Les jeunes à l’écoute des spécailistes.

Orbe: la pollution expliquée aux écoliers

Informations pas inutiles

Lors des semaines qui ont précédé les vacances scolaires d’automne, plusieurs classes du Collège de Montchoisi se sont rendues au parking de l’avenue de Thienne afin d’être informées sur les méfaits de la pollution. L’intérêt était divers parmi les élèves. Les garçons étaient sensibles aux gaz qui s’échappent des voitures et se disaient prêts à emprunter le plus souvent possible les transports publics.

Le problème de l’ozone a davantage préoccupé les filles. Toutefois, ces jeunes gens de 10 à 12 ans ne semblaient pas tous concernés par le sujet. N’empêche que cette heure passée auprès des responsables du service cantonal aura au moins eu l’avantage d’attirer leur attention sur un sujet qui est toujours plus l’objet de préoccupations diverses.

Dylan, Madlen et Daniel membres du collectif du Joran, dans leurs cultures maraîchères. Ici, diverses variétés de choux côtoient la ciboulette.

Orbe: La ferme collective du Joran récompensée

Tous les 2 ans, les Retraites Populaires décernent un prix à un projet touchant à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine. Cette année, le thème était les produits du terroir vaudois de demain. La ferme du Joran à Orbe ainsi que deux autres structures ailleurs dans le canton ont été les heureux lauréats. Ils se partagent donc les Fr. 150’000.– du prix.

Collectif fonctionnant horizontalement

Une dizaine de personnes sont actives dans ce collectif qui existe depuis environ 3 ans. L’idée étant bien antérieure. Ce n’est qu’en décembre 2016, grâce aux économies de chacun, à une manne financière sous forme d’héritages, que le projet se concrétise avec l’achat, au sein d’une PPE, de bâtiments aux Philosophes 15 et de terrains situés à la limite Orbe-Agiez. 2017 est donc l’année de toutes les mises en place! Pour ce groupe de passionnés, l’idée maîtresse est de restaurer le lien entre le consommateur et le producteur, par la vente directe à la ferme ou les abonnements (paniers bio des 3 Vallons et soja transformé en tofu). Il s’agit aussi de cultiver dans le respect de la structure du sol, travail superficiel plutôt que labour, sarclage remplaçant les herbicides et rotation des cultures. Passer à demain dans la durabilité et l’écologie.

Leurs cultures, leurs projets

Actuellement, sur le plat dominant Orbe, en plein vent, le collectif cultive une ancienne variété de maïs à polenta (d’un splendide jaune éclatant!), du soja qu’il transforme en un goûteux tofu et une trentaine de légumes de saison. Six tunnels, montés au printemps, abritent aussi une partie du maraîchage.

Bien sûr des projets, ils en ont! Avec ce prix, les agriculteurs financeront un local de transformation ainsi qu’un four à pain. Ils envisagent d’autres cultures comme par exemple les petits fruits, la moutarde ou le pavot.

Pour l’heure, dans un contexte légal où malheureusement l’accès à la terre agricole est rendu très difficile, le collectif est à la recherche d’un hectare supplémentaire de terrain pour assurer une bonne rotation des cultures. Le terroir de demain a de l’avenir !

Camille Krafft au coeur de Romainmôtier

Romainmôtier: Médias, distinction prestigieuse

Chaque année depuis 1987, le Prix Jean-Dumur récompense un(e) journaliste pour la qualité de son travail, pour son talent et son courage. Il a été attribué la semaine passée à Camille Krafft, journaliste au Matin Dimanche. La lauréate de 41 ans demeure à Romainmôtier avec son compagnon et leurs deux enfants. Elle a débuté dans le métier par un stage à 24 Heures, précédé d’une période de piges pour le compte du même quotidien, au sein de la rubrique lausannoise. Elle avait préalablement étudié le russe, l’espagnol et l’histoire à l’Université de Lausanne.

Depuis plus de 10 ans, elle œuvre pour le Matin Dimanche. Camille Krafft a accepté de rencontrer l’Omnibus à qui elle a confié que l’attribution de ce prix avait été une surprise totale. Au point d’avoir même cru que celui qui lui a annoncé la nouvelle s’était trompé de numéro. Elle est honorée et encouragée par cette distinction qui vient de ses pairs.

