Laurent Curchod du SeCRI.

Sergey: les Ours se frottent à la fusion

Laurent Curchod du SeCRI.

Laurent Curchod du SeCRI.

Une trentaine d’habitants du village ont répondu présent à l’appel des autorités communales, afin d’entendre les explications sur les fusions de communes. Présentation vulgarisée avec humour et réalisme par Laurent Curchod spécialiste cantonal en ce domaine. Alexandre Martinis syndic, met d’entrée en matière les participants à l’aise, on ne fusionne pas ce soir, mais on instruit sur une éventuelle future fusion qui pourrait concerner le village de Sergey.

D’entrée en matière, quelques chiffres sur l’évolution des fusions dans le canton de Vaud, à savoir: en 1900, le canton comptabilisait 388 communes, en l’an 2000 encore 384, on réalise qu’en 100 ans c’est un quasi statu quo. Dès les années 2010 les choses s’emballent, de 375 communes on passe à 326 en 2012 et au 1er janvier 2013 on va en comptabiliser 318.
Il semblerait que l’avantage d’être moins esseulé devienne au goût du jour ?

Perte d’identité et de représentativité

La présentation concoctée par le SeCRI, fait découvrir quelques évidences réalistes, en voici quelques-unes: dans un contexte de fusion de communes, ce n’est pas la formule qui pose problème, c’est les gens qui sont compliqués, ils n’aiment pas le changement. Les préoccupations avouées, la situation financière des autres communes intéressées, les possibles retombées négatives sur le taux d’imposition, la perte d’identité et de représentativité, et particulièrement, le maintien d’un confort établi lié à la difficulté de partager, sont les causes de désarroi et d’hésitation.

Plusieurs évidences mènent à la réflexion de fusion, le problème de recrutement pour siéger au sein de l’autorité exécutive, pour preuve, à l’occasion de cette législature 400 votations complémentaires pour remédier à des départs, ont déjà été comptabilisées.

Autres puissants facteurs de vouloir fusionner, les compétences accrues nécessaires et un volume de travail en continuelle augmentation pour les membres des exécutifs, la perte de pouvoir décisionnel et la multiplication des collaborations intercommunales amènent à vouloir créer un cadre politique et administratif adapté aux exigences de la gestion publique.

Constatations faites pour la réussite d’une fusion, en primeur, les municipalités intéressées doivent donner l’impulsion dynamique aux habitants concernés, proposer une cohérence territoriale, maintenir certains standards et activités culturelles dans chaque village.

En conclusion, il est nécessaire d’appliquer un pragmatisme avéré pour arriver à hauteur d’une convention de fusion à soumettre pour validation au canton: les Ours vont donc hiverner encore quelques saisons avant cet état de fait!

Photo Alain Michaud