Debout, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini ouvrant la séance avec à ses côtés de droite à gauche le lieutenant-colonel Olivier Botteron, le capitaine Maurice Caccia, l’adjudant Christian Tellenchach, le sergent-major Pierre Gilbert Zanchi et Bernard Maradan, directeur du CEP.

Vallorbe: l’exécutif présente son nouveau concept de sécurité

Debout, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini ouvrant la séance avec à ses côtés de droite à gauche le lieutenant-colonel Olivier Botteron, le capitaine Maurice Caccia, l’adjudant Christian Tellenchach, le sergent-major Pierre Gilbert Zanchi et Bernard Maradan, directeur du CEP.

Debout, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini ouvrant la séance avec à ses côtés de droite à gauche le lieutenant-colonel Olivier Botteron, le capitaine Maurice Caccia, l’adjudant Christian Tellenchach, le sergent-major Pierre Gilbert Zanchi et Bernard Maradan, directeur du CEP.

Lundi soir, la Municipalité de Vallorbe avait invité commerçants locaux et conseillers communaux pour la présentation du nouveau concept de sécurité municipale qu’elle a développé. À cette occasion, une soixantaine de personnes étaient présentes, ainsi que le commandant de la gendarmerie cantonale Olivier Botteron, son chef de région nord vaudois Maurice Caccia, le chef du poste-frontière de Vallorbe Christian Tellenbach, le chef de la sécurité municipale Pierre G. Zanchi, ainsi que le directeur du CEP Bernard Maradan.

Cette séance faisait en quelque sorte pendant à une plainte de commerçants adressée aux autorités cantonales, et notamment à la police cantonale vaudoise, au sujet du manque d’effectifs de police visibles et efficaces dans la localité. Plainte qui a reçu une réponse sur le mode «le règlement et la loi ont été appliqués». On a beaucoup entendu que le peuple avait voté contre la police unifiée en 2009. Le résultat de ce vote se ressentirait donc aujourd’hui dans une organisation complexe. Pour Vallorbe, compte tenu des départs et des nouvelles restrictions d’action imposées aux agents municipaux, le concept mis sur pied par l’exécutif reposera dès le 1er juin 2013 sur un effectif réduit d’une unité. Les tâches ont en effet elles aussi été restreintes au profit de la gendarmerie, des gardes-frontières et d’autres corps de sécurité privés qui agissent de concert.

Un nouveau numéro d’appel d’urgence pour Vallorbe

Un numéro spécial d’urgence vallorbier sera communiqué au public en mai. Il répondra à toutes les urgences locales en déléguant immédiatement un agent de sécurité municipale flanqué d’un patrouilleur privé. Ces acteurs ne disposent pas de véritables pouvoirs de police et ne peuvent jouer qu’un rôle d’appoint dans beaucoup de cas qui nécessitent légalement l’arrivée de la gendarmerie, notamment pour une interpellation ou un constat d’accident. Le 117 restera le passage obligé en cas en cas de nécessité plus importante. Des patrouilles seront organisées de façon plus régulière de nuit comme de jour, en localité comme dans la zone de la gare, ou encore vers la piscine et le camping en été. Du côté de la gendarmerie, son commandant a annoncé pour le second semestre 2013 l’affectation d’un agent supplémentaire à la région opérationnelle Vallée de Joux — Vallorbe. Visiblement, le commandant Olivier Botteron estime ne pas disposer, et de loin, des effectifs nécessaires pour assumer les tâches confiées, ceci pour tout le territoire du canton. «Tant que les polices communales et intercommunales ne sont pas entièrement opérationnelles, nous devrons passer un temps important pour les soutenir, ce qui empiète sur notre temps disponible» précisera-t-il. On verra réellement les effets de la nouvelle loi en 2015-2016, assure-t-il.

Vallorbe presque plus calme qu’ailleurs

Même si les avis recueillis au terme de la séance allaient du scepticisme le plus total au traditionnel «attendons pour voir», il est bon de se souvenir que pour toute la Terre-Sainte, de Nyon à la frontière genevoise, l’effectif des gendarmes est de 5, alors qu’il sera de 7 sur Vallorbe, et qu’en moyenne Vallorbe se situe dans la moyenne cantonale s’agissant du taux d’infractions et d’incivilités, «même peut-être plus sûre que la moyenne si on tient compte de ses spécificités frontière et CEP» a précisé Maurice Caccia.

Photo Olivier Gfeller