Un hommage pour un genre journalistique qui lui correspond particulièrement et dans lequel elle excelle: le reportage «long format» dont deux enquêtes parues, l’une sur l’accueil d’une famille de réfugiés irakiens en Pays de Vaud pour lequel elle a commencé par s’investir personnellement, avant de raconter ce parcours sinueux et marqué par le drame humain. La deuxième enquête a porté sur la déconfiture de la start-up vaudoise Swiss Space System – un sujet «mettant en avant nos petits complexes de Suisse et des failles à tous niveaux» selon son auteur. A la question de l’influence de maîtres dans son travail, elle relève celui de son maître de stage Alain Walther, qui couvrait pour 24 Heures la vie quotidienne d’un seul quartier de Lausanne, celui du Maupas comme hyper-localier.

En forme de conseils à ses jeunes collègues, Camille Krafft croit avant tout à la présence sur le terrain, toujours avec le recul nécessaire à un traitement indépendant des sujets. Mais avec l’empathie nécessaire à saisir l’humain et le temps indispensable pour le comprendre. Elle compte dans sa besace nombre d’autres projets de reportages «long format», un format qu’elle apprécie par exemple dans la Revue «XXI» et qu’elle a utilisé en sa qualité de cofondatrice de la revue «Ithaque». Elle pense, lucide, que l’avenir de la presse en Suisse passe en priorité par celui du métier de journaliste plutôt que par celui du support sur lequel le message est délivré.

L'Eglise et son clocher à bulbe

Bretonnières : l’avenir du Battoir et de la Gravière en question

C’est sous la présidence de Yann Brechbuhl que le Conseil général de Bretonnières s’est réuni la semaine passée. A part l’adoption sans discussion du nouveau règlement sur la distribution d’eau, un passage obligé cantonal selon le syndic Pierre-Daniel Collomb, la quarantaine de membres présents ont ensuite pu entendre la réponse municipale à la motion pour le développement du battoir de Sarah Chappuis et consorts. Une réponse provisoire pas encore destinée à une décision formelle, mais expliquant les démarches de l’Exécutif. Ce dernier a noué des contacts avec un bureau d’architectes qui a accepté de se charger bénévolement d’une étude préalable de faisabilité et de coûts alternatifs.

Battoir

Selon le municipal des bâtiments, Morgan Jolliet, il existe plusieurs variantes à 7, 8 et 10 appartements. L’un ou l’autre d’entre eux pourrait être réservé à une utilisation communale. Le projet devrait représenter un investissement rentable d’environ 3 millions de francs, avec une marge d’estimation de 20%. Le projet complet n’est pas prêt et prendra encore du temps et demandera sans doute l’organisation d’un concours d’architectes pour tenir compte de l’ensemble des avis récoltés au cours de la procédure participative. Ceci pour définir le meilleur projet pour le futur de Bretonnières. Quelques voix se sont fait entendre pour regretter la probable disparition de la grande salle qui est «bien utile en cas de réunions lors des obsèques, par exemple». Une utilité qui semble très onéreuse à terme, alors que d’autres grandes salles – non rentables – existent dans d’autres villages avoisinants. Sans voter formellement sur la réponse à la motion, le Conseil a émis un avis majoritairement positif face à la démarche entreprise par l’Exécutif qui sera donc poursuivie.

Mise à l’enquête prochaine pour la Gravière

Le projet pour la Gravière comprenant le raccordement ferroviaire sera mis à l’enquête en novembre. Durant la seconde moitié du même mois, une réunion d’information publique aura lieu réunissant tous les intervenants, y compris les différents départements cantonaux concernés et leurs spécialistes. Le canton de Vaud produit et continuera de produire des tonnes de déchets de démolition non polluants qui devront bien être enfouis dans les prochaines décennies, notamment ceux en provenance du projet ferroviaire Léman 2030, a précisé le syndic Pierre-Daniel Collomb.

