à supposer que le paisible sous-bois cache un bunker Centi! Et pourtant, c’est bien ce que les visiteurs ont pu découvrir grâce à une poignée de mordus de la fondation du Fort de Vallorbe ayant âprement négocié pour obtenir d’Armasuisse le prêt de cet ouvrage. Comme l’explique Jean-Michel Charlet, président de la fondation Pré-Giroud, «Il s’agit d’un témoignage précieux de notre politique de défense du territoire à la fin du XXe siècle».

Un canon dans le sous-bois

Parmi les feuillages, ce jour-là, un canon de 10.5 cm, graissé et rutilant pointe fièrement. Sa portée de 2,5 km devait interdire le passage d’éventuels chars sur la route de Jougne. Parmi les derniers témoins de la guerre froide, une vingtaine de Centis ont été conçus en 1995 à partir de tourelles de chars Centurion, mis au rebut quant à eux dans les années 80. Puis la politique militaire a évolué, induisant le murage ou la destruction de la plupart de ces ouvrages, celui de Premier ayant donc été sauvegardé par l’Association Pré-Giroud.

A l’intérieur, hormis une certaine humidité, tout est neuf, immaculé puisque jamais utilisé! L’espace restreint du bunker est prévu pour six hommes.
Alors que trois dorment, trois défendent l’accès au col de Jougne dans la tourelle. Là, le bouton rouge de mise à feu n’a, grâce au ciel, jamais été actionné. L’outillage intact veille dans les tiroirs, ventilation, panneau électrique et transmission téléphonique sont prêts, dénotant la capacité de ce bunker à être opérationnel quasi instantanément.

Ces captivantes visites, incluant les forts de Lignerolle, Ballaigues et Pré-Giroud, étaient assurées par des passionnés de l’association, heureux de partager leurs connaissances.

Les quatre générations posent devant la maison familiale à Juriens.

Juriens: 4 générations sous le même toit

On peut dire qu’à Juriens, il existe une véritable ferme familiale... Au N° 5 de la rue de la Poterie, c’est un véritable regroupement de trois familles avec les arrière-grands-parents, les grands-parents, et les parents de la petite Margaux qui vient de naître le 6 avril.
Une cohabitation qui devient particulièrement rare de nos jours. C’est dans une agréable ferme aux dimensions généreuses, datant de 1846, que vit toute cette tribu. Le bâtiment a été successivement transformé, amélioré, modernisé. Le rural qui ne servait plus pour cet usage depuis longtemps a donc été adapté en logements. Il y avait toute la place nécessaire.

Faisons connaissance avec la famille. Tout d’abord, les arrière-grands-parents sont Roger et Jeanne Grandjean-Magnenat. Né en 1927, il était paysan, ayant repris le domaine de son père, et est né dans la maison. Son parcours professionnel s’est ensuite modifié et a passé dans des administrations de sociétés lausannoises. Le couple totalise 62 ans de mariage. Les grands-parents se nomment Michèle et Patrick Magnenat, employé de commerce. Ils habitent la maison depuis 1993 et en sont maintenant les propriétaires. Restent à découvrir les parents, Fanny Magnenat, fille des précédents, et Yann Jaquet. Ce dernier, charpentier et chef de chantier, a contribué pour une large part aux derniers travaux d’aménagement de leur appartement où est arrivée la petite Margaux qui représente effectivement la quatrième génération.
«Ainsi va la vie... Cette grande maison est maintenant magnifiquement occupée avec trois appartements distincts. C’est ça qui est beau... Cela reste une longue histoire familiale pleine de souvenirs. C’est un lieu qui a une âme !», souffle avec satisfaction l’arrière-grand-maman Jeanne.

Démonstration du fonctionnement de la batteuse.

Croy: Fête de la moisson d’antan, une première réussie

Des passionnés d’anciennes machines agricoles ont organisé samedi passé à Croy une première fête des moissons d’antan. Claude-Olivier Guignard, qui possédait déjà une vingtaine d’anciens tracteurs, a en plus acquis une batteuse qu’il avait été chercher en 2015 à Nancy. Avec David Chezeaux, l’idée a germé de faire une moisson à l’ancienne. Du blé bio a été récolté en juillet 2017 avec une faucheuse lieuse et a été battu par la batteuse en bois lors de cette journée.

