Chapiteau du Cirque Zarti de Sainte-Croix.

Orbe: Mirages, le centre-ville en fête

Chapiteau du Cirque Zarti de Sainte-Croix.

Chapiteau du Cirque Zarti de Sainte-Croix.

Ce samedi, la cité urbigène accueillait sur sa place principale la deuxième édition de Mirages, un festival de rue.

Co-organisé par la Commission Culturelle et des Loisirs d’Orbe et le Théâtre de la Tournelle, cet événement s’inscrit dans la volonté de faire descendre la culture dans les rues. Pour Patrice Lefrançois, président de la commission, ce festival est «un événement essentiel pour la vie culturelle d’Orbe, puisqu’il tend à redonner vie aux vieux murs de la ville».

C’est donc dans une ambiance estivale que se sont réunis les amoureux du centre-ville pour assister à différents spectacles qui ont débuté à partir de 11h00 pour se terminer vers minuit. Deux scènes avaient été mises en place dans la rue principale, dont l’une généreusement prêtée par la Licorne, une association basée à Yverdon et spécialisée dans le montage de scène.

Au programme: jongleurs, clowns, comiques, musique, tambours, manèges, acrobatie et autres numéros de cirque ainsi qu’un concours de décoration de chaise.

Même les plus petits n’étaient pas en reste puisqu’il y avait un manège des plus surréalistes: l’Orgameuh. Ce manège-théâtre de la Compagnie de la Toupine, basée dans la région d’Annecy, est le fruit de six générations d’inventeurs d’automates et d’orgues de barbarie. C’est donc avec beaucoup d’émerveillement que les enfants ont pu chevaucher avions, anges et abeilles en métal.

En début d’après-midi, le public a rapidement pris possession des zones ombragées sous les platanes pour former un cercle autour du Zarti’cirque de Sainte-Croix. Certains n’ont pas hésité à profiter du spectacle les pieds dans la fontaine, se délectant à la fois du numéro de perche et de la fraîcheur de l’eau.

Oasis, un projet qui encourage les jeunes âgés de moins de 25 ans à dévoiler leurs talents artistiques n’a pas non plus laissé le spectateur indifférent. Mirages a en effet sélectionné cinq artistes – principalement des musiciens – de l’école de Jazz de Lausanne, du Gymnase artistique de Lausanne ainsi que des collégiens à venir se confronter à un vrai public.

Le festival a continué dans la soirée avec un duo de choc polyglotte n’hésitant pas à s’exprimer du français confédéral à l’anglais en passant par le schwitzertütsch. Le duo Full House a en effet amusé les spectateurs grâce à ses acrobaties, son jonglage et son humour décalé.

Enfin, Mirages n’aurait pas autant enchanté le public sans une vingtaine de bénévoles qui a contribué avec enthousiasme à rendre vie aux vieux murs de la cité.

Photo Sarah Gigon