L’Ecusson vaudois a rouvert

Il y a quelques jours, l’Auberge communale de l’Ecusson vaudois a rouvert, pour le plus grand plaisir de l’Exécutif qui a retrouvé un locataire et celui des habitants du lieu.
C’est Yves Mignot, ancien tenancier du Petit Port à Saint-Sulpice, qui a repris les rênes de l’établissement avec une cuisine «de chez nous». Mais – si l’on en croit la rumeur – probablement sans les filets de perches qu’il a servis durant des lustres.

La journée des vendanges de l’amitié chez Valérie Marendaz.

Mathod : les déclinaisons du partage aux vendages chez Valérie Marendaz

En cette période de vendanges, j’ai eu l’occasion d’en avoir un petit aperçu en les vivant de l’intérieur: une matinée de taille de pinot blanc au Domaine du Moulin de la famille Gass et la cuvée de l’amitié à la Cave de la Combe chez Valérie Marendaz.

Même si la taille est un effort physique pénible, il règne au sein des rangs une ambiance conviviale où les discussions fusent et survolent des sujets divers, de la vie du village à la destination des prochaines vacances. Du reste, les habitués se réservent des disponibilités pour revenir. Mais c’est aussi et avant tout le partage d’une passion, de faire découvrir des produits, des savoir-faire, d’ouvrir généreusement les portes de la cave et d’offrir un aperçu du travail de la vigne en mettant la main à la pâte.

Autant au Moulin qu’à la Combe, les avis sont unanimes : la météo a été clémente du début à la fin de la récolte et la cuvée 2017 sera une bonne année, même si la grêle a fait plus de dégâts sur les terrains de Valérie Marendaz.

Cette dernière garde le sourire et sa motivation quand son chasselas affiche 85 degrés oechslés, entre autres.

Dorénavant, les dégustations, qui sont le sommet de l’iceberg, auront une autre saveur, avec le respect qu’il se doit pour tout le labeur qui se trame en amont.

Désalpe de la famillle Guillaume Poncet, signe de la fin regrettée des tommes de la Duchatte pour 2017.

Ballaigues: La Croix d’Or rénovée est en bonne voie

On imaginait une séance rapide à la vue de l’ordre du jour du Conseil communal de Ballaigues présidé par Samuel Maillefer. Or finalement, on a pris son temps. S’agissant des travaux urgents de réparation pour
Fr. 105 000.– de l’isolation de la toiture de la Maison de Commune rongée par les fouines, sous l’impulsion de Julien Erbeau, plusieurs conseillers ont déploré que l’exécutif n’ait pas demandé plusieurs offres et ne se soit pas penché sur les économies d’énergie et les possibles subventions cantonales disponibles dans ce domaine. «Il s’agit aussi d’une question de bonne gouvernance» a précisé Pierre Luc Maillefer. Sur sa demande, le Syndic Raphaël Darbellay a expliqué les particularités du cas et la règle interne de l’exécutif qui veut que plusieurs offres soient demandées si les travaux dépassent le seuil de Fr. 10 000.–. L’urgence du cas a nécessité une procédure plus rapide. Au final, le crédit a été accepté à une large majorité, mais avec une bonne dizaine d’abstentions après une discussion nourrie.

Associations intercommunales

Le Municipal Christian Nyffenegger a précisé que le budget 2018 de l’ARAS Junova était stable à l’image de celui du SDIS. S’agissant de l’AscoVaBaNo, la conseillère et déléguée Sylvia Erbeau s’est aussi réjouie d’une certaine stabilité sur ce point tout en déplorant les trop nombreuses absences de délégués des communes lors du Conseil intercommunal, et alors que des décisions importantes devront être prises quant au développement de l’association dans un futur proche.

Taux d’imposition inchangé

Avec l’aval de la Commission des finances, le maintien du taux d’impôt de 66% de l’impôt cantonal de base a été accepté à l’unanimité, le rapport soulignant la bonne santé financière de la commune et fournissant des détails financiers intéressants à son sujet.
À relever qu’il s’agit du taux le plus bas des communes de l’ancien district d’Orbe.