Ils avaient réussi à réunir une jolie collection d’anciens tracteurs et plusieurs démonstrations ont eu lieu au cours de cette journée en plus de la batteuse. L’ancien tracteur (1957) à boule chaude de Jean-Pierre Bieri doit être chauffé sept minutes pour pouvoir démarrer. A l’époque, on faisait un feu de bois sous le moteur, maintenant on met un brûleur à gaz; après un petit suspens, le moteur a daigné se mettre en marche. La batteuse également a fonctionné

La Piscine d'Orbe

Orbe: sauvetage à la piscine

C’est une honorable dame de 57 ans d’âge, bien fatiguée par toutes ses années de vie commune avec son public que le Conseil communal d’Orbe à l’unanimité, moins deux abstentions, a décidé de sauver dans sa séance du jeudi 3 mai. Souffrant de vétusté, tant les bassins que les installations techniques de la piscine sont à bout de souffle rendant son exploitation difficile. On se souvient sans doute des eaux vertes d’il y a deux saisons en arrière, sans oublier que l’état actuel est la cause de grandes déperditions d’eau.

Rénovation en inox des bassins, remplacement de la pataugeoire, du toboggan et des installations techniques, aménagement du pourtour des bassins, c’est un crédit de Fr. 4 243 000.– qui est demandé.
S’ajoute au préavis un crédit d’étude complémentaire de
Fr. 80 000.– pour une réflexion globale sur l’aménagement du site du Signal. Il n’y a pas que les bassins qui souffrent de vétusté, comme l’a révélé le représentant de l’Association de la piscine responsable de la gestion du site. Cette année aucun repreneur n’a été trouvé pour le restaurant. L’état des lieux est en bonne partie responsable de cet échec, pour cette saison l’Association prendra en charge la mise à disposition d’un petit snack.
Les montants sollicités par la Municipalité ont donné lieu à un long débat sur la capacité financière de la commune à assumer ce projet. Les commissions ad’hoc et des finances encouragent la Municipalité à chercher du co-financement régional, difficile puisque que le 80% des 30 000 entrées annuelles sont celles d’Urbigènes. Les réflexions du conseiller Arnold Poot mettent en perspective toutes les dépenses qui pourraient faire suite à cette première tranche: réaménagement du site du Signal, besoins en salles et terrains de sport. Finalement la nécessité de maintenir un des lieux de convivialité de la commune l’a largement emporté et c’est à la saison 2019 que les baigneurs profiteront de ces nouveautés.

Vers une embellie financière

La commune est de retour dans les chiffres noirs, les résultats des comptes 2017 font apparaître un bénéfice de Fr. 109 923.41. Si la dette par habitant reste très élevée avec un montant de Fr. 10 814.–, elle marque enfin une décrue qui la fait modestement baisser de Fr. 370.–.

A l’entrée du village, les travaux de la première étape s’achèvent.

Orny: travaux en route pour la deuxième étape

Le Conseil général d’Orny s’est réuni lundi soir 7 mai pour sa première séance de l’année. Soumis à l’examen et au vote, le préavis de demande de crédit pour la seconde étape des travaux de réfection de la traversée du village a facilement passé la rampe. Pourtant, l’investissement demandé était important puisqu’il se monte à Fr. 579 000.–.

Mais, ainsi que l’ont précisé le municipal responsable Manuel Martins et le syndic Martial Messeiller, c’est la suite logique des premiers travaux effectués l’an dernier sur le tronçon Sud qui sont par ailleurs encore en phase terminale à la sortie du village côté La Sarraz, avec une circulation alternée par une signalisation lumineuse.

Au tour du secteur Nord

Le préavis concerne donc le secteur nord, qui va depuis la place de l’église jusqu’à l’entrée nord, en direction d’Orbe. Le but est de poursuivre l’aménagement routier de manière cohérente et similaire sur l’ensemble de la traversée de la localité. Les objectifs de ces aménagements sont le maintien d’une vitesse modérée des véhicules sur une largeur de chaussée volontairement réduite à 5,50 m et la réalisation d’un large trottoir continu et sécurisé. Orny sera dès lors très en avance avec son arrêt de bus adapté aux personnes à mobilité réduite et à son éclairage public LED de dernière génération.
L’avantage d’enchaîner directement ces deux étapes de travaux permet des économies avec des prix avantageux de la même entreprise et d’éviter aussi les frais d’installation d’un nouveau chantier. De plus, la pose finale du tapis bitumeux, après tassement naturel du sol, pourra se faire en une fois en ne fermant la route qu’une journée seulement.

L’ordre du jour ayant été court, on en a profité pour procéder, avec un peu d’avance, aux élections statutaires qui doivent se faire pour le mois de juin. Le bureau du Conseil a donc été reconduit sans changement vu que tous ont accepté de poursuivre leur mandat.