L’entrée dans le cantonnement militaire n’est pas des plus sympathiques!

Orbe: requérants d’asile, le choix d’accepter…

L’entrée dans le cantonnement militaire  n’est pas  des plus sympathiques!

L’entrée dans le cantonnement militaire n’est pas des plus sympathiques!

C’est presque en pèlerin que le Conseiller d’Etat Philippe Leuba est venu à Orbe, plus pour informer nos autorités que pour leur demander leur accord. Pour les informer donc que décision avait été prise de placer à Orbe un contingent d’une cinquantaine de requérants d’asile, ceci dès la mi-octobre prochaine.

Il y a déjà un même nombre de ces personnes déplacées qui séjourne en nos murs, ceci sans que vraiment de lourds problèmes ne surgissent et les instances de notre Canton estiment que l’augmentation de ce contingent ne risque pas de poser de grosses difficultés supplémentaires. De plus, le nombre croissant d’habitants à Orbe facilitera l’intégration de cette nouvelle diaspora dont la provenance n’est pas encore tout à fait définie mais qui sera certainement à forte majorité africaine et essentiellement représentée par des hommes.

Les occuper

Si l’ensemble des frais engendrés sera pris en charge par les finances cantonales, la tâche de nos édiles sera quand même significative vu qu’il s’agira, selon M. Pierre Mercier, municipal en charge du dossier, de trouver un encadrement bénévole pour ces gens et, surtout, des activités essentiellement tournées vers des loisirs, des cours de français et d’informatique, par exemple, évitant dans toute la mesure du possible de les voir déambuler désoeuvrés, voire désabusés, dans nos rues.

Pour ce faire, il s’agit également de trouver des locaux, ce qui semble bien ne pas relever de la plus élémentaire des sinécures! Il faut encore savoir que quelques-uns de ces requérants seront munis de permis F et N, leur permettant ainsi de travailler en toute légalité.

Tournus

En outre l’EVAM (Etablissement Vaudois d’Accueil des Migrants) sera représenté par deux délégués chargés à plein temps de l’encadrement de ces demandeurs d’asile. Leur lieu de séjour a été défini en les cantonnements militaires du Puisoir, ceci pour une première durée de deux à trois mois, ensuite de quoi, par un système éprouvé de tournus, d’autres requérants arriveront dans le cadre de ce même contingent d’une cinquantaine de personnes.

Il s’agit d’un problème à échelle planétaire, à croissance malheureusement garantie, dont on nous demande de prendre une part en charge. Si nos institutions sont respectées, l’effort ne devrait pas être surhumain!

Photo Pierre Mercier