Taxe de séjour

Le règlement préparé par l’ADNV a été accepté à l’unanimité. Ballaigues figurait parmi les 20% de communes qui ne prélevaient pas de taxe de séjour ou sur les résidences secondaires. Des interrogations sont apparues sur la multiplicité des taux prévus.

Le permis de construire pour la Croix d’Or est attendu pour bientôt, deux services cantonaux devant encore se prononcer, a précisé le municipal Jean-François Faivre. Tout est sous contrôle au point de vue délais et planification a conclu, le syndi

Valeyres-sous-Rances, au lieu dit «Sur le Moty», l’exploitation de la gravière par Cand-Landi SA a impliqué des sondages et fouilles archéologiques par le canton. (Photo Catherine Fiaux)

Valeyres-sous-Rances: Découvertes archéologiques

Le développement de la carrière «Sur le Moty» à la sortie de Valeyres-sous-Rances, au croisement de la route de Montcherand et de Sergey, par l’entreprise Cand-Landi S.A. a fait l’objet de recherches archéologiques. Comme l’indique Nicole Pousaz, archéologue cantonale, des sondages et fouilles préventives sont demandés dès que des travaux de grande envergure sont mis à l’enquête. Le but étant d’éviter des découvertes fortuites, non identifiées et donc la perte de précieuses informations.

Discrets vestiges de valeur

La campagne de fouille s’est étendue en 2016 sur environ 4500 m2. Les fouilles ont mis en évidence différentes structures comme des fosses, des trous de poteau, du mobilier et un foyer à pierres chauffées. L’analyse du charbon de combustion de ce dernier a permis de le dater entre 4500 et 4300 av. J.-C.
Ceci témoigne donc de traces du Néolithique, rares et intéressantes, dans cet arrière-pays. D’autres investigations ont mis à jour une trentaine de remarquables céramiques issues probablement d’un dépôt de mobilier datant du 2e siècle av. J.-C.

Par ailleurs, l’exhumation d’une monnaie du XIIIe siècle atteste une fréquentation du lieu au Moyen-Age. Ainsi que le conclut Nicole Pousaz: «Notre territoire est façonné par l’humain depuis des millénaires». Le Canton est donc en charge de sauvegarder par tous les moyens le patrimoine enfoui, mémoire de notre histoire

Marlyse Pilloud, présidente du Comité d’organisation, entourée des maîtres de cuisson.

Orbe: Fête où la saucisse est reine et le «papet» est roi

3 jours de festivités gustatives
à tendance vaudoise
et consonance urbigène

Un millésime de qualité exceptionnelle accompagné d’un temps automnal des plus cléments, ont permis une explosion de participation et par là une vente de boucles de saucisses aux choux sans précédent. C’est par centaines que l’assiette de «papet» vaudois a été servie tant sous la cantine de la Place du Marché que dans les neuf restaurants qui participaient à la fête. Une occasion de découvrir dix façons d’affiner avec subtilité cette préparation de poireaux et pommes de terre. Uniquement sous la cantine, pas moins de 500 boucles de saucisses aux choux ont été servies.

Une cité des deux poissons en effervescence avec, entre autres, animations musicales, démonstration de fabrication de la fameuse saucisse, maquillage des visages d’enfants et, samedi, un apéritif aimablement offert par la commune. La réussite de cette douzième édition n’est pas étrangère à l’ouvrage de tout le staff des bénévoles sous la direction avisée de la présidente Marlyse Pilloud. Sans oublier les maîtres de fabrication, les Boucheries urbigènes Roch et Bühlmann, qui ont démontré de manière évidente leur savoir-faire.

Une chose est certaine, Orbe est bien la capitale de la saucisse aux choux.

