Orbe, pas n’importe quelle Capitale!



S’il n’y en a qu’une seule au monde, eh bien je serai celle-là, s’est dit notre bonne cité aux Deux- Poissons!

Et c’est vrai que cela se démontre depuis plusieurs années déjà, Orbe est désormais inscrite au patrimoine universel en tant que Capitale Mondiale de la saucisse aux choux.
Cette reconnaissance désormais interplanétaire s’est une nouvelle fois révélée ce week-end dernier, tant le succès fut au rendez-vous, ceci dit aussi bien au point de vue des impacts populaires, olfactifs, culinaires et, la chance souriant définitivement aux audacieux, au point de vue météorologique.

A tout seigneur tout honneur dit un adage bien connu et qui ne s’est, en l’occurrence, pas contredit, puisque notre Mégapole de la Cochonnaille au connu l’insigne privilège de voir, en ses patrimoniaux murs, des visiteurs de marque tels qu’une Conseillère aux Etats en fonction et candidate à sa réélection, quelques députés et candidats au Conseil National ainsi que quasiment tout le Gotha de nos autorités locales!

Au seuil d’un hiver annoncé comme rigoureux, mais auquel le thermomètre de ces derniers jours ne nous a en tout cas pas préparé, il paraît de bon aloi que votre hebdomadaire préféré s’investisse dans un rappel tout amical de la recette du Papet dit «Vaudois» tel qu’on l’a pu largement déguster et apprécier dans quasi tous les établissements publics de notre jolie ville et qui ont bien sympathiquement joué le jeu:

– un bon kilo et demi de poireaux
– quelques patates, mais pas trop, on ne va ni faire un papet de
cantine ni de la papotche
– quatre décis de blanc (prendre du bon car le reste de la bouteille
sera bu durant la cuisson!)
– une cuillère d’huile
– une pincée de muscade
– un cube de bouillon d’herbette (ça, c’est personnel, mais ça
rapicole)
– un déci de crème
– un tantinet de vinaigre de vin (ou autre si vous êtes en rupture
de stock)
– une boucle de saucisse aux choux par tête de pipe

Tout ça, pour 4 personnes normalement constituées et, à noter encore, nous ne prendrons pas la lourde responsabilité de conseiller de percer ou pas les saucisses avec un cure-dent ou autre bout de bois issu d’une allumette ou quelconque écharde…

Cet élément reste définitivement à l’appréciation du maître-queux de céans, ceci à l’instar des temps de cuisson.

Ainsi, bon appétit et bonne saison froide à venir à toutes et à tous.

Photo Willy Deriaz