Claude Recordon, Paul Bulcke (administrateur-délégué) et le conseiller d’Etat Philippe Leuba boivent un café de la nouvelle machine Nescafé Milano.

Orbe: un nouveau secteur de recherches

Claude Recordon, Paul Bulcke (administrateur-délégué) et le conseiller d’Etat Philippe Leuba boivent un café de la nouvelle machine Nescafé Milano.

Claude Recordon, Paul Bulcke (administrateur-délégué) et le conseiller d’Etat Philippe Leuba boivent un café de la nouvelle machine Nescafé Milano.

La presse internationale était présente lors de l’inauguration du Centre de Technologie Systèmes qui a pris place à Orbe. C’est dire l’importance du site urbigène dans la stratégie de l’entreprise alimentaire. 120 experts de 25 nationalités différentes travaillent désormais dans ce nouveau secteur. Spécialisés dans des domaines comme le design industriel, le génie mécanique, le conditionnement, l’ingénierie et la robotique, ils cherchent à combiner produits, capsules et machines telles que celles utilisées dans ses systèmes de boissons Nespresso et Nescafé Dolce Gusto. Tout cela pour répondre au mieux aux vœux de la clientèle.

Le biberon de bébé

En dehors du café, d’autres domaines sont en cours d’expertise comme Babynes qui devrait servir le lait des nourrissons par le biais d’une capsule. «Cela a paru nécessaire au père de 6 enfants que je suis, nous disait M. Bauer directeur de la technologie de Nestlé. Tenir l’enfant, mettre la dose exacte dans le biberon et ajouter l’eau à bonne température est un exercice périlleux. C’est pourquoi j’ai pensé à un système plus simple et pratique». Chaque développement de produits nécessite un temps plus ou moins long jusqu’à son lancement sur le marché car il doit être parfait pour l’acheteur.

Après le café, le thé à Orbe?

Le Special Tea fait partie d’expérimentations faites à Orbe. Vendu d’abord en Suisse et en France, il est désormais exporté en Allemagne et dans le Benelux. Reste à savoir où implanter définitivement l’usine de production. A ce propos, le syndic urbigène, Claude Recordon, n’a pas manqué de glisser que les autorités locales étaient prêtes à accueillir ce projet sur leurs terres. Une opportunité à saisir sans doute depuis que l’on sait que Nestlé aurait bien voulu développer Nespresso à Orbe plutôt qu’à Avenches mais le manque de surface disponible était à l’origine de la création de cet autre lieu de production. D’avoir tous les ingénieurs et techniciens sur un seul endroit aurait été plus pratique et économique.

Une certaine fierté

Enfin, les dirigeants de Nestlé n’ont pas manqué de dire que la Suisse demeurait leur terrain de jeu préféré. L’entreprise a investi 3,2 milliards de francs dans le pays, créant 3400 emplois en 2012. Quant au site urbigène, il bénéficie du 60% du budget de recherche déployé en Suisse ce qui lui permet d’accueillir 650 employés de plus qu’il y a dix ans. On ne peut donc que se réjouir de l’extension de ce géant de l’alimentaire dans la région, un privilège auquel les gens d’Orbe et de la région ne sont pas toujours conscients.

Photo Pierre Mercier