L’exécutif de Vallorbe avec au centre en rouge le garde-forestier Dominique Favre, puis de gauche à droite: C. Maradan, C. Schwerzmann, L. Fiorito et le syndic Stéphane Costantini.(Photo Olivier Gfeller)

Vallorbe: le «Sentier des planètes» restauré

Plus de vingt élèves des classes de 9 VSG 2012-2013 ont conçu et construit à l’époque le premier Sentier des Planètes qui a été érigé près du départ de la piste Vita, dans une petite combe en contrebas. Une idée de leur professeur de mathématiques Pierre-Henri Jost, qui voulait ainsi permettre à ses élèves et aux visiteurs de mesurer concrètement l’échelle des distances qui séparent les planètes du système solaire. Chaque planète était alors représentée par un piquet en bois sur lequel une légende fournissait force détails à son sujet. La mise en place sur le terrain avait été plébiscitée par l’exécutif et largement aidée par les services forestiers communaux. La météo pas toujours favorable dans la Cité du fer au fil des saisons et des années a eu raison des installations du Premier Sentier. Ce

qui a conduit la Municipalité, son responsable des forêts le Municipal Christophe Schwerzmann ainsi que le garde-forestier Dominique Favre, aidé de ses équipes, à trouver et préparer le matériel nécessaire pour faire naître une version 2 du Sentier des Planètes. Cette dernière version a été formellement inaugurée la semaine passée en présence de l’exécutif vallorbier presque au complet, du garde forestier Dominique Favre et de l’inspecteur forestier Pascal Croisier. Le concepteur du projet initial Pierre-Henri Jost était lui aussi présent et ravi de voir que son idée allait perdurer sous une nouvelle forme.

Nouvelle version plus robuste

Les points représentant les planètes sont comme à l’origine placés proportionnellement aux distances qui les séparent. Un pas de 60 centimètres sur le sentier représente un voyage de 2,76 millions de kilomètres. L’installation est idéalement située en bordure de forêt et a bénéficié une nouvelle fois des soins du service forestier, qui a choisi les bois tant pour les poteaux-supports que pour le visuel artistique marquant l’une des extrémités du Sentier. Les détails de chacune des planètes ont été imprimés par l’Imprimerie de Vallorbe sur un matériau spécial résistant aux intempéries.

A relever un détail piquant: le report des indications sur les panneaux a été préparé par Sacha Pino-Bardet, qui est actuellement en formation de forestier-bûcheron à la Commune. Il figurait parmi les élèves qui ont participé à la création de la première version du Sentier. Ainsi a été restaurée une curiosité vallorbière peu connue et qui mérite le détour.

Le groupe Cor des Alpes du Nord vaudois, Marceline Guidoux et Patrick Villemin, entouré de la Municipalité, de gauche à droite: Dominique Meier, Philippe Veuve, Eliane Piguet, syndique, Pascal Marendaz, manque Janique Tissot-Dit-Sanfin.

Mathod: conforme aux exigences actuelles et futures

C’est avec beaucoup de fierté, d’émotion et avec un soupçon de soulagement aussi, qu’elle a coupé le cordon afin de réunifier la vie villageoise. Reste à savoir si les commerces, qui ont tiré et tirent la langue retrouveront une fréquentation plus abondante afin d’éviter des fermetures définitives.
Défi relevé
En treize ans, la circulation a presque doublé. En conséquence, les objectifs de la rénovation étaient de sécuriser le chemin piétonnier, modérer les vitesses et assainir le bruit routier. Le «nouveau» pont du Mujon requerra peu d’entretien et son revêtement phonoabsorbant réduit de moitié les nuisances sonores liées au trafic. En étant plus large que long, il facilite le croisement des véhicules et les piétons bénéficieront de trottoirs généreux de part et d’autre. Dorénavant, il pourra supporter le passage du trafic actuel, des camions de 40 tonnes ainsi que de convois exceptionnels de 240 tonnes.

Avec une semaine d’avance sur les prévisions, le pont du Mujon est à nouveau ouvert à la circulation depuis samedi dernier. Après quatre mois de travaux, les autorités ont invité la population à l’inauguration afin de récompenser leur patience. L’ouverture des festivités s’est faite au son des cors des Alpes, Marceline Guidoux et Patrick Villemin, représentant le groupe Nord vaudois. Les discours des autorités et des différents partenaires, RS Ingénieurs et le bureau d’architecte Jaquier-Pointet, ont surtout été axés sur les remerciements envers les ouvriers de l’entreprise Ernest Gabella qui ont travaillé d’arrache-pied pour que la construction soit menée à terme et dans les temps. Eliane Piguet, syndique, ainsi que ses collègues municipaux, ont dû faire face, tout au long de la fermeture de la route, à une multitude de questions, réflexions et remarques aussi régulières que l’eau qui coule sous le pont, selon leurs dires. Pour certaines personnes, la déviation leur a offert une belle découverte régionale.

