Lutte contre les moustiques.

Plus vite que prévu en Australie

Lutte contre les moustiques.

Lutte contre les moustiques.

Jonas Goy (Romainmôtier) avait imaginé parcourir 18 000 km à vélo à travers l’Australie en une année. Finalement, moins de six mois lui auront suffi. D’abord parce qu’il est allé beaucoup plus vite que prévu, avec des étapes journalières de 150 km plutôt que les 60 planifiés, et parce qu’il a réduit son parcours en fonction d’impondérables, notamment entre Darwin et Cairns et entre Sydney et Melbourne. En fait, il n’a chevauché sa bicyclette que pendant 110 jours, alors qu’il a perdu beaucoup de temps pour réparer son deux-roues ou obtenir un téléphone satellite, comme pour remplacer sa tente de camping qui a été démolie par le vent. Ce dernier incident l’immobilisa pendant sept semaines à Adelaïde. Quinze jours lui ont été nécessaires à Perth pour obtenir une selle qui rende son périple moins douloureux (maux de dos). Il s’est de même arrêté pendant trois semaines à Katherine (patrie du cycliste Cadel Evans) pour changer une roue arrière voilée depuis un certain temps.

La rencontre avec Sarah

Le voyage a été épuisant mais Jonas a pu compter sur la belle solidarité des habitants pour trouver l’eau nécessaire dans les endroits désertiques, comme c’était le cas entre Perth et Cairns (5 000 km). Dans ces lieux, il a apprécié le soutien des Green People (retraités) qui font le tour du pays en caravane. Il a aussi bénéficié de l’aide de certains régionaux exilés à l’instar de Sébastien Kohli (Orbe) et son oncle. Il a aussi rencontré Sarah Marquis qui accomplit un périple incroyable à pied depuis la Sibérie, par la Chine et l’Australie, entre autres.

La marcheuse neuchâteloise a su l’encourager et l’aider à surmonter la solitude qu’engendre une aventure pareille. Le citoyen de Romainmôtier a pensé plusieurs fois abandonner son projet, tant les difficultés s’accumulaient. Sur le plan physique, quelques tendinites l’ont contrarié, mais pas autant que le vent qui a été contraire sur l’essentiel du parcours, au point qu’il fallait rouler parfois de nuit pour éviter ce compagnon pas très agréable. Par bonheur, le dénivelé n’était pas très important, même s’il a franchi les petites alpes australiennes.

Prêt à repartir

Lorsqu’on lui demande d’évoquer le paysage traversé, il vous parle de la côte est de Cairns à Adelaïde (par Sydney et Melbourne) et de l’ouest entre Albany et Perth, car le reste n’est que désert. Il a bien aimé les parcs nationaux ou quelques tronçons dans la forêt tropicale, même si les routes n’étaient pas goudronnées et nécessitaient une concentration soutenue. Malgré tout, Jonas Goy est prêt à repartir car, «on se fait vite à l’effort». L’Amérique du Sud pour commencer et pourquoi ne pas enchaîner avec les Etats-Unis.

En premier toutefois avec du matériel plus pointu que celui qu’il avait emporté. «Ma tente s’est cassée au premier coup de vent, après une semaine, au point qu’il a fallu que je dorme à même le sol dans un sac de couchage en alu pendant quelques jours. Mon vélo était bricolé, mais pas vraiment préparé pour pareil périple. Un homme averti en vaut deux et je sais maintenant comment procéder pour que la route soit plus agréable». Voilà un garçon qui mérite un coup de chapeau après avoir parcouru plus de 17 000 kilomètres en plus des ennuis évoqués ci-dessus.

Le site internet de Jonas Goy