Le Temple d'Orbe

Orbe: Foncière du Nord SA plébiscitée

Placé pour la première fois sous l’autorité de la présidente Natacha Mahaim Sidorenko, qui a été vivement applaudie pour cette première en fin de séance, le délibérant urbigène a pris le temps d’examiner en détail la proposition municipale de création d’une nouvelle société anonyme de détention foncière avant de l’accepter à une très large majorité. La commission des finances avait conclu en faveur de la proposition municipale et de l’octroi du crédit correspondant de Fr. 777 000.–.

Exigences supplémentaires du Conseil

Comme il s’agit d’un processus de réalisation qui va encore s’étendre sur plusieurs semaines, dans son rapport, la commission a demandé à l’exécutif de se conformer à une série de demandes précises quant à la gouvernance de cette future SA, ainsi qu’au contenu définitif de ses statuts. Par exemple, la présidence du conseil d’administration sera réservée au syndic d’Orbe, alors que le siège social de la SA sera aussi fixé à Orbe. Le futur conseil d‘administration de cette SA, dont la commune d’Orbe sera l’actionnaire très majoritaire, dans une première phase, comprendra aussi le syndic de Sainte-Croix Franklin Thévenaz ainsi qu’un représentant de l’ADNV qui a été très active dans le processus de mise en place. Pour les épauler, un deuxième municipal d’Orbe sera nommé, ainsi qu’un juriste ou un avocat de la région pour ses compétences techniques. Le Conseil a suivi aussi les propositions de la commission visant à ce que tous les règlements internes futurs ainsi que le «Business plan» complet de l’opération soient soumis à l’aval de la commission des finances. Bien entendu, les futurs rapports et comptes annuels de la SA devront aussi lui être produits.

Plus d’une centaine d’emplois

Par la voix du conseiller Didier Zumbach, le PS a déposé un amendement visant à faire nommer des membres du Conseil comme délégués à l’assemblée générale de cette future SA. Cet amendement n’a pas été accepté. Le syndic Henri Germond a précisé à l’attention du Conseil que le but de la société était de détenir du foncier industriel, et non pas du foncier destiné à la construction de logements. Il a aussi remercié le Conseil de ce vote historique couronnant une idée novatrice, une première sur le plan cantonal, réalisable dans des conditions financières intéressantes grâce à l’appui du canton (prêt partiellement à fonds perdu). Il a également mentionné la création à Orbe de plus d’une centaine d’emplois liés à cette opération.

D’autres communes potentiellement intéressées

Conçue comme un véhicule régional d’investissements fonciers, la nouvelle SA pourrait intéresser à moyen terme au moins deux autres communes, a précisé le syndic, soit Sainte-Croix et Grandson. Il a également rappelé qu’il s’agissait d’un véhicule de détention foncière à long terme et donc pas destiné à agir régulièrement sur le marché immobilier. Si une autre commune était intéressée, elle devrait alors se présenter avec un projet concret impliquant détention foncière industrielle et revenus provenant d’un droit de superficie.

Phase finale de mise en oeuvre

Les différents intervenants vont désormais se consacrer à la phase finale de mise en œuvre de la société, et des opérations immobilières et financières prévues avec les vendeurs, et la société Friderici Spécial SA, dont l’un des animateurs a assisté à la séance dans l’espace réservé au public.

Divers autres crédits votés sans discussion

Le Conseil a accepté le crédit de Fr. 176 000.– destiné au remplacement des installations électrotechniques des stations de relevage. Il a fait de même avec le crédit de Fr. 152 000.– destiné à la mise en œuvre d’un diagnostic des réseaux d’eaux claires et usées.
Fr. 58 000.– ont aussi été votés en faveur de l’étude de la sécurisation du Temple, pour la création de WC publics et le changement de chaudière.

Transformation du Collège du Grand-Pont

Le crédit de Fr. 337 000.– pour créer des places aux spécialistes PPLS dans le collège a aussi été octroyé. Le rapport de la commission a été amendé, la plus grosse partie de ce crédit soit Fr. 280 000.– n’étant pas subordonnée à une présentation supplémentaire en fonction des besoins de l’ASIOR et des sociétés locales. Par la voix de Myriam Schertenleib, l’exécutif s’opposait à cette partie du rapport qui a finalement été retirée. «Ça fait plus de deux ans que tous les intervenants étudient la question, ce qui est suffisant a précisé la municipale. Laquelle a indiqué qu’en plus sur la forme, le Conseil ne pouvait pas poser ainsi des conditions suspensives à l’octroi d’un crédit.»

Magnenette: travaux un peu en retard

Le Municipal Guido Roelfstra a précisé que les travaux de la Magnenette devraient en principe s’étendre jusqu’au printemps 2018, le retard pris étant à mettre à la charge des roches dans lesquelles il a fallu creuser. Il a aussi indiqué que le site internet de la commune renseignait désormais le public en détail sur l’avancement de tous les chantiers ouverts.

Au nom de tous les groupes du Conseil, la présidente tient à rappeler que les partis sont tous en permanence à la recherche d’adhérents. La bonne marche des institutions nécessite en effet un renouvellement constant des effectifs, notamment pour pouvoir constituer les nombreuses commissions existantes.

La Maison de Commune de Ballaigues

Ballaigues: fouines voraces à la Maison de commune

C’est un problème urgent d’isolation de la toiture de la Maison de commune que les membres du Conseil de Ballaigues ont dû traiter lundi soir sous la présidence de Samuel Maillefer. En effet, la température intérieure stagne en hiver à 16 degrés dans l’appartement locatif qui se situe au-dessus des bureaux communaux. Des investigations ont permis de constater que des fouines avaient entièrement détruit l’isolation en toiture, qui devra être refaite. Un crédit de Fr. 105 000.– a été demandé par l’exécutif pour ces travaux à un édifice pourtant très régulièrement entretenu depuis sa rénovation en 1988. À relever qu’une moitié environ de ce coût sera pris en charge par la compagnie d’assurance de la Commune.

Bouchons du Creux

Le Conseil a été nanti du contenu des correspondances qui ont été échangées entre les Municipalités de Ballaigues et de Vallorbe. Cette dernière relayant un postulat accepté au Conseil visant à demander à Ballaigues de délester le trafic bouchonné en acceptant d’ouvrir la route forestière de la Chenaux qui relie les silos à sel au barrage de la Jougnenaz. Une ouverture que refuse l’exécutif ballaigui pour des motifs d’ordre juridique et aussi en raison de la configuration du terrain qui ne se prête pas à une circulation régulière. «La vocation légale et pratique de ce chemin forestier classé doit être maintenue», a expliqué le syndic Raphaël Darbellay, qui a ajouté «qu’il s’agissait aussi d’un itinéraire cycliste obligatoire».
Toujours au chapitre de la circulation, on a appris lundi que l’OFROU avait avisé la Commune ce même lundi (!) que la sortie de Ballaigues sur l’autoroute A9B serait fermée durant une semaine pour un goudronnage intégral.

Taux d’impôt sans changement ?

La Municipalité a proposé que le taux de 66 % de l’impôt cantonal de base soit reconduit pour l’année 2018, un préavis que la commission de finances devra encore étudier.

Taxe de séjour et taxe sur les résidences secondaires

Un préavis sur ces questions a été déposé. L’ADNV a préparé un règlement type dans ce sens, document qui repose déjà sur la base d’un règlement préparé par le canton. Le but est d’harmoniser les taux de taxes dans les communes du district et de mettre en place un système informatisé efficace pour la future perception de ces taxes dont l’Office du tourisme régional sera chargé.
En fin de séance, le municipal Jean-François Faivre a précisé que les soumissions pour la rénovation du bâtiment de la Croix d’Or étaient sur le point d’être lancées, quelques sondages préalables ayant été effectués au mois d’août. Le programme prévu est respecté, a-t-il ajouté.